POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est bulle. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est bulle. Afficher tous les articles

samedi 4 octobre 2014

Rebsamengate: le texte de l'entretien retiré par Le Miroir, à la demande de Rebsamen

F. Rebsamen : “Je me bats depuis longtemps pour une vision libérale de l’économie”

Voici le verbatim de l'entretien que le ministre du Travail a accordé au site bourguignon


Pour l’opposition, il porte le nom de “ministre du chômage”. François Rebsamen s’est enfin installé de manière définitive dans les locaux historiques du ministère du Travail au 127 rue de Grenelle à Paris. Proche, très proche du Président de la République, il a accepté un poste clé du gouvernement de Manuel Valls, sans doute l’un des plus difficiles aussi.

Symboliquement pendu durant tout l’été par les  du spectacle, il a fait une rentrée fracassante en septembre en s’attaquant aux “fraudeurs” de Pôle emploi. Désormais il revendique sa ligne libérale et reste intimement persuadé qu’il pourra être celui qui relancera durablement la croissance en France.
Quelques mois après son arrivée, nous sommes allés le rencontrer il y a quelques jours dans son ministère, à Paris.
François Rebsamen bonjour. Depuis un mois, vous avez rejoint le siège historique du ministère du Travail, celui de la Rue de Grenelle. C’est là qu’ont été signés les fameux Accords de mai 68. C’est là que sont passés Pierre Bérégovoy et Martine Aubry. Une force pour étouffer la grogne ?
Pour la gauche, ce ministère est historique. Alors nous ne pouvons avoir qu’en référence ces grands ministres qui sont passés par là : Jean-Michel Jeanneney, en mai 68, Jean Auroux, qui a signé les accords du même nom, Pierre Bérégovoy, qui était un ami ou encore Martine Aubry, qui a marqué le monde du Travail avec la réforme des 35 heures. Lors de la passation avec Michel Sapin [l'ancien ministre du TravailNDLR], j’ai souligné la beauté de ce ministère. Je n’en mesurais pas encore la difficulté.
Justement, considérez-vous aussi qu’il s’agit du pire ministère du gouvernement ?
C’est surtout le ministère qui, tout au long du XXème siècle, a permis de former, d’organiser, de codifier le monde du travail, de protéger les travailleurs. C’est du ministère du Travail qu’émanent les grandes avancées sociales : Les Accords de Matignon en 1936, les seuils sociaux et la création des comités d’entreprise en 1945, sous le Général de Gaulle, la lutte contre le travail des enfants, contre le travail de nuit…
Désormais, nous sommes dans une autre phase : du ministère des avancées sociales, nous devenons ministère du dialogue social et des grandes protections collectives, nous devons désormais enregistrer des avancées sur les protections individuelles. C’est encore plus complexe. Il faut lutter contre le travail dissimulé, le travail illégal… C’est une forme d’esclavagisme humain et j’ai demandé aux inspecteurs du travail d’être plus vigilants sur cette question.
Il est très grave de voir des socialistes siffler un ministre lorsqu’il dit qu’il aime l’entreprise
Lorsque vous êtes arrivé au ministère, François Hollande promettait d’inverser la courbe du chômage, désormais, vous refusez de commenter les chiffres mensuels. Pourquoi ce changement de communication ?
Tout simplement parce que ce n’est pas le bon référentiel. Malgré l’amitié que je porte à Michel [Sapin], il s’est totalement trompé. On ne juge pas le chômage mois par mois, mais sur des périodes plus longues : un trimestre, un semestre. Il s’est mis des boulets aux pieds et les a laissés à son successeur.
Je tente de renverser la compréhension des choses : le taux de chômage est différent du nombre d’inscrits et il permet les comparaisons internationales. Le taux de chômage en France métropolitaine est de 9,7% de la population active au sens du Bureau international du travail. C’est beaucoup, mais il y a déjà eu plus. Si on ne s’y attarde pas, les citoyens seront persuadés que nous avons un taux de chômage qui a explosé. Pour parler clair : je tente de m’enlever un boulet, assez plombant, en changeant de stratégie.
Vous vous êtes finalement réjouis que le chiffre de 150 000 emplois d’avenir ait été atteint fin septembre. Des emplois subventionnés, n’est-ce pas artificiel pour enrayer la hausse du chômage ?
Ce n’est absolument pas artificiel. C’est même le contraire. À la différence des emplois jeunes qui s’adressait à un public qualifié, les emplois d’avenir sont proposés aux jeunes des quartiers issus de la politique de la ville. Ils sont 80% à ne disposer d’aucun diplôme, à être très loin de l’emploi. Les acteurs de l’insertion demandaient du temps : le contrat peut donc durer trois ans et le taux de rupture est très faible, proche des 10%. En revanche, le taux de réussite est certain, car le contrat propose une formation. Ceux qui vont sortir du dispositif, à la fin du contrat, seront qualifiés pour décrocher un emploi. En quelque sorte, nous préparons une partie de la génération de décrocheurs à aller vers l’emploi lorsque la croissance reviendra.
Il y a tout de même 900 000 jeunes sans diplômes. Où trouver les marges de manœuvre ?
Nous faisons beaucoup de choses pour eux. De nombreux dispositifs existent. Parlons déjà de l’apprentissage. Dans les têtes, c’est une voie de garage alors qu’il faut le voir comme une voie d’excellence, qui permet la réussite. Les chefs d’entreprise adorent l’apprentissage, mais ne prennent personne en alternance. La prime qui avait été supprimée – c’était une erreur – est désormais doublée. Il n’y a donc plus d’excuse. À partir de l’année prochaine, nous allons développer la garantie jeune. Une procédure qui concernera les jeunes qui n’ont ni emploi ni stage, ni formation ni éducation, leur permettra de suivre un parcours d’insertion sociale. Il y a en aura 50 000 l’année prochaine.
Nous faisons donc feu de tout bois. Mais on ne remplace pas la croissance, il faut que la machine économique reparte. Ce qui crée l’emploi, c’est l’entreprise. Dès lors, nous pouvons préparer les jeunes, les former ou empêcher qu’ils sombrent.
Ce que vous dites c’est que la pédagogie, que vous avez appelée de vos vœux lors de la première partie du quinquennat, n’est peut-être pas si simple ?
J’essaye d’être pédagogue. Nous sommes dans un pays qui a du mal à accepter les choses. Si nous voulons sauver le modèle social français, il doit être irréprochable : les droits et les devoirs de chacun doivent être bien définis. Les Français sont attachés à ce modèle social, mais il faut l’adapter. Ce sont ces adaptations que nous devons expliquer, détailler.
Mais cette pédagogie n’est-elle pas trop tardive ? Nous sommes déjà à mi-mandat.
Il n’est jamais trop tard pour faire les choses. Le parti socialiste est en pleine mue idéologique. Moi je l’ai effectuée depuis longtemps. Il faut donc l’expliquer. Il est très grave de voir des socialistes siffler un ministre lorsqu’il dit qu’il aime l’entreprise. Franchement, c’est quoi le socialisme ? Ce n’est pas la richesse pour chacun. Ah bon, certains socialistes doutent que ce soit l’entreprise qui crée des richesses ? L’entreprise, c’est des salariés.
Alors le Medef c’est une chose. Ce n’est pas la vie des entreprises. J’ai trois niveaux d’interlocuteurs : le niveau interprofessionnel national, la posture, avecle Medef, la CGPME et les autres ; ensuite les branches et au bout les entreprises. Au niveau local, les entreprises et donc les salariés font vivre le territoire, le développe. Elles savent ce qu’on veut.
Lorsque je rencontre les branches, je leur rappelle que pendant dix ans, elles n’ont rien dit. C’est incroyable. Les entreprises ont perdu marges et compétitivité, sans rien dire. Et là, sous prétexte qu’il s’agit d’un gouvernement socialiste, elles viennent pleurer. Nous faisons un effort sans précédent pour redonner des marges aux entreprises : nous restituons 41 milliards d’euros, l’équivalent de deux points de PIB pour permettre l’investissement, la création d’emploi, l’apprentissage. En un mot nous demandons de préparer l’avenir.
N’y avait-il pas un parasitage avec un Arnaud Montebourg parfois virulent envers les chefs d’entreprises.
Arnaud s’est investi dans sa mission. Il aime l’industrie, l’industrie lourde, l’industrie tricolore. Il préférait une entreprise allemande à une autre parce qu’elle était américaine. Arnaud Montebourg est un personnage complexe : il s’accrochait avec des patrons en arrivant puis les câlinait. Il a bien fait son boulot pour les entreprises en difficulté. Il s’est investi, mais avait une approche particulière. Un peu “olé olé” ! C’est un comédien, un avocat.
Mais ça, François Hollande le savait lorsqu’il a nommé Arnaud Montebourg dans le gouvernement.
Oui, tout à fait. Les gens peuvent ensuite se révéler. Et je ne parle pas de ceux qui ont truandé comme Thomas Thévenoud. On ne pouvait pas laisser passer ces gamineries.
Je ne suis pas là pour stigmatiser les chômeurs, encore moins pour casser les droits sociaux, mais pour rappeler les règles
Ces événements ont parasité la communication du gouvernement dont la première promesse était d’inverser la courbe du chômage en 2017. Y croyez-vous encore ?
Les entreprises continuent de créer de l’emploi, mais pas assez pour faire face à l’afflux de nouveaux entrants sur le marché du travail comme les jeunes et les femmes. J’ai rencontré le patronat allemand lundi 29 septembre, je me suis fait un petit plaisir. Ils voulaient donner des leçons, mais oublient plusieurs choses : l’Allemagne connaît une baisse de sa démographie et a donc de moins en moins de jeunes entrant sur le marché du travail, elle n’encourage pas non plus les femmes à travailler. Notre système de protection du chômage est fort et permet d’éviter la pauvreté. Le taux de pauvreté des chômeurs français, au sens du BIT, est de 38%. Chez nos voisins allemands, il est de 62%.
Pôle emploi dispose de plusieurs dispositifs pour protéger les demandeurs d’emploi. Il y a donc des personnes qui ne recherchent pas d’emploi et qui sont comptabilisées dans les chiffres. Il s’agit par exemple de personnes en situation de préretraite, qui sont dispensées de recherche. Au sens du BIT, ils ne sont plus demandeurs d’emploi.
La phrase que vous évoquez a en effet provoqué un tôlé, au sein même du parti socialiste. La regrettez-vous ?
Où ce fut un véritable tollé médiatique. Politique aussi. Ce qui n’a pas empêché 60% de la population d’approuver ce message. Ils ont conscience qu’il faut adapter notre système social, par ailleurs très protecteur. Les français considèrent qu’il faut renforcer les contrôles, assouplir les seuils, la législation, autoriser le travail le dimanche. Ils sont bien plus en avance que nous sur la nécessité d’un certain pragmatisme en économie.
Malheureusement, le parti socialiste, ou du moins son secrétariat national refuse toutes ces avancées. Il ne veut pas casser les tabous, se pose en garant de l’ordre social établi. Je ne suis pas là pour stigmatiser les chômeurs, encore moins pour casser les droits sociaux, mais pour rappeler les règles. Et c’est parfois dur. Je ne suis pas un ennemi de l’entreprise, je ne suis pas pour l’économie administrée ni pour les pays communistes. Je me bats depuis longtemps pour une vision libérale de l’économie, de la vie de l’entreprise. Avec des droits sociaux, avec une protection de l’individu.
Les citoyens des classes populaires se rendent bien compte que la droite ou la gauche ne sont pas prêtes à appliquer ces réformes alors ils se tournent vers les extrêmes. C’est ça que je veux éviter. Les socialistes ne vivent plus comme les gens : les élus ne connaissent pas le terrain. Ils ne savent pas comment la vie se déroule dans un HLM, dans le quartier de la Fontaine-d’Ouche, qui rassemble toutes les nationalités, dans sa diversité…
Selon vous les élus sont donc totalement déconnectés du terrain ?
Ils ne l’ont surtout pas connu. Il faut être maire, conseiller municipal conseiller général pour connaître cette réalité. Valls la connaît. A Évry, il l’a vécu. Moi aussi. Beaucoup d’élus n’ont pas fait de combat politique. Dans les quartiers, ils auraient rencontré des citoyens qui touchent le Smic, qui triment et qui peuvent en voir d’autres profiter du système. Ils se disent “pourquoi eux et pas moi” ? Pourquoi c’est comme ça ? Il faut être rigoureux et proche.
En sous-jacent vous semblez dire que ce qui peut marcher par exemple à Dijon, peut fonctionner partout.
Bien entendu. Le chômage a baissé de 8,7 à 8% à Dijon. Comment peut-il baisser dans notre ville et pas dans des endroits similaires ? Il faut se poser la question.
Je suis personnellement convaincu que les résultats seront plus rapides
On a vu que le Conseil Constitutionnel a censuré les allégements de cotisations salariales. Elles devaient concerner 5,2 millions de salariés et 2,2 millions de fonctionnaires. Le motif du Conseil : Méconnaissance du principe d’égalité. Est-ce le cas ?
Les 41 milliards d’euros que nous avons débloqués doivent permettre de redonner des marges de compétitivité aux entreprises. Nous voulions essentiellement les réserver au secteur concurrentiel, mais le Conseil Constitutionnel en a décidé autrement : du coup, cette possibilité sera donnée à toutes les entreprises. Cette mesure va finir par porter ses fruits, le Président en est persuadé. Peut-être que ceci nous fera perdre la prochaine élection Présidentielle mais nous pensons que ceci est une nécessité pour le bien du pays. Si la droite et l’extrême droite reviennent, les entreprises se débrouilleront pour garder leur compétitivité. Quand on fait une politique de l’offre, on est obligé d’être en accord avec l’entreprise.
Vous envisagez donc l’éventualité de perdre la Présidentielle ?
Je ne suis pas pessimiste. Je crois toujours en une victoire. S’il faut être le dernier auprès de François Hollande, je le serai, car la victoire j’y crois. Pour moi, François est le candidat idéal. Mais la réalité c’est qu’une politique de relance par l’offre est très longue à mettre en œuvre et à porter ses fruits.
Je suis personnellement convaincu que les résultats seront plus rapides : dès le premier semestre 2015 pour le CICE par exemple
La dernière réforme que vous avez lancée est celle des seuils sociaux. Pourquoi faut-il les réformer ?
Le nombre d’entreprises de 48 ou de 51 salariés varie du simple ou double, il y a bien une raison. Il faut donc envisager un assouplissement des seuils sociaux. J’ai demandé aux partenaires sociaux de travailler ensemble pour faciliter cette réforme. 66% des entreprises de dix et vingt salariés n’ont pas de délégué du personnel alors que c’est une obligation. Et dans le tiers des entreprises qui en ont un, c’est le patron qui le choisit. Moi, ça m’interpelle.
Il y a des lourdeurs invraisemblables, des réunions inutiles… Le droit doit être réel et pas formel. Le dossier est désormais sur la table des partenaires sociaux. J’espère qu’ils arriveront à un accord avant la fin de l’année. Dans le cas contraire, le gouvernement prendra ses responsabilités.
Le vent souffle dans le bon sens pour Dijon et sa communauté urbaine
Parlons un peu de Dijon. Vous avez transmis le flambeau à votre ami Alain Millot. Quel bilan tirez-vous de ces premiers mois ?
Il est patient, apaisant. C’est d’ailleurs ce que je lui ai dit lors du dernier conseil municipal. Je lui ai envoyé un message, ainsi qu’à Nathalie [Koenders, la première adjointe, NDLR] et Colette [Popard, adjointe au maire déléguée au logement, NDLR] : “Il est bien Alain, il est calme, il est pondéré, à l’écoute. Ça fait du bien au conseil; tout le contraire de moi, car je suis agacé par Vandriesse, Bourguignat, Bichot et je ne parle même pas de Cavin”.
Alain Millot a surtout porté une réforme que vous aviez insufflée au Sénat : le passage en communauté urbaine du Grand Dijon.
Je suis très content d’avoir réussi mon coup. Ce passage en communauté urbaine va changer la dotation globale de fonctionnement (DGF) : de 34 euros par personne, nous allons désormais en toucher 60. Soit une enveloppe supplémentaire de six millions par an. 36 millions sur un mandat. Une marche est lancée vers l’unification des territoires dans le respect des uns et des autres. Il n’y a que la ville de Talant, pour des raisons politiques qui ne lui ont pas vraiment réussi d’ailleurs, qui n’a pas voté favorablement cette modification.
À terme, les territoires défensifs, comme Asnières-lès-Dijon, vont disparaître et nous allons poursuivre notre communauté de destin. Avec comme objectif de devenir une métropole, au cœur d’un bassin de 380 000 habitants, qui va tirer le département vers le haut.
On attendait la sortie de votre livre sur le football pour la rentrée…
(Il pointe son bureau). Il est là. 80% de l’ouvrage était rédigé avant que je n’arrive au ministère du Travail, mais je n’ai pas eu le temps d’écrire la dernière partie, consacré à la coupe du monde de football de juin 2014. Mais il est bien là, dans un tiroir et sortira au moment de l’Euro 2016.
À l’origine je voulais écrire un livre sur mes “France-Brésil”, mais l’éditeur a jugé que je n’étais pas assez connu alors il s’agira toujours de football, mais à travers le prisme politique. Sur les réseaux sociaux, les internautes ont critiqué cette démarche, mais la vérité c’est que l’ouvrage était en partie écrit avant d’arriver ici.
Pour l’Euro 2016 donc. Et avec une équipe en résidence à Dijon ?
La France accueillera en effet la compétition et la ville a postulé pour accueillir une équipe. Le Président de la Fédération française de football, Noël Le Graët, m’a confirmé que nous avions de grandes chances d’être retenus. D’ici là nous aurons avancé sur la construction de la tribune et sur tant d’autres projets comme la Cité de la gastronomie, la rénovation du Musée des Beaux-Arts, du chauffage urbain, sur la classification des climats au patrimoine mondial de l’Unesco. Le vent souffle dans le bon sens pour Dijon et sa communauté urbaine.
Jérémie Lorand

Interview de François Rebsamen : le Miroir vous explique tout
 La rédaction du Miroir a passé une drôle de journée vendredi 3 octobre 2014. Comme l’ont souligné de nombreux médias nationaux, l’interview de publiée à 7 heures du matin a été retiré du site en milieu de matinée.  Nous avons choisi de republier cette interview ce matin. Nous vous devons quelques explications.

Emballement médiatique : Retour sur la journée


[Au cours de l'été (le 7 juillet, avec une relance le 18 août), nous avons fait une demande d'interview auprès du cabinet du ministre du Travail. Nous précisons dans nos échanges de mails que nous avions l'intention de publier un article sur la vie au ministère et les dossiers du moment sur miroir-mag.fr puis un reportage plus complet dans notre prochain magazine mensuel.]
Vendredi 3 octobre 2014, au matin, nous avons publié l’article sur le site internet à 7 heures, comme nous le faisons chaque matin nos lecteurs, loin d’imaginer le tollé médiatique qu’il allait provoquer. A 10h30, le cabinet de François Rebsamen a appelé le rédacteur en chef du Miroir, Jérémie Lorand, jugeant l’interview “catastrophique pour l’image du ministre”. La rédaction du Miroir a été surprise, puisque que François Rebsamen et Marie D’Ouince, sa conseillère spéciale, avaient partagé un peu plus tôt, l’article via leur compte Twitter dans le courant de la matinée, le cautionnant indirectement.
Afin d’être conciliant, la rédaction a accepté de dépublier momentanément l’article, le temps de régler un éventuel quiproquo avec le cabinet du ministre. Exceptionnellement, nous avons accepté le principe de modifier quelques tournures de phrases, sous réserve, mais en guise de bonne foi, ce que Marie d’Ouince a refusé. Dépublication ou rien.
Entre temps, les réseaux sociaux se sont emballés et des dizaines de médias nationaux ont publié des articles pour signaler la disparition de l’interview de François Rebsamen. Dépassés par le nombre de demandes d’interview et l’emballement médiatique, nous avons choisi de stopper toute communication et de suspendre la reparution de l’interview. En fin de journée, nous avons souhaité faire le point avec François Rebsamen, à l’occasion de sa visite à Dijon. Ce dernier a refusé.
Dans plusieurs articles et sur Twitter, Marie D’Ouince nous a reproché de l’avoir trompée en cachant notre intention de réaliser une interview de François Rebsamen. Marie D’Ouince a déclaré qu’une interview consistait en une “question, réponse puis relecture”. Or, nous n’avons pas fait relire l’article au cabinet du ministre – conformément aux pratiques habituelles et à la déontologie du métier.
Ce matin, le Miroir choisit de republier l’interview de François Rebsamen. Nous n’avons pas été déloyaux, puisqu’il était prévu que l’on réalise, en s’installant autour d’une table avec de François Rebsamen, micro en main, questions et relances à l’appui, une interview, et non pas “une discussion à bâtons rompus”. L’interview publiée sur miroir-mag.fr est d’ailleurs une retranscription scrupuleuse de l’enregistrement audio de l’entretien que nous avons eu avec François Rebsamen, en présence même de sa conseillère.
Nous choisissons de republier cette interview car en dehors des quelques phrases “chocs” retenues par les médias nationaux, nous la jugeons constructive, pertinente pour nos lecteurs, sans langue de bois et honnête.

lundi 29 juillet 2013

Dans la production de boulettes, Pépère Hollande concurrence Ségolène Royal

Le Nul de l'Elysée vient d'inventer un nouveau pays : la "Macédonie"

L'ENA fabrique des ânes
Après avoir confondu l'Égypte et la Tunisie, les peuples chinois et japonais, l'énarque François Hollande a lâché sa troisième "perle" ou boulette géographique en moins de deux mois au cours d'un déplacement à Ljubljana, en Slovénie. Chroniqueuse société au journal du fabricant de sanisettes, l'irrévérencieuse Dom Bochel Guégan n'a pu résister à l'envie de lui offrir son aide. Un travail d'Hercule ! 

Monsieur le président de la République,

Par ce présent billet, note ou article, comme il vous siéra de l'intituler, j'ai l'honneur de vous présenter ma candidature au poste de "vérificatrice géographique".
En effet, malgré tous vos "spin doctors" [comme on dit au Nouvel Observateur pour désigner tout bonnement les conseillers en communication politique] qu'il conviendrait d'épingler (voyez, en plus, j'ai de l'humour), vous continuez à enchaîner avec brio [l'insolente serait-elle "flatulente"  flagorneuse?] les gaffes au sujet des peuples à qui vous avez la courtoisie de rendre visite.

Ainsi avez-vous par le passé confondu "peuple chinois" et japonais, bon, c'est vrai que ce n'est pas simple de ne pas s'embrouiller les pinceaux (voyez, en plus je suis juste suffisamment lèche-bottes), mais tout de même, confondre Chine et Japon, surtout pour des condoléances, ça fait un peu tache sur le tapis rouge.

Cher président, "roi de la gaffitude"

Seulement, voilà, comme vous aimez faire bien les choses, vous ne vous êtes pas arrêté là (à l'occasion je sais aussi être
bien fayotte) 
[bis] et avez par la suite mélangé Égyptiens et Tunisiens, certes, la terminaison est la même [bien vu!], et les deux pays connaissent actuellement quelques convulsions révolutionnaires, mais tout de même, confondre les pyramides et la thalasso de Djerba, sérieusement ?
Est-ce votre régime Dukan qui vous interdit la mayo et le gras et qui fait que certains mots comme "beurre" "crème fraîche" ou "chocolat praliné" vous sont désormais prohibés, toujours est-il qu'appeler la Macédoine "la Macédonie", si c'est ,certes, désopilant [selon la sémillante journaliste], est tout de même assez peu emblématique du "pays des lumières" que nous pensons et prétendons être. [Aïe, aïe, encore une lumière qui ne veut pas être prise pour un LED]

Etait-ce un trait d'humour tellement dixième degré que personne ne l'aurait compris ? [Décidément plus cire-pompe qu'elle ne le croie, l'impertinente a envisagé cette hypothèse!] Ou l'un de vos sketchs dont vous avez le secret et où après avoir mis en avant l'incompétence crasse de nos compatriotes dans la langue de Shakespeare [celui qui, président "amical", ajoute "Friendly," de sa blanche main au bas d'un petit mot à Obama... s'était permis de tacler ceux qui "parlent mal l'anglais"!...],  vous auriez ainsi voulu démontrer que la célèbre inculture géograhique des Américains est finalement usurpée et que dans ce domaine comme dans tous les autres, nous, Français, les surpassons ? (voyez : drôle, fayotte et chauvine, évidemment) [En un mot, journaliste de gauche mais néanmoins indépendante].

Bref [il était temps, après tant d'encre pour ne pas dire grand chose d'utile], comme dirait Pépin, ou Kyan Khojandi, (humour un jour, humour toujours) une gaffe ça va, trois gaffes bonjour les dégâts [selon le slogan "Un verre ça va, trois verres, bonjour les dégâts" (1984) du Comité français d'éducation pour la santé ou CFES, une association française créée en 1972 et dissoute en décembre 2002.

[Si la chroniqueuse ne vous à pas soulé(e) avec son babillage]

Après les surnoms de "capitaine de pédalo", de "mimolette" ou encore tout dernièrement de "pingouin" (dont d'ailleurs l'ex "première dame" semble beaucoup s'amuser) (drôle, fayotte, chauvine ET cafteuse) il ne s'agirait pas pour vous de gagner celui de "roi de la gaffitude", non, il ne faudrait pas.

[Lien PaSiDupes - " Boulettes Royal : Bianco détache et désinfecte:  Bianco récure la crasse mais laisse des auréoles]


Je n'ai pas fait l'ENA mais Google est mon ami.
Voilà pourquoi, mon cher président, je vous propose aujourd'hui ma candidature au poste de celle qui vérifiera avant chacun de vos déplacements ou réception que c'est bien les Nigérians et non les Nigériens que vous visitez, ou les Qatari et non les Qatariens que vous remerciez. [La généreuse enfant devra en fait offrir ses services à l'ensemble de la profession]

Je n'ai pour ce faire aucune compétence particulière [lui non plus], tout juste une bonne connexion 3G, un bon smartphone et quelques applications bien pratiques, je ne me contente pas d'être drôle, cire-pompes ou patriote, je suis aussi connectée. [Avec le risque de virus qui va avec, sortez couverts, François]

Je sais, j'ai un gros handicap, je n'ai fait ni l'ENA, ni HEC, ni même obtenu une bête licence en géographie [rassurez-vous, les DEA se trouvent dans tous les bons distributeurs: il suffit de suivre la filière de Benoît Hamon...], je n'ai pas davantage réussi le concours catégorie B ou même C, pourtant réservé au niveau troisième, mais fréquenté par les Bac +50 [avec mention très bien, il va de soi], ce qui limite l'accès aux personnes comme moi, je fais des fautes à l'écrit, mais elles ne s'entendent pas à l'oral, MAIS j'ai dix doigts, un peu de cervelle, un peu de bouteille et surtout, Google est mon ami. [Ce qui ne confère ni style, ni fausse modestie]

Et, si vous le permettez, si j'en juge aux résultats géographiques de tout cet aréopage de cols blancs ultra diplômés qui vous entoure,
malgré vos gourous de la com', vos experts et conseillers de l'ombre, on dira qu'il vaut mieux un peu de bon sens et un bon ordinateur qu'un CV brillant mais au final, peu efficace.

[
Là,
cette diarrhée de "je" finit vraiment par donner envie de tirer la chasse, mais M. Sanisette n'y trouverait pas son compte, alors on continue] Tout comme j'ai fêté le vrai-faux anniversaire de ce merveilleux outil contre les brouteurs ivoiriens ou les tentatives de phishing (drôle, fayotte, chauvine, ET informée) [trop de fayots, c'était donc aussi ça!] qu'est le Bescherelle, mais j'ai dans ma besace (et mon Apple Store) quelques autres outils bien pratiques que je ne vous dévoilerai pas, pas bête au point de me tirer une balle dans le pied professionnel, mais qui me permettront, soyez-en sûr, de vous éviter à l'avenir tout autre dérapage géographique. [Le lecteur peut respirer] Allez, je suis bonne fille [justement, on s'interrogeait], je vous en file un. (#OHWAIT) [She must be kidding, en toute simplicité bobo germanopratine...]

[Bien que le tapin soit interdit] Embauchez-moi ! 
Et comme, en plus, j'appartiens à cette catégorie diplomatiquement intitulée "seniors" vous ferez d'une pierre, trois coups :

1) en me retirant des statistiques du chômage (pensez à vos courbes, mon président)

2) en fournissant un emploi de génération supplémentaire, (vous semblez un peu en retard sur vos prévisions)

3) en me gardant en bonne santé par un entraînement permanent de ce qui me reste de neurones, ce que vous envisagez d'ailleurs de rendre bientôt obligatoire (travailler plus hein, pour vivre plus longtemps, j'ai déjà votre slogan pour contrer les manifs à venir, TAVU).

Pour le salaire, je vous laisse estimer vous-même à combien s'évalue à vos yeux la réputation de la France (et la vôtre au passage) ? [Le talent de la donzelle ne vaut pas un roupie de sansonnet, pas même dans le 9.3] Je vous demanderai toujours moins que le coût annuel du site internet de Carla Bruni [que l'impudente scribouillarde estivale nous sorte d'abord sa photo et nous produise ensuite un 'la' juste, si possible] ou que celui des très (trop) chères conférences de son ex-président de mari (ah oui, je sais aussi compter les sous et planter les choux). [Et nous casser les cou****s, je confirme, mais à combien par mois ?]

Voilà voilà [et satisfaite, avec ça!], je pense vous avoir présenté tous les arguments qui vous permettront, comme disait l'autre, de "faire le bon choix" (j'ai déjà dit "cultivée" ?).
Alors ?
Deal ?
Bon, je commence quand ?

Dans l'attente, ma considération dévouée, toussa.

Dom
[La courbe de pépère n'est pas prête à se redresser... Quant au cours de ses conférences de 2017, il risque de ne pas décoller.]


mardi 12 février 2013

La bulle "papale" de Hollande sur la démission de Benoît XVI

Démission du pape: Guéant déplore une "blague déplacée" de Hollande

L'ancien ministre de l'Intérieur a dit "regretter" une "blague" de François Hollande sur le retrait du pape Benoît XVI annoncé lundi.

Président F. Mitterrand
au côté du pape Jean-Paul II
au Vatican
Mardi sur Canal +, Claude Guéant s'est démarqué de certains en fustigeant un président qui se croit très ...spirituel, mais qui n'est "pas très favorable aux religions en général et à la religion catholique en particulier". 
Président Charles de Gaulle
au Vatican, auprès du pape Paul VI
Après avoir plus tôt dans la journée qualifié la décision de Benoît XVI "d'éminemment respectable".
Lors d'une conférence de presse en compagnie du président nigérian Goodluck Jonathan lundi soir, Hollande, prétendument président de tous les Français,  a tout d'abord dit son souhait de "laisser l'Eglise catholique déterminer comment elle entend organiser (la) succession" de Benoît XVI, avant d'ajouter, sourire en coin : "Nous ne présentons pas de candidat."
F. Mitterrand accueille le pape Jean-Paul II 
à Satolas, en 1986
Interrogé sur la réaction de Hollande, Cl. Guéant a commenté l'affligeant égarement présidentiel.
"Faire une blague à propos d'une décision aussi digne, ce n'est pas bien, c'est déplacé", a poursuivi l'ancien ministre de l'Intérieur de Nicolas Sarkozy.

Gorbatchev, au côté du pape Jean-Paul II
au Vatican en 1991

Alors qu'on lui rappelait la visite de N. Sarkozy au Vatican et le fait que jusqu'ici l'actuel président de la "fille aînée de l'Eglise"  ne s'y est pas rendu, Guéant a commenté: "Chacun sait que François Hollande  au Vatican n'est pas très favorable aux religions en général et à la religion catholique en particulier"À l'exception de Georges Pompidou, tous les présidents de la Ve République ont rendu visite au pape à Rome.

M. Guéant a également pointé un tweet de la ministre déléguée aux Personnes âgées 

 
Michèle Delaunay, épouse Fuchs, s'est en effet crue très fine, écrivant sur le réseau social : "Je dois bien reconnaître que, à tort ou à raison, Benoît XVI a omis de me consulter avant de prendre sa décision #Age #EmploidesSeniors#".
Les petits et les médiocres
sont arrivés au pouvoir
Elle l'a ensuite retiré promptement, expliquant dans un autre tweet avoir fait "un clin d'oeil peu inspiré à ceux qui (l)'interrogeaient" sur l'annonce de Benoît XVI.

"Ils ont blagué sur une personnalité d'une telle ampleur, je trouve que ce n'est pas bien", a déploré l'ancien secrétaire général de l'Elysée.

jeudi 20 septembre 2012

VSD prend Ségolène Royal en flagrant délit de mensonge

Sa Cynique Majesté Royal se trahit sur ses lectures
Marie-Ségolène Royal fait encore des bulles
L’affaire du tweet provocateur de Valérie Trierweiler, la concubine " normale" du président François Hollande,  a ravi la France. Ce pied de nez à sa rivale Ségolène Royal, parachutée à la législative de La Rochelle pour s'y vautrer, nous est raconté dans " Entre deux feux " signé des journalistes Anna Cabana et Anne Rosencher. Mais les concubines alimentent la presse et l'édition à leur corps défendants et les révélations s'accumulent qui les confondent l'une et l'autre.
Ségol'haine Royal avait été interrogée par "Europe 1" sur les livres consacrés à l'inimitié qui l'unit à sa rivale, Valérie Trierweiler.
Avec la franchise qu'on lui connaît, 
l’ex candidate à la présidence de la République avait répondu préférer lire les grands prix littéraires de la rentrée.
A la question de Camille Langlade qui l'interrogeait pour le Nouvel Observateur, "
Que pensez-vous des livres sortis dans cette rentrée littéraire, sur vous, sur cette affaire du tweet… ? ", la présidente de Poitou-Charentes avait répondu franco: " C’est pas à moi de commenter les ouvrages". " Vous les avez lus ? " insista alors la journaliste. " Non, j’ai lu les grands romans de la rentrée et les grands prix littéraires (rires), ils n’en font pas partie ".
Réputé pour sa pesante flagornerie socialiste et son illettrisme, Bruno Roger-Petit, le bien-nommé petit chroniqueur, avait aggravé le cas de l'amère Royal, tentant d'expliquer que cette bulle de la présidente de région en partance montre surtout qu'elle fait du Ségolène Royal en ce qu’elle est imperméable à la maîtrise des techniques de communication politique moderne ". Et " qu’en dépit de ses ambitions, elle ne se professionnalise toujours pas de ce point de vue" ,  déplora ce fin décrypteur dans un long billet.
Or, d'une part ces prix n’ont pas encore été attribués, puisqu'ils le seront au mois de novembre, mais d'autre part elle a été surprise par VSD en train de tweeter : photo ci-dessus montrant la une de couverture ci-dessous.
La vérité, c'est pas pour maintenant, non plus
Dans un autre livre dont la couverture présente une photo en plan serré de Ségolène Royal, les yeux baissés, moue aux lèvres, le journaliste Sylvain Courage a voulu comprendre les ressorts de cette femme politique au parcours tumultueux où s'entre-mêlent vie publique et vie privée.

Deux destins s'entre-choquent également à partir de 1988. 
En juin de cette année-là, l'une entre à l’Assemblée nationale en concubinage avec François Hollande, l'autre fait son entrée au Palais Bourbon, comme journaliste. Valérie Massonneau  arpente la salle des quatres colonnes pour l’hebdomadaire Profession Politique.
La Royal arriviste fait le forcing sur François Mitterrand et, à l'arraché devient ministre, quand son compagnon reste confiné  au PS. L’auteur raconte que "loin de les rapprocher, la politique ne cesse de les éloigner. " François Hollande, estime-t-il, " aimerait ne plus être le sempiternel bout-en-train, le Monsieur petites blagues." Et puis aux oreilles de la ministre remontent quelques rumeurs d’infidélité du premier secrétaire dilettante du PS, dont l'une interpelle sa propre fille Flora, à qui des petits camarades dans la cour de récréation affirment qu’elle est la fille d’Anne Hidalgo… 
Quoi qu'il en soit, VSD souligne les contre-vérités des media et des politiciens

La bêtise de certains journalistes discrédite la presse -et en l'espèce le Nouvel Observateur- mais le mensonge est à l'évidence naturel à Marie-Ségolène Royal qui préfère les "grands romans" aux fastbooks politiques de l'été, comme le prouve le cliché de la presse ...insolente !