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vendredi 12 avril 2019

Grand débat : Macron, Blanquer et Castaner chutent dans les sondages

Les marioles  perdent la face dans les sondages de confiance

Le président et ses ministres semblent payer leurs mensonges lors du Grand débat national





En avril, le gouvernement n’a pas la cote. 
Un sondage Ifop (pourtant) commandé par les macroniens primaires de Paris Match et Sud Radio indique une nette baisse de sympathie pour Emmanuel Macron et certains de ses ministres, très manipulateurs ces derniers temps.
Les ministres "de droite" s’en sortent mieux

C’est Jean-Michel Blanquer qui perd le plus de terrain, et semble payer sa réforme sur l’école qui passe mal chez les enseignants. Crédité de 29% d’opinions favorables, le ministre de l’Education nationale perd neuf points par rapport au précédent sondage.

Derrière lui, Emmanuel Macron lâche cinq points et culmine à 34% d’opinions favorables. Ce qui supposerait qu'il soit remonté un jour à 39%... La mauvaise gestion fallacieuse du "grand" débat national ne serait pas seule en cause. 

Les ministres François de Rugy, Marlène Schiappa et Christophe Castaner sont également sanctionnés dans ce sondage, perdant respectivement cinq, quatre et trois points. 

Au gouvernement, seuls les ministres issus de la droite Edouard Philippe (46%, +2), Bruno Le Maire (43%, +3) et Gérald Darmanin (31%, +1) se maintiennent à flots. 

Bellamy, le choix gagnant de Wauquiez pour LR ? 

A droite justement, Laurent Wauquiez connaît une progression fulgurante puisqu’avec un score de 36% :  il gagne huit points par rapport au précédent sondage. Une façon de récompenser son choix d’avoir nommé François-Xavier Bellamy comme tête de liste LR aux européennes ? 
En tout cas, il parvient à rallier à lui 72% (+4) des sympathisants LR, faisant ainsi jeu égal avec Valérie Pécresse et presqu’aussi bien que Xavier Bertrand (76%) et l’imbattable Nicolas Sarkozy qui culmine à 87% de bonnes opinions à droite ! 

Macron n’a plus de réserve à gauche.
Du côté du Rassemblement national, Marine Le Pen émarge à 29% et gagne cinq points. Elle progresse ainsi de 12 points chez les Républicains et de trois points dans son propre parti. Néanmoins, cette embellie ne lui permet pas de battre Emmanuel Macron, dans un duel virtuel testé par l’Ifop. L’entreprise commerciale de sondage estime qu’elle est toujours largement devancée par le président de la République, ne récoltant que 29% d’opinions favorables contre 61%. 
Quant au duel Macron/Mélenchon, il tourne également à l’avantage du chef de l’Etat (48% contre 45%).

Le match Macron/Wauquiez est bien plus serré puisque les deux hommes ne sont séparés que de quatre points dans l’opinion (47% contre 43%). On notera cependant que dans l'hypothèse devenue probable de cette confrontation, la gauche choisirait… le président des Républicains ! 

samedi 28 mars 2015

Départementales: l'AFP poursuit la campagne de la gauche

"La droite 'veut évincer' la gauche, le FN 'rêve de victoires'," titre l'AFP: procès d'intention peu banals... 

"La droite espère infliger une lourde défaite à la gauche sur la lancée du premier tour

et reléguer à l'arrière-plan la forte poussée du Front national", écrit Thierry Masure (AFP), alors que plus de 40 millions d'électeurs sont supposés aller aux urnes dimanche pour le second tour des élections départementales. Cette introduction donne le ton de la dépêche partisane intégralement diffusée par Libération dès 8h49, suivi de fr.news.yahoo.com vers 11h00, ce samedi. La dépêche d'agence est d'ailleurs reprise en choeur par actu.orange.fr, lanouvellerepublique.fr, larepubliquedespyrenees.fr ou lavoixdunord.fr, etc... sans qu'il soit question de plagiat, puisqu'il est convenu que l'AFP sert d'interface entre le pouvoir et les organes de presse paresseux ou serviles. Travailler moins pour gagner plus que le bosseur unique !  
Après un dimanche marqué par "une abstention importante (49,83%, soit un électeur sur deux)" - ce qui n'est pas une caractéristique recevable, puisque la participation est supérieure à celle du précédent scrutin et à celui attendu - la mobilisation de l'électorat sera "le premier enjeu du scrutin" -certes non négligeable, mais secondaire, selon le premier ministre lui-même qui a tempêté pour imposer le "front républicain" qui l'arrange, mais aussitôt bafoué. L'AFP sert de relais à l'Elysée, mais leur  argumentaire commun ne tient pas la route.

Après avoir accusé les divisions de la gauche au premier tour -bien que sa politique et les invectives de Valls les aient provoquées- le PS, dominant mais très affaibli, prévoit désormais d'expliquer la débâcle annoncée par une désaffection de ses électeurs déçus, voire en colère. Sur instruction de Matignon, l'AFP met d'ores et déjà en cause l'abstention responsable de la perte de la moitié ou plus des départements (61) qu'elle administre: un pronostic pourtant déjà établi avant le premier tour... Clairement, l'exécutif aimerait trouver sa planche de salut dans la mobilisation des déçus de la gauche.

Les conseils départementaux, dont tous les présidents seront élus jeudi, gèrent un budget annuel supérieur à 70 milliards d'euros, près de trois fois plus que celui des régions, allant des aides sociales - ce n'est pas pour autant que la Seine-Saint-Denis a voté plus et mieux que les autres: les allocs tombent de toute façon ! - à l'entretien des routes et des collèges, en passant par le développement économique. Pour autant qu'on sache, puisque la réforme ne permet ni aux candidats, ni aux électeurs de savoir au moment du scrution ce qu'ils seront effectivement...

VOIR et ENTENDRE la ministre de la Justice, Christiane Taubira, débiter ses mensonges, polémiquant aux Ullis, à deux jours du second tour des élections départementales, en soutien aux candidats PS de l'Essonne, département menacé du premier ministre Manuel Valls:


Aux Ulis, Taubira veut convaincre les... by afp

Le scrutin concerne donc encore l'immense majorité d'entre eux: 1.905 des 2.054 cantons

149 cantons ayant été pourvus dimanche dernier, la gauche aligne 1.334 binômes (homme/femme indépendants l'un de l'autre), la "droite républicaine" 1.602, et le Front national 1.107. Ces binômes s'affronteront dans 1.614 duels (près des 3/4) et 278 triangulaires.

Au premier tour, avec un score de 25,2% et un bond de dix points par rapport à 2011, le Front national est arrivé en tête dans 43 départements, taillant des croupières à la droite (36,6%) comme à la gauche au pouvoir (38,1%), qui ont atteint chacune un niveau très bas, souligne finement l'AFP, avec la volonté de banaliser le revers des gauches, tout en cumulant discrètement les scores du PS et de l'extrême gauche... L'AFP se garde en outre d'expliquer que l'émergence d'une troisième force (le FN), favorisée par l'Etat-PS, a un effet mathématique immédiat sur la baisse des scores des partis traditionnels habitués au bipartisme.

Mais, grâce à l'alliance entre l'UMP et l'UDI, la droite (28,75%) a creusé l'écart sur le PS (21,47%). Par l'effet mécanique du scrutin majoritaire et le report des votes "divers droite" du premier tour (6,81%), une trentaine au moins de départements peuvent tomber dans son escarcelle. A noter que cet "effet mécanique du scrutin majoritaire et le report des votes 'divers droite' " pourrait s'appliquer pareillement en faveur du PS, si EELV (2%) et l'extrême gauche (6%) y étaient disposés... 

Après la vague bleue des municipales, la droite pourrait convaincre de Marseille à l'ensemble du département des Bouches-du-Rhône, détenues par le PS depuis plusieurs décennies, et conquérir  notamment l'Isère, l'Allier, les Pyrénées-Orientales, sans compter la très symbolique Corrèze, terre d'élection de François Hollande.

Le pouvoir de Valls vacille dans l'Essonne

Sur les terres de Valls, en Essonne,
c'est où J. Guedj, le frondeur socialiste,
ou l'UMP, Georges Tron !
Comprenez l'hystérie du premier ministre !
Le FN aura du mal à franchir la barre des 50% synonyme de victoire en cas de duel, faute d'alliés.  Il peut davantage s'imposer dans les triangulaires. D'autant que, en vertu du "ni-ni" recommandé par l'UMP, cette liberté autorise l'expression d'un vote-sanction. Cette possibilité est rendue nécessaire par le quinquennat qui ne dissocie plus présidentielle et législative: les Français sont ainsi privés d'une possibilité de rejet de la politique du pouvoir en place pour cinq années, quoi qu'il arrive. Le premier parti de France a pu se maintenir dans un nombre important de cas, ce qui fait rager la gauche arrivée 3e, qui a dû jeter l'éponge dans 26 cantons où le PS  estime ne pas pouvoir gagner face à la droite et au FN. Le PS ne s'est pas retiré pour barrer la route à l'extrême droite, mais parce qu'il n'avait pas atteint le seuil légal de 12.5% des suffrages exprimés lui permettant de se maintenir ou que le vote socialiste avait un faible impact. 

Le FN croit à sa victoire dans le Vaucluse, terre élective de Marion Maréchal-Le Pen où le parti d'extrême droite est arrivé en tête dans 11 des 17 cantons. Les ambitions du FN se portent également sur l'Aisne, voire le Pas-de-Calais et le Gard.

Pour réénchanter le scrutin, pour tenter toute la semaine de mobiliser les électeurs de gauche, le Premier ministre Manuel Valls a continué à délaisser sa charge à Matignon. 

Il a laissé à d'autres l'exploitation compassionnelle et médiatique du crash de l'A320, sur le territoire français, pourtant.  "Rien n'est joué", a-t-il asséné, rappelant qu'au premier tour déjà, la participation a été plus importante que ne le prévoyaient les sondages -et contrairement aux dires de l'AFP (ci-dessus). Il va même jusqu'à la contre-vérité en affirmant que c'est ce qui aurait "permis à la gauche de ne pas sombrer."  Mais l'exécutif est -sur tous les sujets- dans le déni: il suffit de penser à sa présentation mensongère, cette semaine, des chiffres du chômage: comment les électeurs en recherche d'emploi ne lui en tiendraient pas rigueur ?

Valls s'est félicité des démonstrations de "rassemblement" d'une gauche éclatée au premier tour, tel ce meeting jeudi en Seine-Saint-Denis réunissant Claude Bartolone (particulièrement motivé en tant qu'ex-président sortant PS), Pierre Laurent (PCF) et Emmanuelle Cosse (Europe Ecologie-Les Verts, laquelle aspirerait à entrer au gouvernement tandis que sa camarade (vert dehors, rouge dedans), l'hystérique Duflot, tire à boulets rouges sur le gouvernement).

VOIR et ENTENDRE toutefois les sifflets et appels à la démission des agriculteurs qui ont accueilli un Valls, tremblant du pied droit comme une feuille: 

Un sérieux accroc toutefois au "front républicain": le Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon n'a donné aucune consigne de vote.

A droite, Nicolas Sarkozy n'a pas esquivé le combat contre Manuel Valls, pointant les "leçons de morale" d'un PS pris au piège de son double langage. Selon Gérald Darmanin, député-maire UMP de Tourcoing, "la gauche est en 3e position dans 89 triangulaires. Elle se maintient dans 68. Quelle différence entre les discours et les faits !"

La campagne s'achève  samedi à minuit, mais la distribution des documents électoraux est interdite depuis vendredi soir minuit.
Les bureaux de vote seront ouverts de 8h00 à 18h00. Jusqu'à 19h00 dans beaucoup de villes moyennes (Brest, Dijon, Chambéry, Toulon, Tours..), jusqu'à 20h00 à Bordeaux, Marseille, Nantes, Toulouse et en Ile-de-France.
Certains électeurs ne sont pas sollicités. Ainsi, à Paris ou Lyon, ni en Guyane, ni en Martinique.


lundi 2 mars 2015

Nicolas Sarkozy met en garde contre la politique du PS qui fait monter le FN

Départementales: avertissement gratuit de Nicolas Sarkozy contre le "FNPS"

Le FN est en tête avec 33% d'intentions de vote après 3 ans de socialisme


Nicolas Sarkozy prévient: "voter FN au premier tour, c'est faire gagner la gauche au second". Il tire l'enseignement qui s'impose au vu des résultats de la législative partielle du Doubs et du sondage Odoxa, lequel constate que le Front national progresse de sept points (33%) par rapport à janvier, tandis que l'UMP et l'UDI reculent de trois points (27%) et le PS (19%) et ses alliés d'un point. Le Front de gauche totaliserait 9% (-1), Europe Ecologie-Les Verts 4% (-3) et l'extrême gauche 2% (+1). Les autres forces politiques (dont le Modem) se partageraient 6% des intentions de vote.

L'ancien président de la République se refuse à tout "pronostic" pour les élections départementales des 22 et 29 mars, " car je ne suis pas commentateur de la vie politique. Je dis simplement à ceux qui ont voté Front national dans le Doubs: voter Front national a conduit à l'élection d'un député socialiste de plus", observe-t-il dans un entretien paru lundi dans Le Figaro.  

"Voter pour l'UMP n'a jamais en revanche fait gagner la gauche. Voter FN, si."

"Voter pour le FN au premier tour, c'est faire gagner la gauche au second. C'est le FNPS !  La seule réalité électorale, c'est le FNPS", affirme le président de l'UMP, alors que la présidente du FN, Marine Le Pen, emploie très souvent l'expression "UMPS" pour renvoyer dos à dos UMP et PS.

N. Sarkozy lance un appel à "tous ceux qui sont ulcérés par le comportement et la politique de M. Hollande, par ses impôts et ses mensonges": "Vous avez le pouvoir d'adresser un carton rouge en votant contre le pouvoir socialiste. C'est le moment de le faire !"

Selon un autre sondage publié dimanche par l'Ifop pour le JDD, l'UMP associée à l'UDI arriveraient à égalité avec le FN aux élections des 22 et 29 mars avec 29% des voix au premier tour, devant le PS 23%.

20minutes et l'Obs publient le même article: c'est le copié-collé de la dépêche de l'AFP...

mardi 4 mars 2014

Jean-François Copé a déposé plainte en diffamation contre l'hebdomadaire Le Point

Copé dénonce un "coup monté" et "un tissu de mensonges" 

L'hebdomadaire de François Pinault devra répondre de ses accusations
Sans peur, ni reproche
Jean-François Copé dénonce une diffamation du journal du milliardaire qui affirme qu'il a favorisé, avec l'argent de l'UMP, la société Bygmalion, fondée par deux de ses proches, a été déposée mardi, a-t-on appris auprès de .

Me Hervé Temime et Me Julia Minkowski, les avocats de Copé,  avaient précisé lundi qu'une plainte avec constitution de partie civile serait déposée "entre les mains du doyen des juges d'instruction du tribunal de grande instance de Paris" contre le directeur de la publication de l'hebdomadaire Franz-Olivier Giesbert, et les auteurs de l'article.
L'avocat de Bygmalion, Me Patrick Maisonneuve, a annoncé une plainte parallèle lundi pour le compte de la société incriminée. Dans son édition du 27 février, Le Point affirme en effet dans une enquête inspirée des allégations de Mediapart, site d'information trotskiste, que Jean-François Copé aurait favorisé la société de communication Bygmalion, fondée par deux de ses proches, Bastien Millot et Guy Alvès.

Jérôme Lavrilleux avait justifié la plainte "compte tenu des graves accusations portées à son encontre et qui ne reposent sur rien", selon le directeur de cabinet du président de l'UMP. 

Selon l'hebdomadaire, une filiale de Bygmalion, Events and Cie, "aurait empoché au moins 8 millions d'euros durant la campagne de 2012" de Nicolas Sarkozy, en "charge(ant) la mule sur certaines prestations facturées à l'UMP hors appel d'offres".  

Le Point a affirmé que Bygmalion jouit d'une santé financière "florissante".
L'intention était de jeter le discrédit sur l'appel aux dons lancé par l'UMP  à ses sympathisants pour éponger les 11 millions manquants après l'invalidation des comptes du candidat Sarkozy. Un amalgame visant à irriter les donateurs à trois semaines des municipales. 

Les accusateurs devraient accorder leurs violons
Or, selon Mediapart, la société Bygmalion aurait enregistré une perte de plus d’un million d’euros en 2012, année où les contrats signés avec l’UMP et la campagne de Sarkozy auraient dû gonfler les bénéfices... Est-ce l'aveu d'un montage politicien incohérent?

vendredi 27 décembre 2013

31 décembre: Hollande, on ne veut plus te voir chez nous !

Boycottons le président qui nous matraque d'impôts

Non au coup de gourdin fiscal et aux mensonges
Qu'il envoie plutôt Najat Belkacem-Vallaud ou Le Roux Bruno: 
au moins, ils sont rigolos !

lundi 2 septembre 2013

Syrie: les rebelles ont pu à nouveau utiliser du gaz sarin de combat

Le régime syrien a déjà utilisé du gaz sarin

Alex Lantier  (14 mai 2013) développe l'information
Un rapport des Nations-unies fait voler en éclats les mensonges sur lesquels Washington et ses alliés européens fondent leur campagne pour une guerre avec la Syrie, et selon lesquels les Etats-Unis et leurs alliés se préparent à attaquer la Syrie pour protéger la population syrienne des armes chimiques d’Assad. En fait, les preuves disponibles concernant l’utilisation de gaz sarin mettent en cause les « rebelles » dominés par les islamistes et qui sont armés par des pays du Moyen-Orient, alliés aux Etats-Unis et sous la supervision de la CIA.

Les déclarations de Del Ponte coïncident avec les frappes aériennes totalement illégales d’Israël contre la Syrie et qui ont été approuvées par le président Obama. Ces actes de guerre représentent une intensification majeure de la guerre sectaire, instiguée et soutenue par les Etats-Unis, pour un changement de régime en Syrie, guerre qui est elle-même une préparation à des attaques contre le principal allié du régime syrien dans la région, à savoir l’Iran.

Del Ponte a été précédemment procureur général du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie ainsi que du Tribunal pénal international pour le Rwanda, tous deux soutenus par l’Occident. Elle siège actuellement dans une commission d’enquête des Nations-unies sur la Syrie. Dans une interview accordée dimanche à la chaîne italiano-suisse RSI, elle a dit, « D’après les témoignages que nous avons recueillis, les rebelles ont eu recours à des armes chimiques, et ont utilisé du gaz sarin. »

Elle a expliqué, « Nos enquêteurs sont allés dans des pays voisins pour interviewer des victimes, des médecins et dans les antennes chirurgicales et d’après leur rapport de la semaine dernière que j’ai vu, il existe des suspicions fortes et concrètes, mais pas encore de preuve incontestable de l’utilisation de gaz sarin, d’après la manière dont les victimes ont été traitées. Et c’est de l’opposition, des rebelles, que cela venait, et non des autorités gouvernementales. »

Elle a ajouté, « Ce n’est pas surprenant, puisque les opposants [c'est à dire l'opposition anti-Assad] sont infiltrés par des combattants étrangers. »

Carla-Del-Ponté enquêtrice des Nations-unies en Syrie
Carla-Del-Ponté, enquêtrice des
Nations-unies en Syrie
Dans une Vidéo interview à la BBC, del Ponte a dit, « Nous avons rassemblé des témoignages qui laissent penser que des armes chimiques ont été utilisées, en particulier du gaz de combat. Ce qui a émergé de notre enquête c’est que cela a été utilisé par les opposants, par les rebelles. Nous n’avons aucune, absolument aucune indication que le gouvernement, les autorités du gouvernement syrien, aient utilisé des armes chimiques. »

Ces déclarations démasquent la campagne des Etats-Unis sur les armes chimiques en Syrie comme étant une série de mensonges concoctés pour justifier une guerre d’agression au Moyen-Orient. Cette campagne a commencé fin mars, au moment où l’armée américaine annonçait les projets d’une intervention intensifiée en Syrie lorsque le régime d’Assad avait accusé l’opposition d’avoir lancé une roquette avec une ogive chimique à Khan al-Asal, près d’Aleppo. Elle avait tué 26 personnes, dont 16 soldats syriens, selon des sources de l’opposition.

L’opposition avait réagi en alléguant que c’était le régime d’Assad qui avait tiré cette roquette chimique. C’était fort peu probable étant donné que la roquette visait des forces pro-Assad.

Néanmoins, l’establishment politique et médiatique américain a pris les allégations de l’opposition pour argent comptant, exigeant une intensification de l’intervention en Syrie, sur la base des remarques d’Obama d’août 2012 selon lesquelles l’utilisation d’armes chimiques par le gouvernement syrien serait une « ligne rouge » incitant les Etats-Unis à attaquer.

Le 26 avril, la Maison Blanche a approuvé cette campagne dans une lettre au Congrès déclarant: « La communauté américaine du renseignement, avec différents degrés de certitude, est parvenue à la conclusion que le régime syrien a utilisé des armes chimiques à petite échelle, en Syrie, en particulier du gaz sarin. »

Cette déclaration n’avait en fait aucun fondement et était d’évidence fabriquée sans tenir compte des témoignages rassemblés par les Nations-unies. Même après les interviews de del Ponte, des responsables américains ont continué à faire des déclarations incendiaires laissant entendre qu’Assad utilisait des armes chimiques. Un conseiller du gouvernement Obama a dit au New York Times hier [mai 2013], «Il apparaît tout à fait clairement à tous qu’Assad est en train de faire des calculs pour voir si ces armes pourraient le sauver. »

L’utilisation de gaz sarin par l’opposition islamiste sunnite soutenue par les Etats-Unis, liée à al Qaïda et qui organise régulièrement des attaques terroristes en Syrie, soulève aussi la question de savoir comment elle a obtenu ce gaz. Le conseil américain des relations internationales décrit le sarin comme un produit «très dangereux et complexe à confectionner, » bien qu’il puisse être fait « par un chimiste formé avec des produits chimiques disponibles pour le grand public. »

Que les islamistes aient reçu le gaz sarin de leurs partisans étrangers, puis l’aient synthétisé eux-mêmes peut-être sous la surveillance de l’extérieur, ou qu’ils l’aient volé dans les stocks syriens, une chose est claire : son utilisation montre clairement la nature criminelle et téméraire du soutien des Etats-Unis à l’opposition islamiste.

Tout au long de la guerre syrienne, l’Etat et les médias américains ont agi suivant l’hypothèse qu’il est possible de manipuler la population par les mensonges les plus outranciers. Il importait peu que ces mensonges soient même vaguement plausibles, car on pouvait compter sur les médias pour les présenter de façon à ce qu’ils justifient l’attaque contre la Syrie.

A maintes reprises, lors du massacre de Houla en mai 2012 et du meurtre du journaliste Gilles Jacquier en janvier 2012, les médias ont fait porter sur le régime d’Assad la responsabilité des atrocités perpétrées par l’opposition, puis ont laissé tomber l’affaire lorsqu’il est apparu que c’était l’opposition qui en était responsable. Même l’annonce du gouvernement américain en décembre dernier que des forces d’opposition liées à Al Qaïda avaient perpétré des centaines de bombardements terroristes en Syrie n’ont pas affaibli le soutien des média pour la guerre.

A présent les médias américains sont en train d’enterrer la nouvelle de l’interview de del Ponte, au moment où Washington se prépare à une intervention directe en Syrie. Il n’a été fait aucune mention hier de son interview dans aucun des programmes d’information du soir des trois principaux réseaux.

Au contraire, après les frappes aériennes d’Israël contre des cibles syriennes jeudi et dimanche, des responsables et des experts des médias américains se sont vanté que les forces américaines étaient en mesure d’attaquer les défenses aériennes syriennes en faisant peu de victimes. (voir Les frappes israéliennes en Syrie)

Reprenant les mensonges concernant les armes de destruction massive (ADM) utilisés pour justifier la guerre contre l’Irak, l’élite dirigeante américaine place les armes chimiques au centre de sa propagande de guerre contre la Syrie. Hier [mai 2013] le Washington Post écrivait: « Les frappes israéliennes, suite aux reportages de ces dernières semaines disant que les forces d’Assad déployaient probablement des armes chimiques en quantité inconnue, semblaient étayer la position de ceux qui pensent depuis longtemps que les Etats-Unis devraient apporter un soutien direct aux rebelles. »

Le New York Times a fait remarquer qu’Obama pourrait utliser les armes chimiques comme prétexte pour faire la guerre s’il attaquait sans l’autorisation des Nations-unies. Il écrit : « Il est presque certain que la Russie mettrait son veto à tout effort visant à obtenir l’autorisation du Conseil de sécurité de l’ONU pour une action militaire. Jusqu’à présent, M. Obama a évité de rechercher une telle autorisation et c’est donc une raison pour laquelle l’utilisation passée ou à venir d’armes chimiques pourrait servir d’argument juridique pour mener des frappes. »

Le journal n’a pas fait remarquer que, dans un tel cas, la guerre d’Obama contre la Syrie serait tout aussi illégale du point de vue du droit international que l’invasion de l’Irak par Bush, il y a dix ans. Cette guerre-là qui a coûté la vie à un million d’Irakiens et a fait des dizaines de milliers de morts et blessé américains, et a aussi coûté des milliers de milliards de dollars, est profondément détestée par la classe ouvrière américaine et internationale.

Ce besoin de l’élite dirigeante américaine de minimiser la guerre en Irak au moment où elle se prépare à lancer un bain de sang similaire en Syrie sous-tend l’article du New York Times d’hier écrit par l’ancien chef de la rédaction du Times, Bill Keller, et intitulé « La Syrie n’est pas l’Irak. » Déplorant le fait que l’expérience de la guerre en Irak, que lui-même et le Times avaient promue avec de faux reportages sur les armes de destruction massive de l’Irak, l’avait rendu «réticent vis à vis des armes », Keller a carrément affirmé, « Pour ne pas se tromper en Syrie, il faut commencer par se remettre de l’Irak. »

Par « se remettre de l’Irak », Keller veut dire surmonter les inquiétudes concernant l’action militaire et les massacres de masse pour écraser ceux qui s’opposent à la politique américaine. Il écrit que, « En Syrie, je crains que la prudence ne soit devenue du fatalisme… Notre réticence à armer les rebelles ou à défendre les civils pour qu’ils ne soient pas massacrés dans leur maison a convaincu le régime d’Assad (et le monde) que nous ne sommes pas sérieux. »

Déclarant que Washington est en train de préparer des plans militaires « au cas où l’utilisation par Assad d’armes chimiques nous force la main, » il demande une intervention rapide et écrit, « Pourquoi attendre la prochaine atrocité? »

L’article va-t-en guerre de Keller est un exemple particulièrement clair de la manière dont la promotion par les médias d’une politique impérialiste est coupée de la réalité. Le fait qu’il n’existe aucune preuve qu’Assad ait utilisé des armes chimiques, ou que la prochaine atrocité en Syrie sera probablement perpétrée par les forces soutenues par les Etats-Unis, importent peu au Times. La seule chose qui compte est de bien présenter la prochaine guerre américaine, et tant pis pour la réalité des faits.

La faillite intellectuelle et morale collective des médias et de l’élite dirigeante explique le fait que les révélations explosives de del Ponte puissent être enterrées sans commentaire. Enivrée par sa propre propagande mensongère, prête à tout pour effacer les conclusions que la population a tirées de la dernière débâcle sanglante de Washington, la classe dirigeante américaine est en train de se précipiter à tombeau ouvert vers une nouvelle catastrophe.

Alex Lantier (Mondialisation.ca)

mardi 14 mai 2013

Un "gros raté" du PS assimile la Manif pour tous aux violences liées au PSG


Jean-Christophe Cambadélis (PS) a vu mardi une "connexion"
Manifestants contre le mariage gay (à gauche) et lors des cérémonies au Trocadéro lundi (à droite).
Montage partisan agréable au PS
Le député de Paris tente d'occulter la responsabilité du pouvoir socialiste dans les violences commises la veille dans la capitale, faute d'encadrement policier de la fête du PSG. Parlant d'un "gros raté" faute d'avoir "anticipé", il admet d' "intolérables, inqualifiables" violences la veille à Paris, mais l'ancien trotskiste les impute,  sans preuve, à des  " hooligans" présumés.


Sur Radio Classique et Public Sénat, le député PS de Paris feint d'être "étonné" que la victoire de ce club de football soit célébrée au Trocadéro, alors qu'il sait parfaitement que l'autorisation de la préfecture était nécessaire pour faire la fête au Trocadéro, et que cet accord avait été négocié avec le club et la Ligue de football. D'autres malhonnêtes, comme le servile Sylvain Courage, grand reporter au Point ce jour sur BFMTV, évacuent cette négociation pour mieux accabler le PSG.

Autre mauvaise foi de Cambadélis, sa
comparaison hasardeuse entre cette fête en extérieurs et les matchs ordinaires en milieu clos. "On était installés dans la victoire du PSG, dans ce qui s'était passé dans les stades, qui était plutôt mieux géré que d'habitude". Cambadélis ne peut ignorer non plus que 1500 policiers sont de service lors des rencontres de Ligue 1 et qu'ils n'étaient que 800 au Trocadéro, selon les propres dires du ministre de l'Intérieur soi-même.

La perfidie du député PS ne s'arrête pas là
La tournure impersonnelle est d'ailleurs révélatrice de sa duplicité. "On n'a pas anticipé la connexion entre ce que l'on avait vu lors des manifestations" contre "le mariage pour tous et les hooligans qui gravitent autour du PSG. Là, il y a eu la conjonction des deux et évidemment ils s'en sont donné à coeur joie", a assuré l'infâme socialiste. 

Interrogé sur un appel d'un député-maire UMP à la démission de Manuel Valls, ministre de l'Intérieur, Cambadélis ajoute l'insulte : "Il ne faut pas ajouter à des agissements de crétins un débat débile." Manuel Valls n'est "pas responsable de la situation", affirme-t-il malgré tous ses manquements déjà énumérés. 

Il conclut son odieuse intervention sur un amalgame  

Parlant de "gros raté parce qu'on n'a pas anticipé", ce "débile" (ou "crétin") exonère son camp: "Mais personne ne l'a fait", et à droite non plus.

Le député de Paris 
avait deux media à sa disposition pour répandre ses mensonges, Radio Classique (groupe Les Echos) et Public Sénat (chaîne du Sénat, à majorité de gauche).


dimanche 14 avril 2013

Remaniement du gouvernement: amateurisme, mensonges et errances, jusqu'où ?

Sur quels récifs le "capitaine de pédalo" va-t-il nous précipiter ?

Cerné, villipendé, François Hollande a balayé d'un revers de main l'hypothèse d'un remaniement 
Hollande est rejeté
 à droite comme à gauche

Depuis le Maroc, le jeudi 4 avril, il a décrété que le scandale Cahuzac n'est rien d'autre que le signe de la faillite d'un seul homme et non de l'ensemble de son gouvernement. Depuis, la belle Najat et la bête Moscovici répète à qui veut encore les entendre. Cette façon qu'a François Hollande de s'exonérer en tout temps et en tous lieux "de toute responsabilité, de tenter de passer entre les gouttes, de traiter légèrement d'une affaire aussi grave, n'est pas à la hauteur de la fonction de Président de la République, insiste Jean-François Copé.

Oui, ce gouvernement doit être remanié.



D'abord, parce que, depuis plus de 10 mois, il accumule les échecs pour notre pays au point de se couper des Français.
 
Le chômage explose dans des proportions inédites : chaque jour, il y a plus de 1000 chômeurs en plus dans notre pays. Le pouvoir d'achat s'effondre : pour la première fois depuis 1984, il a reculé à cause du matraquage fiscal de plus de 30 milliards d'euros imposé par le gouvernement (-0,8% au 4ème trimestre 2012). L'insécurité est repartie à la hausse pour la première fois depuis 10 ans: violences physique, traffics divers, etc. L'accumulation de ces résultats désastreux a rompu la confiance entre les Français et la majorité.
Cette rupture totale de confiance suffirait à elle seule à justifier un changement de gouvernement et un changement de cap politique, ce que Copé a demandé en défendant une motion de censure, au nom des députés UMP.
Les camarades de la CGT PSA Aulnay
 interrompent la "teuf" PS
Oui ce gouvernement doit être remanié car à cette faillite politique s'ajoute une terrible faillite morale et humaine qui mine la crédibilité de la parole des ministres. Personne ne peut plus faire confiance à un gouvernement dont l'un des piliers a, quatre mois durant, menti aux Français et à la représentation nationale. En outre comment croire que l'affaire Cahuzac ne concerne qu'un seul homme ? L'accumulation de questions sans réponses fait douter de la version angélique d'un François Hollande trompé et de ministres crédules. Nous sommes en droit de demander si Jérôme Cahuzac n'a pas été « couvert ».

Moscovici se fait interpeller
par l'extrême gauche
Pourquoi Pierre Moscovici a-t-il restreint, alors que rien ne l'y obligeait, le champ (nom de la banque, période, pays…) de l'enquête fiscale sur le compte de Jérôme Cahuzac ? Manuel Valls peut-il affirmer, que ni lui, ni ses proches collaborateurs, n'étaient régulièrement tenus informés des évolutions de l'enquête par la direction générale de la police nationale sur l'affaire Cahuzac ? Christiane Taubira pouvait-elle ignorer l'avancée de l'enquête judiciaire ouverte par le parquet de Paris le 8 janvier sur Jérôme Cahuzac ? Pourquoi François Hollande explique-t-il le 28 mars qu'il a « confiance en la parole de Jérôme Cahuzac » et le 2 avril qu'il est « stupéfait » de ses aveux alors que Manuel Valls a certifié que le Président a exigé la démission de Jérôme Cahuzac quand il a appris le 18 mars que la bande son qui l'accusait avait été authentifiée ?

Autant de zones d'ombres et non plus de flou, d'incohérences et non plus de tâtonnements, d'ambiguïtés et non plus d'habiletés, qui témoignent a minima d'une défaillance complète dans toute la chaîne de commandement de l'exécutif et au pire d'une complaisance coupable envers Jérôme Cahuzac.

Les conditions de la confiance dans ce gouvernement ne sont plus réunies.

Dans ce contexte,
François Hollande ne peut pas s'en tirer pour solde de tout compte en arguant de sa naïveté et en promettant des réformes qui n'auraient en aucun cas permis d'éviter l'affaire Cahuzac. Une seule décision s'impose pour rétablir la confiance : un remaniement immédiat et profond.

VOIR et ENTENDRE les mises en garde de Nicolas Doze au plan de la politique économique d'austérité contestée par des socialistes, Montebourg et Hamon, et une écologiste radicale,  Cécile Duflot: 



Valls a-t-il aussi lâché le dangereux détenu de Séquelin (Nord) dans la nature pour
occuper les media et nous détourner de la politique d'austérité de Hollande ?