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mercredi 21 mai 2014

Trains régionaux: l’incroyable raté du tandem SNCF-RFF

Rames de TER trop grandes: les cheminots se défendent de toute incompétence

Amateurs à tous les postes de responsabilité

Présentation d'une rame TER Regio 2N 
de Bombardier (entreprise canadienne)
présentée à Paris
le 29 avril 2014 à la gare Vaugirard
La livraison de nouveaux trains régionaux -trop larges- va nécessiter d'élargir 1.300 quais pour un coût de 50 millions d'euros.
Certains quais vont devoir être réduits d'ici l'entrée progressive en gare des 341 trains TER Regiolis d’Alstom et les Regio 2N de Bombardierà la fin 2016...
Un surcoût de 50 millions d’euros, ont estimé mardi la SNCF et Réseau ferré de France (RFF), qui évoquent des travaux de modernisation classiques, confirmant toutefois une information du journal Canard Enchaîné .

Le Made in France peut-il s'exporter ?
Selon l’hebdomadaire satirique, la SNCF " a défini le cahier des charges, avec, notamment, les dimensions des nouvelles rames. [...] Or les savants ingénieurs de la SNCF ont omis de vérifier la réalité sur le terrain. Conséquence, selon l’Association des Régions de France, que préside le socialiste Alain Rousset, 1.200 quais sont trop proches des voies pour laisser passer les trains ". Les 182 rames TER Regiolis du fabricant Alstom et les 159 Regio 2N de Bombardier s’avèrent en effet plus larges que celle de la génération précédente, ont confirmé la SNCF et RFF.
Tout s'explique à la SNCF 
Bon nombre de ces quais ont été construits à une époque où il n’existait pas de normes. L’écartement entre deux quais ou entre la voie et le quai varie donc selon les gares.... Pour la compagnie ferroviaire (SNCF) et le gestionnaire d’infrastructure (RFF), la goutte d'eau de 50 millions d’euros estimés qui s'ajoutera pour modifier ces quais ne fera pas déborder le vase de 4 milliards d’euros investis chaque année par RFF à la modernisation et au développement. Et, sur les 1.300 quais concernés, "300 ont déjà été traités et 600 le seront d'ici à la fin 2014", a précisé RFF mercredi, comme si l'étalement du surcoût en réduisait le montant à la charge de la population. Le Canard Enchaîné  ajoute que RFF aurait débloqué d’urgence 80 millions. Mais " la note (risquant) d’être beaucoup plus salée", il se serait tourné vers les régions, ce que RFF ne confirme pas.

Ils se renvoient tous la responsabilité

"Nous refusons de verser un seul centime sur cette réparation. On ne va pas, quand même, être à la fois pigeon et financeurs. Les régions ne sont pas des pigeons", a déclaré hier dans la cour de l’Elysée, Alain Rousset président PS de la région Aquitaine et de l’ARF, avant un rendez-vous avec François Hollande. Pour lui, c’est à RFF de payer la facture.

La bourde est connue depuis des mois
Le président de RFF, Jacques Rapoport, a admis de surcroît mercredi matin sur Europe 1 qu'il a découvert le problème "un peu tardivement", accusant notamment la séparation instaurée il y a 17 ans au sein du système ferroviaire tricolore, qui a suscité des rivalités entre les frères ennemis du rail que sont la SNCF (responsable du transport ferroviaire) et RFF (en charge de l'infrastructure ferroviaire).
VOIR et ENTENDRE Rapoport noyer le poisson pour détourner l'attention:
Ni les régions, ni les contribuables, personne ne paiera la facture, prétend Rapoport... 

Une révélation pour justifier un rétropédalage annoncé au Parlement

Le responsable est à chercher du côté de "celles et ceux qui ont fait la commande," a ajouté Alain Rousset. Les régions saisissent une nouvelle occasion de revendiquer davantage d’indépendance vis-à-vis du tandem en charge des opérations ferroviaires: elles financent en effet des TER et voudraient acheter leur matériel roulant sans passer par la SNCF. "C’est pour ça que nous on veut reprendre en main ces commandes. On paie 100% des TER, c’est à nous d’en assurer la commande, la propriété . Il faut que les régions soient vraiment des autorités organisatrices, qu’elles aient la capacité de déterminer le tarif, les services, la maintenance", a insisté Alain Rousset, en soutien à la restructuration des chemins de fers français qui se profile au Parlement. Il espère que la réforme ferroviaire en cours de discussion permettra "d’homogénéiser les commandes, parce que c’est quand même un peu stupide de commander des trains dont la largeur n’est pas conforme à celle des quais". Cela étant, les 27 régions de France devront aussi parvenir à s'entendre entre elles, car les "frères ennemis" de la politique ne créent pas moins de situations ubuesques que ceux du rail.

Le secrétaire d'Etat aux Transports savait, mais qu'a-t-il fait?
Le message d'A. Rousset a toute chance d'être entendu de Frédéric Cuvillier semble avoir été entendu. Qualifiant la situation de "rocambolesque" et " comiquement dramatique", il a bien tardivement estimé hier sur BFM - mais après deux de pouvoir sans partage - qu’elle résulte de "l’ ineptie du cloisonnement étanche" entre les deux entités du ferroviaire que sont la SNCF et RFF. Et de constater: "L’enjeu de la réforme ferroviaire prend tout son sens quand on constate l’état du dysfonctionnement du ferroviaire en France". Encore un ministre qui a bien parlé !

L'information révélée par le Canard enchaîné fait réagir les tweetos 







mardi 14 mai 2013

Un "gros raté" du PS assimile la Manif pour tous aux violences liées au PSG


Jean-Christophe Cambadélis (PS) a vu mardi une "connexion"
Manifestants contre le mariage gay (à gauche) et lors des cérémonies au Trocadéro lundi (à droite).
Montage partisan agréable au PS
Le député de Paris tente d'occulter la responsabilité du pouvoir socialiste dans les violences commises la veille dans la capitale, faute d'encadrement policier de la fête du PSG. Parlant d'un "gros raté" faute d'avoir "anticipé", il admet d' "intolérables, inqualifiables" violences la veille à Paris, mais l'ancien trotskiste les impute,  sans preuve, à des  " hooligans" présumés.


Sur Radio Classique et Public Sénat, le député PS de Paris feint d'être "étonné" que la victoire de ce club de football soit célébrée au Trocadéro, alors qu'il sait parfaitement que l'autorisation de la préfecture était nécessaire pour faire la fête au Trocadéro, et que cet accord avait été négocié avec le club et la Ligue de football. D'autres malhonnêtes, comme le servile Sylvain Courage, grand reporter au Point ce jour sur BFMTV, évacuent cette négociation pour mieux accabler le PSG.

Autre mauvaise foi de Cambadélis, sa
comparaison hasardeuse entre cette fête en extérieurs et les matchs ordinaires en milieu clos. "On était installés dans la victoire du PSG, dans ce qui s'était passé dans les stades, qui était plutôt mieux géré que d'habitude". Cambadélis ne peut ignorer non plus que 1500 policiers sont de service lors des rencontres de Ligue 1 et qu'ils n'étaient que 800 au Trocadéro, selon les propres dires du ministre de l'Intérieur soi-même.

La perfidie du député PS ne s'arrête pas là
La tournure impersonnelle est d'ailleurs révélatrice de sa duplicité. "On n'a pas anticipé la connexion entre ce que l'on avait vu lors des manifestations" contre "le mariage pour tous et les hooligans qui gravitent autour du PSG. Là, il y a eu la conjonction des deux et évidemment ils s'en sont donné à coeur joie", a assuré l'infâme socialiste. 

Interrogé sur un appel d'un député-maire UMP à la démission de Manuel Valls, ministre de l'Intérieur, Cambadélis ajoute l'insulte : "Il ne faut pas ajouter à des agissements de crétins un débat débile." Manuel Valls n'est "pas responsable de la situation", affirme-t-il malgré tous ses manquements déjà énumérés. 

Il conclut son odieuse intervention sur un amalgame  

Parlant de "gros raté parce qu'on n'a pas anticipé", ce "débile" (ou "crétin") exonère son camp: "Mais personne ne l'a fait", et à droite non plus.

Le député de Paris 
avait deux media à sa disposition pour répandre ses mensonges, Radio Classique (groupe Les Echos) et Public Sénat (chaîne du Sénat, à majorité de gauche).