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mardi 12 mars 2013

Conclave: que les media laïcs nous fassent la grâce de se taire

Et si la presse parlait de ce qu'elle connaît, pour changer !

Non, les cardinaux ne sont pas "inspirés" par les fresques de Michel-Ange...



Ils sont éclairés par 
l'Esprit Saint
on en souhaite autant
à la presse.








Pas de désignation ici: on n'est pas au PS...

vendredi 1 mars 2013

Le pape Benoît XVI a pris sa retraite à 85 ans

Le Souverain pontif, Benoît XVI, pape depuis avril 2005, s'est retiré à 20h00

Un événement quasiment inédit en 2000 ans d'histoire de l'Eglise catholique  

Le Saint Père est redevenu Joseph Ratzinger

A 85 ans, il s'est retiré pour deux mois à Castel Gandolfo, la résidence d'été des papes, pour échapper au brouhaha médiatique entourant l'élection de son successeur.

Le 28 février 2013, Benoît XVI a reçu les 144 cardinaux de la Curie et des cinq continents dans la solennelle Salle Clémentine du Vatican. Ceux-ci l'ont salué en baisant l'anneau papal. 


"Parmi vous se trouve le prochain pape, auquel je promets déférence et obéissance inconditionnelles", a promis le pape, lors d'une brève allocution, assurant qu'il restera proche d'eux "par la prière" lors du prochain Conclave.


Le pape a embarqué dans un hélicoptère de la République italienne pour rejoindre Castel Gandolfo, où il s'est adressé pour la dernière fois à la foule.




L'hélicoptère qui emmène Benoît XVI à la résidence d'été du pape passe au-dessus de la basilique Saint Pierre au Vatican.




A Castel Gandolfo
, un drap de velours rouge et or pendait à la fenêtre depuis laquelle Benoît XVI devait faire sa dernière apparition publique en tant que pape. Sur les balcons, terrasses et fenêtres alentours, la foule a brandi le drapeau jaune et blanc du Vatican. 

Pour la dernière fois  pour sa dernière apparition publique en tant que pape, Benoît XVI s'est adressé aux fidèles et la foule l'a acclamé longuement.

Les derniers mots du pape : 
"Je ne suis plus pape", dit-il humblement.



"Je ne serai plus pape mais seulement un pèlerin qui entame l'ultime étape de son pèlerinage sur terre"

"De toutes mes forces je voudrais continuer de travailler pour le bien de l'Eglise et le bien du monde" (...) 
"Du fond du coeur, vous avez ma bénédiction". 


mardi 12 février 2013

La bulle "papale" de Hollande sur la démission de Benoît XVI

Démission du pape: Guéant déplore une "blague déplacée" de Hollande

L'ancien ministre de l'Intérieur a dit "regretter" une "blague" de François Hollande sur le retrait du pape Benoît XVI annoncé lundi.

Président F. Mitterrand
au côté du pape Jean-Paul II
au Vatican
Mardi sur Canal +, Claude Guéant s'est démarqué de certains en fustigeant un président qui se croit très ...spirituel, mais qui n'est "pas très favorable aux religions en général et à la religion catholique en particulier". 
Président Charles de Gaulle
au Vatican, auprès du pape Paul VI
Après avoir plus tôt dans la journée qualifié la décision de Benoît XVI "d'éminemment respectable".
Lors d'une conférence de presse en compagnie du président nigérian Goodluck Jonathan lundi soir, Hollande, prétendument président de tous les Français,  a tout d'abord dit son souhait de "laisser l'Eglise catholique déterminer comment elle entend organiser (la) succession" de Benoît XVI, avant d'ajouter, sourire en coin : "Nous ne présentons pas de candidat."
F. Mitterrand accueille le pape Jean-Paul II 
à Satolas, en 1986
Interrogé sur la réaction de Hollande, Cl. Guéant a commenté l'affligeant égarement présidentiel.
"Faire une blague à propos d'une décision aussi digne, ce n'est pas bien, c'est déplacé", a poursuivi l'ancien ministre de l'Intérieur de Nicolas Sarkozy.

Gorbatchev, au côté du pape Jean-Paul II
au Vatican en 1991

Alors qu'on lui rappelait la visite de N. Sarkozy au Vatican et le fait que jusqu'ici l'actuel président de la "fille aînée de l'Eglise"  ne s'y est pas rendu, Guéant a commenté: "Chacun sait que François Hollande  au Vatican n'est pas très favorable aux religions en général et à la religion catholique en particulier"À l'exception de Georges Pompidou, tous les présidents de la Ve République ont rendu visite au pape à Rome.

M. Guéant a également pointé un tweet de la ministre déléguée aux Personnes âgées 

 
Michèle Delaunay, épouse Fuchs, s'est en effet crue très fine, écrivant sur le réseau social : "Je dois bien reconnaître que, à tort ou à raison, Benoît XVI a omis de me consulter avant de prendre sa décision #Age #EmploidesSeniors#".
Les petits et les médiocres
sont arrivés au pouvoir
Elle l'a ensuite retiré promptement, expliquant dans un autre tweet avoir fait "un clin d'oeil peu inspiré à ceux qui (l)'interrogeaient" sur l'annonce de Benoît XVI.

"Ils ont blagué sur une personnalité d'une telle ampleur, je trouve que ce n'est pas bien", a déploré l'ancien secrétaire général de l'Elysée.

lundi 11 février 2013

Sa Sainteté le pape Benoit XVI a annoncé sa démission

Le 28 février prochain est la date officielle du retrait de Benoit XVI
Ce lundi matin, le pape a annoncé sa décision dans un communiqué officiel depuis le Vatican :


"Frères très chers,

Je vous ai convoqués à ce Consistoire non seulement pour les trois canonisations, mais également pour vous communiquer une décision de grande importance pour la vie de l’Eglise. Après avoir examiné ma conscience devant Dieu, à diverses reprises, je suis parvenu à la certitude que mes forces, en raison de l’avancement de mon âge, ne sont plus aptes à exercer adéquatement le ministère pétrinien. Je suis bien conscient que ce ministère, de par son essence spirituelle, doit être accompli non seulement par les œuvres et par la parole, mais aussi, et pas moins, par la souffrance et par la prière. Cependant, dans le monde d’aujourd’hui, sujet à de rapides changements et agité par des questions de grande importance pour la vie de la foi, pour gouverner la barque de saint Pierre et annoncer l’Evangile, la vigueur du corps et de l’esprit est aussi nécessaire, vigueur qui, ces derniers mois, s’est amoindrie en moi d’une telle manière que je dois reconnaître mon incapacité à bien administrer le ministère qui m’a été confié. C’est pourquoi, bien conscient de la gravité de cet acte, en pleine liberté, je déclare renoncer au ministère d’Evêque de Rome, Successeur de saint Pierre, qui m’a été confié par les mains des cardinaux le 19 avril 2005, de telle sorte que, à partir du 28 février 2013 à vingt heures, le Siège de Rome, le Siège de saint Pierre, sera vacant et le conclave pour l’élection du nouveau Souverain Pontife devra être convoqué par ceux à qui il appartient de le faire."

jeudi 29 mars 2012

Présidentielle: la gauche met le feu; les Français appellent Sarkozy

"La guerre des gauches", selon Ph. Tesson


La montée de Mélenchon ouvre une alternative à Hollande, selon le chroniqueur du magazine Le Point.


Mélenchon met le feu; pas certain qu'au bout du compte la violence leur profite.

Voilà Jean-Luc Mélenchon projeté au centre de la campagne

L'enthousiasme qu'a provoqué son passage à Lille mardi soir ne laisse plus de place au doute: il sera contagieux dans les quatre semaines restant jusqu'au premier tour. Le candidat des communistes masqués dans le Front de gauche va doucement vers les 15 %. Il n'est pas exclu qu'il les dépasse. A-t-il effacé Marine Le Pen et peut-il prétendre refaire son retard de quinze points et doubler F. Hollande (PS) ? La campagne du premier tour est entrée dans une phase gauche-gauche. Il va bien falloir que François Hollande cesse de tourner autour du pot. Se résoudra-t-il à descendre de son petit nuage ? Condescendra-t-il à rencontrer Mélenchon et à débattre de "révolution sociale" ?
Que faire, comme disait Lénine ?

Ou " Le Pape, combien de divisions ? " comme demandé en 1945 par Staline en réponse à Winston Churchill qui l'incitait à respecter les libertés religieuses dans l’Europe centrale occupée que l’Armée rouge. Surenchérir sur Lénine, Staline et Mélenchon, c'est vraiment difficile,  et dans la forme et sur le fond ! Lui donner des gages, c'est se couper de la gauche modérée et repousser Bayrou vers l'UMP. S'opposer franchement à lui, c'est insulter l'avenir, s'aliéner définitivement la gauche radicale et renoncer à la part des voix communistes qui pourraient le faire roi. L'ignorer, faire comme si de rien n'était, temporiser, c'est risqué, mais c'est la posture actuelle du candidat socialiste. Il ne compte pas esquiver l'obstacle; il attend qu'il s'efface sur son passage: tel est le coup de poker que veut, semble-t-il, tenter François Hollande. C'est dans son tempérament, et il n'a plus la main dans le jeu de barbichette qui l'oppose à Mélenchon.
Alors, au soir du premier tour, on fera les comptes, on additionnera les résultats de chacune des deux gauches. Le score sera sans doute honorable, aux environs de 45 %, semble-t-il. Mais les problèmes se poseront, considérables, dans la perspective du second tour, avec en toile de fond celle des élections législatives, c'est-à-dire de la majorité parlementaire.

Tout peut encore arriver

En effet, si les négociations qui s'engageront entre les deux parties  n'aboutissaient pas, la victoire de François Hollande ne serait pas assurée.

Elle dépendra du report aléatoire des voix des partisans de Mélenchon, sauf à penser que celui-ci renie ses engagements, en particulier sur le nucléaire.

Et si le PS et le Front de gauche s'entendent sur un compromis, Hollande risque également l'échec. En effet, première hypothèse : ce compromis est favorable à Mélenchon et prévoit des mesures sociales très avancées concernant, par exemple, les 35 heures ou l'âge de la retraite, et Hollande perd des voix sur sa droite. Seconde hypothèse : ce compromis est favorable à Hollande, qui perd alors des voix sur sa gauche.
Rien n'est joué à gauche

Non seulement il n'y a pas d'unité à gauche, et s'il emporte l'élection présidentielle, François Hollande aura bien du mal à gouverner.

Mais à droite Marine Le Pen peut parfaitement reprendre le dessus et Nicolas Sarkozy n'a évidemment pas tout dit. Bien loin de là !

Quant à François Bayrou, qui n'est pas propriétaire de ses voix, il trouvera la position assise entre deux chaises de plus en plus inconfortable et ses électeurs pourraient bien décider de se rendre utiles, sans lui.

mardi 31 août 2010

Tout sur les Rom clandestins, par Eric Zemmour (2008-2010)

Emoi vertueux dans le microcosme hypocrite du « politiquement correct »

Les vertueux irresponsables ont beaucoup à apprendre pour se faire une opinion libre et saine.

2008: LePost copiait-collait

« A lire dans Le choc du mois de novembre, l'entrevue du rédacteur en chef Bruno Larebière avec le polémiste et journaliste du Figaro Eric Zemmour, connu pour son courage et son intégrité professionnelle, tranchant avec le politiquement correct ambiant.
Eric Zemmour, interrogé exclusivement sur le phénomène migratoire et ses conséquences, ne craint pas d'affirmer que « C'est un tsunami démographique qui se produit ». Il révèle également les confidences d'un ministre dont nous ne sauront pas le nom lui ayant confié : « On vit la fin de l'Empire romain ».

Eric Zemmour rapporte aussi le contenu de son face à face avec Brice Hortefeux, ce dernier lui ayant avoué avoir renoncé à toute assimilation des populations immigrés à la culture française au profit de l'intégration, qui consiste à conserver sa culture d'origine. Ce à quoi le collaborateur de Laurent Ruquier a réagi en lui jetant à la figure : « Vous ne faîtes pas votre boulot. Vous avez honte de votre ministère! »

Eric Zemmour reprend aussi à son compte une citation du général de Gaulle :
« C'est très bien qu'il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu'elle a une vocation universelle. Mais à condition qu'ils restent une petite minorité. Sinon la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine, et de religion chrétienne […] Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans, qui demain seront peut-être vingt millions et après-demain quarante ? Si nous faisions l'intégration, si tous les Arabes et les Berbères d'Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcherait-on de venir s'installer en métropole alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé ? Mon village ne s'appellerait plus Colombey-les-Deux-Églises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées ! ». Rapporté par Alain Peyrefitte dans son ouvrage « C’était de Gaulle", (1994-2000; éditions De Fallois-Fayard).
(source: Le choc du mois)
Une recommandation de lecture à Dominique de Villepin...

2010: Eric Zemmour : Le problème des Roms en Europe, c'était écrit !

VOIR et ENTENDRE
le chroniqueur vedette de France 2 sur RTL, le 25 août 2010:

Le problème des Roms en Europe, c'était écrit !
envoyé par rtl-fr. - L'info internationale vidéo.

Compte -rendu de la video:

"La France n'a pas vocation à accueillir tous les Roms"
: la phrase est signée Claude Guéant, le secrétaire général de l'Elysée, paraphrasant le socialiste Michel Rocard, qui, alors qu'il était premier ministre, avait dit que "la France n'a pas vocation à accueillir toute la misère du monde".

Pour Eric Zemmour, le débat sur les Roms n'est pas un débat franco-français, mais un débat européen. Pour lui, ce qui explique l'arrivée tardive de la Roumanie dans l'Union Européenne, en plus du retard économique important du pays, c'était cette question de la migration des Roms.

Les 9 millions de Roms qui n'ont quasiment jamais été scolarisés quelque part affolaient tous les pays européens. La crainte de ces réseaux pour la plupart utilisant des enfants pour mendier et voler et les jeunes filles pour faire les trottoirs.

Pourtant, les traités européens prévoient que l'on peut limiter la libre circulation en Europe pour lutter contre la criminalité. D'autres clauses provisoires de sauvegarde avaient été prévues pour lutter contre l'immigration massive des Roms dans certains pays de l'Union Européenne (notamment l'Italie et la France). Ces dispositifs juridiques permettent aujourd'hui à Brice Hortefeux d'affirmer avec raison que les camps Rom sont illégaux et qu'il respecte en les expulsant la loi française et la loi européenne.

Les expulsions ne suffisent pas. Les Rom renvoyés ont volontiers pris les 300 euros distribués par les services sociaux de la République et les contribuables français.

Les italiens veulent aller plus loin, car la libre circulation en Europe protége les Roms. Nos voisins transalpins souhaitent que l'on puisse expulser les citoyens certes européens, mais qui ne respecteraient pas des règles de bonne adaptation dans le pays dans lequel ils entrent. Cela modifierait complètement l'esprit Schengen : liberté d'entrer à condition de respecter, une fois sur place, certaines règles.

Berlusconi avait d'ailleurs subi une admonestation papale il y a quelques mois pour avoir tenu ces propos et fait cette demande à l'Union Européenne (demande uniquement verbale et politique, pas encore technique et officielle).
La France, pour Eric Zemmour, attire fortement les Roms grâce ou à cause d'un système scolaire et social qui combinent générosité et laxisme.

De 2007 à 2013, le gouvernement roumain va recevoir 20 milliards d'euros d'aide de Bruxelles, mais n'a pas encore trouvé le temps ni les moyens pour les affecter aux Roms, surtout en pleine crise.

vendredi 14 mai 2010

A Fatima, le pape reçoit le soutien d'une immense foule de fidèles

Benoît XVI fait encore mieux que Jean-Paul II
Une affluence record entoure le pape

"Environ un demi-million" de personnes assistaient jeudi matin à la messe célébrée par le pape Benoît XVI, soit "plus qu'en 2000", lors du dernier pèlerinage de Jean Paul II à Fatima, a déclaré le porte-parole de l'épiscopat portugais.
L'esplanade du sanctuaire de Fatima, d'une capacité de 300.000 personnes, était "bondée" et des dizaines de milliers de pèlerins "ont dû être bloqués, faute de place", se massant dans les espaces alentour.
De nombreux fidèles avaient passé la nuit sur le parvis, dormant à la belle étoile malgré la pluie et la fraîcheur des températures nocturnes.
"Les chrétiens ont voulu envoyer un message et dire que le pape, et celui-ci en particulier, est très aimé", constate le père Manuel Morujao.
Les mécréants refusent de croire

Les media incrédules se frottent les yeux et les détracteurs du pape conservateur demandent à voir avant de croire.

Mais les photos de la visite du souverain pontif au Portugal se font nettement plus rares que les articles sur les scandales de pédophilie. L'agence de presse française (et démocrate) a bloqué sa video pour certains.

VOIR et ENTENDRE la video accessible à certains seulement :

"En ce qui concerne la crise et les scandales, le peuple a voulu montrer qu'il sait faire la distinction entre les exceptions (des affaires de pédophilie dans le clergé) et la très grande majorité des prêtres", a-t-il affirmé.
Il semble bien que les agences de presse font de la rétention des photos de ce pélerinage et de la ferveur des fidèles. Elles ne sont pas diffusées avec la bienveillante neutralité que les croyants sont en droit d'attendre d'une presse démocratique, si républicaine soit-elle. Faut-il y voir une intention maligne de laisser l'opinion sur des impressions fausses de désaffection ?


Les grands moments du pélerinage

La messe a débuté peu avant 10H00 (09H30 GMT), après que le pape s'est recueilli dans la chapelle des Apparitions, comme il l'avait fait la veille de son arrivée à Fatima, coeur de son pèlerinage de quatre jours au Portugal.

Juste avant la messe, la statue de la Vierge de Fatima, reposant sur un lit de roses blanches, avait été portée jusqu'à l'autel, précédée par une procession d'évêques tout de blanc vêtus, pendant que les pèlerins entonnaient l'Ave Maria.
Jean Paul II, reconnaissant à la Vierge de Fatima de lui avoir sauvé la vie lors de l'attentat commis contre lui le 13 mai 1981 à Rome, avait offert au sanctuaire la balle qui l'avait grièvement blessé, et qui est aujourd'hui enchâssée dans sa couronne.

Selon l'Eglise, la Vierge a révélé aux bergers de Fatima en 1917 trois "secrets", jugés prophétiques de l'Histoire du 20e siècle.
Si les deux premiers "secrets" étaient connus depuis le début des années 40, le troisième n'a été rendu public qu'en mai 2000 lors de la dernière visite de Jean Paul II à Fatima, la hiérarchie catholique "révélant" alors qu'il prédisait
l'attentat contre le pape polonais.
Mardi, dans l'avion qui l'amenait au Portugal, Benoît XVI avait étendu la lecture de ce secret à la lumière de la crise qui secoue l'Eglise depuis le début, en novembre, de la vague de scandales pédophiles impliquant des membres du clergé, ici et là en Europe et dans le monde.
Le pape avait déclaré qu'"en plus de cette grande vision de la souffrance du pape",
le message de Fatima faisait aussi référence aux "réalités de l'avenir de l'Eglise qui peu à peu se développent et se manifestent".
"Il est vrai qu'au-delà (...) de la personne du pape (...), ce sont des souffrances de l'Eglise qui sont annoncées", avait déclaré Benoît XVI.

Mercredi soir, célébrant les vêpres avec plusieurs milliers de membres du clergé portugais, le pape les a appelés à rester "fidèles" à leur "vocation" et à s'"aider réciproquement" à "rester debout".
"Réservez une attention particulière aux situations d'affaiblissement des idéaux sacerdotaux ou bien au fait de se consacrer à des activités qui ne s'accordent pas complètement avec ce qui est le propre d'un ministre de Jésus Christ", leur a-t-il conseillé.

Benoît XVI est le troisième pape à se rendre en pèlerinage à Fatima, après Paul VI en 1967, puis Jean Paul II en 1982, 1991 et 2000.

samedi 3 avril 2010

3000 baptêmes d'adultes, rien que pour Pâques

Les polémiques des libres-penseurs ne peuvent rien à la christianisation

L'Eglise catholique attire toujours autant

Jusqu'à 3.000 adultes demandent le baptême chaque année, indique la Conférence des évêques de France.
Traditionnellement, les baptêmes d'adultes ont lieu au cours de la vigile pascale -la veillée de Pâques- et cette année il y en a eu exactement 2931 dans toute la France. Il y a actuellement en France quelque 10.000 adultes catéchumènes (qui se préparent au baptême), souligne Mgr Bernard Podvin, porte-parole de la CEF. En outre, environ 300.000 enfants de moins de 7 ans sont baptisés chaque année.
A propos des demandes de débaptisations (ou apostasies), effectuées par ceux qui ne veulent plus être considérés comme catholiques, "on enregistre quelques dizaines de demandes par an, mais comme c'est une procédure qui demande un certain temps, on ne connaît pas l'impact des polémiques actuelles", précise-t-on à la CEF.

L'Eglise, cible des libre-penseurs

Fluctuat nec mergitur
Malgré les polémiques soulevées par les libres penseurs -athées, agnostiques ou rationalistes- autour des déclarations du pape, et leur interprétations, par exemple, sur le préservatif, la réintégration dans l'église d'un évêque intégriste négationniste, Mgr Williamson, ou les cas, avérés ou non, de pédophilie dans le clergé, « aucun catéchumène n'a renoncé à son projet cette année », souligne-t-on à la Conférence des évêques de France (CEF) à l'approche de Pâques.
Malgré des controverses à propos de discours et décisions du pape ces derniers mois et un manifeste sur Internet pour une "débaptisation" massive la presse s'est faite l'écho, le mouvement des "excommuniés volontaires" n'a donc pas prospéré.

Mouvement des « excommuniés volontaires »

=> Le mouvement remonte à 1996
A cette époque, en réaction à la question "France, qu'as-tu fait de ton baptême?" formulée par Jean-Paul II, des "catholiques-malgré-eux" ont décidé de se faire "débaptiser" pour prouver que des expressions telle que "France, fille aînée de l'église" étaient, selon eux, sans fondement.
La démarche des manifestants vise à se dresser violemment contre les décisions du pape. Elle "refuse de cautionner davantage par un baptême non désiré cette église qui [lui] fait de plus en plus horreur."
"Les gens contestaient par ce biais la religion, souligne Christian Eyschen, secrétaire général de la Libre pensée. Aujourd'hui c'est différent: ils s'opposent ainsi à Benoît XVI."

=> Sur l'Internet, les activistes partisans des débaptisations se sont déchaînés contre Benoît XVI, pape allemand.
Il lui est reproché son enrôlement dans les jeunesses hitlériennes (basées à Munich en Bavière) A partir de décembre 1936, l'organisation devint une institution officielle et l'appartenance rendue obligatoire par la loi pouvait même être proclamée contre l'avis des parents. A partir de 1939, la plupart des adolescents allemands furent incorporés dans les Jeunesses hitlériennes. Leur effectif dépassa les 8 millions en 1940. Assez étrangement, Benoît XVI ne bénéficie pas de la réconciliation franco-allemande. Parce qu'il est devenu pape ?

=> Le lundi 30 mars 2009, près de 170 adhérents au manifeste pour une "débaptisation" médiatisèrent fortement leur volonté de ne "plus appartenir à une église qui considère l'IVG comme plus grave que le viol et le négationnisme".
Des modèles de lettres de radiation sont proposés, avec la mention "mes convictions philosophiques ne correspondent plus à celles des personnes qui, de bonne foi, ont estimé devoir me faire baptiser (...) vos scrupules de vérité et les miens seront apaisés et vos registres purs de toute ambiguïté (...) légalement l’Eglise ne peut refuser une requête de débaptisation car elle serait passible de poursuites judiciaires au même titre que n’importe quelle secte".
Bien que leur acte de baptême ne soit pas exigé, des internautes peuvent demander à être rayés des registres de baptême. Les contestataires ne sont donc pas nécessairement des chrétiens, mais des laïcs opposants à l'Eglise. Ces activistes pourraient être contre les éoliennes ou le TGV Sud Europe Atlantique (LGV), mais ils s'opposent positions de Benoit XVI sur la contraception et l'obscurantisme.

Une campagne de récupération
=> Elle est menée par le 'Mouvement international pour la libre pensée, non à l'Eglise, non à la religion'. Pour faire avancer sa cause, il ne laissera passer aucune occasion. "Actuellement on est dans un pic", se félicite Christian Eyschen.
=> Du côté du clergé, Ludivine De la Rochère demeure sceptique.
Chargée des relations presse pour la Conférence des évêques, elle ne note pas un accroissement des demandes de "débaptisation"; mais reconnaît également qu'il n'y a pas "de recensement automatique".
=> Marc Blondel, président de l'association laïque La Libre Pensée (ancien secrétaire général de FO), estime que le "chiffre de quelque dizaines de demandes de radiations n'est pas négligeable, car il s'agit d'un acte militant qui demande du temps et le plus dur est obtenir les réponses des diocèses qui font souvent la sourde oreille".

Or, pour l'Eglise, le sacrement du baptême est « indélibile ».
Marc Blondel et les libres penseurs n'auront pas trop de l'éternité.

lundi 15 septembre 2008

Le pape, au côté des hommes qui souffrent

Benoît XVI a célébré une messe aux malades à Lourdes
A Lourdes ce matin lundi, Benoît XVI a achevé sa visite de quatre jours en France.

Le pape a consacré aux malades sa dernière journée dans la cité mariale de Lourdes, où il s'est rendu à l'occasion du "150e anniversaire des apparitions de la Vierge à Bernadette Soubirous".
La visite du Saint Père, débutée vendredi à Paris, se clôture donc sur la célébration d’une messe à l’attention des plus défavorisés : les malades se rendent chaque année par milliers à Lourdes dans l'espoir d’être du nombre des guéris en demandant son intercession à Sainte Bernadette, la petite bergère qui mourut de l’asthme.

Terminant un chemin du pélerin débuté vendredi à Paris, il a poursuivi sa visite samedi soir. Il s’est rendu dans l'ancienne chapelle de l'hôpital des Sanctuaires pour se recueillir dans le lieu où la jeune bergère a fait sa première communion.

Benoît XVI a célébré dimanche une messe sur l'esplanade de la Basilique du Rosaire devant des milliers de personnes souffrantes, et a donné l'onction des malades à une dizaine d'entre elles. Lourdes accueille chaque jour des centaines de malades qui sont immergés dans les piscines et fontaines où coule l'eau de la source de la Grotte où la Vierge est apparue à Bernadette en 1858, dans l'espoir d'une guérison.

Le pape a rejoint vers midi en hélicoptère l'aéroport de Tarbes, d'où il s'est envolé vers Rome.
A la cérémonie de son départ à l'aéroport, le souverain pontife, Benoît XVI, a prononcé un discours en présence du Premier ministre François Fillon, qui s’est également s'exprimé.

Durant quatre jours en France, Benoît XVI s'est exprimé sur le sujet épineux -en France- de la laïcité, prônant une "réflexion nouvelle" sur le rôle de l'Eglise. Il a également appelé l'Eglise de France à la fermeté sur la question "douloureuse" des divorcé(e)s remarié(e)s et a défendu le libre choix de de la messe en latin par les communautés catholiques.

A Lourdes, le pape avait présidé dimanche devant plus de 190.000 pèlerins, venus du monde entier, une messe pour l'anniversaire des apparitions de la Vierge, but premier de sa visite en France, tandis que la messe des Invalides à Paris la veille avait rassemblé quelque 260.000 fidèles.

samedi 13 septembre 2008

Le pape Benoît XVI draine les foules à Paris

220.000 fidèles selon la police : 650.000, selon les syndicats ?
Le pape Benoît XVI a ouvert sa visite en France, vendredi à la mi-journée. Le Chef spirituel des catholiques romains est allé samedi matin à la rencontre des croyants sur l'esplanade des Invalides, à Paris à bord de sa papamobile, pour y célébrer une messe pontificale. Le pape a rassemblé, non pas « plusieurs dizaines de milliers de personnes », selon le flou d'une certaine presse, bien que quelque 170.000 personnes aient été pourtant annoncées, mais bien, à dire vrai, quelque 220.000 fidèles fervents, soit sensiblement plus qu’annoncé.

Le programme du pape

Accueilli vendredi à sa descente d'avion par le président Nicolas Sarkozy et son épouse Carla Bruni-Sarkozy, le souverain pontife s'est rendu pour une "visite officielle de courtoisie" à l'Elysée où l'attendaient le gouvernement au grand complet, ainsi que de nombreuses personnalités politiques, dont le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë, mais aucun ex-candidat(e) à la présidentielle 2007. Les cloches des églises de la capitale ont alors retenti pour célébrer la première visite en France de Benoît XVI depuis le début de son pontificat.
Après une première journée consacrée hier vendredi à la société civile -politique, à l'Elysée et culturelle, au Collège des Bernardins à Paris-, le pape Benoît XVI consacre la journée de samedi à des thèmes plus religieux avec une messe célébrée sur l'esplanade des Invalides, au coeur de la capitale, et une procession mariale à Lourdes, ensuite.
Au premier jour de sa visite en France, le pape Benoît XVI a donc appelé de ses voeux une laïcité ouverte, mettant en garde contre "le fanatisme fondamentaliste".
"La recherche de Dieu et la disponibilité à l'écouter, demeure aujourd'hui encore le fondement de toute culture véritable", a-t-il insisté devant un parterre de 700 personnalités du monde de la culture, de la politique et des représentants du culte musulman. A l'Elysée, devant les membres du gouvernement français réunis au grand complet avec d'autres personnalités politiques, le pape avait plaidé pour une laïcité ouverte.
Le pape avait débuté ce samedi dès 09H00, à l'Institut de France
, dont il fait partie comme membre étranger de l'Académie des sciences morales et politiques. Au Collège des Bernardins, il a rencontré ses collègues, ainsi que les membres des autres Académies composant l'Institut de France. Deux cents académiciens étaient réunis sous la coupole pour l'accueillir et entendre rappeler qu’une culture sans Dieu serait "une capitulation de la raison".
Le pape Benoît XVI s’envole vers 16h 00 pour Lourdes, deuxième lieu catholique le plus visité au monde après Rome, et où il célèbrera le 150ème anniversaire des apparition de la Vierge Marie à Bernadette Soubirous, l’humble petite bergère du sud-ouest.

Messe pontificale sur l’esplanade des Invalides
220.000 personnes, dont certaines avaient passé la nuit sur l'esplanade, étaient présentes sur place vers 09H30 (selon la préfecture de police). L'esplanade des Invalides, tracée en 1704, ouvre l'une des plus majestueuses perspectives de Paris entre le prestigieux Hôtel des Invalides érigé sous Louis XIV et le Pont Alexandre III construit sur la Seine en 1900. Le souverain pontife a été acclamé par la foule, composée en majorité de jeunes et de familles, qui agitaient des petits fanions jaunes et blancs aux couleurs du Vatican.
Pour les fidèles n'ayant pu s’approcher du pape sur l'esplanade, un écran géant retransmettait la célébration, Place Vauban, derrière l’Hôtel des Invalides.

Le Premier ministre français François Fillon, et plusieurs autres membres du gouvernement, dont Rachida Dati, la Garde des Sceaux, ministre de la Justice, et Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, chargée des cultes, qui étaient installées face à la majestueuse tribune sur laquelle fut célébrée la messe.

L’enseignement de Benoît XVI

Le message du Souverain pontife

En réponse au concept de "laïcité positive" défendu par le président Sarkozy à Rome en décembre 2007, le pape a déclaré qu'"en ce moment historique où les cultures s'entrecroisent, une nouvelle réflexion sur le vrai sens et l'importance de la laïcité (était) devenue nécessaire". Rappelant que "les racines de la France, comme celles de l'Europe, sont chrétiennes" - une valeur que Nicolas Sarkozy a dit "assumer" -, Benoît XVI a souligné le "rôle civilisateur" joué en France par l'Eglise.
Le président français a estimé que "ce serait une folie de (se) priver (des religions), tout simplement une faute contre la culture et contre la pensée". "C'est pourquoi j'en appelle à une laïcité positive", a-t-il souligné.


Mission œcuménique du pape
Observant que la France est "multiple", le président avait redit sa volonté "de tout faire pour que nos compatriotes musulmans puissent vivre leur religion à égalité avec toutes les autres".
Or, le pape a rencontré une délégation de la communauté juive, ne pouvant être reçue en même temps que les représentants des autres religions, en raison du shabbat. Il a salué "le rôle éminent" joué par les Juifs de France dans l'histoire du pays, en ajoutant: "
l'Eglise s'élève contre toute forme d'antisémitisme dont aucune justification théologique n'est recevable". "Etre antisémite est aussi être antichrétien", a-t-il dit.

La Foi et la Raison

Puis, Benoît XVI a rejoint le Collège des Bernardins, magnifique édifice cistercien récemment restauré. Dans un discours savant et très mesuré devant quelque 700 personnalités du monde de la culture et de la politique ainsi que des représentants de la religion musulmane, il a mis en garde contre "le fanatisme fondamentaliste". Après un retour utile, en cette période de ‘repentance’ générale, sur la façon dont la culture monastique avait modelé la culture occidentale au fil des siècles, il a insisté sur le paradoxe d'une "culture purement positiviste", reléguant Dieu au "domaine subjectif", qui entérinerait la "capitulation de la raison".
"Ce qui a fondé la culture de l'Europe, la recherche de Dieu et la disponibilité à L'écouter, demeure aujourd'hui encore le fondement de toute culture véritable", a-t-il rappelé.

Benoît XVI s'est ensuite rendu dans sa papamobile
à la cathédrale Notre-Dame de Paris, sous les acclamations de la foule. Des milliers de Parisiens longeaient le parcours, du Collège des Bernardins à Notre-Dame, et, à 20H30, 50.000 personnes étaient massées sur le parvis, selon la police, tandis que le diocèse de Paris évaluait la foule à 60.000 personnes.
La prière oecuménique
Au cours des vêpres, la prière du soir, le pape a plaidé pour "l'unité" des chrétiens après avoir salué "avec respect et affection les représentants des Eglises chrétiennes venus prier fraternellement". Puis, devant des milliers de jeunes enthousiastes réunis sur le parvis de Notre-Dame, il a dénoncé "la superficialité de la foi et de la morale dissolue". Il ne suffit pas pour un chrétien de se rassembler, mais il importe de s'engager. C'était un appel aux vocations.

Peu avant 22H30, le pape a adressé un dernier salut aux Parisiens depuis le balcon de la nonciature, l'ambassade de l’Etat du Vatican en France.