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lundi 27 septembre 2010

Emplois fictifs: avant le tribunal, Eva Joly juge l'accord UMP-ville de Paris

La mairie socialiste dans le colimateur de l'ex-juge

Accord amiable

Jacques Chirac est serein et accepte de comparaître au tribunal correctionnel dans l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris. L'UMP et lui-même se sont engagés à rembourser la facture des emplois fictifs dans un protocole d'accord avec la mairie socialiste de Paris, qui va retirer en échange sa constitution de partie civile. Jacques Chirac, qui fut maire de Paris de mars 1977 à mai 1995, est présumé innocent des accusations de «détournements de fonds publics» et d'«abus de confiance» pour un nombre estimé d'une vingtaine d'emplois de complaisance présumés payés entre octobre 1992 et mai 1995 par son cabinet.
Cet accord offrirait donc un horizon dégagé à l'ancien maire de Paris, d'autant que le parquet, qui n'avait pas demandé le renvoi devant le tribunal décidé en octobre 2009, devrait, s'il suit sa logique, requérir la relaxe au procès attendu fin 2010 ou début 2011.

L'accord UMP-ville de Paris qui dédommage les Parisiens

Selon ce protocole confirmé par la mairie de Paris, la Ville récupérera au total 2,2 millions d'euros, dont 1,65 million versé par l'UMP et 550 000 euros par l'ancien président de la République.
«A partir du moment où nous signons un protocole d'accord qui nous indemnise pour le préjudice subi, nous n'avons plus de raison d'être partie civile», a expliqué la municipalité. Le protocole d'accord a d'ailleurs était approuvé et adopté par les deux-tiers du Conseil de Paris, ce 27 septembre.

Pour les services de Bertand Delanoë, la somme de 2,2 millions d'indemnités n'est «pas le produit d'une négociation, puisqu'elle n'était pas négociable. Elle correspond à l'intégralité des salaires, intérêts et frais d'avocats inscrits dans la procédure judiciaire». La municipalité socialiste balaie ainsi l'existence «de nombreux conciliabules et d'âpres négociations secrètes avec l'UMP», selon la formule du Canard enchaîné.

Des précédents de tous bords

La mairie socialiste minimise également la portée de cet accord d'indemnisation, auquel Bertrand Delanoë se disait favorable dès novembre 2009, en rappelant qu'une telle procédure avait déjà «prévalu et abouti dans la gestion de dossiers antérieurs concernant notamment MM. Blondel et Juppé».
=> En 2004, un autre volet de cette affaire d'emplois fictifs avait valu une condamnation à l'ex-Premier ministre Alain Juppé. L'UMP avait été tenue civilement responsable du préjudice de la Ville et avait dû lui verser près de 900 000 euros.
=> Le syndicat FO (Force ouvrière) avait également dû reverser 228 000 euros à la municipalité pour l'emploi par son patron d'alors, Marc Blondel, d'un chauffeur-garde du corps rémunéré pendant des années par la Ville.

A la mairie de Paris, le maire assure ses arrières
L'après-Delanoë se prépare dès à présent
Les affaires n'épargnent aucune municipalité d'importance. Et, de même qu'à Nantes, le maire socialiste, J.-Marc Ayrault, est dans une mauvaise passe pour sa gestion du patrimoine immobilier de la ville, de même qu'à Paris, Delanoë traîne l’affaire de la rénovation du stade Jean Bouin.

Gauche plurielle: Bertrand Delanoë doit subir les assauts des Verts

Les Verts de Paris marchent à l'outrance
Ils ont qualifié de "faute politique" et de "déni de justice" le processus d'indemnisation de la Ville sur le dossier des emplois fictifs. Bertrand Delanoë a répliqué en jugeant "parfaitement infondé" de parler de négociations "en catimini".


Bertrand Delanoë était outré
"Il est parfaitement infondé d'évoquer de soi-disant négociations en catimini alors que (...) sur le dossier actuel des emplois fictifs, Bertrand Delanoë a publiquement évoqué sa position dès novembre 2009 sans réaction aucune des Verts", a écrit dans un communiqué la Ville, pour qui leur "étonnante prise de position" mêle "désinformation et erreurs factuelles".

VOIR et ENTENDRE Anne Hidalgo, premier adjoint PS de la ville, réagir aux propos d'Ev Joly, fin août 2010:


Accord UMP-Chirac-Mairie de Paris:
Hidalgo menace Eva Joly
par acturevue.

Aujourd'hui 27 septembre, l'ex-juge Eva Joly (Europe Ecologie) remet ça
Elle accable à nouveau le maire PS et parle d' « illégalité ».
"J'ajoute qu'il est illégal. Je ne conçois pas que la mairie de Paris passe un accord qui est basé sur le fait qu'un parti va payer une dette qui ne lui incombe pas", a jugé Eva Joly, citée par L'Express.fr.
Il faut dire que l'euro-députée s'est fortement radicalisée.
« Elle a repris les propositions des Verts et d'Attac sur la retraite à 60 ans. Et abandonné la tentation centriste », dit d'elle Jean-Vincent Placé, contraint à un virage estival à 180°, lui qui n'a pas oublié qu'avant de devenir l'alliée de Daniel Cohn-Bendit, en passant, la juge avait - vainement - tenté de rejoindre la boutique de François Bayrou. N'avait-il pas qualifié l'arriviste de « vieille ethique » avant de lui trouver des qualités. Qu'en dira-t-il quand elle aura encore franchement dérapé à l'extrême gauche de la gauche et rejoint le NPA d'Olivier Besancenot ?
Troisième round ? Au procès attendu fin 2010 ou début 2011.

Mais Eva Joly est-elle bon juge?

Elle se flatte en effet d'avoir mis Dominique Staruss-Kahn en examen.
La députée européenne (Europe Ecologie) Eva Joly a d'ailleurs remporté l'édition 2010 du « prix Press club humour et politique » pour sa phrase : « Je connais bien Dominique Strauss-Kahn, je l'ai mis en examen ». Lire PaSiDupes
Mais le plus drôle, c'est qu'il a été blanchi

Et la juge rouge des Verts ne s'en vante pas !

Avec Eva Joly, doivent soupirer quelques Verts, la gauche plurielle n'est pas prête à renaître de ses cendres. Mais il y a plus ennuyeux, si l’on y réfléchit bien. On eût aimé, d'abord, que, tant qu'à évoquer son passé de magistrate, la candidate cite un dossier exemplaire.
Que ne vilipende-t-elle pas le couple Huchon ? Lire PaSiDupes
Or, l'affaire à laquelle fait référence Eva Joly concerne le soupçon de «complicité et recel d'abus de biens sociaux» dans l'affaire des rémunérations de la secrétaire particulière de DSK, Evelyne Duval, par Elf. Elle s'était conclue par un non-lieu, ce qui montre que, cette fois-ci encore, la magistrate avait été trompée par ses intuitions. Ou ses a priori partisans. Comme nombre de ses confrères...

mardi 10 août 2010

Islam: le politiquement correct de France 5, Benjamin Stora et ...La Croix

Un documentaire partisan, l'Histoire dût-elle en souffrir !

Attentat du GIA, place St Michel:
le drame mortel d' innocents anonymes
en situation régulière

En février dernier, France 5 diffusa une émission composée d' « exceptionnels documents d’archives ». En quoi « exceptionnelle », selon La Croix ? Elle avait le mérite de remettre à en perspective « la longue et parfois douloureuse histoire des immigrés « musulmans » de France » et de leurs enfants nés ou devenus français. Et déjà, pourquoi 'musulmans' entre guillemets ?... Cette religion ferait-elle problème ?
« Réunissant d’exceptionnels documents d’archives – y compris des séquences filmées dans les usines du Nord où les premiers « indigènes » sont venus travailler dès le début du XXe siècle –« le documentaire diffusé mardi 23 février au soir par France 5 a « le mérite de remettre en perspective la longue et parfois douloureuse histoire des immigrés « musulmans » de France. » Qu'est-ce donc aussi qu'un 'indigène' pour La Croix, si ce n'est un autochtone du pays en question, en l'espèce une colonie au XIXe siècle encore .

L'article de La Croix était alarmiste

Dans un appartement à la décoration années 1970, une famille maghrébine est attablée. Bien que le père explique qu’il ne pratique plus lui-même le Ramadan, le journaliste s'inquiète: « Pensez-vous que vos enfants, plus tard, l’observeront à nouveau ? » « Oh non, je ne pense pas, sourit le jeune père. Ils sont civilisés maintenant. »
VOIR et ENTENDRE


Civilisés et intégrés

Des tranchées de la Première Guerre mondiale jusqu’à nos jours, en passant par la très solennelle inauguration de la grande mosquée de Paris, en 1926, puis, dans l’après-guerre, les camps, les bidonvilles et les cités synonymes d’espoir, sans oublier « la marche des beurs » accompagnée du P. Christian Delorme…
A la réalisation de ce travelling arrière, entrecoupé d’entretiens souvent passionnants avec des représentants de cette immigration venue d’Afrique et du Maghreb, France 5 a consacré quatre années d’enquête.
Les réalisateurs?
Karim Miské et Mohamed Joseph, des « indigènes » qui ont visiblement réussi leur ascension de l'échelle sociale et n'ont donc pas souffert de leurs origines, quoi qu'on en pense, quoi qu'on en dise.
VOIR et ENTENDRE



Et qu'en pensent les commerçants ?

Un documentaire engagé du service public

La présence des réalisateurs est discrète et, selon l'oecuménique tiers mondialiste La Croix, « étonnamment, l’islam est peu présent, sauf au détour de quelques séquences comme cette « affaire du voile » [banalement] surgie dans un collège de Creil en 1989. »


De l'évocation historique à la thèse du « drame de l'islam »

C'est la mission impartie à l’historien Benjamin Stora, dont on a compris qu'il n'est pas musulman. Son résumé du 'drame' ? « A peine émergé sur la place publique et aussitôt victime de l’amalgame avec l’islamisme, lorsque six ans plus tard les bombes du GIA [Groupe islamique armé] éclatent dans le RER. » à la station Saint-Michel et feront huit morts et une centaine de blessés. On est en 1995 et le GIA organise d'autres attentats.
Or, ce mouvement terroriste - qui recueille la sympathie de Benjamin Stora bien qu'il soit proche d'al-Qaida et composé essentiellement d'anciens volontaires algériens formés à la guérilla dans les maquis d'Afghanistan, ou d'autres qui ont combattu en Bosnie-Herzégovine - cherche à renverser le gouvernement algérien pour le remplacer par un État islamique.


Le drame des Chrétiens ?

La Croix et France 5 en flagrant délit d'occultation historique
En 2010, les sympathies de Benjamin Stora ne sont toujours pas ébranlées.
En 1996, le GIA a pourtant enlevé puis exécuté les 7 moines trappistes français de Tibhirine et fait assassiner Monseigneur Pierre Claverie, évêque d'Alger, juste avant de disparaître.

Mais le drame des chrétiens qui indiffère Stora ne s'arrête pas là:
- 8 mai 1994, deux religieux français sont assassinés dans le quartier de la Casbah à Alger;
- 3 août 1994, assassinat à Alger de trois gendarmes français et de deux agents de l’ambassade de France; alors pourquoi pas des tirs sur gendarmes et gendarmerie en juillet 2010 en Isère ?
- 27 décembre 1994, quatre Pères Blancs, dont trois Français, sont assassinés à Tizi-Ouzou, en Kabylie;
5 mai 1995, 5 coopérants dont 2 Français sont assassinés dans les locaux d’une société algérienne.


VOIR et ENTENDRE


France Inter, France Info,
Libération et Le Point
ont-ils évalué la satisfaction des commerçants ?

France 5, Benjamin Stora et La Croix, même combat

Benjamin Stora
Né en décembre 1950 à Constantine (alors en Algérie française), il s'est spécialisé dans l'Algérie contemporaine et de l'immigration algérienne en France.
L'EHESS a diplômé ce trotskiste (1968 -groupe trotskiste de Pierre Lambert, "lambertiste" comme Lionel Jospin) qui trouva à se placer naturellement à l'université Paris XIII, c'est-à-dire, et vous l'aurez deviné, Saint-Denis, Villetaneuse, Bobigny, La Plaine Saint-Denis, où il serait malveillant de soupçonner une désinformation trotskiste.
Benoît Hamon a trouvé une sinécure de professeur associé (avec bac +3...) à Paris VIII voisin (Saint-Denis, Montreuil,Tremblay-en-France) et Marc Blondel (FO et président de la Fédération Nationale de la Libre Pensée) consacra une page à Pierre Lambert à sa mort dans le mensuel de la Libre-Pensée.
Lambert fut candidat à l'élection présidentielle de 1988 ( 0,38 % des suffrages) et son Courant communiste internationaliste, trotskiste, devint ensuite la principale composante du Parti des travailleurs (PT), dont le secrétaire national est Daniel Gluckstein. Que du beau monde et seuls leurs opposants sont des extrémistes infréquentables.
Stora a été conseiller historique du film Indochine de Régis Wargnier et de Là-bas... mon pays d'Alexandre Arcady en 2000.
Il signa en 2007 l'appel des intellectuels appelant à voter pour ... Désirdavenir Royal.

Comprend-on maintenant un peu mieux comment les musulmans « civilisés » de l'« indigène » du départ, menacés de disparition par assimilation, occupent en fait aujourd'hui l’enclave musulmane de Barbès (18e arrondissement de Paris), bloquant chaque vendredi des rues entières pour leur prière, en violation flagrante de la Loi de 1905.

Marqués dans leur chair
ils n'oublient pas
l'attentat de la Rue de Rennes

Le militantisme de certains « occidentaux » vaut bien la menace islamiste.

Ces scènes que les videos ci-dessus révèlent à la plupart des Français médusés ne sont possibles que du fait du militantisme des Benjamin Stora dont l'anticléricalisme archaïque et la libre pensée déraisonnable font le lit d'une religion conquérante qui menace non pas tant les chrétiens - qui en ont vu d'autres - que la république laïque.

A noter qu'au XIXe siècle, les libres penseurs organisaient de grands banquets ...le Vendredi Saint et encourageaient ainsi la consommation de viande comme moyen d'exprimer leur dérision. Les apéros géants actuels n'ont donc rien inventé, sinon qu'ils peuvent faire des morts, ne pas être nécessairement organisés par l'extrême droite et que la libre pensée s'accommode fort bien de la provocation d'un apéro géant Hallal et Thé à la menthe chez les Gaulois. Lire PaSiDupes

lundi 26 avril 2010

Voile islamique: Marc Blondel s'attaque à Sarkozy

Le libre penseur milite contre l'interdiction totale du voile intégral

Le président de l'association la "Libre Pensée", hostile aux dogmes religieux, Marc Blondel, prédécesseur de Jean-Claude Mailly comme secrétaire général de FO (Force Ouvrière), estime que "le président de la République est fou d'avoir lancé l'idée" d'une interdiction totale du voile intégral.

Entretien au journal Le Parisien le 24 avril 2010 en Haute-Garonne:
Question : La fédération nationale de la Libre Pensée a été entendue par la commission parlementaire sur le port de la burqa, que pensez-vous de la décision de Nicolas Sarkozy de présenter un projet de loi d'interdiction totale ?
Réponse : "Le président de la République est fou d'avoir lancé cette idée.
Derrière cela, il y a une volonté manifeste de récupérer un sentiment quelque peu nationaliste et xénophobe. Malheureusement cela marche, il y a un relent à l'égard des gens du Maghreb parce que nous avons été colonisateurs : il serait grand temps de penser que les Arabes comme les autres ont un cerveau! C'est un leurre et ce sera inapplicable."

Question : Que pensez-vous de la verbalisation d'une automobiliste voilée et de la menace de déchoir de la nationalité française son conjoint soupçonné de polygamie ?
Réponse : "Cela me met en colère, son champ de vision est sûrement supérieur à celui d'un motard portant un casque intégral. Ce sont des arguties qui ne tiennent pas. Quant à son conjoint, s'il est polygame il sera condamné, mais lui retirer la nationalité française, c'est encore une volonté de dramatisation. Je ne comprends pas cette volonté de rejeter les gens. Ces incidents risquent de cimenter une réaction autour des islamistes".
Question : Quelle est la position de principe de votre association résolument laïque ?
Réponse : "Nous sommes contre la burqa, comme signe de soumission à l'homme ou à la religion, mais il n'est pas du rôle de la République d'interdire le port d'un vêtement. Ou alors on s'assimile à ceux qui interdisent le pantalon aux femmes, voire à la Grèce des colonels (1967-1974) qui interdisaient la minijupe. Nous refusons qu'une femme soit considérée comme une délinquante uniquement parce qu'elle porte la burqa.
Qu'on l'interdise dans un lieu public où on doit justifier de son identité, tout à fait d'accord, mais nous avons fait remarquer à la commission parlementaire que si on interdisait la burqa dans la rue au nom de l'égalité, on les enfermerait. J'aime mieux qu'elle sortent, voient la vie occidentale et viennent vers nous.
Ces gens, hommes et femmes, vont s'occidentaliser avec le temps, il faut les amener à la laïcité. Au contraire, dans les propositions de la commission il y avait une délégation donnée aux structures musulmanes pour faire l'éducation en violation de la loi de séparation des églises et de l'Etat de 1905 : identifier toujours les gens par une religion c'est du communautarisme et ça mène à la guerre civile".


En ajoutant sa voix, le libre penseur Blondel ne craint visiblement pas de jouer un rôle dans la dramatisation du phénomène.
L'ancien patron de FO assure qu'il ne comprend pas « cette volonté de rejeter les gens », mais sa sollicitude va faire des envieux dans les communautés catholique et juive. Pourvu qu'ils ne se sentent pas stigmatisés, si la sujétion de la femme est préférable à la monogamie et au casque de motard.

Me Jean-Michel Pollono a réussi à convaincre Blondel
L'avocat d'Anne de Bretagne, version niqab, assure que sa cliente, née en Loire-Atlantique et d'origine métropolitaine, à la différence de son mari partagé avec trois autres femmes, n'est "pas une femme soumise, mais une intellectuelle" éclairée.
Il remarque finement que le champ de vision de la conductrice "n'était nullement entravé". "Si le voile avait posé un quelconque danger au volant ces dernières décennies, on n'aurait pas vu de religieuses conduire et il n'y aurait pas eu 'Les gendarmes à Saint-Tropez' ", a raillé le cinéphile.
Sachant que le filme date de 1964 et que les religieuses oeuvrant en milieu sanitaire ont quitté la cornette au début des années 1960, l'avocat ne les a pas connues...
Scoop !
L'ultra-laïc Blondel soutient-il aussi le port de la soutane ? Est-il pareillement favorable à la calotte et à la kippa ?
Hors sujet
"Un citoyen français ne peut avoir d'amende en fonction de la manière dont il s'habille", argumente l'avocat de la jeune intellectuelle de 31 ans, en notant que la loi ne réprime que la nudité, l'attentat à la pudeur et le port illégal d'uniforme, ce qui, en tout état, n'est pas retenu par le procès verbal.
La jeune militante intellectuelle
ne pouvait nullement être entravée dans ses gestes ?



Le parti-pris de Blondel
Ne risque-t-il pas de favoriser l'émergence d'un « sentiment quelque peu nationaliste et xénophobe » et donc « d'attiser les haines communautaires » ?

N.B. Nantes (Loire-Atlantique), 2005
Un retraité de 78 ans du vignoble nantais roulait depuis 57 années sans permis
Il a été condamné à trois mois de prison avec sursis et à la confiscation de son véhicule après s'être fait interpeller par les gendarmes en état d'ébriété au volant en janvier. L'homme s'est également vu interdire de repasser son permis de conduire pendant dix mois conformément à la loi.
Justice de classe et stigmatisation des ouvriers dépanneurs chauffagistes, des septuagénaires ou des alcooliques ?

Son avocat spécialisé a rappelé que son client sans permis valide avait sillonné pendant 40 ans les routes avec une camionnette sans jamais avoir eu un accident ni un contrôle.
Mais "conduire un véhicule ce n'est pas un droit, c'est une autorisation qui vous est donnée par l'Etat", a rappelé le juge.
L'avocat, vous l'avez deviné, était ...Me Jean-Michel Pollono.

L'avocat des contrevenants au Code de la Route s'est refusé samedi à entrer dans le débat sur son conjoint à temps partiel, notamment comme polygame.

"Je ne rentre pas dans ce débat. La jeune femme est venue me voir pour une contravention, pour le reste je me refuse à défendre", a souligné Me Pollono.
Aujourd'hui, sa cliente menace néanmoins de porter l'affaire jusque devant la Cour européenne des droits de l'Homme.

samedi 3 avril 2010

3000 baptêmes d'adultes, rien que pour Pâques

Les polémiques des libres-penseurs ne peuvent rien à la christianisation

L'Eglise catholique attire toujours autant

Jusqu'à 3.000 adultes demandent le baptême chaque année, indique la Conférence des évêques de France.
Traditionnellement, les baptêmes d'adultes ont lieu au cours de la vigile pascale -la veillée de Pâques- et cette année il y en a eu exactement 2931 dans toute la France. Il y a actuellement en France quelque 10.000 adultes catéchumènes (qui se préparent au baptême), souligne Mgr Bernard Podvin, porte-parole de la CEF. En outre, environ 300.000 enfants de moins de 7 ans sont baptisés chaque année.
A propos des demandes de débaptisations (ou apostasies), effectuées par ceux qui ne veulent plus être considérés comme catholiques, "on enregistre quelques dizaines de demandes par an, mais comme c'est une procédure qui demande un certain temps, on ne connaît pas l'impact des polémiques actuelles", précise-t-on à la CEF.

L'Eglise, cible des libre-penseurs

Fluctuat nec mergitur
Malgré les polémiques soulevées par les libres penseurs -athées, agnostiques ou rationalistes- autour des déclarations du pape, et leur interprétations, par exemple, sur le préservatif, la réintégration dans l'église d'un évêque intégriste négationniste, Mgr Williamson, ou les cas, avérés ou non, de pédophilie dans le clergé, « aucun catéchumène n'a renoncé à son projet cette année », souligne-t-on à la Conférence des évêques de France (CEF) à l'approche de Pâques.
Malgré des controverses à propos de discours et décisions du pape ces derniers mois et un manifeste sur Internet pour une "débaptisation" massive la presse s'est faite l'écho, le mouvement des "excommuniés volontaires" n'a donc pas prospéré.

Mouvement des « excommuniés volontaires »

=> Le mouvement remonte à 1996
A cette époque, en réaction à la question "France, qu'as-tu fait de ton baptême?" formulée par Jean-Paul II, des "catholiques-malgré-eux" ont décidé de se faire "débaptiser" pour prouver que des expressions telle que "France, fille aînée de l'église" étaient, selon eux, sans fondement.
La démarche des manifestants vise à se dresser violemment contre les décisions du pape. Elle "refuse de cautionner davantage par un baptême non désiré cette église qui [lui] fait de plus en plus horreur."
"Les gens contestaient par ce biais la religion, souligne Christian Eyschen, secrétaire général de la Libre pensée. Aujourd'hui c'est différent: ils s'opposent ainsi à Benoît XVI."

=> Sur l'Internet, les activistes partisans des débaptisations se sont déchaînés contre Benoît XVI, pape allemand.
Il lui est reproché son enrôlement dans les jeunesses hitlériennes (basées à Munich en Bavière) A partir de décembre 1936, l'organisation devint une institution officielle et l'appartenance rendue obligatoire par la loi pouvait même être proclamée contre l'avis des parents. A partir de 1939, la plupart des adolescents allemands furent incorporés dans les Jeunesses hitlériennes. Leur effectif dépassa les 8 millions en 1940. Assez étrangement, Benoît XVI ne bénéficie pas de la réconciliation franco-allemande. Parce qu'il est devenu pape ?

=> Le lundi 30 mars 2009, près de 170 adhérents au manifeste pour une "débaptisation" médiatisèrent fortement leur volonté de ne "plus appartenir à une église qui considère l'IVG comme plus grave que le viol et le négationnisme".
Des modèles de lettres de radiation sont proposés, avec la mention "mes convictions philosophiques ne correspondent plus à celles des personnes qui, de bonne foi, ont estimé devoir me faire baptiser (...) vos scrupules de vérité et les miens seront apaisés et vos registres purs de toute ambiguïté (...) légalement l’Eglise ne peut refuser une requête de débaptisation car elle serait passible de poursuites judiciaires au même titre que n’importe quelle secte".
Bien que leur acte de baptême ne soit pas exigé, des internautes peuvent demander à être rayés des registres de baptême. Les contestataires ne sont donc pas nécessairement des chrétiens, mais des laïcs opposants à l'Eglise. Ces activistes pourraient être contre les éoliennes ou le TGV Sud Europe Atlantique (LGV), mais ils s'opposent positions de Benoit XVI sur la contraception et l'obscurantisme.

Une campagne de récupération
=> Elle est menée par le 'Mouvement international pour la libre pensée, non à l'Eglise, non à la religion'. Pour faire avancer sa cause, il ne laissera passer aucune occasion. "Actuellement on est dans un pic", se félicite Christian Eyschen.
=> Du côté du clergé, Ludivine De la Rochère demeure sceptique.
Chargée des relations presse pour la Conférence des évêques, elle ne note pas un accroissement des demandes de "débaptisation"; mais reconnaît également qu'il n'y a pas "de recensement automatique".
=> Marc Blondel, président de l'association laïque La Libre Pensée (ancien secrétaire général de FO), estime que le "chiffre de quelque dizaines de demandes de radiations n'est pas négligeable, car il s'agit d'un acte militant qui demande du temps et le plus dur est obtenir les réponses des diocèses qui font souvent la sourde oreille".

Or, pour l'Eglise, le sacrement du baptême est « indélibile ».
Marc Blondel et les libres penseurs n'auront pas trop de l'éternité.

samedi 21 novembre 2009

Menacé de mise en examen, Delanoë marchande

Le vertueux Bébert est fort accommodant

Le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë, doit s'expliquer devant le tribunal sur les conditions d'octroi de la concession du stade Jean-Bouin à Paris et risque une mise en examen.(Lire PaSiDupes)

Interrogé sur Radio J, Bertrand Delanoë, qui ne s'était pas encore exprimé sur ce dossier, a évoqué un autre procès où l'ancien adjoint aux Finances de la Ville, Alain Juppé, a été condamné à un an d'inéligibilité pour d'autres emplois fictifs, ce qui a amené l'UMP à rembourser les fonds détournés.
"Si cela était fait, si c'était effacé, je préférerais pour tout le monde, parce que moi je n'en veux pas particulièrement à Jacques Chirac, mais j'ai un devoir vis-à-vis de Parisiens, la vérité et l'éventuelle réparation", a-t-il dit.
La facture des emplois fictifs présumés retenus dans le renvoi de Jacques Chirac - d'autres étant présumés mais prescrits - est chiffrée à 3,5 millions d'euros dans l'ordonnance de renvoi. La facture globale serait de cinq millions d'euros, selon la municipalité.

"J'ai du respect pour Jacques Chirac avec lequel j'ai de bonnes relations. Je regrette que les circonstances qu'il a voulues (...) fassent qu'en ce moment où je lui souhaite de la sérénité, d'être tranquille, fassent qu'il se retrouve pris par cette affaire", a-t-il ajouté.

Or, l'ancien président Jacques Chirac est également accusé de "détournement de fonds publics" -avec neuf autres prévenus- pour 21 emplois présumés fictifs de chargés de mission à son cabinet de maire de la capitale entre 1992 et 1995 et a accepté de comparaître l'année prochaine au tribunal correctionnel de Paris.

Alors, ce socialiste vertueux propose un 'deal' à Jacques Chirac.
Il laisse en effet entendre qu'il pourrait retirer la constitution de partie civile de la Ville de Paris au procès de Jacques Chirac si l'UMP remboursait les fonds qui auraient été détournés !

Marché de dupes

L'ancien président nie que les emplois aient été fictifs et entend plaider la relaxe à son procès. Il n'a donc jusqu'ici jamais été question d'un remboursement ni par l'UMP, ni par aucun des bénéficiaires des emplois en question, à l'exception notable du syndicat FO, qui a reversé à la Ville les salaires du chauffeur de son dirigeant Marc Blondel qu'elle avait pris en charge.
Un éventuel retrait de plainte ne mettrait pas fin à l'affaire. Le tribunal statuerait alors sans plaignant ni accusation car le parquet a déjà requis un non-lieu.

En revanche, si le délit de favoritisme était prouvé, la mairie de Paris actuelle pourrait avoir à remettre en question d'autres contrats passés par la ville, notamment pour l'occupation domaniale de Roland-Garros.

L'affaire pourrait toutefois s'avérer embarrassante pour le maire de Paris. D'autant que s'il y a un procès, il risque de tomber en pleine période des primaires socialistes pour l'élection présidentielle, qui devraient démarrer au second ou au troisième trimestre 2010.

dimanche 12 août 2007

Réformes sociales impossibles avec les radicaux

Défiance et obstruction contre ouverture et concertation

Il fut un temps où la CGT et la CGT-FO étaient ouvertes aux réformes sociales. Les mauvais sentiments qui les animent désormais leur font oublier sereinement l’intérêt général, tant elles sont préoccupées de leurs survies. Des défaites répétées, des espoirs déçus, et des aigreurs tenaces les poussent en effet à faire obstacle par principe. Elles opposent l’ultimatum et le chantage en préalable à toute tentative de dialogue. Les adhésions se font rares et les mobilisations de plus en plus intimistes, malgré l’écho hors de proportion assuré par les médias. Leurs actions sont animées par le désespoir. Ce désespoir qui pousse au suicide. Elles entraînent leurs troupes colorées et vieillissantes dans des rassemblements, manifestations et actions mal préparées et d’arrière garde vouées à l’échec. Elles font des tests de mobilisations en plein été et dénombrent leurs immigrés et leurs retraités qui se déplacent encore : les uns veulent exprimer un vague espoir, les autres, nostalgiques, tentent de faire revivre le passé. Les dirigeants se tournent vers les agences de presse pour donner de l’importance à ces sursauts qui annoncent la fin.

Il faut se faire une raison, les jours meilleurs sont bel et bien révolus et aussi celui d’un dialogue social constructif. Comment dans ces conditions procéder aux réformes que la situation et les mutations du monde moderne imposent ? Est-il devenu impossible d’arriver à un consensus avec les principales confédérations syndicales ? Le congrès de la CGT-Force ouvrière qui s’est tenu fin juin à Lille tend à le faire penser. Sans compter les unions syndicales qui occupent la rue, font du spectacle et mobilisent l'opinion, quand ils ne l'effraient pas... D’autant que des syndicats extrêmistes minoritaires comme l’UNSA ou non représentatifs comme SUD font beaucoup de volume dans la presse et entraînent la CGT et CGT-FO dans une fuite en avant aux effets ravageurs.

Au temps de Robert Bothereau et d’André Bergeron, FO était encore réformiste, mais s’est fourvoyée dans la contestation systématique de la société sous Marc Blondel. Avec Jean-Claude Mailly, elle est plongée dans l’ambiguïté. Il faut dire que les trotskystes la noyautent mais doivent composer avec quelques les minorités et veillent à ne pas se dévoiler tels qu’en eux-mêmes à l’opinion. A la tribune du congrès, Mailly affirma donc l’indépendance politique de la confédération, implicitement évoqua Bergeron et fit l’impasse sur la revendication du retour aux 37 ans et demi de cotisation pour les retraites et acceptait les 40 annuités, quitte à s’arc-bouter pour qu’on n’aille pas au-delà et à éructer ses menaces devant la presse.

En interne et à la surprise générale, l’appui que lui apportèrent dans ce repli apparent les trotskystes du courant lambertiste aurait dû retenir l’attention. La tactique consistait à satisfaire le courant opposé, réformiste, à condition de contreparties. A l’issue des derniers débats, à l’unanimité furent en effet votées des motions traduisant une raideur accrue de FO et destinées à lier les mains de Mailly lors des négociations: pas de service minimum dans les services publics, pas de contrat de travail unique, ni à droits progressifs… FO cherche à faire illusion auprès de l’opinion en donnant l’image d’un syndicat moderne qui ne serait pas hostile à l’idée de réformer : on lâche sur la notion, mais on fait obstacle sur le concret et dans la rue.

A la CGT, la direction est toujours sous la tutelle des communistes les plus réactionnaires et donc au diapason sur le fond. Ce n’est donc pas demain la veille que le gouvernement obtiendra la concertation syndicale qu’il recherche. Il lui faudra ou céder, ou passer en force. Or, le CPE a fourni l’occasion de démontrer que ses députés n’en ont pas la détermination politique requise ni le courage personnel. La différence, toutefois ? Ils n’entrent pas en période d’élection : ils sortent des législatives.

En somme, sur aucun de ses projets sociaux le gouvernement ne pourra compter sur un parlement combatif ni sur un assouplissement de la position négative de la confédération. Les trotskystes tiennent toujours solidement la direction et restent rebelles à tout compromis, à toute concession, à toute réforme, même s’ils ne sont pas toujours suivis par la base.

L’objectif n’est donc pas pour les anti-libéraux de la CGT et de FO de sauvegarder les acquis sociaux, mais de contrecarrer l’action politique du président sur ses engagements de campagne.