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lundi 23 février 2015

VTC : Uber conduit la France au tribunal

Covoiturage, oui; voiturage non !

La 
loi française votée en septembre dernier s'expose à une annulation 

La société américaine de VTC  Uber a déposé plainte le 30 janvier dernier contre la France, révèle Les Echos deux semaines plus tard, le 17 février: l'information va vite en France. Elle bloque même sur i-télé, succursale du groupe Canal+ lié aux concurrents d'Uber, les Taxis G7, propriété de la famille fondatrice de la chaîne privée à péage. 
C'est à la Commission européenne qu'elle en appelle pour faire annuler la loi Thévenoud - oui, oui,  le député fraudeur fiscal et élu pour jouer au Scrabble dans l'hémicycle - votée en septembre dernier qui prend parti dans les relations entre les voitures de tourisme avec chauffeurs (VTC) et les taxis, notamment G7 à qui il faudrait garantir le quasi monopole ante. Uber devrait aussi entamer une procédure contre l'Espagne et contre l'Allemagne.
"Les mesures prescrites par la loi enfreignent sérieusement un certain nombre de dispositions fondamentales et des principes du droit de l’Union européenne", est-il écrit dans la plainte d'Uber. En privant les clients de  la possibilité de géolocaliser les taxis VTC, les parlementaires interventionnistes ont pris fait et cause pour les taxis, obligeant les  VTC à rentrer au garage entre deux courses. La start-up souhaite son annulation, jugeant qu'elle constitue une attaque déloyale à la libre entreprise et du favoritisme. Quant aux clients, ils ne sont pas pris en compte... 

UberPOP est aussi sous la menace d'une interdiction
  
Le gouvernement a aussi annoncé la fin de l'application UberPOP, un service de covoiturage proposé par la société américaine. Si pour le moment, le gouvernement n'a pas la possibilité de passer à l'action, le 23 février prochain, le tribunal de commerce de Paris se prononcera dans un appel d'un jugement en référé sur l'interdiction de ce service, demandé par des concurrents, qu'une certaine presse évite de nommer. Procédant par ordre face à une loi déjà existante, Uber fait appel à Bruxelles, souhaitant mettre la France face à son obligation du respect de la réglementation européenne.

Uber avait déjà porté plainte contre la même loi française en novembre dernier. Un point de procédure n'aurait pas été respecté par la France, selon la start-up : la proposition de loi n'aurait en effet pas été présentée à la Commission européenne, avant son adoption.

mardi 18 juin 2013

Le Point confirme que les juges ont bien pris Sarkozy pour cible

Pour abattre l'ex-président, Bernard Tapie ne serait que le prétexte des juges 

Les affaires Tapie et Bettencourt visent l'ancien président, selon Hervé Gattegno 
Président "normal" ou "sale mec" ?
RMC : Toujours la chronique des affaires : de nouveaux éléments accréditent le soupçon sur l'arbitrage favorable à Bernard Tapie et la Cour de cassation pourrait dessaisir les juges de l'affaire Bettencourt. Vous en tirez cette conclusion en forme de parti pris : Oui, Nicolas Sarkozy est bien la cible des juges. Pourquoi ?

Hervé Gattegno : Il ne s'agit pas de dire qu'il y aurait un complot, 
ni une "campagne orchestrée" comme l'a dit Jean-Pierre Raffarin. Mais on ne peut pas faire semblant de ne pas voir qu'il y a une volonté convergente des juges saisis des grandes affaires du moment pour impliquer à tout prix Nicolas Sarkozy - la justice est aveugle, pas les observateurs... C'est d'autant plus frappant qu'il est censé être protégé par l'immunité présidentielle pour les décisions prises durant son mandat et que les charges n'apparaissent pas toujours très solides - en tout cas pour l'instant. Donc on ne peut pas dire que Nicolas Sarkozy soit une victime, mais il est certain qu'il est une cible.

C'est le sens des réquisitions de l'avocat général qui demande à la Cour de cassation de dessaisir les juges de l'affaire Bettencourt ? Vous pensez qu'ils ont commis des fautes ?
C'est à la Cour de le dire. Mais tous ceux qui connaissent ce dossier ont été stupéfaits de la focalisation des juges sur Nicolas Sarkozy. L'argument de la proximité avec l'un des experts n'est pas convaincant : on ne voit pas en quoi ça aurait infléchi le cours de l'enquête. Mais que les juges eux-mêmes aient répliqué par voie de presse aux attaques des avocats est plus qu'incongru. L'avocat du juge Gentil a comparé Nicolas Sarkozy à un "monarque". C'est vrai qu'un ancien président n'est pas au-dessus des lois, mais pour ce qui est du devoir de neutralité, les juges, eux, ont été en dessous de tout.

Dans l'enquête sur l'arbitrage Tapie, est-ce que vous percevez la même volonté de mettre en cause Nicolas Sarkozy ?
Elle est évidente, mais à ce stade, elle paraît plus le fait du pouvoir politique que des magistrats. Plusieurs ministres ont mis en cause Nicolas Sarkozy d'une façon brouillonne et précipitée. Or, Le Monde d'hier montrait bien qu'il y a un faisceau d'indices (et même quelques débuts de preuves) que l'arbitrage ait été vicié, corrompu - au moins au sens moral du terme. Alors, que Nicolas Sarkozy ait pris la décision de recourir à un arbitrage dans ce litige est vraisemblable. Mais : 1. Ce n'est pas en soi un délit. 2. C'est une décision qui relevait de son pouvoir de président, donc il ne peut pas être poursuivi parce que la séparation des pouvoirs interdit à la justice de contester les décisions de l'exécutif.
La cohérence ne saute pas aux yeux. Stéphane Richard est un patron apprécié, mais François Hollande justifie son soutien par l'intérêt de l'entreprise. Or dans cette affaire, il semble que beaucoup d'éléments précis le mettent en cause - Christine Lagarde l'accuse de l'avoir dupée, voire d'avoir commis un faux. S'il y a bien eu escroquerie, Stéphane Richard y a forcément pris part. Mais si on le maintient en fonction, c'est qu'on n'en est pas encore sûr. La leçon de tout cela, c'est que dans cette affaire comme dans toutes, il faut chercher les responsables jusqu'au plus haut niveau et éviter les polémiques... de bas étage.


lundi 19 décembre 2011

Le PS tente de retenir le président Sarkozy prisonnier de l'Elysée

La gauche polémique sur les frais de la présidence

Hollande a-t-il besoin de prendre des otages
pour gagner en 2012 ?


Le PS tente d'assigner Nicolas Sarkozy à résidence au Palais de l'Elysée

Le PS a poursuivi son offensive contre le coût des déplacements du "président-candidat" Nicolas Sarkozy, lundi 19 décembre à l'Assemblée nationale.
Alors que l'Assemblée nationale examinait le projet de loi organique du gouvernement relatif au remboursement des dépenses de campagne, deux motions déposées par les députés Jean-Jacques Urvoas (PS) et apparenté socialiste René Dosière, ont été rejetées. Le projet prévoit notamment de réduire de 5 % le plafond du remboursement public des dépenses des candidats à la présidentielle de 2012. Les deux députés ont surtout polémiqué à la tribune sur l'utilisation des frais de l'Etat par Nicolas Sarkozy pour, selon eux, "mener campagne".

Les angles d'attaque de l'évaluation comptable socialiste
D'abord, les sondages
En 2006-2007, la candidate Marie-sEGOlène Royal en a mesuré la justesse à ses dépens, mais le PS feint de leur prêter une valeur scientifique qu'ils n'ont évidemment pas. " Ils permettent de mesurer les thèmes sensibles de l'opinion et contribuent à définir un programme ", a avancé René Dosière, député de l'Aisne. Les socialistes se hâte de se plaindre de n'avoir aucune précision sur ces sondages, car la présidence de la République doit en rendre la liste publique.

Ensuite, le coût des déplacements présidentiels
Le PS souhaiterait limiter l'activité du Président à l'inauguration des chrysanthèmes et chipotent sur les frais de l'Etat, accusant Nicolas Sarkozy de faire campagne dès qu'il sort de l'Elysée, bien qu'il ne soit pas encore officiellement candidat à sa réélection.

R. Dosière lui a reproché "l'intensification du rythme des déplacements présidentiels", égrénant la liste des derniers mois : "7 en octobre, 7 en novembre..." Le député a estimé le coût de chaque déplacement à environ 500.000 euros. En calculant au plus juste et en toute objectivité.

Dosière a également trouvé une "teinte électoraliste claire de certains discours
" du chef de l'Etat, citant celui consacré au nucléaire, dans la centrale du Tricastin, le 25 novembre, alors que Gro Eva Joly, candidate d'Europe Ecologie-les Verts alliée au PS, mène sur le sujet une campagne de peur qui menace les emplois du secteur.

Jean-Jacques Urvoas veut facturer l'activité présidentielle


Il a officiellement demandé d'intégrer dans ses comptes de campagne "certains déplacements" de Nicolas Sarkozy
"depuis le 1er avril 2011".
Les deux députés ont déjà saisi la Commission des comptes de campagne, et mis en place une équipe pour dresser un chiffrage du coût des déplacements du chef de l'Etat.

Par la voix du ministre des collectivités territoriales, Philippe Richert, et par le rapporteur du projet de loi, Charles de la Verpillière
, la droite a repoussé les arguments présentés par les députés socialistes, affirmant que la législation actuelle couvre les thématiques abordées. Elle a également invoqué la nécessité pour l'Etat "d'assurer la sécurité du président de la République"


Comptes de campagne de Sarkozy : l'erreur de calcul du PS

VOIR et ENTENDRE le rédacteur en chef au magazine" Le Point", Hervé Gattegno, qui intervenait le 19 décembre sur les ondes de RMC dans sa chronique politique "Le parti pris":


mercredi 20 juillet 2011

Aubry soutient Hollande contre Banon, aveuglément

La vérité importe-t-elle si peu à une candidate à la pêche aux voix ?


La patronne en vacances du PS préjuge d'une décision éventuelle de justice

Le parti-pris de la maire de Lille pénalise une femme
Lien PaSiDupes vers la video de l'émission de Th. Ardisson dans laquelle T. Banon se livre

Certes, la candidate partisane avait passé un pacte, dit de Marrakech, avec le présumé innocent que tout accuse. Dans le plus grand secret, ils s'étaient répartis les rôles dans l'éventualité d'une après présidentielle souriante, avant que Sa Cynique Majesté Royal n'ait vent du complot et qu'ils apparaissent comme des conspirateurs méprisant les militants supposés désigner le candidat socialiste en 2012.
Lien PaSiDupes vers le pacte Aubry-DSK destiné à court-circuiter la primaire

Martine Aubry a
revêtu aujourd'hui la robe du juge

De quoi j'me mêle, Mme Aubry ?
Que vaut - en droit - l'avis des 'amis', des parents et des proches ?

"A l'heure où certains utilisent une affaire privée, dont la justice est saisie, celle de Tristane Banon [à moins que ce ne soit – à dire vrai - celle de Dominique Strauss-Kahn], pour mettre en cause François Hollande [la victime est-elle -tout bien considéré – Hollande, interrogé en qualité de simple témoin, ou la jeune victime ?], je veux réagir à cette nouvelle dérive et apporter tout mon soutien à François Hollande", déclare la maire de Lille dans un communiqué, alors que personne ne lui demande rien et qu'elle n'a pas autorité pour interférer avec la justice le jour même de la convocation de Hollande par la police.
Aucun syndicat de magistrats ou de policiers n'a publié un communiqué d'indignation.

La candidate à la primaire socialiste a accumulé les jugements subjectifs

Elle a d'abord condamné une « dérive », sans plus de précision.
Mais aussi une « exploitation », sans indication de sa provenance, bien qu'elle se déclare généralement bien informée.

Et, avec légèreté, classe « affaire privée » les violences d'un élu de son propre parti sur cette autre jeune femme, en souffrance depuis 2003.

Elle refuse parallèlement de "mettre en cause" François Hollande.
Une façon, dans un réflexe de classe, de prévenir d'éventuelles attaques qui pourraient la viser à son tour.

Copinage à l'encontre d'une victime présumée

Elle met tout son poids, non pas corporel, mais politique, dans le plateau de la balance de la justice supposée indépendante. Est-il donc équitable que l'insolente candidate apporte "tout (son) soutien" et pèse ainsi sur le verdict ? Abus de pouvoir ou conflit d'intérêts

Aubry noie le poisson socialiste pourri

La candidate tente de redorer son image fanée

"Je redis ma volonté de faire de 2012 une élection exemplaire, consacrée aux problèmes de notre pays et des Français", prétend la patronne du PS issue du très controversé congrès socialiste de Reims. La candidate visiblement plus préoccupée de sa campagne que de Tristane Banon et des Français, au nom desquels elle parle déjà, avant d'avoir eu leur peau.

Candidate, la schizophrène découvre ce que le premier secrétaire occultait.

"La France a trop de défis à relever, trop de problèmes à régler, pour que le déballage remplace le débat, pour que les insinuations l'emportent sur les propositions", estime la spécialiste de l'injure, de la rumeur et du complot.

Esprit confus, elle divague sur tous les sujets

"A l'heure où, au Royaume-Uni, la démocratie est affaiblie par le scandale de News of The World, il nous revient à tous, politiques, media, citoyens, de donner au débat public en France sa force et sa hauteur", clame Mme Brochen-Aubry.

Banon, monnaie d'échange

Au total et si on recentre Tartine Brochen-Aubry sur son sujet, la candidate fait le calcul du marchandage sans couacs du ralliement paisible d'un Hollande battu mais lié aux pattes.

Que reste-il du prétendu féminisme militant de la candidate ?

jeudi 5 mai 2011

Grossesse sans discrimination : Rue 89, partenaire de campagne de la Halde

La Halde fait campagne sur un procès aux prud'hommes

Nathalie, victime professionnelle de sa grossesse ?

La discrimination à la grossesse est un vrai sujet sérieux, mais qui peut tourner à l'exploitation politicienne. Indirectement, par l'entremise de son site Internet, le journal socialiste Libération s'abandonne à ce genre de manipulation démagogique de récupération des femmes. Son parti-pris n'éclate pas seulement dans son refus de donner la parole à la partie adverse.

Le site Rue 89 publie un conte
"J'adorais mon travail, j'ai eu une belle ascension dans l'entreprise, j'étais hyper impliquée. Mais quand je suis partie en congé maternité, tout s'est effondré. » La belle histoire de l'ascension professionnelle d'une femme emblématique sinon exemplaire, qui n'a pas été discriminée à l'embauche [en 2005] et qui s'épanouissait dans son travail, mais qui s'est dite dévaluée et discriminée au seul motif d'un congé de maternité, selon Rue89 (site Internet du quotidien de gauche Libération) -qui dispose de bien d'autres informations qu'il retient.

Sa grossesse serait la seule et unique cause du "désamour" de son patron
Aux dires de Rue 89 et de la Halde, à 28 ans [en 2008], Nathalie [Ohana], Française diplômée de Sup de Co Paris, était chef de projet dès 2005 et responsable export trois ans plus tard, dans l'entreprise de cosmétiques Caudalie. Elle encadrait douze personnes et gérait la création de nouvelles filiales en Europe. Un modèle de réussite brisée par ...une petite graine qui a eu l'effet d'une crème gommante pourtant 100% plantes.

A cette employée modèle, sa grossesse aurait valu une réaction patronale instantanée.
« Votre candidature ne peut être retenue au vu de la circonstance heureuse qui vous arrive. » Pas exactement un baume onctueux qui apaise et répare.
La grossesse, antidote au licenciement

Les partis politiques, les associations et une certaine presse crient à la discrimination des ventres ronds.
La Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (HALDE) dénombre de plus en plus de ces cas imputés à la grossesse, mais qui peut être prétexte -de part et d'autre- au réglement d'une situation antérieure de conflit patron-employée.
Une véritable discrimination que la Halde et Rue 89 n'ont pas envisagée serait qu'un homme ne dispose pas de ce moyen devant les prud'hommes pour obtenir une indemnité de licenciement, à la seule annonce de sa couvade...

Le ventre des femmes est la promesse d'un licenciement avantageux.
Et, que ce soit à la lecture des faits divers ou à l'instigation d'associations et d'avocats militants, certaines se laissent aller à instrumentaliser leur conflit du travail en rentabilisant leur grossesse, par intérêt personnel ou esprit militant. Selon son dernier rapport, l'organisme a traité 618 réclamations cette année. Contre 126 il y a deux ans.

Du déclassement professionnel au licenciement

Le conteur ne s'en tient pas là.

"Pendant sa grossesse, ses missions changent [celles de Nathalie]. Selon son employeur, ses résultats ne seraient pas bons. De retour de congé maternité en octobre 2008, son travail n'est plus le même. Elle se sent mise sur la touche :
« A mon retour, on me donnait des missions fantômes [non, elle n'a pas été nonnée 'hors-cadre',façon "préfet fantôme". Un conte social de Rue 89 ne peut s'achever sur un "ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants" !... lien PaSiDupes] ce serait des voyages où je n'avais rien à faire, à des dates impossibles. Aucune cause extérieure à ma grossesse n'explique cette rétrogradation. Je ne l'ai pas acceptée. »

"Morale" de la fable: généralisaton moralisante
[Les impressions subjectives continuent.] "Comme Nathalie, 12% des femmes ayant été enceintes au cours de leur vie active auraient subi une affectation à des dossiers de moindre importance [selon elles], ou l'imposition d'un changement de poste (selon un sondage [commandé au] CSA [justement] pour la Halde de février 2009).

Maître Virginie Langlet, [avocate en droit pénal du travail à Paris, spécialiste des contentieux du permis de conduire et qui a pétitionné en faveur de Me Karim Achoui], témoigne [au procès ?] :
« Les congés maternité sont répandus dans notre société. Mais dans certaines entreprises machistes, c'est encore très mal perçu d'en prendre.
Si pendant sa grossesse, l'employée n'est pas attentive, ne suit pas les dossiers de chez elle, ne répond pas aux appels réguliers de son patron, on la tient à l'écart à son retour.
»

Caudalie a finalement remercié son employée pour "insubordination et dénigrement" en janvier 2009. Affirmant qu'il n'y a aucun lien avec la grossesse.
[Et pourquoi en douter plutôt que de l'épanouissement professionnel de l'employée ?]
Nathalie porte l'affaire devant le tribunal des prud'hommes grâce à la Halde
[A quoi sert la CFTC ? En clair, la HALDE prend Nathalie et fait de son affaire un exemple et l'objet d'une campagne de presse.]
En première instance, le licenciement est jugé nul et discriminatoire. L'entreprise a décidé de faire appel.

[Propagande: Rue89 se charge de la communication de la Halde]

Régulièrement, la Halde obtient gain de cause.[sic] "Comme en mars 2010 : la Cour d'Appel de Versailles a condamné la société Yellow Media à verser 100 000 euros d'indemnités à son ex-directrice de publicité. Ecartée de son poste à son retour de congé maternité, elle avait été licenciée pour avoir refusé un déclassement professionnel.
Les maisons les plus prestigieuses ne sont pas épargnées. En septembre 2010, Christian Dior Couture est condamné pour un licenciement qui entrave « les règles protectrices de la maternité ». Après sa grossesse, une de leurs salariées avait reçu en main propre une convocation à un entretien préalable de licenciement. Elle avait ensuite été remerciée pour « faute grave ».

Les prud'hommes de Paris ont prononcé la nullité du licenciement et condamné l'entreprise à indemniser l'employée.
" [Maître] Avi Bitton, [spécialiste du droit du travail : licenciement, harcèlement, durée du travail, congé maternité, élections professionnelles (!), comité d’entreprise, clause de non-concurrence, a lui-même donné du fil à retordre à son employeur, le Cabinet Clifford Chance. Il est l'] avocat de la victime :
« Lorsque les entreprises ont une salariée enceinte, la plupart préfèrent s'en débarrasser, quitte à négocier un accord amiable ou à être condamnée en justice, plutôt que de la conserver dans leurs effectifs.
On pense qu'elles ont des horaires moins souples puisqu'elles s'occupent des enfants, qu'elles feront moins d'heures, etc.
»

La grossesse, un poids pour la carrière ?
"Mais selon le code du travail, ces pratiques sont interdites. Le fait d'être enceinte ne peut justifier :
◦ un refus d'embauche, que ce soit pour un poste de titulaire, stagiaire ou une formation (sauf pour faute grave) ;
◦ la résiliation d'un contrat de travail au cours d'une période d'essai.
Cette législation s'applique du début de la grossesse jusqu'à quatre semaines suivant la fin des congés maternité.

Selon l'étude CSA pour la Halde, 23% des sondées déclarent avoir été interrogées lors d'un entretien d'embauche sur leur volonté ou non de devenir mère un jour. Car si la plupart des discriminations ont lieu au retour de la grossesse, certaines femmes sont évincées dès l'entretien, parce qu'elles envisagent d'avoir un enfant.

Comme exemple, la Halde cite cet e-mail reçu par une employée, qui avait décroché une promesse d'embauche. Par franchise, entre-temps, elle a annoncé sa grossesse. La réponse de l'entreprise est cinglante : « Votre candidature ne peut être retenue au vu de la circonstance heureuse qui vous arrive et nous en sommes ravis pour vous.
» [du déjà vu, lu et exploité]

Pour
[maître] Simon Denis, défenseur prud'hommal à la CFTC, ces cas ne sont pas rares et concernent aussi les cadres et les professions supérieures, comme les avocates :
« Vis-à-vis des employeurs, c'est mal vu qu'une cadre fasse un enfant car dans leur tête, elle ne sera plus disponible pour effectuer des déplacements ni aller aux réunions tard le soir. Le fait d'avoir un enfant, c'est encore très mal vu. Surtout à ce niveau-là de carrière.»
[Le conseil syndical CFTC est avocat d'affaires associé (Cabinet Colbert Avocats).]

Rue89 sélectionne les éléments d'information

Outre les "détails" de l'histoire déjà signalés plus haut,
avec la complicité de la HALDE, ce site de Libération veut ignorer ce qui arrange son réquisitoire.

"Fondatrice et gérante de Caudalie, Mathilde Thomas, l’épouse du patron, conteste cette version, justifiant la sanction par « un problème d’insubordination à l’égard de (son) mari ».
Dans l’entreprise où l’âge moyen est de 26 ans, « vous imaginez que des congés-maternité, j’en ai à ne plus savoir qu’en faire, des congés pathologiques, des congés parentaux », explique Mme Thomas, elle-même « maman de trois enfants ». Et de citer le nom de deux jeunes femmes tout récemment promues de retour de « congé mat’ ». Lien vers la dépêche A*P du 8/03/2010

Happy end -dont Rue89 nous fait grâce

La maman et le bébé se portent bien.
Ce que ne dit pas Rue89/Libération, c'est que, la même année ( 2009), Nathalie Belhassen-Ohana est business developer, Maesa (groupe français de beauté, 70 personnes).

mardi 15 février 2011

Prière de ne pas stigmatiser les Rom

Vol de métaux : 23 Rom arrêtés...
Vincent van Gogh: Les Caravanes - Camp gitan près d'Arles (1888)

La campagne politicienne d'août 2010

France 24, chaîne de France Télévisions (service public) écrit: «Nicolas Sarkozy a lancé une 'véritable guerre nationale' contre la criminalité en pointant du doigt "certains" gens du voyage. Les roms sont notamment visés. »

VOIR et ENTENDRE
(lien) un reportage partial qui se veut pédagogique et ...humaniste, avec l'intervention de Michèle Mézard, membre du collectif Romeurope, dont la coordination générale est assurée par le secrétariat International de Médecins du Monde, une association française loi de 1901 de solidarité internationale. C'est une ONG qui reçoit des subventions administratives nationales ou internationales (à 35%). Elle a fait sécession de Médecins sans Frontières (PS) et appartient à la nébuleuse communiste depuis mars 1980:

Le rappel du génocide des Rom par les nazis est légitime, mais pour être juste et complet, il faudrait aussi évoquer la Suisse et la Suède où la répression du nomadisme fut associée aux théories eugénistes sur la « protection de la race ».
La Suisse et la Suède -pour citer deux démocraties considérées comme exemplaires- mirent en place une législation qui visait à détruire la culture tzigane. En 1926, l'opération « Les Enfants de la Grand-Route » organisa l'enlèvement d'enfants Tsiganes de Suisse pour les placer et les rééduquer dans des familles d'accueil sédentaires, des orphelinats voire des asiles psychiatriques en tant que « dégénérés ». L'Australie a connu les mêmes pratiques portant sur les aborigènes de la "Lost generation". En outre considérés comme génétiquement menteurs et voleurs, non seulement on interdisait aux parents biologiques tziganes de rencontrer leurs enfants (sous peine de prison), mais des stérilisations furent pratiquées sous prétexte « humanitaire » pour limiter leur reproduction. Cette opération ne prit fin en Suisse qu'en 1972 et en 1975 en Suède.
Voilà pour la mise au point rendue nécessaire par
le parti-pris de la gauche radicale et de la presse partisane.
Lire PaSiDupes

Trois lignes dans La Provence, le mercredi 09 février 2011

23 Roms qui volaient des métaux ferreux ont été interpellés sur le terrain d'une usine désaffectée de la zone industrielle La Grande Colle à Port-de-Bouc (ville communiste des Bouches-du-Rhône) le mardi 8 février.

Des renforts ont été nécessaires à leur arrestation: les brigades anti-criminelles d'Istres, Vitrolles et Marignane ont convergé vers Port-de-Bouc, pour épauler leurs collègues de Martigues.
Vu leur nombre, ils ont été placés en garde à vue
, dans plusieurs commissariats du pourtour de l'étang de Berre. Selon les premiers éléments de l'enquête, ces 23 Roms seraient originaires d'un campement illégal situé à Marseille.
Pour les auditions, il a fallu faire appel à un policier interprète et la prolongation de la garde à vue était envisagée. .

Le butin
Le matériel volé inventorié est très encombrant: cuve à fuel, godet de tractopelle, etc...
Il fallait que, s'ils ne parlent pas notre langue, les voleurs soient bien organisés et très bien équipés.
Peut-être ces travailleurs clandestins auront-ils mérité leur retraite versée par les travailleurs français solidaires...
Lien PaSDupes: PETITION

dimanche 30 janvier 2011

LePost dénie à NKM le droit de donner son avis sur Bedos

La presse cherche des noises au gouvernement

La mafia de gauche sert les rangs autour du fils de Guy Bedos, un piètre humoriste qui déblatère sur le Chef de l'Etat
Lien PaSiDupes: rappel des faits

Le très petit chroniqueur invité de Le Post, Bruno Roger-Petit, s'en prend à Nathalie Kosciusko-Morizet
, ministre permanent des gouvernements Sarkozy. L'aigri refoulé de France 2, et recueilli par la presse de caniveau, n'en peut plus de ses vilénies. La noirceur de son âme sa bile s'exhale à longueur d'articles pesants et moralisateurs.
La victime sacrificielle du jour de ce masturbateur solitaire est donc NKM, "longtemps admirée par les blogueurs dits influents qu'elle achetait à grands coups de dîners mondains ridicules où certains de ces blogueurs (jamais avares de leçons aux journalistes professionnels) s'empressaient d'aller ripailler et de se vautrer dans une dégoûtante corruption des moeurs, NKM donc, a dévoilé son vrai visage, ce mercredi passé, sur les ondes de RMC."
C'est un peu chargé et laborieux, mais sans joie: Roger-Petit peine à jouir de ses lignes, à la différence de Nicolas Bedos (ci-dessus) qui part tout de suite et n'en finit pas de se répandre.

Mais l'adolescent demeuré les yeux cernés a-t-il les moyens de la révolte ?
L'incontinent n'en finit pas de se vider: "le voir traînER dans la boue et menacER de fait par toute la machine à censure umpienne me révolte d'instinct, c'est comme ça." En tout cas, son orthographe n'est pas instinctive et il est difficile de croire qu'il est du nombre des journalistes à bac+6... Celui qui pose en 'décrypteur' pour LePost (!) s'avoue d'ailleurs dépassé par le niveau de sa cible et ironise: "C'est bon l'humour quand on tangente quelque chose de la réalité". Keskesaveudire l'humour qui tangente la réalité ?", s'interroge le cancre de la presse de troisième zone...

Faut-il interdire Nicolas Bedos d'antenne ?

Telle est la problématique de la presse. Les journalistes de RMC, Alain Marschall et Olivier Truchot, interrogent Nathalie Kosciusko Morizet avec l'intention manifeste et malveillante de pousser la ministre à la faute et d'ainsi provoquer du buzz.

Bruno Roger-Petit, accusateur public, vitupère
"Lundi matin, elle s'en est pris à Nicolas Bedos, qui a commis le crime de lèse-majesté surprême : oser se moquer du président de la République. NKM est donc monté sur ses grands-chevaux (un poney sans doute, ainsi que définissait Jean-François Kahn définissant le cheval sarkozyste) et a frappé fort, exigeant de Franz-Olivier Giesbert la tête de Nicolas Bedos."

VOIR et ENTENDRE donc si l'avis personnel de Nathalie Kosciusko Morizet, sollicité avec insistance, constitue la pression que décrit BRP :

"Nicolas Bedos est nul et insultant !" N. Kosciusko-Morizet envoyé par lesgrandesgueules

Devoir de mémoire

La sottise fait de Roger-Petit un provocateur: voir la réaction d'Elisabeth Lévy à un précédent contact urticant

Autre petit rappel du parti-pris de l'incohérent Bruno cru: la comparaison des interrogations de BRG en décembre 2008 (ci-dessous) avec les accusations du même en 2011 (ci-dessus) est révélatrice de l'éthique professionnelle de la presse partisane.
Autre exemple dans PaSiDupes

VOIR et ENTENDRE la réaction effarée d'Eric Zemmour en 2008 face à la malfaisance de cette gauche haineuse en flagrant délit de sectarisme:
(A remarquer le montage très cadré et partisan de Canal+ en harmonie avec les propos putassiers de Bruno cuit.)

Le Post accepte néanmoins de publier sa prose fielleuse.
PaSiDupes renvoie aussi à sa noble attitude face à l'agression de Zidane par un autre humoriste distingué, Alévêque

lundi 13 décembre 2010

Dominique Paillé dénonce un procès d'intention à Brice Hortefeux

Nouvel épisode de la guerre historique justice-police

Brice Hortefeux maintient le soutien qu'il a apporté dimanche aux fonctionnaires de police lourdement sanctionnés par le juge de Bobigny, au risque de déplaire à l'opposition: ce jugement peut "paraître, aux yeux des forces de sécurité, comme disproportionné", a-t-il "revendiqué" dans "Dimanche soir politique" à France Inter, i>télé et Le Monde, puisque le juge a condamné les sept fonctionnaires à des peines ferme.

Les polémistes patentés ont modifié leur angle de tir
Après avoir accusé le ministre de l'Intérieur de stigmatisation des juges, l'opposition reproche maintenant à Brice Hortefeux d'avoir commenté une décision de justice: la condamnation à des peines de six mois à un an ferme de sept policiers, accusés d'avoir créé des faux documents accusant un automobiliste d'avoir heurté un policier, en fait blessé par un collègue.
A son tour, Michel Mercier a adopté la même position, celle d'un chef responsable envers ses subordonnés. Le ministre de la justice a donc bien évidemment apporté son soutien aux magistrats.

Le porte-parole de l'UMP explique qu'il n'y pas de dissonance problématique entre les deux ministres de l'Intérieur et de la Justice, chacun étant "dans son rôle".
Dominique Paillé a accordé un entretien au journal Le Monde, le 13/12/2010. Il montre que les "décrypteurs" auto-proclamés de la presse ont besoin d'une aide au décryptage...

Jugez-vous que la condamnation des policiers par le tribunal de Bobigny est disproportionnée ?
Je ne commente pas une décision de justice, qui n'est pas définitive. Le Parquet ayant fait appel, je souhaite surtout que la sanction qui sera prononcée soit incontestable. Je comprends néanmoins l'émoi des policiers parce qu'il est vrai que la sanction est lourde. Je souhaite désormais que tout le monde travaille dans la sérénité.

Brice Hortefeux a lui jugé la condamnation "disproportionnée" : est-il allé trop loin ?
En disant cela, Brice Hortefeux est dans son rôle de ministre de l'Intérieur, à l'écoute des forces de l'ordre. Et ce qu'il a dit n'entrave en rien le bon fonctionnement des institutions. Le Garde des Sceaux, Michel Mercier, dans sa réaction, est lui aussi dans son rôle. Personne ne peut dire que les magistrats sont laxistes. D'ailleurs, on ne leur reproche pas de l'avoir été dans cette affaire… [!]

Il n'y a donc aucun désaccord entre deux ministres, Brice Hortefeux et Michel Mercier ?
On a fait à Brice Hortefeux un procès d'intention. Relisez ses propos : il dit comprendre que la condamnation apparaisse disproportionnée aux yeux des policiers. Il n'a pas dit que les juges ont mal jugé. Le Garde des Sceaux, lui, a affirmé en substance : "Laissez la justice passer."

N'y a-t-il pas de nécessité d'un recadrage gouvernemental ?
Non, il y aurait nécessité d'un recadrage s'il y avait eu une atteinte aux institutions dans cette affaire.

Que pensez-vous de la manifestation de policiers devant le tribunal de Bobigny ?
La forme de l'émoi on peut en discuter, mais le sujet est plutôt un épiphénomène.

Eric Zemmour explique que cette polémique est un classique

Sur RTL comme chaque matin, Eric Zemmour a livré son point de vue le 13.12.10.
Ce lundi, il mettait en perspective l'actualité avec l'éternel conflit entre justice et police dans l'affaire dramatique du moment à Marseille. Le chroniqueur souligne le travail difficile des policiers, à la fois limités par des consignes strictes et par des incohérences judiciares décourageantes.
VOIR et ENTENDRE sa chronique dans Z comme Zemmour


Eric Zemmour : Le juge et le flic : un classique de la polit envoyé par rtl-fr.


Ce qui reste grave en revanche est le parti-pris du PS en faveur des magistrats. Contre les policiers.

vendredi 3 septembre 2010

Rom: le parti-pris de la LDH

La Ligue des droits de l'homme et du citoyen ne dissimule pas son parti-pris

Libres dérapages citoyens

Transcription de quelques extraits de l'émission de France Culture "En toute franchise" de Hubert Huertas de 7h13 à 7h19, entendu le vendredi 3/09/2010.

Jean-Pierre Dubois (LDH) a-t-il tous les droits ?

De quel droit ligue-t-il les Français les uns contre les autres ?

En démocratie, la liberté d'expression profite aussi et surtout au associations:

" . . . il y a des délinquants en ce qui concerne les Roms, ce sont les maires, essentiellement UMP qui n'appliquent pas la loi et que les Préfets n'obligent pas à appliquer la loi, il y en a pratiquement la moitié dans les communes françaises . . .


. color="#cc66cc">A Lille, nous suivons depuis longtemps la politique de la municipalité à l'égard des Rom, et nous l'appuyons.
Parce que c'est une politique qui contrairement à ce que font les amis de monsieur Sarkozy, respecte la loi, prévoit des aires pour les gens du voyage, aide à la scolarisation, et, en effet, dans ce cadre là, madame Aubry a demandé que les Roms quittent un campement illégal. Lorsqu'on offre aux gens des possibilités dignes de vie et qu'on leur dit vous ne pouvez pas rester là où vous êtes en squatter, c'est normal.

Lorsqu'on fait tout pour casser les caravanes, casser jusqu'aux jouets d'enfants et qu'on ne leur offre aucune possibilité de vivre dignement, là on les traite comme des sous-hommes, il ne faut pas mélanger, comment dire, euh, les pompiers et les pyromanes . . . "
Il pourrait être juge des libertés à Grenoble (ou ailleurs)...

lundi 16 août 2010

Boubakeur fustige Obama pour son projet de mosquée à Ground Zéro

La mosquée de Paris ne souhaite pas entretenir le souvenir des attentats musulmans
Le Recteur n'est pas toujours amateur de "devoir de mémoire"

France Soir publie les propos Dalil Boubakeur recueillis par Jean-Claude Galli le 16/08/10,
au lendemain de la fausse alerte à la bombe sur le site de Lourdes, le jour même de la célébration de l'Assomption, temps fort de la foi des Catholiques, le 15 août :

“On ne construit pas une mosquée à Ground Zero comme ça”

Le soutien apporté par Barack Hussein Obama à la construction d’une mosquée, pour le 10e anniversaire prochain des attentats du 11 septembre 2001, à proximité du site, provoque une vive polémique aux Etats-Unis, où une large majorité d'Américains y est hostile (lien Le Figaro).
Le recteur de la Grande Mosquée de Paris, comprend l’émotion que suscite le projet parmi les Américains.

Ground Zéro


France-Soir - Quel regard portez-vous sur ce projet de mosquée à Ground Zero ?
Dalil Boubakeur - Cette affaire ravive les affres dans lesquels était plongée l’Amérique au moment du 11 septembre 2001. A cause du terrorisme, l’islam était devenu, pour elle, potentiellement dangereux. Cet attentat nous a coûté cher. Il a été commis au détriment de l’islam modéré.

F.-S. 68 % des Américains se disent opposés à ce projet…

D. B. Cela touche à un point sensible de l’Amérique. C’est un événement qui a suscité beaucoup de douleurs, une plaie qui demeure ouverte. On peut comprendre que la construction d’un lieu de culte musulman à cet endroit puisse rencontrer des réactions d’hostilités. Il y a des lieux symboliques qui réveillent la mémoire, qu’on le veuille ou non. Et il n’est pas très bon de réveiller les souvenirs. Rappelez-vous l’histoire du couvent d’Auschwitz, c’est un peu la même chose.

F.-S. Vous comprenez donc cette opposition.
D. B.
On ne construit pas une mosquée comme ça, dans un site aussi symbolique. Il faut qu’elle ait une fonction d’apaisement, qu’il s’agisse d’un lieu de réconciliation, pour justifier qu’elle soit présente, là. Si cet édifice religieux peut apaiser la sensibilité des Américains, alors c’est bien. Si c’est le contraire, il apparaîtra comme une provocation. Cela doit s’accompagner d’une explication formelle. Apparemment, les promoteurs de cette mosquée n’ont pas assez communiqué sur le sens de ce projet. Peut-être pourrait-on trouver un autre emplacement dans Manhattan ?

F.-S. Obama lui-même semble désormais reculer sur la question.
D. B. Oui, Obama a fait un pas en arrière. Il dit maintenant qu’il ne parlait pas « du bien-fondé » de l’installation d’une mosquée à Ground Zero, mais, de façon générale, « du droit » à construire une mosquée. Le recul d’Obama s’explique sans doute par le fait qu’il tient compte de la résonance de l’opinion américaine. D’un autre côté, la bonne volonté du président américain, qui a des sympathies pour l’islam, ne peut être remise en cause. (Lire PaSiDupes sur un parallèle avec Sarkozy) Ces derniers mois, il a insufflé une marque nouvelle à la politique classique américaine, celle de ses prédécesseurs, celle de Bush notamment.

Reculade
Décidement bien léger, le frère Barack Hussein ...
Lire PaSiDupes sur Obama, prix Nobel de la Paix pour son ...potentiel