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vendredi 13 mai 2016

A Rennes, la Bretagne socialiste oppose la violence à la loi Travail

Qu'on ne s'y trompe pas, les "casseurs" sont des activistes politiques

Une salle et des activistes sur le toit évacués à Rennes
Graffiti contre la loi Travail,
Rennes, le 12 mai 2016
Rebaptisée "Maison du Peuple" par ses occupants illégaux, la "salle de la Cité" située dans le centre historique de Rennes avait été investie par des activistes de l'extrême gauche anti-républicaine contre la loi travail.

Voir l'image sur TwitterUne intervention de police a débuté vers 6h, vendredi 13 mai 2016, à Rennes (Ille-et-Vilaine), dans cette salle municipale accaparée depuis le 1er mai. A l’aide d’une scie circulaire, des policiers ont ouvert la barricade métallique installée par les occupants et une trentaine de policiers est entrée dans la cour du bâtiment pris à la population rennaise, a indiqué un témoin sur place. 
Peu après 6h30, une douzaine d’excités politiques sont montés sur le toit du bâtiment pour tenter d’éviter l’évacuation, tandis qu'au sol plusieurs dizaines de jeunes et moins jeunes interdisaient l’accès de la rue aux forces de l'ordre.



Action insurrectionnelle de type subversif, voire "révolutionnaire"
Vers 7h un important dispositif policier tenait les manifestants à distance des rues et de la place proches du bâtiment municipal occupé, tandis que plusieurs policiers à bord d'une nacelle suspendue à une grue de chantier, surplombaient la salle et ses squatteurs toujours sur le toit. Les  séditieux communiquaient avec leurs camarades au sol au moyen d’un mégaphone. Le bâtiment, appelé " Salle de la Cité" avait été investi au prétexte du projet de réforme du code du Travail par un groupe d’"étudiants" de Rennes 2 et d’intermittents du spectacle assistés par l'Etat. 
Rebaptisée "Maison du peuple" par ses occupants révolutionnaires, cette salle de la capitale régionale socialiste était devenue le cœur de du mouvement subversif animé par la CGT et le syndicat trotskiste Sud de la NPA, assisté de Solidaires, et tous infiltrés par les militants communistes internationalistes. 
A l'élection présidentielle de 2007, le Parti des travailleurs (PT, trotskistes lambertistes) soutenait Gérard Schivardi, ex-PS, conseiller général de l'Aude, avait obtenu 0,47 % des voix.
Après une première convention de mise à disposition passée le 4 mai, dans un souci d’apaisement, par la mairie socialiste avec les occupants, pour une semaine et sous certaines conditions, la Ville de Rennes avait demandé mercredi à ses occupants de l’évacuer, menaçant d’en appeler à l’État si ceux-ci n’obtempéraient pas. Un huissier était passé signifier cette injonction aux occupants jeudi après-midi, après une nouvelle manifestation contre la loi travail.
VOIR et ENTENDRE cette contribution à BFMTV sur la détermination des "citoyens" d'extrême gauche : 
 


Une église occupée à Rouen. 

Le mouvement Nuit Debout occupe, à Rouen (Seine-Maritime) l’église Saint-Nicaise, depuis jeudi 5 mai. Une cinquantaine de militants a investi le sanctuaire et annoncé sa "réappropriation". Les squatteurs sont installés dans les jardins et le presbytère de ce lieu sacré fondé en 640 et inscrit aux monuments historiques depuis le 23 décembre 1981. "Ce n’est pas un squat, même si, au niveau de la loi, c’est considéré comme un squat. Les gens vivent dans le presbytère, c’est un lieu social, de jeunes, d’étudiants", assurent-ils, ambitionnant de distribuer la soupe populaire et d’accueillir les sans-domiciles. 
La cave et les étages du presbytère étant jugés "inaccessibles", ils occupent uniquement le rez-de-chaussée, bien que la dangerosité des lieux soit établie. "On nettoie, on répare. Et on attend la visite de l’huissier ou l’avis d’expulsion. On a effectué toutes les démarches, comme le raccordement à l’eau et l’électricité", opposent les clandestins. Tout sauf des casseurs, ce sont des activistes organisés, voire chevronnés et bien encadrés.

Le lundi 9 mai 2016, déjà, une trentaine de militants de Nuit Debout avaient investi le conseil municipal de Rouen (Seine-Maritime) et ont interpellé le maire, Yvon Robert.



Crainte de nouveaux incidents samedi 

D'importantes dégradations ont été constatées vendredi soir après des affrontements entre des manifestants contre la loi Travail et les forces de l'ordre. 


La manifestation de ce samedi a été annulée, "une manifestation de casseurs", selon Bernard Cazeneuve. "Rennes et Nantes n'ont pas vocation à devenir un champ de bataille pour casseurs violents, animés par la haine de l'État et de la République." Le ministre de l'Intérieur a prévenu: les violences en marge des manifestations contre la loi Travail doivent cesser et être sactionnées. A la veille du rassemblement prévu ce samedi à Rennes et annulé par la préfecture d'Ille-et-Vilaine, de nombreux incidents se sont produits.
Les tensions ont été ravivées après l'évacuation, à l'aube vendredi, de la salle municipale, rebaptisée "Maison du peuple", après douze jours d'occupation. 
Dans la soirée, plusieurs centaines de révolutionnaires avaient défié les forces de l'ordre après un appel au rassemblement à 20 heures place Sainte-Anne. De nombreux équipements publics, agences bancaires et magasins dans le centre-ville ont été dégradés. "Nous avons eu affaire à des actions commando très violentes préparées, avec des manifestants très mobiles qui se divisaient parfois en plusieurs groupes", a indiqué le préfet délégué de la zone de défense et de sécurité ouest Patrick Dallennes, précisant que deux personnes avaient été interpellées. "On oublie complètement les revendications contre la loi travail, c'est de la violence contre l'économie, les institutions". 

La mairie attaquée et endommagée

Dans une premier temps, un face à face calme a débuté entre quelque 200 jeunes et des forces de l'ordre qui les empêchaient de réinvestir les lieux dont ils ont été délogés. Puis, vers 21h30, alors que le groupe des protestataires, dont nombreux étaient cagoulés, avait beaucoup grossi, certains ont commencé à s'en prendre à des caméras de surveillance et aux palissades du chantier du métro. 
Les forces de l'ordre ont répliqué avec des gaz lacrymogènes, et les manifestants se sont dirigés vers le centre-ville, certains commettant de nombreuses dégradations sur leur passage.

Les vitres d'un commissariat ont été brisées, les palissades en bois mises en place pour protéger plusieurs agences bancaires ont été arrachées, les vitres brisées à l'aide de poutres, l'intérieur saccagé. Des boutiques de vêtements, le local du PS ont aussi eu leurs vitrines brisées. Un commissariat a également été pris pour cible. 

Quand la mairie socialiste a été à son tour attaquée, les forces de l'ordre sont intervenues pour éloigner ces manifestants casseurs. 

Est-on un "casseur" quand on s'attaque aux emblèmes de la République ?

Les actions de casse ont cessé peu après 23h00, certains groupes enlevant leurs vêtements sombres pour les dissimuler dans des sacs avant de se disperser en ville, rapporte la presse. 
"Plus les manifestations sont clairsemées,
plus elles sont violentes",
souligne Alain Duhamel
Ce rassemblement intervient alors que la préfecture d'Ille-et-Vilaine a interdit la tenue samedi d'une manifestation non déclarée contre les "violences policières". Une initiative saluée par le ministre de l'Intérieur, écrit l'AFP - bien qu'il n'y soit pas étranger pour avoir adressé ses instructions à ce représentant du gouvernement ! - alors que la maire PS de Rennes a réclamé "après des paroles fortes", "des actes forts" de l'Etat. "Je mettrai à la disposition du préfet le renfort nécessaire de forces de l'ordre pour que toute infraction à cette interdiction de manifester donne lieu à interpellation et que les auteurs soient mis à disposition de l'autorité judiciaire", a insisté Bernard Cazeneuve. 
Le ministre de l'Intérieur, invité du 20 heures de France 2, alors que F. Hollande y est également à nouveau annoncé, a ajouté - comme à son habitude en pareilles circonstances - que "les casseurs [s'il y tient !] doivent être interpellés et ils doivent être jugés"

Le locataire de la place Beauvau a fait l'amalgame entre "casseurs", ou délinquants de droit commun,  et "activistes", ou révolutionnaires politiques
Il a en effet qualifié la manifestation de samedi "pour ce qu'elle est, c'est une manifestation de casseurs, ce sont des groupes extrémistes, des activistes dont on connaît les intentions", a admis le ministre. 


La ville de Rennes -en état de siège- sera barricadée 


Samedi matin, les habitants et commerçants de Rennes n'ont pu que déplorer les dégâts. "Vous arrivez le matin déjà avec la boule au ventre, s'agace Fabienne, coiffeuse dans le centre-ville. Moi je sors du parking, je regarde à droite, à gauche. Il y en a plein qui sont enivrés, il y a des papiers partout, il y a le bazar partout, il y des tags qui sont là. Et quand tu ouvres ta porte, tu regardes qu'il n'y a personne derrière toi." 

Une situation qui fait craindre le pire pour la journée de samedi. Même si la manifestation a été interdite, 500 CRS ont été déployés dans la ville dès le début de matinée. De nombreux commerçants resteront fermés et ont déjà tenté de protéger leurs vitrines avec des panneaux de bois.

mardi 10 août 2010

Islam: le politiquement correct de France 5, Benjamin Stora et ...La Croix

Un documentaire partisan, l'Histoire dût-elle en souffrir !

Attentat du GIA, place St Michel:
le drame mortel d' innocents anonymes
en situation régulière

En février dernier, France 5 diffusa une émission composée d' « exceptionnels documents d’archives ». En quoi « exceptionnelle », selon La Croix ? Elle avait le mérite de remettre à en perspective « la longue et parfois douloureuse histoire des immigrés « musulmans » de France » et de leurs enfants nés ou devenus français. Et déjà, pourquoi 'musulmans' entre guillemets ?... Cette religion ferait-elle problème ?
« Réunissant d’exceptionnels documents d’archives – y compris des séquences filmées dans les usines du Nord où les premiers « indigènes » sont venus travailler dès le début du XXe siècle –« le documentaire diffusé mardi 23 février au soir par France 5 a « le mérite de remettre en perspective la longue et parfois douloureuse histoire des immigrés « musulmans » de France. » Qu'est-ce donc aussi qu'un 'indigène' pour La Croix, si ce n'est un autochtone du pays en question, en l'espèce une colonie au XIXe siècle encore .

L'article de La Croix était alarmiste

Dans un appartement à la décoration années 1970, une famille maghrébine est attablée. Bien que le père explique qu’il ne pratique plus lui-même le Ramadan, le journaliste s'inquiète: « Pensez-vous que vos enfants, plus tard, l’observeront à nouveau ? » « Oh non, je ne pense pas, sourit le jeune père. Ils sont civilisés maintenant. »
VOIR et ENTENDRE


Civilisés et intégrés

Des tranchées de la Première Guerre mondiale jusqu’à nos jours, en passant par la très solennelle inauguration de la grande mosquée de Paris, en 1926, puis, dans l’après-guerre, les camps, les bidonvilles et les cités synonymes d’espoir, sans oublier « la marche des beurs » accompagnée du P. Christian Delorme…
A la réalisation de ce travelling arrière, entrecoupé d’entretiens souvent passionnants avec des représentants de cette immigration venue d’Afrique et du Maghreb, France 5 a consacré quatre années d’enquête.
Les réalisateurs?
Karim Miské et Mohamed Joseph, des « indigènes » qui ont visiblement réussi leur ascension de l'échelle sociale et n'ont donc pas souffert de leurs origines, quoi qu'on en pense, quoi qu'on en dise.
VOIR et ENTENDRE



Et qu'en pensent les commerçants ?

Un documentaire engagé du service public

La présence des réalisateurs est discrète et, selon l'oecuménique tiers mondialiste La Croix, « étonnamment, l’islam est peu présent, sauf au détour de quelques séquences comme cette « affaire du voile » [banalement] surgie dans un collège de Creil en 1989. »


De l'évocation historique à la thèse du « drame de l'islam »

C'est la mission impartie à l’historien Benjamin Stora, dont on a compris qu'il n'est pas musulman. Son résumé du 'drame' ? « A peine émergé sur la place publique et aussitôt victime de l’amalgame avec l’islamisme, lorsque six ans plus tard les bombes du GIA [Groupe islamique armé] éclatent dans le RER. » à la station Saint-Michel et feront huit morts et une centaine de blessés. On est en 1995 et le GIA organise d'autres attentats.
Or, ce mouvement terroriste - qui recueille la sympathie de Benjamin Stora bien qu'il soit proche d'al-Qaida et composé essentiellement d'anciens volontaires algériens formés à la guérilla dans les maquis d'Afghanistan, ou d'autres qui ont combattu en Bosnie-Herzégovine - cherche à renverser le gouvernement algérien pour le remplacer par un État islamique.


Le drame des Chrétiens ?

La Croix et France 5 en flagrant délit d'occultation historique
En 2010, les sympathies de Benjamin Stora ne sont toujours pas ébranlées.
En 1996, le GIA a pourtant enlevé puis exécuté les 7 moines trappistes français de Tibhirine et fait assassiner Monseigneur Pierre Claverie, évêque d'Alger, juste avant de disparaître.

Mais le drame des chrétiens qui indiffère Stora ne s'arrête pas là:
- 8 mai 1994, deux religieux français sont assassinés dans le quartier de la Casbah à Alger;
- 3 août 1994, assassinat à Alger de trois gendarmes français et de deux agents de l’ambassade de France; alors pourquoi pas des tirs sur gendarmes et gendarmerie en juillet 2010 en Isère ?
- 27 décembre 1994, quatre Pères Blancs, dont trois Français, sont assassinés à Tizi-Ouzou, en Kabylie;
5 mai 1995, 5 coopérants dont 2 Français sont assassinés dans les locaux d’une société algérienne.


VOIR et ENTENDRE


France Inter, France Info,
Libération et Le Point
ont-ils évalué la satisfaction des commerçants ?

France 5, Benjamin Stora et La Croix, même combat

Benjamin Stora
Né en décembre 1950 à Constantine (alors en Algérie française), il s'est spécialisé dans l'Algérie contemporaine et de l'immigration algérienne en France.
L'EHESS a diplômé ce trotskiste (1968 -groupe trotskiste de Pierre Lambert, "lambertiste" comme Lionel Jospin) qui trouva à se placer naturellement à l'université Paris XIII, c'est-à-dire, et vous l'aurez deviné, Saint-Denis, Villetaneuse, Bobigny, La Plaine Saint-Denis, où il serait malveillant de soupçonner une désinformation trotskiste.
Benoît Hamon a trouvé une sinécure de professeur associé (avec bac +3...) à Paris VIII voisin (Saint-Denis, Montreuil,Tremblay-en-France) et Marc Blondel (FO et président de la Fédération Nationale de la Libre Pensée) consacra une page à Pierre Lambert à sa mort dans le mensuel de la Libre-Pensée.
Lambert fut candidat à l'élection présidentielle de 1988 ( 0,38 % des suffrages) et son Courant communiste internationaliste, trotskiste, devint ensuite la principale composante du Parti des travailleurs (PT), dont le secrétaire national est Daniel Gluckstein. Que du beau monde et seuls leurs opposants sont des extrémistes infréquentables.
Stora a été conseiller historique du film Indochine de Régis Wargnier et de Là-bas... mon pays d'Alexandre Arcady en 2000.
Il signa en 2007 l'appel des intellectuels appelant à voter pour ... Désirdavenir Royal.

Comprend-on maintenant un peu mieux comment les musulmans « civilisés » de l'« indigène » du départ, menacés de disparition par assimilation, occupent en fait aujourd'hui l’enclave musulmane de Barbès (18e arrondissement de Paris), bloquant chaque vendredi des rues entières pour leur prière, en violation flagrante de la Loi de 1905.

Marqués dans leur chair
ils n'oublient pas
l'attentat de la Rue de Rennes

Le militantisme de certains « occidentaux » vaut bien la menace islamiste.

Ces scènes que les videos ci-dessus révèlent à la plupart des Français médusés ne sont possibles que du fait du militantisme des Benjamin Stora dont l'anticléricalisme archaïque et la libre pensée déraisonnable font le lit d'une religion conquérante qui menace non pas tant les chrétiens - qui en ont vu d'autres - que la république laïque.

A noter qu'au XIXe siècle, les libres penseurs organisaient de grands banquets ...le Vendredi Saint et encourageaient ainsi la consommation de viande comme moyen d'exprimer leur dérision. Les apéros géants actuels n'ont donc rien inventé, sinon qu'ils peuvent faire des morts, ne pas être nécessairement organisés par l'extrême droite et que la libre pensée s'accommode fort bien de la provocation d'un apéro géant Hallal et Thé à la menthe chez les Gaulois. Lire PaSiDupes

vendredi 13 février 2009

Guadeloupe : la crise internationale, tremplin indépendantiste

La gauche instrumentalise la crise économique à des fins politiques

La situation en Guadeloupe

La station Total de Grand-Camp est fermée, mais la pompe Esso après le pont de la Gabarre aussi, comme celle de la Jaille et pas plus de chance avec Texaco à Gosier, Vito à Moudong ou Wipco à Houelbourg. Depuis le 20 janvier que la grève générale a été lancée, trouver de l'essence remplace tout autre sport, fusse-t-il le saut de haies ou le football.
Le 19 janvier 2009 , 46 organisations syndicales, professionnelles et politiques appelaient à une grève reconductible à partir du mardi 20 pour « exiger la baisse des prix de tous les produits de première nécessité, des impôts et taxes » et du carburant — une des revendications des est la baisse « immédiate » de 50 centimes du prix des carburants. La quasi-totalité des 115 stations-service de la Guadeloupe, exigeant l'arrêt de l'implantation de toute nouvelle station-service, n'ont pas ouvert à la suite du mot d'ordre de fermeture illimitée lancé par l'organisation professionnelle de leurs gérants. Début décembre, au moment des élections prud’homales (le 3/12),des barrages routiers, élevés pour protester contre le prix des carburants, avaient déjà paralysé l'île pendant quatre jours, ils avaient été levés le 11 décembre, après l'annonce d'une baisse des prix des carburants par le secrétaire d'État à l'Outre-Mer Yves Jégo.

Le LKP (Liyannaj kont' pwofitasyon)

Le Collectif contre l'exploitation, qui regroupe une cinquantaine d'organisations, a lancé ce mouvement social, mais son intransigeance obtuse ne permet pas d’entrevoir une issue.
La peur s’étend dans le département.
Dans les files d'attente des stations, on est bousculé par des gros bras de l'UGTG (Union générale des travailleurs de Guadeloupe), à l'origine du collectif. Une employée de station service a reçu des menaces pour avoir laissé passer son patron, un "blanc-pays". "J'ai eu honte. Ce n'est pas mon pays, ça. Réfléchissons à notre ‘en noir et blanc’ ". Les commerçants sont forcés de baisser leurs rideaux de fer et des hommes passent vérifier que les consignes sont suivies.
Mais la députée radicale Taubira n’a rien à ajouter au commentaire d’un délégué FO qui souhaite, ce matin, le retour à Paris des deux médiateurs du gouvernement qu’il juge incapables, car ignorants, selon lui, des problèmes locaux. En somme, pourquoi réclamer le soutien de Paris, si par définition les métropolitains ne peuvent régler les problèmes antillais.

Le cœur du problème

Est-il donc véritablement une augmentation générale des salaires de 200 euros, assortie d’une baisse des prix pétroliers et alimentaires ? Certes. Et nul doute que le LKP reconnaît cette compétence-là au gouvernement, mais il cherche surtout à profiter de la crise, qui exacerbe les problèmes de pouvoir d’achat, pour faire avancer la cause des extrémistes.
Politisation
Le 21 janvier 2009, la mobilisation contre « la vie chère » se durcit avec l'organisation d'« opérations de mobilisation active visant à démontrer la résolution des manifestants ». Les organisateurs se sont associés pour la circonstance dans un « Komité kont pwofitasyon » (Comité contre la profitation) regroupant des partis et organisations politiques de gauche (PC guadeloupéen, MoDem, Les Verts, entre autres) et des associations culturelles militant pour l'identité créole.

Les partis et syndicats attisent le conflit depuis la métropole.
Mailly (FO) clame son soutien depuis Paris à ses hommes du LKP et la radicale Christiane Taubira, qui voit une ‘humiliation’ dans le voyage-éclair du Secrétaire d’Etat à l’Outre Mer pour rendre compte à Paris.

Exemples contradictoires de propagande de l’UGTG
Tout et son contraire, la plus grande confusion :
1- COLLECTIF LIYANNAJ KONT PWOFITASYON
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Le Collectif LIYANNAJ KONT PWOFITASYON apporte un démenti formel aux allégations de Mme ALLIOT-MARIE, Ministre chargée de l’Intérieur, selon lesquelles un accord serait intervenu pour la plupart des points contenus dans la plate-forme de revendications du LKP.
Le Collectif LIYANNAJ KONT PWOFITASYON réaffirme, QU’AU CONTRAIRE, il n’y a aucun point d’accord notamment en ce qui concerne le relèvement de 200 € des bas salaires, des retraites et des minima sociaux, la baisse du prix de l’essence et des produits de première nécessité.
Le Collectif LIYANNAJ KONT PWOFITASYON appelle les Travailleurs et le Peuple de Guadeloupe à poursuivre plus que jamais la grève générale déclenchée le Mardi 20 Janvier 2009.
LA GREVE CONTINUE
Pour le Collectif Liyannaj Kont Pwofitasyon
Elie DOMOTA
Lapwent, 06 Févriyé 2009.

2- Mais, le 12/02/09, l’UGTG écrit : « Après 24 jours de grève générale, la mobilisation du Peuple Guadeloupéen contre les pwofitasyon ne faiblit pas. Le Ministre JEGO a pris la fuite dimanche 8 février et a provoqué la rupture des négociations alors que nous étions sur le point de signer un accord sur les 200 € d’augmentation de salaire »…

De plus, le secrétaire national du Parti des travailleurs (PT, autodissous), devenu Parti ouvrier indépendant (POI), est sur le coup
Le directeur de campagne de Gérard Schivardi (candidat à la présidentielle 2007 qui a obtenu 0,34 % des suffrages exprimés, maire de Mailhac dans l’Aude) s’intéresse aux Guadeloupéens et leur écrit. Extrait :
« L’Entente Internationale appelle tous les travailleurs, les militants, les organisations ouvrières et démocratiques à apporter leur soutien aux travailleurs et aux organisations guadeloupéennes en lutte et à exiger des autorités françaises qu’elles renoncent à faire obstruction à la libre négociation et donnent satisfaction à leurs justes revendications.
Daniel Gluckstein Coordinateur de l’Entente Internationale des Travailleurs et des Peuples.

Or, le POI regroupe des communistes et des socialistes, des anarcho-syndicalistes et des trotskistes.
Ils reconnaissance la lutte des classes, défendent la laïcité de l'école et de l'État, s’oppose à l’UE, militent pour l’indépendance réciproque des partis et des syndicats et luttent pour l’abrogation des institutions de la Ve République

Sans compter que les adhérents du POI sont aussi des syndicalistes dans les organisations issues de la première CGT : CGT actuelle, CGT-FO, FSU et Sud.
Aujourd'hui l'UGTG est un syndicat influent qui a obtenu 51.67% des voix aux élections prud'homales du 03 décembre 2008; soit une progression de 4 points par rapport aux prud'hommes 2002.
Ce score place l'UGTG loin devant les autres organisations syndicales guadeloupéennes, telles que la CGTG 20% et la CTU 9%.

On l’a compris, les agitateurs sont minoritaires mais très actifs, voire violents.
La majorité des Guadeloupéens, faut-il le préciser, désapprouve donc le mouvement, mais se tait et se terre, soumise au régime de la force et de la peur.

vendredi 27 juin 2008

Hérault : des viticulteurs défendent le prix du vin par la violence

Des extrémistes minoritaires soulèvent les régions
Les manifestations violentes de pêcheurs au Guilvinec (Finistère) ou d’habitants de Carhaix (Finistère, aussi) ont au moins un point commun trop souvent négligé : les meneurs sont des professionnels trotskistes de l’action de rue.

Le même type d’activisme a gagné l’Hérault.
Un drapeau apparaît constamment sur les photos de presse
(comme ci-dessus) et c’est toujours celui des révolutionnaires trotskistes de la LCR, auquel est souvent associé celui du syndicat non-représentatif SUD.
Entre 4.500 personnes, selon la police, et douze mille, selon les organisateurs, ont manifesté mercredi à Montpellier pour "exprimer la colère" des viticulteurs du Languedoc-Roussillon qui n’ont pas anticipé la baisse des prix du vin. Réclamer des aides d'urgence du gouvernement est certes un vieux réflexe, mais c’est surtout devenu une volonté d’accusation politique et de harcèlement politicien du pouvoir .

Lorsqu'elle raconte que des drapeaux de la Fédération des syndicats d'exploitants agricoles ou des Jeunes agriculteurs fleurirent à cette occasion, l’agence de presse françaisement par omission. Elle ne mentionne pas la LCR qui n’est là que pour radicaliser les rapports. Tant que les manifestants ponctuent leur marche d'explosions de pétards ou de longues cannes à feu remplies de soufre, rien que de folklorique dans la tradition.
Mais à l'issue du défilé, des incidents ont éclaté entre un groupe de viticulteurs décidés à en découdre avec les forces de l'ordre. Bizarrement, l’agence de presse française ne sait pas les identifier, malgré leurs étendards… Pour elle, ce sont ‘des’ manifestants qui ont lancé des cailloux sur les CRS , lesquels ont répliqué avec des grenades lacrymogènes.
Deux personnes ont été brièvement interpellées dont le président des Jeunes Agriculteurs du Gard Xavier Fabre et un viticulteur de l'Aude puis ont été remises en liberté. Il semblerait que la police s’en soit tirée sans blessés, ou que ses victimes ne retiennent pas l’attention des journalistes de l’A*P, lorsque le calme revient vers 21H00.
Plus tard dans la nuit, après le départ des derniers manifestants, un groupe de casseurs s’est rendu à Pèzenas (Hérault), à 25 km à l'est de Béziers, où il a brisé des vitres de l'Hôtel des Impôts et d'une agence du Crédit Agricole avant d'être dispersés par des tirs de grenades lacrymogènes des CRS.

Les viticulteurs devraient être reçus lundi par Michel Barnier, ministre de l'Agriculture.
Venus de quatre départements de la région - Aude, Pyrénées-Orientales, Gard et Hérault -, ils ont reçu le soutien d'élus comme le président DVG de la Région Georges Frêche, celui qui insulte les Harkis et reproche à l’équipe de France de foot d’être constituée essentiellement de Noirs.
L’agence de presse que fustige Mediapart pour d’autres raison encore indique incidemment que l'ancien candidat à l'élection présidentielle, Gérard Schivardi, était sur place. Mais le décrire simplement comme maire de Mailhac, près de Narbonne (Aude), c’est dissimuler au plus grand nombre que cet opposant aux institutions de l'Union européenne (UE), était candidat à la présidentielle 2007, participa pareillement à la manifestation des salariés d'Airbus. Soutenu par le Parti des travailleurs (PT), ex- Mouvement pour un Parti des travailleurs (MPPT), Schivardi milite pour la laïcité de l'école et de l'État, pour l’abrogation des institutions antidémocratiques de la Ve République et pour la reconnaissance de la lutte des classes
Comme l'OCI, son ancêtre trotskiste, le PT pratique l’entrisme et noyaute FO. Au sein du syndicalisme enseignant, les militants de l'OCI, après avoir participé au sein de la FEN au courant École émancipée, ont créé leur propre courant, "École Émancipée pour le Front Unique Ouvrier" (EE-FUO, plus connu sous le signe "FUO"). Au milieu des années 1980, avec le concours de militants du RPR, ils ont participé à la création de nouveaux syndicats Force Ouvrière dans l'éducation nationale.
Les militants du PT se retrouvent actuellement essentiellement au sein des syndicats CGT , CGT-FO, mais aussi dans la FSU, où ils animent la tendance "Pour la Reconquête d'un Syndicalisme Indépendant". Ils radicalisent aussi les mouvements lycéens, étudiants et enseignants…

La candidature de Schivardi a recueilli 0,34 % des suffrages exprimés. Les casseurs de l’Hérault sont-ils aussi représentatifs du mouvement de viticulteurs ?
Méritent-ils le soutien complice de l’A*P ?
Olivier Besancenot (LCR) a gagné la respectabilité de se montrer sur France 2 au côté de Michel Drûcker qui s'est prêté à cette mascarade du gentil petit postier inoffensif.