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jeudi 2 janvier 2014

Les voeux de Lurel aux outre-mer sentent fort le pétrole

Chahuté sur les carburants, le millionnaire Lurel assure qu'il travaille

Victorin Lurel, ministre des Outre-mer, a dû revenir mercredi sur la crise du prix des carburants
 

LKP- mouvement de grève,

 le 5 décembre 2013 
Plus de 18 mois pour un décret
"Je travaille sur de nouveaux décrets depuis mon arrivée au ministère" a assuré le très rentable Lurel, lors de ses voeux diffusés sur l'ensemble des chaînes de télévision et des radios du réseau public Outremer 1ère. Mais "j'ai repoussé leur publication de plusieurs mois pour permettre la plus large concertation" ! a-t-il affirmé... Et ils ont d'ailleurs été modifiés pour tenir compte des souhaits des acteurs", s'est aussi félicité Victorin Lurel, en dépit des troubles aux Antilles françaises, alors que ses fameux décrets de régulation des carburants dans les DOM entraient enfin en vigueur mercredi.

"Cela ne veut pas dire pour autant qu'il n'y a plus de concertation. Celle-ci se poursuivra sur les arrêtés de méthode et j'inviterai, avec mes collègues ministres, l'ensemble des acteurs de la filière à une nouvelle réunion de travail dans les premiers jours de janvier", précise le ministre. Cette réunion de concertation, annoncée lundi, est prévue le 9 janvier.

"Pas plus aujourd'hui qu'hier, il n'y a matière à bloquer les territoires et leurs économies, alors que le gouvernement agit avec discernement [sic] en faveur de l'intérêt général des outre-mer", prévient Lurel. L'annonce de la publication des dits décrets avait provoqué des mouvements de protestation dans les DOM.

Les gérants de stations-service, qui s'étaient mis en grève vendredi aux Antilles et en Guyane, avaient temporairement suspendu leur mouvement à l'annonce de la réunion de concertation.
Pour le réveillon de la Saint Sylvestre, la préfecture de Martinique avait dû réquisitionner quatre stations, rapidement prises d’assaut par les automobilistes redoutant une pénurie durable de carburant. Quarante-huit heures plus tôt, la préfecture de Guadeloupe avait fait de même pour deux points de ravitaillement.
Le mouvement de protestation était il est vrai très suivi. Le week-end dernier, seules trois stations sur 76 étaient ouvertes en Martinique, d’après un porte-parole des gérants grévistes.
Selon des observateurs locaux, la grève et ses conséquences sur les déplacements quotidiens étaient mal perçues par la population. 
Des arrêts de travail et des manifestations massives, parfois marquées par des violences, s’étaient alors produites en Guadeloupe puis en Martinique pour s’opposer à "la vie chère".

Lurel affiche une belle détermination

Il était temps que dans ses résolutions pour 2014, le ministre des Outremer  également annonce du changement. Mais après 18 mois, c'est encore pour dans un fuur prochain qu'il "présentera un projet de loi sur le développement de l'emploi et la compétitivité des entreprises, accompagné de plans d'action territoriaux, pour mieux structurer les filières économiques, pour soutenir les investissements des entreprises, pour favoriser la création de valeur ajoutée locale et, donc, d'emplois durables".

"Le projet de loi d'avenir pour l'agriculture, et son volet outre-mer, seront débattus au Parlement dans les premiers jours de janvier pour contribuer à l'émergence d'un nouveau modèle agro-écologique préservant la canne et la banane et assurant un meilleur développement à la diversification", dit-il aussi.

Après Nono Mamère qui parasite la culture de la banane en fustigeant les "républiques bananières" et CriCri Taubira qui veut exclure la banane de son régime alimentaire, la gauche de Hollande redouble ses coups contre l'agriculture. Lurel n'y investit  pas sa fortune: l'élu reste parmi les huit ministres possédant plus d'un million d'euros: Laurent Fabius, Michèle Delauna, Jean-Marc Ayrault, Michel Sapin, Marisol Touraine, Victorin Lurel 6e, Valérie Fourneyron et George Pau-Langevin, une autre Guadeloupéenne défavorisée, sous-ministre plante grasse auprès de Peillon à l'Éducation nationale et ex-présidente du MRAP (1984-1987). Lurel préfère la pierre: il possède 900.000 d'euros placés dans l'immobilier, outre quatre comptes bancaires pour 415.000 euros.

Trop de concertation de gauche semble tuer la concertation

Concertation sur le prix des carburants, concertation sur l'emploi et concertation sur l'environnement 
"Là aussi la concertation se poursuit", ajoute M. Lurel. "La transition écologique est une priorité pour les outre-mer, car nous avons à tenir les promesses de nos territoires en matière d'énergies renouvelables et l'impératif de préservation de notre biodiversité". Même pas une annonce, un voeu pieux !

Enfin, "si je devais distinguer un seul territoire, je voudrais avoir une pensée pour Mayotte qui, aujourd'hui même, devient une région ultrapériphérique d'Europe", déclare aussi le ministre.

Plus que jamais les résolutions du premier de l'An sont faites pour être oubliées. 
Pourvu que dure la concertation, tous les espoirs de changement restent permis...

mardi 11 décembre 2012

Combien de Blancs pour une Taubira respectueuse ?

Taubira : "Monsieur Buisson ne compte pas !" 

Le mépris ne grandit pas la Garde des Sceaux (1,50m)

Taubira, future garde des Sceaux,
 serrée contre Elie Domota,
syndicaliste guadeloupéen extrémiste,
porte-parole du LKP

Invité mardi matin d’Europe 1, Patrick Buisson a dénoncé un mensonge de la ministre de la Justice Christiane Taubira dans l'affaire des sondages de l'Elysée.
"Elle a menti quand elle a dit qu'elle n'était plus encore membre de l'association [Anticor]". "Nous apporterons la preuve de ce mensonge", a-t-il ajouté. 

Tous les Français ne comptent pas également pour la ministre de Hollande 

Au sortir de l’Assemblée nationale, la ministre de la Justice a répondu à l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, en des termes irrespectueux de la personne humaine, relayés par Public Sénat. "Monsieur Buisson ne compte pas !", a lancé la sexagénaire.


Personne de (très) petite taille

Anticor est une association française fondée en 2002, que parraine Taubira et qui ambitionne de combattre la corruption et de réhabiliter la politique.

Elle est présidée par l'ex-juge Eric Alphen, son co-fondateur, qui se présenta aux législatives de 2002 et fit des vagues à gauche. Parachuté, le candidat chevènementiste réclama d'emblée le retrait de Stéphane Pocrain, l'un de ces nombreux candidats Verts soutenus par le PS. Olivier Thomas, le patron du PS de l'Essonne, conseille à l'ex-juge d' "apprendre les règles de la politique ". 

Mauvais départ, pour "réhabiliter la politique"...
D'autant qu'au rayon des turpitudes, Pocrain, en janvier 2008, fut condamné par le Tribunal correctionnel de Paris à deux mois de prison avec sursis pour violences sur son ex-concubine Anne-Charlotte Keller, militante socialiste devenue adjointe au maire socialiste de Paris XXe, ainsi qu'à 3 000 euros de dommages et intérêts.Lien PaSiDupes - "Un Verts pas tendre du tout: Pocrain tabassait sa concubine :
ses violences conjugales lui valent le ...sursis."


En mai 2007, l’ancien porte-parole des Verts adhère au PS, après avoir soutenu Désirdavenir Royal durant la campagne électorale de 2007.

Malgré son parcours et se fiant à sa couleur de peau, il ne répugnera pourtant pas à Eva Joly, la candidate altermondialiste des Verts (EELV), de le choisir un temps comme conseiller en communication.

En janvier 2012, Pocrain fut reconnu coupable d'abandon de famille en raison du non-paiement, durant plusieurs mois, de la pension alimentaire due à la mère d'un de ses enfants.

Et si Anticor, Taubira, Alphen et Joly réhabilitaient un peu la politique à gauche, pour commencer ?

vendredi 28 janvier 2011

Ingérences du NPA et d'Europe-Ecologie en Tunisie

Besancenot et Eva Joly sont-ils indispensables aux Tunisiens?

Besancenot rêve du Grand soir depuis 22 ans

Le meneur trotskiste a eu beau manifester sans cesse dans les rues de Paris entre République et Nation et se rendre aux Antilles à la mi-février 2009, le porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) n'avait jamais vécu une révolution. Il devra se contenter d'une révolte, et encore aura-t-elle lieu à l'étranger, car ses efforts en Guadeloupe aux côtés du LKP et en Martinique sont restés vains.

L'activiste Olivier Besancenot fait de la récupération révolutionnaire

Deux ans plus tard, il est arrivé à Tunis, à l'aube du 25 janvier dernier. A l'aéroport, une dizaine de militants politiques d'extrême gauche ou d'opposants l'attendaient, de même que des journalistes engagés tunisiens.

Dans l'opposition médiatico-politique, on trouve le correspondant de la chaîne satellitaire Al-hiwar Ettounsi, Fahem Boukedous, qui a été condamné en juillet 2010 par le tribunal d'appel de Gafsa (sud) à quatre ans de prison ferme pour « diffusion d'information de nature à troubler l'ordre public ». Il souffre aujourd'hui, selon lui, d'insuffisance respiratoire et d'infection dans les poumons. Or, il est hospitalisé depuis le 3 juillet à Sousse, à l'Université de laquelle précisément Moncef Marzouki fut professeur en médecine. Ce dernier est justement responsable de la Ligue tunisienne des droits de l'homme (LTDH) et candidat à la succession de Ben Ali.
Lien PaSiDupes

Besancenot, pour y "soutenir le processus révolutionnaire"

Le plus célèbre des postiers à temps très partiel de France a fait un voyage de deux jours à Tunis,
le temps de rencontrer des militants, des associations de femmes ou de jeunes diplômés chômeurs, annonçait-on. Mais le NPA a admis "des rencontres sont prévues avec Hamma Hammami, dirigeant du PCOT (Parti communiste des ouvriers de Tunisie), des dirigeants de la Ligue de gauche travailliste, des syndicalistes des postes et télécommunications, et des associations des droits de l'Homme".

Le petit Che de La Poste a été impressionné
par une atmosphère « hallucinante ». Il a vibré à l'« effervescence » et à l'« ébullition ».
Il n'est pourtant pas resté davantage: il a mieux à faire en France. Il est en effet sollicité par la révolte au sein même du NPA et par « une restructuration qui m'attend avec une assemblée générale dès jeudi matin: dans mon bureau de poste, ils suppriment 15 tournées sur 60, je ne vais pas faire ce plaisir à mon petit patron.» Le syndicaliste conservera-t-il son poste, au détriment d'un autre postier ? ...

Des Français qui font du tort à la France

Le révolutionnaire français a fustigé la France à l'étranger

Besancenot appelle de ses voeu une 'révolution contagieuse'
« En France, on aurait bien besoin d'une bonne vieille révolution sociale et démocratique, contre nos propres dictatures, la finance et le capitalisme.» D'un sourire, le porte-parole du NPA conclut : « Comme place de la Casbah, trois jours devant l'Elysée avec des marches qui viennent de partout : ça aurait de la gueule, non ?»
Un mouvement, dit-il, qui n'a pas été aidé par la France, sa « complicité » avec le régime du président déchu Ben Ali, et l'« impérialisme économique » des entreprises françaises...

VOIR et ENTENDRE
la propagande trotskiste de Besancenot
:


Une autre recycleuse, Eva Joly (Europe Ecologie-Les Verts), lui collait au train, puisqu'elle a débarqué le mercredi 26, escortée de Hélène Flautre, membre de la commission des Affaires Etrangères du Parlement européen, jusqu'au 28 janvier 2011.

Le jeu sulfureux de la presse hexagonale d'opposition

Libération écrivait le 10/01/11: "Après plusieurs semaines de silence, la France s'est décidée ce lundi à déplorer les violences en Tunisie, et a appelé à l'apaisement." (lien Libération), en juillet dernier,

Mais, le 07/07/2010, Libération avait pourtant admis que le gouvernement français n'est pas indifférent, citant le Quai d'Orsay: il "a rappelé que la France est attachée 'à la liberté d'expression en Tunisie'.[...] Nous nous attachons à recueillir des informations sur la situation de Fahem Boukadous, que nous suivons avec la plus grande attention », a déclaré lors d'un point-presse le porte-parole du Quai d'Orsay, Bernard Valero, en réponse à une question sur sa condamnation. (lien PaSIDupes) (lien Libération)

lundi 11 janvier 2010

Guyane et Martinique: non franc et massif des électeurs à une autonomie accrue

Oui à la Pwofitasyon ?

Dimanche 10 janvier, les départements et territoires d'outre-mer n'ont pas choisi de s'affranchir de la tutelle de l'Etat et de la République: les électeurs de Guyane et de Martinique ont dit clairement non par référendum à la demande d'une majorité de leurs élus locaux de l'autonomie accrue de leurs départements.
Les électeurs étaient invités à dire s'ils souhaitaient un passage de leur département (et région) d'outre-mer, soumis aux mêmes règles juridiques que la métropole, à l'article 74 de la Constitution, qui en aurait fait une collectivité d'outre-mer pouvant bénéficier d'une autonomie accrue.

=> Résultats annoncés lundi 11 janvier par le ministère de l'outre-mer:
  • 69,8% de « non » en Guyane, pour une une participation moyenne de 48,16%,
  • 78,9% de « non », en Martinique, avec une participation de 55,35%.

    => Le 24 janvier, Guyanais et Martiniquais auront à se prononcer sur la mise en place éventuelle d'une collectivité unique, à la place du conseil général et du conseil régional de leurs régions mono-départementales, demeurant régie par l'article 73 de la Constitution.

    Réactions politiques

    - La mauvaise foi de Christiane Taubira (députée DVG) :
    "Je pense que les arguments pour le 73, il n'y en a pas. Le tour de passe-passe a été de faire croire que la seconde consultation (celle du 24 janvier, ndlr) était une alternative à la première. Il y en a qui ont peut-être trouvé que la marche du 74 était trop haute. Mais on leur à fait croire que le 24 janvier accoucherait d'un article 73 renforcé. Renforcé par rien du tout. Il n'y avait pas de contenu, je comprends le désarroi du citoyen. On lui demandait : faites le pari de."

    - Chantal Berthelot
    (députée DVG) s'interroge:
    "C'est un résultat négatif qui pose question. D'autant plus que l'écart est énorme. Il ne faut pas minimiser ce qui s'est passé même s'il faudra prendre le temps d'analyser les choses. Il faut respecter le résultat. Je retiens deux choses : la faible mobilisation des électeurs et l'écart qui, c'est vrai, m'impressionne. Au-delà de la déception d'une défaite, il y a cet écart important. C'est une double interpellation."

    -
    Axel Urgin (PS) a estimé que "Ce choix traduit l'attachement des Guyanais et des Martiniquais à un statut qui soit proche de celui des collectivités de Métropole, réaffirmant ainsi le lien étroit qui les unit à la République".

    -Brice Hortefeux (Ministre de l'Intérieur) et Marie-Luce Penchard (ministre de l'Outremer) ont jugé qu'"avec ces résultats, les électeurs ont souhaité clore pour longtemps" le débat sur une autonomie accrue. Ils les ont appelés "à rester mobilisés pour exprimer leur choix définitif".

    Deux votes pour un triple désaveu

    Une claque pour les agitateurs autonomistes
  • Les demandes des élus locaux qui avaient rendu ces consultations nécessaires ont ainsi été désavouées par la population de ces deux départements d'outre-mer français (DOM).
  • En Guadeloupe, autre DOM, le fonctionnaire Elie Domota et le LKP ( Liyannaj Kont Pwofitasyon, ou LKP -"Collectif contre l'exploitation outrancière"- tentaient précisément de relancer la contestation avec une manifestation organisée opportunément samedi à Pointe-à-Pitre par ce collectif révolutionnaire.
    Mais seulement 7.500 personnes, dont "2.000 suivant le groupe carnavalesque Akyio", ont manifesté, selon la préfecture, et "plus de 20.000 voire 25.000", selon Elie Domota, meneur du collectif LKP, mais "plus de 10 000", selon RFO.
    Depuis, Elie Domota a mis de l'eau dans son rhum et révisé à la baisse ses ambitions de grève générale pour le 20 janvier, évoquant seulement une "mobilisation". Il cherche néanmoins à maintenir la pression pour "mobiliser pendant la période du Carnaval" de manière à "faire une confusion".

    Ces résultats traduisent un sentiment de défiance des populations à l'égard des élus locaux et vis-à-vis d'un système institutionnel qui renvoie à une loi organique ultérieure le contenu exact d'éventuels nouveaux statuts. En Guyane, les quatre parlementaires, dont les présidents du conseil régional et du conseil général, tous de gauche, qui avaient appelé à voter oui, ont démontré leur coupure avec la base.

    -> Ainsi, Axel Urgin, le secrétaire national du PS à l'Outre-mer a "pris acte" lundi matin des résultats des referendums statutaires en Guyane et en Martinique, "qui par leur ampleur sont incontestables".

    -> Christiane Taubira (PRG, apparentée au groupe Socialiste, radical, citoyen et divers gauche) fut membre de l'équipe de campagne de Sa Cynique Majesté Royal candidate de la Présidentielle, en qualité de « déléguée à l'expression républicaine »...

    Les retombées sur les Régionales de mars prochain

    A court terme, les résultats des consultations démocratiques de dimanche auront des conséquences importantes sur les élections régionales.

  • En Guyane, Antoine Karam (1950), le président du Conseil Régional de la Guyane depuis 1992 et membre du Parti socialiste guyanais, ne se représente pas. Le candidat PS à la Région désigné par la primaire sera d'ailleurs Léon Jean-Baptiste-Edouard.
    Le maire de Cayenne Rodolphe Alexandre (ex Parti socialiste Guyanais), grand gagnant du non des Guyanais à une autonomie accrue pour leur département, a estimé lundi que "c'est la victoire de la démocratie, de la majorité silencieuse".

  • En Guadeloupe, Victorin Lurel (sortant), qui sera tête de liste élue par les militants et officialisée par le PS pour les élections régionales des 14 et 21 mars 2010, aura donc face à lui, outre les deux listes UMP (Jalton et Marc) et celle de Laurent Bernier (dissident UMP), une liste Verts et une liste PCG/LKP/Indépendantistes. Mais Lurel avait appelé à voter Oui à une autonomie accrue...
  • En Martinique, le président du Conseil Régional, Alfred Marie-Jeanne, (Mouvement indépendantiste) avait appelé à voter oui... Et le candidat PS n'est toujours pas désigné. Les candidats vont-ils se bousculer ?...

    Sur le fond
    , la fracture entre les partisans d'une autonomie accrue et la population est béante.

    Les partisans d'une autonomie accrue ne sont manifestement pas parvenus à convaincre les électeurs
    des vertus d'une plus grande autonomie pour assurer plus efficacement le développement local et satisfaire leurs besoins quotidiens (transports, logement, emploi, coût de la vie...).
    Une bonne partie de la campagne s'est faite sur la peur de la perte d'acquis sociaux, notamment en Martinique, à la population vieillissante, alors que ce qui relève de la protection sociale devait continuer à demeurer de la compétence de l'Etat.
    Se sont exprimées aussi des craintes sur les importants fonds européens dont bénéficient aujourd'hui les deux DOM, "régions ultrapériphériques" de l'UE, et une peur de "largage" par la métropole, malgré les assurances données par Nicolas Sarkozy sur ce point.

    L' « exploitation outrancière » de l'Etat et de l'Union Européenne a eu gain de cause, mais
    à l'inverse de la propagande du LKP ! ...

  • vendredi 26 juin 2009

    Martinique: Sarkozy propose un référendum d’autonomie

    Domota, indépendantiste révolutionnaire, régnera-t-il jamais sur l’île ?

    Premier Président de la République en Martinique

    Le Président Nicolas Sarkozy est arrivé jeudi 25 juin à la Martinique, où il a atterri à 19h30 heure de Paris à Fort-de-France.
    Il est accompagné du Ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux et de la première secrétaire d’Etat antillaise chargée de l’Outre-Mer, Marie-Luce Penchard.
    A une question sur l'avenir institutionnel de la Martinique et de la Guadeloupe, il a répondu: «On ne peut pas gérer un département au coeur de la Caraïbe comme un département dans la métropole, c'est une évidence. En même temps, il y a les principes républicains qu'il faut respecter».
    L’annonce

    Après avoir rebaptisé l'aéroport de Fort-de-France du nom du poète et homme politique martiniquais Aimé Césaire, le chef de l'Etat a répondu à l'attente des élus du département-région de la Martinique en annonçant qu'il consulterait la population d'ici à l'automne.
    Nicolas Sarkozy a annoncé vendredi matin 26 l'organisation d'un référendum sur un éventuel statut d'autonomie pour la Martinique, avant de mettre le cap sur la Guadeloupe voisine, terme de sa visite de deux jours aux Antilles.
    "Je suis venu vous annoncer clairement que j'ai l'intention de consulter les Martiniquais sur l'évolution institutionnelle de leur territoire comme la constitution m'y autorise", a-t-il déclaré lors de cette cérémonie.
    -> L'article 72 de la Constitution autorise le chef de l'Etat de à consulter les populations des départements et territoires d'Outre-mer sur son «organisation», ses «compétences» ou son «régime législatif». Tout changement de statut doit recueillir l'approbation des populations concernées, selon ce texte.

    L’autonomie n’est pas l’indépendance

    Le Président Sarkozy a toutefois été clair. "Il ne s'agit pas d'organiser, à mes yeux subrepticement, un je ne sais quel ‘largage de la République’. Le débat qui est ouvert est celui du juste degré d'autonomie", a-t-il expliqué.
    "Tant que je serai président de la République, la question de l'indépendance de la Martinique, c'est-à-dire de sa séparation d'avec la France, ne sera pas posée", a insisté le Président Sarkozy.

    Devant la presse, il a précisé que les modalités de cette consultation et un calendrier qui devraient être précisés seraient définies d'ici à "fin septembre, début octobre", après une large consultation avec les élus martiniquais.

    Selon le chef de l'Etat, ces discussions permettront de déterminer le calendrier du référendum et de répondre à la résolution des élus départementaux et régionaux de Martinique, qui ont demandé le 19 juin le report des élections régionales prévues en 2010 dans la perspective de cette consultation. "Je ne répondrai pas à ça maintenant car il y a des positions divergentes", a indiqué le président à la presse à l’issue de son allocution.

    Un peu d’histoire

    Consultés en 2003 par référendum, les électeurs de Martinique, tout comme ceux de la Guadeloupe, avaient refusé à une courte majorité (50,48%) l'instauration d'une collectivité unique. "Je pense que depuis les esprits ont évolué", a estimé N. Sarkozy à Fort-de-France.

    Les réactions

    Très attendue, l'annonce présidentielle d'un référendum a été accueillie favorablement par les élus de toutes tendances.

  • Parti socialiste : le député-maire apparenté socialiste de Fort-de-France, Serge Letchimy
    "Nous sommes unanimes sur cette nécessité d'un engagement dans un processus de responsabilisation qui n'est ni l'indépendance ni le statu quo", a-t-il déclaré, avant de souligner que, selon lui, "la constitution française ne pourra pas rester longtemps insensible aux aspirations de nos peuples".
  • Indépendantistes : le député indépendantiste Alfred Marie-Jeanne
    "Les rapports avec la France doivent être redessinés", a estimé, ajoutant qu'"il ne suffit pas de réclamer l'autonomie si on ne peut jamais l'appliquer".

    De la Martinique à la Guadeloupe

    Son discours terminé, Sarkozy s’est dirigé vers la Guadeloupe pour un séjour de quelques heures, au terme duquel il doit notamment participer, à Petit-Bourg, aux Etats Généraux de l'Outre-Mer lancés par le gouvernement en avril après les émeutes qui ont agité l'île de janvier à mars.

    Jeudi, le Président Sarkozy avait déclaré sa volonté "d'apaiser les choses" et "d'apporter une réponse" au malaise social qui persiste aux Antilles, indiquant que "le statu quo n'est pas possible".
  • «Je parlerai avec tous ceux qui veulent me parler», a-t-il aussi dit, répondant à une question sur une éventuelle rencontre avec le leader du collectif LKP, Elie Domota.
  • Le chef de l'Etat ne devrait donc pas croiser la route du porte-parole du collectif LKP, Elie Domota, indépendantiste révolutionnaire et instigateur de la contestation de l'hiver, qui n'est pas là pour "apaiser les choses". Il a en effet décidé de bouder la consultation pour la mauvaise raison qu’elle est initiée par l'Etat et qualifiée a priori de "leurre".
  • Domota réclame un carton d’invitation de Sarkozy

    Le petit seigneur rouge refuse celui des Etats Généraux

    Le saigneur de la Guadeloupe se plaint

  • Il se plaint quand il ne reçoit pas d’invitation
    Et voilà maintenant que le révolutionnaire veut serrer la main du chef de l’Etat démocratique qui l’opprime…

    "Aucune invitation n'a été faite au LKP pour rencontrer le président de la République" lors de son déplacement en Guadeloupe." C'est ce qu'a lancé jeudi Élie Domota, porte-parole du collectif d’indépendantistes révolutionnaire à l'origine de la grève au prétexte mobilisateur de la vie chère en Guadeloupe. Interrogé sur France Inter, soutenu par le Che-Besancenot, le meneur LKP a ensuite accusé "l'État, allié au patronat, de revenir sur des engagements qui avaient été pris", après ce mouvement de 44 jours. Élie Domota a notamment cité "l'arrêté d'extension de l'accord salarial Bino" supprimant l'obligation pour le patronat de prendre en charge les 200 euros d'augmentation salariale au-delà des 3 ans d'aides de l'État et des collectivités locales.

  • Mais il boude quand il en reçoit…
    Le préfet de Guadeloupe Nicolas Deforges a indiqué mercredi que Nicolas Sarkozy ne devrait pas rencontrer le leader du LKP à moins que ce dernier ne participe à la réunion des états généraux de l'Outre-mer que le chef de l'État doit présider aujourd'hui vendredi.
    -> Or, le LKP refuse depuis le début de participer à ces Etats Généraux, lancés en février par Nicolas Sarkozy en pleine crise antillaise: Domota prétend a priori qu'ils ne font qu'entériner des décisions déjà prises à Paris.
    -> Le gouvernement dénonce en revanche la « politique de la chaise vide » des collectifs et des syndicats, alors que le Parlement a définitivement adopté, mercredi 13 mai, le projet de loi sur "le développement économique des outre-mer" lors d'un ultime vote de l'Assemblée nationale. Les députés de gauche (PS et PCF) se sont abstenus, plutôt que de voter contre, et ceux de la majorité (UMP et NC) ont voté pour.
  • Un caractériel à la crédibilité incertaine?

    -> Les indépendantistes irresponsables ignorent la crise économique (6 000 chômeurs de plus en mars-avril-mai), et l’aggravent encore et toujours, malgré les conséquences de 44 jours d'inactivité économique. Elie Domota, qui défie l’Etat, est fonctionnaire de l’Etat et ne craint ni pour son emploi, ni pour son salaire : avec un traitement 1,4 fois supérieur à celui de la métropole, le problème du pouvoir d’achat ne l’affecte pas personnellement…
    LKP accuse le patronat de prendre prétexte de cette grève longue pour éliminer les canards boiteux et de vouloir reprendre ses billes pour aller investir sous un climat socialement et politiquement plus hospitaliers. Le double langage des indépendantistes est ici manifeste.

    -> Le souverain LKP a décrété une semaine de mobilisation à l’annonce de la venue de Nicolas Sarkozy. Il s'agit donc bien de défier le pouvoir par la grève, en manifestant devant quelques entreprises désignées à la vindicte syndicale. Ces manifs politiques n’ont pas connu un plus grand succès que la journée intersyndicale d’action du 13 juin en métropole. Pareillement, le NPA, clone de la LCR, du camarade trotskiste Besancenot, n’a obtenu aucun élu aux Européennes 2009, avec seulement 4,8% des voix, bien qu’il ait, dit-on, le vent en poupe... Seule une poignée de stations-service a été bloquée lundi 22 juin (4 stations sur 120) et le lendemain, tout était rentré dans l'ordre. Le roi Domota a donc besoin de faire sensation pour regagner la confiance de ses troupes : le problème qui se pose, à lui comme aux autorités, est celui de sa capacité à remobiliser les troupes LKP. Un grand défilé à Pointe-à-Pitre est prévu samedi 27.

    Les Etats Généraux

    Décidés le 12 février à l’initiative du Président Sarkozy pour apaiser le conflit social aux Antilles, les Etats Généraux se sont ouverts en avril sous le haut patronage du Président de la République. Le bruit avait couru que le Président de la République ferait le déplacement en mai, à mi-parcours. Les Européennes passées il y a quinze jours, l’annonce avait pu être faite de sa venue les 25 et 26 juin. Nicolas Sarkozy l'avait dit : il ne viendrait que quand il y aurait eu un « retour au calme ». Selon paris, c'est fait.
    Sur place, le déblocage par l'Etat d'une enveloppe de 580 millions d'euros le 19 février (pour faire droit à l'accord Bino) a en effet progressivement mis un terme aux grèves générales. Mais le collectif révolutionnaire LKP en Guadeloupe attise néanmoins les malaises social et politique qui opposent les partisans de l'article 73 et les tenants de l'article 74 de la Constitution.
  • Les états généraux se déroulent dans l'indifférence de la population qui les réclamait et l'hostilité marquée des révolutionnaires indépendantistes LKP, qui boudent ce « débat participatif » en prétendant que, comme ceux de Désirdavenir Royal, « tout a déjà été décidé par l'Etat » qui « revient sur ses engagements ».
  • En revanche, Claude Giraud, le coordonateur des ateliers en Guadeloupe, se veut résolument optimiste. Les participants aux ateliers effectuent leur travail, malgré l’opposition destructrice de LKP, et préparent leur synthèse pour le 7 juillet.

    Déplacement sous haute sécurité


    Après sa visite à la Martinique, Nicolas Sarkozy est aujourd'hui en Guadeloupe, où il rencontre à huis clos les élus de l'île à l'aéroport, puis le monde socio-économique, avant de visiter le Régiment du service militaire adapté (RSMA) au camp de la Jaille, à Baie-Mahault. Il prononcera un discours à Petit-Bourg, en fin d'après-midi, avant de repartir à Paris. A tout hasard, près de 900 gendarmes mobiles ont été dépêchés en renfort pour parer à toute éventualité et le programme de la visite a été conçu pour éviter tout risque de confrontation (déplacement en hélico entre chaque site).

    Chacune de ces étapes doit être l'occasion pour Nicolas Sarkozy de délivrer des messages forts, annonce son entourage. Ainsi, devant les Etats Généraux, après avoir entendu les présidents d'ateliers, et notamment celui de la gouvernance, présidé par Maurice Marianne qui ne cache pas sa préférence pour une autonomie, voire l'indépendance de la Guadeloupe, Nicolas Sarkozy souhaiterait « apporter sa contribution, ses idées, suggestions et intuitions à un processus de réflexion qui doit permettre de bâtir un modèle refondé de relations entre les Antilles et la métropole ». Rien n’est exclu.
    Vous pouvez exprimer votre avis : sondage sur PaSiDupes, colonne de droite.

  • dimanche 24 mai 2009

    Le NPA, la LCR des neo-trotskistes bobos

    Au NPA, entre trotskistes et déçus du PS, on ne s’y retrouve plus !

    Les téléspectateurs de Vivement dimanche ne marchent plus dans la combine

    Et il n’est pas facile de faire cohabiter des gens venus de LO (Lutte ouvrière), du PCF, des altermondialistes, des unitaires bovéistes, des staliniens, des trotskistes, des bourrins du syndicat SUD, des écologistes radicaux et des libertaires, avec des Kurdes maoïstes et des Maoïstes turcs ! D'autant que si la volonté commune est de tout faire péter, c'est fédérateur, mais peu constructif... Il paraît même que les cocktails (molotov ou non), ça donne des maux de tête…

    Problème ?
    Une activiste allumée des
    Jeudi Noir, qui se bat contre le mal logement à Paris, récuse le concept de lutte des classes et confesse qu’elle s’est égarée. D’autant que l'assassin Jean-Marc Rouillan, co-fondateur de l'organisation terroriste Action directe, veut adhérer, a-t-on appris. De quoi indisposer les 'barrés' les plus gentils .
    «C’est une honte, on nous exclut d’un parti qui n’existe pas encore.» Tiens, une militante du
    CRI (groupe Communiste révolutionnaire internationaliste) qui s’insurge contre l’expulsion de deux de ses camarades d’une cellule NPA dans le XIIIème arrondissement de Paris. Un ange passe!. Est-ce Clémentine Autain, la gueule d’ange damné qui rôde au fond de la salle ? Apparentée communiste en mal de mandat, elle fait savoir aux journalistes qu’on ne fera pas ce nouveau parti avec uniquement des «héros du quotidien» et propose de «faire la passerelle» entre différentes mouvances de gauche. Elle ne tapine pas : elle cherche seulement à se caser. D'autres craignent un entrisme des lambertistes... Tous craignent d’ailleurs quelque chose. Un peu partout, s’agitent des jeunes de vingt à trente ans, révoltés à la fois par la mollesse du PS et par l’exercice du pouvoir sarkozyste, amers, fiévreux et agités…
    Sans visage, on les reconnaît pourtant partout «Le profil type du nouveau militant, ce sont des gens nés autour de 1977, fils de profs ou classes moyennes», explique une militante de la LCR depuis quelque douze années, après autant passées au PCF. Des petits bourgeois gâtés et privilégiés qui doivent lutter pour rompre avec des parents protecteurs, quitter leur cocon et prendre leur envol. Ces nouveaux idéalistes actifs sont séduits par l’écologie, révoltés par les inégalités et persuadés de pouvoir faire mieux que leurs parents.
    Le NPA attire même de plus jeunes égarés dans ce bas monde plus capitaliste que matérialiste, mais ils expliquent qu’ils ne seront jamais encartés à la LCR «parce que ça fait peur». Très méfiants vis à vis des partis installés, ils avaient certes envie de s'engager à gauche, mais «si le PS, c’est Delanoë, non merci !». Depuis que c'est Aubry, ça ne fait pas de différence. Les habits neufs de la LCR leur offre l'espoir -ou l'illusion- de participer à la création d'un mouvement vierge, prometteur. Pourtant, ils sont modérés, plus démocrates que révolutionnaires, voire purs. Ils aimeraient bien d'ailleurs que le mot «socialisme» figure dans le nom de la nouvelle formation, «parce qu’en fait on n’est pas d’extrême gauche, on est de gauche», ce qui donne la migraine également Rue de Solférino. C’est la génération de l’apparence et ils se laissent prendre au look jeans-baskets du 'lider maximo'.

    Au NPA, on trouve de tout
    Ils se veulent supérieurs différents de la masse abrutie par la culture libérale dont ils cherchent à s’extraire. Alors, certains se fouettent en espérant trouver la rédemption au stand de la librairie, dans du Lafargue ou du Trotski...
    Et puis comme le facteur manque de lettres, il a choisi d’appâter plus sûrement avec des polars de Fred Vargas.
    NPA ? Ou NPAS ?
    "Que faire de cette grande soupe, populaire, idéologique", comme dirait Lénine ? «Il faut créer», répond Olivier Besancenot, radical et impatient à l’approche du test des Européennes. Plus pragmatique, Alain Krivine, avec recul, se satisfait du «nécessaire flottement» à cette longue étape intermédiaire de la naissance du Nouveau parti. «La Ligue va proposer une plate-forme, une base sur laquelle on pourra élaborer ensemble le programme. Et puis on organisera des ateliers de formation quand le Parti sera constitué, pour donner quelques outils idéologiques aux nouveaux adhérents», détaillait Krivine il y a un an. Le formatage a-t-il commencé?
    Le réseau très structuré de la LCR parviendra-t-il à encadrer la spontanéité des uns et la radicalité des autres ? Pour Alain Krivine, l'essentiel est que «la Ligue ne fasse plus peur aux jeunes». De ce point de vue, l’opération séduction de départ a réussi, avec le temps fort de l’émission de Michel Drücker.

    La crise économique internationale est venue donner de l’élan au parti en devenir. Il a trouvé un laboratoire aux Antilles, mais le syndicat SUD et LKP ont un peu écorné l’image que Besancenot voulait donner du NPA et son profil glabre s’est couvert de balafres avec les prises d’otages de patrons et les récupérations de conflits d’usines frappées par la crise.

    Les trotskistes se sont enfoncés dans la brèche des licenciements que le PS en crise, comme le PCF moribond, lui abandonnaient. Le NPA ne prend pas la peine de débrancher le PCF placé sous assistance respiratoire, mais, dans ses interventions, il fait alterner les cris plaintifs sous les coups bas du PS et les baffes à la «gauche libérale».
    Mais si le NPAS (Nouveau Parti Anti-Socialiste) sait qui est l’ennemi privilégié, il reste au NPA à définir ce qu’il veut.
    Et depuis sa création officielle en janvier, il louvoie sans cesse et cherche toujours sa ligne. Une ligne brisée par un recrutement hétérogène, voire hétéroclite.

    samedi 2 mai 2009

    Le NPA veut des actes: la violence comme moyen d'action

    "Nous donnons un débouché aux mobilisations", se flatte le NPAFrançois Chérèque avait déjà épinglé le NPA

    Invité dimanche 15 mars dernier du «Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro», le patron de la CFDT avait donné un coup de patte au Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) d'Olivier Besancenot. Il l'avait en effet accusé «d'attendre la misère pour agir».
    «Ça fait un peu rapace», avait alors souligné le secrétaire général de la CFDT pour qualifier la pratique des militants NPA qui font le tour des entreprises en difficulté. «C'est tous les jours que nos délégués syndicaux sont dans les entreprises», a-t-il fait remarquer. Face aux actions violentes en cours chez Sony dans les Landes ou chez Continental à Clairoix dans l'Oise, François Chérèque assurait ne pas être «dépassé par les événements».

    La réaction du NPA n'a pas tardé à venir

    Dire publiquement que des militants du NPA "font le tour des entreprises en difficultés" a mis en état d'alerte le siège de la nouvelle organisation d'Olivier Besancenot, à Montreuil (Seine-Saint-Denis).
    Pierre-François Grond, membre de l'exécutif du NPA, a tenté d'encercler le berger Chérèque.

    Vous êtes accusés d'être les rapaces qui volent au-dessus des plans sociaux ?

    Le propos est injurieux. Nous ne sommes pas en situation d'être des rapaces, mais nous aidons les mobilisations, nous leur proposons un débouché. Le problème, ce n'est pas qu'il y ait des militants à la porte des usines, c'est le manque de syndicalistes dans les entreprises.

    Le leader cédétiste ne cherche-t-il pas à limiter votre influence?

    La direction de la CFDT ferait mieux de se concentrer sur les suites de la grève du 19 mars. Car si c'est la simple répétition de celle du 29 janvier, en attendant une hypothétique journée d'action en mai, ce n'est certainement pas le moyen de faire bouger le gouvernement. Pour qu'il prenne des décisions efficaces en faveur de l'emploi et du pouvoir d'achat, il faudrait un mouvement social durable décidé à la base.

    Comment entendez-vous suivre l'exemple du collectif guadeloupéen LKP ?

    Nous pensons toujours qu'il faudrait construire un "LKP à la française ". [Visiblement, les habitants d'Outre-Mer ne sont pas Français...] Nous cherchons la solution, mais c'est compliqué. Elle viendra du mouvement social lui-même.

    Or, voilà maintenant Thibault qui s'y colle

    Le 30 avril, àla veille de la Fête du Travail et d'un rassemblement « unitaire », le Che-Besancenot est allé passé le long weekend du 1er Mai à la Guadeloupe avec les camarades révolutionnaires du LKP. Le pseudo-facteur était-il indésirable en métropole?
    Tout porte à le penser, à entendre la CGT qui s'est attaquée à lui.
    Thibault a en effet déploré que certains partis, sans les nommer, se prennent "pour des simili-syndicats" et "entretiennent une vision archaïque du parti-guide".

    "Quand des partis veulent penser à la place de l'intersyndicale et nous dire ce que nous devrions faire, ils se trompent de mission", prévient le leader syndicaliste. "Qu'ils réfléchissent à l'évolution de la société, aux conditions dans lesquelles ils prétendent un jour parvenir au pouvoir plutôt que de se prendre pour des simili-syndicats". (LIRE PLUS dans l'article précédent de PaSiDupes)

    Les syndicats représentatifs protègent leurs brebis des dents du loup trotskiste

    vendredi 1 mai 2009

    1er Mai: FO espérait 3 millions de manifestants; ils n'étaient pas 500.000, selon la police...

    Unitaire, l'appel a mobilisé moins que le 19 mars dernier

    « Appel sans précédent des syndicats à un 1er mai unitaire »

    C'était le titre d'Europe 1, le 30 avril. Les syndicats s'étaient mis en effet à huit: un 'G8 syndical', pour les sympathisants soucieux de formules médiatiques sensationnalistes.

    Les exploiteurs syndicaux comptaient instrumentaliser la crise

    Dans la suite des journées d'action du 29 janvier et du 19 mars et dans un contexte exceptionnel, les organisations syndicales s'entendirent pour faire du 1er mai un nouveau temps fort de mobilisation, pour peser sur le gouvernement et le patronat", annoncèrent les huit centrales. La mobilisation du 19 mars avait rassemblé entre 1,2 et 3 millions de manifestants.
    Jamais les huit syndicats français n'ont défilé ensemble sur des revendications communes lors d'une Fête du Travail. La CFTC et FO ont chacune l'habitude de défiler de leur côté pour affirmer leur identité. La CFTC n'avait jamais fait cortège commun un 1er mai, même lors de l'élection présidentielle de 2002, contre la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour. A cette occasion, FO avait renoncé à tenir son propre défilé, pour la seule fois depuis sa scission avec la CGT en 1948 et comptait mobiliser 3 millions d'anxieux, de l'aveu du lunaire . Elle avait manifesté avec les autres organisations, mais ne s'était pas jointe à la plateforme commune de revendications syndicales. Pour sa part, la CFE-CGC reste habituellement à l'écart des cortèges du 1er mai.

    Le dialogue social existe

    Lundi matin, les meneurs des cinq confédérations représentatives (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC (des cadres peu reancuniers, après les séqestrations...): le G8 syndical réduit à un G5...) ont été reçus par Nicolas Sarkozy à l'Elysée dans le cadre d'une rencontre prévue de longue date pour préparer la rencontre du G20, jeudi à Londres.

    Or, lundi après midi, CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Solidaires (SUD), UNSA lançaient un appel à manifester ensemble le vendredi 1er mai, ce qui n'était jamais arrivé. Mieux, on avait appris fin mars que ce 1er mai unitaire inédit serait "préparé" en avril par "un mois de mobilisation", pouvait-on lire alors dans la déclaration commune. Une réunion commune était également programmée au 27 avril. D'ailleurs, les agences de presse avait mis le paquet et mâché le travail des salles de rédaction, avec des dépêches prêtes à l'emploi, comme 1er Mai: Martine Aubry s'attend à une "grande mobilisation" - A* -Mercredi 29 avril, 21h31
    Et qu'a donné tout ce conditionnement?

    La mobilisation pour le 1er mai, deux fois moins forte qu'en mars

    C'est l'un des grands titres d'agences (R*****s), mais la presse dite dévouée à la majorité, fait des prodiges de maquillage: la même en avait rabattu peu après et admettait: « La mobilisation du 1er mai moindre que le 19 mars en province », tandis que l'A*P, lemonde ou lematin, ne démordaient guère. «Défilés plus fournis que les années précédentes en France mais moins que le 19 mars », tel était le titre 'unitaire', aussi alambiqué qu'honnête. La presse engagée aurait-elle du mal à admettre la vérité? Evidemment non, puisqu'elle est objective et n'abuse nullement de sa liberté illimitée d'expression, au service de la cause...

    Libération: une manif contre la crise !

    'Voilà une mesure non gouvernementale, qu'elle est bonne !'
    Les Français sont plus réalistes que les journalistes 'joffrinisés' de Libération.fr. Outre que le site voit dans la mobilisation du 1er Mai «une unité syndicale historique », tout en titrant par ailleurs « Derrière la façade du 1er Mai unitaire, radicaux et réalistes s'opposent" (Jeudi 30 avril), le quotidien financé par Rothschild y voit une mobilisation « face à la crise ». Chacun sa méthode!

    Les leaders syndicaux refusent d'enregistrer cette lassitude

    Ils ont salué "une mobilisation exceptionnelle pour un 1er mai"! Ils devraient donc avoir une rencontre intersyndicale particulièrement sereine lundi, pour dresser un bilan réaliste et décider des prochaines initiatives tout aussi unitaires.

  • Au total, selon la CGT, on a compté « près de » 1,2 million de manifestants au travers des 280 défilés unitaires organisés un peu partout, contre 200.000 le 1er mai 2008 et 3 millions le 19 mars dernier. Alors outrageusement gonflés, les chiffres de la CGT plaçaient la barre un peu haut le 1er mai. Et, en effet, la police a évalué à « près de » 500.000 le nombre de participants aux cortèges (456.000) .
    C'est moins qu'en 2002 (900.000 à 1,3 million de personnes) mais nettement plus qu'en 2003, en pleine mobilisation contre la réforme des retraites : la CGT avançait alors 426.000 manifestants, la police 165.000. Si la mobilisation du 1er Mai 2009 a les mêmes effets « face à la crise » que celle de 2003 contre la réforme des retraites, les victimes de la crise ont du souci à se faire.
  • A Paris, où, à la différence des responsables politiques, tous les leaders syndicaux, sans exception (!), étaient côte à côte (!), la police a recensé 65.000 manifestants dans la rue, contre 160.000 anxieux, selon les syndicats, et seulement 30.000 le 1er mai 2008, mais 350.000 le 19 mars, selon leurs chiffres. Au « coude à coude », selon les journalistes manipulateurs, mais néanmoins moitié moins nombreux ! La police n'a dû compter qu'un seul des deux coudes...
  • Les randonnées régionales
    Les marcheurs étaient du simple au double, selon les sources comme à Toulouse (15.000 à 30.000), voire jusqu'au quatruple: Caen (8.000 à 20.000), Bordeaux (13.500 à 50.000) et Marseille (8.500 à 35.000)...

    => Affluence assez modeste en revanche à Lille (de 2.800 à 5.000), ville désertée par son maire, la première secrétaire du PS, Martine Aubry, à qui Sa Cynique Majesté Royal avait posé un lapin à Paris. D'autant plus 'modeste' donc si l'on compare Lille à Bordeaux ou Marseille, pour des raisons politiques.

    => Dans beaucoup de villes, les salariés directement touchés par les réductions d'effectifs occupaient les premiers rangs des cortèges, comme à Toulouse avec les salariés de Molex, à Grenoble avec ceux de Caterpillar, où ils étaient entre 10.000 et 30.000 , et à Compiègne (Oise) où les ouvriers de Continental étaient quasiment tous présents (et où la population avait donc vaqué normalement à ses occupations). "Du travail, pas la mort", pouvait-on lire sur la banderole des ouvriers de l'équipementier automobile allemand Schaeffler, dont une usine va être fermée dans la région.
    => A noter toutefois qu' à Marseille où les ouvriers d'ArcelorMittal ouvraient le défilé, devant ceux des bassins industriels de Fos-sur-Mer, le front syndical unitaire était mis à mal par l'absence de FO.

    Contre le gouvernement pour mieux faire face à la crise internationale !

    L'immense majorité des Français, qui le 1er Mai n'ont pas marché contre la crise, a refusé d'en rajouter aux difficultés historiques du gouvernement. Car les cortèges ont été dirigés contre la politique du gouvernement accusé de ne pas suffisamment relancer la consommation et de maintenir certaines réformes contestées (hôpital, éducation..) par l'opposition conservatrice.

    Etait aussi visé le patronat.
    "Banquez pour nos salaires, pas pour les actionnaires", affirmait une pancarte de poète nostalgique de la lutte des classes .
    Sachant que la gauche critique les mesures gouvernementales et propose le défilé en antidote à la crise, les salariés qui ne sont guère descendus dans la rue, ont opté contre les remèdes de grand-mères...

    Selon le porte-parole du gouvernement Luc Chatel, il n'y a "rien d'étonnant" à ce que "des inquiétudes se soient exprimées dans la rue". Le gouvernement y répond en agissant "progressivement" sur "l'emploi" et les personnes "les plus fragiles".

    L'après 1er Mai

    A Paris, les dirigeants syndicaux se sont dit persuadés de trouver un accord pour de nouvelles initiatives communes.

  • Selon le numéro un de la CGT, Bernard Thibault, la mobilisation s'est "enracinée": une routine qui permet probablement de soutenir l'économie face à la crise.
  • Son homologue CFDT François Chérèque s'est déclaré "certain" que tous les syndicats trouveraient à nouveau un terrain d'entente dès lundi.

    Mais la façade de l'unité syndicale se fissure

    Le désaccord, lui, ne serait pas « historique ». Sur le choix entre la grève ou la journée d'action, l'unité syndicale n'est plus garantie.
  • Le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, veut prolonger le 1er mai par une grève générale public-privé de 24 heures, pour voir.
  • Mais François Chérèque, le secrétaire général de la CFDT, a réaffirmé son opposition à une grève "qui ne règlerait pas" les problèmes. Etrange: les promenades familiales et digestives du 1er Mai ne devaient-elles pas y réussir ?...
    Le terrain d'entente syndicale consisterait donc à ne pas travailler un jour supplémentaire en mai !

    Des rapports partis-syndicats tout sauf unitaires

  • Le NPA d'Olivier Besancenot, nouvellement créé, était très présent le long du parcours, mais sans son principal porte-parole qui avait rejoint le LKP pour un long weekend: il aurait encore des leçons d'insurrection à recevoir du LKP.
  • Boosté par la crise et menacé sur sa gauche par le NPA, le PS est descendu dans la rue à Paris pour la première fois depuis 2002. Le parti a vu 10.000 militants mais la police seulement 4.000, autour de la lilloise Martine Aubry qui a demandé à Nicolas Sarkozy d'"interdire les licenciements financiers". La capricieuse Royal a posé un lapin à sa meilleure amie, la Ch'tite Aubry descendue à Paris. Bien qu'elle se soit auto-proclamée sauveteur d'Heuliez, comme de ses amis professeurs à 35 heures, la Toquée Royal, déguisé en Petit Chapeau Rouge croqué par le méchant loup Sarkozy, a préféré s'afficher à Niort avec les salariés, en tenue de scène rouge !

    Au total, c'était "une manifestation de plus"

    Et c'est François Chérèque qui le dit.
    Si, du moins nous pouvons utiliser les mêmes procédés que Laurent Joffrin à propos du vrai-faux jugement de Sarkozy sur Zapatero. Le PS ne manquera pas de juger "injurieux" les propos de Chérèque et la pénitente Royal d'adresser son pardon au nom de la France...

    Lecture recommandée par PaSiDupes:
    Derrière la façade du 1er Mai unitaire, radicaux et réalistes s'opposent (Libération.fr -Jeudi 30 avril, 10h54)
  • jeudi 30 avril 2009

    Fête du Travail 2009: rassemblement ...éclaté des partis de gauche

    Les têtes de liste aux Européennes: le 1er Mai pour faire campagne

    Il devait être tremblant, le rassemblement de la gauche pour la Fête du Travail.

    Mais la comparaison avec les précédentes mobilisations risque de ne pas être favorable et, la veille déjà, les responsables commençaient à anticiper un échec relatif. Ils évoquaient en effet la météo et le long weekend qui pourraient suffire à démobiliser les militants les plus mo-ti-vés !
    Le PS, le NPA, Europe-Ecologie, le PCF et les autres partis de gauche insistent pour que manifestations du 1er mai ce vendredi soient aussi unitaires et historiques qu'annoncées: mais se sera la mission des militants. Ils le ont appelé jeudi à descendre massivement à Paris, pendant qu'ils seront ailleurs. Gag !

    Désirdavenir Royal refuse le pardon à Titine Aubry

    Le Parti socialiste, qui renoue pour la première fois depuis 2002 avec le défilé de la Fête du travail, a appelé à une "forte mobilisation" de ses militants.
    Léger couac: le show de la réconciliation des soeurs ennemies, qui devaient faire leur Zénith en tête de cortège à guichets fermés, est repoussé aux calendes grecques. La capricieuse Toquée Royal avait annoncé sa participation, mais se repliera finalement sur Niort (Deux-Sèvres), pour un défilé plus modeste, à la mesure de ses sondages. Le cortège socialiste sera donc emmené par son premier secrétaire, Martine Aubry, qui désertera sa bonne ville de Lille, pour ne pas laisser la vedette au maire de Paris, Bertrand Delanoë. Ainsi, la photo d'une famille PS unie, totalement rassemblée, n'aura pas lieu. "Tous les socialistes seront dans la rue. Pour moi, c'est ça l'unité du Parti socialiste", a pourtant prétendu la maire de Lille.

    Les sept têtes de liste du NPA feront campagne pour les Européennes de juin


    Les trotskistes du NPA 1er Mai détourneront-ils le 1er Mai de son objet?

    Les candidats anti-capitalistes seront dans la rue "aux côtés des salariés et de la population", mais dans leurs régions respectives! A Paris, le NPA n'aura pas le même point fixe, ni le même point de départ du cortège que les autres...
    Ce beau défilé unitaire parisien ne verra pas non plus le porte-parole du NPA. Olivier Besancenot a préféré rendre hommage à ses activistes pour un long weekend tropical à la Guadeloupe: il manifestera à Petit-Canal, avec le ...LKP. Les innocents métropolitains, qui croyaient que le mouvement insurrectionnel était parfaitement spontané, réaliseront donc ainsi, mais un peu tard, qu'il était foncièrement politique et animé par l'extrême gauche.

    Le PCF et le Parti de Gauche seront également en campagne

    Ils s'aligneront en tant que Front de gauche, union de circonstance pour les Européennes. Ils ne se mêleront d'ailleurs pas au NPA.
    Le sénateur Jean-Luc Mélenchon (Parti de Gauche), tête de liste dans le Sud-Ouest, qui devrait rejoindre la camarade Marie-George Buffet (PCF) à Paris après le départ du défilé, aura déjà manifesté le matin à Bordeaux. Ce détail souligne clairement que si Sa Cynique Majesté Royal et la Ch'tite Aubry avaient vraiment tenu à afficher leur amitié, elles auraient pu organiser leurs emplois du temps.

    Lutte Ouvrière sera également partout


    Arlette Laguiller (Lutte ouvrière) sera présente à Paris, tandis que Nathalie Arthaud, porte-parole de LO, participera à la manifestation de Lyon.

    Europe-Ecologie, partout, sauf à Paris


    Daniel Cohn-Bendit a préféré Budapest à Paris pour sa campagne européenne et les Franciliens apprécieront ce choix. Ses acolytes têtes de sa liste, surnommés les 'pastèques' (Verts à l'extérieur, mais rouges à l'intérieur), défileront "partout en France", comme José Bové à Montpellier. Cécile Duflot, porte-parole, manifestera en Arles. A Paris, le cortège sera confié à un second couteau, Maître Noël Mamère (Verts), qui aura peut-être réussi à aller beugler à Bègles le matin, ce que Désirdavenir Royal n'a pas désiré faire à Paris.

    Les responsables politiques de gauche se montreront-ils le poing?

    Ils seront physiquement séparés autant qu'on peut l'être. Les militants devront faire sans leurs responsables. Ils se rassembleront en des lieux différents pour bien marquer leur unité... Entre Port-Royal et le jardin du Luxembourg, pour les uns, mais entre Port-Royal et Denfert-Rochereau pour les autres, et entre le boulevard Saint-Michel et la rue Soufflot, pour les troisièmes.

    La météo et le long weekend seront-ils vraiment les seuls responsables de l'échec relatif du 1er Mai 2009 ?