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lundi 24 septembre 2018

L'Aquarius est "en route vers Marseille" et met la pression sur la France

Macron cédera-t-il ?

Les maîtres-chanteurs de l'humanitaire internationaliste sont partout indésirables


Quand les universalistes politiques - tout humanistes et humanitaires qu'ils se pensent -  ne sont rien sans les états souverains, mais qu'ils les fustigent, ils se font refouler. Ils doivent donc trouver le maillon faible en Union européennes et testent Macron. Les activistes allemands de SOS Méditerranée cherchent à imposer par la force les migrants illégaux signalés par les passeurs qui les leur ont signalés. "C'est la seul option que nous avons", assure un activiste de l'association qui se fait passer pour une ONG.

Les ONG qui ont pris en charge les migrants abandonnés en pleine mer par leurs complices ont sollicité les autorités françaises : elles veulent que la France mise devant le fait accompli prenne leur relais "à titre exceptionnel" en acceptant le débarquement des 58 migrants "en route vers Marseille" qu'elles ont pris à bord, sans assumer le suivi, a indiqué lundi 24 septembre le directeur des opérations de SOS Méditerranée.

Tranquille, Frédéric Penard explique, lors d'une conférence de presse à Paris, que "c'est la seule option que nous avons" pour permettre à l'Aquarius, "dernier navire" civil dans la zone, "de continuer sa mission" de sauvetage des migrants abandonnés que les passeurs leur ont confiés pour faire le forcing dans un pays européen faible. "Le port de Marseille est le seul port envisageable pour qu'il puisse repartir", a-t-il décrété.

Les autorités panaméennes annoncent le retrait de son pavillon à l'Aquarius.

Alors les données changent, le président de SOS Méditerranée - que la presse étiquette complaisamment association citoyenne ou initiative militante - Francis Vallat, assure que l'Aquarius est "toujours susceptible d'être mobilisé". Mais, actuellement situé "à environ quatre jours" de mer de la cité phocéenne, la date à laquelle le navire, commencera le siège de Marseille reste pourtant incertaine. 

"Le bateau est toujours dans les eaux internationales au large de la Libye" même si "nous reprenons la route du nord", a expliqué Sophie Beau, la vice-présidente de l'ONG  association. "Nous avons alerté d'autres pays, mais nous avons du mal à imaginer que la France puisse refuser, explique le maître-chanteur Francis Vallat, qui instrumentalise la "situation humanitaire" qu'il favorise à chacune de ses opérations. Sans anticiper la réponse de Paris, il a assuré qu'à aucun moment les autorités "ne "nous ont dissuadé de monter vers Marseille".
Le Soros du monde maritime
"A 71 ans, Francis Vallat a derrière lui cinquante ans de carrière dans le domaine de la mer. Il fut durant près de trente ans le président de Van Ommeren Tankers, un important armateur pétrolier néerlandais, avant d’être licencié en 1997.On retrouve pourtant son nom tour à tour au conseil national de la Lloyd’s, la célèbre compagnie d’assurances britannique, ou au comité international du bureau Veritas, le leader mondial de la certification des normes. Il a été vice-président d’Intertanko, le groupement mondial des tankers pétroliers. Francis Vallat a été vice-président de l’Agence européenne de sécurité maritime. Il a fondé en 2006 le Cluster maritime français (CMF), regroupement de toutes les entreprises du secteur. Plus de 5.000 cadres et dirigeants d’entreprises sont passés par le Cluster. 400 entreprises ou entités maritimes y adhèrent. Ses Assises de la mer ont attiré jusqu’à prés de 2.000 personnes dont des ministres. Depuis trois ans, Francis Vallat a passé la main. Mais il est toujours président d’une autre '"grappe maritime", l’European Network of Maritime Clusters, qui rassemble les clusters de dix-sept pays européens… Francis Vallat a été aussi président de l’Institut français de la mer. Nous passons sur ces entreprises, ses SCI, ses multiples engagements associatifs ou sportifs toujours dans le même domaine de la mer.Au tournant du millénaire, c’est le ministre communiste des Transports, Jean-Claude Gayssot, qui le décore de la Légion d’honneur. Au crépuscule du sarkozysme, en janvier 2012, il prend la parole à une journée thématique de l’UMP où il explique entre autres aux organisateurs « qu’ils sont nuls en communication"…
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Le Panama va retirer son pavillon à l'Aquarius

Avec véhémence,
SOS Méditerranée et Médecins sans frontières (MSF) ont accusé dimanche le gouvernement italien de "pression" exercée sur le Panama pour qu’il retire son pavillon à l’ "Aquarius", navire internationaliste affrété par les deux associations qui se croient au-dessus des lois nationales et internationales. Les autorités maritimes panaméennes ont en effet annoncé samedi qu’elles allaient retirer son pavillon à l’Aquarius, déjà privé de pavillon par Gibraltar, pour "non-respect" des "procédures juridiques internationales" concernant le sauvetage de migrants en mer Méditerranée.

"Cette révocation résulte de la pression économique et politique flagrante exercée par le gouvernement italien et condamne des centaines d’hommes, de femmes et d’enfants en fuite à rejoindre le cimetière marin qu’est devenue la Méditerranée", a assuré - sans preuves - MSF dans un communiqué. "Elle porte un coup violent à la mission humanitaire vitale de l’ "Aquarius", le seul navire de recherche et de sauvetage non gouvernemental encore présent en Méditerranée centrale" et hors-la-loi.

Salvini a le respect du Panama.
Il n’y a eu "aucune pression du ministère de l’Intérieur sur le Panana", a  affirmé à la télévision italienne le ministre italien de l’Intérieur Matteo Salvini (Ligue/extrême droite), qui a fermé depuis juin les ports du pays aux migrants non désirés réfutant dimanche soir toute intervention de son ministère. "Il est évident qu’aucun pays au monde ne voudrait prendre la responsabilité d’être associé à un navire qui fait obstacle aux opérations de secours en mer, refuse la coordination avec les gardes-côtes libyens, attaque des gouvernements démocratiques comme celui de l’Italie", a-t-il lancé.

Les autorités maritimes du Panama ont expliqué que l’ "Aquarius" devait "malheureusement être" exclu de leur registre car maintenir ce pavillon impliquerait de sérieuses difficultés politiques pour le gouvernement panaméen et pour la flotte panaméenne qui travaille dans les ports européens. "Selon le Panama, la principale plainte émane des autorités italiennes", selon lesquelles "le capitaine du navire [de l'Aquarius"] a refusé de renvoyer des migrants et réfugiés pris en charge vers leur lieu d’origine".

SOS Méditerranée et MSF polémiquent en jouant de l'émotion populaire
Ils "dénoncent ces actions comme une preuve supplémentaire du jusqu’au-boutisme du gouvernement italien qui choisit sciemment de laisser les gens se noyer en mer Méditerranée, et cherche à se débarrasser des derniers témoins de ces naufrages". Des accusations graves qui relèvent des tribunaux internationaux.

Après avoir repris ses activités seulement cette semaine en Méditerranée après une escale forcée de 19 jours à Marseille, faute de pavillon, l'Aquarius a encore pris à son bord 11 migrants clandestins jeudi livrés au large de la Libye. Le navire cherche désormais un port pour les débarquer, après avoir refusé de les ramener en Libye. 
Une première fois, en juin, le navire avait déjà sollicité le port de Valence et le gouvernement socialiste de Madrid avait permis à 237 migrants de mettre pied en Union européenne. 
Puis, en août, Malte (travailliste) avait cédé, après un accord forcé de répartition de 141 passagers entre plusieurs pays européens.

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Parmi les partenaires de MSF, citons CMA CGM ("Conteneurs d’espoir", sic), SNCF, EDF, Air France ou Veolia (gestion du cycle de l’eau, gestion et valorisation des déchets et gestion de l’énergie) qui met à disposition de MSF les compétences techniques de ses salariés volontaires.

samedi 14 mai 2016

Loi Travail et 49.3 : la gare de Nantes saccagée par l'ultra gauche

Nantes, meurtrie depuis plusieurs mois, à nouveau frappée

Des opposants à la loi Valls de réforme du code du Travail portée par Myriam El Khomri se sont affrontés aux forces de l'ordre, jeudi 28 avril déjà



Avec les violentes manifestations contre l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, c'était la 10e journée de souffrances à Nantes, traumatisant une nouvelle fois les commerçants et la population. Le défilé réunissait alors 8 à 9.000 militants communistes, mais aussi trotskistes et internationalistes révolutionnaires, selon la police et plus de 20.000 selon l'intersyndicale. A la vue des forces de l'ordre, qui ont laissé le libre accès du centre-ville aux activistes pourtant identifiés, mais qu'elles bloquaient comme dans une souricière, à l'aide d'un camion lanceur d'eau, un groupe de manifestants a lancé divers projectiles (cailloux, peinture, fumigènes) 

et les forces de l'ordre ont répliqué avec des grenades lacrymogènes.


Le 12 mai, des dizaines de personnes ont attaqué la gare SNCF de la ville lors de la manifestation contre cette loi Travail

Nantes porte encore les traces des saccages de l'ultra gauche. Le 12 mai, encore un jeudi, des activistes de la manifestation contre la loi Travail et le recours à l'article 49.3 qui contourne les parlementaires s'en sont pris à la gare SNCF. Des baies vitrées de plus de deux mètres ont volé en éclat, et une centaine d'insurgés contre le projet gouvernemental a envahi le bâtiment en quelques minutes, détruisant une partie du mobilier.

"Quelques" milliers de manifestants -les autorités en ont tout de même dénombré 2.500- ont défilé dans les rues de Nantes ce jeudi, à l'appel de la CGT et de FO. 
Une opération de subversion renforçant un état d'insurrection permanente
Les manifestants se sont d'abord rassemblés à 14 h, place du Bouffay, avant de défiler dans le centre-ville, encadrés par un "fort" service d'ordre de la CGT et surveillés de loin par un important effectif policier. Si la mobilisation des jeunes est plus faible que lors des précédentes manifestations nantaises contre la loi Travail, le nombre d'activistes radicaux opposés notamment contre l'utilisation du 49-3 est renforcé.

Arrivés à la Préfecture, des militants ont tagué des murs et lancé divers projectiles. Ce à quoi les forces de l'ordre ont répondu avec des lacrymogènes. Des activistes ont également détruit du mobilier urbain et enflammé des containers.


Des heurts violents (mais des "échauffourées", selon le Huffington Post) ont ensuite éclaté entre forces de l'ordre et insurgés. 
Une violence qui fait monter la colère des commerçants. Pendant les affrontements, deux personnes seraient tombées à l'eau, d'autres sont passées par dessus les rails de la SNCF, lors des affrontements.
La gare sud de Nantes a été vandalisée par une trentaine d'insurgés
qui ont brisé plusieurs baies vitrées. Les dégâts sont estimés à plusieurs dizaines de milliers d'euros, selon un employé de la SNCF, entreprise publique propriété des Français. 
La gare a été évacuée et le trafic a dû être interrompu. Le calme est revenu vers 19 h, quand les derniers manifestants se sont évanouis dans la nature, malgré l' "état d'urgence".

Des lycées bloqués


Plusieurs lycées avaient été bloqués. Peu avant 10 h, des lycéens de la Joliverie avaient dressé et enflammé des barricades devant l'établissement, rapporte Presse Océan


Des actions qui s'ajoutent aux opérations escargot qui ont fortement ralenti la circulation
et aux distributions de tracts par les syndicats à Pirmil, Beaulieu, et près de la Porte d'Armor, provoquant d'importants bouchons de la circulation, notamment sur 11 km et sur 2 voies sur le périphérique intérieur et sur 4,7 km dans le sens extérieur.
Ces actions amorçaient la plus grosse mobilisation attendue à Nantes, en réponse à l'appel à manifester contre le gouvernement, la loi El Khomry et le passage de l'article 49.3 au départ de la place du Bouffay

Un "champ de bataille" chaque semaine
Ce jeudi, par petits groupes, le commando révolutionnaire a sillonné les rues du centre-ville et ces militants anti-capitalistes ont choisi des cibles symboliques, les vitrines de banques ou d'assurances et des distributeurs automatiques. 

Le président de la région Pays de la Loire estime aujourd'hui que "le constat est dramatique : chaque semaine le centre-ville de Nantes se transforme en champ de bataille," a déploré Bruno Retailleau. C'était la 14ème manifestation contre la Loi Travail dans la cité des Ducs, avec chaque fois des destructions. 


Trois nouveaux rassemblements sont prévus la semaine prochaine pour entretenir ce climat insurrectionnel.

vendredi 13 mai 2016

A Rennes, la Bretagne socialiste oppose la violence à la loi Travail

Qu'on ne s'y trompe pas, les "casseurs" sont des activistes politiques

Une salle et des activistes sur le toit évacués à Rennes
Graffiti contre la loi Travail,
Rennes, le 12 mai 2016
Rebaptisée "Maison du Peuple" par ses occupants illégaux, la "salle de la Cité" située dans le centre historique de Rennes avait été investie par des activistes de l'extrême gauche anti-républicaine contre la loi travail.

Voir l'image sur TwitterUne intervention de police a débuté vers 6h, vendredi 13 mai 2016, à Rennes (Ille-et-Vilaine), dans cette salle municipale accaparée depuis le 1er mai. A l’aide d’une scie circulaire, des policiers ont ouvert la barricade métallique installée par les occupants et une trentaine de policiers est entrée dans la cour du bâtiment pris à la population rennaise, a indiqué un témoin sur place. 
Peu après 6h30, une douzaine d’excités politiques sont montés sur le toit du bâtiment pour tenter d’éviter l’évacuation, tandis qu'au sol plusieurs dizaines de jeunes et moins jeunes interdisaient l’accès de la rue aux forces de l'ordre.



Action insurrectionnelle de type subversif, voire "révolutionnaire"
Vers 7h un important dispositif policier tenait les manifestants à distance des rues et de la place proches du bâtiment municipal occupé, tandis que plusieurs policiers à bord d'une nacelle suspendue à une grue de chantier, surplombaient la salle et ses squatteurs toujours sur le toit. Les  séditieux communiquaient avec leurs camarades au sol au moyen d’un mégaphone. Le bâtiment, appelé " Salle de la Cité" avait été investi au prétexte du projet de réforme du code du Travail par un groupe d’"étudiants" de Rennes 2 et d’intermittents du spectacle assistés par l'Etat. 
Rebaptisée "Maison du peuple" par ses occupants révolutionnaires, cette salle de la capitale régionale socialiste était devenue le cœur de du mouvement subversif animé par la CGT et le syndicat trotskiste Sud de la NPA, assisté de Solidaires, et tous infiltrés par les militants communistes internationalistes. 
A l'élection présidentielle de 2007, le Parti des travailleurs (PT, trotskistes lambertistes) soutenait Gérard Schivardi, ex-PS, conseiller général de l'Aude, avait obtenu 0,47 % des voix.
Après une première convention de mise à disposition passée le 4 mai, dans un souci d’apaisement, par la mairie socialiste avec les occupants, pour une semaine et sous certaines conditions, la Ville de Rennes avait demandé mercredi à ses occupants de l’évacuer, menaçant d’en appeler à l’État si ceux-ci n’obtempéraient pas. Un huissier était passé signifier cette injonction aux occupants jeudi après-midi, après une nouvelle manifestation contre la loi travail.
VOIR et ENTENDRE cette contribution à BFMTV sur la détermination des "citoyens" d'extrême gauche : 
 


Une église occupée à Rouen. 

Le mouvement Nuit Debout occupe, à Rouen (Seine-Maritime) l’église Saint-Nicaise, depuis jeudi 5 mai. Une cinquantaine de militants a investi le sanctuaire et annoncé sa "réappropriation". Les squatteurs sont installés dans les jardins et le presbytère de ce lieu sacré fondé en 640 et inscrit aux monuments historiques depuis le 23 décembre 1981. "Ce n’est pas un squat, même si, au niveau de la loi, c’est considéré comme un squat. Les gens vivent dans le presbytère, c’est un lieu social, de jeunes, d’étudiants", assurent-ils, ambitionnant de distribuer la soupe populaire et d’accueillir les sans-domiciles. 
La cave et les étages du presbytère étant jugés "inaccessibles", ils occupent uniquement le rez-de-chaussée, bien que la dangerosité des lieux soit établie. "On nettoie, on répare. Et on attend la visite de l’huissier ou l’avis d’expulsion. On a effectué toutes les démarches, comme le raccordement à l’eau et l’électricité", opposent les clandestins. Tout sauf des casseurs, ce sont des activistes organisés, voire chevronnés et bien encadrés.

Le lundi 9 mai 2016, déjà, une trentaine de militants de Nuit Debout avaient investi le conseil municipal de Rouen (Seine-Maritime) et ont interpellé le maire, Yvon Robert.



Crainte de nouveaux incidents samedi 

D'importantes dégradations ont été constatées vendredi soir après des affrontements entre des manifestants contre la loi Travail et les forces de l'ordre. 


La manifestation de ce samedi a été annulée, "une manifestation de casseurs", selon Bernard Cazeneuve. "Rennes et Nantes n'ont pas vocation à devenir un champ de bataille pour casseurs violents, animés par la haine de l'État et de la République." Le ministre de l'Intérieur a prévenu: les violences en marge des manifestations contre la loi Travail doivent cesser et être sactionnées. A la veille du rassemblement prévu ce samedi à Rennes et annulé par la préfecture d'Ille-et-Vilaine, de nombreux incidents se sont produits.
Les tensions ont été ravivées après l'évacuation, à l'aube vendredi, de la salle municipale, rebaptisée "Maison du peuple", après douze jours d'occupation. 
Dans la soirée, plusieurs centaines de révolutionnaires avaient défié les forces de l'ordre après un appel au rassemblement à 20 heures place Sainte-Anne. De nombreux équipements publics, agences bancaires et magasins dans le centre-ville ont été dégradés. "Nous avons eu affaire à des actions commando très violentes préparées, avec des manifestants très mobiles qui se divisaient parfois en plusieurs groupes", a indiqué le préfet délégué de la zone de défense et de sécurité ouest Patrick Dallennes, précisant que deux personnes avaient été interpellées. "On oublie complètement les revendications contre la loi travail, c'est de la violence contre l'économie, les institutions". 

La mairie attaquée et endommagée

Dans une premier temps, un face à face calme a débuté entre quelque 200 jeunes et des forces de l'ordre qui les empêchaient de réinvestir les lieux dont ils ont été délogés. Puis, vers 21h30, alors que le groupe des protestataires, dont nombreux étaient cagoulés, avait beaucoup grossi, certains ont commencé à s'en prendre à des caméras de surveillance et aux palissades du chantier du métro. 
Les forces de l'ordre ont répliqué avec des gaz lacrymogènes, et les manifestants se sont dirigés vers le centre-ville, certains commettant de nombreuses dégradations sur leur passage.

Les vitres d'un commissariat ont été brisées, les palissades en bois mises en place pour protéger plusieurs agences bancaires ont été arrachées, les vitres brisées à l'aide de poutres, l'intérieur saccagé. Des boutiques de vêtements, le local du PS ont aussi eu leurs vitrines brisées. Un commissariat a également été pris pour cible. 

Quand la mairie socialiste a été à son tour attaquée, les forces de l'ordre sont intervenues pour éloigner ces manifestants casseurs. 

Est-on un "casseur" quand on s'attaque aux emblèmes de la République ?

Les actions de casse ont cessé peu après 23h00, certains groupes enlevant leurs vêtements sombres pour les dissimuler dans des sacs avant de se disperser en ville, rapporte la presse. 
"Plus les manifestations sont clairsemées,
plus elles sont violentes",
souligne Alain Duhamel
Ce rassemblement intervient alors que la préfecture d'Ille-et-Vilaine a interdit la tenue samedi d'une manifestation non déclarée contre les "violences policières". Une initiative saluée par le ministre de l'Intérieur, écrit l'AFP - bien qu'il n'y soit pas étranger pour avoir adressé ses instructions à ce représentant du gouvernement ! - alors que la maire PS de Rennes a réclamé "après des paroles fortes", "des actes forts" de l'Etat. "Je mettrai à la disposition du préfet le renfort nécessaire de forces de l'ordre pour que toute infraction à cette interdiction de manifester donne lieu à interpellation et que les auteurs soient mis à disposition de l'autorité judiciaire", a insisté Bernard Cazeneuve. 
Le ministre de l'Intérieur, invité du 20 heures de France 2, alors que F. Hollande y est également à nouveau annoncé, a ajouté - comme à son habitude en pareilles circonstances - que "les casseurs [s'il y tient !] doivent être interpellés et ils doivent être jugés"

Le locataire de la place Beauvau a fait l'amalgame entre "casseurs", ou délinquants de droit commun,  et "activistes", ou révolutionnaires politiques
Il a en effet qualifié la manifestation de samedi "pour ce qu'elle est, c'est une manifestation de casseurs, ce sont des groupes extrémistes, des activistes dont on connaît les intentions", a admis le ministre. 


La ville de Rennes -en état de siège- sera barricadée 


Samedi matin, les habitants et commerçants de Rennes n'ont pu que déplorer les dégâts. "Vous arrivez le matin déjà avec la boule au ventre, s'agace Fabienne, coiffeuse dans le centre-ville. Moi je sors du parking, je regarde à droite, à gauche. Il y en a plein qui sont enivrés, il y a des papiers partout, il y a le bazar partout, il y des tags qui sont là. Et quand tu ouvres ta porte, tu regardes qu'il n'y a personne derrière toi." 

Une situation qui fait craindre le pire pour la journée de samedi. Même si la manifestation a été interdite, 500 CRS ont été déployés dans la ville dès le début de matinée. De nombreux commerçants resteront fermés et ont déjà tenté de protéger leurs vitrines avec des panneaux de bois.