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dimanche 17 février 2013

Nantes: un père desespéré réclame l'équité des juges

Le divorce profite aux mères: un père s'en indigne depuis le sommet d'une grue

Cet homme est de ceux qui veulent assumer leur paternité


Les pères ne portent pas les bébés 

et leur attachement à leur enfant
n'en a que plus de valeur


Serge Charnay est retranché en haut d'une grue à Nantes depuis vendredi pour rétablir son droit de visite auprès de son fils.

Ce père de 42 ans a déclaré dimanche midi à des journalistes, présents au pied de la grue, qu'il n'a pas l'intention de descendre tant que ses revendications ne seront pas satisfaites. Un(e) juge l'a privé du droit de visite de son fils il y a deux ans, à la suite de sa condamnation pour soustraction d'enfant.

Libération qualifie ces papas d' "activistes"

Leur comportement est autrement plus digne que celui des Femen, mais une certaine presse les vilipende...
Un deuxième papa déchu, Nicolas Moreno (ci-contre), a choisi samedi matin de soutenir Serge en se retranchant sur une autre grue Titan des anciens chantiers navals de Nantes (Loire-Atlantique)."Je suis une grand-mère privée de petits-enfants", déplore Brigitte, pourtant très combattive.


Les pouvoirs publics prétendent vouloir venir en aide au père désespéré



Sans eau et sans vivres, le papa peut voir sa situation devenir critique.
S. Charnay "n'a pas bu depuis (samedi) matin" "et n'a plus de nourriture. 

Nantes, la préfecture de Loire-Atlantique a affirmé être prête à livrer eau et vivres au père retranché, mais il faut que l'homme les supplie...

"Nous n'avons reçu aucune demande de la part de M. Charnay concernant de l'eau ou de la nourriture. Samedi, lors d'un contact, il n'a parlé ni d'eau ni de nourriture. Nous ne sommes pas hostiles à lui faire porter de l'eau et des vivres, mais je voudrais qu'il confirme cette demande", a assuré Christian Galliard de Lavernée, préfet de région, qui ne prend pas l'initiative.



Humaniste, cet énarque de 63 ans a été fait préfet des Pays de la Loire et préfet de la Loire-Atlantique, département d'origine du Premier ministre Jean-Marc Ayrault, ex-député-maire de Nantes, par Manuel Valls, ministre socialiste de l'Intérieur, le ...30 mai 2012, deux semaines après l'arrivée de Ayrault à Matignon et de Hollande à l'Elysée.


"Tout ravitaillement de nourriture et médicament lui est refusé" par les autorités, a affirmé dans un communiqué Nicolas Moreno, l'autre père qui s'était lui-même retranché dans une seconde grue pendant quelques heures samedi à Nantes, par solidarité avec M. Charnay. Samedi à 17 heures, comme il l'avait annoncé à ses proches, Nicolas Moreno est redescendu de la grue sur laquelle il s'était hissé le matin. "Devenus frères d'armes", Nicolas déclare : "Je ne demande pas de favoritisme, juste la justice et l'égalité entre la mère et le père".


Dimanche midi, "toutes les tentatives de reprise de contact" des services de l'Etat avec M. Charnay n'avaient pas abouti, peut-être en raison d'une panne de batterie de son portable, a froidement commenté M. de Lavernée. Parce qu'il n'agit pas autrement que sur commande, ce préfet a précisé qu'une demande d'approvisionnement pourrait être formulée par l'intermédiaire de M. Moreno.



A la mi-journée dimanche, une tentative d'approvisionnement de Charnay s'était d'ailleurs soldée par un échec. 


Un homme s'est approché de la grue avec un sac de nourriture, mais ce sac a été confisqué par deux policiers, avant même d'avoir pu être accroché à une corde pour que le père en révolte puisse le hisser jusqu'à lui. "Je ne veux plus qu'un papa soit obligé de faire une grève de la faim pour réclamer son droit à voir ses enfants, parce que, tant que je suis là, quelques papas renonceront à se foutre en l'air de désespoir", a affirmé S. Charnay, rapporte M. Moreno qui fait état d'un courriel adressé dimanche matin aux media. "Je ne fais pas la grève de la faim et de la soif, je suis assiégé par les forces de l'ordre", a assuré encore le père retranché.
Désolé, ils sont de sexes différents !
Un troisième père s'est retranché pendant deux heures dimanche matin en haut d'une grue à Strasbourg

Il est redescendu de lui-même après une intervention de la police. 
Il se plaint pareilement d'être privé de tout contact avec son fils depuis trois ans.

"Ces deux jours ont été difficiles à gérer et il [M. Charnay] envisage un dépôt de plainte pour mise en danger de la vie d'autrui si la situation perdure", selon ce texte.
"L'être humain ne pouvant se passer de boire durant plus de trois jours, le risque de déshydratation et de mise en danger s'enclenche, aggravé par le fait qu'il [S. Charnay] est exposé au froid, au soleil et au vent", a souligné M. Moreno dans son communiqué. 

Dans ce même communiqué, S. Charnay donnait "rendez-vous aux media pour une animation en début d'après-midi", dimanche, sans autre précision.

La ministre déléguée à la Famille, Dominique Bertinotti, gère...


Elle a estimé dimanche qu'il fallait "entendre les revendications des pères" pour la garde des enfants après séparation, mais elle a refusé de se prononcer sur le cas de S. Charnay.


Son action intervient à quelques jours d'une journée nationale de manifestation pour les droits des pères, programmée par l'association SVP Papa mercredi à Nantes, ville du Premier ministre Jean-Marc Ayrault.
Alors que Bertinotti, déjà dépassée sur le "mariage" pour tous, n'a aucun avis sur la question, J Marc Ayrault a demandé à ses ministres de recevoir "SOS papa". Et Christian Dessert, président de Urgence Papa ?

Garde des enfants: le SOS de papas en détresse
"Trop de papas privés de leurs enfants"
"Je n'ai pas vu ma fille depuis 9 mois"

Parité homme-femme: "La garde obtenue par les mères à 75%"


Le coup de gueule des deux pères à Nantes révèle aussi une discrimination à l'égard des pères lorsqu'il s'agit, au terme d'un divorce, de régler la question de la garde et de la résidence des enfants.



Selon le ministère de la Justice, en 2009 (date des dernières statistiques connues), dans 8 % des cas, la résidence principale des enfants a été confiée au père après un divorce ; contre 74,6 % à la mère et 16,9 % aux deux parents, en résidence alternée. Un écart qui se creuse encore plus lorsque les enfants sont jeunes. Les juges aux affaires familiales hésitent, en effet, à séparer les enfants de moins de 5 ans de leur mère ; quitte à entériner le vieux schéma selon lequel la mère doit garder son enfant…

Presque onze ans après son instauration par la loi du 4 mars 2002, la résidence alternée des enfants - une semaine chez le père, une semaine chez la mère - suscite toujours autant de débats, alors qu'elle connaît un engouement, notamment dans les milieux urbains et aisés.
La résidence alternée concernait en 2012 entre 15 et 20 % des enfants de couples divorcés contre moins de 5 % dix ans auparavant. Un pourcentage qui devrait augmenter dans les années à venir.


D'ores et déjà, plusieurs propositions de loi incitent à un recours plus fréquent voire systématique à la résidence partagée; et plus précoce en ce qui concerne l'âge de l'enfant. L'association d'aide aux pères divorcés, Urgence Papa, plaide pour faire de la garde alternée une norme plutôt qu'une exception.



mardi 11 septembre 2012

Taubira, favorable au mariage gay et à l'adoption

C'est ...La Croix qui recueille les déclarations de la Garde des Sceaux sur son projet de loi en faveur du mariage gay


Factice !
Photo retouchée de la ministre  sexagénaire
retendue, lissée

La très  laïque Christiane Taubira a choisi " La Croix " pour dévoiler les grandes lignes du projet de loi ouvrant le mariage et l’adoption aux couples de même sexe. Le projet de loi de cette ex-indépendandiste guyanaise doit être présenté fin octobre en conseil des ministres.

Heinrich Honecker (RDA) embrassant goulument L. Brejnev  

La Croix.  Ouvrir le mariage aux personnes de même sexe change profondément le sens d’une institution qui a traversé les siècles. Pourquoi n’avoir pas plutôt choisi d’étendre les droits des personnes pacsées [lesquelles sont exclues du projet] ?
Christiane Taubira  : Le mariage est en effet une institution ancienne qui occupe une place très particulière dans le code civil. C’est un acte juridique solennel, inventé pour structurer la société, qui codifie plus strictement que d’autres formes d’union (le pacs et le concubinage) les conditions de la vie commune. Réformer le mariage en l’ouvrant aux couples de même sexe fait, il est vrai, débat. Mais, vous savez, les réformes touchant au mariage se sont toujours faites dans un climat passionnel.

Février 2012 à Villejuif
(ville communiste):

Alexis Cortijos et Fabrice Lesté
clament dans la salle des mariages que
leur "mariage" est "symbolique et militant"


En 1884, lorsque le divorce a été introduit, il a provoqué des débats extrêmement violents et intenses : il y avait là déjà une confrontation philosophique et anthropologique évidente entre ceux qui avaient une perception plus religieuse du mariage et ceux qui, sous l’influence des Lumières [Christiane Taubira-Delannon - comme ses collègues ministres V. Peillon, Manuel Valls, Michel Sapin, Jean-Yves Le Drian, Stéphane Le Foll, Arnaud Montebourg ou Jérôme Cahuzac - est franc-maçon] en avaient une perception plus laïque. Nous sommes donc bien conscients de toutes les dimensions philosophiques et anthropologiques entourant le mariage. Mais nous estimons qu’elles ne peuvent venir percuter l’exigence d’égalité. C’est à cela, à cette exigence d’égalité, que nous satisfaisons avec ce projet de loi.

Coming-out de Bruno Julliard:
opposant UNEF au CPE, devenu adjoint au maire homo de Paris, B. Delanoë,
il avait accepté d'être secrétaire national du PS auprès de ...M. Aubry.
Deux mandats d’exception à 30 ans, sans encore jamais affronté le suffrage universel direct (hormis une liste municipale en 2008).
Des postes convoités et une carrière fulgurante.


Autoriserez-vous les maires qui le souhaiteront à ne pas célébrer de mariages entre homosexuels ?
C. T.  : Non. Les maires sont des officiers publics qui représentent l’État lorsqu’ils célèbrent un mariage, c’est une mission dont ils sont très fiers. Nous sommes dans un état de droit, le code civil va être modifié, il s’impose à tous, y compris aux maires.   Il ne sera pas inscrit dans la loi qu’ils puissent se soustraire au code civil. 


[Le maire de Bègles, Noël Mamère, ci-contre, ("démissionnaire" (?) du Grand Orient de France) n'a pas été poursuivi pour avoir célébré le premier mariage homosexuel entre Stéphane Chapin et Bertrand Charpentier dans la maison publique, le 5 juin 2004: la mascarade a entraîné sa suspension pendant un mois et la nullité de l'acte.]
En même temps, je travaille actuellement avec ces élus, notamment l’Association des maires de France. Nous allons systématiser ces contacts, afin que les maires soient étroitement associés au travail de réflexion et d’élaboration du projet de loi. D’une façon générale, nous allons consulter – nous avons d’ailleurs déjà commencé – de nombreux acteurs de la société : des personnalités, des associations favorables et d’autres hostiles au mariage pour tous, des institutions, des représentants des cultes, etc. Je peux vous dire que ces auditions sont conduites dans un esprit de grande franchise et de grande écoute. 
[Quelques élus ont suivi la voie du maire Mamère (parti écologiste Les Verts et franc-maçon "démissionnaire"- sans toutefois enregistrer les mariages comme l'avait fait le futur avocat. Ainsi, au nombre des simulateurs, on peut citer, en février 2010, la maire de MontpellierHélène Mandroux (PS, proche de Martine Aubry et dont les membres du cabinet Gilles Boulet et Daniel Andersch, appartenaient alors à la Grande Loge de France, ou au quotidien régional Midi Libre)avait symboliquement uni un couple gay en mairie, puis, début 2011, c'est le maire de Nancy, André Rossinot(franc-maçon du Grand Orient de France et UMP-Parti radical), qui à son tour a uni un couple de lesbiennes.
Et ce fut aussi le cas, en novembre 2011du maire communiste de Cabestany, Jean Vila, chargé d'une mission temporaire auprès de Martine Aubry, quand elle fut ministre de l'emploi et de la solidarité]
Qu’envisagez-vous en matière de parentalité et de reconnaissance de filiation ?
C. T.  : Le projet de loi va étendre aux personnes de même sexe les dispositions actuelles du mariage, de la filiation et de la parenté. Nous ouvrirons donc l’adoption aux couples homosexuels et ce, dans un cadre identique à celui actuellement en vigueur. Ils pourront, comme les autres, adopter de façon individuelle ou conjointe (de façon simple ou plénière).
Ainsi, les personnes homosexuelles désireuses de devenir " parent " de l’enfant biologique de leur conjoint pourront accéder à la procédure d’adoption dans les mêmes conditions que les hétérosexuels. Le projet de loi ne prévoit pas d’équivalent à la " présomption de paternité ", qui existe aujourd’hui au sein des couples mariés. Voilà ce que prévoit notre texte, ce qui ne préjuge pas de ce que les parlementaires décideront.
Photo non retouchée
(mais censurée à plusieurs reprises)
Une telle réforme ne fera-t-elle pas primer le " droit à l’enfant " [un droit nouveau] sur le " droit de l’enfant " ?
C. T.  : Le droit à l’enfant n’existe pas dans sa conception absolue, c’est une fiction ! À l’heure actuelle, la procédure d’adoption est sérieuse, elle sera appliquée de la même façon pour les couples de même sexe. Je rappelle que pour adopter un enfant, les conditions sont strictes, justement pour protéger ses droits : il faut tout d’abord obtenir un agrément, délivré par le conseil général qui mène une enquête. Une fois que cet agrément est accordé, le juge intervient pour autoriser ou pas l’adoption.
Mais jusqu’ici, deux mères ou deux pères ne pouvaient pas adopter ensemble… Donne-t-on les mêmes chances [sic] à l’enfant dans ce cadre qu’au sein d’un couple formé par un père et une mère ?
C. T.  : C’est bien sûr un sujet sérieux et le gouvernement ne sous-estime pas ce qui est en jeu. Il assume la position qu’il prend. Les choses ne sont pas binaires. Qui peut dire qu’un couple hétérosexuel élèvera mieux un enfant qu’un couple homosexuel, qu’il garantira mieux les conditions de son épanouissement ? Ce qui est certain, c’est que l’intérêt de l’enfant est une préoccupation majeure du gouvernement.


Converti à l'islam,
Mister Gay Danemark
veut montrer qu'on peut être
"homo et musulman"
Envisagez-vous d’ouvrir l’aide médicale à la procréation (AMP) aux couples de femmes dans ce cadre de ce texte ? Si oui, ne craignez-vous pas que des couples d’hommes réclament, de leur côté, la légalisation des mères porteuses ?

En Seine-Saint-Denis, un imam a uni deux hommes,
Ludovic Mohamed Zahed, président de l’association Homosexuels musulmans de France (HM2F), et son compagnon, le 18/2/2012,
dans un appartement de Sevran
[A la suite d’une série de violences liées à des règlements de compte dans une zone de non-droit de Sevran où des tirs ont lieu à proximité d’une école maternelle, le maire de Sevran, Stéphane Gatignon (Europe Écologie-les Verts), lança : "Il faut des casques bleus pour rétablir la paix à Sevran !" pour en finir avec les dealers.]

AC. T.
  :
Notre projet de loi ne  prévoit pas d’élargir l’accès à la procréation médicalement assistée. Je vois bien, dans le cadre des consultations que nous menons avec l’ensemble de la société civile, que cette question revient souvent. Certains y sont hostiles et d’autres favorables, mais notre projet de loi est très clair : l’accès à la PMA ne rentre pas dans son périmètre. Quant à la gestation pour autrui, elle ne sera pas légalisée. Le président de la République a toujours été très clair sur ce sujet lors de la campagne.

lundi 15 septembre 2008

Le pape, au côté des hommes qui souffrent

Benoît XVI a célébré une messe aux malades à Lourdes
A Lourdes ce matin lundi, Benoît XVI a achevé sa visite de quatre jours en France.

Le pape a consacré aux malades sa dernière journée dans la cité mariale de Lourdes, où il s'est rendu à l'occasion du "150e anniversaire des apparitions de la Vierge à Bernadette Soubirous".
La visite du Saint Père, débutée vendredi à Paris, se clôture donc sur la célébration d’une messe à l’attention des plus défavorisés : les malades se rendent chaque année par milliers à Lourdes dans l'espoir d’être du nombre des guéris en demandant son intercession à Sainte Bernadette, la petite bergère qui mourut de l’asthme.

Terminant un chemin du pélerin débuté vendredi à Paris, il a poursuivi sa visite samedi soir. Il s’est rendu dans l'ancienne chapelle de l'hôpital des Sanctuaires pour se recueillir dans le lieu où la jeune bergère a fait sa première communion.

Benoît XVI a célébré dimanche une messe sur l'esplanade de la Basilique du Rosaire devant des milliers de personnes souffrantes, et a donné l'onction des malades à une dizaine d'entre elles. Lourdes accueille chaque jour des centaines de malades qui sont immergés dans les piscines et fontaines où coule l'eau de la source de la Grotte où la Vierge est apparue à Bernadette en 1858, dans l'espoir d'une guérison.

Le pape a rejoint vers midi en hélicoptère l'aéroport de Tarbes, d'où il s'est envolé vers Rome.
A la cérémonie de son départ à l'aéroport, le souverain pontife, Benoît XVI, a prononcé un discours en présence du Premier ministre François Fillon, qui s’est également s'exprimé.

Durant quatre jours en France, Benoît XVI s'est exprimé sur le sujet épineux -en France- de la laïcité, prônant une "réflexion nouvelle" sur le rôle de l'Eglise. Il a également appelé l'Eglise de France à la fermeté sur la question "douloureuse" des divorcé(e)s remarié(e)s et a défendu le libre choix de de la messe en latin par les communautés catholiques.

A Lourdes, le pape avait présidé dimanche devant plus de 190.000 pèlerins, venus du monde entier, une messe pour l'anniversaire des apparitions de la Vierge, but premier de sa visite en France, tandis que la messe des Invalides à Paris la veille avait rassemblé quelque 260.000 fidèles.

jeudi 19 juin 2008

Non-virginité recousue par la Cour d’Appel de Douai ?

L’annulation de mariage sera-t-elle annulée ?
La cour d'appel de Douai a suspendu l'annulation du mariage d'un couple de musulmans prononcée en avril en première instance à Lille, en raison du mensonge de la mariée sur sa virginité, une décision qui a suscité un vif débat politique et philosophique en France. Le dossier sera examiné en appel le 22 septembre. Dans l'attente de cette audience, l'annulation du mariage ne pourra donc être transcrite sur les registres d'état-civil. Le couple est donc juridiquement de nouveau marié, alors même que la décision d'annulation avait été rendue avec l'accord des deux époux.

Face à une pratique venue d’ailleurs et abolie du droit républicain français, le tribunal de Lille a pris la décision qu’il ne fallait pas prendre et la Cour d'Appel se trouve maintenant devant un imbroglio juridique. Elle pourra éventuellement refuser d'annuler et renvoyer le couple à une procédure de divorce, plus longue et plus coûteuse, mais plus conforme aux us et coutumes sur le territoire français.
La décision de rétablir le mariage fait suite à un appel du parquet déposé à la demande de la ministre de la Justice, Rachida Dati, qui, après avoir d'abord justifié la décision initiale, dans l’intérêt de la jeune femme, avait finalement souhaité que l'affaire soit revue pour un problème de fond, et non plus jugée sur une base humanitaire.
Par l'intermédiaire de son avocat, la jeune femme concernée avait par avance fait connaître sa désapprobation concernant cet appel, estimant qu'il n'appartenait pas à l'Etat de décider à sa place de questions personnelles et en soulignant que le premier jugement lui avait permis de tourner une page dans sa vie.
En première instance, la juge lilloise avait décidé l'annulation en estimant que le mensonge sur la virginité, au sens du Code civil, était un mensonge sur une "qualité essentielle" de la personne -considérée comme objet de consommation- . « Tu ne mentiras pas » est une raison valable en république laïque.
Les féministes et diverses personnalités de droite comme de gauche se sont indignées de la décision, en estimant qu'elle revenait à inscrire dans la jurisprudence non seulement une règle religieuse, mais aussi le principe de l’annulation du mariage, une régression sur le divorce. La répudiation menaçait d’être la prochaine étape dans la remise en cause de la liberté des femmes de disposer d’elles-mêmes et de l’égalité des sexes.
Des magistrats soulignent cependant que le juge n'a pas rendu une décision de principe sur la virginité, mais simplement constaté qu'aux yeux des deux époux, cette question constituait bien une question "essentielle". Le magistrat a donc estimé que l'annulation pouvait être prononcée dans la mesure où elle était demandée conjointement, ce qui est conforme à une pratique dans cette procédure d'annulation, explique-t-on. Ce qui reste une annulation.

dimanche 8 juin 2008

Entretien avec E. Guigou, annulation de mariage,intégration,libéralisme,constitution,...

Guigou, sur tout: Le Figaro donne la parole à tous

LE TALK : Elisabeth Guigou ( 03/06/2008 )
L'intégralité de l'interview du 3 juin par Anne Fulda
(Rappel: LIRE l'article de PaSiDupes: annulation de mariage )

Anne Fulda - Élisabeth Guigou, bonsoir. La semaine dernière, le tribunal de grande instance de Lille a annulé un mariage parce que la mariée avait menti sur sa virginité.
Vous avez été garde des Sceaux, vous êtes député, aujourd'hui, de Seine-Saint-Denis, quel est votre avis ?
Élisabeth Guigou - C'est une décision, moi, qui me concerne. On a l'impression d'être amené cinquante, soixante ans en arrière. Cette question se posait aussi. Je crois que cette décision est inacceptable à la fois au regard de ce qu'a été l'évolution de la situation des femmes depuis cinquante ans dans notre pays, avec la liberté qu'elles ont conquise par rapport à leur corps, à leur liberté. Et puis parce que c'est discriminatoire. On ne peut pas faire la même demande à un homme. On ne peut rien prouver. Vraiment je trouve qu'à tous égards qu'il faut empêcher que cette décision fasse jurisprudence. Et je pense qu'il faut modifier la loi.
Rachida Dati a d'abord défendu la position du tribunal de Lille en arguant que cette décision était un moyen finalement de protéger cette femme. Puis, finalement, elle a annoncé que le parquet général allait faire appel de ce jugement. Et enfin cet après-midi à l'Assemblée nationale, nous allons voir les images-là, elle a attaqué les socialistes très violemment. Regardons les images (passage vidéo). Ça c'est une charge. La politique des grands frères, c'est vous ? L'échec de l'intégration, c'est vous ? Comment interprétez-vous cette attaque ? D'abord, je vais vous répondre sur les zigzags du garde des Sceaux. Sa première réaction a été de réagir avec sa subjectivité, puisqu'elle a fait la confidence qu'elle même avait eu recours à l'annulation de son mariage. Je pense qu'elle a réagi émotivement et qu'ensuite elle s'est rendu compte que ce n'était pas tenable. Je pense que cette décision de faire appel au parquet est bien parce que ça montre qu'on ne se résigne pas à cette décision, mais, en même temps, ça va induire un deuxième jugement, c'est-à-dire que pour les personnes concernées, en particulier pour la jeune fille, si on veut la protéger, ce n'est vraiment pas la meilleure chose à faire. On va lui infliger un deuxième passage devant les tribunaux. Il aurait été plus avisé de faire un pourvoi dans l'intérêt de la loi devant la Cour de cassation, que seul le garde des Sceaux peut faire. Ce qui est justement destiné à ne pas faire refaire juger une affaire mais à encadrer la jurisprudence. Ensuite, cette attaque contre les socialistes, vraiment, on a l'impression qu'elle est acculée, qu'elle est très affaiblie dans son propre camp, qu'elle reporte, si vous voulez, son malaise avec des accusations que franchement personne ne peut prendre au sérieux. (Il faut voir...)
Si quand même la politique d'intégration menée par les socialistes n'a pas été une franche réussite.
Ça fait trente ans que personne n'arrive vraiment à résoudre le problème de ces quartiers-ghettos. J'observe simplement que nous, quand nous étions là, cela fait déjà un moment, cela fait six ou sept ans. Si vraiment c'était une question… des choses auraient pu être faites aussi depuis six ou sept ans pour modifier cette situation. J'ajoute que quand nous étions là, il y avait des aides qui étaient données dans ces quartiers, des associations. Moi, j'observe que les associations tombent toutes les unes après les autres. Il n'y a plus de subventions de l'État. Beaucoup d'associations aident justement des jeunes filles ou des femmes et j'observe qu'elles ont beaucoup moins de moyens. Ça se retourne beaucoup et je ne pense pas que c'était une façon très habile de sa part d'essayer de détourner maladroitement l'attention.
Certains parlementaires dans votre groupe ont appelé à la démission cet après-midi, on a entendu des cris des bancs « démission » « démission » Qu'en pensez-vous ?
Je trouve ça excessif. D'abord je n'aime pas ce qui ressemble à une espèce de curée, d'hallali. Je pense que Rachida Dati, garde des Sceaux, est déstabilisée d'abord par son propre camp, parce que manifestement elle n'a plus tout à fait la confiance, semble-t-il, du président de la République. Elle n'est plus tout à fait dans ce premier cercle. Ensuite j'observe que pour le débat sur la réforme de la Constitution, elle n'est pas intervenue dans la discussion générale, c'est-à-dire que la parole lui a été retirée, qu'elle a été prise par le premier ministre, par Roger Karoutchi. Qu'elle soit épaulée dans un débat comme ça difficile, par le ministre chargé des relations avec le Parlement, la procédure parlementaire est compliquée, d'accord. Que le premier ministre prenne la parole sur un sujet de cette importance, bien sûr. Mais qu'à aucun moment le garde des Sceaux ne puisse intervenir dans la discussion générale, alors qu'elle est chargée par la Constitution de porter les réformes constitutionnelles, on n'a jamais vu ça et je comprends évidemment qu'elle se sente fragilisée.
Anne Fulda - Vous ne voulez pas participer à la curée. Vous avez l'air de dire qu'elle ne peut plus exercer ses fonctions ?
Élisabeth Guigou - Non je ne dis pas ça, je dis que c'est son propre camp qui l'a déstabilisée et fragilisée et que cela, c'est un problème, c'est une question qu'il faut adresser à la majorité actuelle et au gouvernement. Ceci dit, je ne demande pas la démission de Rachida Dati. D'ailleurs, j'éprouve de la sympathie pour elle, encore, même si je constate qu'elle a fait beaucoup d'erreurs.
Au-delà du problème discriminatoire entre hommes et femmes que soulève ce jugement, est-ce qu'il n'y a pas derrière cette affaire, le signe finalement de l'intrusion du religieux et notamment de l'islam dans notre société qui est censée être une société laïque ? C'est plutôt le signe d'une régression terrible et de toute façon il faut mettre une borne. Il faut modifier la loi, restreindre les cas d'annulation, au fait, par exemple, que le mariage ne puisse pas être consommé ou bien qu'il y ait des mariages forcés, cela, c'est un vrai sujet, mais là, vous voyez, ce n'est pas discriminatoire, on ne fait de procès d'intention à personne. Moi, je ne connais pas cette affaire particulière, je n'ai pas eu accès au dossier, donc je ne peux pas répondre à la question que vous posez là, je pense que ce qu'il faut, c'est que la loi mette des bornes et qu'on n'autorise pas, en effet, des jurisprudences qui ne sont pas admissibles dans notre société.
Quand quel sens faut-il modifier la loi ?
Permettre toujours qu'il y ait annulation du mariage bien sûr, mais restreindre les cas d'annulation et nommer, beaucoup plus précisément, pour pas qu'il y ait des matières à interprétation large. (Confiance limitée dans les magistrats...)
Venons-en au Parti socialiste. Vous avez exprimé votre choix pour Bertrand Delanoë. Son « coming out libéral » n'est pas finalement un scoop parce que tous les partis socialistes européens ont déjà fait leur mue, le libéralisme est un fait acquis depuis longtemps. Est-ce que l'on peut bâtir un projet sur le fait de dire : je suis libéral et socialiste ?
D'abord le libéralisme politique, c'est vraiment notre héritage.
C'est l'héritage politique.
C'est l'héritage des Lumières, la Révolution française, Jean Jaurès lui-même a eu des pages absolument admirables sur l'émancipation individuelle et l'espace des libertés est encore à élargir. Lorsque je vois, par exemple, que dans la réforme constitutionnelle, il n'y a rien sur le droit de vote des étrangers non européens qui sont chez nous depuis longtemps, vingt, trente ou quarante ans et qui ont donné des enfants à la France, et qui souvent se sont battus pour notre pays, qui sont là, qui paient leurs impôts, leurs cotisations sociales… l'espace des libertés, il est à élargir. Après, il y a le libéralisme économique pour lequel je pense qu'il y a matière à avoir un vrai débat. Ce que je n'aime pas, c'est le nominalisme. On cache derrière les mots des réalités très différentes. Je dis oui à l'économie de marché mais d'abord il doit avoir des bornes parce que l'on ne peut pas tout marchandiser. Par exemple, je suis horrifiée lorsque je vois que l'on peut vendre des ventres de femme pour porter des enfants, ou vendre des ovocytes, il doit donc y avoir des bornes, les services publics ne doivent pas être soumis à la loi du marché et puis le marché est aveugle, il est presbyte au moins c'est-à-dire qu'il ne peut pas anticiper, et ce notamment les défis que nous avons devant nous, le réchauffement climatique, etc. Alors je suis très contente que Bertrand Delanoë ait permis, en jetant ce pavé dans la mare qui suscite évidemment des questions et des interrogations, qu'on ouvre le débat et que nous, les socialistes, on s'entende sur les mots et cela est très bien.
C'est donc votre candidat, sans hésitation ?
C'est-à-dire que je le soutiens pour le Pari socialiste, après il n'y a pas d'automaticité. 2012 est autre chose mais je pense que nous avons besoin d'un Parti socialiste fort qui soit dirigé par quelqu'un qui le connaît, qui l'aime, qui est au premier rang. Je ne pense pas qu'on ait besoin d'un premier secrétaire intérimaire ou sous-traitant qui garde la place pour les autres. Après, en 2011, on choisira notre candidat ou notre candidate pour 2012 qui seront plusieurs à être sur les rangs.
L'irruption de Martine Aubry, « la dame des 35 heures » comme on dit à l'UMP dans ce jeu de rôle. Est-ce une bonne chose ?
De toute façon, Martine Aubry est une femme de talent, elle s'intéresse au parti, elle a réussi magnifiquement à Lille, elle a des propositions à faire sur le fond, ce qui m'étonne un peu, c'est qu'elle soit là avec un groupement qui est un peu de bric et de broc, puisque Martine Aubry s'intéresse d'abord et avant tout au fond, il faut que l'on sache sur quoi, sur le fond, ce rassemblement des «reconstructeurs» peut s'assembler, j'attends de voir.
Merci Élisabeth Guigou.

mercredi 4 juin 2008

Peut-on annuler un mariage pour dissimulation de non virginité d’une Française ?

La question est posée de la défloration comme parade aux mariages forcés

Toutes les Françaises non vierges s’exposent-elles à l’annulation de leur mariage en cas de dissimulation de leur état défloré avant la cérémonie? Ou les musulmanes jouiront-elles d’un régime spécial dans l’hexagone ? (Lire PaSiDupes: l'avis de E. Guigou, PS)

La ministre de la Justice Rachida Dati a demandé lundi au parquet de faire appel d'un jugement civil rendu en avril dernier à Lille et qui annulait un mariage au motif que l'épouse avait menti en se prétendant vierge avant la cérémonie.
"L'annulation d'un mariage par le Tribunal de Grande Instance de Lille a provoqué un vif débat de société. Cette affaire privée dépasse la relation entre deux personnes et concerne l'ensemble des citoyens de notre pays, et notamment les femmes", affirme le ministère de la Justice dans un communiqué.
"Le Garde des Sceaux souhaite que la juridiction collégiale d'appel puisse être amenée à se prononcer à nouveau. C'est pourquoi Rachida Dati a demandé au procureur général de Douai que
le parquet interjette appel du jugement du tribunal de grande instance de Lille", ajoute le ministère.
Vendredi dernier, Rachida Dati, qui a elle-même eu recours dans le passé à la procédure pour faire annuler un mariage, avait estimé que le jugement pouvait avoir un sens, d'autant qu'il avait été rendu à la demande conjointe des deux époux.

"Le fait d'annuler un mariage est aussi un moyen de protéger la personne qui souhaite peut-être se défaire du mariage, parce que je pense que cette jeune fille (...) a souhaité également, sans doute, se séparer assez rapidement", avait-elle expliqué. Allusion à un autre problème, celui du mariage forcé ?

Le jugement a cependant été critiqué à gauche comme à droite, et par les féministes et plusieurs associations, qui y voient la transcription dans la jurisprudence d'une règle religieuse et une décision discriminatoire pour les femmes. Nous n’irons pas jusqu’à affirmer que tout ce beau monde, pour une part laïc, se rallie soudainement à des tolérances judéo-chrétiennes.

Les juges civils, en revanche, ont en effet jugé que la virginité pouvait être considérée, en droit français, comme une "qualité essentielle de la personne". Une partie de la droite a même demandé la suppression de la possibilité procédurale d'annuler un mariage, pour ne plus tolérer que la séparation par divorce.

L'origine du monde, Gustave Courbet

Lundi, le Parti socialiste a annoncé qu'il allait déposer "sans tarder" une proposition de modification de la loi. "Il y a, à l'évidence, nécessité d'une réflexion juridique et d'une modification de la loi quand une telle décision de droit conduit à une telle régression", a déclaré Bruno Le Roux devant la presse. "En France, on ne distribue plus de certificat de virginité".
Le porte-parole du PS a également demandé à
François Fillon des explications sur les "propos peu clairs", selon lui, de la ministre de la Justice sur cette affaire.

L'argumentation de la ministre de la Justice a provoqué la « colère saine » de Patrick Gaubert, président de la Licra.
"On peut prouver éventuellement qu'une femme a eu ou pas des relations avant le mariage, on ne peut pas le prouver avec l'homme. Donc c'est une discrimination, et ce que nous dit aujourd'hui Rachida Dati en essayant d'expliquer que c'est une bonne chose est totalement inexact", a-t-il estimé sur France 2. Un soupçon naïf, Gaubert semble ainsi ignorer pour les micros et caméras que des reconstitutions d’hymen sont couramment pratiquées par des chirurgiens spécialisés, sous simple anesthésie locale. Il se situe au niveau de l’égalité sexuelle et regrette que les hommes ne possèdent pas d’hymen… Il s’élève donc contre les inégalités imposées par la nature, qui est mal faite, comme chacun sait.
Le groupe communiste au Sénat a annoncé lundi s'être adressé à la Garde des Sceaux pour lui demander de se pourvoir en cassation.

L’annulation en réaction aux mariages forcés
Jean-François Copé a demandé de son côté "moins d'emballement" sur France Inter. La motivation du jugement était peut-être de voir "comment cette femme pouvait être libérée de contraintes qu'elle n'avait pas forcément choisies", a estimé le président du groupe UMP à l'Assemblée. Ne serait-il pas le seul à aborder le problème de fond, en termes voilés ?
Sur RTL, Christine Boutin a raisonné dans le même sens. "Je me pose vraiment la question de savoir si cet article 180 du code civil n'est pas en train de protéger cette femme. Car en réalité elle savait très bien qu'elle n'était plus vierge, elle a accepté de se marier et elle a surtout accepté de se pourvoir pour obtenir la nullité", a-t-elle dit sur RTL.
"Je me demande si en réalité elle n'était pas dans une situation où elle était forcée culturellement, religieusement, familialement, de se marier", a-t-elle poursuivi.


L’hymen, protection contre les mariages forcés ?

vendredi 8 février 2008

Royal lave son linge sale avec Hollande

Ces people de gauche nous la jouent Amazone contre le Minotaure A en croire Royal-Amazone, ce macho de Hollande-Minotaure la retenait prisonnière. Qu'elle connaisse ce mythe est plus que douteux, mais PaSiDupes éprouve un besoin impérieux de revenir sur cette légende pour dénoncer le procédé Royal de retournement des faits.

Depuis sa rupture avec le futur ex-premier secrétaire lubrique du PS, l'ex-candidate à l'Élysée assure qu'elle se sent «libérée». La vérité, c'est qu'il s'est libéré d'elle bien avant. Comment est-il possible de se débarrasser d'une aussi souriante moitié! Hollande (vu par Picasso, ci-contre) évite toute révélation sur la face cachée de son aimable ex-concubine, par respect pour son entourage, ce qui n'a pas donné d'idée plus juste du respect à l'éternelle geignarde: mal aimée de ses parents,en ses frères et sœurs, en rupture avec ses oncles et tantes, cousins et cousines, en preneuse d'otages avec ses enfants, en délicatesse avec ses collaborateurs du Conseil Régional, en harcèlement du gouvernement, et en disgrâce auprès des électeurs et du PS…

Royal, nous le verrons, souffre d'un nouvel accès assez préoccupant de dédoublement de la personnalité. A l'instar de ses modèles mythologiques, des guerrières adeptes du matriarcat, l'Amazone socialiste donne à croire qu'elle est victime du Minotaure, monstre fabuleux à corps d'homme et tête de taureau (Picasso, à droite) enfermé dans le labyrinthe de la Rue de Solférino où il dévore sept jeunes gens et sept jeunes filles -fussent-ils seulement quatre- qui lui sont livrés tous les neuf ans. Hollande en est à sa dixième année: il fallait être vigilant, ou lui placer un bracelet électronique…
Sa Cynique Majesté Royal (SCMR) fait savoir qu'elle se serait affranchie doublement de François Hollande De son ancien concubin d'abord, du chef du Parti socialiste ensuite. L'un comme l'autre ne semblent pas s'en trouver plus mal.
L'ex-candidate à l'élection présidentielle a commencé par régler ses comptes avec le concubin, chez Drücker, au cours de l'émission Vivement dimanche sur France 2. «C'est vrai qu'être trompée, et quand ça dure pendant une période comme celle-là, c'est extrêmement difficile (…) ce qui est horrible, c'est le manque de vérité, le mensonge», a-t-elle certifié, avant d'ajouter : «À un moment, quand on ne partage plus la même conception de la fidélité et de la famille, il faut aussi se sauver au sens de garder son intégrité et regarder vers l'avenir.» C'est ce qu'à fait François…

«J'ai assumé, je suis libérée de ça, je n'ai aucune rancœur, aucune rancune. Mes enfants sont debout, je suis debout, François est debout», assure Royal, tout en y revenant sans cesse, à la télévision, après son petit succès de librairie. Dimanche, elle est venue rassurer le pays entier qui s'inquiétait pour elle: «Aujourd'hui, ça y est, c'est cicatrisé.» Nous pouvons reprendre une vie normale et plus souriante: c'est qu'elle nous donnerait le bourdon!

L'avenir qu'elle s'attribue, c'est le poste de premier secrétaire du PS, qu'Hollande doit quitter à la fin de l'année. Sans se préoccuper de ses consignes pour que les socialistes concentrent toutes leurs forces sur la bataille municipale, Royal a donné de nouveaux indices de sa volonté de se voir offrir le parti cette année, comme un tribut de la France socialiste reconnaissante de sa glorieuse défaite à la présidentielle et comme poire pour la soif, avec l'Élysée en ligne de mire, en 2012.

La France est haletante. «Si je sens (…) que la gauche pour se relever, pour avancer, pour progresser, pour être en phase avec son temps et pour faire lever une nouvelle génération a besoin d'un leader, si je sens que je peux être celle-là, eh bien oui, je prendrai mes responsabilités», a menacé Désirdavenir .

La légende rapporte également que les Amazones ne gardent auprès d’elles que des hommes mutilés, estropiés, prétendant que cela augmenterait leur capacité sexuelle, supputant surtout que l’infirmité empêcherait les hommes d'être violents et d’abuser du pouvoir.
Après Hollande, Juju Dray, Frère Rebsamen et Loulou Bianco, des amateurs à la mutilation?

lundi 22 octobre 2007

Grève : Royal dénonce "l'improvisation" de Sarkozy

Royal est ‘grave’: ‘Non, je n’ai pas changé !’
‘Je n’ai rien à dire, mais je le dis…’
Le monde entier l’a noté, et l’Allemagne ne cesse de s’en étonner : la France est sous la menace permanente de grèves que les syndicats assimilent au dialogue social. Effarement des pays évolués qui juge primitif ce mode opératoire syndical.
Mais, sortie de son Poitou-Charentes d’adoption, Sa Cynique Majesté Royal n’a rien appris des mœurs hexagonales. Sa campagne présidentielle a été marquée pour longtemps par un flou peu artistique sur tous les tableaux: des volte-face caractérielles, des velléités d’indépendance et de collectif éléphantin, le tout émaillé de son éternel sourire figé mais carnassier, rectifié Colgate, comme le reste de son visage factice et son pacte modulable.
Dans un entretien à Libération paru ce lundi, l’impudique rend la monnaie de sa pièce à son champion. Attaquée sur le terrain de ses fiches non assimilées et de son improvisation hasardeuse et catastrophique, en France et en Navarre, en Chine et au Proche-Orient, la battue critique en retour "l'improvisation totale" du gouvernement sur les dossiers sociaux, à l'orée d'une nouvelle semaine de négociations sur la réforme des régimes spéciaux de retraite. Elle se croit obligée d'effectuer un virage verbal à gauche et se positionner en leader putatif du PS. Alors, elle ne s’embarrasse pas de nuance : selon elle et objectivement, l’improvisation serait ‘totale’, ce qui en dit long sur l’impact de cette critique, lorsqu’elle lui était adressée. "Conduire un pays moderne à la grève est la marque d'un pays mal gouverné", assène l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle, un soupçon excessive et donc d'autant moins audible. Feindre de penser en effet que les syndicats n’ont pas plus d’arguments, hormis la grève, qu’elle n’a de propositions, hormis le dénigrement, relève de la bassesse. Marie-sEGOlène est une petite joueuse, dont les Français(es) se défient, mais qui tente néanmoins des plaquages, plus convaincants par l'équipe de France de rugby. Les Français ont nettement désapprouvé ce mouvement syndical désordonné du 18 octobre dernier qui n’en finit pas de s’achever: Royal tente un essai de relance.
La gauche avait promis au vainqueur des lendemains qui déchanteraient et tenait prête sa froide vengeance. Mais les citoyens de France se sont adaptés: ils ont l'expérience de ce type d'agression saisonnière, des syndicats comme de la grippe. Ainsi, Royal se positionne donc dans le sillage des syndicats, comme le vautour sur la proie abandonnée par les hyènes. "Nicolas Sarkozy, pendant la campagne, avait expliqué que tout était prêt. Or, on est dans l'improvisation totale. On aurait pu penser qu'on allait échapper à l'affrontement social, à la grève des transports. Mais à l'arrivée, on a un pouvoir qui ressemble piteusement à tout ce qu'il y a de plus archaïque", estime la présidente de la région Poitou-Charentes. Une occasion perdue de se taire, si ses silences font vraiment plus de bruit que des déclarations comme celle-là.
"Les oppositions sociales se cristallisent, même si elles sont partiellement occultées par une opération d'ouverture médiatiquement réussie", poursuit-elle. Elle mélange encore tout dans sa même petite tambouille de rancoeur.
Sur la question malicieuse du divorce présidentiel annoncé jeudi dernier, Marie-sEGOlène Royal reste coite. Allez savoir pourquoi tant de pudeur soudaine. L’annonce officielle est intervenue le jour de la mobilisation nationale des syndicats contre la réforme des régimes spéciaux. Mais on ne choisit pas, quoi qu’en pensent les exégètes finauds, en réalité malsains. En juin, Royal n’avait-elle pas annoncé sa séparation de son compagnon et futur ex-premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, avant la fin de la campagne des législatives ?
Les spécificités françaises sont-elles à ce point glorieuses qu’il faille les pointer à satiété, qu’il s’agisse de l’étalage médiatique de la vie privée des responsables politiques ou de l’abus du droit de grève?
Royal attaque les personnes, mais élude toujours les questions fond. La 'femme debout' ne se prononce pas sur la réforme des régimes spéciaux de retraite.
Elle est vraiment ‘reloud’ ! On ne se refait pas…