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samedi 29 septembre 2012

Grenoble: deux jeunes gens tués par une bande

Valls et Taubira se transporteront-ils  à Grenoble en grande  pompe, comme à Marseille ?

Destot, le maire PS de Grenoble
et le préfet, en 2010

Deux jeunes sans histoires ont été tués vendredi soir par un groupe 

Le gang  a "fondu" sur eux à la Villeneuve, un quartier sensible de la banlieue de Grenoble, à la suite d'"une bagarre d'une grande banalité", a décrit samedi le procureur de la République à Grenoble, un  brin blasé.
Vers 21h00, les deux victimes, âgées de 21 ans, étaient dans un parc de la Villeneuve, à Echirolles, lorsqu'une bande d'une quinzaine de personnes, à pied et à scooter, muni de couteaux, de manches de pioche, de marteaux et de battes de base-ball, s'est abattu sur eux, a précisé le procureur de la République, Jean-Yves Coquillat.

Les agresseurs, comme Hollande, n'aiment pas les riches ?
La première victime, dont la mère est pédiatre, est étudiante en master à Aix-en-Provence. Elle est décédée vendredi soir à l'arrivée des secours, après avoir reçu plusieurs coups de couteau, dont l'un mortel au thorax.
Le second jeune homme, dont le pronostic vital était engagé lors de son transfert au centre hospitalier de Grenoble, est décédé samedi matin."Nous n'avons pas affaire à des délinquants. On n'est pas du tout dans le cadre de l'appropriation du territoire ou du trafic de stupéfiants", a assuré M. Coquillat, alors que les victimes, amis d'enfance, étaient inconnues des services de police. "On n'est pas du tout dans le contexte qu'on voit parfois de règlement de comptes, de gangs", a-t-il nié.

L'historique des faits
Banal, fortuit et non prémédité ? 
Tout aurait débuté par une première dispute vendredi vers 17h00 entre le petit frère de 16 ans d'une des victimes et un camarade, à la sortie du lycée. Un "mauvais regard" aurait suffi à provoquer une altercation entre les deux jeunes, à laquelle le grand frère de l'un d'eux se serait mêlé.
Puis, vers 20h00, de manière" fortuite", deux groupes d'une quinzaine de personnes, composés des frères des adolescents qui s'étaient disputés précédemment, se sont affrontés dans la rue, mais les policiers sur place n'avaient constaté aucune victime.
VOIR et ENTENDRE le compte-rendu de BFMTV qui chiffre à une trentaine le nombre de meurtres en région grenobloise en trois ans:



"On n'est pas du tout dans le cadre de l'appropriation du territoire" ?
Selon des voisins, les assaillants seraient des jeunes habitant un autre secteur du quartier, situé sur Grenoble et séparé d'Echirolles par un centre commercial.
Le camarade aurait alors dû présenter ses excuses au petit frère de la victime, ce qui aurait conduit à une troisième rixe, une "expédition punitive destinée à laver cet affront".

Des douilles d'une arme à feu non létale, provenant d'un pistolet à grenaille
 ont également été retrouvées dans le parc, entouré d'immeubles.
Des traces de sang, des gants médicaux et des emballages de matériel médical gisaient samedi matin sur les lieux de l'agression, encore parsemés de tessons de bouteille.

La Villeneuve à Grenoble, zone de non-droit
VOIR et ENTENDRE ce reportage d'octobre 2010 sur France 3 qui évoque les violences urbaines liées au braquage du casino d'Uriage par Karim Boudouda, voyou de 27 ans, condamné trois fois en Assises et tué dans sa fuite:



Reportage Grenoble Villeneuve Ultraviolence... par CLK38

Liens PaSiDupes:

L'intense empathie de Valls
Par communiqué, le ministre de l'Intérieur a témoigné de son "intense émotion". Sans prendre parti pour les malheureuses victimes. Il a demandé au préfet et au directeur départemental de la sécurité publique "de mettre tous les moyens nécessaires à la disposition de l'enquête conduite sous l'autorité du procureur de la République, afin que les auteurs de ces actes barbares soient rapidement arrêtés".
Le dispositif policier de présence sur le terrain est également "immédiatement renforcé pour les prochains jours", a annoncé le ministre, qui ne semble donc pas accréditer la thèse de la fortuité du procureur.
Une personne, considérée comme un témoin privilégié, a été entendue samedi à l'hôtel de police de Grenoble avant d'être relâchée. Aucune autre interpellation n'a eu lieu.
"Les langues vont se délier. Nous allons entendre des témoins, ce qui devrait nous permettre d'en savoir plus sur ce qui s'est passé", a ajouté un responsable de la police.
Un cordon de sécurité avait dû être installé vendredi soir aux urgences de l'hôpital après l'arrivée des familles des victimes et de leurs amis, très remontés, excusez-les du peu !, a précisé la même source, qui souligne toutefois "l'extrême dignité" dont font preuve les familles.

jeudi 3 février 2011

Les Frères musulmans appellent au coup d'état

Guerre civile ou coup de force islamiste ?

Les islamistes répandent la menace et la peur

Les Frères musulmans, première force d'opposition au président égyptien Hosni Moubarak, ont lancé jeudi un appel au renversement du président et de son gouvernement au prétexte de mettre fin aux violences de rue.
Lien PaSiDupes

Les Frères musulmans sont-ils légitimes ?


"Ce régime avec son président, son adjoint, ses ministres, son parti et son parlement est fini. Nous le disons clairement: nous refusons de négocier avec lui parce qu'il a perdu toute légitimité", a assuré Essam el Erian, un membre de la confrérie, tout juste libéré de prison la semaine dernière par le 'dictateur'.
Lien PaSiDupes vers la mise en garde de Frédéric Encel

"Nous demandons que ce régime soit renversé
et réclamons la formation d'un gouvernement d'union nationale ouvert à tous les partis ", dit par ailleurs le mouvement dans un communiqué repris par la chaîne de télévision Al Djazira.

Les Frères musulmans usent du resort de la peur

Manipulation islamiste

"Si ce régime se maintient ne serait-ce que quelques heures, sa principale préoccupation sera de se venger de tous ses opposants", ajoute-t-il.
Le journal Libération a pris parti depuis longtemps

mercredi 29 septembre 2010

Les origines ethniques pèseraient donc sur la délinquance ?

« Veux pas savoir ! », réplique la gauche...

Les propos seraient tenus par Zemmour, le Net ne chercherait pas plus loin et sa chronique serait déclarée « fasciste ».

Quant à l'hebdomadaire Le Point, il n'est pas subversif, mais n'est pas non plus à la solde de la majorité, il s'en faut de beaucoup; or, le 14 septembre, il publiait un article fort peu 'politiquement correct', intitulé « Le poids des origines ethniques et la délinquance ». Il est désormais soupçonné de dérive droitière, quand il n'est pas traité de « facho », pour faire court, mais efficace !
Tandis qu'idéologues et militants ostracisent au nom des Rom, que les laïcs intégristes dénoncent partout des menaces papistes et que les moins bobos de nos libres penseurs luttent contre l'identité nationale en rangeant au rayon 'art', certaines photos insultant emblêmes nationaux (lien PaSiDupes), un chercheur au CNRS, spécialiste de la violence et des politiques de la ville, ferait de la provocation, au point d'émouvoir lesgauchistes du CNRS et au-delà ! Déclarant en effet que "refuser de s'intéresser aux origines culturelles des délinquants est une hypocrisie," nul doute, il n'est pas bien pensant; c'est facho. Tous des fachos, donc.

Plutôt un sondage bidonné qu'une enquête universitaire

Le sociologue Hugues Lagrange publie les résultats de ses recherches sur les facteurs de délinquance. Souci: ni téléphonique, ni téléphoné, ce travail balaie hypocrisies et idées reçues.
[D'ailleurs,les travaux de Lagrange sont contestés, notamment par le chercheur(CNRS) Laurent Mucchielli, partisan du 'tout-social', qui réfute tout biais culturel. Pour Mucchielli, l'islam n'est ni fondamentalement criminogène, ni un ennemi de l’intérieur en France, ni porteur d’un nouvel antisémitisme en France.] Le propos est tranché, à rebours des précautions d'usage. Le spécialiste l'assume, après huit années d'une enquête inédite et scrupuleuse, au plus près des Français d'origine étrangère - du Bassin parisien à la banlieue nantaise, [laquelle accueille le polygame Liès Hebbadj ou Tariq Ramadan, l'idéologue islamiste. C'est, pour tout dire, le fief du socialiste Jean-Marc Ayrault]. Surtout, il l'explique, comme personne avant lui, dans un livre limpide publié le 16 septembre, Le Déni des cultures (Seuil). Une oeuvre de salut public, en ces temps d'amalgames, sinon d'aveuglements.

[Les tabous dévoilés]

Oui, affirme ce chantre de la tolérance, les émeutiers de 2005 et 2007 sont majoritairement de jeunes Noirs ayant grandi dans les cités. Traumatisée par un passé colonial qu'elle refuse de sonder, "la France se berce de refrains antiracistes et refuse la réalité".
Oui, les familles pauvres musulmanes, africaines ou encore maghrébines, sont des familles nombreuses et leurs enfants plus souvent déstructurés, séduits par l'islam radical ou tentés par la violence. Ils sont aussi plus dépressifs.
Non, ils ne souffrent pas d'un manque d'autorité, mais d'un excès d'autoritarisme.
Et non, l'école égalitaire et les valeurs universelles ne sont pas accessibles à tous. Pas plus que l'assimilation n'est un rêve partagé. Ni la polygamie un crime, mais une tradition désastreuse aggravée par l'exil...

[La vérité, dût-elle déranger]

Hugues Lagrange (ci-contre) n'a que faire de heurter les bonnes âmes.
[Serait-il communiste? Socialiste, peut-être?] Lui-même reconnaît avoir longtemps posé le problème à l'envers: "J'avais moi aussi une vision globale stupide des Français d'origine étrangère, dit-il. Je croyais qu'une politique égalitaire était la seule possible. Je réalise aujourd'hui combien les héritages culturels, la langue, la structure familiale, pèsent sur les individus." Près de dix ans passés à interroger les migrants, les enseignants de ZEP, les acteurs de terrain lui ont ouvert les yeux. Et permis de comprendre.

Qui s'intéresse à la place des mères?
Comprendre quoi? Qu'un enfant pauvre d'origine malienne a plus de risques de décrocher que les autres au primaire, par exemple. Certainement pas parce qu'il est noir, ni musulman, ni moins doué. Mais parce qu'il s'est construit autour de valeurs familiales bancales, que la plupart de ses voisins "de souche" ignorent.

"Dans les familles subsahariennes arrivées récemment en France, près de 30% des hommes mariés sont polygames", constate sobrement le spécialiste. Les femmes sont aussi jusqu'à quinze ans plus jeunes que leur mari et ont chacune, en moyenne, entre 6 et 7 enfants. [Combien d'entre elles bénéficient-elles en revanche, de la solidarité nationale ? Les enfants sont aussi d'un bon rapport en allocations familiales, en aides sociales et en aide aux familles mono-parentales. Les maliennes ne sont pas exclues de l'allocation parent isolé.]
[Ces enfants] sont, culturellement encore, généralement livrés à eux-mêmes avant d'avoir atteint l'âge de trois ans... [Les pères ne sont pas présents] Autant dire qu'ils entrent à l'école de la République désarmés [bien que l'Education nationale se soit adapté au-delà de toute raison]. Faute d'encadrement spécifique, ils en sortiront détruits. [Jugement outrancier, du fait de sa noirceur réductrice et de sa généralisation schématique]

N.B.
Le questionnement sur la place des mères évacue le problême soulevé par un Thema controversé qui devrait être enfin projeté ce soir sur Arte à 21h35: « La cité du mâle », Retour à Vitry, où Sohane fut assassinée dans un local à poubelles. Sur France Info, c'est une femme, habituellement sans tabous, qui s'est révélée 'politiquement correcte', ce matin, pour la bonne cause. La chroniqueuse Danièle Ohayon (ci-contre) a pris Daniel Leconte à partie, lui reprochant un documentaire qui, en dénonçant les machos des banlieues, stigmatiserait l'ensemble des musulmans. Encore un facho !
Complément d'info
Danièle Ohayon est créatrice (2002) et présidente de la Maison des Journalistes (MDJ), qui accueille des journalistes réfugiés contraints de fuir leur pays après avoir subi des persécutions et qui leur permet «de s'intégrer à la culture de leur pays d'accueil ».

La gauche prétend créer une société de Bisounours

Notre modèle méritocratique ne s'embarrasse pas de ce genre de nuances. [Faut-il qu'après avoir nivelé le niveau au profit des plus défavorisés, il sacrifie les autres ?]

Qui s'intéresse à la place des mères dans ces mêmes familles africaines, turques, maghrébines, repliées sur leurs traditions ? Contrairement aux idées reçues, très peu élèvent seules leurs enfants. En revanche, à la maison, le père seul incarne l'autorité. Au pays, les solidarités villageoises rétablissent une sorte d'équilibre au sein des couples. Mais, en France, [outre que l'autorité paternelle est battue en brèche par les gaulois, féministes ou laxistes...], ces patriarches ne peuvent plus compter que sur eux-mêmes et sombrent le plus souvent dans un autoritarisme implacable. [Blanc ou noir, pas facile aujourd'hui d'être père !] Répétant le même scénario infernal: mères disqualifiées, filles soumises et garçons hors de contrôle. [sans compter la prise de pouvoir par les grands frères francophones, pourtant scolarisés et éduqués par l'Education nationale (aux mains, il est vrai, de la FSU), mais aussi des imams.]

[L'intégration opposée à l'assimilation, responsable de la ségrégation]

Bien sûr, les traditions n'expliquent pas tout.
Grandir dans une tour délabrée, un logement insalubre, isolé ou sans perspectives d'emploi, [comme pourtant bien d'autres enfants venus d'Europe] ajoute au sulfureux cocktail. [A noter que les asiatiques ne soulèvent pas encore ces problèmes] De même que l'exil aggrave le repli communautaire [d'autant plus qu'à l'effort français d'assimilation, par idéologie, la gauche vertueuse a fait prévaloir l'intégration], la ségrégation et la xénophobie brisent les plus beaux élans.

Certaines habitudes héritées constituent, par ailleurs, de formidables paravents - l'entraide entre générations et les solidarités féminines notamment. Il n'empêche. "Faute de s'intéresser aux individus dans leur globalité, les politiques publiques se privent de leviers essentiels", assène le chercheur, qui le déplore: à elles seules, les récentes émeutes urbaines auraient pourtant pu révéler bien des carences liées aux origines, et permis d'y répondre. Si encore les autorités avaient pris la peine de briser l'omerta. [Les autorités portent-elles la responsabilité de l'idéologie marxiste, tiers-mondiste et anti-colonialiste ?]
Mais les tenants du tout-sécuritaire [qualificatif discréditant les efforts entrepris], ceux-là même qui "laissent se propager les contrôles au faciès au mépris des règles élémentaires de déontologie" , fustige l'auteur [c'est en fait le problème plus général de l'apparence négligée ou de l'attitude provocante qui s'applique en réalité à tous, mais qui est récupéré à des fins politiciennes. Sans compter tout bêtement le surnombre de mâles à l'entrée des boîtes, qu'ils viennent ou non des cités],

[les tenants du « tout-sécuritaire », donc] refusent de communiquer aux chercheurs l'origine des délinquants. [Une accusation injuste, car cet interdit émane de hautes autorités ou d'associations (Halde, Cran) Ainsi, Attac dénonce le danger des statistiques ethniques : « la production technico-scientifique de la "race" », avec pour axiome: « créer des races [de toutes pièces ?], c’est d’emblée du racisme. » !]
Comment dès lors disséquer la secrète alchimie qui pousse certains au pire, et en assagit d'autres ? La gauche est tout aussi coupable à ses yeux, quand "elle prétend créer une société de Bisounours", niant au passage la diversité des valeurs. Cette dernière existe pourtant, s'étend même, et mériterait que l'on s'y intéresse. Rapidement.

Usage, encadré et sécurisé, des statistiques ethniques
La situation sous Jospin
Depuis le début des années 2000, les défenseurs de la République "une et indivisible" refusent l'idée que l'on puisse distinguer les Français en fonction de leurs origines ethniques. Ils s'opposent à ceux qui estiment que seule une telle distinction permettra de lutter efficacement contre les discriminations.

La France dispose désormais des outils statistiques nécessaires pour mieux appréhender l'ampleur et les mécanismes des discriminations. Elle peut développer ce qu'on appelle communément des "statistiques ethniques", à condition d'en faire un usage "raisonné" et "différencié selon les circonstances et les finalités". Fruit de dix mois de réflexion, le rapport du Comité pour la mesure de la diversité et l'évaluation des discriminations (Comedd), que son président, François Héran, a remis vendredi 5 février 2010 à Yazid Sabeg, commissaire à la diversité, témoigne de la volonté de sortir de la polémique.

Que révèlent-elles ?

Les faits

Un mis en cause par les forces de sécurité sur cinq est de nationalité étrangère. Ce ratio est de un sur quatre (25,13 %, 206.888 étrangers mis en cause) pour la police. Pour la gendarmerie, ce taux atteint 7,79 %, soit, un mis en cause sur treize (27.347 étrangers mis en cause). Pour être plus complet, la part d'étrangers dans la population française est d'environ 6 %, soit un habitant sur dix-sept.

L'interprétation sociale (Jospin, premier ministre, 2 juin 1997-6 mai 2002)
Selon les derniers chiffres publiés (1997 !), cette population étrangère serait également surreprésentée dans la population frappée par la pauvreté. La part de ménages étrangers vivant sous le seuil de pauvreté est de deux à trois fois supérieure (un ménage sur dix concerné pour des étrangers issu d'un pays de l'Union européenne; un sur quatre pour les Algériens, Marocains et Tunisiens; et près d'un sur six pour les étrangers issu d'un autre pays hors UE) à celle rencontrée dans les ménages français (7 %, soit près d'un ménage sur quatorze).

mercredi 1 septembre 2010

La condition de la femme musulmane jusqu'en Europe

La haine de la femme est-elle « politiquement correcte »?

Devoir d'ingérence laïque

Les responsables politiques sont-ils - indistinctement - responsables de l'importation de l'horreur sur le territoire ? Et les imams, sans doute ? Et la gauche vertueuse, peut-être ?

La faute au danger de stigmatisation...

VOIR et ENTENDRE quelques moments forts du débat d'Arte, le 31 août 2010.
Participants:
Malika Sorel, auteur du Puzzle de l'intégration et membre du Haut Conseil à l'intégration,
et Serap Cileli, auteur de Nous sommes vos filles, pas votre honneur, fondatrice d'une association pour les droits de l'homme et l'intégration en Allemagne.



La haine des femmes dans les banlieues islamisées
envoyé par lAfOIREaUXaTROCITES

Est-ce ce que nous voulons en France ?

Dans cette situation, quelle est la part de responsabilité des 'vertueux' ?
Il n'est pas excessif de mettre en cause les élus démagogues et les associations partisanes du communautarisme.

samedi 23 janvier 2010

La décapante Fadela Amara sort aussi le Kärcher

« Nettoyer cette violence qui tue nos enfants dans les cités »

"Oui, il faut 'nettoyer au Kärcher', nettoyer cette violence qui tue nos enfants dans les cités", a confirmé la secrétaire d'Etat à la Ville, issue de l'immigration, qui reprend ainsi l'image de Nicolas Sarkozy, dans Le Progrès .

Fadela Amara ne pratique pas la langue de bois.
Dans un entretien au Progrès, la secrétaire d'Etat à la Ville fait le bilan de sa politique dans les "quartiers". Vient alors l'inévitable question de la sécurité, surtout après la mort d'un jeune garçon dans la cité Mermoz de Lyon - Lire France Soir. "Il faut agir", répond-elle, se disant "scandalisée" d'entendre "que la sécurité est un discours de droite: l'ordre républicain est émancipateur". Et de rappeler la saillie de Nicolas Sarkozy en 2005 à La Courneuve sur le Kärcher. "On a oublié qu'il a dit cela alors qu'un jeune de 11 ans avait été tué en nettoyant la voiture de son père!, rappelle-t-elle. Oui, il faut 'nettoyer au Kärcher', nettoyer cette violence qui tue nos enfants dans les cités."

En mai 2009, quelque 300 personnes ont défilé en silence à Décines (banlieue de Lyon, Rhône) en hommage à Adrien, 20 ans, tué dans la nuit d'une balle dans la tête en pleine rue.

En janvier 2010

- Le 8, Hakim, 18 ans, frappé à coups de couteau par un élève de son lycée au Kremlin-Bicêtre, a succombé à ses blessures. Une scène d'une violence inouïe qui s'est déroulée sous les yeux de ses camarades impuissants.

- Trois jeunes adultes de 20 ans, 210 kilos sur un même scooter volé à Woippy (Moselle), préfèrent essayer d'échapper à la police. Un mort et deux blessés graves, Nabil, 19 ans et Joshua, 20 ans, victimes d'une « mentalité jeune » entretenue par des politiciens, sociologues et psychologues aussi démagogues qu'irresponsables. Ils soutiennent l'idée qu'une politique de prévention -dont ce groupe d'âge a justement pu « bénéficier » grâce au gouvernement Jospin- et rendent les gouvernements de droite responsables de leur politique passée, laxiste et criminelle. Ils se déchargent sur leurs successeurs, stigmatisant également la police, bouc émissaire que l'on peut bafouer sans vergogne, tout en transgressant la loi.

- On apprend aujourd'hui samedi 23 qu'une adolescente de 16 ans risque de perdre un oeil pour avoir chatté sur MSN avec son petit copain. Surprise sur son ordinateur en décembre, elle a été battue et enfermée, chez elle, dans la cité des Raguenets à Saint-Gratien (Val d'oise). Avec l’assentiment des parents, musulmans rigoureux, ses deux grands frères auraient corrigé la victime.
Un débat est-il superflu ?

Amara veut plus de sécurité dans les quartiers

Pour Fadela Amara, c'est d'abord une question d'égalité entre citoyens.
br> "Le droit à la sécurité n'est pas réservé aux bourgeois, il existe d'abord pour les plus pauvres", insiste-t-elle, stigmatisant les "voyous qui prennent en otages les habitants", dans "certains quartiers populaires".

Le vécu indiscutable de F. Amara sur le sujet de l'identité nationale
"Ce débat est nécessaire, pour créer les conditions du vivre ensemble", juge-t-elle. Et si, effectivement il y a eu des "des choses désagréables, des dérapages", elle soutient qu'il "faut libérer les non-dits, mettre des mots sur les souffrances". Plutôt que de fuir ce débat à la façon d'un Peillon, elle assure que la République "est assez solide pour supporter le débat".

Ce discours, venant en outre d'une personnalité issue de la gauche, n'est pas si étonnant venant de Fadela elle-même.
"Ne pensez-vous pas franchement qu'il faut en finir avec le baratin ministériel lorsque des incidents aussi dramatiques se multiplient ?", approuve Jack Lang, dans une lettre ouverte à la secrétaire d'Etat. "On attend d'un membre du gouvernement non pas des paroles verbales mais des actes qui assurent la protection réelle des élèves et des professeurs", ajoute l'ancien ministre de l'Education.


Si elle n'avait jamais jusque-là repris à son compte l'expression polémique utilisé en 2005 à La Courneuve par Nicolas Sarkozy, Mme Amara a souvent insisté sur la question de la sécurité dans les "quartiers". A l'époque de Ni putes ni soumises, certains lui reprochaient même de stigmatiser les jeunes des "quartiers".
Mais ces propos interpellent et participent du débat, sans tabous, comme lorsque Nicolas Sarkozy les a tenus il y a cinq ans, lorsqu'il les reprit d'une habitante saturée de violences autour d'elle.

dimanche 8 juin 2008

Devedjian s'exprime sur Dati, Obama, parité, diversité, redevance, Charasse, ISF, 2012...

LE TALK de Le Figaro: Patrick Devedjian 04/06/2008
Lire aussi l'entretien précédent avec E. Guigou dans PaSiDupes
Le secrétaire national de l'UMP était l'invité du Talk le 4 juin.
Laurent Guimier - Patrick Devedjian, bonsoir. Alors ça y est, Rachida Dati est sauvée, le président de la République l'a défendue ce matin. Le banc est fermé. Il n'y a plus d'incident?
Patrick Devedjian - Attendez, d'abord elle ne méritait pas d'être condamnée. Ce qui était en cause, c'était le jugement. Notre pays est curieux, ce n'est qu'un jugement et la justice, c'est le jugement, l'appel et la Cour de cassation. Je suis contre ce jugement aussi. Je suis donc très défavorable à ce jugement. Il y a la cour d'appel et le pourvoi en cassation, je pense que les principes généraux du droit trouveront à s'appliquer.
Sur le fond des propos tenus hier par Mme Dati, c'était très virulent contre les socialistes. N'est-ce pas un peu caricatural de leur faire porter l'échec de la banlieue?
C'est quand même de grands donneurs de leçons, on ne peut pas leur retirer ça. Et il est vrai que toute la politique qui a consisté à s'appuyer sur ce que l'on a appelé les grands frères, c'est une politique qui a laissé, en général, les jeunes filles seules, voire dominées par ces grands frères, avec souvent un comportement peu favorable à l'indépendance de la femme.
Vous parliez d'un jugement tout à l'heure. Là, on était dans la politique un peu caricaturale. Est-ce que quand même le grand écart n'était pas trop important hier?
Parce que, sur la forme, c'était très violent. Les questions de l'Assemblée nationale sont souvent très insidieuses et très violentes. Rachida Dati a aussi essuyé quelques quolibets très mal venus et tout à fait indignes. Elle a vécu ça, elle a une sensibilité à fleur de peau sur ces sujets-là. Je pense que la gauche a voulu la provoquer.
Après cet incident, est-elle confortée à la Chancellerie ou fragilisée?
D'abord, elle n'est pas responsable des jugements qui sont rendus. Son devoir, d'ailleurs, est de les protéger, de les défendre quels qu'ils soient. La garde des Sceaux est garante des décisions de justice jusqu'à ce qu'elles changent et elle a pris les moyens pour cela.
Faut-il changer la loi?
Non, pas de mon point de vue. Je suis très hostile à changer la loi à chaud, chaque fois qu'on a une émotion. C'est ainsi qu'on a des lois qui se superposent et qui sont illisibles mais éventuellement il faut aller, si c'est nécessaire, devant la Cour de cassation avec une vraie argumentation et il y en a une.
L'UMP sera toujours derrière Mme Dati dans ces moments d'épreuve?
D'abord c'est la vocation de l'UMP de soutenir le gouvernement quand il a une difficulté. Sa vocation, c'est d'être derrière quand le gouvernement est en difficulté et devant, pour déminer le terrain.
L'information du jour, c'est Obama, candidat démocrate aux États-Unis qui revendique sa victoire sur Hillary Clinton. L'image tourne en boucle sur tous les sites de vidéo, regardez! (Passage de la vidéo web du jour).
Franchement, M. Devedjian, vous êtes citoyen américain aujourd'hui, vous votez pour qui? McCain ou Obama?
Sincèrement ! Je ne sais pas si, comme secrétaire général d'un parti politique français, je dois donner mon choix.
Le choix du cœur?
Je trouve M. Obama très sympathique.
Vous voteriez Obama?
Je ne crois pas avoir le droit d'intervenir comme ça comme responsable politique dans un autre pays. Je ne le ferais pas dans n'importe quel pays mais Obama me plaît bien. D'ailleurs, il y a très longtemps, Nicolas Sarkozy m'avait dit qu'il l'avait découvert et que c'était quelqu'un qui avait de l'avenir. Ce que j'ai admiré, on ne fait pas ça en France, malheureusement on n'est pas comme ça, c'est qu'à peine désigné, il a fait immédiatement l'éloge d'Hillary Clinton et je trouve qu'il s'est grandi en le faisant.

C'est-à-dire qu'en France, on n'est pas prêt de voir un Noir au deuxième tour de la présidentielle?
Vous savez, on fait des progrès quand même. D'abord, avec Nicolas Sarkozy, on a quand même, pour la première fois, un gouvernement qui représente la diversité et Rachida Dati, dont vous parliez à l'instant, de ce point de vue-là, c'est aussi quelque chose de symboliquement très fort. Et puis, il y a une chose à laquelle je suis sensible, pour la première fois, dans son histoire, ce pays a comme chef d'État, un enfant d'immigré.

Parlons un petit peu de parité, vous parlez des femmes. Parité hommes-femmes sur le plan professionnel a fait son entrée dans la Constitution et boum, le même jour, l'UMP se fait taper sur les doigts parce qu'il n'y a pas assez de femmes candidates aux législatives, cela fait 4 millions d'euros en moins dans le budget mais surtout, cela la fiche mal?
Oui, bien sûr mais on le savait dès le départ, c'est un peu du réchauffé parce que nous savions que nous aurions cette conséquence au moment de nos investitures. Ce que je veux dire, c'est que naturellement la parité est nécessaire, et le rééquilibrage de notre représentation vers plus de femmes est indispensable. Mais il est très difficile et c'est surtout très difficile à faire quand vous êtes sortant majoritaire parce que, pour remplacer un homme qui est député sortant, par exemple, il faut quand même un motif très fort et la personne n'a pas démérité, il faut donc que la place soit libre et malheureusement, c'est seulement lorsque l'on a perdu, qu'on a plus de chance de rééquilibrer.

Question d'actualité, aujourd'hui les députés socialistes ont quitté la commission Coppé sur la réforme de l'audiovisuel public. Question technique : le président de cette commission est Jean-François Coppé et Mme Albanel se sont prononcés pour l'indexation de la redevance sur l'inflation. Donc, augmentera-t-elle tous les ans au même rythme que l'inflation?
Je crois que c'est raisonnable, c'est un bon compromis entre ceux qui ne voulaient pas qu'on y touche et ceux qui voulaient qu'on l'augmente inconsidérément. Les socialistes sont partis, parce qu'ils voulaient faire payer les Français davantage, ce sont les champions des taxes, tout de même.
Je me souviens, au mois de janvier, après que Nicolas Sarkozy ait annoncé la fin de la publicité sur le service public, vous aviez dit : il faudrait quand même se poser la question du trop-plein de chaînes dans l'audiovisuel public. Je continue à le penser.

Faut-il privatiser une chaîne? Je ne sais pas mais ce que je vois, c'est que de manière insensible et depuis de nombreuses années, les chaînes publiques se sont ajoutées aux chaînes publiques et donc les coûts aussi.
En tous les cas, il faut se poser la question du périmètre. Alors, ce n'est peut-être pas de saison aujourd'hui mais, enfin, la réflexion doit être globale.
Cela l'était en janvier et cela ne l'est plus maintenant?
On est axé sur un problème du financement des grandes chaînes publiques. C'est l'occasion de se poser une question sur le périmètre mais on sait bien que ce n'est pas ça qui résoudra le problème.
On termine l'émission avec des questions d'internautes : questions courtes et réponses en 15 secondes, c'est la règle du jeu. Question posée sur Orange actu et Figaro.fr.
La première est celle de Patrice : ne pensez-vous pas que le président Sarkozy veut neutraliser tous les prétendants potentiels à sa succession (bien sûr, vous ne le direz pas ouvertement!) ?
(Rires). Non, je ne le dirai pas ouvertement parce que je ne le pense pas et la preuve de cela, c'est que c'est lui qui a voulu que lorsque nous avons réformé les statuts de l'UMP c'est-à-dire le prochain candidat soutenu par l'UMP à l'élection présidentielle, soit élu par tous les adhérents à l'UMP y compris si c'est le président sortant.

Deuxième question d'Élodie : Michel Charasse viré du PS… l'accepteriez-vous à l'UMP?
Il est sympathique mais c'est plutôt à lui qu'il faut le demander. Nous, on accepte tout le monde, on a vocation à rassembler très largement et quand un adversaire veut passer à l'UMP, il est le bienvenu, nous ne sommes pas sectaires mais c'est à lui qu'il faut poser la question.

Troisième question de Jack : quand allez-vous supprimer l'ISF?
Aujourd'hui, quand même, grâce aux mesures qui sont dans le fameux paquet fiscal, c'est-à-dire l'obligation d'investir en échange de l'impôt, il me semble que l'ISF n'est pas un vrai sujet de discussion.
Vous étiez à l'apéritif à l'Élysée lundi soir. Nicolas Sarkozy a réuni quelques proches dont vous et a parlé de 2012 et il a dit qu'il fallait que vous soyez en position de l'emporter. De qui parlait-il?
De lui. Il parlait de la majorité, c'est-à-dire de la droite, de l'UMP.
Et de lui?
Non, d'abord, là-dessus, il répète sans arrêt que sa volonté, son fil rouge si j'ose dire, c'est de redresser notre pays, c'est de réformer pour rattraper notre retard. La France est en retard. Et il dit : le temps qu'on prend à durer est du temps qui est perdu pour faire. Donc il veut d'abord faire. Et vous le voyez d'ailleurs, il est énergique et il se consacre plutôt à changer les choses qu'à vouloir durer personnellement mais on verra à ce moment-là. Peut-être que nous, nous voudrons que lui se représente.
Le souhaitez-vous?
Oui, je le souhaite parce qu'il est bon et efficace. Il n'y a aucun doute.

Entretien avec E. Guigou, annulation de mariage,intégration,libéralisme,constitution,...

Guigou, sur tout: Le Figaro donne la parole à tous

LE TALK : Elisabeth Guigou ( 03/06/2008 )
L'intégralité de l'interview du 3 juin par Anne Fulda
(Rappel: LIRE l'article de PaSiDupes: annulation de mariage )

Anne Fulda - Élisabeth Guigou, bonsoir. La semaine dernière, le tribunal de grande instance de Lille a annulé un mariage parce que la mariée avait menti sur sa virginité.
Vous avez été garde des Sceaux, vous êtes député, aujourd'hui, de Seine-Saint-Denis, quel est votre avis ?
Élisabeth Guigou - C'est une décision, moi, qui me concerne. On a l'impression d'être amené cinquante, soixante ans en arrière. Cette question se posait aussi. Je crois que cette décision est inacceptable à la fois au regard de ce qu'a été l'évolution de la situation des femmes depuis cinquante ans dans notre pays, avec la liberté qu'elles ont conquise par rapport à leur corps, à leur liberté. Et puis parce que c'est discriminatoire. On ne peut pas faire la même demande à un homme. On ne peut rien prouver. Vraiment je trouve qu'à tous égards qu'il faut empêcher que cette décision fasse jurisprudence. Et je pense qu'il faut modifier la loi.
Rachida Dati a d'abord défendu la position du tribunal de Lille en arguant que cette décision était un moyen finalement de protéger cette femme. Puis, finalement, elle a annoncé que le parquet général allait faire appel de ce jugement. Et enfin cet après-midi à l'Assemblée nationale, nous allons voir les images-là, elle a attaqué les socialistes très violemment. Regardons les images (passage vidéo). Ça c'est une charge. La politique des grands frères, c'est vous ? L'échec de l'intégration, c'est vous ? Comment interprétez-vous cette attaque ? D'abord, je vais vous répondre sur les zigzags du garde des Sceaux. Sa première réaction a été de réagir avec sa subjectivité, puisqu'elle a fait la confidence qu'elle même avait eu recours à l'annulation de son mariage. Je pense qu'elle a réagi émotivement et qu'ensuite elle s'est rendu compte que ce n'était pas tenable. Je pense que cette décision de faire appel au parquet est bien parce que ça montre qu'on ne se résigne pas à cette décision, mais, en même temps, ça va induire un deuxième jugement, c'est-à-dire que pour les personnes concernées, en particulier pour la jeune fille, si on veut la protéger, ce n'est vraiment pas la meilleure chose à faire. On va lui infliger un deuxième passage devant les tribunaux. Il aurait été plus avisé de faire un pourvoi dans l'intérêt de la loi devant la Cour de cassation, que seul le garde des Sceaux peut faire. Ce qui est justement destiné à ne pas faire refaire juger une affaire mais à encadrer la jurisprudence. Ensuite, cette attaque contre les socialistes, vraiment, on a l'impression qu'elle est acculée, qu'elle est très affaiblie dans son propre camp, qu'elle reporte, si vous voulez, son malaise avec des accusations que franchement personne ne peut prendre au sérieux. (Il faut voir...)
Si quand même la politique d'intégration menée par les socialistes n'a pas été une franche réussite.
Ça fait trente ans que personne n'arrive vraiment à résoudre le problème de ces quartiers-ghettos. J'observe simplement que nous, quand nous étions là, cela fait déjà un moment, cela fait six ou sept ans. Si vraiment c'était une question… des choses auraient pu être faites aussi depuis six ou sept ans pour modifier cette situation. J'ajoute que quand nous étions là, il y avait des aides qui étaient données dans ces quartiers, des associations. Moi, j'observe que les associations tombent toutes les unes après les autres. Il n'y a plus de subventions de l'État. Beaucoup d'associations aident justement des jeunes filles ou des femmes et j'observe qu'elles ont beaucoup moins de moyens. Ça se retourne beaucoup et je ne pense pas que c'était une façon très habile de sa part d'essayer de détourner maladroitement l'attention.
Certains parlementaires dans votre groupe ont appelé à la démission cet après-midi, on a entendu des cris des bancs « démission » « démission » Qu'en pensez-vous ?
Je trouve ça excessif. D'abord je n'aime pas ce qui ressemble à une espèce de curée, d'hallali. Je pense que Rachida Dati, garde des Sceaux, est déstabilisée d'abord par son propre camp, parce que manifestement elle n'a plus tout à fait la confiance, semble-t-il, du président de la République. Elle n'est plus tout à fait dans ce premier cercle. Ensuite j'observe que pour le débat sur la réforme de la Constitution, elle n'est pas intervenue dans la discussion générale, c'est-à-dire que la parole lui a été retirée, qu'elle a été prise par le premier ministre, par Roger Karoutchi. Qu'elle soit épaulée dans un débat comme ça difficile, par le ministre chargé des relations avec le Parlement, la procédure parlementaire est compliquée, d'accord. Que le premier ministre prenne la parole sur un sujet de cette importance, bien sûr. Mais qu'à aucun moment le garde des Sceaux ne puisse intervenir dans la discussion générale, alors qu'elle est chargée par la Constitution de porter les réformes constitutionnelles, on n'a jamais vu ça et je comprends évidemment qu'elle se sente fragilisée.
Anne Fulda - Vous ne voulez pas participer à la curée. Vous avez l'air de dire qu'elle ne peut plus exercer ses fonctions ?
Élisabeth Guigou - Non je ne dis pas ça, je dis que c'est son propre camp qui l'a déstabilisée et fragilisée et que cela, c'est un problème, c'est une question qu'il faut adresser à la majorité actuelle et au gouvernement. Ceci dit, je ne demande pas la démission de Rachida Dati. D'ailleurs, j'éprouve de la sympathie pour elle, encore, même si je constate qu'elle a fait beaucoup d'erreurs.
Au-delà du problème discriminatoire entre hommes et femmes que soulève ce jugement, est-ce qu'il n'y a pas derrière cette affaire, le signe finalement de l'intrusion du religieux et notamment de l'islam dans notre société qui est censée être une société laïque ? C'est plutôt le signe d'une régression terrible et de toute façon il faut mettre une borne. Il faut modifier la loi, restreindre les cas d'annulation, au fait, par exemple, que le mariage ne puisse pas être consommé ou bien qu'il y ait des mariages forcés, cela, c'est un vrai sujet, mais là, vous voyez, ce n'est pas discriminatoire, on ne fait de procès d'intention à personne. Moi, je ne connais pas cette affaire particulière, je n'ai pas eu accès au dossier, donc je ne peux pas répondre à la question que vous posez là, je pense que ce qu'il faut, c'est que la loi mette des bornes et qu'on n'autorise pas, en effet, des jurisprudences qui ne sont pas admissibles dans notre société.
Quand quel sens faut-il modifier la loi ?
Permettre toujours qu'il y ait annulation du mariage bien sûr, mais restreindre les cas d'annulation et nommer, beaucoup plus précisément, pour pas qu'il y ait des matières à interprétation large. (Confiance limitée dans les magistrats...)
Venons-en au Parti socialiste. Vous avez exprimé votre choix pour Bertrand Delanoë. Son « coming out libéral » n'est pas finalement un scoop parce que tous les partis socialistes européens ont déjà fait leur mue, le libéralisme est un fait acquis depuis longtemps. Est-ce que l'on peut bâtir un projet sur le fait de dire : je suis libéral et socialiste ?
D'abord le libéralisme politique, c'est vraiment notre héritage.
C'est l'héritage politique.
C'est l'héritage des Lumières, la Révolution française, Jean Jaurès lui-même a eu des pages absolument admirables sur l'émancipation individuelle et l'espace des libertés est encore à élargir. Lorsque je vois, par exemple, que dans la réforme constitutionnelle, il n'y a rien sur le droit de vote des étrangers non européens qui sont chez nous depuis longtemps, vingt, trente ou quarante ans et qui ont donné des enfants à la France, et qui souvent se sont battus pour notre pays, qui sont là, qui paient leurs impôts, leurs cotisations sociales… l'espace des libertés, il est à élargir. Après, il y a le libéralisme économique pour lequel je pense qu'il y a matière à avoir un vrai débat. Ce que je n'aime pas, c'est le nominalisme. On cache derrière les mots des réalités très différentes. Je dis oui à l'économie de marché mais d'abord il doit avoir des bornes parce que l'on ne peut pas tout marchandiser. Par exemple, je suis horrifiée lorsque je vois que l'on peut vendre des ventres de femme pour porter des enfants, ou vendre des ovocytes, il doit donc y avoir des bornes, les services publics ne doivent pas être soumis à la loi du marché et puis le marché est aveugle, il est presbyte au moins c'est-à-dire qu'il ne peut pas anticiper, et ce notamment les défis que nous avons devant nous, le réchauffement climatique, etc. Alors je suis très contente que Bertrand Delanoë ait permis, en jetant ce pavé dans la mare qui suscite évidemment des questions et des interrogations, qu'on ouvre le débat et que nous, les socialistes, on s'entende sur les mots et cela est très bien.
C'est donc votre candidat, sans hésitation ?
C'est-à-dire que je le soutiens pour le Pari socialiste, après il n'y a pas d'automaticité. 2012 est autre chose mais je pense que nous avons besoin d'un Parti socialiste fort qui soit dirigé par quelqu'un qui le connaît, qui l'aime, qui est au premier rang. Je ne pense pas qu'on ait besoin d'un premier secrétaire intérimaire ou sous-traitant qui garde la place pour les autres. Après, en 2011, on choisira notre candidat ou notre candidate pour 2012 qui seront plusieurs à être sur les rangs.
L'irruption de Martine Aubry, « la dame des 35 heures » comme on dit à l'UMP dans ce jeu de rôle. Est-ce une bonne chose ?
De toute façon, Martine Aubry est une femme de talent, elle s'intéresse au parti, elle a réussi magnifiquement à Lille, elle a des propositions à faire sur le fond, ce qui m'étonne un peu, c'est qu'elle soit là avec un groupement qui est un peu de bric et de broc, puisque Martine Aubry s'intéresse d'abord et avant tout au fond, il faut que l'on sache sur quoi, sur le fond, ce rassemblement des «reconstructeurs» peut s'assembler, j'attends de voir.
Merci Élisabeth Guigou.