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mercredi 30 juillet 2014

Nice: poignardé pour avoir refusé de "partager sa copine"

Ce que la France est devenue

Tout se consomme, tout se partage !
C'est le motif pour lequel un jeune homme a été agressé samedi, selon  le quotidien Nice Matin...

Alors qu'il disait au revoir à sa petite amie en l'embrassant, un jeune homme de 19 ans a été agressé dans le centre-ville de Nice (Alpes-Maritimes), dans la rue de Paris, dans le quartier du commissariat Foch, samedi 26 juillet. 
nice - homme poignardéSelon Nice Matin, mardi, "quatre individus se sont approchés du couple et, pas gênés, ont demandé [au jeune homme] s’ils pouvaient aussi 'profiter' de sa copine". Le ton étant alors monté et le couple se sentant en danger, il a pris la fuite à pied en courant.
Les jeunes gens ont été rattrapés par l'un des quatre "individus"armé d'un couteau. Ce dernier a frappé le jeune homme dans le bas du dos. "Les agresseurs sont activement recherchés par la brigade des atteintes aux personnes de la sûreté départementale", ajoute le quotidien régional, qui précise que la victime "va mieux".

Un anonymat lourd de sens

Le "bon goût" du bio
Le partage imposé des femmes comme marchandises serait-il une pratique nouvelle en pleine expansion? Mais ce niçois qui a refusé la proposition de "profiteurs" exigeant des échanges intimes avec sa copine, n'a toujours pas la satisfaction que justice lui soit rendue: la brigade cherche encore et l'agresseur court toujours.

L'auteur de la tentative d'homicide reste un "individu" lambda. Evaporé dans la nature, son identité reste inconnue, mais s'il était de type caucasien, Nice Matin serait autorisé à le préciser...

. 

dimanche 9 mars 2014

"Tous à poil"! Des femmes arabes s'y mettent à Paris...

Le "printemps arabe", version république laïque occidentale

Coup de boost au tourisme
Sept "militantes du monde arabe" ont défilé nues au pied de la Pyramide du Louvre, à Paris, aux cris de "liberté, égalité, laïcité", à l'occasion de la journée des droits de la femme. 

Elles viennent soi-disant d'Iran, de Tunisie et du Maroc. Avec Najat Vallaud-Belkacem?
Ca va être chaud au Conseil des ministres...
VOIR le tableau:

Le sexagénaire lubrique de l'Elysée les aurait, dit-on invitées à manifester sous ses fenêtres.

Mais ce sont les députés qui vont regretter que Bartolone ait demandé à la police d'interdire la présence des manifestants aux abords du Palais Bourbon... 

dimanche 24 février 2013

Nouveau scandale alimentaire: il y a du porc dans le DSK

Le Monde se penche sur le bout de surimi des hommes de pouvoir 

La couverture de Time après l'arrestation de DSK. Déjà le porc a mauvaise presse.

"C’est parce que tu étais un porc que je suis tombée amoureuse de toi."

"Cela a été l’expérience la plus poétique, la plus dense, la plus cruelle, la plus belle, la plus puissante de ma vie ». [Les enfants, allez vous coucher] Pour avoir écrit ces lignes dans un ouvrage qui fait scandale, « Belle et bête » (Stock), présenté en bonnes feuilles dans Le Nouvel Observateur de jeudi, la philosophe Marcela Iacub se retrouve au pilori des médias. L’Express, outragé, n’hésite pas à écrire le 21 février : « Marcela Iacub, folle d’un «cochon » a donc écrit un livre de « truie ».» Beaucoup de journaux lui reprochent d’avoir jeté sa vie sexuelle en pâture pour se faire de l’argent - les mêmes qui encensaient les confidences de l'autofiction. DSK lui-même, dans une lettre ouverte auNouvel Observateur, parle d’« une atteinte méprisable à ma vie privée et à la dignité humaine », et reproche à l’écrivaine de l’avoir « séduit », pour tout déballer ensuite (l'homme a donc du sentiment).

Que nous dit Marcela Iacub qui fait tant de bruit ? 
Il y a du porc en DSK, comme du cheval dans les beafsteaks des grandes surfaces. Ce n'est pas un scoop. C’est parfois évoqué sur un ton de midinette - de «sainte » écrit-elle (certains extraits rappellent les émois effarouchés de l’héroïne de l'harlequinade « Cinquante nuances de Grey » devant son cruel amant). Des journalistes disent qu'il s'agit d'un non-événement. C'est vrai. Ces confidences érotiques, qui font parfois penser au film de Patrice Leconte «Ridicule» (ces récits à la fois dramatiques et futiles des moeurs des puissants avant la Grande Révolution), semblent bien dérisoires en ces temps de grave crise sociale et de chômage chronique - un tel décalage de préoccupations entre les élites médiatiques et le peuple est révélateur de l'époque (annonçant sans doute de puissantes frictions). Cependant, si leNouvel Observateur se vend comme des petits pains, ceci expliquant sans doute cela, Marcela Iacub dit deux ou trois choses intéressantes sur les paradoxes de l'amour, la sexualité et sur le droit démocratique (elle est juriste).

La philosophe avoue d'emblée : « Tu étais égoïste, tu étais brutal et tu n’avais aucune culture. Et j’étais folle de toi ». [De quoi épater le bourgeois !] Elle nous raconte là une vieille histoire. Elle n’est pas la première, ni la dernière, à aimer une brute. Tant d’autres femmes l’ont fait avant elle, l’ont écrit, regretté, adoré, chanté. Souvenons-nous de Billie Holiday (puis d'Edith Piaf), saisi par le blues de l’amour fatal dans « It’s my man » : «Has he two or three girls. That he likes as well as me. But I love him. I don't know why I should. He isn't true. He beats me, too. What can I do ? It’s my man». [Il fallait comprendre que ce n'était pas de la littérature] Marcela Iacub nous rejoue cette partition, sur le mode de l'auto-fiction. Elle le reconnaît, l’animal sexuel DSK l'a bouleversée, violentée, elle a voulu comprendre cette fascination en écrivant le livre. Car, dit- elle, pour l'écrivain seule l’écriture pense, creuse la falaise. [Il n'est plus possible de fantasmer sur une chanson: aujourd'hui, les textes éclaboussent les berges de nos rues et les flaneurs plongent de gré ou de force dans le sturpe;  les enfants en restent tout songeurs...]


Après les déclarations
contradictoires de Me N. Diallo.
"La bonne de DSK, une pute"
Nous savons tous ce qui se joue de joie et de plaisir trouble dans des relations de tension entre les sexes et de masochisme amoureux (s’il faut parler avec ces catégories). Nombre d'écrivains, Barbey d’Aurevilly, Villiers de l’Isle d’Adam, Swinburne ont décrit ces tourments noirs, la part sombre et jouissive de la passion - sans oublier Baudelaire, qui écrit dans « Fusées » : « L’homme et la femme savent de naissance que dans le mal réside toute volupté. » Marcela Iacub nous redit cette vérité trouble - toujours dérangeante, qui a tant inquiété les féministes. Elle a aimé que DSK soit «un chien», de ces clébards qui aiment « toutes les chiennes en chaleur sans distinction ». Elle a aimé être sa chienne, comme certaines femmes disent dans un lit parfois (et comme chante Léo Ferré dans « Le chien » ). Elle a aimé qu’il lèche son mascara, qu’il soit dégoûtant (d’aucunes diraient : «qu’il soit un bon coup » ?). 


Ce n’est pas un scoop de rappeler qu’il y a de l’animal et de la brutalité dans le sexe, chez l’homme et la femme qui roulent sur un matelas, ni que DSK comme d’autres soit « mi homme-mi cochon », mais le plus surprenant est que Marcela Iacub soit attaquée parce qu’elle défend cette vérité compliquée, tourne autour, la réfléchit - «on sait que la plupart des humains n'aiment le sexe que dans certaines conditions. Qu'ils cherchent que l'objet de leurs désirs ait des beautés qui rachètent un acte qui peut être dégoûtant autrement» -, qu'elle la répète depuis l’affaire du Sofitel, comme dans son essai «Une société de violeurs ? » (Fayard, 2012). Pour elle, la plupart des médias, en France et plus encore aux Etats-Unis, tout comme une partie des féministes et des intellectuels ont fait preuve d’un acharnement bien-pensant contre l’homme politique déchu en condamnant sa vie sexuelle débridée, ses parties carrées ( « La double vie effarante de DSK » titrait L'Express en septembre 2012), en l’assasinant au fond de l’ambulance, ou encore en le traitant de « malade » (comme Michel Onfray), alors, rappelle-t-elle, qu’à ce jour aucune condamnation pour viol n’a été retenue contre lui - le doute ne profite pas au cochon.



Bien sûr, l’éthique politique peut reprocher au politicien à un poste de responsabilité de ne penser qu'à ça et de se mouiller avec des souteneurs - avec le risque de conflit d'intérêt et de dépendance au chantage que cela implique -, mais dès lors qu’il est retiré des affaires ? Doit-on reprocher, demande Marcela Iacub, à l’homme redevenu un quidam de découcher, fréquenter des prostituées ou de participer à des orgies ? Ne faut-il pas dans une société démocratique, laisser aux hommes le droit de mener leur vie cochonne « sans qu’un juge leur demande des comptes » ? [La réponse est dans la question, mais est-ce le sentiment de l'épouse, Anne Sinclair, en l'espèce ?] Sans qu’une loi condamne les clients des prostituées, comme le veulent les féministes socialistes. Sans qu’on les traite comme des cas pathologiques ? Sans qu'on parle de violence faite aux femmes quand le désir devient féroce (« Fais-moi mal, Johnny, Johnny, Johnny. Moi j'aime l'amour qui fait boum ! » chantait Magali Noël). Quand elle défend ce droit à la part maudite de chacun, tout comme quand elle refuse qu'on victimise les prostituées indépendantes, Marcela Iacub fait preuve d'un certain courage - elle interpelle le moralisme ambiant. Là voilà partout décriée. 

Depuis quelques années, on entend beaucoup que la nouvelle maladie d’époque serait la dépendance sexuelle. En novembre 2011, le siteNewsweek-Daily Beast parlait d’une véritable «épidémie » dans le monde occidental. Grâce aux tabloïds, nous connaissons toutes les célébrités atteintes, Michael Douglas, Tiger Woods, David Duchovny… et DSK. Tous des porcs - des dépendants. Aux Etats-Unis, une société de thérapeutes estimait fin 2011 que 3 à 5% de la population est atteinte, soit 9 millions de gens - cela fait beaucoup, va-t-il falloir mettre des policiers et des caméras à tous les carrefours ? Les symptômes ? Chercher sans cesse des nouveaux partenaires. Éprouver une envie permanente de plaisir sexuel. Regarder beaucoup de pornographie sur Internet (où elle d'accès libre et gratuit). Fréquenter des personnes faciles et des prostituées. Ne jamais s’arrêter, quitte à mettre en danger sa famille ou sa réputation. Ce «trouble hypersexuel» et cette «nymphomanie» hypermodernes viendraient de la combinaison fatale de la sexualisation des tenues féminines (on sait que cette critique a jeté des "sluts walks", des "marches de salopes" revendiquées dans 150 villes autour du monde), la prolifération des « escorts» indépendantes, l’accès libre aux sites pornos et l’effondrement des valeurs familiales.


Tout comme Marcela Iacub, un psychologue clinicien américain, David J. Ley, a dénoncé cette " imposture" et cet excès de pudibonderie dans son essai « Le mythe de la dépendance sexuelle » (ed. Rowman, Mars 2012). Selon lui, la prétendue addiction sexuelle a existé de tout temps, mais elle est devenue un fromage pour les milliers de psys qui la repèrent et la traitent, souvent à prix d’or (5000 $ par jour pour Tiger Woods). Ce sont certains d'entre eux, organisés en lobby, qui publient des statistiques fantaisistes visant à transformer tout époux volage, femme « adultère » ou client de prostituée en « malade », confondant à dessein l'impulsion du désir et la quête érotique - le dionysiaque dans l'homme - avec la compulsion sexuelle incontrôlée. Ils développent une pernicieuse entreprise de moralisme conjugal pour faire valoir leur profession, essaimer des sentiments de honte (comme si la honte pouvait fonder une morale), amplement relayée par les médias people dénonçant les frasques des personnalités - n'oublions pas qu'aux Etat-Unis, un écart de conduite conjugal est fatal au politicien. 


Ces psys, selon David J.Ley, s'appuient sur un concept vague de dépendance sexuelle, non reconnu en psychiatrie clinique. Dans les faits, remarque-t-il, aucun « dépendant sexuel » n’est encore mort d’une overdose de sexe. Quant à la corrélation entre le visionnage de pornographie et le viol, après maintes recherches, sur des années, elle n’est toujours pas avérée - des études faites auprès de 688 jeunes couples Danois, femmes et hommes, menées en 2008 par le sociologue Neil Malamuth montrent même que la pornographie contribue souvent à une vie sexuelle plus inventive*. Finalement, pour David J.Ley, ces psychologues refusent d’admettre le libre-arbitre d’une vie libertine, tout comme la réalité des plaisirs hors-mariage, les associant bien rapidement à des phénomènes compulsifs, auto-destructeurs ou asociaux. Laissons un psychanalyste français plus subtil le mot de la fin, Samuel Lepastier, qui déclarait dans Elle le 22 février, à propos de la sombre popularité de DSK : « Il existe en chacun de nous une part de désir sauvage, d’animalité refoulée en permanence. Un homme célèbre comme DSK, accusé de toutes les turpitudes, nous permet de projeter sur lui notre part d’ombre. C’est la logique du bouc émissaire. On lui fait endosser des désirs, des fantasmes qu’on n’ose pas s’avouer à soi-même. »

* http://link.springer.com/article/10.1007%2Fs10508-007-9212-1


jeudi 24 mai 2012

Parité: les féministes ont les dents longues

Les femmes appellent Hollande à étendre la parité


L'apparence de parité au gouvernement ne suffit pas


La domination féminine est si omniprésente et banalisée dans nos sociétés occidentales que son efficacité politique et sociale n'est plus à démontrer ! 


Les féministes s'inquiètent désormais de la composition des cabinets ministériels, pour le moment largement masculins, et pour la future Assemblée, pour laquelle seules 40% de femmes sont candidates: elles se disent  encore sous-représentées.
Actuellement,  107 députés sur 577 sont des femmes (18.5%).
Mais, selon Coluche, " les femmes seront les égales des hommes le jour où elles accepteront d’être chauves et de trouver ça distingué. "

Les femmes ne sont donc pas aussi enthousiastes que la presse militante 
Les media considèrent que François Hollande a rempli son contrat sur la parité, avec 17 hommes aux postes recherchés et 17 femmes en complément: aucune, sauf la très contestée Christiane Taubira à la Justice, n'a obtenu un ministère régalien sur les quatre (mais cinq effectifs: affaires étrangères et défense, intérieur, justice, économie). Le nombre des femmes titulaires d'un ministère régalien est donc au prorata de leur représentation au Palais Bourbon.

Or, les premières nominations dans les cabinets sont largement masculines. Sur les quelque soixante-dix officiellement désignés jusqu'ici, ils comptent seulement seize femmes, dont quatre directrices de cabinet: au Budget, à la Culture, à la Ville et à l'Elysée.
Au ministère du Droit des Femmes, paradoxalement, le directeur de cabinet Etienne Grass est un homme, de même que son adjoint et le chef de cabinet. Mais au final, "le cabinet sera paritaire, voire avec un peu plus de femmes", assure E. Grass, une fois les postes-clés pourvus.

L'octogénaire Yvette Roudy pousse à la roue


 La féminité n'est pas une incompétence. 
Elle n'est pas non plus une compétence. " 
(Françoise Giroud, Chienne d'année)

Un gouvernement paritaire "est une première étape" mais "qu'en est-il de la parité là où le pouvoir se niche dans l'ombre: cabinets ministériels, nominations dans toutes les grandes instances de la République, présidences de commissions au Parlement ?", s'interrogent deux soutiens bretons de Désirdavenir Royal, dans un communiqué, l'ancienne ministre socialiste (1929, ministre des Droits de la femme, de 1981 à 1986), et la députée (PS) Danielle Bousquet (1945),  qui sont à la tête de l'association l'Assemblée des Femmes.

La parité est "à géométrie variable", embraye une membre du bureau national de la Mutuelle des étudiants, Thalia Breton, de l'association "Osez le féminisme !", issu    du Mouvement français pour le planning familial, du Parti socialiste et de l'UNEF. "Cela montre une conception de la parité qui s'arrête aux frontières de la représentation politique", grince-t-elle.

Outre le ministère du Droit des femmes, les autres directeurs de cabinet sont "en pleine réflexion pour faire le mieux possible", fait dire la ministre Najat Vallaud-Belkacem (1977).

"On touche aux limites de la loi"
La nomination du gouvernement et la réapparition d'un ministère du Droit des femmes sont des "gestes forts", mais "on est un peu déçues des premières nominations", affirme aussi une adjointe au maire de Paris Bertrand Delanoë, chargée de la solidarité, de la famille et de la lutte contre l’exclusion et vice-présidente du Conseil général, Olga Trostiansky (1962) du Laboratoire de l'EgalitéCe qui s'explique notamment, poursuit l'adjointe au maire de Paris, par "la faible féminisation de la haute fonction publique", vivier de conseillers ministériels.
Pour Thalia Breton, "cela montre que quand il n'y a pas de loi, la question de la parité ne se pose même pas".

La loi prévoit en effet une baisse des aides publiques pour les partis politiques qui ne présentent pas 50% de candidates, alors que l'Assemblée compte actuellement 18,5% de femmes.
Ce qui n'empêche pas certains partis de présenter plus d'hommes que de femmes aux prochaines législatives. En tout, il n'y aura que 40% de candidates le 10 juin (contre 41,6% en 2007).

Surtout, toutes les candidates ne sont pas investies dans des circonscriptions gagnables par leur parti, ni à l'UMP, ni à gauche, loin s'en faut. Mais leurs homologues masculins non plus.
Avec 40% de candidates, " ne touche-t-on pas là aux limites de la loi ?", s'interroge l'Observatoire de la parité.
"Osez le féminisme !" suggère donc de supprimer complètement les aides publiques aux récalcitrants, une autre promesse de François Hollande.
La militante féministe historique Antoinette Fouque (1936, psychanalyste et militante pour l'émancipation des femmes, demande un "Grenelle des femmes" qui aborderait, entre autres, la parité.

Mais toutes les ministres ne se présentent pas

Elles passent ainsi délibérément à côté d'une occasion unique de démonstration de leur compétence.



“L'homme et la femme sont jugés compétents a priori: le premier jusqu’à ce qu’il fasse la preuve de son incompétence, mais la seconde avant qu’elle ne fasse la preuve de sa compétence.”


Les membres du gouvernement ne donnent pas l'exemple


Le premier ministre Jean-Marc Ayrault avait déclaré que tout ministre battu aux législatives devrait quitter le gouvernement. Depuis, les femmes ne profitent pas de l'aubaine des désistements masculins au PS. 
C'est donc un nouveau reniement du Premier ministre de Hollande, après le maintien de Montebourg au gouvernement, malgré la promesse du président de ne maintenir aucun condamné au gouvernement. 

Christiane Taubira, bien que Garde des Sceaux, refuse d'affronter le vote populaire en juin prochain.

La ministre de la Justice et Garde des Sceaux "ne sera pas candidate aux élections législative " des 10 et 17 juin dans la 1ère circonscription de Guyane, a indiqué Joël Pied, le secrétaire général de son mouvement politique à Cayenne.


Le comble n'est pas encore atteint si on occulte le cas Najat Vallaud-Belkacem qui, toute ministre des Droits de la Femme qu'elle soit, se défile. La porte-parole et ministre des droits des Femmes, Najat Vallaud-Belkacem, qui devait se présenter à Lyon, s'est déclarée indispensable au gouvernement...
"Pour mieux assumer cet engagement sans délai et cette implication sans partage, je fais toute confiance à Anne Brugnera, et à son suppléant, Walter Graci, pour mener, au nom de la majorité présidentielle, la bataille des législatives dans la 4eme circonscription du Rhône", peut-on lire sur le site de la benjamine du gouvernement, 34 ans.

Mais aucune des activistes du féminisme socialiste sus-nommées ne les a stigmatisées...

Et, côté presse, le magazine Elle n'a toujours pas poussé son cri d'indignation, bien que dédié à tous les aspects de la condition de la femme en politique, singulièrement depuis les primaires socialistes.

Les femmes ministres trouvent la place bonne et laissent la parité aux autres 



Tenir six mois, pour donner droit à retraite

Si le métier de ministre n'est pas très avantageux en termes de retraite, il l'est davantage à l'heure du chômage. Compte-tenu de la "précarité" de leur situation, Premier ministre, ministres délégués (tous ministres !) peuvent en effet toucher l'intégralité de leurs indemnités de fonction lors de l'alternance et ce, pendant six mois. Les anciens ministres deviennent les chômeurs les mieux indemnisés : jusqu'à 13 900 euros pour un ancien ministre et 22 250 euros brut pour un ancien Premier ministre. En dehors du chef du gouvernement, les ministres perdent toutefois la totalité de leurs avantages après leur départ des ministères, du logement de fonction à l'accès gratuit au réseau SNCF en 1re classe.

Philippe de Villiers, député (UMP) de Vendée,  a déposé une proposition de loi visant à aligner les retraites des parlementaires sur celles du secteur privé. Autrement dit: pour pouvoir bénéficier d'une pension à taux plein, le parlementaire devrait avoir cotisé pendant cent soixante trimestres. Soit quarante ans. 


F. Hollande a également promis la parité aux "grandes instances de la République"

Thalia Breton insiste, par exemple, pour que des femmes seront nommées lors du prochain renouvellement du Conseil constitutionnel (deux femmes sur 11 membres aujourd'hui).
Najat Vallaud-Belkacem aura pour tâche de "faire prévaloir auprès de tous les ministères cette exigence de parité" dans les diverses nominations, assure son entourage.



" La chambre des députés [Assemblée nationale] , la moitié sont bons à rien. Les autres sont prêts à tout, " estime Coluche. A quelle moitié les féministes aspirent-elles à appartenir ?

samedi 10 mars 2012

Le pervers D. Strauss-Kahn contesté par les jeunes britanniques

Le scandale du socialiste chahuté par des manifestants à Cambridge





"Quand c'est non, c'est non !"




Le vertueux favori de la primaire PS a dû être évacué

DSK a dû fuir en s'engouffrant rapidement dans une voiture de police pour échapper à des manifestants
qui l'attendaient à la sortie d'une conférence donnée dans la prestigieuse université britannique de Cambridge, vendredi.
Lien PaSiDupes : " Le socialiste D. Strauss-Kahn, persona non grata à Cambridge "

Environ 200 personnes, brandissant des banderoles et scandant "assez de violences, assez de viols" en référence à l'affaire du Sofitel de New York s'étaient rassemblées devant les locaux de l'association estudiantine de l'université où l'ex-ministre français a donné une conférence sur la mondialisation et la zone euro devant un groupe d'étudiants.


La présence de DSK est un "affront"

Les manifestants s'étaient rassemblés près des locaux de l'association estudiantine Cambridge Union, organisatrice de cet événement, en scandant "DSK, va t'en, justice pour (Nafissatou) Diallo", en référence à la femme de chambre noire immigrée qui l'accuse d'agression sexuelle.
"Honte à toi", ont également scandé les protestataires.

La police appelée pour ramener le calme

Des heurts ont eu lieu avec la police quand certains étudiants ont essayé d'escalader les barrières métalliques entourant les locaux dans lesquels avait lieu l'intervention. Au moins deux personnes ont été interpellées.
A la sortie de DSK, les manifestants ont en outre tenté d'escalader une grille d'une vingtaine de mètres gardée par des policiers et des membres des services de sécurité.

Des pancartes ont été lancées sur la voiture de Dominique Strauss-Kahn et des bousculades se sont produites avec les services d'ordre au moment où l'ex-patron du FMI s'en allait rapidement.

" Je pense qu'il n'aurait pas dû être invité à venir s'exprimer devant les étudiants", a commenté Morgan Wild, 23 ans, étudiant. "Je pense que cela fait partie d'une lamentable campagne de relations publiques pour tenter de rétablir sa réputation et nous ne devons pas être pris pour des imbéciles", a-t-il dit.

La police du Cambridgeshire a indiqué qu'un jeune homme de 19 ans a été interpellé pour agression sur un policier ainsi qu'une jeune femme de 22 ans pour trouble à la paix publique.

Deux autres personnes avaient été interpellées vendredi matin lorsque des banderoles avaient été placardées sur les murs de l'association estudiantine de l'université.


Les frais de l'opération de blanchiment


La sécurité avait été renforcée pour la venue de DSK qui est apparu flanqué de quatre gardes du corps
lors de son allocution et 25 autres personnels de sécurité avaient été mobilisés spécialement pour l'occasion.

Les journalistes et les photographes avaient été interdits à l'intérieur de la salle....
Le conférencier socialiste a une concéption très personnelle de la démocratie et de la liberté de la presse. Nous attendons les plaintes du quarteron d'organe de presse donneurs de leçons, de leurs commentateurs et décrypteurs distingués à Mediapart, Libération, Le Monde et au Nouvel Observateur, pour ne pas nommer les autres vertueux de Rue 89 ou Le Point.

Mais L'ancien candidat favori des sondages socialistes n'a pas pu échapper aux questions d'un étudiant qui lui a demandé de s'expliquer sur l'agression sexuelle présumée sur la femme de chambre Nafissatou Diallo qui a entamé des poursuites civiles après l'abandon de la procédure pénale par la justice new-yorkaise.

"La réalité est que j'ai passé une semaine en prison. Il n'y a pas eu de poursuites", a fait valoir le patron déchu du FMI, rendant hommage à la pusillanimité des juges.
La réalité, c'est aussi que cet éléphant socialiste trompe énormément et se trouve aujourd'hui impliqué dans une affaire de proxénétisme, à Lille: lien La Dépêche
Le socialiste travaille à son retour sur la scène politique avec le concours de l'Internationale socialiste et des media. Mais ce détour par l'étranger n'a pas été une opération de maître...

dimanche 5 février 2012

La gauche 'civilisée' juge Claude Guéant 'primitif'

La gauche se juge supérieure

Le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, confirme sa déclaration sur l'inégalité des civilisations.

Il a par ailleurs accusé la gauche d'avoir sorti la phrase de samedi de son contexte.
"Je ne la regrette pas mais je regrette que certains à gauche continuent à extraire des petites phrases de leur contexte et enlèvent ainsi la dignité du débat démocratique", a-t-il déclaré dimanche sur RTL.


La liberté d'expression sous tutelle des totalitaires socialistes



Le spectre de l'islam hante l'Occident.
Le spectre de l'Occident hante l'islam.
Depuis le 11 septembre 2001, la guerre des civilisations
comme Wells disait la guerre des Mondes




Devant des étudiants de l'association Uni samedi 4 février, Claude Guéant a dit que "toutes les civilisations ne se valent pas".
Entre 1975 et 1979 les Khmers rouges pro-chinois ont transformé
le Cambodge en immense camp de travail
où ont été exterminés plus de 1,7 millions de récalcitrants

La gauche s'en est emparée, déclenchant une polémique sur le Net. Le numéro 2 du Parti socialiste, Harlem Désir, a violemment réagi sur son compte Twitter, estimant que les propos de Claude Guéant illustraient " la provocation pitoyable d'un ministre réduit à rabatteur de voix FN. Une majorité en perdition électorale et morale".




L’Occident se lève contre la lapidation,
Téhéran rejette cette ingérence



"Retour en arrière de 3 siècles. Abject", a écrit sur le sien la prochaine ralliée du second tour, la grossière Cécile Duflot (EELV).
Lien PaSiDupes

Invitée de "12/13 Dimanche" sur France 3, Marie-sEGOl'haine Royal l'a, quant à elle, accusé "de dérapage contrôlé et parfaitement volontaire, qui porte atteinte à l'image de la France". La battue de 2007 et rebattue de 2008 a fait la leçon. "Il faut faire très attention à la manière dont les ministres s'expriment parce qu'ils ne représentent pas que l'UMP ou leur petite personne, mais ils s'expriment aussi d'une certaine façon au nom de la France", a ajouté la cynique féministe.
Mur de Berlin,
mur soviétique de la honte


Guéant "dit des choses évidentes"

Le ministre de l'Economie, François Baroin, a abondé dans le sens de Claude Guéant
sur Europe 1. "Je suis toujours très frappé de voir l'exploitation des déclarations de Claude Guéant en particulier et d'un ministre de droite en général", a-t-il déclaré. Et d'ajouter : "ça a toujours été le cas et la période électorale actuelle favorise ce type d'exploitation. Claude Guéant est un profond républicain".

Le président de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii), Arno Klarsfeld, a estimé que le ministre de l'Intérieur disait "des choses évidentes". "Si la gauche veut faire campagne sur le fait que le racisme ou les talibans valent la civilisation française ou britannique, qu'ils le fassent", a-t-il déclaré.

"Je préfère une civilisation qui respecte la liberté de conscience plutôt qu'une civilisation qui massacre les libertés religieuses, a-t-il poursuivi. Je préfère une civilisation où la femme a une place égale à l'homme plutôt qu'une civilisation où l'homme piétine la femme."
Les feministes du PS et d'Europe Ecologie tardent à se positionner...

mardi 13 décembre 2011

Arabie saoudite: des islamistes modérés décapitent une femme

Pas de présomption d'innocente pour cette femme accusée de ..." sorcellerie "

Une saoudienne a été décapitée le lundi 12 décembre 2011.

Amina bent Abdelhalim a été exécutée dans la province septentrionale du Jawf, dans le nord de l'Arabie saoudite, selon le ministère.
Le couloir de la mort n'est pas seulement américain
Selon des sources citées par la BBC de Londres, Amina, âgée d’une soixantaine d’années, a été mise à mort pour " pratique de la sorcellerie ". Elle avait été arrêtée en 2009.
Amnesty International précise que des centaines de personnes sont en attente de leur exécution.
Dans le monde musulman, ils en sont encore parfois au Moyen-Age ?
C’est la deuxième exécution cette année après celle d’un citoyen soudanais en septembre dernier pour des accusations similaires. Des délits qui, dans un pays civilisé, sont punis de quelques mois de prison tout au plus.

En 2007, un ressortissant égyptien a été décapité pour avoir prétendu " séparer un couple marié ".

Et l’année dernière un Libanais, en pélérinage à la Mecque, a failli y laisser la tête après avoir été accusé de sorcellerie à travers … des émissions télé hors d’Arabie saoudite.
Amnesty international, qui évoque au moins 79 exécutions, a jugé cette décapitation profondément choquante, estimant qu’elle met en évidence la nécessité de mettre un terme rapidement aux exécutions en Arabie saoudite. 27 personnes ont été assassinées en 2010. En 2009, les autorités avaient annoncé 67 exécutions, contre 102 en 2008.
Le viol, le meurtre, l’apostasie, le vol à main armée et le trafic de drogue sont passibles de la peine capitale en Arabie saoudite.
L’Arabie saoudite, dont les citoyens ne sont pas très vertueux à l’étranger, est un protégé et allié du président Démocrate Barack Hussein Obama.

Nul doute que le "printemps arabe" va conduire la Tunisie, l'Egypte et la Lybie de l'obscurantisme à la lumière...

samedi 3 décembre 2011

L' "islamisme modéré" n'existe pas, affirme Jeannette Bougrab

Les illusions, c'est pour la gauche molle des rêveurs


Mieux que nos commentateurs, la ministre sait de quoi elle parle

D'origine arabe, elle est en mesure d'affirmer qu' il n'existe pas d'" islamisme modéré" et que des lois fondées sur la charia, la loi coranique, sont "nécessairement une restriction des droits et libertés ".

La secrétaire d'Etat à la Jeunesse, Jeannette Bougrab, a apporté samedi la contradiction aux humanistes européens qui banalisent la portée du succès électoral des islamistes au Maroc.
Dans un entretien au journal Le Parisien aux , en Tunisie et en Egypte. Elle est elle-même d'origine algérienne, fille de harki, le nom donné aux supplétifs algériens de l'armée française pendant la guerre d'indépendance.

"C'est très inquiétant"
"Je ne connais pas d'islamisme modéré. Il n'y a pas de charia "light". Je suis juriste et on peut faire toutes les interprétations théologiques, littérales ou fondamentales que l'on veut, mais le droit fondé sur la charia est nécessairement une restriction des libertés, notamment de la liberté de conscience", a-t-elle ajouté.
Lien PaSiDupes: "Le roi du Maroc à la journaliste Anne Sinclair: 'les arabes ne sont pas intégrables' "

Interrogée sur le fait de savoir si le discours de la diplomatie française devrait être plus ferme face aux islamistes portés au pouvoir par les urnes, elle répond: "je ne suis pas ministre des Affaires étrangères. Je réagis en tant que citoyenne, en tant que femme française d'origine arabe".


Le chef de la diplomatie française prône une tentative de dialogue

Alain Juppé
est dans l'expectative Il met des conditions au dialogue avec les partis islamistes, même " modérés ", comme Ennahda en Tunisie ou le Parti Justice et Développement (PJD) au Maroc: ils ne doivent pas franchir pas certaines "lignes rouges", que sont le respect des élections, l'Etat de droit, les droits de l'homme et de la femme. Autant demander l'impossible !

Les "modérés" doivent mériter le préjugé favorable européen
Les présidents tunisien et égyptien "Ben Ali ou Moubarak avaient agité le chiffon rouge des islamistes pour obtenir le soutien des pays occidentaux", poursuit Jeannette Bougrab.

" Mais il ne faudrait pas tomber dans l'excès inverse. Moi, je ne soutiendrai jamais un parti islamiste. Jamais. Au nom des femmes qui sont mortes, de toutes celles qui ont été tuées, notamment en Algérie ou en Iran, par exemple, parce qu'elles ne portaient pas le voile ".

Jeannette Bougrab désapprouve les Tunisiens de France
La ministre s'insurge contre ceux d'entre eux qui ont voté à environ 30% pour Ennahda aux élections d'octobre. " Je trouve choquant que ceux qui ont les droits et les libertés ici aient donné leur voix à un parti religieux ", déclare-t-elle. Mais la tolérance des institutions et de l'Education françaises est responsable, au même degré que les imams de France, dans ce pays laïc.

" Je pense à ceux qui, dans leur pays, ont été arrêtés, torturés pour défendre leurs convictions. On leur a en quelque sorte volé la révolution ", affirme-t-Jeanette Bougrab, amère.


L'Histoire pourrait se répéter

La béatitude de la gauche actuelle rappelle en effet étrangement l'aveuglement des humanistes illuminés de l'entre-deux guerres: les pacifistes.

Les fondamentalistes religieux, les toqués de paix et les écologistes radicaux sont de dangereux fanatiques .



mardi 25 octobre 2011

Lybie: après la dictature politique, la dictature religieuse

Douce ou molle, la charia reste la charia

" La charia sera la principale source de législation dans la nouvelle Libye "

Cette affirmation de Moustapha Abdeljalil, chef du Conseil national de transition, a suscité de nombreuses inquiétudes, dimanche, notamment parmi les femmes et à l'étranger.

VOIR et ENTENDRE(prochainement)

L'intox est européenne autant qu'islamiste

Les humanistes éclairés ne voient jamais rien venir
Les théories pacifistes nous ont valu de payer le prix fort à Hitler. A la montée du nazisme, l'Europe libre lui a opposé la vertu.
Lien PaSiDupes - "Négationnisme: pacifisme et collaborationnisme de la gauche;la gauche a-t-elle fait le lit de la collaboration ?"

Le "printemps arabe" promettait des jours meilleurs aux peuples opprimés et l'unanimisme occidental ne laissait place à aucun doute sur l'avènement de la démocratie. Les beaux esprits se sont exprimés, péremptoires. Les peuples vivent d'espoirs... Mais les responsables politiques, comme les "décrypteurs" et experts de tout poil, ont manqué de clairvoyance: l'idéologie aveugle !
Où nous ont-ils tous encore menés, à commencer par le Proche Orient, cette fois ?
Lien PaSiDupes: Les réseaux islamistes, du Royaume Uni à la France

Dernière nouvelle: il y a charia et charia

Des interprétations très différentes d'un pays à l'autre


Derrière le terme charia, qui n'est ni un livre, ni un code, se cachent des interprétations et des applications de l'islam très différentes, d'un pays à l'autre. Ainsi, la façon dont elle règle à la fois les aspects publics et privés de la vie d'un musulman n'est pas la même en Égypte qu'en Iran...

Coupera-t-on bientôt les mains des voleurs à Tripoli ? Lapidera-t-on la femme adultère à Misrata ? Depuis que Moustapha Abdeljalil, président du CNT, a déclaré que la principale source de la législation libyenne serait la charia, l'Occident n'est plus qu'interrogations et inquiétude. Les spécialistes du droit musulman contemporain tempèrent, sur le site d'information Rue89, cette crainte.
Ainsi, Saïd Haddad, chercheur en sciences politiques, rappelle que la législation libyenne est déjà basée, depuis 1994, sur la charia et que le risque d'une application maximaliste de ses principes n'est pas certain : «Les islamistes font et feront partie de la scène politique libyenne; les Frères musulmans étaient une force d'opposition mais pour l'instant rien ne présage une dérive islamiste.»

Un «référent normatif» pour les musulmans
Pour l'islamologue Éric Chaumont, cette «concession faite aux islamistes» ne sera pas forcément appliquée. D'autant que le terme charia - littéralement la «voie», en arabe - n'est ni un livre, ni un code, ni un ensemble de règles figées. Il n'existe pas un contenu ou un guide écrit. «La charia, c'est la normativité, le référent normatif pour les croyants musulmans. C'est une source d'inspiration de laquelle peuvent découler des choses différentes», explique ainsi Baudouin Dupret, directeur du centre de recherches Jacques-Berque, à Rabat, au Maroc. Ainsi, si c'est un code très restrictif et particulièrement répressif au Soudan, en Iran et dans certaines monarchies du Golfe, par contre, en Égypte, il s'agit de suivre des principes généraux.»

Contenu rétrograde ... ou progressiste
Cela signifie que, selon l'interprétation qu'on fait des textes coraniques et de la Sunna (la tradition, une des sources de la charia), on peut, certes, lapider une femme au nom de la charia mais aussi, à l'inverse, avoir un code pénal progressiste.
Concrètement, si la charia devient la source de la législation libyenne, il faudra que les lois qui seront adoptées par le parlement libyen soient en conformité avec la loi islamique. Jusqu'à quel point ? Pour Baudouin Dupret, il est impossible de prévoir le contenu que donneront les dirigeants libyens à la charia: «Il pourra être rétrograde comme progressiste... La composition du CNT ne donne pas d'indication sur la direction idéologique qu'ils vont prendre».

La supercherie n'est déjà plus à l'"humanisme": les esprits forts sont passés au progressisme, tant il est vrai que le peuple tunisien, dictateur mort ou pas, est éclairé... Le jasmin embaume !
Le respectable Rached Ghannouchi,
leader du non moins respectable
parti islamiste tunisien Ennahda



"A Benghazi comme à Paris, les politiques savent ce qu'ils disent,"
assure ce phare breton, Jean Guisnel, dans Le Télégramme de ce matin.
Et le président du Conseil national de transition libyen, Moustapha Abdeljalil, était conscient de ce qu'il faisait, dimanche, en annonçant que la loi de la nouvelle Libye serait basée sur la charia. Celle-ci n'est autre que la transposition littérale du Coran-le livre sacré des musulmans-dans la loi, mais aussi dans la vie quotidienne et personnelle de chaque citoyen.
Moustapha Abdeljalil n'a, certes, jamais été un défenseur des droits de l'Homme!Du temps où il était magistrat, c'est lui qui a condamné à mort, à deux reprises, les infirmières bulgares prises en otages par Kadhafi, avant que ce dernier le nomme ministre de la Justice !

Musulman ultra pieux
Ce musulman ultra-pieux arbore au front la zebiba, gros cal provoqué par le frottement du crâne sur le tapis de prière.
Ceux qui juraient que la Libye débarrassée de Kadhafi deviendrait le paradis des droits de l'Homme n'ont plus qu'à se mordre les doigts ! Car Abdeljalil n'a pas choisi par hasard d'annoncer que deux des plus visibles symboles de la charia auraient désormais toute leur place en Libye : la polygamie et l'interdiction du divorce.
Pays déchiré en de multiples composantes dont jouait le tyran, la Libye ne s'est réunie qu'avec un fort soutien extérieur, de l'Otan, certes, mais aussi des Frères musulmans égyptiens et autres salafistes, ainsi que des rigides pétromonarchies du Golfe.
Alain Juppé a recours au voeu pieux quand il affirme qu'il est«absolument essentiel» que les grands principes soient respectés, en citant«l'alternance démocratique, le respect de la personne humaine, l'égalité des droits entre les hommes et les femmes.»Avant d'ajouter qu'il voit Moustapha Abdeljalil en partisan d'un«islam modéré».

"Les islamistes modérés n'existent pas !"

Alain Chouet, qui fut durant trente ans, à la DGSE, le spécialiste des mondes arabes et musulmans, ne croit pas à cette formule : " À mes yeux, il n'existe pas d'islamistes modérés, mais seulement des islamistes calculateurs. "
Il note qu'en Tunisie, où les islamistes d'Ennahda sortent largement vainqueurs des élections de l'assemblée constituante, " ceux qui ont de l'argent l'ont reçu de l'Arabie saoudite et du Qatar ".
Il a beau jeu de rappeler que les Tunisiens ont, certes, chassé Ben Ali lors d'une révolte populaire que l'armée n'a pas réprimée, mais que le pouvoir honni avait cherché, depuis l'indépendance, à renforcer la laïcité et la liberté des femmes. Dans une assemblée qu'ils domineront, les islamistes tunisiens feront sans aucun doute valoir des principes opposés. Il serait malvenu de leur faire des procès d'intention, à tout le moins tant que la nouvelle constitution n'est pas discutée. Mais en Tunisie comme en Libye, la disparition des dictatures n'est pas nécessairement synonyme de liberté retrouvée.