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lundi 19 août 2013

Les jeunes musulmanes envoyées au bled -à la louche- pour se faire épouser

Ou comment échapper au mariage forcé

Nouvelle perversion ou stratagème ?


Le sex-toy au secours de la femme est délogé de sa niche par la cuillère
Tout autre objet en métal peut faire l'affaire, si froid soit-il, une fois placé au chaud d'un soutien-gorge ou d'une petite culotte de dentelle ou de pilou, moelleux et duveteux. Cette pratique innovante est née avec les portiques électroniques des aéroports. Quoi de plus jouissif en effet que de les faire sonner sur son passage ! Et pour la bonne cause.

Des jeunes musulmanes que leurs congénères d'ici disent libres et consentantes,
sont surtout ingénieuses et sont d'ailleurs passées orfèvres en la matière métallique, pour échapper à un mariage forcé. Au Yemen, 52 % des jeunes filles sont mariées contre leur gré avant l'âge de 18 ans, rapporte le Huffington Post US.
"Allez-y et mariez-moi de force - je me tuerai", déclare, sans baisser les yeux, une fillette dans une vidéo adressée à sa maman. 

"Qu'en est-il de l’innocence de l'enfance ? Qu'est ce que les enfants ont-ils fait de mal ? Pourquoi vous les mariez de force de la sorte ?" "J'ai réussi à régler mon problème en me sauvant mais d'autres enfants n'y arriveront pas. Et ils vont peut-être mourir, se suicider, ou autre chose. C'est criminel. C'est tout simplement criminel". Elle explique ensuite qu'elle ne rentrera pas chez elle. "Je n'aurai pas de vie, pas d'éducation". Puis elle s'adresse directement à ses parents : " J'en ai fini avec vous. Je ne suis pas un objet à vendre. Vous avez ruiné mes rêves". Poignant pour une petite Yéménite de seulement 11 ans...
L'oncle de Nada-al-ahdal a expliqué à MSN Now pourquoi il a aidé sa nièce. "Je ne pouvais pas les laisser la marier de force et détruire son futur. Sa tante a été dans la même situation et s'est immolée par le feu à 13 ans".
Et au Yemen par exemple, elles sont 52 % de jeunes filles mariées contre leur gré avant l'âge de 18 ans, rapporte le Huffington Post US.

La méthode, prônée par une association caritative britannique, paraît pour le moins insolite.
 
Et pourtant, elle a déjà porté ses fruits, rapporte The Guardian.
Il suffit de dissimuler un ustensile en fer dans ses sous-vêtements et ainsi déclencher à coup sûr l'alarme des portiques de sécurité dans les aéroports. Un moyen qui permet aux jeunes filles de gagner une chance de ne pas être emportées à l’étranger : après avoir passé le portique, "elles seront questionnées en privé sur l’objet dissimulé" et "auront l’opportunité d’expliquer qu’elles vont être mariées de force", explique Natasha Rattu, de l’association Karma Nirvana. Alors que de nombreuses jeunes filles ignorent qu’un mariage arrangé les attend à l’étranger, cette militante associative leur conseille d’adopter cette méthode de manière préventive.


1 500 à 5 000 mariages forcés chaque année
Comme le souligne The Guardian, les mariages forcés constituent un véritable problème public en Grande-Bretagne, alors qu'ils sont tabous en France, avec pourtant une franco-marocaine dénommée Najat Vallaud-Belkacem, au ministère des Droits des femmes de Hollande, davantage préoccupé du mariage des homosexuels du même sexe. 
La semaine dernière, le gouvernement britannique a de nouveau lancé un appel à destination des jeunes : les vacances d’été sont une période à haut risque pour les adolescentes. Le phénomène ne pourra être endigué que si les enseignants, les médecins, les associations et le personnel des aéroports travaillent main dans la main pour sensibiliser les jeunes filles, rappelle le quotidien britannique.
"Les victimes peuvent penser qu’elles vont à l’étranger pour assister au mariage d’un membre de leur famille. Elles ne pensent pas qu’il s’agit de leur propre mariage", commente Aneeta Prem de Freedom Charity. "Une fois qu’elles sont parties, c’est pour très longtemps. Elles ne reviendront pas [en Grande-Bretagne] avant d’être enceintes", regrette la présidente de cette association qui lutte contre les mariages forcés.


Selon les données des Nations unies, ce trafic d'enfants ne se limiterait pas au Yémen 

Et les pouvoirs publics britanniques estiment que 1.500 à 5.000 mariages forcés sont organisés chaque année outre-Manche. Plus du tiers d’entre eux concerne des adolescentes de moins de 16 ans. 
Par ailleurs, France 24 rappelle que les mariages forcés sont recensés dans une soixantaine de pays. Parmi eux : la Somalie, l’Irak, le Pakistan, le Bangladesh, encore l’Afghanistan ou l’Inde, un lieu de vacances prisé des bonobos  bobos, notamment socialos et écolos
Au Bangladesh, au Mozambique, au Niger et au Mali, que Hollande affectionne particulièrement et qui s'est donné un président socialiste, plus de 50 % des filles sont mariées avant d’avoir atteint l’âge de 18 ans... (le chiffre est de 6 % au Liban). Le dire et le répéter serait une malveillance de plus à l'endroit de cette religion d'amour que le pouvoir laïc actuel protège. 
Au rythme actuel, plus de 140 millions de mineures à travers le monde seront mariées d’ici à 2020. Sur ces 140 millions, 50 millions seront âgées de moins de 15 ans ...

Le phénomène existe en France, pays des droits de l'homme, et donc de la femme, mais ne le répétez pas: c'est sans doute une préoccupation de la ministre concernée (?) et inscrite au nombre de ses voeux pieux pour 2025 !
Avant Vallaud-Belkacem, La Redoute vendait déjà des cuillères. 
Acier inoxydable
Najat pourrait faire un petit effort pour promouvoir des jouets métalliques plus attrayants et, pour redresser l'industrie du jouet, le très créatif et sémillant Montebourg pourrait innover en la matière, rayé ou non, mais "Made in France"... 

Le Figaro a révélé un nouveau "mode opératoire" pour le moins inattendu des kamikazes d’Al-Qaeda : le 28 août 2009, Abul Khair aurait tenté d’éliminer le prince Mohammed bin Nayef, responsable de la lutte anti-terroriste en Arabie Saoudite et fils du ministre de l’Intérieur du royaume, à l’aide d’une bombe introduite à l’intérieur de son corps
, à détonateur radiocommandé par son téléphone portable. Comme un suppositoire.

dimanche 8 juillet 2012

Afghanistan: exécution filmée d'une femme adultère de 22 ans

Triste rappel de la condition féminine des musulmanes 

La présence de l'Occident fait-elle avancer les choses ?

Une vidéo montrant l'exécution par balle d'une femme soupçonnée d'adultère dans un village d'Afghanistan relance une nouvelle fois la polémique sur les avancées de la condition féminine après dix années de présence internationale. 

Sur la vidéo, tournée dans un petit village de la province de Parwan, à une centaine de kilomètres de Kaboul, on voit plusieurs dizaines d'hommes fixant la silhouette d'une femme recouverte d'un voile grisâtre, qui leur tourne le dos. 

L'accusée, assise sur ses talons, écoute la sentence sans bouger ni chercher à s'enfuir . "Cette femme, fille de Sar Gul, soeur de Mostafa et épouse de Juma Khan, s'est enfuie avec Zemarai. Elle n'a pas été vue dans le village pendant environ un mois, énonce son juge d'un jour, un homme portant une longue barbe noire, après avoir cité quelques versets du Coran condamnant l'adultère. Mais heureusement, les moudjahidines l'ont attrapée. Nous ne pouvons lui pardonner". 

Une Kalachnikov est alors tendue à un homme vêtu de blanc qui se poste deux mètres derrière l'accusée. Aux cris d'"Allah akbar" (Dieu est grand), celui-ci tire deux premiers coups en direction de la femme qu'il manque. Une troisième balle la touche à la tête. La victime s'écroule. Ce qui n'empêche pas son bourreau de faire feu à encore dix reprises sur son cadavre. Dans la foule, uniquement composée d'hommes, certains enregistrent la scène sur leurs téléphones portables. D'autres demandent au tueur d'arrêter de s'acharner . D'autres ont le sourire aux lèvres. 

"En moins d'une heure, elle était reconnue coupable" 

La version officielle des autorités afghanes est substantiellement différente. D'après Roshna Khalid, une porte-parole de la province de Parwan, Najiba, 22 ans, a été arrêtée par les talibans pour avoir eu des "relations" avec un commandant taliban. "Il y a seize jours", les talibans ont décidé "en moins d'un heure qu'elle était coupable et l'ont condamnée à mort. Ils l'ont abattue devant les habitants de son village", a raconté la porte-parole. La police et l'armée, mobilisées ailleurs, n'ont pu intervenir , selon elle. 

Les forces de sécurité préparent toutefois "une grande opération" dans le district "pour retrouver les coupables", a averti Roshna Khalid. Le ministère de l'intérieur a "fortement condamné" un acte "anti-islamique et inhumain" commis par "des tueurs professionnels". 

Marchandage : le droit des femmes en échange d'une aide financière 

Des crimes de la sorte perpétrés contre des femmes sont rapportés chaque mois en Afghanistan, surtout dans les campagnes régies par les traditions. Selon l'ONG Oxfam, 87 % des Afghanes affirment avoir subi des violences physiques, sexuelles ou psychologiques ou un mariage forcé. Dans les grandes villes, où l'influence de la coalition de l'OTAN, présente depuis fin 2001, est sensible, des progrès sont palpables. 

La part de responsabilité de F. Hollande
Ce qui fait craindre pour les femmes qu'après le départ de la grande majorité des troupes étrangères à la fin 2014, la situation se dégrade. Nombre d'ONG redoutent que les droits des femmes afghanes ne fassent les frais d'un éventuel futur retour au pouvoir des talibans, avec qui le président Hamid Karzaï et les Occidentaux tentent de négocier la paix. 

La vision rigide des autorités, y compris du gouvernement, est vue par certains observateurs comme une façon de s'attirer les faveurs des insurgés islamistes. Début mars, Karzaï a ainsi appuyé le Conseil des oulémas, la plus haute autorité religieuse, lorsque celui-ci a édicté que "l'homme est fondamental et la femme secondaire". 

Pour préserver les acquis de sa décennie de présence, la communauté internationale a promis dimanche à Tokyo 16 milliards de dollars d'aide sur quatre ans à l'Afghanistan. Mais elle a assorti cette promesse d'une série de conditions à respecter par la partie afghane, dont la promotion des droits des femmes fait partie.
(article du journal Le Monde  du 8/7/2012)

vendredi 30 avril 2010

Polygamie: les Françaises musulmanes qui n'ont pas le choix

Des musulmanes se résignent à accepter la polygamie

Interdite par la loi et strictement encadrée par l'islam, la polygamie perdure parmi les intégristes musulmans de France, des femmes l'acceptant parfois pour des motifs religieux et comme un moyen d'échapper à la tutelle familiale, mais d'autres ne choisissent pas de sacrifier leur vie sociale et leurs chances d'épanouissement.

Islam et mariage
Le Coran comprend de nombreux versets exhortant au mariage
En se mariant, le musulman "a complété la moitié de sa religion", proclame une citation attribuée au prophète.

Pour satisfaire à cette exhortation, nombre de musulmanes en France sont prêtes à des concessions comme l'acceptation du statut de "co-épouse" ou concubines, grâce à un mariage religieux, célébré discrètement par un imam, en présence d'un tuteur de la femme et de deux témoins.
"Nous savons que la pratique existe dans la communauté", reconnaît-on à la Grande mosquée de Paris pour laquelle il est cependant "difficile d'en évaluer l'ampleur".

C'est le désir de se libérer de sa famille qui a conduit Meriem à sacrifier à cette pratique. "A plus de 30 ans, je vivais encore chez mes parents qui sont conservateurs. Il était hors de question de sortir sans leur permission", se justifie-t-elle.
Grâce à une amie, elle a fait la connaissance d'un commerçant marié disposé à lui payer un logement. "Comme croyante, je suis dans les règles et, comme femme, je peux avoir une vie intime sans craindre d'offenser mes parents", explique-t-elle.
Certaines filles de milieux socialement défavorisés et résidant en banlieue succombent à cette pratique, selon un avocat parisien qui a requis l'anonymat. "Elles veulent s'extirper du domicile familial sans se révolter contre leurs parents conservateurs", explique-t-il.

Une musulmane pratiquante ne pouvant se marier avec un non-musulman, Zohra a accepté d'épouser un sans-papiers, déjà marié en Algérie. Dans son cas, c'est le désir de maternité qui a été déterminant.

La réalité de la polygamie

Si la polygamie est tolérée par l'islam, elle est soumise à des conditions draconiennes.

Le polygame doit pouvoir par exemple assurer la stricte égalité matérielle entre toutes les épouses et en temps consacré à chacune. "Si vous craignez encore d'être injustes, n'en épousez qu'une seule", recommande le Coran.

Dans la réalité, nombre de pratiquants s'affranchissent de ces conditions et bien des unions virent au cauchemar. Quand l'homme décide de rompre, il a simplement à prononcer trois fois la formule : "Tu es divorcée". L'épouse ainsi répudiée a juste le droit de garder la dot versée lors du mariage.

Le réveil est encore plus brutal pour des femmes arrivées en France après avoir été mariées sous le même régime dans le pays d'origine.
"Elles arrivent avec un visa touristique et la promesse d'un regroupement familial, ignorant que le mari a déjà un foyer. Au bout de quelques temps, elles sont jetées dans la rue sans papiers et sans ressources", témoigne Ghania K. militante d'une association en Seine-Saint-Denis.

Fadela Amara interpelle les imams

Evoquant mardi 27 avril le conjoint de la femme voilée verbalisée pour niqab au volant (lien PaSiDupes), la secrétaire d'Etat à la Ville, Fadela Amara, a pressé les imams de faire en sorte que cette situation "ne se reproduise pas, parce que ce n'est pas une situation acceptable dans notre pays".

Avant de célébrer un mariage religieux, l'imam - comme le prêtre, le pasteur et le rabbin - est tenu d'exiger un certificat de mariage civil, sous peine de se mettre hors la loi avec le risque d'une peine de deux ans de prison, selon le service religieux de la mosquée de Paris.

Mais des imams autoproclamés n'hésitent pas à ignorer cette disposition d'autant que la transgression est difficile à prouver, puisque le mariage n'est pas "sacralisé" dans une mosquée, mais dans n'importe quel endroit. Et dans des conditions sommaires : une dot symbolique et un repas.

VOIR et ENTENDRE Fadela Amara, la secrétaire d'Etat à la Ville, interpelait les imams, à l'émission de France On n'est pas couché du 2 mai 2010:

jeudi 16 avril 2009

L'excision et le mariage forcé, c’est bientôt fini ?

Encore une loi pour la protection de la Française musulmane

Dans le cadre du plan triennal (2008-2010) de lutte contre les violences –dites coutumières- faites aux femmes, le gouvernement français a lancé une nouvelle campagne pour "briser le silence" des violences faites aux femmes, en particulier les mariages forcés et les mutilations sexuelles.


Que sont ces « fléaux barbares » (Valérie Létard)

  • L’excision, une mutilation qui prive les victimes du plaisir sexuel.

    Sur les plateaux tanzaniens, en pays masaï, à une quarantaine de kilomètres d’Arusha ? depuis un an ou deux, avec l’aide de l’association Aang Serian (village de la paix en maa, la langue des Masaï) et sous la pression du gouvernement, les jeunes filles ne sont plus « coupées » lors de leur « seconde naissance » à Monduli Juu.
    Un « rite de passage alternatif » permet de laisser tomber définitivement la pratique mutilante de l’excision. Ainsi, alors que sa mère et ses sœurs ont été excisées, Naivashe, 14 ans, la tête rasée, car ses cheveux appartiennent au monde de l’enfance, entre dans le groupe d’âge qui bénéficie désormais de l’évolution des mœurs.... On lui écarte les jambes et… on lui fait deux petites entailles sur chacune des cuisses. Elle n’a pas crié et espère que les jeunes femmes de son âge ne hurleront plus jamais. Au village, hommes et femmes disent désormais que « la femme qui n’est pas excisée s’amuse beaucoup plus pendant l’amour ». Et les exciseuses ont même réussi à se convertir en fabricantes de bijoux de perles.

    Selon
    l’Unicef, trois millions de petites filles et de jeunes femmes sont encore excisées tous les ans dans le monde. Vingt-huit pays africains sont concernés. Une mutilation génitale désormais interdites - au moins dans les textes - dans bon nombre de pays islamiques. Mais la réalité du terrain est malheureusement souvent très différente.

    Rappelons que la lutte en France contre l'
    excision existe depuis plusieurs années (au moins 2005)
    On constate que les mesures prises depuis 2005 n'ont pas suffit, loin de là, à enrayer ce fléau :
    - L' interdiction de cette pratique, les premières condamnations (en 2005),
    - La possibilité de recourir aux services d'aides à l'enfance, ou l'existence du numéro vert 119 (violence écoute),
    - Les premières associations ont tenté (vers 2005) de faire de la prévention. Mais en vain, puisqu'à l'époque elles évaluaient à 10 à 20 000 les petites filles originaires d'Afrique qui, selon les associations, couraient le risque d'être excisées.
    - La Loi en France ne fait pas de différence entre l'excision et les autres mutilations. L'excision est donc passible de la Cour d'Assises, ce qui devrait déboucher sur de très lourdes peines. C'est de plus en plus le cas, mais il est délicat de juger des personnes ayant des coutumes et des traditions différentes des nôtres, et très souvent ignorant la gravité de leurs actes.
    - L’association, le GAMS (Groupe des Femmes pour l'Abolition des Mutilations Sexuelles) travaille pour soutenir celles qui en ont besoin et sensibiliser la communauté africaine. Il s'agit de femmes africaines et françaises qui travaillent ensemble.

  • Les mariages forcés

    Un mariage forcé désignent un mariage dans lequel une des parties (le plus souvent la femme) ou les deux, est marié contre sa volonté, à ne pas confondre mariage arrangé, dans lequel les deux partis consentent à être assistés de leurs parents ou d'un troisième parti pour trouver un(e) époux (épouse).
    C'est encore un problème commun en Asie, au Proche- et au Moyen-Orient, en Afrique, dont le Maghreb, et en Europe de l'Est. Dans certains pays, il s'accompagne de l'enlèvement de la future mariée, notamment au Kirghizistan.
    Beaucoup de mariages forcés au Royaume-Uni dans la communauté asiatique sont destinés à obtenir la nationalité britannique à un membre de la famille habitant le sous-continent Indien envers lequel l'organisateur du mariage forcé a un sentiment d'obligation.

    En France
    , le mariage forcé est illégal mais la loi peut être contournée
    si l’union a lieu dans le pays d'origine. Cette pratique est cependant plus difficile en France depuis la loi de janvier 2006 qui a porté la majorité nubile à 18 ans pour apporter de l’aide aux femmes menacées.

    L'islam rappelle que deux êtres ne peuvent être contraint à vivre ensemble parce qu'il en a été décidé ainsi par les parents à la suite d'un arrangement entre deux familles. Le mariage forcé est combattu par la plupart des écoles juridiques, car on ne doit en aucun cas créer une union vouée à l'échec dès le départ. Par ailleurs, la tradition prophétique exige que les deux futurs mariés se connaissent et s'apprécient avant de conclure un contrat de mariage. La femme musulmane a tout à fait le droit de décider qui sera son futur époux.
    En savoir plus :
    lien Le Figaro


    Les chiffres officiels

    Ces pratiques, liées à des traditions culturelles ou religieuses prégnantes dans les familles originaires de Turquie, du Maghreb, d'Afrique noire et d'
    Asie, sont difficilement chiffrables. Les associations prennent en charge quelques centaines de cas par an. Une extrapolation sur le nombre de jeunes filles de 15 à 18 ans, originaires de pays où existe cette pratique.

    La France, a rappelé la secrétaire d'Etat à la Solidarité, Valérie Létard, lors d'une conférence de presse, compte sur son territoire environ:

    - 55.000 femmes excisées : « L'excision n'est pas une singularité coutumière à respecter. Aucune forme de violence ne peut être tolérée », insiste Mme Létard, qui souhaite que la campagne invite les femmes à 'briser la loi du silence'.

    - 70.000 jeunes filles menacées de mariage forcé pour les seuls Ile-de-France et six départements
    "Dans les deux cas, ni la tradition ni la coutume ne peuvent justifier une telle remise en cause des droits fondamentaux", a déclaré Valérie Létard.

    La campagne gouvernementale

    Faut-il, comme l’organisation sénégalaise Enda Tiers Monde, organiser des concours d’images et de vidéos dont le message doit faire reculer cette pratique ancestrale voulue par les hommes, mais contre laquelle une journée mondiale était organisée le 6 février dernier? Elle ciblait les 15-30 ans de neuf pays d’Afrique de l’Ouest francophone : le Bénin, le Burkina-Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Togo.

  • Deux brochures

    - "Combattre les mariages forcés", où l'on voit une main à laquelle on tente de glisser une alliance en fil barbelé. Des associations et délégations aux droits des femmes sont parties prenantes.

    - et "Combattre l'excision", représentant une lame de rasoir barrée d'un trait noir - ont été éditées par le gouvernement. Des centres de protection maternelle et infantile (PMI), des gynécologues ou encore de l'Agence pour la cohésion sociale et l'égalité des chances (ACSE) participent à cette action d’information et de …prévention.

  • Une campagne d'affichage: la distribution de 100.000 brochures s'accompagnera d'un affichage.
  • Un site internet
    stop-violences-femmes.gouv.fr. est ouvert à la consultation par les femmes qui se sentent en danger.
    "Il faut dire aux jeunes filles qu'elles ne sont pas seules, leur donner des outils, des contacts utiles, leur dire que leur entourage - un professeur, une assistante sociale, une association spécialisée - peut les accompagner, les orienter et même les protéger", a expliqué Valérie Létard.

    Les réactions

  • Pour Ernestine Ronai, responsable de l'observatoire des violences faites aux femmes en Seine-Saint-Denis, ces campagnes ont leur utilité pour faire évoluer les mentalités.
    "Quand il y a des campagnes de prévention, les filles parlent plus, il y a une prise de conscience plus forte de la part des jeunes filles et de la société tout entière", a-t-elle déclaré sur France Info.
    Pour mieux lutter contre les mariages forcés, elle réclame "une politique nationale concertée qui permette à l'ensemble des professionnels de connaître les moyens de lutte notamment en ce qui concerne l'hébergement, pour qu'une fille à un moment donné, pour une durée peut-être limitée, puisse partir de chez elle".
  • Khady Koita, présidente du réseau européen pour la prévention et l'éradication des mutilations génitales féminines, voit elle aussi les mentalités évoluer peu à peu.
    "Ces dernières années, les réactions ont été plus positives. Beaucoup de parents disent désormais 'je ne le fais plus mais le problème c'est quand je retourne en Afrique, il y a beaucoup de pression'", a-t-elle raconté à Reuters en marge de la conférence de presse de Valérie Létard.
    En France, la lutte contre les mariages forcés a été renforcée par la loi d'avril 2006 qui a porté à 18 ans l'âge minimum pour se marier.
    Le viol conjugal est inscrit dans le Code pénal et le vol des papiers par l'époux est considéré comme un délit.


    Des silences qui font du bruit

    Tandis que l’Université al-Azhar du Caire, plus haute référence religieuse du monde musulman, a lancé une fatwa contre les mutilations génitales féminines, qualifiées de «crime contre l’espèce humaine», Gaye Petek, directrice de l'association Elele, qui aide les immigrés venus de Turquie, ajoute : "Ce sont des archaïsmes qui doivent être combattus", a renchéri.

    Mais trois responsables de l’opposition française, des femmes, gardent le silence…
    Ni le premier secrétaire du PS, Martine Aubry, ni sa concurrente, Désirdavenir Royal, classée par un sondage , derrière tout ceux qui comptent, ni Marie-George Buffet (PCF) ne soutiennent l’initiative de Valérie Létard, simplement parce qu’elle est secrétaire d'Etat à la Solidarité…
    La campagne municipale 2008 serait « brutalement descendue en dessous de la ceinture » [sic !]. En mars, « Charlie Hebdo » titra subtilement et sans risque de verser dans le compassionnel : « Un clitoris en campagne. » avant de présenter la numéro deux sur la liste de Sébastien Huyghe, Brigitte Mauroy, nièce du gros Pierre, comme un médecin qui donne son blanc-seing à l’excision féminine partielle. La numéro deux sur la liste UMP s’indigne que pareille polémique soit introduite à quelques jours du premier tour des municipales. Martine Aubry faisait alors simplement savoir -avec conviction- que bien évidemment elle a toujours combattu l’excision. Point final.
    Les violences faites aux femmes ne les interpellent pas ? Féministes, mais pas trop !

  • mercredi 4 juin 2008

    Peut-on annuler un mariage pour dissimulation de non virginité d’une Française ?

    La question est posée de la défloration comme parade aux mariages forcés

    Toutes les Françaises non vierges s’exposent-elles à l’annulation de leur mariage en cas de dissimulation de leur état défloré avant la cérémonie? Ou les musulmanes jouiront-elles d’un régime spécial dans l’hexagone ? (Lire PaSiDupes: l'avis de E. Guigou, PS)

    La ministre de la Justice Rachida Dati a demandé lundi au parquet de faire appel d'un jugement civil rendu en avril dernier à Lille et qui annulait un mariage au motif que l'épouse avait menti en se prétendant vierge avant la cérémonie.
    "L'annulation d'un mariage par le Tribunal de Grande Instance de Lille a provoqué un vif débat de société. Cette affaire privée dépasse la relation entre deux personnes et concerne l'ensemble des citoyens de notre pays, et notamment les femmes", affirme le ministère de la Justice dans un communiqué.
    "Le Garde des Sceaux souhaite que la juridiction collégiale d'appel puisse être amenée à se prononcer à nouveau. C'est pourquoi Rachida Dati a demandé au procureur général de Douai que
    le parquet interjette appel du jugement du tribunal de grande instance de Lille", ajoute le ministère.
    Vendredi dernier, Rachida Dati, qui a elle-même eu recours dans le passé à la procédure pour faire annuler un mariage, avait estimé que le jugement pouvait avoir un sens, d'autant qu'il avait été rendu à la demande conjointe des deux époux.

    "Le fait d'annuler un mariage est aussi un moyen de protéger la personne qui souhaite peut-être se défaire du mariage, parce que je pense que cette jeune fille (...) a souhaité également, sans doute, se séparer assez rapidement", avait-elle expliqué. Allusion à un autre problème, celui du mariage forcé ?

    Le jugement a cependant été critiqué à gauche comme à droite, et par les féministes et plusieurs associations, qui y voient la transcription dans la jurisprudence d'une règle religieuse et une décision discriminatoire pour les femmes. Nous n’irons pas jusqu’à affirmer que tout ce beau monde, pour une part laïc, se rallie soudainement à des tolérances judéo-chrétiennes.

    Les juges civils, en revanche, ont en effet jugé que la virginité pouvait être considérée, en droit français, comme une "qualité essentielle de la personne". Une partie de la droite a même demandé la suppression de la possibilité procédurale d'annuler un mariage, pour ne plus tolérer que la séparation par divorce.

    L'origine du monde, Gustave Courbet

    Lundi, le Parti socialiste a annoncé qu'il allait déposer "sans tarder" une proposition de modification de la loi. "Il y a, à l'évidence, nécessité d'une réflexion juridique et d'une modification de la loi quand une telle décision de droit conduit à une telle régression", a déclaré Bruno Le Roux devant la presse. "En France, on ne distribue plus de certificat de virginité".
    Le porte-parole du PS a également demandé à
    François Fillon des explications sur les "propos peu clairs", selon lui, de la ministre de la Justice sur cette affaire.

    L'argumentation de la ministre de la Justice a provoqué la « colère saine » de Patrick Gaubert, président de la Licra.
    "On peut prouver éventuellement qu'une femme a eu ou pas des relations avant le mariage, on ne peut pas le prouver avec l'homme. Donc c'est une discrimination, et ce que nous dit aujourd'hui Rachida Dati en essayant d'expliquer que c'est une bonne chose est totalement inexact", a-t-il estimé sur France 2. Un soupçon naïf, Gaubert semble ainsi ignorer pour les micros et caméras que des reconstitutions d’hymen sont couramment pratiquées par des chirurgiens spécialisés, sous simple anesthésie locale. Il se situe au niveau de l’égalité sexuelle et regrette que les hommes ne possèdent pas d’hymen… Il s’élève donc contre les inégalités imposées par la nature, qui est mal faite, comme chacun sait.
    Le groupe communiste au Sénat a annoncé lundi s'être adressé à la Garde des Sceaux pour lui demander de se pourvoir en cassation.

    L’annulation en réaction aux mariages forcés
    Jean-François Copé a demandé de son côté "moins d'emballement" sur France Inter. La motivation du jugement était peut-être de voir "comment cette femme pouvait être libérée de contraintes qu'elle n'avait pas forcément choisies", a estimé le président du groupe UMP à l'Assemblée. Ne serait-il pas le seul à aborder le problème de fond, en termes voilés ?
    Sur RTL, Christine Boutin a raisonné dans le même sens. "Je me pose vraiment la question de savoir si cet article 180 du code civil n'est pas en train de protéger cette femme. Car en réalité elle savait très bien qu'elle n'était plus vierge, elle a accepté de se marier et elle a surtout accepté de se pourvoir pour obtenir la nullité", a-t-elle dit sur RTL.
    "Je me demande si en réalité elle n'était pas dans une situation où elle était forcée culturellement, religieusement, familialement, de se marier", a-t-elle poursuivi.


    L’hymen, protection contre les mariages forcés ?