La candidate à la primaire stigmatise ses opposants en "intégristes"
"Un peu" chahutée (Midi Libre), elle ostracise ceux qui lui résistentPourtant loin derrière F. Hollande (43%) et M. Aubry (33%), avec seulement 13%, la "candidate du peuple" autoproclamée a jeté l'anathème sur ceux qui se mettent sur son passage: "Je ne veux pas laisser le champ libre à des intégristes qui n'ont pas leur place dans la République ", a-t-elle lancé samedi 18 juin à des manifestants venus marquer leur désapprobation de ses manières lors de son meeting à La Paillade, à Montpellier.
La candidate à l'Elysée refoulée en 2007 était venue, à 10 jours du dépôt des candidatures, rencontrer ces quartiers populaires "qui l'ont si fortement soutenue en 2007", lors de son échec à la présidentielle.
Le rassemblement à la "Maison pour tous", à La Paillade, quartier de Montpellier, avait bien commencé en présence de quelques centaines de supporters bien encadrés, scandant son nom, brandissant des drapeaux siglés PS et arborant des calicots "Ségolène 2012": de bons petits soldats du meneur associatif des quartiers, Brahim Abbou, organisateur de la visite vantant une "France métissée", et chauffés par le député Guillaume Garot, venu de Mayenne, qui lança: "Elle a une expérience parmi tous les socialistes, c'est celle d'une campagne présidentielle, où rien ne nous sera épargné". Elle n'a jamais que ce qu'elle mérite, hier par son mépris du PS et aujourdh'hui encore par sa mauvaise foi. Lien PaSiDupes
"Ségolène, casse-toi !"
Tiens, elle pue donc aussi ?
Yahoo ! Actualités titre qu'elle " a été insultée".
La coquecigrue s'interrompit donc, puis reprit la parole, dans un énorme brouhaha, pour administrer aux présents un cours sur la "liberté d'expression", assurant qu'il ne fallait "pas céder à la provocation" et rappelant les "principes de la République française", le "respect de la démocratie".
Ce que ses dévôts vantent chez elle, une énorme "intuition politique"...
Mais qu'est donc devenue la "fraternité" ?
Malgré ses démêlés avec la presse (lien PaSiDupes), la picto-charentaise retint quelques journalistes à l'issue du meeting pour qu'ils colporte la bonne parole. Elle fustigea les "intégristes" et assura que " la République française, c'est la liberté, la fraternité, l'égalité". "Ce qui les embête en effet, c'est que je puisse venir dans les quartiers pouplaires, y être bien accueillie par les associations parce qu'ils voudraient que la République laisse à l'abandon ces quartiers et qu'ils puissent y faire la loi", commenta-t-elle, sans que les manifestants ne trouvent un micro pour diffuser leur point de vue . Un soupçon méprisante, elle menaça ces militants: " Ces gens ne feront pas la loi dans les quartiers de la république francaise".
Elle était prévenue. Un bref message téléphonique émanant du MIB (Mouvement Immigration Banlieue) avait circulé avant le meeting, dont l'entourage Royal avait été avertie, disant "Ségolène Royal s'est opposée à l'excision, aux femmes voilées" et dénoncant son soutien "inconditionnel à Israël" ainsi qu'au mouvement "Ni putes ni soumises". "Nous sommes là pour dénoncer la politique du PS", a expliqué un manifestant, se revendiquant d'un "mouvement des révoltés des quartiers populaires", dénonçant pêle mêle le coût pharaonique des Archives de Montpellier et le logement de Dominique Strauss-Kahn à New York.
Les plaies entre le PS parisien et la province restent béantes
La présidente de Poitou-Charentes venait dans quartier à forte population immigrée au nord-est de Montpellier et dans un département où les exclusions de militants, lors des régionales de 2010, avaient créé une animosité forte -et durable- entre Georges Frêche, décédé en 2010 et la patronne du PS, Martine Aubry et le bureau national.
La fédération de l'Hérault est en effet mise sous tutelle depuis septembre
Son ex-fédéral, le sénateur Robert Navarro, est accusé par le le Bureau national d'"abus de confiance".
La récupératrice Royal avait joué les provocatrices dans la matinée en lançant "un appel pour que tout le monde se rassemble, pour faire revenir la paix dans la fédération (socialiste) de l'Hérault". L'hypocrite se désolidarisait en fait des sanctions parisiennes prononcées par son excellente amie Martine, son vainqueur à la prise de la tête du parti. Lien PaSiDupes
Demandant la réintégration des exclus et la fin de la tutelle, elle avait jugé: "Il faut surmonter les conflits et les ressentiments. On a besoin d'être tous unis pour la campagne présidentielle".
On le voit, l'union est partout en bonne voie sur son passage !










Cela veut-il dire que la démocratie a triomphé et que les femmes sont, dans le droit et dans les faits, égales aux hommes ? [égales des beaufs, certaines le sont, c'est sûr] Bien sûr, sur beaucoup de sujets, la France a fait des sauts de géant en 40 ans : contraception, indépendance financière… Mais tout n’est pas gagné, martèlent les militantes. En 1970 elles disaient « à travail égal, salaire égal ». En 2010, l’écart de salaire est de 27 %. Elles voulaient en finir avec les violences. Aujourd'hui, en France, une femme meurt tous les deux jours et demi sous les coups de son conjoint [dont le politiquement correct interdit le plus souvent d'en divulguer les origines. L'inverse existe aussi]. Le droit à l’avortement est parfois menacé … Et dans certains pays la situation est bien pire.[On y lapide et des mères justifient les excisions sur leurs filles]
De la rue à la toile
Peut-être aussi parce que le féminisme est décrié et caricaturé [les féministes ont leur part de responsabilité dans ce rejet] au point qu’il faut être kamikaze aujourd’hui pour se revendiquer féministe [parano, de surcroît]. Les femmes disent souvent « je ne suis pas féministe mais… » , avant de prouver le contraire en général. (Dans le « dictionnaire iconoclaste du féminin *», nous expliquons qu’il faut entendre derrière cette phrase « je suis baisable mais… » ) [Les hommes ne sont certes pas macho, mais quand ils ne le sont pas sont-ils baisables ?] Le féminisme est presque [sic] devenu honteux. Toute demande de respect de quelques droits élémentaires à l’égalité [les devoirs, c'est pour les hommes ? Désormais, la galanterie, un acquis des luttes féministes, ça se justifie...] fait passer son auteure pour une pétroleuse [tout au plus une chieuse !] et la jette dans le camp des femmes à ne courtiser sous aucun prétexte… [Isabelle Germain aurait-elle étudié La Princesse de Clèves pour le concours d'attaché d'administration?...] Intimidant ! [Disons pathétique et affligeant]
Hommage à Olympe de Gouges








