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samedi 18 juin 2011

Après la Charente, l'amère Royal, chahutée dans l'Hérault


La candidate à la primaire stigmatise ses opposants en "intégristes"


"Un peu" chahutée (Midi Libre), elle ostracise ceux qui lui résistent

Pourtant loin derrière F. Hollande (43%) et M. Aubry (33%), avec seulement 13%, la "candidate du peuple" autoproclamée a jeté l'anathème sur ceux qui se mettent sur son passage: "Je ne veux pas laisser le champ libre à des intégristes qui n'ont pas leur place dans la République ", a-t-elle lancé samedi 18 juin à des manifestants venus marquer leur désapprobation de ses manières lors de son meeting à La Paillade, à Montpellier.
Le grand quotidien régional Midi Libre n'a d'autre photo que celle de l'assistance clairsemée des ravis de son sillage... L'information passe mal !(ci-dessus)

La candidate à l'Elysée refoulée en 2007 était venue, à 10 jours du dépôt des candidatures, rencontrer ces quartiers populaires "qui l'ont si fortement soutenue en 2007", lors de son échec à la présidentielle.
Le rassemblement à la "Maison pour tous", à La Paillade, quartier de Montpellier, avait bien commencé en présence de quelques centaines de supporters bien encadrés, scandant son nom, brandissant des drapeaux siglés PS et arborant des calicots "Ségolène 2012": de bons petits soldats du meneur associatif des quartiers, Brahim Abbou, organisateur de la visite vantant une "France métissée", et chauffés par le député Guillaume Garot, venu de Mayenne, qui lança: "Elle a une expérience parmi tous les socialistes, c'est celle d'une campagne présidentielle, où rien ne nous sera épargné". Elle n'a jamais que ce qu'elle mérite, hier par son mépris du PS et aujourdh'hui encore par sa mauvaise foi. Lien PaSiDupes

"Ségolène, casse-toi !"
Tiens, elle pue donc aussi ?

Yahoo ! Actualités titre qu'elle " a été insultée".
Après avoir lancé " Moi, je suis la candidate du peuple et demain je veux être la présidente du peuple français", Sa Cynique Majesté Royal débitait ses "nouvelles règles de la République", quand soudain des femmes voilées de l'assistance et une poignée de manifestants crièrent "Ségolène casse-toi! La Paillade n'est pas à toi!" et tentèrent de progresser vers la scène dont le service d'ordre essaya d'interdire l'accès aux amateurs de "débat participatif" direct.

La coquecigrue s'interrompit donc, puis reprit la parole, dans un énorme brouhaha, pour administrer aux présents un cours sur la "liberté d'expression", assurant qu'il ne fallait "pas céder à la provocation" et rappelant les "principes de la République française", le "respect de la démocratie".
Ce que ses dévôts vantent chez elle, une énorme "intuition politique"...

Mais qu'est donc devenue la "fraternité" ?
Malgré ses démêlés avec la presse (lien PaSiDupes)
, la picto-charentaise retint quelques journalistes à l'issue du meeting pour qu'ils colporte la bonne parole. Elle fustigea les "intégristes" et assura que " la République française, c'est la liberté, la fraternité, l'égalité". "Ce qui les embête en effet, c'est que je puisse venir dans les quartiers pouplaires, y être bien accueillie par les associations parce qu'ils voudraient que la République laisse à l'abandon ces quartiers et qu'ils puissent y faire la loi", commenta-t-elle, sans que les manifestants ne trouvent un micro pour diffuser leur point de vue . Un soupçon méprisante, elle menaça ces militants: " Ces gens ne feront pas la loi dans les quartiers de la république francaise".
Avait-elle les Françaises voilées dans le collimateur ?
Elle était prévenue. Un bref message téléphonique émanant du MIB (Mouvement Immigration Banlieue) avait circulé avant le meeting, dont l'entourage Royal avait été avertie, disant "Ségolène Royal s'est opposée à l'excision, aux femmes voilées" et dénoncant son soutien "inconditionnel à Israël" ainsi qu'au mouvement "Ni putes ni soumises". "Nous sommes là pour dénoncer la politique du PS", a expliqué un manifestant, se revendiquant d'un "mouvement des révoltés des quartiers populaires", dénonçant pêle mêle le coût pharaonique des Archives de Montpellier et le logement de Dominique Strauss-Kahn à New York.

Les plaies entre le PS parisien et la province restent béantes

La présidente de Poitou-Charentes venait dans quartier à forte population immigrée au nord-est de Montpellier et dans un département où les exclusions de militants, lors des régionales de 2010, avaient créé une animosité forte -et durable- entre Georges Frêche, décédé en 2010 et la patronne du PS, Martine Aubry et le bureau national.

La fédération de l'Hérault est en effet mise sous tutelle depuis septembre
Son ex-fédéral, le sénateur Robert Navarro, est accusé par le le Bureau national d'"abus de confiance".
La récupératrice Royal avait joué les provocatrices dans la matinée en lançant "un appel pour que tout le monde se rassemble, pour faire revenir la paix dans la fédération (socialiste) de l'Hérault". L'hypocrite se désolidarisait en fait des sanctions parisiennes prononcées par son excellente amie Martine, son vainqueur à la prise de la tête du parti. Lien PaSiDupes
Demandant la réintégration des exclus et la fin de la tutelle, elle avait jugé: "Il faut surmonter les conflits et les ressentiments. On a besoin d'être tous unis pour la campagne présidentielle".

On le voit, l'union est partout en bonne voie sur son passage !

lundi 13 juin 2011

Islamisme, contre-pouvoir à la démocratie républicaine


Le pouvoir parallèle islamiste en Seine-Saint-Denis



Ca se passe en France




Laïcité: les conséquences de la tolérance républicaine

VOIR et ENTENDRE un exemple de prosélytisme politique, agressif et méprisant, sur la voie publique:


La presse ne rend pas compte
Quel est le journal qui nous a informés ?

Pourtant, l'islam n'est pas démocratique.
Quel est le prix de l'angélisme et des tabous acceptés par les journalistes vertueux d'investigation ?

VOIR et ENTENDRE le témoignage de Ayaan Hirsi Ali :


La même femme politique bi-nationale: néerlandaise et somalienne (1969), témoigne dans l'émission de Ruquier sur France 2:
VOIR et ENTENDRE l'invitée s'exprimer sur le sujet de la soumission de la femme musulmane:

Suite au refus du gouvernement des Pays-Bas d'assurer la protection d'Ayaan Hirsi Ali et sur le fait que la France pourrait la soutenir dans son combat, le quotidien néerlandais de Volkskrant a écrit:
« Le message est clair : la France s'engage contre les fanatiques religieux, alors que les Pays-Bas préfèrent lâchement, encore une fois, regarder de l'autre côté. »

L'hebdomadaire Le Nouvel Observateur rapporte les propos du député Yves Jégo (Parti Libéral):
« Cette jeune femme extrêmement courageuse (…) qui fait l'objet de menaces de mort tout à fait précises, nous souhaitons à l'UMP qu'elle puisse obtenir la nationalité française dans des délais brefs. » (11 février 2008)

VOIR et ENTENDRE
le débat violent - à distance (en anglais, non traduit) - entre Ayaan Hirsi Ali et l'islamiste Tariq Ramadan:

=> Dans son livre: Insoumise aux Éditions Robert Laffont (2005), Ayaan Hirsi Ali, publie la collection de plusieurs de ses textes et entretiens qui dénoncent la doctrine de l'islam, tel qu'il est défini par le Coran et les paroles et actes de Mahomet. Cette doctrine, depuis sa fondation par le Coran et Mahomet, est radicalement contraire à la tolérance, aux Droits de l’Homme et à la paix entre les hommes.

ENTENDREle point de vue de Max Gallo:

vendredi 22 avril 2011

Pourquoi les militants laïcs sont-ils entichés d'islam ?

Pourquoi l’islam fascine-t-il autant la gauche ?

Publié le 18 avril 2011 par Anne Zelensky pour Riposte Laïque (article du nº 194)

Pourquoi l’islam fascine tant les gens de gauche ?

Quels échos provoque -t -il dans leur psyché profonde ? Bon nombre d’entre nous sont taraudés [?] par cette question. Comment donc des gens « ennemis déclarés des religions », héritiers des combats ouvriers et laïques [laïcs?], hostiles à « l’opium du peuple » – si fort stigmatisé par Maître Marx – peuvent-ils se retrouver aujourd’hui défenseurs de l’islam ? Les autres religions continuent à être frappées d’opprobre, surtout la catholique. Mais dès qu’on touche à l’ islam, on a droit in petto [si seulement...], non pas à une argumentation, mais à une attaque virulente contre le catholicisme, qui « en a fait de bien pires ». Stupéfiant paradoxe : ces gens-là, de gauche, qui se réclament de la raison, semblent possédés par une sorte de foi. Cela avait commencé par « le pas touche à mon pote »…

La gauche entretient à l’évidence avec l’islam une relation passionnelle

Le coeur a ses raisons, il ne suffit donc pas de s’en tenir aux explications rationnelles habituellement avancées : culpabilité d’ex-colonisateurs, peur et lâcheté, prurit compassionnel, directement hérité du judeo-christianisme, calculs politiciens… Ce ne sont là que des paravents. Pour tenter de comprendre ce qui lie si fort la gauche et l’islam, il faut passer par derrière, interroger les zones obscures de la psyché, pour le dire clairement interpeller nos inconscients. En amour, on le sait, ce qui nous attire souvent chez l’autre, c’est à la fois sa différence et sa ressemblance avec nous. Ici paradoxalement, la ressemblance est de fond, la différence de pure forme.

Comme je l’ai écrit ailleurs, on ne naît pas de gauche, on le devient. Etre à gauche est un laborieux et permanent travail contre nos tendances naturelles à la toute puissance, à la haine de l’autre, à nier notre ambivalence fondatrice et à tenir en laisse notre pulsion de mort. En somme, être à gauche suppose un effort de civilisation pour surmonter un donné naturel. Et implique de sérieux refoulements. Le bon sauvage, est aussi un sauvage. Civiliser le sauvage est un travail à temps plein.

Or, l’islam, en tant que corpus idéologique théorique, je ne parle pas ici des différentes pratiques, n’a rien à faire de ces arguties, il nous offre le réconfort après l’effort : la prise en compte de nos archaïsmes et la prise en charge de nos existences. Il nous ramène au temps d’avant le totem et tabou. Il revendique tout ce qui désormais, au terme de longs siècles de civilisation, n’est plus dicible:

- l’affirmation d’une toute puissance conquérante et indiscutable, qui nous renvoie à l’enfance, assortie de l’obligation de la soumission;

- le déni de l’ambivalence fondatrice du réel, il y a le Bien, de son côté, et le mal, ou plutôt l’impur de l’autre côté;

- la haine et le mépris de l’Autre, incarné dans la Femme, qu’il cloître et met ainsi hors d’état de nuire.

Ce sont là trois axes fondamentaux de cette idéologie. Or, on les retrouve, camouflés dans les comportements de bon nombre de gens de gauche, tiraillés entre une théorie exigeante et une pratique déficiente. Ce colossal décalage entre ce qu’ils disent et ce qu’ils font, est sans doute la conséquence de ce travail de refoulement nié des pulsions. Par contre, chez les muzz (musulmans), il y a adéquation entre les deux. Voilà qui fascine nos gôches, je les appellerai ainsi par commodité, le cul entre deux chaises.

Mais au fond, ils partagent le même sentiment de toute puissance, les muzz par le biais de la religion, les gôches par celui du dogme. La toute puissance renvoie à l’enfance et à une forme de régression organisée. Le muzz est maintenu en enfance dès qu’il ouvre les yeux sur ce monde; il ne choisit rien, mais on lui offre à la fois la certitude d’être celui qui détient la vérité absolue et l’obligation en contrepartie de se soumettre aveuglément à une force le dépassant. Le voilà à la fois maître du monde et enfant obéissant à la loi du Grand Adulte. On lui assigne une tâche simple : les muzz détiennent la vérité absolue et se doivent de l’imposer aux autres. Le totalitarisme est la forme collective, élaborée, de la tendance de l’enfant à se prendre pour le roi du monde, l’intolérance son fer de lance.

[Incapacité au dialogue et archaïsme]

On retrouve cet infantilisme à l’envers chez beaucoup de gens de gauche, héritiers de mai 68, ex-enfants-rois, qui croient détenir la Vérité et ne tolèrent aucune contravention à cette évidence. « Il est interdit de LEUR interdire ». Nous en faisons les frais à RL, diabolisé et caricaturé par la gauche. Le refus d’écouter l’adversaire, l’intolérance, l’incohérence intellectuelle sont, dans toutes les composantes de la gauche, portés à leur comble. A tout bout de champ, les gôches vous balancent la fameuse phrase de Voltaire : « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire » , et en même temps, [non seulement ils n'en font rien, mais] ils vous excommunient par la parole et l’acte. Ils ont la même certitude que les muzz d’incarner le camp du Bien. [Et du progrès !]

On se retrouve au même degré de déni du réel et de décervelage, à partir de points de départ différents. Philippe Muray a magistralement analysé ce phénomène dans ses ouvrages, en particulier « Homo festivus, entretiens avec E. Levy » ( Champs Flammarion 2002 ). L’homo festivus, produit de l’esprit libertaire de gauche, évolue dans une immense nursery, gérée par les créateurs de festivités non stop, à grands coups de Paris Plage et Nuit Blanche. Il faut à tout pris distraire et amuser tous ces bébés attardés et leur faire oublier les jours sombres. [Panem and circences ?]

Il y a cependant un point de divergence apparent entre muzz et gôches : la question des femmes. Les muzz osent afficher l’apartheid des femmes et les parquent sans états d’âme. Les gôches sont là encore pris entre deux feux : leur sexisme foncier et leur « idées » généreuses.[Sans compter leur anti-apartheid politique et leur soutien purement idéologique à MLK ou N. Mandela.] Ils ont été contraints, par respect pour ces idées et sous la poussée des mouvements féministes, d’accepter en théorie l’égalité hommes/femmes. Mais on freine des quatre fers depuis la Révolution – Olympe de Gouges a été guillotinée pour avoir simplement écrit « Déclaration des droits de la femme » – puis dans les mouvements ouvriers, hostiles au féminisme. Toutes les manœuvres ont été bonnes pour faire échec à l’émancipation des femmes. [La maire de Lille se dit féministe, mais participe au maintien des femmes musulmanes dans leurs ghettos, en leur réservant des piscines fermées.] Ce sont souvent des députés de gauche qui se sont opposés au droit de vote des femmes. Plus récemment dans les années 70, la priorité de la lutte des classes a été avancée pour faire barrage à la lutte des femmes. Depuis les années 80, c’est la lutte antiraciste, la priorité; on ne voit guère monter au créneau de l’antisexisme, aucun des ténors de gauche. Ils se contentent d’ânonner sans conviction le droit à une égalité molle.

Par contre, on les a entendus défendre la pratique de l’excision au nom du respect des coutumes. Les féministes sont régulièrement qualifiées de colonialistes et racistes, quand elles critiquent l’islam. En réalité, celui ci offre une magnifique soupape à la misogynie foncière des gens de gauche. Dans son inconscient profond, l’homme, de gauche surtout, rêve de harem. Il y a pourtant 40% de femmes au PS. La majorité est obéissante et file droit, une minorité essaye de la ramener, en vain.
Pour s’en convaincre, il n’est que de se reporter à l’imaginaire gaulois, littérature, arts, managé par gens de gauche. Il y trône des figures peu ouvertes au féminisme.

Telle celle de Sade, dont la délinquance sexuelle est érigée en parangon de l’érotisme tordu. La pornographie, qui dans sa forme brute, nous rejoue indéfiniment le scénario de la domination des femmes, a toujours été jalousement défendue par la gauche pour laquelle elle est liberté d’expression, face à [contre] « l’ordre moral ». Notre intelligentzia, qui fait la pluie et le beau temps en matière de bon goût artistique, célèbre le crade, le sinistre – une œuvre n’a accès au label « art » que si elle est apocalyptique, ou si elle ne veut rien dire ( art contemporain). On rejoint là, la fascination pour tout ce qui renvoie à la pulsion de mort. Les talibans détestent la musique et le rire, les « branchés » de chez nous trouvent le bonheur et la gentillesse, affreusement kitsch.

L’islam, pris au pied de la lettre, offre donc une échappée inespérée dans ce chemin de croix du civilisé, un baume sur les plaies de ce douloureux chemin vers la libération, laquelle est plutôt l’affaire des gens de gauche, attachés officiellement à l’idée de Progrès. A droite, on est plus pragmatique, on se fait moins d’illusions sur la nature humaine, quitte à en remettre sur sa capacité de nuisance. En tout cas, on ne perd pas de vue que la civilisation est un vernis. Il se craquèle vite.
Alors, oui, il y a des affinités profondes entre une certaine pensée de gauche et l’idéologie islamique. Elles se nouent au plus profond des inconscients, là où la raison a du mal à les débusquer. Mais le résultat est là : l’islam et la gauche, c’est une affaire qui marche !

Anne Zelensky

Les islamistes jouent sur du velours ...

jeudi 9 septembre 2010

La femme n'est-elle pas un Homme comme un autre ?

Les féministes en guerre sont des femmes non assumées

Comme des hommes, n'ont-elles donc pas mieux à faire que la guerre ?

Il vous tombe parfois sous les yeux des textes qui vous font vous pincer, mais c'est devenu si fréquent et nous ne sommes plus qu'un bleu. Pardon, un rose, et vous allez comprendre pourquoi.
Voici en effet l'une de ces proses dont la conception sans joie, la gestation laborieuse et l'enfantement dans la douleur sont dus à une Isabelle Germain. Mais, considérant son état d'esprit affligeant, il faut envisager que la chirurgie mentale en cours puisse bientôt la faire changer de patronyme pour devenir Isabelle Germaine.
On en est là !

Attention, ce texte peut mener au déni de grossesse:

Les filles de la femme du soldat inconnu
rebaptisent la place des droits de l’homme

(Écrit anniversaire, rédigé en plein réchauffement climatique dans la touffeur estivale )
Le 26 aout 1970, le Mouvement de libération des femmes (MLF) naissait autour d’une action symbolique : à l’Arc de Triomphe, les fondatrices du Mouvement (majuscule) déposaient une gerbe à la femme du soldat (pas majuscule) inconnu - plus inconnue encore que lui ! Ce 26 août 2010, au Trocadéro à Paris, le mouvement rebaptisait symboliquement la « place des droits de l’homme » : « Place des droits des femmes et des hommes »
Un discours politiquement correct, mais lacunaire

Il y a 40 ans, les manifestantes, pourtant pacifiques [quoiqu'en guerre contre les hommes] étaient embarquées par la police. Cette fois-ci, la police ne s’est pas déplacée. Elles et ils n’étaient qu’une centaine à manifester au milieu des touristes . [espèce en voie de disparition: faut-il le regretter?]
Cela veut-il dire que la démocratie a triomphé et que les femmes sont, dans le droit et dans les faits, égales aux hommes ? [égales des beaufs, certaines le sont, c'est sûr] Bien sûr, sur beaucoup de sujets, la France a fait des sauts de géant en 40 ans : contraception, indépendance financière… Mais tout n’est pas gagné, martèlent les militantes. En 1970 elles disaient « à travail égal, salaire égal ». En 2010, l’écart de salaire est de 27 %. Elles voulaient en finir avec les violences. Aujourd'hui, en France, une femme meurt tous les deux jours et demi sous les coups de son conjoint [dont le politiquement correct interdit le plus souvent d'en divulguer les origines. L'inverse existe aussi]. Le droit à l’avortement est parfois menacé … Et dans certains pays la situation est bien pire.[On y lapide et des mères justifient les excisions sur leurs filles]
De la rue à la toile
Et pourtant, les jeunes étaient peu nombreuses à venir prendre la relève. Peut-être parce que le féminisme s’est déplacé. Il se pratique aujourd’hui beaucoup sur la toile. Créé tout récemment par la jeune association « Osez le féminisme » , le blog « vie de meuf » donne, au fil des témoignages, une idée du chemin qu’il reste à parcourir. Dans la vie et dans les esprits. Le féminisme se pratique aussi dans une forme d’activisme fait d’actions simples, drôles, rapides et efficaces avec la Barbe. Cette association provoque des électrochocs en s’invitant dans des assemblées très masculines [des intrusions sont-elles pacifiques ?]. Au moment où tout ronronne, elles se mettent une fausse barbe et s’installent devant des messieurs trop contents d’eux pour comprendre où elles veulent en venir. [Et si elles assumaient simplement leur féminité, comprendraient-ils mieux ?]

Féministe, un gros mot ?
Peut-être aussi parce que le féminisme est décrié et caricaturé [les féministes ont leur part de responsabilité dans ce rejet] au point qu’il faut être kamikaze aujourd’hui pour se revendiquer féministe [parano, de surcroît]. Les femmes disent souvent « je ne suis pas féministe mais… » , avant de prouver le contraire en général. (Dans le « dictionnaire iconoclaste du féminin *», nous expliquons qu’il faut entendre derrière cette phrase « je suis baisable mais… » ) [Les hommes ne sont certes pas macho, mais quand ils ne le sont pas sont-ils baisables ?] Le féminisme est presque [sic] devenu honteux. Toute demande de respect de quelques droits élémentaires à l’égalité [les devoirs, c'est pour les hommes ? Désormais, la galanterie, un acquis des luttes féministes, ça se justifie...] fait passer son auteure pour une pétroleuse [tout au plus une chieuse !] et la jette dans le camp des femmes à ne courtiser sous aucun prétexte… [Isabelle Germain aurait-elle étudié La Princesse de Clèves pour le concours d'attaché d'administration?...] Intimidant ! [Disons pathétique et affligeant]
Hommage à Olympe de Gouges

Comment en est-on arrivés là ? Par ignorance sans doute. « Mais qui est Olympe de Gouges ? » demandait une jeune journaliste qui a beaucoup plus que le baccalauréat. [C'est un homme, Julien Dray -cf. libellé PaSiDupes- qui l'a soufflée à Désirdavenir Royal qui a son bac et plus, dit-on] L’auteure des «droits de la femme et de la citoyenne » n’est pas une figure incontournable de nos manuels d’histoire. [Jeanne d'Arc l'est-elle ?] C’est pourquoi les manifestantes de ce 26 août 2010 ont lu le texte d’Olympe de Gouges. [Il était temps, depuis le XVIIIe !] La Révolutionnaire avait fait remarquer que si les femmes ont le droit de monter à l’échafaud [la reine Marie-Antoinette est morte sur l'échafaud -passe encore-, mais pas parce que femme], elles devaient bien avoir celui de monter à la tribune... [Ont-elle revendiqué le droit de monter au front en 1870?] Elle a fini guillotinée. [Ségol'haine Royal en aurait-elle jamais entendu parler sinon ?] Sur la future « place des droits des femmes et des hommes», plusieurs textes et déclarations de féministes ont été lues pour faire revivre ce passé ignoré de nos manuels scolaires et rendre aux féministes leur dignité. Ça se confirme : l’histoire est toujours écrite par les vainqueurs. Les féministes ont encore du pain sur la planche..

[Remarques
La dernière exécution, celle de Hamida Djandoubi, pour la torture et l’assassinat d’une jeune femme. En revanche, la parricide Violette Nozière, condamnée à la peine capitale en 1934, sera épargnée.
Faut-il en outre supprimer les centres pénitentiaires et les quartiers de femmes ? ]

jeudi 26 août 2010

Sécurité : les Français approuvent la politique gouvernementale plus qu'on ne le dit

Entre 55% et 89% d'opinions favorables (Ifop)

Les contre-vérités de la propagande d'opposition ont la vie dure

Les agences de presse donnent le ton et les journaux suivent sans beaucoup se donner la peine de penser par eux-mêmes, avec le souci de ne pas contrarier la pensée dominante.

Un sondage IFOP devrait pourtant donner à réfléchir
et permettre à la presse grégaire de rétablir quelques vérités.

Le port du bracelet électronique pour les délinquants multi-récidivistes remporte la plus forte adhésion.

Le consensus est sans appel

Et qu’importe les tranches d'âge, les appartenances socio-professionnelles ou les préférences politiques affichées:

  • 80% des personnes interrogées se sont dits favorables au retrait de la nationalité pour les personnes d'origine étrangère coupables de polygamie ou d'excision (94% à droite et 62% à gauche),
  • 70% se sont dits favorables à la déchéance de la nationalité en cas d'atteinte à la vie de policiers ou de gendarmes,
  • 89% affirment soutenir le port du bracelet électronique pour les délinquants multirécidivistes pendant plusieurs années après la fin de leur peine (92% des femmes favorables),
  • 55% des Français interrogés sont pour la condamnation à 2 ans de prison des parents de mineurs délinquants,
  • 79% des personnes interrogées acquiescent le démantèlement des camps illégaux de Roms (94% à droite et 60% chez les électeurs de gauche),
  • 80% des sondés souhaitent l’instauration d’une peine incompressible de 30 ans de prison pour les assassins de policiers et de gendarmes,
  • 67% des Français se disent favorables à l’installation de 60 000 caméras vidéo d’ici 2012.


    Ce qui explique l'acharnement du PS à contre-courant
  • Preuve en est que les polémiques répétitives initiées par les responsables de l’opposition n’engagent qu’eux-mêmes et ne dépassent pas la grille du 10 rue de Solferino.

    La politique gouvernementale en matière de sécurité n'est donc que le reflet de la volonté des Français d’être protégés.

    Lire PaSiDupes sur le sondage révélant la lucidité des Français: la gauche ne ferait pas mieux

    mardi 10 août 2010

    La déchéance de la nationalité, une nécessité européenne

    Les temps changent et les textes doivent suivre, ou précéder

    Nous étions jusqu'alors portés à penser qu'une fois acquise une nationalité l'est pour toujours. C'était à une époque où les acquisitions étaient moins nombreuses et plus sincères.

    Or, force est de constater, pour l'avoir observé dans la vie de tous les jours, que les nouveaux heureux élus à la nationalité française se sentent tellement différents de leurs hôtes qu'ils entendent modifier le genre de vie des autochtones en imposant leurs coutumes exotiques.

    La force d'occupation et les collabos

    Pire, certains, souvent issus de l'école de la République et déformés par des professeurs qui se piquent d'humanisme dévoyé et de tiers-mondisme coupable, ont développé la haine des petits-fils de colons et un esprit de vengeance qui a produit des aigris de la société, des violents des banlieues et des destructeurs des emblèmes et des biens représentant la nation d'accueil. De l'aveu de certains, dans la musique, mais aussi dans des sites ou des media, l'objectif est de prendre possession des lieux, avec le concours d'occidentaux, membres associatifs et acteurs politiques.

    Le retard européen

    A l'heure de la libre circulation des personnes dans l'espace Schengen, la plupart des pays de l'Union Européenne sont dotés de lois autorisant la déchéance de la nationalité pour des crimes et délits précis et l'île de Malte est même allée aussi loin que ce que l'exécutif propose en France pour s'adapter au monde actuel.

    En France, la procédure de déchéance de nationalité reste pour le moment exceptionnelle car elle est strictement encadrée, c'est-à-dire verrouillée. Conformément à l'article 25 du code civil, seuls risquent d'être déchus les citoyens naturalisés condamnés à certains crimes ou délits précis comme l'«atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation», le terrorisme, ou ceux qui se livreraient «au profit d'un État étranger à des actes incompatibles avec la qualité de Français et préjudiciable aux intérêts de la France». Ces conditions très restrictives se retrouvent encore dans les autres pays d'Europe, mais les menaces nouvelles y soulèvent les mêmes inquiétudes et suscitent les mêmes réflexions.

    Seule Malte a déjà envisagé de punir certains de ses criminels de droit commun issus de l'immigration de la déchéance de nationalité : si un citoyen est condamné à une peine supérieure à un an de prison dans les sept années qui suivent sa naturalisation, il perd automatiquement la nationalité maltaise. Dans les autres pays européens, les termes de la loi restent tellement flous que le seuil intolérable ne semble jamais atteint. Que signifie en effet «porter gravement atteinte à la sûreté de l'Etat » ou « représenter une réelle menace pour ses intérêts pour risquer une déchéance » : être coupable de crimes de guerres, d'actes terroristes, servir dans une armée ennemie ? Aux juges d'apprécier et de trancher en dernier ressort, alors que, comme des journalistes, ils sont notoirement partisans et pourtant intouchables, bien qu'ils ne soient pas élus.

    Les entraves aux états souverains sont autant de points de faiblesse

    Ces motifs incertains sont restreints car les lois qui autorisent la procédure doivent être conformes à un certain nombre de textes improbables. Il peut par exemple s'agir de la Constitution nationale : en Allemagne, l'article 16 de la loi fondamentale indique ainsi que «la nationalité ne peut pas être retirée», mais elle n'est d'ailleurs pas non plus partagée avec une autre, et que «la perte de la nationalité ne peut intervenir qu'en vertu d'une loi et seulement si celui-ci [le contrevenant] ne devient pas de ce fait apatride». La loi n'a pas prévu les cas d'individus qui détruisent leurs papiers et leurs empreintes digitales pour ne pas être identifiés et confondus.
    De même, un bon nombre de pays européens - à l'exception remarquable de la France - a ratifié la Convention européenne sur la nationalité du Conseil de l'Europe qui stipule que «nul ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité». La notion d'arbitraire n'étant pas définie, sa mise en oeuvre reste subjective et inapplicable.

    L'UE, espace de colonisation

    Autre exemple de bon sentiment humaniste inadapté au monde occidental et aux menaces qui le guettent, «chaque Etat-partie doit être guidé par le principe de la non-discrimination entre ses ressortissants, qu'ils soient ressortissants à la naissance ou aient acquis leur nationalité ultérieurement
    ni>
    Brice Hortefeux a déclaré samedi 7 août à Perpignan que d’ici la fin du mois, il fera des « propositions de mise en œuvre juridique » sur la déchéance de la nationalité française. Une disposition qui devra sanctionner les meurtriers de policiers et de gendarmes et les polygames si les événements de ces dernières semaines et la liberté de la femme ne laissent pas les élus politiques impavides ou candides.
    VOIR et ENTENDRE une petite video proposée par ...LePost
    histoire de rester accessible à la moyenne de son lectorat:



    charles Martel envoyé par joepastrana

    Du dialogue sort le compromis

    Le ministre de l'Intérieur a souligné que ses suggestions seront faites en relation avec les ministères de la Justice et de l’Immigration, admettant ainsi que la concertation mènerait à des compromis. Éric Besson a déjà exprimé ses réticences.

    Si B. Hortefeux a également annoncé que politiquement la France doit combattre avec détermination la polygamie et l’excision, il n'a pas pour autant ignoré la difficulté juridique à une déchéance pour cause de polygamie. La protection de toutes les femmes n'est donc garantie avant longtemps sous notre latitude.

    jeudi 5 août 2010

    Les Français plébiscitent les mesures gouvernementales de protection des citoyens

    Les Français ne se reconnaissent pas dans les critiques de la gauche

    Le gouvernement a décidé de s'adapter à la situation créer par la délinquance et les tirs sur les forces de l'ordre républicain. Refusant le laxisme auquel la pègre s'est accoutumée, il a proposé de nouvelles mesures nécessitées par le regain de violence contre les représentants de la République.
    Et les Français se sont déclarés largement favorables à l'annonce de l'action gouvernementale pour lutter contre les menaces, soutenues par une part de l'opposition à la dérive, mais que l'Etat et les démocrates subissent. Un sondage IFOP pour Le Figaro publié ce jeudi met en relief un consensus qui dépasse même largement aussi bien que les tranches d'âge, les appartenances sociales ou les préférences politiques affichées.

    Déchéance de nationalité
    Quelque 80% des sondés se sont dits favorables au retrait de la nationalité française aux personnes d'origine étrangère coupables de polygamie ou d'excision.
    Et 70% y sont favorables pour les délinquants d'origine étrangère «en cas d'atteinte à la vie d'un policier ou d'un gendarme».

    Démantèlement des camps illégaux de Roms et de gens du voyage
    La mesure est plébiscité par 79% des personnes interrogées.
    Les personnes consultées désapprouvent donc la LDH qui choisit de soutenir une minorité contre le peuple.

    Bracelet électronique
    Parmi les différentes mesures soumises aux personnes interrogées, celle qui remporte la plus forte adhésion (89%) est le port du bracelet électronique, pour les délinquants multi-récidivistes, pendant plusieurs années après la fin de leur peine.

    Vidéosurveillance
    Enfin, 67% des Français sont favorables à la mise en place de 60.000 caméras d'ici à 2012.

    Prison
    L'instauration d'une peine incompressible de 30 ans de prison pour les assassins de policiers et de gendarmes par 80% des sondés.
    A l'inverse, c'est la proposition d'une condamnation à 2 ans de prison des parents de mineurs délinquants qui recueille le moins d'opinions favorables, même si tout de même 55% des Français l'approuvent.

    Tous ces Français sont-ils des « anti-républicains »

    Les Français condamnent donc sévèrement ce raccourci grossier, dans tous les sens du terme, dû à Martine Aubry.
    Jusqu'au 8 août 2010, date anniversaire de ses 60 ans et âge de la retraite préconisé par son parti, la maire de Lille fait encore fonction de Premier secrétaire du PS.
    D'égarements verbaux en égarements politiques, ce parti populiste va à la dérive, entraînant le pays.

    Participer au sondage PaSiDupes en colonne de droite
    Le premier secrétaire du PS est désavoué par les Français:
    elle doit démissionner !

    mercredi 26 mai 2010

    Couac PS : les sénateurs font céder Aubry sur le non cumul des mandats

    La girouette du PS s'affole et méprise le vote des militants
    Son opinion fait autorité !

    Le premier secrétaire du PS, Martine Aubry, avale des couleuvres

    Elle était contre le cumul des mandats
    Le mardi 25 mai, elle a donc rencontré les sénateurs socialistes pour les convaincre d'accepter dès l'année prochaine l'interdiction du cumul d'un mandat exécutif local avec un mandat parlementaire. A la sortie, elle acceptait, annonçant, la bouche pâteuse, des dérogations "marginales" pour les sénatoriales de septembre 2011.
    "J'ai rappelé que pour nous, la règle c'était qu'à l'automne 2012, lorsque les députés seront élus, l'ensemble du non-cumul s'appliquera", a déclaré Mme Aubry, pas déçue du voyage, après seulement deux heures de résistance au groupe PS au Sénat.
    "Nous allons encore discuter des modalités mais je reste sur le principe qu'il ne peut y avoir de cumul entre un poste de député et [sic: 'ou', peut-être ?] de sénateur et un exécutif au niveau local (maire, président de conseil régional ou général)", a-t-elle insisté.
    "Comme convenu depuis plusieurs semaines, nous allons regarder s'il y a quelques cas qui posent difficulté", mais "cela ne peut être qu'extrêmement marginal", a-t-elle toutefois estimé. "Il y a des cas simples qui sont peu nombreux", a-t-elle encore minimisé. Virage à 180°

    Balayée comme fétu de paille

    Les sénateurs PS sont vent debout contre un non-cumul des mandats
    .
    Le prétexte ? Il ne s'appliquerait qu'aux socialistes; or, ils estiment que le moment est mal choisi et que leur rêve de faire basculer le Sénat à gauche en 2011 serait anéantie.
    Comme pour le 2e tour des présidentielles 2002, la gauche se dit bien placée pour les sénatoriales de 2011, grâce à des gains récents aux élections locales. Les conseillers municipaux représentent en effet 95% du collège des grands électeurs qui élit les sénateurs.
    Ils font du zèle devant les media et puis réclament "une grande loi républicaine" qui s'applique à tous, pour plus tard, après la présidentielle de 2012, si la gauche la remportait: sursis accordé !

    Rénovation ? L'émergence de nouveaux visages est reportée

    Nono Montebourg promet un rajeunissement des cadres

    Mais les pigeons ne sont pas sortis de l'oeuf qu'ils ont déjà du plomb dans l'aile: sa rénovation est à deux aiguilles à tricoter de l'avortement.
    "Si on empêchait unilatéralement des élus socialistes connus et reconnus de se présenter, ce sont près de 10 sièges qui devraient nous échapper", a en effet plaidé le chef de file des sénateurs PS, Jean-Pierre Bel, dans son discours d'introduction à la réunion du groupe.
    "Les mêmes règles pour tous, c'est la condition pour des élections équitables et c'est aussi un élément déterminant de notre succès, ici-même à l'automne en 2011", a-t-il insisté.

    Montebourg se casse les dents sur le conservatisme socialiste

    Le meneur des sénateurs PS frondeurs s'est défendu d'une "quelconque défense corporatiste ou de pré-carré". "Nous pourrions aller très vite en déposant une proposition de loi (PPL)" sur le non-cumul ou en réclamant un référendum d'initiative parlementaire, a-t-il même suggéré. A l'issue da la confrontation avec le groupe, Martine Aubry s'est d'ailleurs alignée sur la suggestion d'une PPL. Lire PaSiDupes
    Sur 115 sénateurs membres du parti ou rattachés au PS, 16 sont présidents de conseil général, 20 conseillers généraux, 4 présidents de conseil régional, 16 conseillers régionaux et 31 maires. 29 détiennent uniquement un mandat de sénateur. Un tiers seulement d'entre eux est renouvelable...

    Le premier secrétaire ne fait pas la loi au Sénat
    crédit: DIEV, comme lisiblement indiqué

    Lors de la réunion, plus d'une vingtaine de sénateurs se sont exprimés, dont Robert Badinter, Catherine Tasca, Gérard Collomb, Jean-Pierre Masseret, quasi-unanimes pour demander le report du non-cumul après les sénatoriales.
    François Patriat, sénateur de Côte-d'Or et président de la région Bourgogne, tenta la bouche en coeur d'épargner la Ch'tite Aubry à l'issue de la réunion: elle "n'a pas reculé sur le principe, a-t-il assuré sans rire, mais elle a fait des concessions, face à une certaine rancoeur". En politiquement correct, elle a mis sa proposition dans sa poche et son mouchoir par dessus.

    Elle a senti le souffle du boulet
    "Elle a senti notre cohésion, notre détermination", a souligné Jean-Pierre Bel. "Nous avons décidé de nous revoir très vite et d'ailleurs elle m'a rappelé après la réunion de groupe", a-t-il précisé, indiquant qu'il rencontrerait dès mercredi son lieutenant François Lamy.

    Une cotte mal taillée leur sied bien
    "Si on fait des exceptions pour une dizaine de circonscriptions, cela nous va", indiquait un cadre du groupe.

    La méthode: à fond contre, mais pour, à la rigueur ou plus tard

    La carte rose des régions aurait pu galvaniser le PS, mais quand la tête est malade, le corps va mal. Avec les présidents de région PS sortants, dit Gérard Collomb (PS), "on se projette dans la société du XXIe siècle plutôt que dans la défense des acquis de la moitié du XXe." Et d'ajouter: "Le paradoxe, c'est que beaucoup portent un programme assez différent de la ligne politique plutôt frileuse et conservatrice incarnée par la direction du PS".

    => Sur l'âge de départ à la retraite
    Titine Aubry avait déjà suscité la polémique sur la retraite: celle qui fait office de premier secrétaire avait déclaré le 17 janvier 2010 qu'elle arrivait à concevoir un départ à la retraite à 61, voire 62 ans. Mais le bureau national lui avait rappelé qui est le patron et aussitôt recadrée. Dix jours plus tard, les apparatchiks lui faisaient dire qu'il avait finalement décidé - à l'unanimité - la "défense" de l'âge légal de départ à la retraite à 60 ans... Le secrétaire d’Etat à l’emploi, Laurent Wauquiez lui reprocha alors de "faire du rétro-pédalage" . Lire PaSiDupes

    => Sur les 35 heures
    Le PS en fait une conquête sociale, mais il faut rappeler la reculade de la Ch'tite Aubry face au MEDEF qui a contraint la ministre Aubry à renoncer au siphonnage de l'assurance-maladie et l'assurance-chômage pour financer les 35 heures.
    Ont-ils toutes les bonnes raisons qu'ils disent de faire les fiers à bras ?

    => Et c'est passer sous silence son départ de la Rue de Grenelle sans avoir pallié, comme promis, les insuffisances de la loi Veil ou la position médiane du PS sur l'interdiction du voile intégral: un peu pour, mais pas trop !

    A propos de la protection des femmes musulmanes, sur l'excision et le mariage forcé, ni le premier secrétaire du PS, Martine Aubry, ni sa concurrente, Désirdavenir Royal, classée par un sondage derrière tout ceux qui comptent, (ni Marie-George Buffet -PCF- ne soutiennent l’initiative de Valérie Létard, simplement parce qu’elle était alors secrétaire d'Etat à la Solidarité… Lire PaSiDupes

    Recul de la démocratie socialiste
    =>
    Les militants socialistes ont voté massivement en octobre 2009 (à peine un militant sur deux a participé au scrutin) pour un non cumul applicable "dès les prochains renouvellements" (cantonales et sénatoriales en 2011, législatives en 2012), avec incompatibilité entre un mandat de parlementaire et une présidence d'exécutif local (communes, intercommunalité, conseil général et régional) ou la participation à un exécutif (vice-président, maire-adjoint).
  • Jean-Christophe Cambadélis, député de Paris et fidèle de Martine Aubry, estima alors sur son blog, que le vote des militants constituait "un camouflet pour ceux qui avaient parié sur le conservatisme et la division" et " un succès pour ceux qui veulent le grand changement et le rassemblement." Présomptueux ?
  • Pour Benoît Hamon, porte-parole, "les orientations proposées par la première secrétaire" [...] "vont changer en profondeur le visage du Parti Socialiste". Lire PaSiDupes sur le visage de Michel Teychenné

    => Le même problème se pose pour les députés
    En octobre dernier, (avant les Régionales 2010), 86% d'entre eux étaient des cumulards.

    Et, outre Jean-Marc Ayrault, ex-n°2 du PS, le grand ordonnateur de la rénovation, l'ineffable Montebourg, à la fois député et président du Conseil Général de Saône-et-Loire, est un cumulard anti-cumul, mais le chantre du mandat unique n'est pas pressé de passer à l'acte.
    Il s'assure une retraite confortable qui pourrait le surprendre avant 60 balais depuis que la voiture du même nom a bien failli le ramasser sur le talus des dernières législatives. Ses 42% des voix au premier tour lui avaient rabaissé son caquet et les 50,34% du 2e ne redorèrent pas le blason du coq des media, la crête encore flasque...
  • mardi 27 avril 2010

    Liès Hebbadj: l'une de ses femmes répudiées avoue des violences subies

    Cette femme battue porte d'autres graves accusations

    Qu'est-ce qui fait subitement qu'
    il ne porterait plus plainte contre Hortefeux ?


    À la demande du préfet de Loire-Atlantique, le parquet de Nantes a ouvert une enquête préliminaire concernant Liès Hebbadj pour

    «une suspicion de relations polygames»

    et «interrogations sur la régularité des aides sociales dont bénéficieraient plusieurs personnes de sexe féminin qui seraient en relation». La police judiciaire de Rennes a été saisie.

    Dans le cadre de cette enquête, l'attention des enquêteurs a été attirée par le blog d'une femme se présentant comme une épouse répudiée par l'honorable commerçant nantais, injustement stigmatisé, selon la gauche, à des fins politiciennes.

    Cette convertie met en garde ses «soeurs»

    Dès son union religieuse, en 2007, Liès Hebbadj aurait contacté «sa famille pour obtenir une somme d'argent contre sa libération».

    Selon elle, il vendrait «des jeunes filles aux Émirats arabes unis» et serait responsable de «coups et blessures, enfermement et pressions morales».

    Elle l'accuse de l'avoir «exorcisée de force»
    en la brûlant, et de l'avoir frappée durant sa grossesse. En 2004, Liès Hebbadj aurait été entendu au commissariat pour mauvais traitements.
    Or, qui croira que ni la communauté urbaine Nantes Métropole, présidée par J.-M. Ayrault, ni aucun syndicat n'aurait été mis dans la confidence ?...

    Confirmation d'escroqueries

    Le blog affirme également qu'il aurait des «revenus illicites en Islam, dus à ses nombreux vols, arnaques (…), escroquerie auprès de la CAF en faisant participer ses femmes pour s'octroyer leurs revenus».

    Traite des blanches ?

    Cette femme évoque aussi la plainte d'une jeune fille qui aurait été «vendue».
    «Il continue aujourd'hui à se marier avec des jeunes filles (…) pour les recruter dans sa secte», indique-t-elle encore sur son blog, lequel est abrité par un site communautaire musulman.
    L'enquête devra dire si ces graves accusations sont fondées.
    Source Le Figaro

    La gauche se gardera-t-elle de toute récupération malsaine?

    Puisqu'elle a déjà commencé, espérons que l'opposition mettra un terme à l'instrumentalisation de cette sombre affaire à ramifications multiples.
    Une dramatisation politicienne pourrait conduire à une stigmatisation injuste de la communauté entière.

    samedi 11 juillet 2009

    Comment lutter contre l’excision et le mariage forcé en France

    Difficile, mais non impossible

    PaSiDupes a reçu une demande d’information par voie de commentaire, sur les moyens de se protéger de l’excision et du mariage forcé en France. En réponse, PaSiDupes propose ces pistes.

    En guise d’introduction au sujet, voici un article de Libération, en date du 14/04/2009 :

    Le gouvernement lance une campagne contre l'excision

    On estime entre 55.000 et 65.000 les fillettes et femmes mutilées ou menacées de l’être en France.

    Que dit la loi ?

    Que faire en cas de menaces ? Existe-t-il une chirurgie réparatrice ? Le gouvernement a lancé mardi une campagne nationale de communication pour lutter contre les mariages forcés et les mutilations sexuelles qui touchent des dizaines de milliers de fillettes et de jeunes femmes en France.

    «70.000 adolescentes de 10 à 18 ans vivant en France sont menacées d’être unies contre leur gré à un homme par les liens du mariage», selon les associations, et «on estime entre 55.000 et 65.000 les fillettes et femmes mutilées ou menacées de l’être», a indiqué la secrétaire d’Etat à la Solidarité Valérie Létard.

    Les pratiques «barbares» de mutilations sexuelles «peuvent entraîner la mort», souligne-t-elle. Comme pour les mariages forcés, «ni la tradition ni la coutume ne peuvent justifier une telle remise en cause des droits fondamentaux» de l’être humain, estime-t-elle, à l’instar de plusieurs autres intervenants à la conférence de presse ce mardi matin.

    «Pas l'apanage d'une culture particulière»

    «Ce sont des archaïsmes qui doivent être combattus», a ainsi renchéri Gaye Petek, directrice de l’association Elele, qui aide les immigrés venus de Turquie.

    Mariages forcés et mutilations sexuelles – que ce soit l’excision qui consiste en l’ablation du clitoris ou bien l’infibulation qui consiste à coudre les grandes lèvres – «ne sont pas l’apanage d’une culture particulière», a ajouté Valérie Létard, se refusant à «stigmatiser une catégorie sociale et religieuse».

    Ces pratiques «d’un autre âge» ne sont pas justifiées par la religion, a insisté Khady Koïta, présidente du Réseau européen pour la prévention des pratiques traditionnelles néfastes à la santé des femmes et des enfants.

    100 à 140 millions de victimes

    Selon une étude de l’Institut national des études démographiques (Ined), le principal facteur de risque de mutilations sexuelles, dont ont été victimes 100 à 140 millions de femmes dans le monde, est l’appartenance ethnique et non la religion.

    Avec cette campagne – affiches dans les lieux publics et brochures d’informations distribuées via les associations
    (à télécharger en pdf ici) le gouvernement et les associations comptent «inviter les femmes à briser la loi du silence» en leur rappelant que «la loi française est applicable à toutes les jeunes filles, quelle que soit leur origine ethnique», a aussi indiqué Valérie Létard.

    Sur les brochures et les affiches, une main rouge à laquelle on tente de mettre une alliance faite de fil de fer barbelé est entourée et barrée de noir, pour symboliser l’interdiction du mariage forcé. Pour l’interdiction des mutilations, c’est une lame de rasoir, souvent utilisée pour pratiquer l’excision, qui est barrée.

    «Les jeunes filles sont coincées là-bas»

    Isabelle Gillette-Faye, directrice du Groupe pour l’abolition des mutilations sexuelles (Gams), a pour sa part salué «la première campagne nationale contre le mariage forcé».«Il ne suffit pas de faire des lois», a ajouté Gaye Patek, car il faut «les accompagner par la formation des esprits», notant que s’il faut aider les victimes, il faut aussi tenter d’atteindre «ceux qui mettent en scène ces pratiques».

    Khady Koïta a aussi plaidé pour une meilleure «coopération» entre l’Europe et l’Afrique car de plus en plus souvent, les fillettes et jeunes femmes sont victimes de mariages forcés et de mutilations sexuelles lorsqu’elles vont en vacances dans le pays d’origine de leur famille, y compris quand elles sont déjà adolescentes.

    «Les jeunes filles sont coincées là-bas et on ne peut pas les faire sortir», a déploré Khady Koïta, elle-même victime de mariage forcé et de mutilation sexuelle dans son enfance.

    Des liens utiles

    => Préfecture de Haute Loire

    LES MARIAGES FORCES

  • Cliquez ici pour consulter la brochure "Combattre les mariages forcés"
  • Cliquez ici pour consulter les principales dispositions législatives

  • En savoir plus...



    MUTILATIONS SEXUELLES FEMININES (excision, infibulation)

  • Cliquez ici pour télécharger le guide "Combattre l’excision"
  • En savoir plus...

  • Et

  • Association GAMS
    Pour en savoir plus sur le GAMS (groupement pour l’abolition des mutilations sexuelles), contacter Isabelle Gillette Faye, genreetcultures@wanadoo.fr

  • AIDH (Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l'Homme à Genève)<br>Merci de bien vouloir nous en signaler d’autres, si possibles plus concrets, pour faciliter les démarches de protection.

  • jeudi 16 avril 2009

    L'excision et le mariage forcé, c’est bientôt fini ?

    Encore une loi pour la protection de la Française musulmane

    Dans le cadre du plan triennal (2008-2010) de lutte contre les violences –dites coutumières- faites aux femmes, le gouvernement français a lancé une nouvelle campagne pour "briser le silence" des violences faites aux femmes, en particulier les mariages forcés et les mutilations sexuelles.


    Que sont ces « fléaux barbares » (Valérie Létard)

  • L’excision, une mutilation qui prive les victimes du plaisir sexuel.

    Sur les plateaux tanzaniens, en pays masaï, à une quarantaine de kilomètres d’Arusha ? depuis un an ou deux, avec l’aide de l’association Aang Serian (village de la paix en maa, la langue des Masaï) et sous la pression du gouvernement, les jeunes filles ne sont plus « coupées » lors de leur « seconde naissance » à Monduli Juu.
    Un « rite de passage alternatif » permet de laisser tomber définitivement la pratique mutilante de l’excision. Ainsi, alors que sa mère et ses sœurs ont été excisées, Naivashe, 14 ans, la tête rasée, car ses cheveux appartiennent au monde de l’enfance, entre dans le groupe d’âge qui bénéficie désormais de l’évolution des mœurs.... On lui écarte les jambes et… on lui fait deux petites entailles sur chacune des cuisses. Elle n’a pas crié et espère que les jeunes femmes de son âge ne hurleront plus jamais. Au village, hommes et femmes disent désormais que « la femme qui n’est pas excisée s’amuse beaucoup plus pendant l’amour ». Et les exciseuses ont même réussi à se convertir en fabricantes de bijoux de perles.

    Selon
    l’Unicef, trois millions de petites filles et de jeunes femmes sont encore excisées tous les ans dans le monde. Vingt-huit pays africains sont concernés. Une mutilation génitale désormais interdites - au moins dans les textes - dans bon nombre de pays islamiques. Mais la réalité du terrain est malheureusement souvent très différente.

    Rappelons que la lutte en France contre l'
    excision existe depuis plusieurs années (au moins 2005)
    On constate que les mesures prises depuis 2005 n'ont pas suffit, loin de là, à enrayer ce fléau :
    - L' interdiction de cette pratique, les premières condamnations (en 2005),
    - La possibilité de recourir aux services d'aides à l'enfance, ou l'existence du numéro vert 119 (violence écoute),
    - Les premières associations ont tenté (vers 2005) de faire de la prévention. Mais en vain, puisqu'à l'époque elles évaluaient à 10 à 20 000 les petites filles originaires d'Afrique qui, selon les associations, couraient le risque d'être excisées.
    - La Loi en France ne fait pas de différence entre l'excision et les autres mutilations. L'excision est donc passible de la Cour d'Assises, ce qui devrait déboucher sur de très lourdes peines. C'est de plus en plus le cas, mais il est délicat de juger des personnes ayant des coutumes et des traditions différentes des nôtres, et très souvent ignorant la gravité de leurs actes.
    - L’association, le GAMS (Groupe des Femmes pour l'Abolition des Mutilations Sexuelles) travaille pour soutenir celles qui en ont besoin et sensibiliser la communauté africaine. Il s'agit de femmes africaines et françaises qui travaillent ensemble.

  • Les mariages forcés

    Un mariage forcé désignent un mariage dans lequel une des parties (le plus souvent la femme) ou les deux, est marié contre sa volonté, à ne pas confondre mariage arrangé, dans lequel les deux partis consentent à être assistés de leurs parents ou d'un troisième parti pour trouver un(e) époux (épouse).
    C'est encore un problème commun en Asie, au Proche- et au Moyen-Orient, en Afrique, dont le Maghreb, et en Europe de l'Est. Dans certains pays, il s'accompagne de l'enlèvement de la future mariée, notamment au Kirghizistan.
    Beaucoup de mariages forcés au Royaume-Uni dans la communauté asiatique sont destinés à obtenir la nationalité britannique à un membre de la famille habitant le sous-continent Indien envers lequel l'organisateur du mariage forcé a un sentiment d'obligation.

    En France
    , le mariage forcé est illégal mais la loi peut être contournée
    si l’union a lieu dans le pays d'origine. Cette pratique est cependant plus difficile en France depuis la loi de janvier 2006 qui a porté la majorité nubile à 18 ans pour apporter de l’aide aux femmes menacées.

    L'islam rappelle que deux êtres ne peuvent être contraint à vivre ensemble parce qu'il en a été décidé ainsi par les parents à la suite d'un arrangement entre deux familles. Le mariage forcé est combattu par la plupart des écoles juridiques, car on ne doit en aucun cas créer une union vouée à l'échec dès le départ. Par ailleurs, la tradition prophétique exige que les deux futurs mariés se connaissent et s'apprécient avant de conclure un contrat de mariage. La femme musulmane a tout à fait le droit de décider qui sera son futur époux.
    En savoir plus :
    lien Le Figaro


    Les chiffres officiels

    Ces pratiques, liées à des traditions culturelles ou religieuses prégnantes dans les familles originaires de Turquie, du Maghreb, d'Afrique noire et d'
    Asie, sont difficilement chiffrables. Les associations prennent en charge quelques centaines de cas par an. Une extrapolation sur le nombre de jeunes filles de 15 à 18 ans, originaires de pays où existe cette pratique.

    La France, a rappelé la secrétaire d'Etat à la Solidarité, Valérie Létard, lors d'une conférence de presse, compte sur son territoire environ:

    - 55.000 femmes excisées : « L'excision n'est pas une singularité coutumière à respecter. Aucune forme de violence ne peut être tolérée », insiste Mme Létard, qui souhaite que la campagne invite les femmes à 'briser la loi du silence'.

    - 70.000 jeunes filles menacées de mariage forcé pour les seuls Ile-de-France et six départements
    "Dans les deux cas, ni la tradition ni la coutume ne peuvent justifier une telle remise en cause des droits fondamentaux", a déclaré Valérie Létard.

    La campagne gouvernementale

    Faut-il, comme l’organisation sénégalaise Enda Tiers Monde, organiser des concours d’images et de vidéos dont le message doit faire reculer cette pratique ancestrale voulue par les hommes, mais contre laquelle une journée mondiale était organisée le 6 février dernier? Elle ciblait les 15-30 ans de neuf pays d’Afrique de l’Ouest francophone : le Bénin, le Burkina-Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Togo.

  • Deux brochures

    - "Combattre les mariages forcés", où l'on voit une main à laquelle on tente de glisser une alliance en fil barbelé. Des associations et délégations aux droits des femmes sont parties prenantes.

    - et "Combattre l'excision", représentant une lame de rasoir barrée d'un trait noir - ont été éditées par le gouvernement. Des centres de protection maternelle et infantile (PMI), des gynécologues ou encore de l'Agence pour la cohésion sociale et l'égalité des chances (ACSE) participent à cette action d’information et de …prévention.

  • Une campagne d'affichage: la distribution de 100.000 brochures s'accompagnera d'un affichage.
  • Un site internet
    stop-violences-femmes.gouv.fr. est ouvert à la consultation par les femmes qui se sentent en danger.
    "Il faut dire aux jeunes filles qu'elles ne sont pas seules, leur donner des outils, des contacts utiles, leur dire que leur entourage - un professeur, une assistante sociale, une association spécialisée - peut les accompagner, les orienter et même les protéger", a expliqué Valérie Létard.

    Les réactions

  • Pour Ernestine Ronai, responsable de l'observatoire des violences faites aux femmes en Seine-Saint-Denis, ces campagnes ont leur utilité pour faire évoluer les mentalités.
    "Quand il y a des campagnes de prévention, les filles parlent plus, il y a une prise de conscience plus forte de la part des jeunes filles et de la société tout entière", a-t-elle déclaré sur France Info.
    Pour mieux lutter contre les mariages forcés, elle réclame "une politique nationale concertée qui permette à l'ensemble des professionnels de connaître les moyens de lutte notamment en ce qui concerne l'hébergement, pour qu'une fille à un moment donné, pour une durée peut-être limitée, puisse partir de chez elle".
  • Khady Koita, présidente du réseau européen pour la prévention et l'éradication des mutilations génitales féminines, voit elle aussi les mentalités évoluer peu à peu.
    "Ces dernières années, les réactions ont été plus positives. Beaucoup de parents disent désormais 'je ne le fais plus mais le problème c'est quand je retourne en Afrique, il y a beaucoup de pression'", a-t-elle raconté à Reuters en marge de la conférence de presse de Valérie Létard.
    En France, la lutte contre les mariages forcés a été renforcée par la loi d'avril 2006 qui a porté à 18 ans l'âge minimum pour se marier.
    Le viol conjugal est inscrit dans le Code pénal et le vol des papiers par l'époux est considéré comme un délit.


    Des silences qui font du bruit

    Tandis que l’Université al-Azhar du Caire, plus haute référence religieuse du monde musulman, a lancé une fatwa contre les mutilations génitales féminines, qualifiées de «crime contre l’espèce humaine», Gaye Petek, directrice de l'association Elele, qui aide les immigrés venus de Turquie, ajoute : "Ce sont des archaïsmes qui doivent être combattus", a renchéri.

    Mais trois responsables de l’opposition française, des femmes, gardent le silence…
    Ni le premier secrétaire du PS, Martine Aubry, ni sa concurrente, Désirdavenir Royal, classée par un sondage , derrière tout ceux qui comptent, ni Marie-George Buffet (PCF) ne soutiennent l’initiative de Valérie Létard, simplement parce qu’elle est secrétaire d'Etat à la Solidarité…
    La campagne municipale 2008 serait « brutalement descendue en dessous de la ceinture » [sic !]. En mars, « Charlie Hebdo » titra subtilement et sans risque de verser dans le compassionnel : « Un clitoris en campagne. » avant de présenter la numéro deux sur la liste de Sébastien Huyghe, Brigitte Mauroy, nièce du gros Pierre, comme un médecin qui donne son blanc-seing à l’excision féminine partielle. La numéro deux sur la liste UMP s’indigne que pareille polémique soit introduite à quelques jours du premier tour des municipales. Martine Aubry faisait alors simplement savoir -avec conviction- que bien évidemment elle a toujours combattu l’excision. Point final.
    Les violences faites aux femmes ne les interpellent pas ? Féministes, mais pas trop !