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mercredi 1 août 2012

Islamisation: une athlète voilée autorisée aux J.O. de Londres

La judoka restera tête couverte et le  CIO se voilera la face 

Cette jeune femme libre ne s'échappera pas !


Les J.O. s'islamisent

La judoka saoudienne laissera un nom à défaut d'obtenir une médaille
Fermement tenue en main par son papa, Wodjan Ali Seraj Abdulrahim Shahrkhani, l'une des deux premières Saoudiennes présentes aux J.O., qui tenait tête pour combattre voilée, pourra monter sur le tatami la tête couverte, avait annoncé mardi le Comité international olympique (CIO).
Lundi, le père de l'athlète, qui escorte à Londres cette jeune fille soumise de 18 ans, avait menacé de la retirer du tournoi olympique féminin des +78 kg si elle n'était pas autorisée à porter le voile durant son combat. Une exigence en contradiction avec les règlements du judo, qui imposent à ses combattants de se présenter tête nue sur le tatami.

Lionnel Luca fustige le CIO
En autorisant la saoudienne à participer aux Jeux Olympiques la tête couverte, le CIO "déshonore le mouvement sportif olympique", a fustigé mercredi Lionnel Luca, député UMP des Alpes-Maritimes.
"Après avoir donné les JO de 2008 à la plus grande dictature du monde, le CIO, de renoncements en reniements, déshonore le mouvement sportif olympique en acceptant que la judokate d'Arabie Saoudite combatte voilée et bafoue la charte olympique qui oblige à la neutralité politique et ou religieuse", déclare l'élu, dans un communiqué.
"On imagine les réactions outragées et les protestations si une revendication religieuse était venue d'Israël ou des USA", observe-t-il.
"Le silence de tous les responsables internationaux est indécent et déshonorant, et rappelle d'autres moments de lâcheté dans l'histoire", conclut Lionnel Luca.
La LICRA y voit "un mauvais signe"
L'autorisation donnée à la judoka musulmane est  "un pas de plus vers l'obscurantisme", a pour sa part dénoncé mercredi la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra).


Les associations féministes tardent à clamer leur indignation "spontanée" à cet exemple de sujétion de la femme.

Il appartient maintenant au public d'exprimer sa désapprobation du CIO depuis les gradins.

jeudi 9 septembre 2010

La femme n'est-elle pas un Homme comme un autre ?

Les féministes en guerre sont des femmes non assumées

Comme des hommes, n'ont-elles donc pas mieux à faire que la guerre ?

Il vous tombe parfois sous les yeux des textes qui vous font vous pincer, mais c'est devenu si fréquent et nous ne sommes plus qu'un bleu. Pardon, un rose, et vous allez comprendre pourquoi.
Voici en effet l'une de ces proses dont la conception sans joie, la gestation laborieuse et l'enfantement dans la douleur sont dus à une Isabelle Germain. Mais, considérant son état d'esprit affligeant, il faut envisager que la chirurgie mentale en cours puisse bientôt la faire changer de patronyme pour devenir Isabelle Germaine.
On en est là !

Attention, ce texte peut mener au déni de grossesse:

Les filles de la femme du soldat inconnu
rebaptisent la place des droits de l’homme

(Écrit anniversaire, rédigé en plein réchauffement climatique dans la touffeur estivale )
Le 26 aout 1970, le Mouvement de libération des femmes (MLF) naissait autour d’une action symbolique : à l’Arc de Triomphe, les fondatrices du Mouvement (majuscule) déposaient une gerbe à la femme du soldat (pas majuscule) inconnu - plus inconnue encore que lui ! Ce 26 août 2010, au Trocadéro à Paris, le mouvement rebaptisait symboliquement la « place des droits de l’homme » : « Place des droits des femmes et des hommes »
Un discours politiquement correct, mais lacunaire

Il y a 40 ans, les manifestantes, pourtant pacifiques [quoiqu'en guerre contre les hommes] étaient embarquées par la police. Cette fois-ci, la police ne s’est pas déplacée. Elles et ils n’étaient qu’une centaine à manifester au milieu des touristes . [espèce en voie de disparition: faut-il le regretter?]
Cela veut-il dire que la démocratie a triomphé et que les femmes sont, dans le droit et dans les faits, égales aux hommes ? [égales des beaufs, certaines le sont, c'est sûr] Bien sûr, sur beaucoup de sujets, la France a fait des sauts de géant en 40 ans : contraception, indépendance financière… Mais tout n’est pas gagné, martèlent les militantes. En 1970 elles disaient « à travail égal, salaire égal ». En 2010, l’écart de salaire est de 27 %. Elles voulaient en finir avec les violences. Aujourd'hui, en France, une femme meurt tous les deux jours et demi sous les coups de son conjoint [dont le politiquement correct interdit le plus souvent d'en divulguer les origines. L'inverse existe aussi]. Le droit à l’avortement est parfois menacé … Et dans certains pays la situation est bien pire.[On y lapide et des mères justifient les excisions sur leurs filles]
De la rue à la toile
Et pourtant, les jeunes étaient peu nombreuses à venir prendre la relève. Peut-être parce que le féminisme s’est déplacé. Il se pratique aujourd’hui beaucoup sur la toile. Créé tout récemment par la jeune association « Osez le féminisme » , le blog « vie de meuf » donne, au fil des témoignages, une idée du chemin qu’il reste à parcourir. Dans la vie et dans les esprits. Le féminisme se pratique aussi dans une forme d’activisme fait d’actions simples, drôles, rapides et efficaces avec la Barbe. Cette association provoque des électrochocs en s’invitant dans des assemblées très masculines [des intrusions sont-elles pacifiques ?]. Au moment où tout ronronne, elles se mettent une fausse barbe et s’installent devant des messieurs trop contents d’eux pour comprendre où elles veulent en venir. [Et si elles assumaient simplement leur féminité, comprendraient-ils mieux ?]

Féministe, un gros mot ?
Peut-être aussi parce que le féminisme est décrié et caricaturé [les féministes ont leur part de responsabilité dans ce rejet] au point qu’il faut être kamikaze aujourd’hui pour se revendiquer féministe [parano, de surcroît]. Les femmes disent souvent « je ne suis pas féministe mais… » , avant de prouver le contraire en général. (Dans le « dictionnaire iconoclaste du féminin *», nous expliquons qu’il faut entendre derrière cette phrase « je suis baisable mais… » ) [Les hommes ne sont certes pas macho, mais quand ils ne le sont pas sont-ils baisables ?] Le féminisme est presque [sic] devenu honteux. Toute demande de respect de quelques droits élémentaires à l’égalité [les devoirs, c'est pour les hommes ? Désormais, la galanterie, un acquis des luttes féministes, ça se justifie...] fait passer son auteure pour une pétroleuse [tout au plus une chieuse !] et la jette dans le camp des femmes à ne courtiser sous aucun prétexte… [Isabelle Germain aurait-elle étudié La Princesse de Clèves pour le concours d'attaché d'administration?...] Intimidant ! [Disons pathétique et affligeant]
Hommage à Olympe de Gouges

Comment en est-on arrivés là ? Par ignorance sans doute. « Mais qui est Olympe de Gouges ? » demandait une jeune journaliste qui a beaucoup plus que le baccalauréat. [C'est un homme, Julien Dray -cf. libellé PaSiDupes- qui l'a soufflée à Désirdavenir Royal qui a son bac et plus, dit-on] L’auteure des «droits de la femme et de la citoyenne » n’est pas une figure incontournable de nos manuels d’histoire. [Jeanne d'Arc l'est-elle ?] C’est pourquoi les manifestantes de ce 26 août 2010 ont lu le texte d’Olympe de Gouges. [Il était temps, depuis le XVIIIe !] La Révolutionnaire avait fait remarquer que si les femmes ont le droit de monter à l’échafaud [la reine Marie-Antoinette est morte sur l'échafaud -passe encore-, mais pas parce que femme], elles devaient bien avoir celui de monter à la tribune... [Ont-elle revendiqué le droit de monter au front en 1870?] Elle a fini guillotinée. [Ségol'haine Royal en aurait-elle jamais entendu parler sinon ?] Sur la future « place des droits des femmes et des hommes», plusieurs textes et déclarations de féministes ont été lues pour faire revivre ce passé ignoré de nos manuels scolaires et rendre aux féministes leur dignité. Ça se confirme : l’histoire est toujours écrite par les vainqueurs. Les féministes ont encore du pain sur la planche..

[Remarques
La dernière exécution, celle de Hamida Djandoubi, pour la torture et l’assassinat d’une jeune femme. En revanche, la parricide Violette Nozière, condamnée à la peine capitale en 1934, sera épargnée.
Faut-il en outre supprimer les centres pénitentiaires et les quartiers de femmes ? ]

jeudi 18 février 2010

Une femme, ça n'existe pas: une vue de l'esprit ?

La maternité, symbole de la femme est réducteur

Jean Leymarie (ici -à droite !- avec Jonah Lomu), fils d'historien de l’histoire socio-culturelle et politique de la France contemporaine, fait de la sociologie sur France Info. A croire que c'est dans les gènes, ce qui en la circonstance ne manquerait pas de piquant. Si celles de la sociologie sont transmissibles, les gènes féminines n'existeraient pas.

Il offre à deux féministes de critiquer le livre de la philosophe Élisabeth Badinter (épouse Robert Badinter, PS) qui fait « polémique », dénonçant le retour du naturalisme et ses méfaits sur l’égalité des sexes, mais aussi d“’une coagulation de l’écologie, de la Leche League, du féminisime naturaliste et du discours des spécialistes du comportement”.
Pour rappel, le naturalisme, très critiqué par l’essayiste, est, pour faire court un courant d’écologie pure et dure qui, au nom de Mère Nature, irait à l’encontre de l’émancipation féminine. Mais en plaçant le débat autour des questions "naturalistes" et d’"allaitement", n’oublie-t-elle pas les questions fondamentales d’égalités économiques, salariales et statutaires entre hommes et femmes ?

Femmes, travaillez plus pour gagner plus !

Dans son dernier livre, Elisabeth Badinter par donc en guerre contre la tyrannie de la mère parfaite et la maternité "écolo".
La philosophe observe un repli inquiétant sur le terrain des droits des femmes, lequel se manifeste, par exemple, par la forte baisse de la natalité dans tous les pays développés (bien moins nettement en France comme on sait), la hausse conjointe du nombre de femmes qui ne veulent pas avoir d’enfant (en dix ans, la proportion a doublé), le regain des discours naturalistes visant à river les femmes à leur rôle de mère, et plus spécifiquement par le biais d’un diktat concernant l’allaitement
Pour Elisabeth Badinter "on n’a jamais été dans une société aussi individualiste, hédoniste, égoïste. Depuis une trentaine d’années les devoirs maternels sont de plus en plus lourds, notamment à cause d’un retour aux bienfaits de la nature."
Pour Elisabeth Badinter "on n’a jamais été dans une société aussi individualiste, hédoniste, égoïste. Depuis une trentaine d’années les devoirs maternels sont de plus en plus lourds, notamment à cause d’un retour aux bienfaits de la nature."
ECOUTER Elisabeth Badinter, celle qui émet des "injonctions" (mot du jour), selon les féministes (entretien avec Catherine Pottier - 12 février 2010)
...

La désinformation sur France Info

Leymarie fait également fort en invitant deux femmes pour débattre sur le féminisme. Toujours plus beau, Leymarie, considère qu'on peut faire débattre deux personnes qui partagent le même idéologie et des sensibilités politiques de gauche. Débats : Matin nous est vendu comme une «confrontation matinale quotidienne, sur tous sujets d’actualité française ou internationale, pour mettre en évidence les différences de points de vue qu’ils suscitent. » De sa voix pré-pubère, ce représentant du personnel dissimule une partie de leur identité politique.

Les débatteuses ne risquaient pas de s'opposer
: cette « confrontation » n'était qu'une parodie de débat pour mettre en évidence les connivences idéologiques de l'opposition.
Ainsi, les auditeurs manipulés de France Info peuvent-ils à la rigueur savoir que...

  • Dominique Méda (cf. libellé PaSiDupes, ci-dessous) est sociologue (spécialiste de la place des femmes dans l'emploi), directrice de recherches au Centre d’études de l’emploi et auteure de plusieurs ouvrages féministes. Mais France Info dissimule en revanche qu'elle a collaboré avec DésirdavenirRoyal pendant sa campagne pour l'élection présidentielle de 2007.

  • et que Emmanuelle Cosse, en deuxième position sur la liste de Europe écologie pour les élections régionales de 2010 en Île-de-France, est aussi ancienne présidente d'Act Up de (1999-2001) et co-rédactrice en chef du magazine Regards (un titre mensuel de photo-journalisme repris par le PCF en 1995) après avoir collaboré à de nombreux journaux, mais ne s'en vante pas.

    ECOUTEZ cette cuisine interne, si vous voulez assister à la mascarade proposée par France Info, radio partisane de service public de désinformation. France Info a donc encore truqué un débat en réunion Tupperware entre soi.
    Si Sa Cynique Majesté Royal et Dominique Méda n'étaient pas de mèche avec Joseph Bové et sa numéro 2 en Ile-de-France, Emmanuelle Cosse, ce serait un scoop.
  • Plus sur le journal Regards

    Les coopérateurs salariés (Scop) sont membres fondateurs du nouveau Regards et possèdent 51% du capital et 65% des voix. Clémentine Autain (avec Roger Martelli) assure la direction de la rédaction, et Emmanuelle Cosse en est la nouvelle rédactrice en chef. S'étonnera-t-on de savoir que Regards assume un parti pris anti-libéral, puisque Clémentine Autain, née à Saint-Cloud dans les Hauts-de-Seine, fut néanmoins apparentée au PCF, avant d'atterrir au Parti de gauche auprès de Mélenchon, après une tentative de rapprochement avec le Che-Besancenot , en 2008 (Nouveau Parti anticapitaliste, NPA, ex-ligue communiste révolutionnaire) en gestation.
    Pourquoi tant de cachoteries ?

  • Une dernier détail pour la route
    Regards appartient à sa rédaction. Autain (1973) et Cosse (1974, ci-contre au centre, au côté de Dany-le-Rouge à gauche) sont patrons de presse.

  • mercredi 27 janvier 2010

    Rayhana agressée: Amara condamne le fanatisme

    Une féministe musulmane immolée

    Rayhana est une comédienne d'origine algérienne connue dans la sphère arabo-musulmane pour son franc-parler et ses convictions libertaires. Elle a été agressée mardi 12 janvier 2010 par des hommes qui lui ont jeté au visage de l'essence et un mégot de cigarette.

    Une personnalité forte
    « Je suis très émue
    Ce sont les propos de l'artiste, tremblante et extrêmement gênée, lors de la conférence de presse qu'elle a donnée le jeudi 14 à 16 heures, à la Maison des métallos, dans le 11e arrondissement de Paris.
    Son triste récit est celui d’une artiste passionnée, d’une femme engagée pour la cause féminine, qui s’est faite agresser, presque sans aucun doute à cause de sa «grande gueule», comme elle dit, dans une rue sombre, alors qu’elle se rendait sur la scène où elle interprète la pièce, «A mon âge, je me cache encore pour fumer», la première qu’elle a écrite en français. Un succès dérangeant pour certains.

    Les faits
    Rayhana, 45 ans, marchait mardi soir dans le quartier de Belleville, quand deux hommes l’ont interpellée, la traitant de «putain» et de «mécréante». «Je me dépêchais –je suis souvent en retard- je ne regardais pas autour de moi car je marchais tête baissée», raconte la comédienne qui asssure ne pas avoir eu le temps d'apercevoir leurs visages. «Tu crois qu’on ne sait pas qui tu es ?», lui ont-ils demandé avant d'ajouter : «On t’a prévenue.» C'est alors qu'elle sentit qu’on l’«attrapait par derrière». «J’ai reçu une giclée sur le visage. J'étais aveuglée. J'ai reconnu à l'odeur que c’était de l'essence.» Mais à peine eut-elle le temps de réaliser ce qui lui arrivait qu’elle reçut «une braise rouge, un bout de cigarette» au niveau de son bonnet. Elle s’est alors mise à courir.

    L’intention de l'immoler paraît claire
    Sous le choc et apeurée, Rayhana chercha à se réfugier à se réfugier dans plusieurs commerces où les employés prirent peur et n'appellèrent pas les secours. Ces réactions sont ce qui l’a «le plus choquée», confie la victime. «C’est moi qui venais d’être agressée mais je leur ai fait peur !», en déduit-elle, avec émotion. La loi du silence et une population asservie par le chantage et la violence.

    Une victime pour l'exemple ?

    La tentative de crime est visiblement liée à son rôle de Myriam dans la pièce de théâtre, qui met en scène neuf musulmanes dans un hammam, sorte d’isoloir qui leur permet d’aborder tous les sujets sans tabou. De la femme enceinte pourchassée par son frère qui veut la tuer (le rôle de Rayhana), à la divorcée, en passant par la jeune fille en quête d’amour, tous les symboles de la transgression sont mis en scène, dans les bouches, les rires et les larmes de ces musulmanes à la fin des années noires.

    «C’est avant tout une pièce sur les femmes»
    Rayhana insiste sur cet aspect mais rejette fermement tout caractère politique de sa pièce.
    Fabian Chappuis, le metteur en scène, Philippe Mourrat, le directeur de la Maison des métallos, ainsi que Christophe Girard, l’adjoint au maire de Paris en charge de la Culture, ont tour à tour appelé à ne pas faire d’amalgame ni tirer de conclusions hâtives. «Rien dans l’enquête ne permet de confirmer le lien entre les deux [entre l’agression et la pièce]. On le fait nous parce que Rayhana est exposée et, dans la mesure où ça s’est reproduit à deux reprises, ça ne peut pas être un hasard. Mais, pour l’instant, rien ne permet de le prouver», a notamment insisté Fabian Chappuis. «Je ne suis pas sûre à 100% que cela a un rapport avec la pièce, (…) l’enquête le dira», a confirmé la comédienne.

    Rayhana a bien évidemment porté plainte

    L’actrice avait déjà été agressée verbalement le 5 janvier, dans le même contexte, sans trop y prêter attention –mais en déposant néanmoins une main courante.
    Une enquête pour «crime en relation avec une entreprise terroriste» a été confiée à la section anti-terroriste de la brigade criminelle.
    Malgré tout, Rayhana ne compte donc pas se laisser intimider par cette agression. «Je n’ai pas peur d’eux», a-t-elle affirmé, expliquant avoir choisi, après réflexion, de rendre public cet acte criminel, justement pour le leur prouver. «J’assume ce que j’ai écrit, et nous sommes dans un pays où il y a une liberté d’expression

    Fadela Amara est à son côté
    => Une manifestation de soutien

    Environ 500 personnes se sont rassemblées samedi 16 après-midi à Paris devant la Maison des Métallos (Paris, XIe), en soutien à la comédienne.

    => Le Conseil représentatif des associations noires (CRAN) "condamne l'agression" dont a été l'objet la comédienne et féministe Rayhana et "appelle le ministre de la culture à soutenir publiquement" sa pièce, dans un communiqué publié jeudi 14 janvier. Il "demande, par ailleurs, au ministre de l'intérieur de redoubler d'efforts afin que l'auteure de cet acte soit identifié et puni".

    => La Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD) a déploré jeudi que "la liberté d'expression et de création" soit "encore menacée en France en 2010". "Menaces, intimidations et agressions mettent en danger la liberté des auteurs de théâtre en France en janvier 2010, comme en témoigne la tentative de meurtre dont a été victime Rayhana", estime dans un communiqué la SACD. L'organisation apporte son "soutien" à cette "auteure en danger", réfugiée en France depuis 2000, "menacée dans son pays, l'Algérie". "La France, pays de Voltaire, Rousseau, Beaumarchais, Camus doit tolérer toutes les religions et refuser les fanatismes (si souvent refuges de l'ignorance)", écrit Louise Doutreligne, vice-présidente de la SACD, dont elle préside la commission théâtre.

    => Des hommes expriment leur indignation

  • Bertrand Delanoë, parce que maire socialiste de Paris, a exprimé sa "profonde sympathie et son amical soutien" à Rayhana agressée juste avant la représentation de sa pièce, comme pour établir clairement le lien.
    "Indigné par ce terrible événement, qui semble trouver son origine dans le sujet même de ce spectacle [qui donne la parole à neuf figures féminines aux prises avec le refoulement et la violence, réunies dans un hammam à Alger], je condamne avec la plus grande fermeté ces agissements d'une extrême gravité", écrit le maire ...dans un communiqué.
  • Favorable à une loi contre la burqa, Manuel Valls, le député-maire PS d'Evry, fit une promesse: « Je vais proposer à Rayhana que la scène nationale d'Evry accueille sa pièce". "Je voudrais que le maximum de théâtres en banlieue accueillent sa pièce", a-t-il ajouté, voyant là la "meilleure réponse" à l'agression.

  • L'imam de Drancy (Seine-Saint-Denis), Hassen Chalghoumi, a également pris part au rassemblement. Il aura des ennuis peu après (lire PaSiDupes) jusque dans sa mosquée et recevra des menaces de mort.

  • Le journaliste Mohamed Sifaoui a quant à lui été attaqué à deux reprises dans ce même quartier de Belleville (11e arrondissement) et estime que « la rue Jean-Pierre-Timbaud est un territoire qui n’appartient plus à la République ».
    Qui aura aperçu son maireà la manifestation de soutien de la comédienne et de rejet du fanatisme religieux ? Patrick Bloche (PS) est le successeur de Jean-Marie Le Guen, démissionnaire en novembre 1999, suite à l'implication de ce dernier dans l'affaire de la MNEF, une mutuelle maquillée depuis en LMDE.

    => Des femmes se mobilisent; le silence d'autres fait du bruit...

  • Pour Sihem Habchi, présidente du mouvement Ni putes ni soumises, à l'origine du rassemblement, "c'est un acte criminel. On s'est attaqué à une femme libre qui crée des pièces qui dérangent certains".
  • Mais pour d'autres, qui se disent féministes, ce n'est rien
    Dans le souci de ne pas perdre des voix aux régionales, par exemple Sa Cynique Majesté Royal, en Poitou-Charentes. Quant à Marie-George Buffet, secrétaire nationale du Parti communiste, ou Martine Aubry, premier secrétaire du PS, ni l'une ni l'autre, si promptes à dénoncer la passivité du gouvernement, n'était présente et solidaire.
  • Mais que dire de Clémentine Autain,dont le témoignage de sympathie n'est pas parvenu jusqu'à nous

    => En revanche, la secrétaire d'Etat à la Ville
    Fadela Amara
    , se dit "révoltée par l’agression intolérable" dont a été victime l'auteur et comédienne féministe Rayhana, dans un communiqué. Elle lui fait part de "tout son soutien [...] et salue son engagement dans le combat pour l'émancipation des femmes".

    "Le combat pour le droit des femmes ne reculera devant aucune menace", déclare Fadela Amara qui ajoute : "Cette agression nous rappelle malheureusement que la lutte pour l’émancipation des femmes et contre l’obscurantisme est toujours d’actualité".
  • samedi 13 octobre 2007

    Prix Nobel de littérature à l’ex-communiste Doris Lessing

    Ecrivaine féministe et engagée, c’est tout bon pour le Nobel

    Les prix Nobel sont presque tous des ex-communistes, sinon le prix Nobel reste très marqué à gauche. Il est demeuré la récompense des héritiers du bolchévisme, c’est le prix des anciens combattants rouges. Doris Lessing est une nouvelle illustration de cette observation.
    Pour l’Académie suédoise, il s’agit de couronner une œuvre militante à portée sociale. Le comité récompense une "conteuse épique de l'expérience féminine, qui avec scepticisme, ardeur et une force visionnaire scrute une civilisation divisée", selon les termes du communiqué. Doris Lessing est la 11e femme depuis 1901 à obtenir le Nobel de littérature. Doté de 10 millions de couronnes suédoises (près d'1,1 million d'euros), le Prix lui sera remis le 10 décembre prochain à Stockholm.
    Née en Iran il y a bientôt 88 ans (1919) alors que son père était capitaine dans l'armée britannique coloniale, elle passera son enfance avec ses parents en Rhodésie du Sud (actuel Zimbabwe) dès l’âge de 6 ans, et épousera à l'âge de 19 ans un fonctionnaire, Frank Wisdom, dont elle aura deux enfants, mais le quittera en 1942.
    L’écrivain britannique Doris Lessing est avant tout identifiée à la militante féministe qui a secoué les idées de son temps avec son roman anecdotique largement autobiographique, Le Carnet d’or (écrit en 1962, prix Médicis étranger 1976, en France). Il met en scène deux amies divorcées ou abandonnées, Anna et Molly, la quarantaine, en pleine ‘middle class crisis’ comme il se doit (quand il faut renoncer à pas mal de ses illusions de jeunesse), vivant à Londres dans les années cinquante et qui ont des vies très semblables: toutes deux sont artistes, communistes et élèvent seules un enfant, mais se rendent compte que le communisme n'est plus la solution. Pendant quatre années, de 1952 à 1956, Doris Lessing fut effectivement membre du Parti communiste anglais et participa activement aux campagnes contre les armes nucléaires. Plus perspicace que bien des Français, parmi lesquels Yves Montant et Simone Signoret, elle mit seulement quatre années à en faire le tour…
    Pour bien des lecteurs français, Doris Lessing est d'abord Martha Quest, le personnage central des Enfants de la violence, sa saga en cinq volets écrits dans les années 1950 et 1960, sa précédente autobiographie détournée et sauvage comme la brousse. L'amour, la politique, la ségrégation, les bons sentiments, les trahisons, l'héroïne comme l'auteur fait l'apprentissage de toutes ces violences et accepte la leçon avec la sagesse d'une survivante. Martha Quest, en quête d'indépendance sociale, politique et sexuelle, « est innovatrice dans sa représentation des pensées et des conditions de vie de la femme émancipée », a souligné l'Académie suédoise…
    Dans Le Rêve le plus doux, Lessing confronte trois générations de femmes dans une grande maison du nord de Londres. Chacune subit les conséquences de son idéologie personnelle. Le prix Nobel s'attaque ainsi aux utopies communautaristes des sixties qui dispensèrent les jeunes gens libertaires de devenir adultes, les hommes de traiter les femmes avec respect, et les pays africains d'affronter leur destin. Le confort intellectuel n'est pas sa préoccupation, bien plutôt sa bête noire.

    Très engagée politiquement, la romancière critique ouvertement nombre d'injustices sociales, en particulier sur le pays de son enfance, ce qui la fera interdire de séjour en Afrique du Sud et en Rhodésie. Pour le comité Nobel et des générations entières, Lessing fut la combattante héroïque contre les injustices, le colonialisme et l’apartheid. Le 'revival' de la repentance coloniale est certainement pour quelque chose dans l'attribution du prix. Il fallait en effet récompenser la Camarade Doris. Pendant la seconde guerre mondiale, elle s’était en effet politisée, comme on sait, et adhèra à un groupe communiste luttant notamment contre la politique d'Apartheid menée par la Rhodésie. Elle y rencontra un émigré juif allemand, Gottfried Lessing, qu'elle épousa en 1945 et dont elle eut un enfant. En 1949, de nouveau divorcée, elle quitta la Rhodésie pour s'installer définitivement à Londres. Elle emporta dans ses bagages le manuscrit de son premier roman, The Grass is singing (Vaincue par la brousse), inspiré de son expérience africaine, traitant de la relation entre l'épouse d'un fermier blanc et son domestique noir. L'ouvrage est "une tragédie basée sur des tensions mêlées d'amour et de haine et une étude sur des tensions raciales inconciliables", selon le communiqué de l'Académie qui ne fait pas mystère de ses critères. On ne peut assurer que le style et la profondeur de la pensée de Lessing ont contribué à cette distinction, mais l’engagement politique a suffit. Après une visite en Rhodésie du Sud (aujourd'hui le Zimbabwe) en 1956, elle y est jugée indésirable en raison de ses positions critiques à l'égard du régime et sera interdite de séjour en Afrique du Sud de 1956 à 1995.
    Dans son article publié en août 2003 dans Le Monde diplomatique, elle dressait encore un portrait féroce du très controversé président Robert Mugabe. Pour des raisons inverses!

    Lessing a accueilli le prix Nobel, à sa manière décapante, de vieille dame indigne, comme « une quinte flush royale au poker », et avec détachement, elle qui « a déjà remporté chacun de ces foutus prix littéraires en Europe ». Les gentils compliments, creux et policés, ne sont pas sa tasse de thé.
    Ni Pute Ni Soumise, comme notre secrétaire d'Etat, Fadéla Amara peut postuler.
    Écrivain consacrée (il faudrait dire ‘écrivaine’ ou ‘auteure’), Doris Lessing choisit en 1983 et 1984 de se remettre en question. Elle soumit sa notoriété au test d'un canular dont elle ne fut pas déçue... Elle envoya successivement deux romans sous le pseudonyme de Jane Somers à son propre éditeur qui les rejeta! Cette expérience –dit-on- amusa Doris et ne la découragea pas. Ni le comité Nobel…

    LIRE aussi le billet de PaSiDupes sur les prix Nobel du 12/10/2006.