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mercredi 27 janvier 2010

Rayhana agressée: Amara condamne le fanatisme

Une féministe musulmane immolée

Rayhana est une comédienne d'origine algérienne connue dans la sphère arabo-musulmane pour son franc-parler et ses convictions libertaires. Elle a été agressée mardi 12 janvier 2010 par des hommes qui lui ont jeté au visage de l'essence et un mégot de cigarette.

Une personnalité forte
« Je suis très émue
Ce sont les propos de l'artiste, tremblante et extrêmement gênée, lors de la conférence de presse qu'elle a donnée le jeudi 14 à 16 heures, à la Maison des métallos, dans le 11e arrondissement de Paris.
Son triste récit est celui d’une artiste passionnée, d’une femme engagée pour la cause féminine, qui s’est faite agresser, presque sans aucun doute à cause de sa «grande gueule», comme elle dit, dans une rue sombre, alors qu’elle se rendait sur la scène où elle interprète la pièce, «A mon âge, je me cache encore pour fumer», la première qu’elle a écrite en français. Un succès dérangeant pour certains.

Les faits
Rayhana, 45 ans, marchait mardi soir dans le quartier de Belleville, quand deux hommes l’ont interpellée, la traitant de «putain» et de «mécréante». «Je me dépêchais –je suis souvent en retard- je ne regardais pas autour de moi car je marchais tête baissée», raconte la comédienne qui asssure ne pas avoir eu le temps d'apercevoir leurs visages. «Tu crois qu’on ne sait pas qui tu es ?», lui ont-ils demandé avant d'ajouter : «On t’a prévenue.» C'est alors qu'elle sentit qu’on l’«attrapait par derrière». «J’ai reçu une giclée sur le visage. J'étais aveuglée. J'ai reconnu à l'odeur que c’était de l'essence.» Mais à peine eut-elle le temps de réaliser ce qui lui arrivait qu’elle reçut «une braise rouge, un bout de cigarette» au niveau de son bonnet. Elle s’est alors mise à courir.

L’intention de l'immoler paraît claire
Sous le choc et apeurée, Rayhana chercha à se réfugier à se réfugier dans plusieurs commerces où les employés prirent peur et n'appellèrent pas les secours. Ces réactions sont ce qui l’a «le plus choquée», confie la victime. «C’est moi qui venais d’être agressée mais je leur ai fait peur !», en déduit-elle, avec émotion. La loi du silence et une population asservie par le chantage et la violence.

Une victime pour l'exemple ?

La tentative de crime est visiblement liée à son rôle de Myriam dans la pièce de théâtre, qui met en scène neuf musulmanes dans un hammam, sorte d’isoloir qui leur permet d’aborder tous les sujets sans tabou. De la femme enceinte pourchassée par son frère qui veut la tuer (le rôle de Rayhana), à la divorcée, en passant par la jeune fille en quête d’amour, tous les symboles de la transgression sont mis en scène, dans les bouches, les rires et les larmes de ces musulmanes à la fin des années noires.

«C’est avant tout une pièce sur les femmes»
Rayhana insiste sur cet aspect mais rejette fermement tout caractère politique de sa pièce.
Fabian Chappuis, le metteur en scène, Philippe Mourrat, le directeur de la Maison des métallos, ainsi que Christophe Girard, l’adjoint au maire de Paris en charge de la Culture, ont tour à tour appelé à ne pas faire d’amalgame ni tirer de conclusions hâtives. «Rien dans l’enquête ne permet de confirmer le lien entre les deux [entre l’agression et la pièce]. On le fait nous parce que Rayhana est exposée et, dans la mesure où ça s’est reproduit à deux reprises, ça ne peut pas être un hasard. Mais, pour l’instant, rien ne permet de le prouver», a notamment insisté Fabian Chappuis. «Je ne suis pas sûre à 100% que cela a un rapport avec la pièce, (…) l’enquête le dira», a confirmé la comédienne.

Rayhana a bien évidemment porté plainte

L’actrice avait déjà été agressée verbalement le 5 janvier, dans le même contexte, sans trop y prêter attention –mais en déposant néanmoins une main courante.
Une enquête pour «crime en relation avec une entreprise terroriste» a été confiée à la section anti-terroriste de la brigade criminelle.
Malgré tout, Rayhana ne compte donc pas se laisser intimider par cette agression. «Je n’ai pas peur d’eux», a-t-elle affirmé, expliquant avoir choisi, après réflexion, de rendre public cet acte criminel, justement pour le leur prouver. «J’assume ce que j’ai écrit, et nous sommes dans un pays où il y a une liberté d’expression

Fadela Amara est à son côté
=> Une manifestation de soutien

Environ 500 personnes se sont rassemblées samedi 16 après-midi à Paris devant la Maison des Métallos (Paris, XIe), en soutien à la comédienne.

=> Le Conseil représentatif des associations noires (CRAN) "condamne l'agression" dont a été l'objet la comédienne et féministe Rayhana et "appelle le ministre de la culture à soutenir publiquement" sa pièce, dans un communiqué publié jeudi 14 janvier. Il "demande, par ailleurs, au ministre de l'intérieur de redoubler d'efforts afin que l'auteure de cet acte soit identifié et puni".

=> La Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD) a déploré jeudi que "la liberté d'expression et de création" soit "encore menacée en France en 2010". "Menaces, intimidations et agressions mettent en danger la liberté des auteurs de théâtre en France en janvier 2010, comme en témoigne la tentative de meurtre dont a été victime Rayhana", estime dans un communiqué la SACD. L'organisation apporte son "soutien" à cette "auteure en danger", réfugiée en France depuis 2000, "menacée dans son pays, l'Algérie". "La France, pays de Voltaire, Rousseau, Beaumarchais, Camus doit tolérer toutes les religions et refuser les fanatismes (si souvent refuges de l'ignorance)", écrit Louise Doutreligne, vice-présidente de la SACD, dont elle préside la commission théâtre.

=> Des hommes expriment leur indignation

  • Bertrand Delanoë, parce que maire socialiste de Paris, a exprimé sa "profonde sympathie et son amical soutien" à Rayhana agressée juste avant la représentation de sa pièce, comme pour établir clairement le lien.
    "Indigné par ce terrible événement, qui semble trouver son origine dans le sujet même de ce spectacle [qui donne la parole à neuf figures féminines aux prises avec le refoulement et la violence, réunies dans un hammam à Alger], je condamne avec la plus grande fermeté ces agissements d'une extrême gravité", écrit le maire ...dans un communiqué.
  • Favorable à une loi contre la burqa, Manuel Valls, le député-maire PS d'Evry, fit une promesse: « Je vais proposer à Rayhana que la scène nationale d'Evry accueille sa pièce". "Je voudrais que le maximum de théâtres en banlieue accueillent sa pièce", a-t-il ajouté, voyant là la "meilleure réponse" à l'agression.

  • L'imam de Drancy (Seine-Saint-Denis), Hassen Chalghoumi, a également pris part au rassemblement. Il aura des ennuis peu après (lire PaSiDupes) jusque dans sa mosquée et recevra des menaces de mort.

  • Le journaliste Mohamed Sifaoui a quant à lui été attaqué à deux reprises dans ce même quartier de Belleville (11e arrondissement) et estime que « la rue Jean-Pierre-Timbaud est un territoire qui n’appartient plus à la République ».
    Qui aura aperçu son maireà la manifestation de soutien de la comédienne et de rejet du fanatisme religieux ? Patrick Bloche (PS) est le successeur de Jean-Marie Le Guen, démissionnaire en novembre 1999, suite à l'implication de ce dernier dans l'affaire de la MNEF, une mutuelle maquillée depuis en LMDE.

    => Des femmes se mobilisent; le silence d'autres fait du bruit...

  • Pour Sihem Habchi, présidente du mouvement Ni putes ni soumises, à l'origine du rassemblement, "c'est un acte criminel. On s'est attaqué à une femme libre qui crée des pièces qui dérangent certains".
  • Mais pour d'autres, qui se disent féministes, ce n'est rien
    Dans le souci de ne pas perdre des voix aux régionales, par exemple Sa Cynique Majesté Royal, en Poitou-Charentes. Quant à Marie-George Buffet, secrétaire nationale du Parti communiste, ou Martine Aubry, premier secrétaire du PS, ni l'une ni l'autre, si promptes à dénoncer la passivité du gouvernement, n'était présente et solidaire.
  • Mais que dire de Clémentine Autain,dont le témoignage de sympathie n'est pas parvenu jusqu'à nous

    => En revanche, la secrétaire d'Etat à la Ville
    Fadela Amara
    , se dit "révoltée par l’agression intolérable" dont a été victime l'auteur et comédienne féministe Rayhana, dans un communiqué. Elle lui fait part de "tout son soutien [...] et salue son engagement dans le combat pour l'émancipation des femmes".

    "Le combat pour le droit des femmes ne reculera devant aucune menace", déclare Fadela Amara qui ajoute : "Cette agression nous rappelle malheureusement que la lutte pour l’émancipation des femmes et contre l’obscurantisme est toujours d’actualité".
  • jeudi 8 octobre 2009

    Mitterrand, cible d'une violente campagne de bas étage

    Le PS à l’unisson du FN

    Censeurs socialistes : "Tondons le neveu de Tonton" !

    Bien qu’il se soit écoulé quatre ans depuis la parution d'un livre relatant ses expériences de tourisme sexuel, et qu’il ait alors été salué par la critique, il est le prétexte à une polémique visant Frédéric Mitterrand, non pas l’auteur, mais le ministre de la Culture.

    Le tabou des préférences sexuelles les plus bizarres semblaient être levé, mais ce n’était encore que faux semblant et démagogie racoleuse, tarifée au nombre de bulletins dans les urnes. Un responsable hystérique d’Act Up peut piquer des crises de nerfs en direct à la télé et les acteurs du PAF s’y pavaner, affichant une tolérance télégénique rémunérée par une image magnifiée et de bons sondages, mais exclusivement sous le contrôle de la gauche politique qu’avec mépris le FN appelle l’intelligentsia, et de la gauche des censeurs laïcs qui pullulent partout au du PS. Pour qu’ils ferment complaisamment les yeux et accordent leur indulgence plénière, encore faut-il appartenir au saint des saints. Or, le neveu de l'ancien président socialiste a commis l’irréparable. La faute suprême n’a pas consisté à monnayer les faveurs sexuelles de jeunes hommes du Quart Monde, mais à franchir le Rubicon des clivages politiques. En changeant de trottoir pour servir son pays au ministère de la Culture d’un gouvernement de droite, Frédéric Mitterrand a ouvert la boîte de Pandore d’où a jailli, main dans la main, le couple improbable Marine Le Pen et Benoît Hamon, uni dans une même haine.

    Les grands déballages télévisuels se multiplient

    Profitant d'un débat télévisé sur les délinquants sexuels, lundi soir sur France 2, la fille de Jean-Marie Le Pen avait jeté un pavé dans la mare, en citant des extraits de l'ouvrage de Frédéric Mitterrand, qu’elle avait relevés sur une feuille et qu’elle tenait prêts pour l’émission, comme François Bayrou avait répété son indignation jouée en direct lors de son débat face à Daniel Cohn-Bendit (Europe Ecologie), autre agitateur de braguettes juvéniles.

    Le neveu de Tonton a répondu par le mépris à l'offensive lancée par le FN et aussitôt relayée par le porte-parole du PS, Benoît Hamon, autour d'un récit dans lequel l'homme de lettres confessait son penchant pour les amours tarifées avec de "jeunes garçons" durant ses voyages.
    "Se faire traîner dans la boue par le Front national est un honneur", a-t-il lancé mercredi, laconique, à la sortie du Conseil des ministres, ravivant la fureur de sa vice-présidente, Marine Le Pen.

    Trahissant une compassion feinte pour les victimes du tourisme sexuel, Marine Le Pen a abandonné le menu fretin pour fondre aussitôt sur sa cible principale. "Il n'a pas besoin de nous pour se traîner dans la boue tout seul. C'est maintenant Nicolas Sarkozy qui traîne la France dans la boue, en refusant d'exiger sa démission", a-t-elle déclaré, appelant la justice à ouvrir une enquête.

    L'opération du FN a été froidement préparée depuis le soutien affiché par le ministre au cinéaste Roman Polanski (également soutenu par Jack Lang), dont il a jugé "absolument épouvantable" l'arrestation fin septembre pour une affaire d'abus sexuels sur mineure remontant à plus de trente ans.

    Réactions de droite et de gauche

  • "Quand on a vu cette position scandaleuse, on a cherché ce qu'il avait écrit dans le passé. C'est comme ça qu'on est tombé sur son livre", reconnaît, feignant l'innocence, un fouille-merde du bureau politique du FN, dont la pétition contre Mitterrand aurait recueilli quelque 3.000 signatures.

    => Dans l’opposition, l'indignation n’a pas manqué de gagner les rangs du PS.
  • Martine Aubry a déclaré ne pas oser "imaginer" que Frédéric Mitterrand se soit livré à une "apologie du tourisme sexuel". Tournure aussi lâche qu’hypocrite par excellence, sachant que, malgré leur malaise, les lecteurs de bonne foi du livre n’en doute pas pour leur part. Tout en se défendant de toujours esquiver en déclarant n’avoir jamais lu les écrits qui font polémique, elle a toutefois encore précisé n'avoir "pas lu le livre"… Remplacer Hollande, qui complète sa formation dans la collection Les Nuls, par une Ch’tite Aubry qui n’a aucune lecture, n’est-ce pas confirmer qu’il faut être inculte pour faire son trou au PS ?

  • Le député Patrick Bloche a qualifié ces écrits d'"insupportables", tandis que Benoît Hamon s'est dit "choqué" par le comportement d'un "ministre consommateur". Que n'est-il producteur...
    Dans la soirée, le porte-parole du PS est revenu à la charge pour estimer, comme Marine Le Pen, avec laquelle il a décidemment beaucoup d’affinités, qu'il revenait au président Nicolas Sarkozy et au Premier ministre François Fillon d'apprécier si le ministre devait démissionner.

  • Lolo Joffrin, rédacteur en chef de Libération, réagissait néanmoins ce matin sur France Info pour déplorer cette exécution sommaire. Une condamnation expéditive à la chinoise qui sied parfaitement à Benoît Hamon, comme à Sa Cynique Majesté Royal. Il n’est toutefois pas allé jusqu’à réclamer le respect de la présomption d’innocence pour Mitterrand.

    => Dans l’entourage du gouvernement

  • "C'est bien dommage de pouvoir imaginer que des élus de gauche aillent rejoindre le Front national", a réagi M. Mitterrand, à l'issue d'une audition en commission à l'Assemblée nationale.

  • Un argument repris par le patron de l'UMP Xavier Bertrand, qui s'étonne de voir le PS se placer "sur le terrain" du FN. "Se servir de la vie privée des gens pour en faire des attaques politiques ou politiciennes, cela me rappelle les pires heures de l'histoire", a-t-il lancé.
  • "On fait surtout la guerre au nom Mitterrand et ce qu'il incarne dans l'ouverture à gauche. C'est bête et stupide", estime aussi un collaborateur de François Fillon.
  • Les avis sont néanmoins partagés à droite
    Certains -au moins une- s'inquiètent d'une résurgence du FN, à l'image de Christine Boutin, présidente des Chrétiens Démocrates, associés à l'UMP. "La nomination de Mitterrand a ébranlé la droite classique, mais ses postures et ses positions vont faire des ravages terribles dans l'électorat", a averti l'ancienne ministre.
  • Pour l'ex-porte-parole de l'UMP, Chantal Brunel, "tout le monde connaissait ce livre quand il a été nommé au gouvernement, les responsables politiques qui l'ont nommé le savaient". La députée résume un sentiment général dans les rangs de la majorité, en parlant d'un livre "terriblement glauque", mais constituant "un non-événement". Sauf pour ceux qui ne l'ont pas lu...
  • mercredi 16 septembre 2009

    Hadopi: la cause est entendue par le Parlement

    La loi Création et Internet est adoptée par l'Assemblée Nationale

    Les députés ont adopté, mardi 15 septembre, par 285 voix contre 225, le projet de loi dit "Hadopi 2", qui modifie les dispositions de la loi Hadopi dont le Conseil constitutionnel le 10 juin avait demandé la reprise partielle. Une adoption définitive du dispositif est en bonne voie. Le feuilleton socialiste contre le téléchargement illégal sur Internet a été digne des meilleures "séries télévisées à succès", s'amuse le député Nouveau Centre, Yvan Lachaud, évoquant probablement les tombreaux d'amendements déversés par l'opposition dans l'hémicycle et la conspiration des socialistes dissimulés derrière un rideau pour surgir lors du vote comme de beaux vilains diables de leur boîte.

    La dernière mouture

  • Le Conseil Constitutionnel n'avait pas contesté le système de "riposte graduée" contre les internautes fautifs et la dernière version du projet de loi ne la remet donc pas en cause. Après avoir repéré un "piratage", les ayants droit d'une oeuvre pourront prévenir la Haute Autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi), qui identifiera le titulaire de l'abonnement et lui enverra deux avertissements : un courrier électronique, puis une lettre recommandée.
  • En revanche, les Sages ont fait retoquer certains aspects
    Là où il était initialement prévu que la Haute Autorité puisse décider de couper la connexion Internet du fautif récidiviste, il faudra désormais passer par la justice. Le Conseil constitutionnel a en effet estimé que seul un juge, et non une autorité administrative, pouvait prendre "des mesures portant atteinte à la liberté d'expression et de communication" en suspendant l'accès au Web. "Hadopi 2" prévoit que cela puisse se faire par "la procédure simplifiée de l'ordonnance pénale", sans débat préalable.

    Adopté par l'Assemblée nationale après le Sénat, "Hadopi 2" n'a pas tout à fait achevé son parcours. Les députés ayant modifié des détails du texte, la procédure veut qu'il soit soumis à une commission mixte paritaire (sept députés et sept sénateurs), pour en fixer la forme finale. Puis il sera à nouveau soumis au vote, le 21 septembre au Sénat et le 22 septembre à l'Assemblée nationale.

    Une loi "pédagogique"

    La menace d'une nouvelle reprise n'est en outre pas totalement écartée.
    "Nous saisirons à nouveau le Conseil constitutionnel", clame le député socialiste Patrick Bloche, qui est toujours prêt à faire l'oeuf (à repriser). L'opposition conteste notamment le recours à un juge unique et à la procédure de l'ordonnance pénale, "qui réduit à la portion congrue les droits de la défense", selon M. Bloche, et "détourne la décision du Conseil constitutionnel".

    En outre, histoire de ne pas perdre la face, l'opposition prétend, même s'il est validé et promulgué, que ce texte serait inadapté aux évolutions technologiques, qui permettront de facilement contourner l'interdit.

    Plutôt qu'imparable et répressive, il s'agit d'une loi "pédagogique", qui "évoluera", répond le député UMP Philippe Gosselin.
    Le ministre de la culture, Frédéric Mitterrand, s'est réjoui de l'adoption par les députés d'un texte qui permet "de protéger le droit face à ceux qui veulent faire du Net le terrain de leurs utopies libertariennes".

    Et finalement, la tonitruante Raphaëlle Duchemin, qui stresse chaque matin avec ses sentences péremptoires ceux d'entre nous qui se branchent par inadvertance sur France Info après 8 heures, les artistes, quelque peu méprisés par l'opposition dans leurs droits de créateurs, sont désormais majoritairement favorables à la loi. Parmi eux et en fer de lance les pétionnaires de gauche Juliette Gréco, Maxime Le Forestier, Pierre Arditi, Bernard Murat et Michel Piccoli. (lien PaSiDupes)
    Avec élégance, les « anti-hadopi » de la "république du respect" calculèrent que la moyenne d’âge des signataires de la lettre pro-hadopi est de 72 ans.

  • Les septuagénaires...

    mardi 12 mai 2009

    Le Parlement adopte définitivement le texte contre le téléchargement illégal

    Le PS n’a pas cette fois réussi à trahir la confiance de la majorité

    La loi Création et Internet est techniquement inapplicable?

    Mais alors, pourquoi tant de bruit ? Et d'excès ?

    Après son adoption à l'Assemblée Nationale, le sénat a voté le projet de loi Internet qui sanctionne le téléchargement illégal: le Parlement a définitivement adopté ce texte passionnément débattu. Le PS a mené un combat inutile qui l'aura encore un peu plus divisé et affaibli.
    Mais si le parcours d’obstacles parlementaire du projet de loi "favorisant la diffusion et la protection de la création sur Internet" est clos, la loi Internet et Création devra encore passer l'étape du Conseil Constitutionnel, que le PS va saisir.
    En attendant le renouvellement du Parlement en juin, la nouvelle loi française doit s'accommoder du vote contradictoire du Parlement Européen sur le "paquet télécom", s'opposant aux suspensions d'accès Internet hors décision de justice.

    Il s'agit d'une des lois les plus avant-gardistes au monde.

    La loi prévoit qu'une Haute autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi) sanctionne le téléchargement illégal en envisageant jusqu’à la suspension de deux mois à un an l'accès Internet après deux mises en garde ("riposte graduée").

    La Commission européenne ne trouve rien à redire à la loi Hadopi
    La commissaire européenne Viviane Reding (Nouvelles technologie), a réagi avec beaucoup de diplomatie juste après l'adoption, jugeant qu'il n'y avait rien d'illégal dans le texte, même s'il lui déplaît "politiquement". Lien Le Monde


    Le PS a-t-il des raisons d’être fier de ses comportements ?

    => Le PS n'a pas pris part au vote.
    Le PS ne recommanderait pas l’abstention électorale aux Européennes et heureusement, car il la pratique au Parlement. Dans l’opposition, seuls les sénateurs Verts, du Parti de gauche et la socialiste Samia Ghali ont voté franchement contre.
    Mais quand les socialistes ne se tiennent pas sournoisement cachés derrière un rideau pour voler un vote à l’arraché, ils se dérobent. Et pourquoi ?

    => Le PS connaît des discordances dont une certaine presse ne nous rebat pas les oreilles.
    Sur 204 membres du groupe Socialiste, Radical, Citoyen et divers gauche, le 12/5/09 au Palais Bourbon, 190 ont voté contre. Mais six se sont abstenus, dont deux socialistes : Jean Michel (Puy-de-Dôme) et Arnaud Montebourg. Et cette fois encore, un député PS s'est distingué des autres. Il s'agit de Jack Lang, qui a voté pour la loi, comme il l'avait annoncé.
    Le socialiste Jack Lang a réaffirmé mardi soir qu'il voterait en faveur de la loi Hadopi contre le piratage internet, dont le texte est largement rejeté par les députés PS. Rappelant que plusieurs élus socialistes, dont Catherine Tasca et Robert Badinter (ex-président du Conseil Constitutionnel), avaient voté au Sénat en faveur de cette loi, Jack Lang, interrogé lors du journal de 20h de TF1, a reconnu être "en désharmonie avec le groupe socialiste à l'Assemblée Nationale. Je ne peux pas (...), humainement, moralement, renier mes convictions de toujours, le combat que j'ai mené pour la création (...) au sein du parti socialiste." (JDD, le 28/04/2009).
    On peut lire aussi PaSiDupes sur d'ex-ministres de Mitterrand indépendants et libres !
    A part çà, « Front uni contre l'Hadopi hier à l'Assemblée Nationale », titrait pourtant , le mercredi 29 avril 2009,
    PC INpact site informatique communautaire alternatif... Sans aucune désinformation ?

    =>
    Des socialistes engagés dans un combat douteux
    Les députés PS ont tiré à boulets rouges contre "un texte perdant pour les artistes, perdant pour les internautes", "une loi d'exception et d'intimidation" selon Patrick Bloche.
    Les sénateurs PS ont soutenu un projet "fondamental pour la défense des créateurs", selon Serge Lagauche.
    Ils sont battus dans leur opposition systématique.

    Pour en savoir plus: qui a voté pour, qui a voté contre ? (lien Le Figaro)


  • Des artistes de sensibilités socialiste et communiste se sont insurgés contre la direction du PS. Certains ont pourtant écrit une lettre ouverte de riposte à la fois à une précédente lettre ouverte d’artistes militants et à la politique menée en la matière par le PS. "Vous avez perdu notre soutien. Quand vous redeviendrez de gauche, vous saurez où nous trouver", ont par exemple écrit Juliette Gréco, Michel Piccoli, Pierre Arditi et Maxime Le Forestier à Martine Aubry.
  • Lire PaSiDupes lien 1 et lien 2

  • Le premier secrétaire du PS, la Ch'tite Aubry, prenant la mesure du danger, a reçu une partie de ces artistes dont certains ont accepté, selon le PS, de participer à des groupes de travail sur le projet socialiste pour 2012.

    La majorité a mené son projet à son terme

    => A l'Assemblée Nationale, seulement 44 des quelque 340 députés de la majorité (UMP et Nouveau Centre) avaient refusé d'approuver le texte.
    Au Sénat, la différence des députés, les sénateurs ont ratifié comme une lettre à la poste et à une très large majorité (189 voix pour, 14 voix contre) la version adoptée la veille par les députés, rendant définitif le vote du texte par le parlement.
    =>
    Le gouvernement et la majorité UMP, mortifiés du rejet par surprise du texte par cette même Assemblée il y a un mois, avait déjà obtenu réparation de la duplicité socialiste. Réponse du berger UMP à la bergère Aubry, le 3 mai, les socialistes se font surprendre à seulement 46 dans l’hémicycle ! Lire « Assemblée Nationale: seulement 46 socialistes étaient rentrés de vacances » dans PaSiDupes.

  • La ministre de la Culture, Christine Albanel, visiblement soulagée après ce marathon, a félicité le Sénat pour son "esprit ouvert et non partisan". "Internet, n'est pas une zone de non droit, nous voulons une régulation raisonnable", a-t-elle plaidé.
    => Le chef de l'Etat a soutenu avec détermination ce projet, issu d'accords signés à l'Elysée en novembre 2007 entre acteurs du secteur sous la houlette de Denis Olivennes, ancien PDG de la FNAC et actuel directeur du Nouvel Observateur.

    Le projet de soutien à la création et aux créateurs a réussi à diviser le PS.

    samedi 21 mars 2009

    La droite lutte contre le téléchargement illégal et pour la création

    La gauche lâche créateurs et artistes et encourage les pirates

    Christine Albanel, la ministre de la Culture, a commencé mercredi 11 mars de défendre à l'Assemblée son projet de loi "Diffusion et protection de la création sur Internet", qui entend protéger les droits des artistes contre le téléchargement, mais mécontente les partisans d'une gratuité du net.

    La droite fait de la prévention ; la gauche, de la démagogie

    La ministre de la Culture a lancé un projet "ambitieux" mais "réaliste"
    , qui "ne prétend pas, bien entendu, éradiquer complètement ce phénomène de masse que constitue le piratage des oeuvres culturelles sur Internet".
    "Sa vocation est plutôt de contribuer à une prise de conscience, à l'installation d'un état d'esprit nouveau, chez les internautes, à l'égard de la diversité culturelle et des conditions économiques et juridiques indispensables à sa préservation".

    'Débat participatif' dans la majorité et au Parlement

    A l'ouverture des débats, le texte ne fait pas l'unanimité au sein de la majorité UMP/Nouveau centre
    , mais ils ont duré jusqu'à jeudi soir, et reprendront au besoin le 31 mars.

    Au coeur des polémiques, la possibilité de sanctionner le téléchargement illégal en suspendant l'abonnement Internet
    , après deux "recommandations", donc à la troisième récidive des gros téléchargeurs.

  • "On va démontrer que cette loi est inapplicable", affirme le député UMP Lionel Tardy, qui préfère l'amende à la suspension. Il a fait voter en commission un amendement en ce sens, soutenu par la Fédération française des télécoms.
    "Si la gauche se mobilise, ce texte ne passera pas", ajoute le jeune élu de Haute-Savoie, au terme d'une dernière réunion de députés UMP avec Christine Albanel.

  • Dans son discours, la ministre a de nouveau défendu la suspension : "une sanction de nature pécuniaire, également prononcée par le juge, aurait brouillé le message".

    La gauche virevolte

    L'opposition votera contre à l’Assemblée, alors qu'au Sénat fin octobre, les socialistes avaient voté pour, leurs collègues PCF s'étant abstenus.
    "Ce texte, pour notre groupe, est inutile à plusieurs titres : il est déjà dépassé. Il vise ainsi à réprimer le téléchargement et l'échange de fichiers au moment où le streaming ( écoute ou visionnement gratuit de document, sans téléchargement) est en plein essor", a déclaré Patrick Bloche (PS).
    Le spécialiste des media au PS est impayable.
    Somme toute, il ne condamne le vol de voiture que si le véhicule « emprunté » n’est pas ramené au lieu du vol. Il trouve donc légitime de regarder un film en streaming dans son canapé, plutôt que de payer une place de cinéma. Il donne son aval au vol d’oeuvres de création, à leur mise en ligne et à leur consommation de masse dans la grande distribution du Net.
    Le PS est vraiment imprévisible et les créateurs sont justement payés en retour du soutien qu’ils apportent au PS. Avec des Bloche, ils ont de véritables alliés.

    La gauche permissive est-elle respectueuse des artistes
  • Pourquoi, Christian Paul (député de la Nièvre, 49 ans), le camarade de Bloche (53 ans) , a-t-il qualifié le projet de loi de "furieusement ringard", et Martine Billard (Verts, 57 ans) parle-t-elle d'un projet "absurde technologiquement" et "inefficace" ?
    Pour rester jeune, il faut plaire aux quartiers et aux jeunes: qui a dit que la gauche est populiste et démagogue ?
  • Pourquoi la gauche méprise-t-elle les saltimbanques et vénère-t-elle la technologie ?
    "Internet n'est pas l'ennemi de la création", prétendent les socialistes dont les arguments polémiques et subjectifs évoquent une "loi de l'ordre ancien": "la droite a toujours été mal à l'aise face aux évolutions technologiques" ! Que dire de la gauche face à la culture et la création ?
    La gauche ratisse dans le milieu artistique,comme dans les communautés, mais ses récupérations ne l'engagent pas , ni politiquement, ni moralement.
  • Pourquoi protéger les voleurs plutôt que les victimes?
    Mercredi matin en commission des Lois, Mme Billard et Jean-Pierre Brard (app. PCF) ont fait adopter un amendement pour éviter que l'internaute ne continue de payer son abonnement en cas de suspension de son accès Internet, ce que prévoit en l'état le texte.
    Pour être mieux apprécié du plus grand nombre d'électeurs ?
    Total doit-elle aussi financer?

    Les « ringards » feront le choix de la création

    Insistant sur l'aspect pédagogique du texte
    , le gouvernement et la majorité des députés UMP, à commencer par leur chef de file Jean-François Copé, invoquent la protection des droits d'auteur contre le préjudice du téléchargement illégal.
    "Le développement de la piraterie numérique" est "une menace contre la vitalité culturelle en France"
    , estime ainsi le rapporteur UMP, Franck Riester.
  • Jack Lang va voter pour la loi Albanel
    L'ex-ministre de la Culture de François Mitterrand fait savoir que sa position "est dans la droite ligne des idées" qu'il a toujours défendues sur les droits d'auteur.
  • dimanche 15 mars 2009

    La majorité et le PS s'opposent sur la loi création et Internet

    Les pirates socialistes passent à l'abordage

    La ministre de la culture, Christine Albanel, a défendu devant les députés le 'réalisme' du projet de loi création et Internet, dont l'examen a commencé mercredi 11 mars à l'Assemblée Nationale. 'Il ne prétend pas éradiquer entièrement le phénomène de masse que constitue le piratage des oeuvres culturelles sur Internet, a assuré la ministre. Il a plutôt pour vocation de contribuer à une prise de conscience, à l'instauration chez les internautes d'un état d'esprit nouveau'. A 'l'économie parasite du piratage', elle a opposé 'un Internet civilisé'.
    'Vous avez un temps de retard', a estimé Patrick Bloche (PS, Paris), plaidant pour 'de nouveaux modes de financement de la création à l'ère numérique'.
    'La vraie vie est loin du protectionnisme de votre texte devenu furieusement ringard, a à son tour défendu Christian Paul (PS, Nièvre). Votre loi fait déjà partie de la longue traîne des lois aveugles.' Alors que les sénateurs socialistes avaient approuvé le texte du gouvernement, le PS a décidé de voter contre à l'Assemblée.
    'On vend aux artistes une illusion sécuritaire', a justifié M. Paul, défendant 'solennellement', au nom du groupe socialiste, 'l'idée d'une alliance libre de l'Internet et de la culture'.

    Les députés socialistes ont dénoncé 'une nouvelle ligne Maginot'
    La comparaison de ce belliciste socialiste est hardie ! Cette ligne de fortifications et de défense construite par la France le long de ses frontières avec la Belgique, le Luxembourg, l'Allemagne et l'Italie au cours des années 1920-1930, avait été voulue par Paul Painlevé.
    Ministre de la Guerre en mars 1917, Paul Painlevé devint président du Conseil en septembre et nomma alors Philippe Pétain commandant en chef des armées. ministre de la Guerre de 1925 à 1929 (avec une interruption de 3 semaines en juin 1926), sous Aristide Briand (Cartel des gauches), Édouard Herriot (parti radical) et Raymond Poincaré. Il fit voter la loi sur le service militaire obligatoire d'un an (1928) et ordonna les premiers travaux de la ligne Maginot.
    Aristide Briand, (1862 - 1932) était un homme politique et diplomate français qui a occupé de hautes fonctions au sein des gouvernements français successifs : onze fois président du Conseil et vingt fois ministre.
    Il est connu pour son action en faveur de la réconciliation entre la France et l'Allemagne. En 1928, il poursuivit son rêve de paix par la sécurité collective (dont l'axe serait la Société des Nations, SDN) en signant avec l'Américain Kellogg un pacte qui voulait mettre la guerre hors-la-loi. Finalement, sa construction diplomatique fut un château de sable qui s'écroula sous les coups de butoir de …la crise économique de 1929, de la montée du nazisme et du communisme. Il avait déjà reçu…le Prix Nobel de la paix en 1926. Son pacifisme idéologique avait entravé la modernisation de l’armement français et facilité l’invasion nazie.

    -> Max Gallo le qualifie de « modèle le plus achevé de parlementaire français de la IIIe République », illustrant « l'incapacité de toute une classe politique à saisir la nouvelle donne qui change le jeu du monde ». Il pense que Briand, comme Pétain, était de ces hommes, nés sous le Second Empire, qui n'ont pas eu à « passer le témoin à des hommes » plus jeunes — morts dans les tranchées de 14-18 — et ils « tenaient encore la barre » dans les années 1930 et 1940. Finalement de « trop vieux capitaines pour une mer déchaînée. Elle les a engloutis.»

    -> D'autres personnalités ont partagé les positions pacifistes de Briand, même après l'arrivée au pouvoir d'Hitler (Briand est mort avant), et le réarmement de l'Allemagne : Léon Blum au moment de Munich exprime son « lâche soulagement », Marcel Déat clame qu'il ne veut pas « mourir pour Dantzig ». L'opinion publique française les suit : Édouard Daladier, signataire des accords de Munich, reçoit un triomphe à sa descente d'avion, alors qu'il pensait que la foule était là pour le lyncher.
    Patrick Bloche (1956), maire du XIe arrondissement de Paris, rapporteur de la loi sur le PACS dont il fut le coauteur avec Jean-Pierre Michel, est la dernière recrue de Martine Aubry qui en a fait le secrétaire national du PS aux media.
    Il accuse Christine Albanel d'arriver après la bataille de l'Internet. Pour couronner le sujet sur la ligne Maginot vue par Bloche et souligner la cohérence du foudre de guerre pacifiste, rappelons qu'en 1991, Bloche faisait partie des partisans socialistes de l'engagement de la France dans la Guerre du Golfe.

    vendredi 13 mars 2009

    Vallini plaque Aubry

    Vallini démissionne de la direction du PS

    Aubry ne fait pas de prévention auprès des rebelles des quartiers régionaux

    Elle donne plutôt dans le sécuritaire


    Mamie Nova a donc recadré le petit Dédé Vallini (Lien PaSiDupes) qui a tendance a prendre le PS familial pour un hôtel. Le secrétaire national à la justice n’aurait pas supporté que la mama lui dise de monter dans sa chambre.
    Dédé Vallini démissionne séance tenante de son job de secrétaire national à la justice.
    C’était déjà son hochet sous la précédente direction, celle du père François, son bon papa Hollande, l’un de ses proches, donc. Le fax aurait ébranlé les murs d’un cabinet de la Rue de Solférino, vers 15 heures, hier jeudi.
    Du côté de la direction, on fait les «surpris», alors que le bruit circulait dans les salles de rédaction. «Je n’avais pas du tout entendu dire qu’il était sur le point de démissionner», feint Benoît Hamon.

    Vallini était son propre chef

    Le déserteur aurait des «raisons personnelles», assure le juge Vallini soi-même. Honnêtement, «il ne s’agit en aucun cas d’un désaccord de fond» avec la première secrétaire, Martine Aubry. Reste qu’André Vallini ne se serait guère acclimaté au fonctionnement de la nouvelle direction. «André n’était pas très à l’aise depuis le début, glisse un autre proche de l’ex-patron du parti, François Hollande. Il aime bien qu’on lui fasse confiance totalement. Ce qui était le cas dans sa relation avec François.»

    Ancien président de la commission parlementaire sur l’affaire d’Outreau, donc responsable des indulgences corporatistes pour le juge Burgaud, et membre de la commission Balladur sur la réforme des collectivités, ce spécialiste politiquement correct des questions judiciaires et institutionnelles n’aurait guère apprécié de se voir réprimander, au téléphone, par la nouvelle patronne pour avoir pondu, en solo, un communiqué sur la réforme du juge d’instruction.

    La concertation n’était donc pas pratique courante sous le règne de Flamby 1er : il suffisait que les enfants fassent leurs devoirs. C’est l’éducation des enfants à l’autonomie , selon le père François.

    Les nouvelles règles de la famille recomposée socialiste


  • Dédé s’était émancipé du père absent et s’était mis à ses devoirs, sans en référer à Mamie Nova. «Elle l’a chopé pour lui expliquer qu’elle devait donner son aval avant toute expression, rapporte un autre hollandais. Il s’est fait gronder comme dans une cour d’école…» Une admonestation dont le député de l’Isère a pris ombrage. «Elle n’est même pas parlementaire», aurait-il murmuré, rageur devant ses petits camarades, des lèche-bottes qui auraient rapporté à la maîtresse…
  • Du côté du premier secrétariat, François Lamy, bras droit de Martine Aubry, philosophe sur le rapport entre «le je et le nous». Puis, «s’il regrette qu’André soit parti», il souligne aussi une«volonté affirmée de mise en cohérence de la parole socialiste, qui est une demande des militants. Ce qui est demandé à chaque secrétaire national, c’est de mettre son talent au service du collectif. Ce qui constitue peut-être une différence par rapport à la période précédente»…
  • Un autre membre de la direction le dit plus crûment, mais anonymement, vu la liberté d’expression Rue de Solférino : «L’époque de François, où chacun faisait ce qu’il voulait dans son coin, est finie. Martine exige du travail collectif. Et on ne peut pas dire que ce soit la première qualité de Vallini…»

    La nouvelle justice socialiste

    Hier soir, c’est une signataire de la motion Aubry lors du congrès de Reims, Marie-Pierre de la Gontrie, qui a été désignée pour remplacer André Vallini.
    Ironie de l’histoire : l’élue de la capitale occupe déjà, dans la nouvelle direction, le secrétariat national aux libertés publiques. Et ses récentes expressions sur ce sujet, connexe à celui de la justice, avaient été ressenties comme concurrentielles, et de ce fait fort «désagréables», selon un de ses proches, au député de l’Isère.

    Marie-Pierre de La Gontrie est une femme, mais elle n’est pas de couleur

    Cette avocate, née en Savoie en décembre 1958, est une élue conseillère de Paris (PS) en 1995 et 2001, dont Bertrand Delanoë fait son adjointe, chargée de la démocratie locale et des relations avec les associations.

    Une polyvalente, une bonne à tout faire !
    Depuis 2004, elle est également première vice-présidente du conseil régional d'Île-de-France chargée des finances après avoir été, lors de la mandature précédente, vice-présidente en charge de la culture :
    En décembre 2008, elle est nommée Secrétaire Nationale du Parti Socialiste chargée des libertés publiques et de la Justice.

    Le delanoïste Patrick Bloche (1956), maire d'arrondissement, le XIe de Paris après son mentor, Georges Sarre, et secrétaire national sans attribution, abandonne son emploi fictif et devient secrétaire national aux media.
  • jeudi 15 janvier 2009

    Remaniement au PS: Aubry irriteVallini

    Marie-Pierre de la Gontrie remplace Vallini à la justice

    La vice-présidente du Conseil Régional d'Ile-de-France prendra la succession d'André Vallini comme secrétaire nationale à la justice du PS, a annoncé mardi Harlem Désir lors d'un point presse au siège du parti.
  • Mme de la Gontrie (1958), également chargée des libertés publiques et signataire de la motion Aubry lors du congrès de Reims, remplace à André Vallini, qui a démissionné lundi pour "raisons personnelles"… Cette avocate est adjointe au maire de Paris, chargée de la démocratie locale et des relations avec les associations. Elle est aussi première vice-présidente du Conseil Régional d’Ile de France, chargée des Finances.
  • Le delanoïste Patrick Bloche, qui est né en 1956 à Neuilly-sur-Seine et était jusqu’ici secrétaire national sans attribution, devient secrétaire national aux media. Il a succédé à Georges Sarre (CERES) comme maire du 11ème arrondissement de Paris, le 29 mars 2008. Il est connu pour avoir été le président de la Commission des Lois, et rapporteur de la proposition de loi sur le PACS dont il fut le coauteur avec Jean-Pierre Michel.
  • Selon la rumeur, l’autoritarisme de la première secrétaire est devenu insupportable au très permissif Vallini.

  • vendredi 12 décembre 2008

    Audiovisuel public : les députés votent la suppression partielle de la pub

    Respect de rythmes de vie raisonnables sur France Télévisions
    Commencés le 25 novembre, les débats sur la réforme qui doit en particulier alléger nos soirées et nous faciliter le coucher et l’endormissement, devaient se poursuivre vendredi soir, voire lundi, sur la question de la compensation de la suppression de la publicité par l'instauration de deux taxes.
    > Or, à l’Assemblée Nationale, les élus du peuple ont adopté vendredi le principe controversé de la suppression de la publicité sur France Télévisions à partir du 5 janvier 2009 entre 20H00 et 06H00, dans le cadre de la réforme de l'audiovisuel public.
    > Par 30 voix contre 18, l'article 18 a été adopté après une bonne dizaine d'heures de débat…

    Les limites à l’obstruction socialiste sont dépassées
    Comme elle le fait depuis près de trois semaines, aux dépens des autres projets qui ne peuvent venir en discussion, et donc au détriment du logement, l'opposition conservatrice de gauche a déposé une multitude d’amendements, pour tenter de bloquer aussi la réforme de l'audiovisuel à France Télévisions.
    > Face à la ministre de la Culture Christine Albanel relativement sereine, une poignée de députés de gauche -Didier Mathus (à gauche), Patrick Bloche, Marcel Rogemont (PS), Noël Mamère (Verts, trois fois à droite), ancien journaliste et maintenant avocat... -ont encore longuement plombé l’activité parlementaire.
    L'objectif de la gauche est "d'aller jusqu'au bout des débats", aux dires de Jean-Marc Ayrault, pour "alerter l'opinion" contre les risques qui pèsent, selon elle, sur l'avenir du service public et les cadeaux publicitaires faits aux chaînes privées. PaSiDupes a donné ici la parole à des contradicteurs de ces fausses raisons politico-démagogiques.

    >
    "Obstruction", protestent à juste titre le gouvernement et la majorité, qui accusent l'opposition de retarder la réforme et de négliger les intérêts du service public.

    La guérilla socialiste tourne à la diffamation

    Noël Mamère
    s’en prend aux personnes et a accusé le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, d'avoir eu des intérêts dans une société de lobbying
    dont l'un des clients est Bouygues, actionnaire majoritaire de TF1.
    Dans la « république du respect » socialiste, l'ex-ministre Jean Glavany a même qualifié F. Lefebvre de "petite frappe de TF1", à la stupeur des députés UMP indignés.
    > F. Lefebvre a du expliquer comment Mamère déforme la vérité: "Devenu député, j'ai abandonné des activités que j'avais dans le passé".
    Une suspension de séance a été nécessaire pour calmer les esprits. Et à la reprise, après s'être expliqué avec M. Lefebvre, Noël Mamère a retiré ses propos... A gauche, non seulement on ne se maîtrise pas, mais on n’exprime pas non plus ses excuses, on regrette …

    Quand l’opposition est démocratique

    > Certes, la gauche enrage de sa faiblesse et s’indigne, mais l'Assemblée démocratiquement élue peut voter à la majorité la suppression de la publicité sur RFO en 2011. "Ce n'est pas 450 millions qu'il faut compenser, c'est désormais 468,6 millions", s'est écriée Sandrine Mazetier (PS, à gauche), selon son estimation de la compensation prévue par l'Etat après la suppression de la publicité sur les chaînes de télé publiques.
    > A compter du 5 janvier, les programmes de France 2 et France 3 en soirée ne comporteront plus d’autres messages publicitaires " que ceux pour des biens ou services présentés sous leur appellation générique", selon l'article voté vendredi.

    Retour aussi à de bonnes nuits réparatrices.

    vendredi 11 avril 2008

    Opération de soutien d’élus PS aux lycéens grévistes

    Des proches du socialiste Delanoë encouragent la chienlit lycéenne
    En ce jour de manifestations lycéennes, cinq députés socialistes de Paris se sont rendus jeudi devant le lycée Paul-Valéry (XIIe arrondissement) pour apporter leur soutien à la mobilisation contre les 11.200 suppressions de postes prévues dans l'Education nationale à la rentrée 2008.
    Nous annoncer la bouche en cœur que le quintet de Jospinistes, Sandrine Mazetier, Patrick Bloche, George Pau-Langevin, Danièle Hoffman-Rispal et Serge Blisko a choisi un lycée 'emblématique' de la situation actuelle dans l'enseignement, c’est se payer notre tête. Emblématique, et pourquoi ?

    Ce n’est pas un hasard que le collège-lycée Paul-Valéry est bloqué depuis le début de la semaine par les élèves, puisque Sandrine Mazetier, l’animatrice de l’opération, est en effet ancienne élève du collège et du lycée … Paul-Valéry. Que la presse censée nous informer taise ce genre de détail montre bien que les journalistes militants ont pour mission de nous intoxiquer.
    Le gang de la protégée de Delanoë n’a pas seulement réalisé un coup médiatique. Au Conseil municipal de Paris, le maire l'avait chargée de ...la vie étudiante, suite à la démission de David Assouline en septembre 2004. Mazetier s’agite donc au service de son maître qui postule au poste de Premier secrétaire du PS. Il faut donc s’attendre maintenant à ce que Sa Cynique Majesté Royal lui riposte prochainement en prenant à son tour un établissement scolaire en otage et que les lycéens en fasse les frais.

    Qui sont les membres de la bande des cinq socialistes?
    Sandrine Mazetier, née en1966, est députée PS depuis juin 2007 dans la 8e circonscription de Paris. Proche de Bertrand Delanoë (comme de Dominique Strauss-Kahn), le maire l’avait nommée adjointe en charge du patrimoine et, puis chargée de l'éducation au sein du contre-gouvernement ou « shadow cabinet » PS.
    Patrick Bloche, (ci-dessus à gauche) membre du PS, conseiller de Paris depuis 1995, député de la septième circonscription de Paris depuis 1997, premier secrétaire de la fédération PS de Paris depuis 2000 et, depuis 2008, maire du 11ème arrondissement, bien que né en1956, à … Neuilly-sur-Seine.
    George Pau-Langevin (ci-dessus au centre), née en 1948 en Guadeloupe, est avocate, membre du PS depuis 1975, députée de Paris et membre du conseil municipal du XXe arrondissement de Paris.
    Sous la pression de Bertrand Delanoë, qui juge décisif le poids électoral de la communauté antillaise dans les élections municipales de Paris en 2008, le bureau national du PS (malgré l'opposition des fabiusiens) décide le 11 juillet d'investir George Pau-Langevin sans vote des militants, violant ainsi la promesse fait au maire PS sortant, Michel Charzat, quelques semaines plus tôt. George est débitrice de Delanoë : elle n’a pas fini de le rembourser… LIRE PaSiDupes: voir libellé 'Pau-Langevin'
    Danièle Hoffman-Rispal, née en 1951 à Paris, est élue députée en 2002 à Paris 6e où elle a battu le chevènementiste sortant Georges Sarre (MRC). Réélue en 2007, elle est dans cette opération la caution de proximité.
    Serge Blisko (ci-dessus à droite), né en 1950 à Nancy, fut réélu député PS en 2007, dans la Xe circonscription de Paris. Ce médecin membre du Conseil municipal de Paris dans le 13ème Arrondissement, est une autre caution de proximité. LIRE aussi à son sujet un précédent article de PaSiDupes: cf. son libellé.

    Dix postes d'enseignants et quatre classes doivent être supprimés à la rentrée à Paul-Valéry, selon Renaud Leray, professeur de physique, membre du SNES-FSU, syndicat de professeur au coeur des manifestations lycéennes, comme de toutes les dernières actions socio-politiques. Et cela, alors que les effectifs des élèves sont stables depuis 2002. Au lycée, mais le sont-ils au collège ? L’amalgame est une technique dégradante, spécialement de la part d’éducateurs. "Cela signifie des classes de 35 élèves dans certains niveaux", continue ce professeur du Syndicat national des enseignements de second degré (SNES-FSU), qui fait des mathématiques globales de nature à abuser les parents d'élèves. Supprimer des postes de Corse ou de mandarin n’a jamais eu pour effet d’augmenter les effectifs en classes de physique, contrairement à la déclaration de ce militant. Si d’ailleurs il s’agit de supprimer le Chinois, les pro-tibétains de circonstance devraient logiquement s’en réjouir.
    "Plus de 200 postes" -en chiffres ronds et enflés- seront supprimés au total à la rentrée dans les lycées parisiens, prétend Pascal Cherki, adjoint au maire chargé de l'éducation et donc un proche de Sandrine Mazetier. Ces suppressions toucheraient plus particulièrement les établissements de l'Est parisien, dont beaucoup sont classés en zone d'éducation prioritaire (ZEP). M. Cherki a demandé au rectorat d'organiser une table-ronde sur le sujet.

    Cette concertation aura lieu, mais est-elle nécessaire puisque, d'ores et déjà, mais hormis à gauche, chacun sait que les contingents d’heures supplémentaires seront renforcés pour faire face aux nécessaires ajustements liés aux fluctuations démographiques et aux flux migratoires. Les sans papiers scolarisés sont d’ailleurs particulièrement nombreux dans l’Est parisien, théâtre privilégié d’opération de RESF ?


    Mais le PS ne veut pas en entendre parler : à une gestion souple de l’Education nationale, la gauche préfère les lourdeurs coûteuses d’un système dépassé et coûteux. Un système "ingérable", affirme d’emblée Sandrine Mazetier, députée de la circonscription qui organisait le déplacement après avoir interpellé mercredi le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos sur la situation de Paul-Valéry. Sa connaissance du sujet, en tant qu’élue municipale concernée par l’école primaire, s’étend-elle au-delà, au niveau secondaire, par le miracle de l’idéologie ?
    "Cette duperie vise à masquer un dispositif de régulation budgétaire, de suppression de postes de fonctionnaires, une démolition du service public de l'Education nationale", a estimé Patrick Bloche, en plein schéma catastrophiste de nature à frapper l’opinion, au risque de l’intoxiquer.
    "Il est immoral de faire payer aux enseignants, aux parents d'élèves et aux enfants les 15 milliards de cadeaux fiscaux consentis l'été dernier", s'est insurgée Mazetier, qui procède par amalgame démagogie. Et croit-elle que les contribuables français jugent moral de maintenir des classes en sous effectifs pour enseigner le provençal à quatre élèves -à l’heure de l’Europe- quand les MJC ou les Centres sociaux pourraient s’en charger aussi efficacement?


    Puisqu’il s’agit de rallier les lycéens et les professeurs à la mairie de Paris et à son maire, prétendant au poste de Premier secrétaire du PS, contre Désirdavenir Royal en particulier, que deviennent les lycéens dans cette opération ? Ils sont simplement instrumentalisés et n’ont rien à attendre de leurs manifestations. Les associations de lycéens, l’UNL et la Fidl, le savent : les suppressions de postes ont été votées au Parlement et il n’est pas question d’y revenir. Ce qu’ils peuvent encore négocier concerne par exemple la réforme du bac. Or, le gouvernement les reçoit successivement cet après-midi et demain.
    Pourtant, des jeunes sont poussés à sécher leurs cours et attirés hors des classes pour défiler dans la rue et casser.

    mercredi 25 juillet 2007

    PS : le complot ségoliste des poudres

    Les jeunes loups veulent faire sauter la baraque

    La politique à gauche se durçit : les petits durs socialistes brandissent le poing !

    La politique de Montebourg est celle, radicale et fraternelle, de la ‘tabula rasa’. Condamnant le processus lancé par François Hollande avant même d’en connaître les axes principaux, des élus socialistes aux dents longues, qui se sont qualifiés pour l’imagerie populaire de ‘jeunes lions’, et qui sont des proches officieux et officiels de Royal, ont décidé de se lancer sans attendre dans la refondation du PS. En commençant par la mise à mort politique du Premier secrétaire. Réunis en séminaire d’harmonisation, à l’initiative de Sa Cynique Majesté Royal le 16 juillet dernier, ils ont convié les jeunes sicaires socialistes les plus déterminés à un premier débat le 20 juillet à Evry.

    Si donc la chasse aux éléphants était jusqu’ici interdite, puis protégée, elle est désormais ouverte."Le Parti du mouvement ne doit pas devenir aujourd'hui une machine à broyer les énergies neuves, comme l'issue du dernier Conseil national, plus que décevant, peut le laisser craindre", écrivent dans un communiqué plusieurs élus du parti socialiste, dont les députés :

    Gaëtan Gorce (né en 1958 dans la Nièvre, cet ex-Hollandais rallié à Royal représente Nouvelle Voix) ;

    Arnaud Montebourg (né en 1962, ce chevalier blanc psychorigide fut l’animateur du NPS, avant de créer Rénover Maintenant, fut porte-parole malencontreux de Royal, la malheureuse candidate et il est encore provisoirement proche de Sa Cynique Majesté bien qu’elle l’ait suspendu comme un valet lorsqu’il estima déjà que le seul défaut de Marie-sEGOlène Royal "c'est François Hollande", alors concubin de la prétendante à l’Elysée et toujours premier secrétaire du) ;

    Manuel Valls (né en 1962 à Barcelone, il est venu avec sa valise en carton, a soutenu Jospin lorsqu’il était au pouvoir, mais l’a largué à sa chute pour officiellement rallier Royal lorsque les sondeurs la chouchoutaient. Il fait actuellement dans l’ombre de Royal un maximum de mousse et postule à tout) ;

    Patrick Bloche (né à … Neuilly-sur-Seine dans la commune la plus riche de France en 1956, a pour parrain Jean-Marie Le Guen démissionnaire en1999 car impliqué dans l'affaire de la MNEF, et aussi professeur de dramaturgie de la candidate Royal à la ‘saine’ colère calculée),

    Christian Paul (ce président de l'association Les Temps Nouveaux proche de Rénover Maintenant, dont il est aussi membre avec Montebourg, est un Ségoliste né en 1960 à Clermont-Ferrand),

    Christophe Caresche (né en 1960 à Arcachon, diplômé de l’IEP de Grenoble et élu de Paris, ce nomade n’est pas un opportuniste, puisque, fidèle Jospiniste, il devint Delanoëiste favorable à Royal),

    Gilbert Roger (conseiller spécial de Royal, c’est un ex-NPS, retoqué Rénover Maintenant),

    Patricia Adam (née à … St-Cloud en 1953, a fait sa carrière à Brest : elle est aussi fiable que les autres, puisqu’elle est passée de DSK à Royal),

    Marisol Touraine (née en 1959 du sociologue Alain Touraine et épouse de Michel Reveyrand -ambassadeur de France au Mali depuis 2006-, cette défavorisée est une ancienne élève de l'ENA et membre du Club le Siècle).

    LIRE ‘IMPERATIVEMENT’ l’article de PaSiDupes relatif au Club LE SIECLE

    Ce groupe d’impatients ne revendique pas la manière douce. "Pour combattre les idées claires de la droite dure, le PS ne saurait se contenter d'idées floues, de vieilles recettes", reprochent-ils après coup à l’équipe Hollande, refusant "la tentation dominante" de l'immobilisme et défendant "une transformation profonde" du parti. Pour ces battants battus, "le processus proposé par la direction n'est pas à la hauteur de l'enjeu", qu’ils condamnent en tant que "réplique pure et simple de la méthode déjà proposée en 2002", et qui selon eux risque d'amener aux "mêmes funestes résultats" en 2012 qu'en 2007. "C'est d'un changement beaucoup plus radical et beaucoup plus profond que nous avons besoin", affirment-ils, péremptoires.

    Ces jeunes radicaux annoncent clairement qu’ils veulent dynamiter la rue de Solférino et pas seulement les caves… Pour ce faire, il faut que "tous ceux qui en ont assez des querelles de personnes, des luttes de clans et des ambitions présidentielles se rassemblent, non pour fonder un énième courant ou une énième sensibilité mais pour ouvrir un dialogue franc, approfondi, sans tabou ni a priori, sur les causes de nos défaites et sur les moyens d'y répondre".

    Contrairement aux apparences, Hollande ne serait donc pas l’objet ‘des querelles de personnes, des luttes de clans et des ambitions présidentielles'. "Il faut changer de méthode pour changer le fond", a précisé Gaëtan Gorce, qui craint que le parti dans son état actuel n'organise qu'un débat "personnalisé et instrumentalisé par les luttes de clans". Et si la direction du parti ne lui "inspire pas confiance", il soutient paradoxalement qu'il ne s'agit en rien d'un procès de personne contre François Hollande, à qui il reproche néanmoins d'être "la clef de voûte d'un système" qui n'a pas de capacité à "changer rapidement".

    S’attaquer à la clé de voûte, n’est-ce pas mettre l’édifice en péril ? Puisqu’on vous dit que non, vous pouvez les croire sur parole : ils n’en ont qu’une !