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lundi 29 octobre 2018

Les SMS d’Alexandre Benalla ont probablement été effacés par l’Elysée

Des SMS qui disparaissent comme par magie sur un smartphone sécurisé devant les yeux ébahis d’un Alexandre Benalla en garde à vue…

Cette  stupéfiante manoeuvre a laissé pantois beaucoup d’experts. 





"On a pu constater que des SMS disparaissaient au fur et à mesure. La date apparaissant sur le téléphone a même changé: ce dernier indiquait... 1970", a indiqué l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron, d'après Le Monde.

Le piratage semble peu probable, dans le mesure où les smartphones de l’Elysée sont sécurisés par la solution matérielle et logicielle Cryptosmart d’Ercom, agréée par l’ANSSI pour le partage d’informations en Diffusion Restreinte.

La thèse complotiste du service secret paraît trop complexe pour ce type de situation, d’autant plus qu’il y avait déjà un moyen simple pour l’Elysée d’effacer les éventuelles données sensibles sur le téléphone d’Alexandre Benalla: la fonction Mobile Device Management (MDM) de la solution d’Ercom.

Cette destruction de données a-t-elle été commanditée par l’Elysée, fournisseur officiel de ce téléphone professionnel ?

La thèse la plus vraisemblable est celle d’une suppression commanditée par l'Elysée

Selon un expert en sécurité, elle n’est pas contredite par Ercom, le fournisseur de la solution qui protège les smartphones de l’Elysée.
Le MDM est une fonction classique qui existe dans beaucoup de solutions de gestion de flotte de smartphones et qui permet d’effacer à distance le contenu d’un terminal volé. Beaucoup d’entreprises utilisent ce type de solution pour protéger leurs données. 

Sur BFMTV, Raphaël Basset, vice-président marketing et innovation chez Ercom, explique toutefois que Cryptosmart ne permet d’effacer que la totalité des données d’un smartphone. Effacer seulement les SMS n’est pas possible, dit-il.

Cette affirmation n’est pas nécessairement en contradiction avec le témoignage d’Alexandre Benalla. 

Selon un expert en sécurité, un tel effacement à distance peut se faire de deux manières: par un mécanisme de bas niveau (effacement par écriture d’octets au niveau de la partition du disque) ou par un mécanisme de haut niveau (effacement par appels successifs d’une interface de programmation côté Android). "Un effacement n’est pas instantané s’il n’est pas de bas niveau et je pense que ça peut être l’explication la plus simple. Alexandre Benalla peut avoir constaté l’opération d’effacement en cours, c’est-à-dire l’actionnement du MDM à distance. La date qui s'est subitement remise à 1970 est elle aussi crédible car les systèmes d'exploitation basés sur Unix/Linux (comme Android) utilisent une représentation des dates et heures basées sur le temps Epoch qui commence précisément le 1er janvier 1970",  explique l’expert.

En somme, l’explication la plus probable serait donc celle d’un effacement commandité depuis l’Elysée. Elle était techniquement faisable et ne rentre finalement pas en contradiction avec ce que raconte Alexandre Benalla aux juges.

lundi 23 mai 2016

Démantèlement d'un réseau de piratage de distributeurs de billets dans le sud-ouest de la France

Onze malfrats en réseau de piratage de distributeurs ...

Leur appartenance communautaire est tue...

Onze membres d'un réseau de piratage de distributeurs automatiques de billets, soupçonnés d'avoir piraté les données de milliers de cartes bancaires pour un préjudice d'environ un million d'euros, ont été interpellées mi-mai à partir du sud-ouest de la France, a-t-on appris lundi auprès du parquet de Bordeaux.

A l'origine de cette enquête, la constatation par les gendarmes des Landes, entre juin et novembre 2013, d'une "recrudescence de piratages de distributeurs automatiques de billets (DAB) par la technique dite du 'skimming' ", a expliqué le Parquet dans un communiqué.
Le 'skimming' consiste "à mettre en place sur les DAB des dispositifs d'enregistrement des données de cartes bancaires et des caméras pour capter la frappe du code secret des utilisateurs", précise le parquet. "Ensuite, un traitement informatique permet d'encoder des cartes vierges qui sont utilisées pour récupérer de l'argent liquide", ajoute-t-il.
Le phénomène avait repris dans les Pyrénées-Atlantiques au début de l'année 2014, s'étendant aux régions Midi-Pyrénées et Provence-Alpes-Côte-d'Azur en 2015.
"Au vu de l'ampleur du phénomène" révélé par l'enquête de la Section de recherches de Pau et du Groupement de gendarmerie des Landes, la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Bordeaux s'était saisie de l'enquête et une information judiciaire avait été ouverte.

Onze personnes interpellées simultanément dans le sud de la France le 18 mai

L'opération a mobilisé une centaine de gendarmes appuyés par une équipe d'experts d'Europol venue des Pays-Bas, a fait savoir le Parquet. "Plusieurs personnes ont été placées en détention", souligne-t-il.

Selon la même source, les perquisitions effectuées aux domiciles des suspects ont permis la saisie de "d'importantes sommes d'argent liquide (euros, dollars américains et baths thaïlandais), du matériel informatique destiné à l'encodage des cartes, du matériel de pose de 'skimmers', des façades de DAB, des cartes bancaires vierges, deux armes de poing et cinq véhicules".

Les enquêteurs ont également neutralisé trois ateliers de fabrication de "skimmers" en France et un en Italie.
Selon le Parquet, les données d'au moins 4.000 cartes bancaires ont été piratées par ce réseau, soit "la moitié des cas de 'skimming' recensés en France au cours de la seule année 2015". 

Le préjudice est estimé à environ un million d'euros, selon le Parquet.

jeudi 23 août 2012

Sous Valls, la police se radicalise: les Anonymous en font l'expérience

Cinq Anonymous verbalisés à Paris pour avoir porté un masque

Les Anonymous paient le prix de leur anonymat 

Le réseau se dit "libre et ouvert" mais, pour une secte, c'est une contre-vérité.  Le plus souvent, ces activistes non-identifiés portent un masque pour mener des actions en faveur de la liberté d’expression sur Internet ou ailleurs. Le masque s'impose en effet de plus en plus, puisque ces laïcs anti-racistes poursuivent les détracteurs de l'islam radical, comme si cette religion était une "race", terme et réalité pourtant honnis. Mieux, SOS Racisme fait désormais la chasse aux "politiquement incorrects" de la Toile, selon ses critères totalitaires. 

Or, ce mois-ci, le 10 août précisément, 
cinq Anonymous ont été verbalisés pour… dissimulation du visage !   Ils étaient rassemblés au 69, rue Legendre (XVIIe), non loin d’un centre de scientologie, une organisation contre laquelle Anonymous milite tout particulièrement. 

La préfecture de police a reconnu hier que l’infraction " avait été constatée ". Ses services n’ont cependant pas précisé le nombre de PV distribués. D’après le Code pénal (article R645-14), toute personne peut être punie si elle dissimule volontairement son visage pour ne pas être identifiée (décret dit " anticagoule "). 

Le PV (ou les PV) a donc été rédigé. " Libre au verbalisé de le contester ", précisait hier la préfecture de police.
C’est ce que s’apprêtent aujourd’hui à faire les cinq Anonymous épinglés. " On ne se masque pas pour le plaisir ! Si l’on ne montre pas nos visages, c’est parce qu’il y a un risque évident de représailles des scientologues. D’ailleurs cette organisation nous a déjà agressés ", soutient l’un d’entre eux. L’article R645-14 note justement que le texte n’est pas applicable " lorsque la dissimulation du visage est justifiée par un motif légitime "...

La police se radicalise  
Près de deux semaines après les faits, l’un des jeunes hommes en cause s’interroge toujours sur les motifs des policiers. Pourquoi ont-ils eu recours aux PV ? " Depuis plus de deux ans, les relations entre les forces de l’ordre et notre groupe sont plutôt bonnes à Paris ", remarque-t-il. En mars dernier (cf. photo), les Anonymous avaient par exemple manifesté sans difficulté sur le parvis du Centre Pompidou (IVe). Ils étaient masqués, comme à leur habitude. Mais la police n’avait pas dégainé son carnet de PV.

Un nouveau rassemblement prévu samedi aux Batignolles

Qu’est ce qui a changé depuis mars dernier ? 
La bande des cinq Anonymous tente de comprendre. Les policiers auraient-ils voulu marquer le coup après une action menée en début d’année? En janvier, les militants avaient alors mis sur Internet les données personnelles de 541 policiers français. La liste aurait été réalisée à partir du fichier des adhérents du syndicat Unité-Police SGP-FO, premier syndicat des gardiens de la paix. Les manifestants avaient justifié ce piratage par des arrestations de membres présumés de leur groupe en France. 

Les Anonymous ne comptent pas s’arrêter là. 
Près de 200 d’entre eux, toutes nationalités confondues, sont attendus ce samedi encore, vers 15 heures près de l’église des Batignolles. Ils vont à nouveau s’élever contre les abus de la scientologie… toujours masqués.

Toutes les cultures sont-elles équivalentes ?
Les Anonymous partagent leur identité par l'utilisation d'imageboards qui permettent aux initiés de les reconnaître. On compte ainsi un grand nombre de sites d'imageboards partageant sensiblement la même " culture ".

lundi 19 septembre 2011

Des pirates attaquent le site Internet du député Eric Ciotti

Ce ne serait un drame que s'il était journaliste !

Le site internet d'Eric Ciotti a été piraté dans la nuit de samedi à dimanche, a-t-on appris du député UMP des Alpes-Maritimes.

Supercherie
Plusieurs passages, notamment un texte de l'élu sur l'exécution des peines, ont été remplacés par des "propos antisémites".

Le site était fermé ce dimanche matin.
Son adresse renvoyait vers un message d'Eric Ciotti dénonçant "ces actes odieux et inqualifiables".
Le parlementaire et président du Conseil général des Alpes-Maritimes annonce également son intention de porter plainte.

jeudi 22 juillet 2010

Des Blancs réduits en esclavage par des Arabes: Histoire occultée

Devoir de mémoire, non imposé et non sélective

Ce qui est expurgé des livres d'Histoire

Ce qu'on n'a pas enseigné à l'Université, dans les IUFM,
ni dans les écoles de France
Avec la complicité de la FSU, co-gestionnaire de l'Education nationale

...

L'histoire oubliée des Blancs réduits en esclavage,
les Blancs ont oublié ce dont les Noirs se souviennent

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Robert C. Davis, Christian Slaves, Muslim Masters: White Slavery in the Mediterranean, the Barbary Coast, and Italy, 1500-1800, Palgrave Macmillan, 2003, 246 pages, 35 dollars US.
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Présenté par Thomas Jackson

Dans son exposé instructif sur l'esclavage barbaresque, Robert C. Davis remarque que les historiens américains ont étudié tous les aspects de l'esclavage des Africains par les Blancs mais ont largement ignoré l'esclavage des Blancs par les Nord-Africains. Christian Slaves, Muslim Masters [Esclaves chrétiens, maîtres musulmans] est un récit soigneusement documenté et clairement écrit de ce que le Prof. Davis nomme «l'autre esclavage», qui s'épanouit durant approximativement la même période que le trafic trans-atlantique, et qui dévasta des centaines de communautés côtières européennes. Dans la pensée des Blancs d'aujourd'hui, l'esclavage ne joue pas du tout le rôle central qu'il joue chez les Noirs, mais non pas parce qu'il fut un problème de courte durée ou sans importance. L'histoire de l'esclavage méditerranéen est, en fait, aussi sombre que les descriptions les plus tendancieuses de l'esclavage américain. Le Prof. Davis, qui enseigne l'histoire sociale italienne à l'Université d'Etat de l'Ohio, projette une lumière perçante sur ce coin fascinant mais négligé de l'histoire.

Un commerce en gros

La côte barbaresque, qui s'étend du Maroc à la Libye moderne, fut le foyer d'une industrie florissante de rapt d'êtres humains depuis 1500 jusqu'à 1800 environ. Les grandes capitales esclavagistes étaient Salé au Maroc, Tunis, Alger et Tripoli, et pendant la plus grande partie de cette période les marines européennes étaient trop faibles pour opposer plus qu'une résistance symbolique.

Le trafic trans-atlantique des Noirs était strictement commercial, mais pour les Arabes, les souvenirs des Croisades et la fureur d'avoir été expulsés d'Espagne en 1492 semblent avoir motivé une campagne de rapt de chrétiens, ressemblant presque à un djihad. « Ce fut peut-être cet aiguillon de la vengeance, opposé aux marchandages affables de la place du marché, qui rendit les esclavagistes islamiques tellement plus agressifs et initialement (pourrait-on dire) plus prospères dans leur travail que leurs homologues chrétiens», écrit le Prof. Davis. Pendant les XVIe et XVIIe siècles, plus d'esclaves furent emmenés vers le sud à travers la Méditerranée que vers l'ouest à travers l'Atlantique. Certains furent rendus à leurs familles contre une rançon, certains furent utilisés pour le travail forcé en Afrique du Nord, et les moins chanceux moururent à la tâche comme esclaves sur les galères.

Ce qui est le plus frappant concernant les raids esclavagistes barbaresques est leur ampleur et leur portée. Les pirates kidnappaient la plupart de leurs esclaves en interceptant des bateaux, mais ils organisaient aussi d'énormes assauts amphibies qui dépeuplèrent pratiquement des parties de la côte italienne. L'Italie était la cible la plus appréciée, en partie parce que la Sicile n'est qu'à 200 km de Tunis, mais aussi parce qu'elle n'avait pas de gouvernement central fort qui aurait pu résister à l'invasion.

De grands raids ne rencontraient souvent aucune résistance. Quand les pirates mirent à sac Vieste dans le sud de l'Italie en 1554, par exemple, ils enlevèrent un total stupéfiant de 6.000 captifs. Les Algériens enlevèrent 7.000 esclaves dans la baie de Naples en 1544, un raid qui fit tellement chuter le prix des esclaves qu'on disait pouvoir «troquer un chrétien pour un oignon». L'Espagne aussi subit des attaques de grande ampleur. Après un raid sur Grenade en 1556 qui rapporta 4.000 hommes, femmes et enfants, on disait qu'il «pleuvait des chrétiens sur Alger». Pour chaque grand raid de ce genre, il a dû y en avoir des douzaines de plus petits.

L'apparition d'une grande flotte pouvait faire fuir toute la population à l'intérieur des terres, vidant les régions côtières. En 1566, un groupe de 6.000 Turcs et corsaires traversa l'Adriatique et débarqua à Fracaville. Les autorités ne purent rien faire, et recommandèrent l'évacuation complète, laissant aux Turcs le contrôle de plus de 1300 kilomètres carrés de villages abandonnés jusqu'à Serracapriola.

Quand les pirates apparaissaient, les gens fuyaient souvent la côte pour aller dans la ville la plus proche, mais le Prof. Davis explique que ce n'était pas toujours une bonne stratégie: «Plus d'une ville de taille moyenne, bondée de réfugiés, fut incapable de soutenir un assaut frontal par plusieurs centaines de corsaires, et le reis [capitaine des corsaires] qui aurait dû autrement chercher les esclaves par quelques douzaines à la fois le long des plages et dans les collines, pouvait trouver un millier ou plus de captifs opportunément rassemblés en un seul endroit pour être pris.»

Les pirates revenaient encore et encore pour piller le même territoire. En plus d'un bien plus grand nombre de petits raids, la côte calabraise subit les déprédations suivantes, de plus en plus graves, en moins de dix ans: 700 personnes capturées en un seul raid en 1636, un millier en 1639 et 4.000 en 1644. Durant les XVIe et XVIIe siècles, les pirates installèrent des bases semi-permanentes sur les îles d'Ischia et de Procida, presque dans l'embouchure de la baie de Naples, d'où ils faisaient leur choix de trafic commercial.

Quand ils débarquaient sur le rivage, les corsaires musulmans ne manquaient pas de profaner les églises. Ils dérobaient souvent les cloches, pas seulement parce que le métal avait de la valeur mais aussi pour réduire au silence la voix distinctive du christianisme.

Dans les petits raids plus fréquents, un petit nombre de bateaux opéraient furtivement, tombant sur les établissements côtiers au milieu de la nuit de manière à attraper les gens «paisibles et encore nus dans leur lit». Cette pratique donna naissance à l'expression sicilienne moderne, pigliato dai turchi, «pris par les Turcs», ce qui veut dire être attrapé par surprise en étant endormi ou affolé.

La prédation constante faisait un terrible nombre de victimes. Les femmes étaient plus faciles à attraper que les hommes, et les régions côtières pouvaient rapidement perdre toutes leurs femmes en âge d'avoir des enfants. Les pêcheurs avaient peur de sortir, ou ne prenaient la mer qu'en convois. Finalement, les Italiens abandonnèrent une grande partie de leurs côtes. Comme l'explique le Prof. Davis, à la fin du XVIIe siècle «la péninsule italienne avait alors été la proie des corsaires barbaresques depuis deux siècles ou plus, et ses populations côtières s'étaient alors en grande partie retirées dans des villages fortifiés sur des collines ou dans des villes plus grandes comme Rimini, abandonnant des kilomètres de rivages autrefois peuplés aux vagabonds et aux flibustiers».

C'est seulement vers 1700 que les Italiens purent empêcher les raids terrestres spectaculaires, bien que la piraterie sur les mers continua sans obstacles. Le Prof. Davis pense que la piraterie conduisit l'Espagne et surtout l'Italie à se détourner de la mer et à perdre leurs traditions de commerce et de navigation, avec des effets dévastateurs: «Du moins pour l'Ibérie et l'Italie, le XVIIe siècle représenta une période sombre dont les sociétés espagnole et italienne émergèrent comme de simples ombres de ce qu'elles avaient été durant les époques dorées antérieures.»

Certains pirates arabes étaient d'habiles navigateurs de haute mer, et terrorisèrent les chrétiens jusqu'à une distance de 1600 km. Un raid spectaculaire jusqu'en Islande en 1627 rapporta près de 400 captifs. Nous pensons que l'Angleterre était une redoutable puissance maritime dès l'époque de Francis Drake, mais pendant tout le XVIIe siècle, les pirates arabes opérèrent librement dans les eaux britanniques, pénétrant même dans l'estuaire de la Tamise pour faire des prises et des raids sur les villes côtières. En seulement trois ans, de 1606 à 1609, la marine britannique reconnut avoir perdu pas moins de 466 navires marchands britanniques et écossais du fait des corsaires algériens. Au milieu des années 1600, les Britanniques se livraient à un actif trafic trans-atlantique de Noirs, mais beaucoup des équipages britanniques eux-mêmes devenaient la propriété des pirates arabes.

La vie sous le fouet

Les attaques terrestres pouvaient être très fructueuses, mais elles étaient plus risquées que les prises en mer. Les navires étaient par conséquent la principale source d'esclaves blancs. A la différence de leurs victimes, les navires corsaires avaient deux moyens de propulsion: les esclaves des galères en plus des voiles. Cela signifiait qu'ils pouvaient avancer à la rame vers un bateau encalminé et l'attaquer quand ils le voulaient. Ils portaient de nombreux drapeaux différents, donc quand ils naviguaient ils pouvaient arborer le pavillon qui avait le plus de chances de tromper une proie.

Un navire marchand de bonne taille pouvait porter environ 20 marins en assez bonne santé pour durer quelques années dans les galères, et les passagers étaient habituellement bons pour en tirer une rançon. Les nobles et les riches marchands étaient des prises attractives, de même que les Juifs, qui pouvaient généralement rapporter une forte rançon de la part de leurs coreligionnaires. Les hauts dignitaires du clergé étaient aussi précieux parce que le Vatican payait habituellement n'importe quel prix pour les tirer des mains des infidèles.

A l'approche des pirates, les passagers enlevaient souvent leurs beaux vêtements et tentaient de s'habiller aussi pauvrement que possible, dans l'espoir que leurs ravisseurs les rendraient à leur famille contre une rançon modeste. Cet effort était inutile si les pirates torturaient le capitaine pour avoir des informations sur les passagers. Il était aussi courant de faire déshabiller les hommes, à la fois pour rechercher des objets de valeur cousus dans leurs vêtements et pour voir si des Juifs circoncis ne s'étaient pas déguisés en chrétiens.

Si les pirates étaient à court d'esclaves pour les galères, ils pouvaient mettre certains de leurs captifs au travail immédiatement, mais les prisonniers étaient généralement mis dans la cale pour le voyage de retour. Ils étaient entassés, pouvant à peine bouger dans la saleté, la puanteur et la vermine, et beaucoup mouraient avant d'atteindre le port.

Dès l'arrivée en Afrique du Nord, c'était la tradition de faire défiler les chrétiens récemment capturés dans les rues, pour que les gens puissent se moquer d'eux et que les enfants puissent les couvrir d'ordures. Au marché aux esclaves, les hommes étaient obligés de sautiller pour prouver qu'ils n'étaient pas boiteux, et les acheteurs voulaient souvent les faire mettre nus pour voir s'ils étaient en bonne santé. Cela permettait aussi d'évaluer la valeur sexuelle des hommes comme des femmes; les concubines blanches avaient une valeur élevée, et toutes les capitales esclavagistes avaient un réseau homosexuel florissant. Les acheteurs qui espéraient faire un profit rapide avec une forte rançon examinaient les lobes d'oreilles pour repérer des marques de piercing, ce qui était une indication de richesse. Il était aussi habituel de regarder les dents d'un captif pour voir s'il pourrait survivre à un dur régime d'esclave.

Le pacha ou souverain de la région recevait un certain pourcentage d'esclaves comme une forme d'impôt sur le revenu. Ceux-ci étaient presque toujours des hommes, et devenaient propriété du gouvernement plutôt que propriété privée. A la différence des esclaves privés, qui embarquaient habituellement avec leur maître, ils vivaient dans les bagnos ou «bains», ainsi que les magasins d'esclaves du pacha étaient appelés. Il était habituel de raser la tête et la barbe des esclaves publics comme une humiliation supplémentaire, dans une période où la tête et la pilosité faciale étaient une part importante de l'identité masculine.

La plupart de ces esclaves publics passaient le reste de leur vie comme esclaves sur les galères, et il est difficile d'imaginer une existence plus misérable. Les hommes étaient enchaînés trois, quatre ou cinq par aviron, leurs chevilles enchaînées ensemble aussi. Les rameurs ne quittaient jamais leur rame, et quand on les laissait dormir, ils dormaient sur leur banc. Les esclaves pouvaient se pousser les uns les autres pour se soulager dans une ouverture de la coque, mais ils étaient souvent trop épuisés ou découragés pour bouger, et se souillaient là où ils étaient assis. Ils n'avaient aucune protection contre le brûlant soleil méditerranéen, et leur maître écorchait leur dos déjà à vif avec l'instrument d'encouragement favori du conducteur d'esclaves, un pénis de bouf allongé ou «nerf de bouf» [boeuf]. Il n'y avait presque aucun espoir d'évasion ou de secours; le travail d'un esclave de galère était de se tuer à la tâche -- principalement dans des raids pour capturer encore plus de malheureux comme lui -- et son maître le jetait par-dessus bord au premier signe de maladie grave.

Quand la flotte pirate était au port, les esclaves de galères vivaient dans le bagno et faisaient tout le travail sale, dangereux ou épuisant que le pacha leur ordonnait de faire. C'était habituellement tailler et traîner des pierres, draguer le port, ou les ouvrages pénibles. Les esclaves se trouvant dans la flotte du Sultan turc n'avaient même pas ce choix. Ils étaient souvent en mer pendant des mois d'affilée, et restaient enchaînés à leurs rames même au port. Leurs bateaux étaient des prisons à vie.

D'autres esclaves sur la côte barbaresque avaient des travaux plus variés. Souvent ils faisaient du travail de propriétaire ou agricole du genre que nous associons à l'esclavage en Amérique, mais ceux qui avaient des compétences étaient souvent loués par leurs propriétaire. Certains maîtres relâchaient simplement leurs esclaves pendant la journée avec l'ordre de revenir avec une certaine quantité d'argent le soir sous peine d'être sévèrement battus. Les maîtres semblaient attendre un bénéfice d'environ 20% sur le prix d'achat. Quoi qu'ils faisaient, à Tunis et à Tripoli, les esclaves portaient habituellement un anneau de fer autour d'une cheville, et étaient chargés d'une chaîne pesant 11 ou 14 kg.

Certains maîtres mettaient leurs esclaves blancs au travail dans des fermes loin à l'intérieur des terres, où ils affrontaient encore un autre péril: la capture et un nouvel esclavage par des raids de Berbères. Ces infortunés ne verraient probablement plus jamais un autre Européen pendant le reste de leur courte vie.

Le Prof. Davis remarque qu'il n'y avait aucun obstacle à la cruauté: «Il n'y avait pas de force équivalente pour protéger l'esclave de la violence de son maître: pas de lois locales contre la cruauté, pas d'opinion publique bienveillante, et rarement de pression efficace de la part des Etats étrangers». Les esclaves n'étaient pas seulement des marchandises, ils étaient des infidèles, et méritaient toutes les souffrances qu'un maître leur infligeait.

Le Prof. Davis note que «tous les esclaves qui vécurent dans les bagnos et qui survécurent pour écrire leurs expériences soulignèrent la cruauté et la violence endémiques pratiquées ici». La punition favorite était la bastonnade, par lequel un homme était mis sur le dos et ses chevilles attachées et suspendu par la taille pour être battu longuement sur la plante des pieds. Un esclave pouvait recevoir jusqu'à 150 ou 200 coups, qui pouvaient le laisser estropié. La violence systématique transformait beaucoup d'hommes en automates. Les esclaves chrétiens étaient souvent si abondants et si bon marché qu'il n'y avait aucun intérêt à s'en occuper; beaucoup de propriétaires les faisaient travailler jusqu'à la mort et achetaient des remplaçants.

Le système d'esclavage n'était cependant pas entièrement sans humanité. Les esclaves recevaient habituellement congé le vendredi. De même, quand les hommes du bagno étaient au port, ils avaient une heure ou deux de temps libre chaque jour entre la fin du travail et avant que les portes du bagno ne soient fermées pour la nuit. Durant ce temps, les esclaves pouvaient travailler pour une paie, mais ils ne pouvaient pas garder tout l'argent qu'ils gagnaient. Même les esclaves du bagno étaient taxés d'une somme pour leurs logements sales et leur nourriture rance.

Les esclaves publics contribuaient aussi à un fonds pour entretenir les prêtres du bagno. C'était une époque très religieuse, et même dans les plus horribles conditions, les hommes voulaient avoir une chance de se confesser et -- plus important -- de recevoir l'extrême-onction. Il y avait presque toujours un prêtre captif ou deux dans le bagno, mais pour qu'il reste disponible pour ses devoirs religieux, les autres esclaves devaient contribuer et racheter son temps au pacha. Certains esclaves de galères n'avaient donc plus rien pour acheter de la nourriture ou des vêtements, bien que durant certaines périodes des Européens libres vivant dans les villes barbaresques contribuaient aux frais d'entretien des prêtres des bagnos.

Pour quelques-uns, l'esclavage devenait plus que supportable. Certains métiers -- en particulier celui de constructeur de navire -- étaient si recherchés qu'un propriétaire pouvait récompenser son esclave avec une villa privée et des maîtresses. Même quelques résidents du bagno réussirent à exploiter l'hypocrisie de la société islamique et à améliorer leur condition. La loi interdisait strictement aux musulmans de faire le commerce de l'alcool, mais était plus indulgente avec les musulmans qui le consommaient seulement. Des esclaves entreprenants établirent des tavernes dans les bagnos et certains eurent la belle vie en servant les buveurs musulmans.

Une manière d'alléger le poids de l'esclavage était de «prendre le turban» et de se convertir à l'islam. Cela exemptait un homme du service dans les galères, des ouvrages pénibles, et de quelques autres brimades indignes d'un fils du Prophète, mais ne le faisait pas sortir de la condition d'esclave. L'un des travaux des prêtres des bagnos était d'empêcher les hommes désespérés de se convertir, mais la plupart des esclaves semblent ne pas avoir eu besoin de conseil religieux. Les chrétiens pensaient que la conversion mettrait leur âme en danger, et elle signifiait aussi le déplaisant rituel de la circoncision adulte. Beaucoup d'esclaves semblent avoir enduré les horreurs de l'esclavage en les considérant comme une punition pour leurs péchés et comme une épreuve pour leur foi. Les maîtres décourageaient les conversions parce qu'elles limitaient le recours aux mauvais traitements et abaissaient la valeur de revente d'un esclave.

Rançon et rachat

Pour les esclaves, l'évasion était impossible. Ils étaient trop loin de chez eux, étaient souvent enchaînés, et pouvaient être immédiatement identifiés par leurs traits européens. Le seul espoir était la rançon.

Parfois, la chance venait rapidement. Si un groupe de pirates avait déjà capturé tant d'hommes qu'il n'avait plus assez d'espace sous le pont, il pouvait faire un raid sur une ville et ensuite revenir quelques jours plus tard pour revendre les captifs à leurs familles. C'était généralement à un prix bien plus faible que celui du rançonnement de quelqu'un à partir de l'Afrique du Nord, mais c'était encore bien plus que des paysans pouvaient se le permettre. Les fermiers n'avaient généralement pas d'argent liquide, et pas de biens à part la maison et la terre. Un marchand était généralement prêt à les acquérir pour un prix modique, mais cela signifiait qu'un captif revenait dans une famille qui était complètement ruinée.

La plupart des esclaves ne rachetaient leur retour qu'après être passés par l'épreuve du passage en pays barbaresque et de la vente à un spéculateur. Les riches captifs pouvaient généralement trouver une rançon suffisante, mais la plupart des esclaves ne le pouvaient pas. Les paysans illettrés ne pouvaient pas écrire à la maison et même s'ils le faisaient, il n'y avait pas d'argent pour une rançon.

La majorité des esclaves dépendait donc de l'oeuvre charitable des Trinitaires (fondé en Italie en 1193) et de celle des Mercedariens (fondé en Espagne en 1203). Ceux-ci étaient des ordres religieux établis pour libérer les Croisés détenus par les musulmans, mais ils transférèrent bientôt leur ouvre au rachat des esclaves détenus par les Barbaresques, collectant de l'argent spécifiquement dans ce but. Souvent ils plaçaient des boîtes à serrure devant les églises avec l'inscription «Pour la récupération des pauvres esclaves», et le clergé appelait les riches chrétiens à laisser de l'argent dans leurs voux de rédemption. Les deux ordres devinrent des négociateurs habiles, et réussissaient habituellement à racheter les esclaves à des meilleurs prix que ceux obtenus par des libérateurs inexpérimentés. Cependant, il n'y avait jamais assez d'argent pour libérer beaucoup de captifs, et le Prof. Davis estime que pas plus de 3 ou 4% des esclaves étaient rançonnés en une seule année. Cela signifie que la plupart laissèrent leurs os dans les tombes chrétiennes sans marque en-dehors des murs des villes.

Les ordres religieux conservaient des comptes précis de leurs succès. Les Trinitaires espagnols, par exemple, menèrent 72 expéditions de rachats dans les années 1600, comptant en moyenne 220 libérations chacune. Il était habituel de ramener les esclaves libérés chez eux et de les faire marcher dans les rues des villes dans de grandes célébrations. Ces défilés devinrent l'un des spectacles urbains les plus caractéristiques de l'époque, et avaient une forte orientation religieuse. Parfois les esclaves marchaient dans leurs vieux haillons d'esclaves pour souligner les tourments qu'ils avaient subis; parfois ils portaient des costumes blancs spéciaux pour symboliser la renaissance. D'après les archives de l'époque, beaucoup d'esclaves libérés ne se rétablissaient jamais complètement après leurs épreuves, particulièrement s'ils avaient passé beaucoup d'années en captivité.

Combien d'esclaves?

Le Prof. Davis remarque que des recherches énormes ont été faites pour évaluer aussi exactement que possible le nombre de Noirs emmenés à travers l'Atlantique, mais qu'il n'y a pas eu d'effort semblable pour connaître l'ampleur de l'esclavage en Méditerranée. Il n'est pas facile d'obtenir un compte fiable -- les Arabes eux-mêmes ne conservaient généralement pas d'archives -- mais au cours de dix années de recherches le Prof. Davis a développé une méthode d'estimation.

Par exemple, les archives suggèrent que de 1580 à 1680 il y a eu une moyenne de quelques 35.000 esclaves en pays barbaresque. Il y avait une perte régulière du fait des morts et des rachats, donc si la population restait constante, le taux de capture de nouveaux esclaves par les pirates devait égaler le taux d'usure. Il y a de bonnes bases pour estimer les taux de décès. Par exemple, on sait que sur les près de 400 Islandais capturés en 1627, il ne restait que 70 survivants huit ans plus tard. En plus de la malnutrition, de la surpopulation, de l'excès de travail et des punitions brutales, les esclaves subissaient des épidémies de peste, qui éliminaient généralement 20 ou 30% des esclaves blancs.

Par un certain nombre de sources, le Prof. Davis estime donc que le taux de décès était d'environ 20% par an. Les esclaves n'avaient pas accès aux femmes, donc le remplacement se faisait exclusivement par des captures. Sa conclusion: «Entre 1530 et 1780, il y eut presque certainement un million et peut-être bien jusqu'à un million et un quart de chrétiens européens blancs asservis par les musulmans de la côte barbaresque». Cela dépasse considérablement le chiffre généralement accepté de 800.000 Africains transportés dans les colonies d'Amérique du Nord et, plus tard, dans les Etats-Unis.

Les puissances européennes furent incapables de mettre fin à ce trafic. Le Prof. Davis explique qu'à la fin des années 1700, elles contrôlaient mieux ce commerce, mais qu'il y eut une reprise de l'esclavage des Blancs pendant le chaos des guerres napoléoniennes.

La navigation américaine ne fut pas exempte non plus de la prédation. C'est seulement en 1815, après deux guerres contre eux, que les marins américains furent débarrassés des pirates barbaresques. Ces guerres furent des opérations importantes pour la jeune république; une campagne est rappelée par les paroles «vers les rivages de Tripoli» dans l'hymne de la marine. Quand les Français prirent Alger en 1830, il y avait encore 120 esclaves blancs dans le bagno.

Pourquoi y a-t-il si peu d'intérêt pour l'esclavage en Méditerranée alors que l'érudition et la réflexion sur l'esclavage des Noirs ne finit jamais? Comme l'explique le Prof. Davis, des esclaves blancs avec des maîtres non-blancs ne cadrent simplement pas avec «le récit maître de l'impérialisme européen». Les schémas de victimisation si chers aux intellectuels requièrent de la méchanceté blanche, pas des souffrances blanches.

Le Prof. Davis remarque aussi que l'expérience européenne de l'asservissement à grande échelle fait apparaître le mensonge d'un autre thème gauchiste favori: que l'esclavage des Noirs aurait été un pas crucial dans l'établissement des concepts européens de race et de hiérarchie raciale. Ce n'est pas le cas; pendant des siècles, les Européens vécurent eux-mêmes dans la peur du fouet, et un grand nombre assista aux défilés de rachat des esclaves libérés, qui étaient tous blancs. L'esclavage était un sort plus facilement imaginable pour eux-mêmes que pour les lointains Africains.

Avec un peu d'efforts, il est possible d'imaginer les Européens se préoccupant de l'esclavage autant que les Noirs. Si les Européens nourrissaient des griefs concernant les esclaves des galères de la même manière que les Noirs font pour les travailleurs des champs, la politique européenne serait certainement différente. Il n'y aurait pas d'excuses rampantes pour les Croisades, peu d'immigration musulmane en Europe, les minarets ne pousseraient pas dans toute l'Europe, et la Turquie ne rêverait pas de rejoindre l'Union Européenne. Le passé ne peut pas être changé, et les regrets peuvent être pris à l'excès, mais ceux qui oublient paient aussi un prix élevé.

mardi 7 juillet 2009

Bac : 78,4% des candidats passent au premier tour

Mauvais en Europe, super bons dans l’hexagone
Hausse de 2,9% avant le 2e tour !

Le taux de réussite du premier coup au bac général a atteint cette année 78,4% des candidats
, soit une hausse de 2,9% par rapport à 2008, a annoncé mardi le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel. "Les résultats du bac 2009 sont très bons, c'est un excellent cru. On ne peut que s'en féliciter. "

Les prouesses de notre jeunesse
  • A l'issue du 1er groupe d'épreuves,

    - 80,7% des candidats au baccalauréat S ont été reçus (+2,1%), 76,7% des candidats en ES (+4,1%) et 74,3% en L (+3,1%).

    - Dans les séries technologiques, 62,9 % des élèves ont obtenu le baccalauréat du premier coup, soit une baisse de 1,5 point.
    Le secteur industriel atteint 68,1% et le secteur tertiaire s'établit à 60,8%, selon les chiffres du ministère. Les résultats peuvent être consultés sur le site Internet du ministère de l'Education (www.education.gouv.fr
    ).

    Le taux de réussite du premier coup en 2008 était de 75,4% pour le bac général (78,6% pour le bac S, 72,5% pour la filière ES, 71,5% pour le bac L) et de 64,3% pour le bac technologique.
    Résultats académie par académie
    en cliquant sur celle qui vous intéresse (lien Libération)
  • Le second tour

    Les candidats du bac général, technologique ou professionnel, dont la moyenne est comprise entre 8 et 10, se voient offrir la possibilité de se présenter à un oral de rattrapage. Il porte sur seulement deux matières des programmes de première ou de terminale que le candidat aura choisies après la communication des résultats.
    Dans chaque discipline,
    seule la meilleure note obtenue, entre les épreuves écrites ou orales, sera retenue !

    Les statistiques, épreuve obligatoire au bac

    Selon les résultats définitifs, le taux de réussite en 2008 a finalement été de 83,5%.
    "On a 63,3% d'une génération au niveau du bac. On continue à avoir 150 000 élèves par an qui sortent du système éducatif sans diplôme, c'est un vrai combat que nous avons à mener, améliorer l'accès au bac et réduire le nombre de sorties sans qualification", a commenté Luc Chatel. "On avait beaucoup progressé dans les années 1985-95 et depuis 95, ce chiffre a tendance à stagner", a-t-il observé.
    Encore un petit effort en 2009…

    Bac, un cadeau empoisonné

    "Je me réjouis que le bac continue de jouer son rôle: consacrer la fin des études secondaires et être une clé d'entrée pour l'enseignement supérieur. Le bac est et restera une institution", a déclaré Luc Chatel. Plus de 622 000 candidats se sont présentés aux épreuves cette année. Les ajournés peuvent se réinscrire au lycée pour une nouvelle année de terminale. Mais, pour les admis, le bac est un simple permis de s'inscrire dans le supérieur.
    Or, en n’opérant de sélection que sur les canards boiteux du second cycle et en ne jouant plus son rôle de filtre vers l’enseignement supérieur, le bac est devenu un passeport pour l’échec. A Toulouse, par exemple, il faut savoir où on met les pieds...

    Les bacheliers sont conscients que le plus dur reste à faire. Ils jouent des coudes pour décrocher une inscription dans une classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE) et à défaut dans une faculté honorable, où ils pourront travailler sans s’exposer aux grèves ou aux pressions et perturbations en tous genres.

    20/20 de moyenne au bac, c’est possible…
  • Comment explique-t-on le peu de monde devant les panneaux d'affichage à Rennes, mardi matin ? Les résultats du baccalauréat auraient été piratés à Rennes, selon Ouest France mardi. Il semblerait en effet qu'un site Internet a mis les résultats en ligne dans la nuit. "Tout le monde était déjà au courant", affirme un enseignant.

  • Certes, le doyen des candidats, Denis Chardenas, 79 ans, n’aura pas droit aux bourses de l’Etat et à une chambre en cité universitaire : il a échoué. "C'est loupé! Je ne passerai pas l'oral. Je suis à 6, 6,5 de moyenne", a déclaré cet habitant de Saint-Victor la Coste, dans le Gard. La presse impertinente en fait des gorges chaudes. Le président de jury est donc resté insensible à son âge vénérable: preuve que le bac, c'est du sérieux. Ainsi, son livret scolaire n’a-t-il pas fait apparaître un possible divorce de ses parents.
    Ca marche fort pour les jeunes, mais le candidat chenu n’a pas pu se prévaloir de conditions familiales déplorables : son père a probablement bénéficié d'une remise de peine, sa maman a eu le tort de suivre une cure de désintoxication et sa femme ne fait plus le tapin depuis longtemps, alors c’est tant pis pour lui. Savoir si ses propres gosses, des impertinents, ont décroché leur diplôme ?
  • 13 ans, c'est l'âge d'un des deux plus jeunes candidats de France.
    Edwin Hamel de le Court a indiqué avoir obtenu 13,88 de moyenne au baccalauréat scientifique, ce qui lui vaut une mention assez bien.
    Un autre garçon de 13 ans, à Nancy, a décroché son baccalauréat scientifique avec la mention "très bien", a fait savoir son père.

  • Cerise sur le gâteau…
    Une lycéenne de Nîmes, prénommée Benjamine, 18 ans, a reçu mardi les "félicitations du jury" pour sa moyenne de 20,3 obtenue grâce à un 19 en option anglais section européenne, qui lui a valu des points de bonus.

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    ou en points au bac ?
  • vendredi 17 avril 2009

    Piratage Internet: la riposte graduée divise

    A l'étranger , la contestation n'est pas politisée comme en France

    La plupart des pays européens a mis en place une législation équivalente à la loi Hadopi pour lutter contre le téléchargement illégal. Mais en France, les contestataires font l'amalgame politicien entre l'opposition au gouvernement et le rejet du projet de protection de la création artistique et des auteurs.
    L'examen de la loi Création et Internet, qui reprendra à l'Assemblée à la fin de ce mois, continue donc de déchaîner le web, pour des raisons qui ne sont pas seulement honorables. Voyons donc quels sont les expériences étrangères.

    Ceux qui ont bravement reculé

    - Le Royaume-Uni : après avoir commencé par suivre l'exemple français en adoptant la riposte graduée à l'été 2008, le parlement britannique à majorité socialiste (travailliste) est revenu sur sa décision. Attentif à son opinion publique conditionnée par la presse, David Lamy, le ministre pourtant en charge de la propriété intellectuelle, a expliqué qu'il lui semblait disproportionné de sanctionner ainsi les internautes. Un système alternatif est en cours d'élaboration et sera présenté à l'automne prochain. Cet exemple aura suffit à certains pour conclure sans recul que certains des arguments utilisés par Christine Albanel et le rapporteur UMP du texte de loi, Franck Riester, seraient déjà caducs Les opposants contestent leurs chiffres, selon lesquels «70% des internautes étrangers qui ont reçu un premier e-mail arrêtent de télécharger illégalement; 90% au deuxième e-mail».

    - La Nouvelle-Zélande : le cas de l'île est emblématique : le gouvernement avait mis en place une législation semblable à celle de la France, ou presque. C'est l'action concertée des internautes qui l'a finalement contraint à reculer et à geler son texte. Fin février, après des jours de « blocage du Net » où les possesseurs de blogs et de sites fermaient leur espace et affichaient à la place un écran noir, le premier ministre John Key a demandé aux industries culturelles et aux fournisseurs d'accès de réfléchir à une nouvelle approche, moins contraignante.

    Ceux qui ont refusé la riposte graduée

    - L'Allemagne: le gouvernement a mis en place une législation réprimant le téléchargement, mais a refusé d'adopter la riposte graduée. La ministre de la Justice a expliqué que «le blocage de l'accès à Internet est une sanction tout à fait inacceptable» et «constitutionnellement et politiquement très difficile» à faire accepter. Et électoralement, est-ce plus facile?
    Mais de son côté, Stefan Michalk, du syndicat fédéral de l’industrie musicale, a déploré qu’« il n’y ait qu’en Allemagne que cette question [riposte graduée] n’avance pas », alors que « de plus en plus de pays de l’UE et du monde entier voient dans l’envoi d’avertissements en liaison avec des sanctions un moyen efficace d’endiguer le piratage sur Internet ».

    - La Norvège : la Fédération internationale de l'Industrie Phonographique s'est montrée énergique en demandant aux fournisseurs d'accès de bloquer l'accès à certains sites, comme le célèbre Pirate Bay, sous peine de procès. Cette fermeté a fortement déplu au ministre de l'Education et de la Recherche Bård Vegar Solhjell, qui a pris position sur son blog en faveur de la licence globale, un système de paiement forfaitaire permettant de télécharger légalement.
    La mesure est pourtant socialement discriminatoire et on n'imagine pas un seul instant que l'opposition française puisse vitupérer contre les riches et le bouclier fiscal mais préconiser la licence globale, puisqu'elle pénaliserait les plus défavorisés. Le parti socialiste norvégien examine pourtant cette piste actuellement .
    La Norvège, eldorado scandinave vu de la Rue de Solférino, est allée encore plus loin et a également envisagé une autre technique, réclamée par les lobbies du disque et du film du monde entier mais violemment critiquée par les pirates : le filtrage des contenus et l'interdiction pure et simple de certains sites. Mais cette mesure a été refusée tout net (!) par le fournisseur d'accès du pays, Telenor.

    Ceux qui restent indécis

    - Les Etats-Unis : au pays des grandes 'majors' du disque et du cinéma, la lutte contre le téléchargement a souvent investi le terrain légal plutôt que le législatif. L'Etat fédéral ne s'étant jamais engagé, tout repose sur des accords entre les représentants des artistes, des majors et des studios, d'un côté, et les fournisseurs d'accès (FAI), de l'autre. En début d'année, la RIAA, représentant l'industrie américaine du disque, avait ainsi annoncé un accord avec plusieurs fournisseurs d'accès pour mettre en place le même système qu'en France, ou presque : en cas de téléchargement illégal et répété, coupure de l'accès au web. Si les FAI ont accepté de transmettre des mails à leurs abonnés les prévenant qu'ils avaient été pris la main dans le sac, ils ont en revanche refusé toute coupure d'accès pour les récidivistes, prétendant qu'il fallait pour ce faire une décision de justice.

    - Le Japon
    : Il s'interroge sur la méthode à adopter. Dans un pays traditionnellement moins sujet à la petite délinquance, la législation sur le téléchargement est pour le moment minimale : le fait de mettre des contenus en ligne sans autorisation des ayant-droits est puni, mais pas leur téléchargement à usage personnel. Mais l'industrie des contenus, et notamment du manga, réclame plus de sévérité.

    Ceux qui ont mis en place la riposte graduée ou l'envisagent

    - L'Irlande : C'est le seul pays a avoir eu le courage mettre en place la riposte graduée avec coupure de l'abonnement internet.
    Cette mesure y est appliquée par le plus gros fournisseur d'accès Internet (FAI) irlandais, Eircom. Celui-ci a accepté début 2009 de déconnecter des internautes pris trois fois à télécharger illégalement. En contrepartie, Eircom a obtenu que EMI, Warner et Universal abandonnent les poursuites engagées contre lui.

    - L'Italie:
    elle est dans une position d'attente des mesures de la France.
    Le ministre italien de la Culture, Sandro Bondi, a signé le 20 janvier un accord pour coopérer avec Paris dans la lutte contre le piratage et indiqué que la législation italienne suivrait celle de la France.

    - Le Canada: il a opté assez tôt pour un bridage de l'usage des réseaux servant au téléchargement. L'usage de logiciels de téléchargement comme eMule, ou les différents programmes utilisant le protocole Bittorrent , est détecté par les fournisseurs d'accès qui ralentissent le débit de l'abonné. Une approche que contestent les soutiens des 'majors',
    Les autorités canadiennes envisagent par ailleurs de mettre en place la riposte graduée.

    Ceux qui ont tenté des mesures de filtrage

    - La Belgique: elle présente un autre cas original. La justice avait ordonné au fournisseur d'accès Scarlet de bloquer les sites de peer-to-peer. Mais l'opérateur a expliqué que c'était techniquement impossible. Un jugement en appel est attendu.

    Ce tour du monde des mesures anti-téléchargement illégal montre que les politiques hésitent à mécontenter leurs électeurs. Quant aux intéressés, qu'ils soient des acteurs privés ou commerciaux, ils n'ont pas plus de considération pour les auteurs que les politiques . Ils profitent de l'incertitude générale pour asséner leurs vérités. Selon eux, la riposte graduée est loin d'avoir fait ses preuves. Ils affirment que les pays précurseurs auraient obtenu un succès mitigé.
    Si elle adopte la loi Hadopi portée par Denis Olivennes (1960), qui a dirigé le groupe FNAC entre 2003 et mars 2008 et qui est maintenant directeur de l'hebdomadaire de gauche, le Nouvel Observateur, la France fera figure de pionnière. Ce qui explique sans doute l'intensité de la mobilisation des internautes et du lobbying des majors autour du projet de loi discuté à l'Assemblée, et qui devrait être voté le 29 avril prochain.

    La ministre de la Culture, Christine Albanel, mise sur l'efficacité de la riposte graduée. Peu de pays ont pourtant résisté à l'impopularité. Les opposants à la loi Hadopi disqualifient le projet français en prétendant que des mesures de bridage du téléchargement abusif seraient sans effet et liberticide.

    Qui aime ses artistes,
    et pas seulement pour les instrumentaliser?

    Or, un pays scandinave qui sert de référence à la gauche et spécialement à Sa Cynique Majesté Royal, l'artiste du Zénith, a opté pour la manière forte. La France se fût-elle alignée sur ce pays modèle qu'elle aurait été qualifiée de répressive.

    C'est pourtant en Suède que vendredi la justice a reconnu coupables d'atteinte à la loi sur le copyright les quatre principaux responsables de Pirate Bay, site de téléchargement illégal, l'un des plus importants au monde. Au terme d'un long procès qui a pris valeur de symbole pour l'industrie du contenu, ils écopent tous les quatre d'un an de prison ferme.

    Une peine plutôt dissuasive.
    La nouvelle loi anti-piratage en Suède a provoqué une chute du trafic Internet de plus de 30% depuis sa mise en oeuvre mercredi 1er avril, selon les statistiques publiées quotidiennement par la société Netnod Internet Exchange.

    Sur le même sujet :
    - L’Irlande en route vers la riposte graduée (Ecrans = le journal Libération)

    samedi 21 mars 2009

    L’accès à l’Internet n’est pas un droit constitutionnel

    Deviendra-t-il l’un des droits de l’Homme ?

    L'accès à l’Internet n'est pas un droit fondamental

    A l'occasion de l'examen du projet de loi "Création et Internet", jeudi 12 mars, l'Assemblée Nationale a estimé que "l'accès à Internet ne peut pas être considéré comme un droit fondamental. Nous savons bien l'importance qu'il revêt dans tous les secteurs de la vie actuellement, mais avoir chez soi un accès à Internet, sachant qu'on peut avoir accès à Internet partout ailleurs, ne peut pas être qualifié de droit fondamental. Ce serait aller trop loin", a affirmé la ministre de la Culture, Christine Albanel, avant que le député UMP Patrice Martin-Lalande ne retire son amendement, repris sans succès par Jean-Pierre Brard (app. PCF).

    La force de dissuasion

    Adopté le 30 octobre dernier par le Sénat, le projet de loi sur la diffusion et la protection de la création sur Internet a commencé à être débattu à l’Assemblée nationale mercredi 11 mars. Ce texte constate l'inadaptation du droit actuel, dans lequel le piratage est considéré comme un délit de contrefaçon punissable de trois ans de prison et 300.000 euros d’amende.
    En grande partie dérivé des "accords de l'Elysée" signés par les professionnels du secteur le 23 novembre 2007 (eux-mêmes conséquence du rapport remis par Denis Olivennes, alors P-DG de la FNAC, aujourd'hui président du groupe Nouvel Observateur, propriétaire de Challenges, deux magazines passablement ancrés à gauche), le projet prévoit un mécanisme de "riposte graduée". Mis en place par une nouvelle structure, la Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi), le dispositif de ‘riposte graduée’ visera à dissuader progressivement le titulaire de l'abonnement qui a été utilisé pour des actes de piratage.
    Saisie par les ayants-droit, la Hadopi pourra d'abord envoyer un mail d'avertissement, puis un deuxième mail éventuellement assorti d’une lettre recommandée, avant enfin de suspendre l'abonnement (avec suspension des frais), pour une durée pour l'instant comprise entre un mois et un an.

    La droite lutte contre le téléchargement illégal et pour la création

    La gauche lâche créateurs et artistes et encourage les pirates

    Christine Albanel, la ministre de la Culture, a commencé mercredi 11 mars de défendre à l'Assemblée son projet de loi "Diffusion et protection de la création sur Internet", qui entend protéger les droits des artistes contre le téléchargement, mais mécontente les partisans d'une gratuité du net.

    La droite fait de la prévention ; la gauche, de la démagogie

    La ministre de la Culture a lancé un projet "ambitieux" mais "réaliste"
    , qui "ne prétend pas, bien entendu, éradiquer complètement ce phénomène de masse que constitue le piratage des oeuvres culturelles sur Internet".
    "Sa vocation est plutôt de contribuer à une prise de conscience, à l'installation d'un état d'esprit nouveau, chez les internautes, à l'égard de la diversité culturelle et des conditions économiques et juridiques indispensables à sa préservation".

    'Débat participatif' dans la majorité et au Parlement

    A l'ouverture des débats, le texte ne fait pas l'unanimité au sein de la majorité UMP/Nouveau centre
    , mais ils ont duré jusqu'à jeudi soir, et reprendront au besoin le 31 mars.

    Au coeur des polémiques, la possibilité de sanctionner le téléchargement illégal en suspendant l'abonnement Internet
    , après deux "recommandations", donc à la troisième récidive des gros téléchargeurs.

  • "On va démontrer que cette loi est inapplicable", affirme le député UMP Lionel Tardy, qui préfère l'amende à la suspension. Il a fait voter en commission un amendement en ce sens, soutenu par la Fédération française des télécoms.
    "Si la gauche se mobilise, ce texte ne passera pas", ajoute le jeune élu de Haute-Savoie, au terme d'une dernière réunion de députés UMP avec Christine Albanel.

  • Dans son discours, la ministre a de nouveau défendu la suspension : "une sanction de nature pécuniaire, également prononcée par le juge, aurait brouillé le message".

    La gauche virevolte

    L'opposition votera contre à l’Assemblée, alors qu'au Sénat fin octobre, les socialistes avaient voté pour, leurs collègues PCF s'étant abstenus.
    "Ce texte, pour notre groupe, est inutile à plusieurs titres : il est déjà dépassé. Il vise ainsi à réprimer le téléchargement et l'échange de fichiers au moment où le streaming ( écoute ou visionnement gratuit de document, sans téléchargement) est en plein essor", a déclaré Patrick Bloche (PS).
    Le spécialiste des media au PS est impayable.
    Somme toute, il ne condamne le vol de voiture que si le véhicule « emprunté » n’est pas ramené au lieu du vol. Il trouve donc légitime de regarder un film en streaming dans son canapé, plutôt que de payer une place de cinéma. Il donne son aval au vol d’oeuvres de création, à leur mise en ligne et à leur consommation de masse dans la grande distribution du Net.
    Le PS est vraiment imprévisible et les créateurs sont justement payés en retour du soutien qu’ils apportent au PS. Avec des Bloche, ils ont de véritables alliés.

    La gauche permissive est-elle respectueuse des artistes
  • Pourquoi, Christian Paul (député de la Nièvre, 49 ans), le camarade de Bloche (53 ans) , a-t-il qualifié le projet de loi de "furieusement ringard", et Martine Billard (Verts, 57 ans) parle-t-elle d'un projet "absurde technologiquement" et "inefficace" ?
    Pour rester jeune, il faut plaire aux quartiers et aux jeunes: qui a dit que la gauche est populiste et démagogue ?
  • Pourquoi la gauche méprise-t-elle les saltimbanques et vénère-t-elle la technologie ?
    "Internet n'est pas l'ennemi de la création", prétendent les socialistes dont les arguments polémiques et subjectifs évoquent une "loi de l'ordre ancien": "la droite a toujours été mal à l'aise face aux évolutions technologiques" ! Que dire de la gauche face à la culture et la création ?
    La gauche ratisse dans le milieu artistique,comme dans les communautés, mais ses récupérations ne l'engagent pas , ni politiquement, ni moralement.
  • Pourquoi protéger les voleurs plutôt que les victimes?
    Mercredi matin en commission des Lois, Mme Billard et Jean-Pierre Brard (app. PCF) ont fait adopter un amendement pour éviter que l'internaute ne continue de payer son abonnement en cas de suspension de son accès Internet, ce que prévoit en l'état le texte.
    Pour être mieux apprécié du plus grand nombre d'électeurs ?
    Total doit-elle aussi financer?

    Les « ringards » feront le choix de la création

    Insistant sur l'aspect pédagogique du texte
    , le gouvernement et la majorité des députés UMP, à commencer par leur chef de file Jean-François Copé, invoquent la protection des droits d'auteur contre le préjudice du téléchargement illégal.
    "Le développement de la piraterie numérique" est "une menace contre la vitalité culturelle en France"
    , estime ainsi le rapporteur UMP, Franck Riester.
  • Jack Lang va voter pour la loi Albanel
    L'ex-ministre de la Culture de François Mitterrand fait savoir que sa position "est dans la droite ligne des idées" qu'il a toujours défendues sur les droits d'auteur.
  • mardi 6 mars 2007

    FN : ses ordinateurs ont été piratés

    Guerre des parrainages.
    Après les agents des RG, est-ce au tour des « hackers » de s’inviter dans la campagne ? Lors d'une conférence de presse, le chef du Front National avait ouvertement évoqué l'hypothèse d'un piratage informatique. Selon lui, l’intrus aurait ensuite utilisé les listes de maires pour faire pression sur eux afin de les dissuader de lui apporter leur soutien. Parallèlement, il a annoncé le lancement d’une « enquête interne » dans son propre parti, afin de découvrir d’éventuels complices. Des sources judiciaires et policières ont confirmé lundi que le système informatique de Front National avait bien été piraté.

    La taupe, qui a agi de l'intérieur du "paquebot" de Saint-Cloud, s’est notamment intéressée à la liste des maires apportant leur parrainage à Jean-Marie Le Pen. « La police s'est rendue sur place et a pu vérifier la réalité des faits », selon la source judiciaire. Celle-ci confirme que le "pirate" s'est connecté à un site internet spécialisé dans le décryptage des codes d'accès. Un employé du FN, qui utilise habituellement l'ordinateur incriminé, a été interpellé et mis en garde à vue. Mais il a été relâché samedi et mis hors de cause, selon la même source. Cette enquête fait suite à une plainte déposée jeudi par Jean-Marie Le Pen auprès du parquet de Nanterre.
    Bien que l'intention malveillante du "pirate" ne soit pas encore formellement établie et que les enquêteurs n'aient pas davantage établi de lien entre le piratage et les démarchages -auprès de parrains- imputés à de faux journalistes par Jean-Marie Le Pen,le candidat du FN a déposé 14 plaintes au sujet de ces démarchages menés en Bourgogne, en France-Comté et en Picardie. Plusieurs quotidiens régionaux marqués à gauche, notamment l'Est républicain (Franche-Comté) et le Bien public (Bourgogne), ont aussi porté plainte.
    Dans la ligne de mire de Le Pen, mais sans preuves, son rival Philippe de Villiers, même s’il n’est pas nommément accusé d’être le commanditaire du piratage.