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jeudi 23 août 2012

Sous Valls, la police se radicalise: les Anonymous en font l'expérience

Cinq Anonymous verbalisés à Paris pour avoir porté un masque

Les Anonymous paient le prix de leur anonymat 

Le réseau se dit "libre et ouvert" mais, pour une secte, c'est une contre-vérité.  Le plus souvent, ces activistes non-identifiés portent un masque pour mener des actions en faveur de la liberté d’expression sur Internet ou ailleurs. Le masque s'impose en effet de plus en plus, puisque ces laïcs anti-racistes poursuivent les détracteurs de l'islam radical, comme si cette religion était une "race", terme et réalité pourtant honnis. Mieux, SOS Racisme fait désormais la chasse aux "politiquement incorrects" de la Toile, selon ses critères totalitaires. 

Or, ce mois-ci, le 10 août précisément, 
cinq Anonymous ont été verbalisés pour… dissimulation du visage !   Ils étaient rassemblés au 69, rue Legendre (XVIIe), non loin d’un centre de scientologie, une organisation contre laquelle Anonymous milite tout particulièrement. 

La préfecture de police a reconnu hier que l’infraction " avait été constatée ". Ses services n’ont cependant pas précisé le nombre de PV distribués. D’après le Code pénal (article R645-14), toute personne peut être punie si elle dissimule volontairement son visage pour ne pas être identifiée (décret dit " anticagoule "). 

Le PV (ou les PV) a donc été rédigé. " Libre au verbalisé de le contester ", précisait hier la préfecture de police.
C’est ce que s’apprêtent aujourd’hui à faire les cinq Anonymous épinglés. " On ne se masque pas pour le plaisir ! Si l’on ne montre pas nos visages, c’est parce qu’il y a un risque évident de représailles des scientologues. D’ailleurs cette organisation nous a déjà agressés ", soutient l’un d’entre eux. L’article R645-14 note justement que le texte n’est pas applicable " lorsque la dissimulation du visage est justifiée par un motif légitime "...

La police se radicalise  
Près de deux semaines après les faits, l’un des jeunes hommes en cause s’interroge toujours sur les motifs des policiers. Pourquoi ont-ils eu recours aux PV ? " Depuis plus de deux ans, les relations entre les forces de l’ordre et notre groupe sont plutôt bonnes à Paris ", remarque-t-il. En mars dernier (cf. photo), les Anonymous avaient par exemple manifesté sans difficulté sur le parvis du Centre Pompidou (IVe). Ils étaient masqués, comme à leur habitude. Mais la police n’avait pas dégainé son carnet de PV.

Un nouveau rassemblement prévu samedi aux Batignolles

Qu’est ce qui a changé depuis mars dernier ? 
La bande des cinq Anonymous tente de comprendre. Les policiers auraient-ils voulu marquer le coup après une action menée en début d’année? En janvier, les militants avaient alors mis sur Internet les données personnelles de 541 policiers français. La liste aurait été réalisée à partir du fichier des adhérents du syndicat Unité-Police SGP-FO, premier syndicat des gardiens de la paix. Les manifestants avaient justifié ce piratage par des arrestations de membres présumés de leur groupe en France. 

Les Anonymous ne comptent pas s’arrêter là. 
Près de 200 d’entre eux, toutes nationalités confondues, sont attendus ce samedi encore, vers 15 heures près de l’église des Batignolles. Ils vont à nouveau s’élever contre les abus de la scientologie… toujours masqués.

Toutes les cultures sont-elles équivalentes ?
Les Anonymous partagent leur identité par l'utilisation d'imageboards qui permettent aux initiés de les reconnaître. On compte ainsi un grand nombre de sites d'imageboards partageant sensiblement la même " culture ".

dimanche 7 août 2011

Th. Mariani veut mettre un terme à l'exploitation sociale du 'haut' en 'bas' en France


Thierry Mariani pour un fichier de lutte contre la fraude d'allocataires sociaux


Le fondateur de la Droite populaire cherche à donner à l'Etat des moyens de lutte contre la fraude par les allocataires sociaux profiteurs indélicats du système de protection.
Dans un entretien au Journal du Dimanche en date du 7 août, Thierry Mariani
indique que les députés de ce collectif incarnant la droite de l'UMP présentera "une quinzaine de propositions sur les sujets régaliens, l'emploi et la justice sociale", lors de la future campagne présidentielle.

"Les Français veulent un fichier", affirmerait Tartine Aubry

Selon les élus, il s'agit notamment de "
lutter contre les profiteurs 'du bas' et les profiteurs 'du haut' de l'échelle sociale. Contre la fraude, je soutiens la création d'un fichier généralisé des allocataires qui recense toutes les prestations sociales perçues. Cela permettra de constater les abus. Une même personne peut toucher indûment le RSA dans plusieurs départements, car aucun d'entre eux ne croise les dossiers ", explique-t-il.

Concernant ceux "d'en haut", le ministre des Transports se prononce pour la taxation des "très hauts revenus financiers", tout en faisant " la différence avec les entrepreneurs, qui, eux, font progresser le pays. Contre ces situations abusives, en bas et en haut, notre position est équilibrée ", souligne-t-il.
"Juste", comme dirait l'autre.

Encore de quoi alimenter la haine socialiste

Th. Mariani assure également que " la sécurité doit être une thème de la campagne "
mais " cela doit s'accompagner d'une justice plus ferme ".

Le PS stigmatise la Droite populaire
Le jeudi 28 juillet, Harlem Désir, premier secrétaire intérimaire du PS, a demandé au patron de l'UMP, Jean-François Copé, de dissoudre le collectif Droite populaire, qu'il accuse de " faire un pont" avec l'extrême droite en " jouant avec les thèmes du pire ".

Thierry Mariani a donc dénoncé la campagne socialiste de diabolisation .
Il reproche au PS de le présenter comme " une passerelle vers le Front national (...) On cherche à nous caricaturer", a-t-il regretté.
Désir serait plus crédible s'il ne réservait pas à la Droite populaire un régime d'exception qu'il ne réclame pas pour le Front de gauche de Jean-Luc Mélenchon, un petit appoint potentiel au second tour de la présidentielle 2012.

dimanche 19 juin 2011

Primaire PS: l'UMP met en garde contre un fichage des militants


Le PS fiche ses militants pour trier les bons des mauvais

Jean-François Copé a dénoncé dimanche un «gigantesque fichage politique» au PS.

Le PS n'est pas sensible comme on le croit aux fichages en tous genres: les siens sont exempts de malice !
Pourtant, le PS connaît les risques de dérive puisqu'il s'insurgea contre un fichage abusif et le licenciement de quatre salariés d’un sous-traitant de la centrale nucléaire de Flamanville après consultation du fichier STIC (été 2004), anticipa le risque de fichage ethnique des délinquants (2006) et appela à la résistance citoyenne contre un fichage éventuel des enfants à l'école (février 2009)...

Octobre 2008

Le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé n'en est pas si sûr, dans un entretien au JDD dimanche.
"Dans les villes socialistes, vous imaginez les conséquences pour les agents municipaux ou les présidents d'association qui ont des subventions, s'ils ne participent pas à cette parodie d'élection ?", interroge-t-il.
"Le PS, qui donne toujours des leçons, remet en cause la liberté individuelle et le respect des opinions politiques de chacun. C'est profondément scandaleux ! ", poursuit-il.

J.-F. Copé avait déjà fait part de ses inquiétudes sur ces primaires
Invitant les Français tentés par une participation à la primaires des risques encourus, il a expliqué vendredi dans un entretien à La Dépêche du Midi que le PS était "en train de se constituer à travers ses primaires, un des plus grands fichiers d’opposants politiques jamais réalisé".
Lien PaSiDupes

La ministre de l'Ecologie et ancien secrétaire d'État chargé de la Prospective et du Développement de l'économie, Nathalie Kosciusko-Morizet a estimé dimanche sur RCJ (radio de la communauté juive à Paris) que les primaires organisées par le PS en vue de la présidentielle sont une idée "tout à fait intéressante".
"Ce ne sont pas les primaires qui sont problématiques -chacun a bien le droit d'organiser sa vie partisane interne comme il le souhaite"- mais que "le problème, ce sont les fichiers des votants."
"On nous dit que les listes seront détruites après [c'est donc bien que le risque est réél]: ça, on n'en est jamais bien sûr. De toute façon, même si la liste est détruite après, sur le coup la liste a existé, donc on sait qui, dans sa collectivité, se déclare comme étant de gauche ou étant de droite. Je trouve ça assez problématique", a ajouté la numéro quatre du gouvernement.

Paranoïa, selon le PS

Un élu UMP de l'Hérault, Arnaud Julien, avait déjà saisi la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) pour l'alerter sur le risque de création "d'un fichier à orientation politique" des sympathisants de gauche, à l'occasion de la primaire socialiste.
Peuvent participer à la primaire, en octobre, tous les citoyens inscrits sur les listes électorales avant le 31 décembre 2010. Le jour du vote, il leur faudra s'acquitter d'une participation aux frais d'organisation de 1 euro minimum et signer une adhésion aux valeurs de la gauche, indique le PS sur son site internet.

Arnaud Montebourg, initiateur de la primaire pour la présidentielle au PS, avait alors assuré le samedi 22 janvier que la CNIL avait été préalablement consultée sur cette procédure et que l'accusation de mise en place d'un "fichier politique", soulevée par un élu UMP, "ne tenait pas". Il ne confirmait pas que la CNIL n'y voyait pas malice...

Le porte-parole du PS, Benoît Hamon tente de détourner l'attention en polémiquant
dans la même édition du JDD: "On est dans la paranoïa sans aucun fondement et dans la peur panique de la droite de voir la gauche réussir ce vote populaire", accuse-t-il.
"La droite et Jean-François Copé tentent d'empêcher une bonne procédure. Qu'ils laissent les Français décider eux-mêmes !", a insisté pour sa part le candidat à la primaire François Hollande auprès des journalistes dans les Hauts-de-Seine.

La CNIL décidera si la procédure est bonne

Vendredi, le député Edouard Courtial, en charge des Fédérations à l'UMP, a saisi par courrier la Commission nationale informatique et libertés pour lui demander d' interdire la primaire PS "non prévue par nos textes".

Cette élection particulière" ne peut "en aucun cas être assimilée aux scrutins qui régissent le fonctionnement normal de notre démocratie: non prévue par nos textes, elle n'opposera que des candidats issus du même parti. Par conséquent, l'Etat n'a pas à apporter un quelconque concourt à son organisation", fait-il valoir dans son courrier au président de la CNIL.

" Nombre de fonctionnaires territoriaux m'ont ainsi alerté sur les risques de fichage qu'entraîneront de telles modalités de vote et sur les conséquences qu'elles pourront avoir directement sur leur situation personnelle et le déroulé de leur carrière", a mis en garde E. Courtial.
Ils ont maintenant conscience des risques qu'ils encourent .

jeudi 3 juillet 2008

Mineurs délinquants dès 13 ans : quelques omissions de la propagande de gauche

L’avis du ministère de la Justice vaut bien celui de Delphine Batho
Qu’ont donc en commun un 'sauvageon' de 13 ans, modèle 2008, et un enfant de 13 ans, version 1981 ? Avoir treize ans n’a plus guère de sens quand il est déjà délinquant et récidiviste.

LCI a interrogé un porte-parole du Ministère de l'Intérieur le 02/07/2008
LCI.fr : Pourquoi un ficher des jeunes dès l'âge de 13 ans ?
Gérard Gachet, porte-parole du ministère de l'Intérieur :
Vous savez que nous sommes confrontés à une montée en puissance de la délinquance des
mineurs. Ils représentent aujourd'hui 20% des personnes mises en cause dans des faits de délinquance. Il fallait que la police nationale se dote d'un outil de surveillance et de prévention qui prenne en compte ce phénomène. Quant à l'âge, 13 ans, c'est l'âge à partir duquel on est pénalement responsable et que l'on peut répondre de ses actes devant la justice.
LCI.fr : Seront fichés toutes les personnes "susceptibles de troubler l'ordre public", c'est très flou comme concept...
G.G. : C'est le même critère que l'on applique déjà pour les majeurs dans les fichiers des Renseignements généraux. Prenons un exemple pour le rendre plus concret : un jeune appartient à une bande qui se livre à des insultes ou des agressions dans un endroit donné. Même si ce jeune n'a, lui-même, pas encore commis d'acte ou été pris en flagrant délit, il risque, en faisant partie de cette bande, d'être amené à en commettre. Imaginons que la bande fasse un acte grave, on sera en mesure d'interpeller ce jeune homme et de savoir très vite s'il est partie prenante dans l'action délictuelle ou s'il est à mettre hors de cause rapidement. L'enquête avancera plus rapidement.
LCI.fr : Quels types d'informations figureront dans ce fichier ?
G.G. : Elles sont très précisément répertoriées par le décret. Elles concernent l'identité de l'individu (ndlr : état civil, adresse, téléphone, mail, photo, signes particuliers...). Je rappelle que malgré les réserves de la Cnil, le Conseil d'Etat, qui est un garant rigoureux des libertés publiques a validé ce décret et que la Cnil aura accès à tout moment à ce fichier et pourra le contrôler. Et les personnes qui seront dans ce fichier y auront également accès.
LCI.fr : La Cnil a émis des réserves notamment sur l'encadrement et la durée de conservation des données, quelles réponses leur avez-vous apporté ?
G.G. : Nous avons pris acte de ces réserves, mais l'avis de la Cnil, que nous devons recueillir ne nous lie pas obligatoirement.
LCI.fr : On a l'impression que c'est encore un fichier, est-ce bien nécessaire ?
G.G : Non, ce n'est pas "encore" un fichier. C'est l'ancien fichier des renseignements généraux qui, dans le cadre de la réorganisation du renseignement en France, est transféré à la sous-direction des informations générales (Sdig), rattachée à la sécurité publique. Simplement, il est élargi aux mineurs à partir de 13 ans.
LCI.fr: La semaine dernière, Rachida Dati a évoqué la mise en place d'un fichier pour recenser les bandes de jeunes. Il ressemble à Edvige...
G.G : Je ne sais pas à quel fichier pense la ministre de la Justice, mais il est certain que celui dont je vous parle existait déjà. Son élargissement était prévu de longue date et n'a donc rien à voir avec les déclarations éventuelles de Madame Dati.
LCI.fr : Le premier syndicat d'éducateurs de la Protection judiciaire de la jeunesse (Snpes-PJJ/FSU) dénonce mercredi "la conception sécuritaire du gouvernement" et "l'instrumentalisation des faits divers pour créer un fichier de plus".
G.G. : Nous assumons complètement la conception sécuritaire du gouvernement et nous la revendiquons dans la mesure où il s'agit de répondre à des phénomènes d'insécurité grave. Nous ne pouvons pas ne pas tenir compte de la délinquance des mineurs. Et nous souhaiterions que les syndicats d'éducateurs en tiennent compte également.
Le gouvernement assume et la population applaudit.