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mercredi 17 juin 2015

Des immigrés défilent en soutien aux clandestins africains de l'Est

Quelque 1.800 militants mobilisés par les partis de gauche radicale à Paris 

Ils ont défilé à l'appel de syndicats, de partis, d'associations, de collectifs et réseaux 
internationalistes 
divers.
On reconnaît, masqués de blanc,
les Anonymous
Mardi soir, en tête du cortège dans le nord de Paris,dans le nord de Paris,  une banderole en anglais proclamait "refugees need help and love" (les réfugiés ont besoin d'aide et d'amour) et des dizaines d'illégaux  brandissaient des pancartes paradoxalement en français et en arabe, sur lesquelles ont pouvait lire: "nous demandons l'asile", "nous voulons des logements", au son de tambours et au cri de "freedom" (liberté).

Encadrés par un cordon de gendarmes mobiles en tenue anti-émeute, les manifestants réunis à l'appel de mouvements politiques (Parti communiste, Parti de Gauche, NPA, EELV), de syndicats (CGT, FSU, Solidaires) et d'associations (LDH, Mrap), sont partis - à l'heure de pointe, pour plus de lisibilité et d'embarras - à 18h30 de la place de la Chapelle (nord de Paris) en direction de la place de la République, qu'ils ont atteint vers 20h00, dans le calme.
Ils dénonçaient la précarité dans laquelle se trouvent les clandestins, qualifiés du terme fou et anodin de "migrants", depuis l'évacuation par la police, le 2 juin, du campement sous le métro aérien de la Chapelle.
Plus de 350 Africains, principalement des Soudanais et des Érythréens -sans qualification particulière au droit d'asile- liée à une Histoire commune, s'y regroupaient depuis des mois dans des conditions difficiles. Certains ont été pris en charge par la mairie de Paris, mais d'autres ont continué de jouer au chat et à la souris avec la police.

Briefés par les immigrés installés et les militants politiques, les manifestants demandaient notamment l'ouverture d'espaces d'accueil et d'hébergements collectifs pour les migrants.
Contrairement aux certitudes exprimées par Pierre Henry (France Terre d'asile), l'accueil des clandestins par le pouvoir n'est pas organisé (cf. libellés PaSiDupes). Un plan visant à améliorer leur prise en charge sera présenté mercredi en conseil des ministres. Il doit en fait permettre "d'éviter que ne se forment des campements précaires qui sont indignes de notre pays et qui posent des problèmes sanitaires et de sécurité", a avoué mardi le Premier ministre, Manuel Valls, lors des questions au gouvernement.

Le sujet suscite des réactions fortes

A Paris, l'extrême gauche (communistes, NPA, Verts d'EELV,...) s'est engagée aux côtés des illégaux, multipliant les actions politiques de solidarité et dénonçant leur traitement par le pouvoir socialiste.
Une centaine d'associations et d'ONG, dont Médecins du monde et la Ligue des droits de l'Homme, réunies dans le collectif "Des ponts pas des murs", ont appelé à manifester samedi à Paris "en solidarité avec les migrants", avec notamment Réseau Education Sans Frontières.

Outre les immigrés illégalement installés sur plusieurs campements à Paris, le gouvernement découvre la gestion des flux incontrôlés d'arrivants via Vintimille en Italie, où plusieurs dizaines de personnes espèrent passer la frontière, ce dont elles ont été empêchées depuis jeudi par les autorités françaises.
Plus de 100.000 migrants et réfugiés sont arrivés en Europe depuis le début de l'année, via la Méditerranée, selon le Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés.
Originaires essentiellement d'Afrique subsaharienne et du Moyen-Orient, ils s'efforcent de se répandre partout en Europe, à la suite du chaos provoqué  en Libye par le "printemps arabe".

mardi 28 octobre 2014

De vrais-faux clowns alarment population et pouvoirs publics

Les agressions se multiplient à travers la France
Trouble à l'ordre public: la blague potache vire à la violence

Depuis deux semaines des clowns terrifiants apparus dans le nord affolent la population  dans le reste de la France 
Ces individus masqués seraient plutôt jeunes et s'inspireraient de vidéo ou encore de films, tel le personnage du joker grimé en clown dans Batman (ci contre) mais, si son succès n'est pas récent, en janvier 2009, un belge déguisé en Joker avait toutefois été inculpé pour assassinats et tentative d'assassinat.
Dans la région de Nantes, un lycéen inspiré du film Scream  a en outre commis un homicide en 2002 (masque ci-contre à droite).  
Et, dans cet engouement pour l'anonymat et la terreur, comment ne pas mentionner le masque des "Anonymous", inspiré du personnage de V dans la bande dessinée V (comme Vendetta), mais qui dissimule des anarchistes sous le masque d'autant plus inquiétant qu'il souriant, mais énigmatique.
  
Jusque récemment, les media progressistes et "ouverts" ont présenté la recrudescence du phénomène comme un canular anodin et drôle, malgré l'apparition d'armes, même factices, qui ont en revanche inquiété les citoyens responsables. La presse et les autorités ont d'ailleurs dû rapidement se rendre à l'évidence que, derrière ces masques de clowns, de vrais délinquants agressaient des personnes, comme à Montpellier par exemple. Les organes de la presse inconsciente en sont maintenant, avant même le retour d'Halloween, à mettre en cause les réseaux sociaux comme facteur d'accélération... 
Alors que les violences contre les personnes ont progressé de 3,8% entre mai 2013 et juin 2014, l'entrée en scène de déséquilibrés pose désormais le problème de sécurité publique, car les cas avérés d'agressions se sont multipliés, selon plusieurs modes opératoires et des psychologies différentes.
Une page de Facebook dénonce le 
"phénomène des clowns maléfiques"

En minimisant le sentiment d'insécurité éprouvé par la population, les "responsables" politiques ont alimenté la psychose grandissante. Ce ressenti n'est pourtant pas infondé, puisqu'il s'appuie sur une réalité et que la police diffuse désormais des messages incitant les citoyens à signaler la présence de clowns.

"Si je croise un clown, je fais le 17",

recommande la police

Montpellier : un "clown" agresse un piéton à coups de barre de fer


Les "clowns" continuent de faire de nouvelles victimes
A Montpellier (Hérault), un piéton de 35 ans a lui reçu 30 coups de barre de fer, dans la nuit de samedi à dimanche, par un homme grimé en clown et deux complices qui voulaient le dépouiller. L'agresseur a été interpellé, a précisé une source policière.

A Palavas-les-Flots, Thézan-lès-Béziers et Cessenon-sur-Orb, (Hérault) trois automobilistes victimes de "clowns effrayeurs" dans la nuit de samedi à dimanche ont par ailleurs déposé plainte, a indiqué le groupement de gendarmerie de l'Hérault.

Du laxisme à la répression
Le département de l'Hérault a été le théâtre de plusieurs interpellations ce week-end.
Quatorze adolescents habillés en clown et porteurs de pistolets, de couteaux et de battes de base-ball sur le parking d'un lycée d'Agde (Hérault) ont ainsi été placés en garde à vue samedi soir.

A Montpellier (Hérault), un piéton de 35 ans a reçu 30 coups de barre de fer, dans la nuit de samedi à dimanche, par un homme grimé en clown et deux complices qui voulaient le dépouiller, a-t-on aussi appris de source policière.

Pour avoir  endommagé vendredi soir la voiture d'un automobiliste à Marseillan (Hérault), un jeune homme grimé en "clown agressif" s'est fait interpeller samedi. Il avait confié lors de son audition avoir succombé à la mode des "clowns qui attaquent" lancée sur les réseaux sociaux depuis les Etats-Unis. Le jeune homme a été remis en liberté et sera convoqué par la justice à une date qui n'a pas été précisée.

Encore dans l'Hérault
,
six plaintes ont été déposées pour des agressions de "clowns qui sèment la terreur", un phénomène qui se propage sur Facebook mais qui n'avait pas touché l'Hérault. 

Un énergumène condamné dans le Pas-de-Calais

D'autres affaires de clowns agressifs ont éclaté dans le Nord de la France ou la région parisienne, notamment à Coulommiers (Seine-et-Marne). 

Lundi dernier, un jeune adulte de 19 ans au nez rouge, habitant Douvrin (Pas-de-Calais), a été arrêté à l’issue d’une course-poursuite rocambolesque, mais condamné à six mois de prison avec sursis assortis de 105 heures de travail d'intérêt général (TIG) pour avoir semé la panique, errant en ville grimé en clown menaçant et armé d'un faux couteau. 

Deux clowns qui semaient la panique dans les écoles de Haute-Somme ont été arrêtés jeudi à Péronne (Somme). 

A Béthune, vers 22 heures vendredi, un clown pas drôle serait sorti de chez lui pour d'abord effrayer un enfant de 6 ans, avant de se diriger vers un parc de la commune pour semer la terreur parmi des ados en train de discuter qui ont dû se réfugier derrière la baraque à frites du village. Le gérant de la friterie s'est lancé à la poursuite du clown qui s'est réfugié chez lui pour  ressortir démaquillé et armé d’un pistolet automatique à gaz, selon le quotidien local. Face à la menace et en état de légitime défense, le gérant de la friterie a sorti un pistolet à billes. La police a mis fin au duel et a arrêté l'individu qui a déclaré avoir voulu faire une blague. Il sera jugé lundi en comparution immédiate et le courageux gérant devrait quant à lui être poursuivi pour port d'arme prohibé.

A Mulhouse, de jeunes "chasseurs de clowns" interpellés par la police

Des justiciers façon "Anonymous"
Ils voulaient se faire justice, mais ils devront en répondre: ces imitateurs des "Anonymous" n'ont les droits que la gauche reconnaît aux e-anarchistes, bien qu'ils fonctionnement en réseaux, sans chef, ni hiérarchie. Mais il est vrai qu'il est en fait impossible par définition de décapiter une entité... qui n'a pas de tête... C'est ainsi le cas de l'ultra-gauche en général et des Black bocks en particulier.

Cinq jeunes, dont quatre mineurs, qui affirmaient être partis avec des armes à la recherche de faux clowns agressifs
dans le centre-ville de Mulhouse (Haut-Rhin), ont été interpellés mercredi soir et placés en garde à vue. Le journal L'Alsace précise que, selon ces jeunes, la soeur de l'un d'entre eux aurait été agressée par un clown dans l'après-midi. Âgés entre 16 et 19 ans, ces cinq malins prétendent qu'ils ont cherché à se faire justice en "chassant" d'hypothétiques faux clowns agressifs, une excuse que ce qui s'est passé à Béthune (Pas-de-Calais) le vendredi 17 octobre leur a inspirée.
Ils ont été interpellés dans le centre-ville et à proximité du centre en possession d'une batte de base-ball, d'une matraque télescopique, d'un poing américain, d'un marteau et d'une bombe lacrymogène. Placés en garde à vue, ils n'ont pas été placés en comparution immédiate, mais sont ressortis libres et seront convoqués ultérieurement devant un juge. Le journal précise qu'aucune plainte n'a été déposée au commissariat et qu'aucune agression de clown n'a été signalée à la police.

La multiplication de faux clowns qui provoque
un début de psychose en France s'est étendu lundi à la banlieue de Parisla police a arrêté un adolescent de 14 ans qui venait d'agresser une femme avec un complice déguisé comme lui, a-t-on appris de source policière.

Barrage de Sivens: un jeune activiste victime d'une explosion à l'origine encore indéterminée

L'extrême gauche accuse les forces de l'ordre

Le jeune activiste mort sur le site du barrage de Sivens
 (Tarn), 

Barrage du Tarn: le jeune manifestant victime d'une explosion à l'origine indéterminée
On reconnaît le style  "Anonymous" des panneaux,
c'est-à-dire anarchiste révolutionnaire
contesté par les écologistes radicaux soutenus par Joseph Bové et la Confédération paysanne, a été victime d'une explosion 

L'enquête doit déterminer si la mort de Rémi Fraisse a été causée par une grenade des forces de l'ordre ou le cocktail Molotov d'un activiste.
Selon les premiers résultats d'autopsie présentés à la presse par le procureur d'Ali Claude Dérens, "la plaie importante située en haut du dos de Rémi Fraisse a été causée, selon toute vraisemblance, par une explosion".
"On ne peut pas aujourd'hui exclure que l'explosion importante aurait pu être causée par une grenade, puisque (...) une grenade semble avoir été lancée depuis la redoute dans laquelle les gendarmes s'étaient retranchés", a ajouté plus tard le procureur, interviewé sur RTL. 
Ce représentant du ministère de la Justice précise que le corps du jeune homme avait été piétiné quand les gendarmes l'ont découvert et que son sac à dos avait disparu. La jeune fille qui accompagnait la victime n'est plus mentionnée, bien que Jean-Pierre Fraisse ait fait état de sa présence.
Camille, un activiste très en pointe contre la construction du barrage, donne sa version de la mort du "sympathisant" de la cause altermondialiste. "Les gendarmes ont effectué une grosse charge précédée d’envois de gaz lacrymogène et de bombes assourdissantes", raconte-t-il, "des témoins ont vu Rémi se faire toucher par trois assourdissantes, l’une d’elles s’est coincée dans son sac et a explosé dedans, lui arrachant l’épaule." Il paraît donc d'autant plus étrange que la victime ait été abandonnée au sol par ses camarades. De nouvelles analyses, dont les résultats pourraient être connus mardi, doivent éclaircir ces zones d'ombre humides.

Les 70 gendarmes "attaqués" par une centaine d'opposants très déterminés avait découvert le corps de Rémi Fraisse dimanche,
à deux heures du matin quand ils avaient éclairé la zone et aperçu le manifestant abandonné à terre par ses camaradesPour récupérer le jeune homme inanimé et lui porter secours, en vain, des gendarmes étaient alors sortis de l'enclos grillagé où ils s'étaient protégés.

La famille de 
Rémi Fraisse envisage de déposer plainte, ce mardi à Albi, si toutefois la preuve est faite des accusations portées contre la police pour homicide volontaire commis "par une ou plusieurs personnes dépositaires de l'autorité publique", ont annoncé lundi de ses avocats.

L'engagement des activistes ne faiblit pas

Les affrontements avaient été violents
 sur le site du projet de barrage
, dans la nuit de samedi à dimanche, à Lisle-sur-Tarn

Aux jets de cocktails Molotov et de pierres de leurs agresseurs, les gendarmes avaient répondu par des gaz lacrymogènes et au moins une grenade assourdissante.
Plusieurs opposants ont également mentionné l'usage de grenades de désencerclement.

Lundi, la tristesse et la colère des opposants étaient intactes, au lendemain de l'annonce du décès de Rémi, étudiant à Toulouse et bénévole botaniste au sein d'une association de défense de l'environnement, Nature Midi-Pyrénées.

Environ un millier d'opposants se sont rassemblés lundi dans le centre d'Albi où , avec la haine, ils ont d'abord scandé : "Rémi, Rémi, on ne t'oublie pas". Des heurts violents ont en effet rapidement éclaté entre plusieurs dizaines de manifestants, pour certains cagoulés et jetant des pavés et les CRS. Le calme était revenu vers 19h00, après plus de deux heures d'un face à face tendu ponctué de salves de gaz lacrymogènes.

"A mains nues", au départ

Le père de Rémi, Jean-Pierre Fraisse, a reconnu sur i-télé l'existence des radicaux du mouvement pour assurer que son fils n'en faisait pas partie et était allé sur le site "un peu en touriste", à 90 km, "avec sa copine", selon ce retraité divorcé de sa femme qui vit avec leur fille, et conseiller municipal divers gauche de Plaisance du Touch (Haute-Garonne).
Rémi y "est allé à mains nues, apparemment, au milieu de tout ça, alors que les gens sont normalement casqués (...), même les manifestants", rapporte ce père visiblement bien informé.
Depuis le début du défrichement du site, le 1er septembre, les opposants ont mené toutes sortes d'opérations de guérilla militante pour tenter d'empêcher la destruction d'un réservoir de biodiversité de 13 hectares de "zones humides". Pour eux, ce projet vise à satisfaire des besoins en irrigation surévalués, de leur point de vue, et ne bénéficiera, qu'à un faible nombre d'exploitants, disent-ils,  mais en vérité à de petits agriculteurs en recherche de développement pour leur survie plutôt que de profits.

Des pouvoirs publics divisés sur le projet


Les experts mandatés par le gouvernement ont critiqué un projet surdimensionné, au coût d'investissement (8,4 millions d'euros) élevé. "Continuer sans rien changer est une erreur", a déclaré lundi l'un des  hommes-liges de S. Royal, Nicolas Forray, devant la presse, l'autre ingénieur général des ponts, des eaux et des forêts étant Pierre Rathouis. Le ministère de Ségolène Royal a en effet intégré Forray au corps d'inspection du Commissariat général au développement durable, à Paris, le 1er juin 2014. Il était également délégué régional de l'ASN (Autorité de sûreté nucléaire). 
Or, la mission de ses experts qui a débuté le 8 septembre 2014 devait être une expertise "permettant de s’assurer de la qualité et de l’ambition du projet de territoire (lié à la réalisation de la retenue) et des mesures compensatoires visant à préserver la biodiversité du site", avec l’objectif de "rétablir un climat serein"...


Ségolène Royal disait vouloir calmer le jeu. Par deux fois, dimanche 7 et lundi 8 septembre, la ministre de l'Ecologie avait exprimé sa désapprobation sur deux projets – les boues rouges de Gardanne (Bouches-du-Rhône) et le barrage de Sivens (Tarn) – s'opposant aux représentants locaux de l'Etat qui soutiennent le projet.


Les ambiguïtés de Ségolène Royal avaient en fait entretenu les tensions. 
L'annonce de Ségolène Royal par tweet publié mardi 21 octobre à 17 h n'a pas apaisé les deux membres du collectif du Testet qui sont en grève de la faim. Elle y promet que le rapport des experts sur le barrage de Sivens fera l’objet d’une "réunion de restitution en Préfecture du Tarn dès le début de la semaine prochaine". Christian Conrad et Roland Fourcard, les soupçonneux grévistes de la faim, demandaient que ce rapport soit rendu public pour pouvoir cesser leur action. Le collectif du Testet et les grévistes de la faim demandaient des précisions à la ministre, alors que, depuis des mois, le Conseil général du Tarn, maître d'ouvrage, défend ce projet de barrage-réservoir d'1,5 million de m3 d'eau stockée, reconnu d'"utilité publique" et "d'intérêt général".

Ce décès marque un tournant tragique dans ce mouvement de contestation. 
Mais lundi, Thierry Carcenac, le président socialiste du Conseil général du Tarn, a dit accepter "les préconisations du rapport des experts" portant notamment "sur une nouvelle répartition de l'eau" et "une amélioration des mesures environnementales". "Cette réalisation n’est pas remise en cause mais des adaptations sont demandées pour en faire un projet des territoires plus équilibré sur le plan environnemental".

"Mourir pour des idées, c'est une chose mais c'est quand même relativement stupide et bête" a estimé l'élu socialiste. "Mais je tiens à dire que je comprends et je me mets à la place des parents dans cette situation", s'est repris le président du Conseil général devant la presse.

Dans toute la France, une dizaine de manifestations ont rassemblé des militants d'extrême gauche pour protester contre le décès de Rémi Fraisse. "Oseront-ils construire un barrage sur un cadavre ?", interrogeait une banderole (ci-contre) à Marseille.

Ecologistes "républicains" d'EELV
soutenus par Joseph Bové et 
C. Duflot, ex-ministre de Hollande 
Plusieurs responsables politiques se sont déjà prononcés pour l'abandon pur et simple du projet, de l'ancienne ministre de l'Écologie, Delphine Batho (PS), de la députée Cécile Duflot (EELV) et du député européen José Bovéd'Europe Écologie-Les Verts (EELV) et syndicaliste agricole de la Confédération paysanne et de Via Campesina.

La secrétaire nationale de leur parti, Emmanuelle Cosse, a réclamé une "enquête exemplaire" et "l'arrêt immédiat des travaux"Dans un communiqué, EELV, co-"organisatrice" des actions violentes sur le site a conclu que "s'entêter dans la poursuite du projet de barrage "serait désormais irresponsable et dangereux", mais un peu tard. 
Ce matin, ce vieux filou de Bové a déjà prévu devant JJ. Bourdin que, dans la nuit du drame, des "infiltrés" aient pu côtoyer des militants vertueux...

dimanche 27 juillet 2014

L'extrême gauche pro-palestinienne a défié Hollande sur la manif interdite place de la République samedi

70 interpellations, dégâts limités, mais interdiction bafouée

La gauche anti-républicaine a tenu tête
Les organisateurs du rassemblement de soutien au Hamas palestinien, organisation terroriste, a bel et bien eu lieu. Prévue ce samedi 26 à 15 heures place de la République, il a été maintenu malgré l'interdiction gouvernementale de manifester, confirmée par le Conseil d'Etat
En tout, près de 3000 policiers et gendarmes ont été mobilisés, 1500 place de la République, le reste entre le Marais et Bastille. Il y a douze blessés dans les rangs des forces de l'ordre.
Tardivement, une heure et demi avant la manif, le juge des référés du Conseil d'Etat avait rejeté le recours déposé par les organisateurs, après que le tribunal administratif de Paris a confirmé vendredi soir l'interdiction de la manifestation. 

La préfecture de police a estimé que cette dernière présentait les même risques de violences que celles ayant marqué une précédente manifestation interdite le 19 juillet à Barbès, quartier populaire de la capitale.

Des jeunes des quartiers ont été attirés au coeur de Paris par les organisateurs, les révolutionnaires du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), très en pointe avec le trotskiste Olivier Besancenot, ci-contre à droite) le Parti des indigènes de la République (PIR) ou encore les juifs antisionistes et laïcs de l'Union juive française pour la paix (UJFP), avec l'association France Palestine solidarité ou les anarchistes d'Anonymous notamment. Le Front de gauche était évidemment présent. 


Hyper-connectés,
les militants pro-palestiniens étaient prêts à manifester quoi q'il arrive et le faisaient savoir sur les réseaux sociaux. Des organisations musulmanes mettaient en garde d'éventuels casseurs de venir perturber leur manifestation, proclamant ainsi leur bonne foi.
Contrôles d'identité
Des milliers de personnes ont ainsi convergé place de la République, d'abord dans le calme, avant que des heurts n'éclatent entre activistes qualifiés de 'casseurs' et forces de l'ordre dès 17 heures, bien que les organisateurs aient mobilisé leurs propres services d'ordre souvent issu de la CGT. Soixante-dix interpellations ont eu lieu et 37 personnes étaient en garde à vue samedi soir, principalement pour s'être armés de matraques, battes, poings américains et ...mortiers.

Les fans de Dieudonné ont fait à 14h30 une tentative d'infiltration du défilé interdit 
et étaient effectivement présents comme l'atteste la photo jointe. 
Dieudonné a tenu une conférence de presse ouverte au public avec le sulfureux politicien belge Laurent Louis dans son théâtre de la Main d'Or (XIe arrondissement) et ses admirateurs manifesté la volonté de rejoindre le cortège.


En dépit de menaces de fermeté du ministre de l'Intérieur qui appela "une dernière fois" les organisateurs à "se conformer à la loi" et à "renoncer à manifester" et assurant qu'ils seront tenus pour "seuls responsables d'éventuels débordements" et "passibles de sanctions pénales", les manifestants de la place de la République ne bronchaient pas, certains panneaux étant très hostiles à la politique de la France.





Olivier Besancenot : "On continue à manifester parce que c'est un droit."

"Il est exclu que la France soit pratiquement le seul pays où on ne peut pas manifester sa solidarité avec le peuple palestinien, lance le révolutionnaire place de la République. Il y a une volonté politique du gouvernement français de discréditer ce mouvement, de diviser les organisations entre elles et de laisser dans la rétine de l'opinion que quand on manifeste pour la Palestine, il faut que ça se termine en chaos. Pendant qu'on parle de ça, on ne parle pas de l'essentiel, à Gaza il y a un massacre qui continue."

Mêmes accusations du Tunisien Adnane Benyoussef. Selon le vice-président marxiste de la Fédération tunisienne pour une citoyenneté des deux rives, une des associations ayant appelé à manifester, "le gouvernement veut jouer la carte du pourrissement, il cherche l'escalade pour museler ce mouvement de solidarité avec la Palestine". "Ils savent très bien que les gens vont venir de manière spontanée à 15 heures".

A 15h00, des manifestants crient "Israël assassin !"
Une centaine de personnes  scandent "Israël assassin, Hollande complice".


Selon l'AFP, Vers 13h30 un policier était venu notifier aux organisateurs présents que la manifestation était bien interdite, après le rejet d'un recours devant le Conseil d'Etat, et avait demandé à la trentaine de personnes rassemblées de se disperser.
Un service autonome de sécurité d'une cinquantaine de personnes, vêtues de gilets jaunes, se déploient pour éloigner les éléments les plus virulents.
La RATP ferme alors les stations de métro aux alentours de République. Filles du Calvaire, Chemin Vert, St Sébastien Froissard sont fermées. La station Bastille est partiellement fermée mais les correspondances sont assurées.

Des manifestants brûlent un drapeau israélien 


au pied de la statue de la République, sous les applaudissements, précise Ava Djamshidi. Une partie de la foule applaudit, l'autre siffle.

Le magasin Habitat ferme au niveau de la rue Vieille du Temple. L'établissement "attend de voir la tournure des événements" pour fermer complètement. "On est aux taquet", explique un responsable. Les magasins Go Sport et Darty tout proches ont eux aussi fermé.

La préfecture de police estime que ça aurait pu être pire...
Un commissaire de police parisien présent sur place fait état de la présence de quelques milliers de manifestants au maximum auprès de l'un de nos reporters. Les estimations de la préfecture prévoyaient une fourchette haute de 30.000 personnes. 5000 manifestants seraient présents place de la République, selon des sources policières interrogées par nos reporters sur place. 26 commissaires de police sont mobilisés ainsi que 1700 policiers.

A 16h30, Valls, le Premier ministre est hué, sifflé et conspué. "Volonté sioniste d'interdire la manifs", peut-on entendre. Des organisateurs appellent tout le monde au calme, et en particulier les jeunes installés sur la statue pour que la "manifestation soit exemplaire". En vain.

 Les premiers projectiles volent avant 17h00. 

Les forces anti-émeutes se déploient. Des échauffourées opposent quelques manifestants aux gendarmes mobiles au niveau du début de la rue du Temple. Les forces de l'ordre se sont casquées et sont prêtes à intervenir. "Ils ont mis les cagoules et les foulards. Ca va partir", analyse un policier.
VOIR et ENTENDRE la mauvaise fois de Besancenot et de ses militants:

17h10,
 la police a atteint son quota habituel: une quarantaine d'interpellations ont déjà eu lieu. Une vingtaine de ces activistes déterminés à en découdre étaient déjà placés garde à vue, selon un premier bilan provisoire.

Les plus véhéments essaient de déborder le service d'ordre de la manifestation jusque-là "très efficace", des professionnels  de la manif, admettent les forces de l'ordre elles-mêmes. Les mouvements de foule se font en direction de la rue du Temple, du Boulevard Voltaire et du Boulevard Magenta.
A 17h30, les forces de l'ordre doivent envoyer quelques bombes lacrymogènes pour disperser les manifestants qui cherchent l'affrontemen, notamment au niveau de la rue du Temple. Des jeunes, certains cagoulés ou le visage masqué par des foulards, jettent également divers projectiles, des pierres notamment, sur des vitrines de magasins.

A 18h00, le service d'ordre de la manifestation a 
quitté les lieux, renonçant à tenter de s'interposer et livrant les activistes aux forces de l'ordre. Des renforts policiers sont arrivés place de la Bastille pour interdire l'accès à la rue de La Roquette où se trouve une synagogue déjà visée lors d'une précédente action pro-palestinienne.
Pendant ce temps, place de la République désertée, des musulmans intégristes font acte de prosélytisme sur la voie publique. Une centaine de jeunes improvise une prière de rue:
  
Vers 19h00, plusieurs centaines de policiers anti-émeutes de la CRS 
tentent de disperser les derniers activistes de la place de la République.

Le ministère accuse le service d'ordre des organisateurs de défaillance
Les "organisateurs n'ont pas su contrôler leur manifestation", assure le porte-parole du ministère, dégageant toute responsabilité..

Bizarre que la circulation ne soit pas coupée, observent pourtant des témoins.

A 19h15, certains camions de gendarmes mobiles quittent la place. Les forces de l'ordre opèrent encore quelques arrestations et des contrôles d'identités.

A 19h30, la place de la République est vidée de ses manifestants.

A 21h00, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, met en cause des jeunes: "il y avait bien présents à cette manifestation des casseurs", insiste-t-il,
comme si ni les organisateurs, ni les militants pro-palestiniens n'avaient plus engagé leur responsabilité. "Il y a eu 70 interpellations et 30 gardes à vue (de manifestants) qui étaient pour une partie d'entre eux armés de façon significative avec des matraques, des mortiers, des poings américains", ajoute-t-il lors d'un point de presse derrière les murs de la préfecture de police.

Manifestation de l'extrême gauche pro-palestinienne à Paris: 41 gardes à vue

Service minimum de l'AFP sur la défiance de l'extrême gauche internationale à Hollande

L'agence de presse officielle met l'accent sur la répression
Petits heurts et débordements pro-palestiniens
à Paris, le 26 juillet 2014, selon l'AFP
"Quarante-et-une personnes étaient dimanche matin en garde à vue sur un total de 65 interpellées la veille en marge d'une manifestation pro-palestinienne à Paris interdite [la construction de phrase met en valeur l'interdiction...] et qui a donné lieu à des incidents, a-t-on appris de source judiciaire.

Elles sont notamment soupçonnées de "violences volontaires aggravées" (avec arme ou en réunion [pas mal, pour des "incidents"!] sur les forces de l'ordre et "rébellion" [sur qui ou contre qui? Hollande et Valls?], a-t-on précisé de même source." [on ne se mouille pas à l'AFP: on se contente de diffuser les éléments de langage reçus de Matignon]

"Une des personnes gardées à vue est mineure 

[L'agence de presse gouvernementale poursuit son compte-rendu comptable sous l'angle de la fermeté gouvernementale] Samedi soir, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, dressant à la préfecture de police de Paris le bilan de la journée, avait fait état de quelque 70 interpellations et 30 gardes à vue, ainsi que d'une douzaine de policiers et gendarmes mobiles légèrement blessés.

 Le Hamas, mouvement islamiste antisioniste et antisémite
 constitué de branches politique et armée,
est  sur 
la liste officielle des organisations terroristes de plusieurs pays 

Selon les estimations respectives de la police et des organisateursentre 4.000 et 10.000 personnes avaient bravé samedi l'interdiction de manifester décidée par la préfecture [et peut-être un peu le gouvernement !...], en raison selon elle de risques de troubles à l'ordre public.

"Boycott, désinvestissement et sanctions" 
est une campagne internationale
Le rassemblement, toléré malgré tout sur la place de la République bouclée par les forces de l'ordre, avait donné lieu à des heurts [et c'est peu dire] lorsque des petits groupes [l'AFP, quand elle veut, est un peu floue...] ont commencé à lancer des projectiles sur les CRS et gendarmes. Les "débordements" ont été dans l'ensemble contenus par les forces de l'ordre." [Félicitations de l'AFP au patron.

Les images du web démentent que les activistes de l'extrême gauche seraient des "casseurs" incontrôlés "en marge" de la manif et que les "personnes" interpellées auraient été "dans l'ensemble contenus par les forces de l'ordre." C'est en outre faire peu cas de la collaboration des nervis des organisateurs en gilets jaunes. 
Mais quand l'AFP cessera-t-elle donc de prendre les Français pour des gogos? ]