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mercredi 1 octobre 2014

Hollande fait augmenter la redevance télé de 3 euros en 2015, en plus du reste

Promis par Hollande, l'entr'acte dans l'augmentation des taxes n'est encore pas pour maintenant

"Il n'y aura pas d'impôts supplémentaires", promettait François Hollande
il y a dix jours, confirmant les propos de Manuel Valls.
Les Français se sentent bernés. 
Le 18 septembre dernier, François Hollande, s'exprimant sur l'Europe, affirmait que la France n'irait pas plus loin que les efforts déjà consentis, afin de ne pas mettre à mal la croissancrefuse la rigueur,
maise. Or, alors que La Poste annonçait ce matin une hausse historique du prix du timbre, Michel Sapin, le ministre des Finances a confirmé une augmentation des taxes sur le gasoil et l'on a appris aussi que le projet de budget 2015 prévoyait une augmentation de la "contribution à l'audiovisuel public", tandis que dans le même temps, ce sont les tarifs de GDF Suez qui repartent à la hausse.
En octobre, avant l'hiver, les tarifs réglementés de GDF Suez vont grimper de 3,9%. La Poste a annoncé que les tarifs du courrier augmenteraient en moyenne de 7% au 1er janvier. Quelles que soient les motorisations, anciennes et polluantes ou récentes qui sont propres, le gazole de 2 centimes par litre, pour 60% des automobilistes. Et cela ne s'arrêtera pas là. En effet, les parlementaires ont déjà voté une hausse de la taxe carbone, qui frappera le diesel et les autres carburants. Applicable dès le 1er janvier 2015, bien que la ministre de l'Environnement n'y soit pas favorable (suite à ce désaveu, Ségolène Royal va-t-elle démissionner??), elle se chiffre elle aussi à 2 centimes. Soit, au total, une hausse de 4 centimes de plus par litre l'an prochain pour les propriétaires de véhicules diesel, riches ou pauvres.


Le 21 juin 2013, la ministre de la Culture avait ouvert "la piste" (inexplorée?) d'une redevance TV élargie et elle avait aussi évoqué une "contribution à l'achat" sur les appareils connectés - dont les ordinateurs, tablettes, smartphones, etc - pour aider la Culture.
Ce gouvernement ne nous a donc pas encore tout dit de l'ampleur du "racket" qu'il prémédite.

Les Michèle Cotta et autres bénis-oui-oui du PAF et des media en général se gardent de sortir la calculette et assurent que le pouvoir d'achat reste intact et que la consommation va reprendre comme si de rien n'était.

La redevance audiovisuelle va augmenter de 3 euros en métropole en 2015, selon le projet de budget 2015.

Et France 2 refuse la rigueur,
mais veut plus de pub !

Regarder la télé va vous coûter un peu plus cher. Le projet de budget de l'Etat en 2015, présenté mercredi, prévoit une augmentation de la redevance télévision, 3 euros en métropole et un euro en Outre-mer
La contribution atteindra 136 euros en métropole et 86 euros dans les départements d'outre-mer en 2015, selon le texte diffusé par le gouvernement. Cette recette sera en partie affectée à la société TV5 Monde, en remplacement de la subvention actuellement versée. Pour l'autre partie et le montant de ce qui en restera, c'est le flou...
La multitude de chaînes de service public a un coût insupportable. Si la "contribution à l'audiovisuel public" augmente, c'est que les comptes de France Télévision sont précaires. Le syndicat Force Ouvrière du groupe a rappelé que lors du premier semestre 2014, les recettes publicitaires de France Télévisions se sont "érodées" de 4%. La faute aux programmes peut-être aussi. Toujours selon FO, il manquerait 420 millions d’euros au budget de France Télévisions. Les dotations de l’Etat au groupe public depuis 2009 n’auraient pas tout à fait compensé le manque à gagner des recettes publicitaires, bien qu'elles soient toujours plus militantes dans l'air du temps et racoleuses. Le co-gestion de FO est-elle exempte de reproches?


Faut-il que les Français entretiennent  
une caste de journalistes, experts et consultants?

La pression sur France Télévisions est particulièrement forte pour 2015, année où
le groupe -comme le gouvernement !- ambitionne de revenir à l'équilibre. C'est pour cette raison qu'une porte a été entrouverte au retour de la publicité après 20 heures. A partir d'octobre, quatre chaînes régionales de France 3 diffuseront des spots publicitaires à 20 heures 10. Les 10 millions espérés de cette mesure viendront se rajouter à l'argent supplémentaire attendu de la hausse de la redevance.
Pour nous, la question est celle de la sauvegarde du pouvoir d'achat, de la bonne gestion (et des économies de gestion et salariales) du groupe et de la casse par la pub du temps de sommeil des enfants fatigués par les nouveaux rythmes scolaires.

samedi 2 juin 2012

Dans la presse socialiste, le patron de l'AFP est nommé à Matignon

Ayrault récompense Fabrice Bakhouche, directeur général adjoint de l'AFP


Et un énarque de plus
arrive aux manettes: quand ce n'est pas à l'Elysée,
c'est à Matignon.



La carrière fulgurante des militants socialistes vertueux

Après le limogeage des trois hauts fonctionnaires à la tête des services de police... 
Fabrice Bakhouche, arrivé en février 2011 à l’AFP pour y exercer les fonctions de directeur général adjoint, va quitter l’Agence pour rejoindre le cabinet du Premier Ministre, où il s’occupera des dossiers concernant les media et l’économie numérique.   


A seulement 37 ans, cet énarque  (2001-2003) diplômé de l'IEP de Paris (1996) est passé par le  ministère des Affaires Etrangères (aux affaires France-Amérique latine: Mercosur, Chili et Bolivie), avant de rejoindre la Cour des comptes (2003), où il fut en charge de l'audit de plusieurs dans le secteur audiovisuel public, et l'agence des participations de l'Etat. Chargée de gérer les participations de l'Etat dans les entreprises, elle releve directement du ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, après avoir été rattachée, jusqu'en 2011, à la direction générale du Trésor..

Ainsi la presse était-elle aux ordres de Sarkozy...


A l’AFP, il a notamment suivi la mise en œuvre des chantiers prioritaires qui ont joué un rôle majeur dans la politique de développement, de diversification et d’internationalisation de l’Agence. Il était en particulier chargé des projets de développement dans le domaine de la vidéo, du mobile ou encore du sport, ainsi que de la gestion des filiales de l’Agence.


Le matin du 1er juin 2012, en comité exécutif, Emmanuel Hoog a salué " son travail sérieux et efficace, ses qualités humaines partagées par tous, son sens de l’intérêt général et son goût de l’écoute et du dialogue. Tout cela, il a su le mettre au service des valeurs d’indépendance et de rigueur professionnelles de l’agence. Nous l’en remercions ".  
En 1999, au côté de Jack Lang, il lança le Printemps des Poètes, qu'il anime avec André Velter durant ses trois premières éditions.
Auparavant, Hoog  avait été conseiller chargé de la culture et des médias auprès de Laurent Fabius, d’abord à la présidence de l’Assemblée nationale entre 1997 et 2000, puis au Ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie jusqu'en 2001.

Pour mémoire enfin, 
rappelons aussi que Canal + est dévouée au PS depuis que François Mitterrand l'a portée sur les fonds baptismaux et confiée au parrain André Rousselet, que son entreprise en taxis (G7) n'aurait pas a priori destiné à l'audio-visuel, s'il n'avait été un ami intime du président... dont il était l'exécuteur testamentaire.

Pendant sa campagne, François Hollande a pu compter sur le soutien de Jean-Jacques Augier, énarque de la promotion Voltaire et ancien patron des ...taxis G7 ! Avec Bernard Cottin, ex-PDG de Numericable, ce patron a levé des fonds pour le candidat socialiste.

Les préférences de la presse "indépendante" se portent-elles manifestement vers la droite ?
On peut le dire et le répéter, mais les faits prouvent le contraire.
  

vendredi 23 mars 2012

Il est faux que les media sont au service de Sarkozy

Les chaînes TV sont inféodées au candidat Hollande

A preuve, les sujets dérangeants que la presse socialiste occulte

Le service public n'échappe pas à la règle

Avec la complicité l'accord tacite du CSA.
N'a-t-il pas d'ailleurs permis à la concubine de Nono Montebourg, candidat à la primaire PS, Audrey Pulvar de toucher sa 'paie', malgré ses agressions récurrentes de membres de la majorité ?
Lien PaSiDupes : " Cas Pulvar: un député UMP sort le CSA de sa bulle socialiste "
Voyez plutôt qui sont les porte-parole d François Hollande ?
Et il en manque !...

lundi 5 janvier 2009

France Télévisions oppose la grève aux premiers soirs sans pub

Début de soirée et couché avancés
La suppression de la publicité de 20H00 à 6H00 du matin sur France Télévisions entre en vigueur ce lundi. Les conservateurs du service public audiovisuel se sentent bousculés et expriment leurs difficultés d’adaptation par un appel à la grève, lancé sur France 3 le lundi 5 et sur France 2 le mardi 6 janvier.

Ce qui change

  • Journalistes et syndicats assurent avec mépris que cette réforme va perturber les Français, mais ils sous-estiment leur faculté d'adaptation autant que leurs aspirations. Si les professionnels acceptent de laisser la parole à ceux qu'ils sont supposés servir, une franche majorité affirme sa satisfaction de gagner environ 30 minutes, de retrouver la possibilité d'aller se coucher plus tôt et donc de gagner du temps de sommeil. Les Français souhaitent aux journalistes et personnels du service public la même aptitude au changement.

  • Le journal télévisé de 20h00 de France 2 sera écourté de quatre minutes à compter de ce lundi et démarrera désormais à 19h58 pour se terminer à 20h30 précises. Le "JT" durera donc désormais 32 minutes, afin que les programmes de première partie de soirée commencent à 20h35.
    "Cela nous obligera à faire des choix un peu plus drastiques", a commenté la directrice de l'information de France 2, Arlette Chabot, sur France Inter. "Mais la qualité restera la même", assure-t-elle. Il est nécessaire que le service public audiovisuel apprenne à gérer ses ressources, publiques ou non, avec rigueur.
    Les arguments contre la réforme sont navrants, mais révélateurs.
    Sur France 3, le feuilleton quotidien à succès démarrera désormais à 20H10, et non 20H20, et pourrait donc faire de l'ombre aux journaux de France 2 et TF1, ce qui relativise l’importance que se donnent les journalistes. La grand-messe du soir menacée par un feuilleton !

    La grève et l’esprit créatif des syndicats

    Pour cette première dans l'audiovisuel public, 40 ans après l'arrivée de la publicité à la télévision, les créatifs de France 3 n’ont trouvé que la grève, à l'appel de quelque sept syndicats catégoriels.

    A peine un gréviste sur trois

    Alors que cette grève n’a été suivie qu’à 27% en matinée et 29% dans l'après-midi, pour l'ensemble de la chaîne (rédactions nationale, régionales et locales), les tranches d'informations concernées ont été davantage perturbées.
    L'offre d'information des autres chaînes reste inchangée et c'est l'occasion d'apprendre à l'apprécier...

    Les perturbations de programmes
  • Dans le service public

    > L’information
    Les éditions locales, de 18H35, sont remplacées ce lundi par la rediffusion d'un numéro de "C'est pas sorcier". Le Soir 3, prévu désormais à 22H30
    , et le magazine "Ce soir ou jamais", seront remplacés par la diffusion inédite d'une pièce de théâtre, "Une heure trente de retard", mise en scène par Bernard Murat, avec Patrick Chesnais.

    > Le divertissement
    Lundi soir, France 2 propose à 20H35 un numéro de "Rendez-vous en terre inconnue", avec Edouard Baer chez les Dogon, tandis que France 3 diffuse une édition spéciale de "Questions pour un champion" spéciale juniors.
  • Du côté des chaînes privées,

    > TF1 maintient ses horaires et met à l'antenne une fiction, "Avalanche", à 20H50 et Canal+ le documentaire "10 ans, le monde et nous" à 20H50, également et sans changement.

    > En revanche, l’autre chaîne privée, M6, aligne sur le service public son nouveau programme court "Tongs et paréo" à 20H35, qu’il fait suivre dès 20H45 d'un film de Yann Moix, "Podium".

    >Arte propose "Diamants sur canapé" avec Audrey Hepburn, à 20H45.

    Les conservateurs de la CGT s’arc-boutent
  • A France 3, des perturbations pourraient survenir mardi et mercredi, l'appel de la CGT s'étendant jusqu'à mercredi soir.
  • A France 2, l'appel à la grève a été lancé pour mercredi, jour du début de l'examen en Sénat du projet de loi.
    L'intersyndicale de France 2 et la CGT de France 3 annoncent un rassemblement devant le Sénat pour demander aux sénateurs, notamment centristes, de ne pas voter le projet de loi.

    Ce qui est progressivement réformé
  • Premier temps
    A la demande du gouvernement, France Télévisions a dû anticiper la principale mesure - la suppression de la publicité sur les chaînes du groupe (France 2, France 3, France 4, France 5, France ô) entre 20H00 et 6H00 du matin.
    Cette disparition partielle a comme effet le plus évident la disparition du long tunnel publicitaire qui, à l'issue du journal de 20H00, précède le début des programmes de soirée.
  • Deuxième temps
    La suppression totale de la pub est prévue d'ici fin 2011.

    Les incohérences de l’opposition systématique
  • Paradoxalement, les anti-libéraux qui dénoncent le poids de la publicité sur l'économie et son emprise sur notre société et les esprits des petits et des ménagères de moins de cinquante ans, mais des autres aussi bien, sont rejoints par l’ensemble de l’opposition, démontrant leurs motivations politiques et leurs contradictions, puisqu’ils auraient logiquement dû applaudir au recul des cette pub honnie.
  • Dans ses voeux aux salariés, le président de France Télévisions Patrick de Carolis a déclaré avoir "la ferme intention d'aller, avec vous, au bout de ce projet, au bout de cette réforme". "Je le ferai avec indépendance", a-t-il ajouté.
  • Les porte-paroles de l'UMP ont indiqué lundi "faire le pari" du succès de la réforme de l'audiovisuel, tout en souhaitant que le débat sur son financement, notamment sur la redevance, se poursuive après l'adoption du texte au Sénat.
  • Le PS se livre à un nouveau procès d’intention
    Il a lui estimé que la suppression de la publicité était "le maquillage d'un démantèlement du service public audiovisuel".
    Positifs, les démocrates socialistes ont déjà promis de reprendre leur obstruction parlementaire et de confirmer ainsi l’image déplorable qu’ils donnent de la représentation populaire.
  • vendredi 12 décembre 2008

    Audiovisuel public : les députés votent la suppression partielle de la pub

    Respect de rythmes de vie raisonnables sur France Télévisions
    Commencés le 25 novembre, les débats sur la réforme qui doit en particulier alléger nos soirées et nous faciliter le coucher et l’endormissement, devaient se poursuivre vendredi soir, voire lundi, sur la question de la compensation de la suppression de la publicité par l'instauration de deux taxes.
    > Or, à l’Assemblée Nationale, les élus du peuple ont adopté vendredi le principe controversé de la suppression de la publicité sur France Télévisions à partir du 5 janvier 2009 entre 20H00 et 06H00, dans le cadre de la réforme de l'audiovisuel public.
    > Par 30 voix contre 18, l'article 18 a été adopté après une bonne dizaine d'heures de débat…

    Les limites à l’obstruction socialiste sont dépassées
    Comme elle le fait depuis près de trois semaines, aux dépens des autres projets qui ne peuvent venir en discussion, et donc au détriment du logement, l'opposition conservatrice de gauche a déposé une multitude d’amendements, pour tenter de bloquer aussi la réforme de l'audiovisuel à France Télévisions.
    > Face à la ministre de la Culture Christine Albanel relativement sereine, une poignée de députés de gauche -Didier Mathus (à gauche), Patrick Bloche, Marcel Rogemont (PS), Noël Mamère (Verts, trois fois à droite), ancien journaliste et maintenant avocat... -ont encore longuement plombé l’activité parlementaire.
    L'objectif de la gauche est "d'aller jusqu'au bout des débats", aux dires de Jean-Marc Ayrault, pour "alerter l'opinion" contre les risques qui pèsent, selon elle, sur l'avenir du service public et les cadeaux publicitaires faits aux chaînes privées. PaSiDupes a donné ici la parole à des contradicteurs de ces fausses raisons politico-démagogiques.

    >
    "Obstruction", protestent à juste titre le gouvernement et la majorité, qui accusent l'opposition de retarder la réforme et de négliger les intérêts du service public.

    La guérilla socialiste tourne à la diffamation

    Noël Mamère
    s’en prend aux personnes et a accusé le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, d'avoir eu des intérêts dans une société de lobbying
    dont l'un des clients est Bouygues, actionnaire majoritaire de TF1.
    Dans la « république du respect » socialiste, l'ex-ministre Jean Glavany a même qualifié F. Lefebvre de "petite frappe de TF1", à la stupeur des députés UMP indignés.
    > F. Lefebvre a du expliquer comment Mamère déforme la vérité: "Devenu député, j'ai abandonné des activités que j'avais dans le passé".
    Une suspension de séance a été nécessaire pour calmer les esprits. Et à la reprise, après s'être expliqué avec M. Lefebvre, Noël Mamère a retiré ses propos... A gauche, non seulement on ne se maîtrise pas, mais on n’exprime pas non plus ses excuses, on regrette …

    Quand l’opposition est démocratique

    > Certes, la gauche enrage de sa faiblesse et s’indigne, mais l'Assemblée démocratiquement élue peut voter à la majorité la suppression de la publicité sur RFO en 2011. "Ce n'est pas 450 millions qu'il faut compenser, c'est désormais 468,6 millions", s'est écriée Sandrine Mazetier (PS, à gauche), selon son estimation de la compensation prévue par l'Etat après la suppression de la publicité sur les chaînes de télé publiques.
    > A compter du 5 janvier, les programmes de France 2 et France 3 en soirée ne comporteront plus d’autres messages publicitaires " que ceux pour des biens ou services présentés sous leur appellation générique", selon l'article voté vendredi.

    Retour aussi à de bonnes nuits réparatrices.

    mercredi 10 décembre 2008

    Nicolas Sarkozy a peut-être sauvé France Télévisions

    Marin Karmitz, interrogé par le journal Le Monde
    Ce n'est pas Sa Cynique Majesté Royal qui a pu émettre un son aussi mélodieux..., rien que pour taper sur les nerfs de la maire de Lille, ni l'un des 'ségolénistes' fourvoyés à son service.

    « Producteur, exploitant, distributeur et fondateur de MK2 spécialisé dans le cinéma indépendant, Marin Karmitz a été membre de la commission Copé sur l'avenir de la télévision publique.
    [Puisque Le Monde ne le fait pas, PaSiDupes rappelle que Karmitz n'est que l'un des 17 professionnels, ajoutés aux 16 parlementaires, réunis à compter de juin 2008].

    Comment jugez-vous le débat sur la réforme de l'audiovisuel public qui s'est ouvert à l'Assemblée nationale ?
    Je le juge en tant que citoyen. Je trouve ce débat irresponsable à l'égard des Français qui aimeraient savoir ce que sera l'avenir de la télévision publique et sa stratégie d'entreprise. Or, on assiste à une vaine guérilla parlementaire de la part de la gauche qui n'a jamais proposé de solutions pour l'audiovisuel public. Elle bloque le débat au risque de mettre en péril la télévision publique en prolongeant l'insécurité qui plane sur l'entreprise. Quant à la droite, elle cède aux nombreux lobbies. Il est urgent de moderniser l'audiovisuel public face aux défis de la révolution numérique, en lui en donnant les moyens. De ce point de vue, Nicolas Sarkozy a peut-être sauvé France Télévisions !

    C'est-à-dire ?

    En annonçant la suppression de la publicité, il a engagé inévitablement la restructuration de France Télévisions, son mode de financement et sa transformation en média global. S'il avait continué à être financé par la publicité, le service public aurait perdu la moitié de son budget publicitaire. Qui aurait payé la différence ?

    C'est un revirement spectaculaire de votre part. Fin novembre, dans une tribune publiée dans Le Monde, vous dénonciez "un sentiment de trahison"...

    J'ai le sentiment que l'essentiel, c'est-à-dire la restructuration de France Télévisions vers un média global, n'est pas au coeur du débat à l'Assemblée. Les interventions et les amendements font perdre de vue l'essentiel. La commission Copé a proposé des solutions financières telles que l'indexation de la redevance, les taxes sur les fournisseurs d'accès Internet et le financement de 450 millions par l'Etat qui sont dans la proposition de loi. Personnellement, j'étais opposé à la taxation des chaînes privées pour ne pas faire dépendre le public du privé. Aujourd'hui, elles sont dans un mauvais état financier et il est inutile de les affaiblir davantage. La cohabitation d'un privé fort et d'un public également fort est un gage de pluralisme. La seconde coupure publicitaire pour les chaînes privées est une aubaine pour le service public, qui pourra montrer sa différence éditoriale. Mais, pour cela, France Télévisions doit bénéficier d'un financement pérenne de l'Etat et, pour le moment, il n'y a aucune garantie.

    La nomination du PDG de France Télévisions en conseil des ministres ne vous inquiète pas pour l'indépendance du service public ?

    J'ai été très surpris par la décision de Nicolas Sarkozy qui allait totalement à l'encontre de notre recommandation. Mais, finalement, pourquoi pas ? Cela mettra fin à l'hypocrisie, car tout le monde sait que cette nomination a toujours été décidée avec l'accord du pouvoir politique. En le nommant lui-même, Sarkozy sera donc en première ligne sans fusible.

    C'est ce qui se pratiquait du temps de l'ORTF avec les dérives politiques et les pressions financières...
    Il n'y a aucun risque de revenir au temps de l'ORTF. Aujourd'hui, avec le pouvoir du numérique, les contre-pouvoirs sont partout. Y compris, et surtout, au sein de France Télévisions avec les syndicats et les sociétés de journalistes. Sur un sujet aussi sensible médiatiquement, le président s'y reprendra à deux fois avant de virer le président de France Télévisions parce qu'une émission lui a déplu.


    N'est-ce pas illusoire ? Tout comme de croire que le pouvoir ne s'ingérera pas dans les programmes ?

    Les programmes relèvent de la responsabilité de ses dirigeants. La droite compte encore dans ses rangs quelques personnalités qui ont de vieux réflexes. Il ne sert à rien, par exemple, de dire que le service public ne doit pas diffuser de télé-réalité. La télé-réalité est un format comme un autre, mais tout dépend ce qu'on en fait. La réforme de l'audiovisuel public ne peut être viable que si on se dirige vers un média global, question qui soulève des passions, notamment chez certains syndicats, dès qu'il est question de repenser l'organisation de l'information ou celle de France 3. »
    LEMONDE, le lundi 8/11/08 (Mise en page de PaSiDupes)


    Vous reprendrez bien un peu de Marin Karmitz

    Marin Karmitz est né en 1938 à Bucarest ( Roumanie), dans une famille juive qui sera contrainte à immigrer en France lorsqu’il a neuf ans. Le Monde précise que c’est un exploitant, distributeur, producteur et réalisateur français, fondateur de la société MK2, spécialisée dans le cinéma indépendant, dit « d'auteur ».

    À Paris
    , il entra à l'IDHEC et devint chef opérateur. Il créa sa maison de production MK2, d'abord exclusivement consacrée aux courts métrages (notamment ses réalisations, dont Camarades en 1969).Ses productions rencontrant des problèmes de diffusion, il décide de devenir lui-même exploitant (la première salle ouvre en 1974 à Bastille).

    Il se prononce contre le mouvement des intermittents et la culture de la subvention, contre les luttes à forte coloration corporatiste où les notions de création et de spectacle se mélangent. Pour lui, l'artiste ne doit pas être un assisté.
    C’est dit…
    Suspect, donc ! Encore un de ces extrémistes...

    Réforme de l'audiovisuel public, "un cadeau" pour "le service public"

    Les arguments du PDG de TF1 seront-ils admis par l'opposition conservatrice ? Le PDG de TF1, Nonce Paolini, a expliqué aujourd’hui mercredi sur RTL en quoi la réforme de l'audiovisuel public "est un cadeau, incontestablement, mais pour le service public".

    Le service public audiovisuel n’est pas pénalisé

    1-
    "Le service public est maintenant libéré d'une programmation qui sera à partir de 20h en compétition avec ses principaux concurrents"

    2-
    Il souligne une seconde raison.

    > Le service public se trouve dans une situation extraordinaire (...) : le président du service public connaît ses recettes pour les trois ans qui viennent."
    > Mieux, "ce sont des recettes qui sont garanties par l'Etat,
    - d'une part par la redevance, par un contrat d'objectif et de moyens,
    - et enfin par une dotation de 450 millions d'euros garantie pour les trois qui viennent", a-t-il insisté, assumant son rôle d'avocat du service public.

    Les bénéficiaires ne sont pas ceux qu’on croit
    "Je ne connais aucun chef d'entreprise qui ait cette assurance aujourd'hui", souligne Nonce Paolini avant d'ajouter qu'il "reste à voir" que TF1 profite de cette réforme alors que "cette année le marché publicitaire est sinistré".

    Le PDG de TF1 explique la réalité de la situation de la publicité
    Il fait en effet observer que "le service public a perdu 25% de sa recette cette année, qui ne se sont reportés ni sur TF1, ni sur M6", cette dernière société étant volontiers épargnée par les critiques.
    Il précise pour la bonne information des partisans du mammouth audiovisuel de 49 sociétés distinctes, que "le fameux effet d'aubaine dont on parle n'existe pas, parce que les annonceurs ne vont pas très bien, la crise est passée par là, et parce qu'il y a aujourd'hui un report de recettes sur Internet et sur les chaînes de la TNT" (Télévision numérique terrestre).

    La tête de Laurence Ferrari tient-elle encore ?
    La préoccupation des journalistes n’est pas centrée autant qu’il y paraît sur les revenus de la publicité dans le service public.
    Interrogé par ailleurs sur le sort de Laurence Ferrari à la tête du JT de 20h, Nonce Paolini a voulu couper court (aïe, aïe !) à toutes les rumeurs en soulignant: "elle est là pour 20 ans". Se disant "aucunement" inquiet des audiences du 20h, il a ajouté: "Laurence Ferrari a une audience qui tourne autour de huit millions de téléspectateurs tous les soirs. Je connais des présidents de chaîne qui rêveraient d'aboutir à ce chiffre, un jour".

    Vingt ans, c’est long pour les syndicats-maison et les partis de l’opposition qui veulent sa dépouille. Devront-ils attendre autant celle de TF1 ?