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dimanche 9 juin 2019

"Acte XXX" des Gilets jaunes : la fausse rumeur de manifestants tués à Montpellier

La presse macronienne participe-t-elle à la rumeur et à la dramatisation ?

Alors que "l’acte 30" se déroulait samedi dans plusieurs villes de France, plusieurs rumeurs ont annoncé deux décès au cours du rassemblement national à Montpellier. 

Affichage Google Actualités du 10 juin 2019

Dans certains cortèges, des manifestants ont crié "police assassin" et une minute de silence a même eu lieu à Toulouse. 
L'information faisant état de la mort de deux manifestants à Montpellier où 2.000 personnes se sont rassemblées (chiffres de la préfecture) a aussitôt circulé, samedi 6 juin, dans les cortèges de Gilets jaunes à travers la France, mais il a fallu plusieurs heures pour qu'elle soit officiellement démentie. 

Rumeur d'abord relayée par Gabin Formont, le créateur de Vécu, le media des Gilets jaunes. Dans une vidéo postée sur la page Facebook de Vécu, le jeune homme affirme - non sans précautions - le décès de deux personnes au cours du rassemblement de Montpellier. 

Une "information" qui lui aurait été donnée par des 'street medics'
, les bénévoles prodiguant des soins médicaux aux manifestants. "J'ai eu des confirmations concernant les décès et les comas [...] j'ai eu le chef des street medics au téléphone. Ils ont appelé une amie urgentiste qui a confirmé qu'une dame d'une cinquantaine d'années aurait pris une balle de flashball dans la rate et serait décédée. [...] Deuxième personne une dame victime d'un traumatisme crânien suite à un flashball dans la tête, qui serait décédée également. " Une vidéo vue plus de 180.000 fois et suivie d'une autre où Gabin Formont précise toutefois que "Vécu continue ses recherches, ses infos sont données sous réserve".



Demande de confirmation !
1 décès à Montpellier pendant la manif ?


La préfecture de police de l'Hérault a démenti dans l'après-midi toute mort liée au rassemblement se tenant à Montpellier et a demandé de pas faire "circuler de fausses rumeurs qui perturbent le travail des forces de l'ordre."

La préfecture de l'Hérault a fait état d'un bilan d'une dizaine de blessés légers parmi les manifestants et parmi les forces de l'ordre. 
De son côté, le média Vécu n'est pas revenu sur cette fausse rumeur et n'a toujours pas supprimé ses vidéos.

vendredi 7 juin 2019

Acte XXX à Montpellier: 'Midi Libre' et le patron des commerçants font grandir l'hostilité aux Gilets jaunes

'Midi libre' anticipe des "sueurs froides pour les commerçants":"des casseurs annoncés samedi"

Le quotidien régional crée une psychose
 
Illustration de la mobilisation nationale pour l'Acte XXX à Montpellier.
Avant qu'elle ait lieu, Midi Libre "fait craindre le pire" !
Curieusement, ce quotidien socialiste ne soutient pas le mouvement social des Gilets jaunes: parti de la base, il échappe en effet aux syndicats et tient tête au pouvoir de centre gauche. A la veille de ce rassemblement, le groupe La Dépêche du Midi, propriété du radical de gauche (PRG) Jean-Michel Baylet, ancien ministre de Hollande dans le gouvernement Manuel Valls, participe activement à la montée de la peur, instrumentalisant les craintes des commerçants, alors même que le pouvoir assure que le mouvement s'essouffle. 
Lors de la campagne présidentielle de 2017, Baylet annonça son soutien à Macron, candidat d'En marche!, en dépit du soutien officiel du PRG au candidat du Parti socialiste, Benoît Hamon.

Pour l'Acte XXX des Gilets jaunes, un rassemblement national est annoncé à Montpellier. Les commerçants ont reçu des informations sur la présence d'un nombre important de casseurs : "plus de 300", précisent-ils. Mais, au départ - histoire de faire naître une certaine anxiété - , Midi Libre n'indique pas sa source. Quand l'information vient des réseaux sociaux, elle est qualifiée d'infox...

La grande mobilisation nationale des Gilets jaunes, samedi 8 juin à Montpellier donne, une nouvelle fois, des sueurs froides aux commerçants du centre-ville, écrit Midi Libre. Leurs craintes, renouvelées chaque fin de semaine, sont d'autant plus fortes que Montpellier a été proclamée, le temps d'un épisode, "capitale nationale" du mouvement. 

"La plus grande vigilance" 

"Nous avons des informations de la part de la Police nationale de la présence d'un grand nombre de casseurs, plus de 300", explique Jean-Pierre Touchat, président du syndicat des halles et marchés et ancien compagnon de route du maire. En 2015, il était à la tête des commerçants qui voulaient créer une milice contre les Roms "qui volent les touristes aux stations du tramway du centre-ville, aux terrasses de cafés et restaurants, dans les boutiques et ce visiblement en toute impunité", pendant le mandat de Philippe Saurel (DVG, dissident exclu du PS) qui soutint LREM menée cahin-caha par Nathalie Loiseau lors des élections européennes de mai 2019.

La CCI Hérault a adressé une note aux commerçants de l'Ecusson dans laquelle elle demande "la plus grande vigilance face à des actions potentiellement violentes". En janvier 2019, ces commerçants du centre ville étaient déjà hostiles à toute autorisation de manifester accordée aux Gilets jaunes.

Et pourtant, "aucun arrêté de fermeture"...

Plusieurs réunions préparatoires se sont tenues ces derniers jours en préfecture. Aucun arrêté, ni municipal, ni préfectoral, de fermeture des commerces n'a été pris. Aucune décision concernant les marchés ou les halles n'a  été prise non plus et l'agitation de Jean-Pierre Touchat n'aura pas eu d'autre objectif que de discréditer le mouvement social
"Nous sommes néanmoins préoccupés par ce qui pourrait se passer, notamment sur la place de la Comédie et aux halles Castellane", maintient Jean-Pierre Touchat, un fan de Macron, tandis que Saurel n’hésitait pas encore récemment à répéter qu'il préférerait encore apporter son suffrage à Mélenchon.

Nouvel crise sécuritaire parmi les commerçants. 
La Ville a pourtant prévu la présence de vigiles à Castellane. Ils auraient pour ordre de fermer le marché couvert si des débordements devaient éclater aux abords et de confiner les clients et les commerçants à l'intérieur. Comme en décembre dernier. 
La CCI met la ville en état de siège, demandant aux commerçants de mettre en pratique des mesures préventives : "retrait des parasols, emballages, encombrants, pré-enseignes, étals, mobiliers, tels que les tables et chaises". De la prévention ordinaire de bon sens qui ne ferait pas l'objet d'un tel tapage en toute autre circonstance.

mardi 12 mars 2019

A Tarbes, un temple maçonnique dégradé

Tous les méfaits du samedi soir sont-ils imputables aux Gilets jaunes ?

L'AFP invente un complot, sans apporter de preuves: fake news malveillant ou diffamation ?

Résultat de recherche d'images pour "loge maconnique Tarbes"La Dépêche du Midi et Midi Libre ont-ils vérifié leurs informations diffusée par l'AFP au national? 
"Dans la nuit de samedi à dimanche, des gilets jaunes se sont introduits dans le temple maçonnique du centre de Tarbes", affirme l'AFP, sur la foi de ses confrères régionaux, propriétés respectivement de la famille Baylet, franc-maçonne, et du Groupe Sud Ouest, détenu à 80 % par la famille Lemoîne. La loge du Grand Orient de France a certes été dégradée, mais l'enquête judiciaire ouverte n'a pas livré ses conclusions. Si donc la presse ne participe pas à un complot, quoi d'autre ?

Le Parquet de la ville révèle les faits, mais ne désigne pas les coupables. 
"Des gilets jaunes s'y étaient introduits dans la nuit de samedi à dimanche," accuse l'AFP, dans la fiction rédigée par Clémentine Piriou, "aspirante journaliste et ex-constitutionnaliste", c'est-à-dire rien, mais tout aussi compétente - ou inspirée - pour faire le récit, repris par Libération, d'un attentat à la voiture piégée à Bogota, Colombie: le droit constitutionnel mène à tout et très loin...

Vers minuit, "alors qu'il ne restait qu'une petite centaine de gilets jaunes dans le centre-ville, un ["homme" quand il s'agit d'un islamiste ou d'un voyou] individu masqué [donc un Gilet jaune !] a arraché l'interphone de la loge maçonnique du Grand Orient de France, selon La Dépêche du Midi, qui a diffusé l'affaire. Il s'est ensuite introduit dans le bâtiment, après en avoir ouvert le portail [la méthode est originale].
Lors de la campagne présidentielle de 2017, le patron de presse Jean-Michel Baylet a annoncé son soutien à Macron, en dépit du soutien à Benoît Hamon du Parti Radical de Gauche (PRG) ,parti qu'il a présidé.

"Quand la bêtise rivalise avec l'intolérance la plus crasse" (Castaner, la crasse, l'intolérance et la bêtise)

"Plusieurs personnes se sont engouffrées dans les lieux dans un bruit de vitres brisées pour un saccage qui aura duré seulement quelques minutes", rapporte encore le quotidien régional.
"Après les juifs, les francs-maçons... Quand la bêtise rivalise avec l'intolérance la plus crasse", a réagi le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, dans un tweet insultant, dimanche. Ainsi, de manière obsessionnelle, le ministre énumère-t-il une série de cibles habituelles en temps de troubles politiques, évoquant à demi-mots les années 30. 
Il a par ailleurs salué "l'intervention rapide de la @PoliceNationale qui a mis fin aux exactions de ces individus qui n'ont d'autre projet que la haine". Un leitmotiv.
Avant de faire grossir la rumeur, Castaner les a-t-il identifiés ? Sont-ils de mèche ?
Les Gilets jaunes pointés par la presse régionale de gauche sont-ils d'authentiques Gilets jaunes ou des hommes de mains au service du discrédit du mouvement ? L'enquête le dira...

Les Frères-maçons évitent, quant à eux, d'accuser sans preuves.
De son côté, la Grande Loge Mixte de France déplore, dans un communiqué de presse, des "actes inqualifiables (qui) s'inscrivent dans un contexte de déferlement de menaces et propos haineux à l'encontre des francs-maçons".
Résultat de recherche d'images pour "loge maconnique Tarbes"
"Le combat doit être encore plus ardent contre tout ce qui contribue à éroder le pacte social: remise en cause des valeurs et des principes républicains, régressions sociales, précarité, repli sur soi et dérives communautaristes", poursuit le texte.
Cette loge mixte a été créée en 1982 avec le soutien du Grand Orient de France. 

Stupéfiant commentaire du préfet Blondel des Hautes-Pyrénées : une "agression contre la République"
Contre les églises, c'est un fait divers.

samedi 26 mars 2016

Gard: à 15 ans, un adolescent en garde à vue pour le viol d'une femme de 33 ans

Le "drame", selon la presse, est un crime...

Les faits remontant à... trois semaines sont révélés le 26 

Photo Google Maps du parc de Vergèze, Gard,
commune à l'AFP, Yahoo actu!, 20 Minutes, etc
La presse tente pourtant de faire des profits publicitaires 
sur le dos des internautes, à partir de documents mutualisés
Laure Beccuau, la procureur de la République à Nîmes, a confirmé une information du quotidien Midi Libre. "Le garçon a été confondu par son ADN prélevé sur la victime", a-t-elle précisé. Le gamin devrait être déféré dimanche, a-t-on appris du Parquet ce samedi...

Le "drame" avait eu lieu le 1er mars. 
Une femme, âgée de 33 ans, avait été agressée et violée, alors qu'elle faisait son jogging à Vergèze, commune PS du Gard, dont le maire est un ancien instituteur et directeur d'école. Trois semaines plus tard, vendredi, un mineur âgé de 15 ans a été placé en garde à vue pour ces faits - un crime, si on appelle les choses par leur nom -. 

La question de la majorité pénale est à nouveau soulevée

L'identité du criminel n'est pas révélée
"Sur commission rogatoire, la section de recherche de la gendarmerie avait convoqué plusieurs jeunes susceptibles de répondre au signalement fait à la suite de l'agression pour un prélèvement d'ADN, c'est alors que le garçon s'est présenté avec son père", a poursuivi la procureur. 

De nombreuses investigations et des relevés avaient été ensuite effectués par les militaires en charge de l'enquête. Mais c'est grâce aux témoignages d'habitués du site, ayant aperçu des jeunes au comportement étrange traîner sur le sentier, quelques jours avant les faits,  que les enquêteurs ont procédé aux auditions de ces individus et ont demandé des analyses d'ADN en urgence dans un laboratoire privé de Bordeaux.

Malgré les éléments inscrits dans l'ADN et en possession de la Justice, l'origine de l'individu est dissimulée.
L'âge de la responsabilité pénale, c'est-à-dire l'âge à partir duquel les mineurs sont considérés comme suffisamment âgés pour voir leur responsabilité pénale reconnue, n'est pas précisément fixé, en France.
L'âge de la majorité pénale, c'est-à-dire l'âge à partir duquel un délinquant est soumis au droit pénal commun et ne bénéficie plus de l'excuse de minorité, s'établit actuellement à dix-huit ans.
Quant aux sanctions pénales encourues par les délinquants mineurs âgés d'au moins treize ans, elles ne sont pas énoncées par le code pénal, mais par l'ordonnance n° 45-174 du 2 février 1945 relative à l'enfance délinquante, car le droit pénal des mineurs est un droit autonome.
"La jeune femme avait été frappée sur le crâne avec une bouteille et menacée d'un couteau, avant d'être violée", a en revanche précisé Laure Beccuau.   Nos adolescents se promènent-ils couramment avec un couteau ? La victime a également été mordue...

Le jeune femme avait réussi à trouver refuge chez des habitants, où elle avait été prise en charge par les secours et transportée à l'hôpital de Nîmes. 
Habituée à courir sur le parcours de santé de ce site boisé communal, la malheureuse - une mère de famille ?- n'a pas entendu son agresseur arriver dans son dos : elle écoutait de la musique avec des écouteurs. Un détail qui l'accable et souligne sa responsabilité ?

mercredi 11 janvier 2012

France: le meurtrier d'un ado s’affiche sur Facebook depuis sa cellule

Le système pénitenciaire est-il trop dur pour le meurtrier de Thomas, 17 ans ?


Les parents de la victime sont sous le choc

Le meurtrier s'exhibe sur un réseau social

Sur Facebook, Gisèle et Didier Laché ont découvert il y a deux jours les photos de celui qui a tué leur fils, prises depuis sa cellule de la maison d’arrêt de Villeneuve-les-Maguelone.
"C’est scandaleux ! Je n’arrive pas à comprendre qu’il puisse avoir un appareil photo en prison, et qu’il soit là à faire le beau sur internet ! Vu la manière dont il se montre, je me demande même s’il n’est pas fier de ce qu’il a fait."


"Violence" (et meurtre, accesoirement !) "dans une fête de village"

L'adolescent a été sauvagement tué de huit coups de couteau

Le 17 juillet 2010 à Sérignan, la vie de Thomas, 17 ans, a été fauchée au cours de la fête du village, pour une sombre affaire de rivalité autour d’une fille. Trois des huit coups étaient mortels. Ils ont été portés par un garçon "sans histoires" du même âge, venu du village voisin de Portiragnes.

La presse "humaniste" banalise (le Midi Libre, en l'occurrence

"Le drame de Sérignan vient s’ajouter
à tous ceux qui touchent, année après année, les fêtes votives héraultaises," commente finement (mais froidement) le journaliste délicat.
Et d'ailleurs, la presse vertueuse (et respectueuse) se montre laxiste à donf ! Elle peut même dresser la liste macabre sans sourciller.

Ainsi, quatre jours plus tôt, Gaëtan, 18 ans, a été tué dans des circonstances similaires à Beaulieu.
Et le 9 janvier 2012, la cour d’Assises de l’Hérault doit juger celui qui a donné la mort à Fabien Vigne, 19 ans, le 16 août 2009 à Montarnaud. Bien que le procès soit ouvert, cette presse vertueuse masque vainement l'identité du meurtrier "présumé" (David Prodhomme., 20 ans, venu en bande et soupçonné de préméditation) de la victime "avérée", "Fabulous" Fabien.
Les media malins posent les questions respectueuses des victimes
Mais la question "responsable" d'intello: Crime gratuit ? Anticipe-t-elle aussi le verdict ?
Et dans la série clash des mots qui font buzzer les media malins, Le Post n'a pas manqué l'occasion de se distinguer, titrant : " Fête au village: un jeune tué ". Le Post a le sens de la teuf ! Question subsidiaire en guise de détournement :"doit-on continuer les fêtes votives ?" (jeudi 20 août 2009) "

En attente de jugement

Le calvaire de Gisèle et Didier Laché dure toujours
: un an et demi après la mort de leur fils, ils attendent toujours la reconstitution des faits, et ne savent pas encore quand l’affaire sera jugée. Cet été, l’avocat de "l’auteur [présumé ?] des coups de couteau" - ça s'appelle un meurtrier ? - avait fait savoir que son client avait mûri et réfléchi en prison. "Il a bien pris conscience de l’ampleur de son geste, de sa gravité", garantissait alors Me Jean (ou Philippe?) Terrier à propos de l'artiste photographe.

Ce cher maître est dans le sens de l'Histoire

C'est aujourd'hui un réflexe de toutes les défenses: il assure déjà que le meurtrier est immature...
Faut-il être équilibré pour tuer ?
La question qu'il ne se pose pas...
L'autorisation à un détenu d'arborer en prison une effigie du révolutionnaire Guevara est-elle de bon aloi ?

Accusé du meurtre, il fait le V de la victoire sur Facebook

Des propos d'avocat que ces images dénoncent
Les photos prises en cellule sont visibles sans restriction sur Facebook
depuis le 1er novembre. L'homme, majeur de 19 ans et probablement électeur, si "immature" soit-il, montre ses muscles, bombe le torse, et fait le V de la victoire. "Ces photos sont choquantes pour la famille mais sont aussi instructives sur le fond du dossier", estime Me Abratkiewicz, avocat des parents de Thomas Laché.

"Entre le repentir avoué en procédure et le comportement de petit caïd en maison d’arrêt, on voit le vrai visage de ce garçon qui n’hésite pas à afficher sur les murs de sa cellule une coupure de presse sur son affaire, entre deux pin-ups et des joueurs de football."

L’avocat va saisir le juge et le procureur de la République, afin de savoir comment ces photos ont pu être prises et diffusées sur internet. Le prévenu et son co-détenu, qui apparait aussi sur les images, risquent eux d’être rapidement sanctionnés par l’administration pénitentiaire.


Pas d’internet en prison ?

VOIR et ENTENDRE le reportage de M6, le 6 janvier 2012:


La communication des détenus avec l’extérieur est strictement réglementée !
: avant une condamnation, leur courrier est contrôlé par le juge et l’administration pénitentiaire, et il leur est impossible de téléphoner. Après condamnation, ils peuvent, en respectant le règlement de l’établissement, utiliser les cabines mises à leur disposition, mais ne peuvent en aucun cas avoir accès à internet.

En octobre 2010, une enquête avait été ouverte à Villeneuve-lès-Maguelone où sept détenus avaient une page Facebook : l’un d’eux s’en servait même pour s’y livrer à un trafic de stupéfiants. Faute de résultat, l'enquête a été classée sans suite.
Le 24 juin 2010, Jean-Pierre Grand avait posé à l'Assemblée nationale une question orale sans débat sur la situation à la maison d'arrêt de Villeneuve lès Maguelone et en particulier sur la violence au sein du quartier des mineurs.

samedi 18 juin 2011

Après la Charente, l'amère Royal, chahutée dans l'Hérault


La candidate à la primaire stigmatise ses opposants en "intégristes"


"Un peu" chahutée (Midi Libre), elle ostracise ceux qui lui résistent

Pourtant loin derrière F. Hollande (43%) et M. Aubry (33%), avec seulement 13%, la "candidate du peuple" autoproclamée a jeté l'anathème sur ceux qui se mettent sur son passage: "Je ne veux pas laisser le champ libre à des intégristes qui n'ont pas leur place dans la République ", a-t-elle lancé samedi 18 juin à des manifestants venus marquer leur désapprobation de ses manières lors de son meeting à La Paillade, à Montpellier.
Le grand quotidien régional Midi Libre n'a d'autre photo que celle de l'assistance clairsemée des ravis de son sillage... L'information passe mal !(ci-dessus)

La candidate à l'Elysée refoulée en 2007 était venue, à 10 jours du dépôt des candidatures, rencontrer ces quartiers populaires "qui l'ont si fortement soutenue en 2007", lors de son échec à la présidentielle.
Le rassemblement à la "Maison pour tous", à La Paillade, quartier de Montpellier, avait bien commencé en présence de quelques centaines de supporters bien encadrés, scandant son nom, brandissant des drapeaux siglés PS et arborant des calicots "Ségolène 2012": de bons petits soldats du meneur associatif des quartiers, Brahim Abbou, organisateur de la visite vantant une "France métissée", et chauffés par le député Guillaume Garot, venu de Mayenne, qui lança: "Elle a une expérience parmi tous les socialistes, c'est celle d'une campagne présidentielle, où rien ne nous sera épargné". Elle n'a jamais que ce qu'elle mérite, hier par son mépris du PS et aujourdh'hui encore par sa mauvaise foi. Lien PaSiDupes

"Ségolène, casse-toi !"
Tiens, elle pue donc aussi ?

Yahoo ! Actualités titre qu'elle " a été insultée".
Après avoir lancé " Moi, je suis la candidate du peuple et demain je veux être la présidente du peuple français", Sa Cynique Majesté Royal débitait ses "nouvelles règles de la République", quand soudain des femmes voilées de l'assistance et une poignée de manifestants crièrent "Ségolène casse-toi! La Paillade n'est pas à toi!" et tentèrent de progresser vers la scène dont le service d'ordre essaya d'interdire l'accès aux amateurs de "débat participatif" direct.

La coquecigrue s'interrompit donc, puis reprit la parole, dans un énorme brouhaha, pour administrer aux présents un cours sur la "liberté d'expression", assurant qu'il ne fallait "pas céder à la provocation" et rappelant les "principes de la République française", le "respect de la démocratie".
Ce que ses dévôts vantent chez elle, une énorme "intuition politique"...

Mais qu'est donc devenue la "fraternité" ?
Malgré ses démêlés avec la presse (lien PaSiDupes)
, la picto-charentaise retint quelques journalistes à l'issue du meeting pour qu'ils colporte la bonne parole. Elle fustigea les "intégristes" et assura que " la République française, c'est la liberté, la fraternité, l'égalité". "Ce qui les embête en effet, c'est que je puisse venir dans les quartiers pouplaires, y être bien accueillie par les associations parce qu'ils voudraient que la République laisse à l'abandon ces quartiers et qu'ils puissent y faire la loi", commenta-t-elle, sans que les manifestants ne trouvent un micro pour diffuser leur point de vue . Un soupçon méprisante, elle menaça ces militants: " Ces gens ne feront pas la loi dans les quartiers de la république francaise".
Avait-elle les Françaises voilées dans le collimateur ?
Elle était prévenue. Un bref message téléphonique émanant du MIB (Mouvement Immigration Banlieue) avait circulé avant le meeting, dont l'entourage Royal avait été avertie, disant "Ségolène Royal s'est opposée à l'excision, aux femmes voilées" et dénoncant son soutien "inconditionnel à Israël" ainsi qu'au mouvement "Ni putes ni soumises". "Nous sommes là pour dénoncer la politique du PS", a expliqué un manifestant, se revendiquant d'un "mouvement des révoltés des quartiers populaires", dénonçant pêle mêle le coût pharaonique des Archives de Montpellier et le logement de Dominique Strauss-Kahn à New York.

Les plaies entre le PS parisien et la province restent béantes

La présidente de Poitou-Charentes venait dans quartier à forte population immigrée au nord-est de Montpellier et dans un département où les exclusions de militants, lors des régionales de 2010, avaient créé une animosité forte -et durable- entre Georges Frêche, décédé en 2010 et la patronne du PS, Martine Aubry et le bureau national.

La fédération de l'Hérault est en effet mise sous tutelle depuis septembre
Son ex-fédéral, le sénateur Robert Navarro, est accusé par le le Bureau national d'"abus de confiance".
La récupératrice Royal avait joué les provocatrices dans la matinée en lançant "un appel pour que tout le monde se rassemble, pour faire revenir la paix dans la fédération (socialiste) de l'Hérault". L'hypocrite se désolidarisait en fait des sanctions parisiennes prononcées par son excellente amie Martine, son vainqueur à la prise de la tête du parti. Lien PaSiDupes
Demandant la réintégration des exclus et la fin de la tutelle, elle avait jugé: "Il faut surmonter les conflits et les ressentiments. On a besoin d'être tous unis pour la campagne présidentielle".

On le voit, l'union est partout en bonne voie sur son passage !

lundi 6 septembre 2010

Le paria Georges Frêche ravale la façade d'amitié du PS

Pour Georges Frêche, au Parti socialiste, c'est « Embrassons-nous, Folleville ! »
Midi Libre rapporte scrupuleusement les pensées et appréciations de Jojo Frêche. La dernière ?
Le perspicace président (DVG) de la région Languedoc-Roussillon, Georges Frêche, a estimé lundi qu'
au Parti socialiste, l'ambiance était à « Embrassons-nous, Folleville ! »

Lors de l'université d'été du PS à La Rochelle, « tout le monde s'est embrassé sur la bouche, mais n'en pense pas moins. Les couteaux sont dans le dos, c'est normal, c'est la démocratie », a-t-il déclaré à l'antenne de France Bleu Hérault, lui qui, bien qu'exclu du PS en 2007, a réitéré son soutien à Dominique Strauss-Kahn. A défaut, si ce dernier ne « vient pas, j'hésite entre François Hollande et Ségolène Royal, avec mes amis », a-t-il ajouté.

Si Martine Aubry est désignée, « nous ferons sa campagne », a dit celui qui était rentré en conflit avec les instances nationales du PS lors des régionales. A l'issue de ce scrutin, 58 de ses fidèles ont été exclus du PS et la fédération socialiste de l'Hérault risque d'être mise sous tutelle.

Aussi Georges Frêche continue-t-il à qualifier Martine Aubry de « stalinienne ». « Elle règle ses comptes, mais on ne peut pas diriger le pays quand on règle des comptes quelque part », a-t-il commenté. Il estime que la première secrétaire du PS ferait mieux de rassembler. « Or, à l'heure actuelle, elle divise ».

Frêche a aussi souhaité que le PS prépare « un vrai programme » en vue de la prochaine élection présidentielle

Il a souligné que ce n'était pas encore fait
.
« Actuellement, il prépare un programme pour que toutes les motions soient d'accord. Mais on ne peut pas mettre d'accord les tenants de la ligne Strauss-Khan, qui sont pour changer les choses et dans laquelle je me range bien volontiers, et les amis du porte-parole du PS (Benoît Hamon) qui veut travailler avec (Olivier) Besancenot. On peut pas faire le grand écart comme ça éternellement ».

vendredi 23 juillet 2010

Polygamie: plainte d'une résidente Marocaine à Nîmes

Pour un meilleur respect de la femme, la gauche interdit les statistiques !
Nouvelle cause d'encombrement des tribunaux

Une femme de nationalité marocaine -qui possède le statut de résidente en France - a décidé de porter plainte à Nîmes contre son mari qu'elle accuse d'avoir contracté un deuxième mariage au Maroc. La plaignate et son avocate ont confirmé une information de Midi Libre.

Les faits, selon la femme bafouée
Naïma s'était mariée en France en 1992 avec son compagnon dont elle a eu depuis trois enfants, a expliqué Me Khadija Aoudia. Aux alentours de 1998, la jeune femme a soupçonné que son mari entretenait une relation extra-conjugale au Maroc dont il est lui aussi originaire.

Selon l'avocate, elle a découvert par la suite que son époux, avec qui les relations se détérioraient, s'était en fait marié en 1998 avec une autre femme dont il a également eu des enfants.

Regroupement familal et fraude aux aides sociales

Cette deuxième femme est ensuite venue sur le territoire français et habite désormais à Arles (mairie communiste dans les Bouches-du-Rhône, dont le CR et le CG sont PS) avec son mari, selon Me Aoudia.
Lire PaSiDupes sur le cas médiatisé de polygamie à Nantes (PS)

"Je suis contre cet état de polygamie et je souhaite qu'il n'y ait pas d'autres victimes de cette situation", a déclaré la plaignante. La plainte, d'abord déposée au parquet de Marseille, a été transmise au parquet de Nîmes le 10 juin, a précisé son avocate.
Lire PaSiDupes: celles qui n'osent porter plainte

L'opposition réclame plus de personnels enseignant, social et judiciaire.

Combien de Liès Hebbadj ?
L'interdiction des statistiques ethniques entrave le repérage des fraudeurs mais creuse le trou de la sécurité sociale.
La volonté d'une large portion de la population n'est pas prise en compte: lire PaSiDupes

Est-il juste de stigmatiser la population accusée de gaspiller des quantités énormes de médicaments.
Sans doute sont-ils trop nombreux à finir à la poubelle et à polluer la nappe phréatique, mais nos habitudes de gaspillage sont-elles seules en cause. Le conditionnement inadapté et la mauvaise observance des traitements pèsent-ils aussi lourds que la fraude encouragée par la pensée unique ?

La pilule est amère
Sont-ils cohérents ceux qui, dans l'opposition, s'élevaient contre le passage du taux de déremboursement de 171 médicaments de 35% à 15% en avril, mais s'opposent à plus de transparence dans les dépenses de sécurité sociale ? Lien La Tribune vers la liste

Allez, haut les coeurs !
Naïma sera bientôt ..."parent isolé". Avec l'allocation qui va avec !

samedi 2 janvier 2010

Un voleur à l'étalage meurt après son interception musclée

La presse fait son marché

"L’odieuse mise à mort du jeune voleur"


C'est le titre du Midi Libre.

Des vigiles ont pris un jeune homme de 25 ans en flagrant délit de vol à l’étalage dans un supermarché de la Part Dieu, à Lyon. Lien Le Figaro
Ils l'ont plaqué sur une table, parce qu'il se rebellait. Le voleur de bière est mort d' « asphyxie mécanique par compression de la cage thoracique ».

Les quatre agents de sécurité ont d'abord vu leur garde à vue prolongée pour "violences aggravées ayant entraîné la mort sans intention de la donner". La 'mise à mort ' n'est pas démontrée: c'est une sottise médiatique qui fait fi de la présomption d'innocence et juge de la culpabilité des vigiles. L'action est également qualifiée d' « assassinat » par une radio, France Info, prompte à condamner. C'est éventuellement un 'crime' passible de vingt ans de prison, quand le procès aura eu lieu. Les quatre hommes ont été déférés devant un juge d’instruction et deux d'entre eux devraient être mis en examen.

Ecrire que les deux premiers vigiles -employés d'une société privée de sécurité- sont soupçonnés d'avoir asphyxié un client qui venait de voler une canette de bière lundi dans un supermarché est un raccourci « très choquant », non seulement pour ce qui concerne le décès du voleur, mais aussi et d'autre part pour les termes 'soupçonnés d'avoir asphyxié' qui suggèrent une volonté délibérée, mais aussi pour la terminologie impropre, outrancière et injuste d' 'assassinat' et de 'mise à mort'.
Si les vigiles doivent être poursuivis pour "violences volontaires en réunion ayant entraîné la mort », la presse ne peut ignorer que c'est -jusqu'à preuve du contraire- "sans intention de la donner".
Pourtant, LePost titre: "Lyon : un homme est mort après avoir été arrêté par des vigiles"... A un détail près: l'homme est mort « après avoir volé » et s'être rebiffé.

Il est vrai que « mourir pour une canette de bière, ce n'est pas acceptable », comme l'indique Jean-Pierre Dages-Desgranges, procureur-adjoint de Lyon.
Mais pour ceux dont la faculté d'appréciation serait défaillante, le procureur-adjoint livre son sentiment personnel: la vidéo enregistrée dans le local où Michaël Blaise -marginal, SDF, ou sans domiciliation connue, selon les sources- a été conduit lundi, suite au flagrant délit, montre des violences « totalement disproportionnées ». Voilà pour les sans-coeur et les beaufs !

L'odieuse manipulation médiatique de l'opinion

Un abus de confiance, à vrai dire

  • Le Midi Libre passe les bornes lorsqu'à chaud il se livre à un procès à charge, passant rapidement sur certains détails. Il écrit que « la victime était calme, puis le ton est monté et les vigiles ont maîtrisé le jeune homme ». L'instruction menée par le journaliste anonyme est bâclée. Il ne fournit aucune information sur ce qui fait « monter le ton »: l'impasse sur un épisode le récit est manifestement suspecte de parti pris. Le voleur s'est-il montré violent ou grossier? A-t-il tenté de s'échapper? Il semblerait que la video ne livre aucune de ces réponses.
  • Or, le Progrès de Lyon rapporte que, selon la direction du magasin, il « volait et détériorait des marchandises », des bouteilles de bière en l'occurrence, ce qui est minoré par d'autres en une seule et malheureuse 'canette'...
    De plus, « trois agents de sécurité interviennent pour contrôler le jeune homme qui, selon des témoins, semble très nerveux. » Sous l'empire de l'alcool ?
    Des antécédents ? Le Progrès signale que « le 23 décembre, dans ce même magasin, il avait bousculé une caissière pour voler de l'argent dans sa caisse. » lien Le Progrès
  • Le 31 décembre au soir, le procureur-adjoint dément formellement la première version du journal (30 décembre).

    La presse démagogue se livre à sa désinformation habituelle

  • Elle sélectionne les informations. Ainsi, LePost ne cite Le Progrès qu'en fonction de ses partis pris. Ce qui fait sans doute partie du « décryptage » !
  • De plus, elle préjuge, d'une part, le jugement qui ne manquera pas de donner raison au SDF puisqu'il se trouve être à la fois voleur et victime, et, d'autre part, la réaction des braves gens qui prennent toujours fait et cause pour le plus faible.

    Quant à la CGT, elle accuse les ...patrons
    Gérard Polèse, responsable CGT Sécurité prévention : "La pression est de plus en plus forte pour les vigiles"
    Doit-on recruter les vigiles parmi les chercheurs d'emploi des crèches et des haltes-garderies ? Faut-il incriminer le manque d'effectifs dans la police nationale qui obèrerait la sécurité dans les espaces privés, tels les supermarchés ? Doit-on supprimer les vigiles ?

    Les avis sont divers
    « Emporter ou consommer sur place ? C'est parfois le dilemme. « On mange volontiers dans le magasin, observent les responsables. Parfois, en remettant même l'emballage à sa place... »

    Avec la bénédiction de certains
  • Un prêtre anglican britannique a déclaré dans un sermon controversé qu'il estimait que le vol à l'étalage pouvait se justifier dans le cas des plus démunis, mais seulement dans les grandes surfaces.
  • Les multinationales peuvent payer
    La fauche dans les magasins relève d'une délinquance à part entière et a un coût, tant pour le consommateur honnête que pour l'entreprise. Le secteur des jeux vidéos, objets de nouvelle technologie, DVD, consoles... pèse lourd économiquement. La rapine représente entre 1,5 et 3 % de perte de chiffre d'affaires et 1% du chiffre d'affaires des enseignes représente quelque 200 000 euros. Au final, le petit consommateur doit contribuer, de gré ou de force, riche ou pauvre, solidairement...

    Quand la presse cessera-t-elle de juger à la place des juges?

    Et d' « exciter » les foules ?
    Actuellement, la famille du SDF de couleur est encore sous le choc, mais très modérée.
    Pour combien de temps ? Sachant qu'elle ne peut ignorer la presse partisane ni rester insensible aux pressions des cabinets d'avocats qui font son siège pour qu'elle porte plainte.

    L'affaire d'Outreau n'a donc pas servi de leçon aux media qui se sont coalisés avec le juge autiste pour accabler des innocents ? Si les vigiles ne le sont vraisemblablement pas, n'ont-ils aucune circonstance atténuante ? Primitive, la presse a-t-elle tenté de comprendre et d'expliquer la faute, elle qui va droit à la condamnation ? Son éthique professionnelle exclut-elle la conscience professionnelle ?
    Ainsi, rapporter équitablement les faits ne suffirait pas aux lecteurs et auditeurs majeurs que nous sommes, incapables de ce fameux 'décryptage' auquel des journalistes se livrent sans réelle formation. Pour se faire une opinion, le Français moyen aurait donc besoin qu'on lui dise ce qu'il faut penser.

    Plutôt que la liberté de la presse, PaSiDupes demande que soient garanties le devoir d'objectivité des journalistes et la liberté de penser du citoyen.