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mardi 28 février 2012

La députée socialiste Sylvie Andrieux, poursuivie pour escroquerie

La conseillère régionale de Vauzelle est accusée de "clientélisme à visée électoraliste"



Sylvie Andrieux, amazone marseillaise,
fille et nièce de notables socialistes,
héritière du système Gaston Deferre.




L'élue socialiste doit répondre de détournements de subventions


Sylvie Andrieux sera jugée pour avoir créé "un système clientéliste à visée électoraliste".

Sylvie Andrieux, la député et conseillère régionale socialiste des quartiers nord de Marseille, est l'"auteur principal" d'"un système clientéliste à visée électoraliste" qui a permis le détournement de plus de 720.000 euros de subventions de la Région déversées sur des associations fictives entre 2005 et 2008 de sa circonscription marseillaise.

La lecture du réquisitoire de 147 pages signé la semaine dernière par le procureur Dallest ne laisse pas la place au doute.
Le procureur demande au juge le renvoi en correctionnelle de la députée socialiste pour détournement de fonds publics

Elle avait été mise en examen le 8 juillet 2008 pour complicité de détournement et complicité d'escroquerie. Celle-ci avait, en effet, la responsabilité, en tant que vice-présidente du Conseil régional, de la politique de la ville de la collectivité. Or, la vertueuse fille du sénateur Antoine Andrieux, proche de Gaston Defferre, et filleule de la sénatrice Irma Rapuzzi, a destiné les trois quarts du budget de cette délégation aux quartiers dont elle était l'élue, au profit parfois d'associations fictives.

Sa stratégie de défense consiste à désigner le président du Conseil régional, Michel Vauzelle, l'ancien directeur de cabinet de ce dernier, Franck Dumontel, et l'ancien directeur général du conseil, Jules Nyssen, se comparant à une sorte de reine d'Angleterre sans pouvoirs.

Mais Michel Vauzelle est un intouchable
Le procureur a requis un non-lieu pour les deux autres, mais Vauzelle n'a pas été inquiété. S'il a été entendu comme témoin assisté, il n'a évidemment pas été mis en cause. Il a en effet été délégué national du PS à la justice et aux libertés (1978-1981), directeur adjoint de cabinet de François Mitterrand et porte-parole de la présidence de la République (1981-1986), et les juges sont soumis aux pressions des syndicats de la magistrature, que ce soit l'USM ou le SM.

Et pourtant, le baron de PACA, successeur du sulfureux François Bernardini, actuel maire d'Istres, fait l'objet d'un rapport préliminaire de la Chambre régionale des Comptes de PACA qui révèle le paiement, entre 1998 et 2002, de 79 nuits passées par Michel Vauzelle à l'hôtel Sofitel Vieux-Port par le conseil régional, alors que celui-ci bénéficiait déjà d'une chambre d'hôtel payée par l'assemblée...


Investiture du Parti socialiste

Le Parquet demande en revanche le renvoi devant le tribunal pour 21 personnes en plus de Sylvie Andrieux
, parmi lesquels le collaborateur direct de l'élue, Rolland Balalas (pour «complicité du délit de détournement de fonds publics et complicité d'escroquerie») et le directeur de l'aménagement du territoire à la collectivité, Jean-Guillaume Lalange («complicité de détournement»). Les autres personnes dont il demande le renvoi sont principalement des présidents d'associations fictives.

"Le caractère déterminant des propositions, interventions et décisions de Sylvie Andrieux, expressions de sa qualité d'élue dépositaire de l'autorité publique bénéficiaire d'une délégation pour le suivi de la politique régionale de la ville, a envoyé tous les autres organes impliqués dans le processus décisionnel au simple statut d'acteurs passifs invités à enregistrer et formaliser ses décisions", écrit le procureur, qui relève les termes cités par les témoins, "clientélisme politique, fidélisation de l'électorat et intérêts électoralistes", comme autant d'"intérêts illégitimes" ayant nourri les détournements.
Ainsi, "tous les contrôles et alertes administratifs n'ont pas résisté à la volonté pressante et insistante de l'élue", souligne le réquisitoire, " et les principaux organisateurs de la fraude, auxquels on a prêté à la fois des vertus ou confié des missions d'agents électoraux et de “pacificateurs territoriaux”, bénéficiaient de contacts privilégiés au sein de l'institution régionale".

Les mis en cause ont reçu hier le réquisitoire et dispose d'un délai d'un mois pour apporter leurs observations. Le juge Franck Landou, qui instruit le dossier, pourra ensuite rendre son ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel.

Le procès ne devrait toutefois pas intervenir avant 2013, c'est-à-dire après les élections législatives pour lesquelles Sylvie Andrieux a reçu l'investiture de la la Ch'tite Martine Brochen-Aubry pour la 3e circonscription des Bouches-du-Rhône...Le 7 avril 2010, le bureau de l'Assemblée nationale avait pourtant levé son immunité parlementaire !
Lien PaSiDupes : "PACA: Sylvie Andrieux (PS) suspendue pour détournements de fonds publics"

L'escroc présumée est membre de l'ordre maçonnique mixte Le Droit humain, qui milite pour les droits civils et politiques des femmes et de la défense des droits des enfants opprimés.

vendredi 23 juillet 2010

Polygamie: plainte d'une résidente Marocaine à Nîmes

Pour un meilleur respect de la femme, la gauche interdit les statistiques !
Nouvelle cause d'encombrement des tribunaux

Une femme de nationalité marocaine -qui possède le statut de résidente en France - a décidé de porter plainte à Nîmes contre son mari qu'elle accuse d'avoir contracté un deuxième mariage au Maroc. La plaignate et son avocate ont confirmé une information de Midi Libre.

Les faits, selon la femme bafouée
Naïma s'était mariée en France en 1992 avec son compagnon dont elle a eu depuis trois enfants, a expliqué Me Khadija Aoudia. Aux alentours de 1998, la jeune femme a soupçonné que son mari entretenait une relation extra-conjugale au Maroc dont il est lui aussi originaire.

Selon l'avocate, elle a découvert par la suite que son époux, avec qui les relations se détérioraient, s'était en fait marié en 1998 avec une autre femme dont il a également eu des enfants.

Regroupement familal et fraude aux aides sociales

Cette deuxième femme est ensuite venue sur le territoire français et habite désormais à Arles (mairie communiste dans les Bouches-du-Rhône, dont le CR et le CG sont PS) avec son mari, selon Me Aoudia.
Lire PaSiDupes sur le cas médiatisé de polygamie à Nantes (PS)

"Je suis contre cet état de polygamie et je souhaite qu'il n'y ait pas d'autres victimes de cette situation", a déclaré la plaignante. La plainte, d'abord déposée au parquet de Marseille, a été transmise au parquet de Nîmes le 10 juin, a précisé son avocate.
Lire PaSiDupes: celles qui n'osent porter plainte

L'opposition réclame plus de personnels enseignant, social et judiciaire.

Combien de Liès Hebbadj ?
L'interdiction des statistiques ethniques entrave le repérage des fraudeurs mais creuse le trou de la sécurité sociale.
La volonté d'une large portion de la population n'est pas prise en compte: lire PaSiDupes

Est-il juste de stigmatiser la population accusée de gaspiller des quantités énormes de médicaments.
Sans doute sont-ils trop nombreux à finir à la poubelle et à polluer la nappe phréatique, mais nos habitudes de gaspillage sont-elles seules en cause. Le conditionnement inadapté et la mauvaise observance des traitements pèsent-ils aussi lourds que la fraude encouragée par la pensée unique ?

La pilule est amère
Sont-ils cohérents ceux qui, dans l'opposition, s'élevaient contre le passage du taux de déremboursement de 171 médicaments de 35% à 15% en avril, mais s'opposent à plus de transparence dans les dépenses de sécurité sociale ? Lien La Tribune vers la liste

Allez, haut les coeurs !
Naïma sera bientôt ..."parent isolé". Avec l'allocation qui va avec !

vendredi 29 mai 2009

Guérini abandonne Marseille dont il voulait être le maire

Jean-Noël Guérini a quitté le conseil municipal lundi

Le sénateur socialiste Jean-Noël Guérini, qui voulait prendre la ville, a choisi lundi de lâcher le conseil municipal de Marseille . <br>Le candidat malheureux des dernières élections municipales face au maire UMP, Jean-Claude Gaudin, préfère la présidence du Conseil Général des Bouches-du-Rhône, pour respecter la loi sur les cumuls des mandats, qui s'applique depuis que le Conseil d'État a rejeté le 15 mai tous les recours concernant cette élection.
Il sera remplacé par Antoine Rouzaud, vice-président (PRG) du Département qui le suivait sur la liste PS aux municipales dans les 4e et 5 e arrondissements. Le départ de Jean-Noël Guérini aura-t-il un impact sur le consensus trouvé entre droite et gauche? "Cela pourra entraîner une modification des débats au sein du conseil municipal avec l'absence du leader du PS. Les échanges seront peut-être moins vifs", estime Roland Blum, député et premier adjoint UMP
De plus, cette démission entraîne de facto son retrait de la Communauté urbaine Marseille Provence Métropole (MPM)/ « Il s'agira surtout d'une recomposition des rôles pour l'opposition avec d'un côté Patrick Mennucci, président du groupe depuis 2002, et de l'autre Eugène Caselli, président PS de MPM", commente le premier adjoint UMP.Les équilibres politiques au conseil municipal ne devraient rester inchangés, avec 51voix pour la droite, 49 pour la gauche et une pour le FN.

Les turbulences au Conseil Régional socialiste

L’analyse des hypocrites

Autre élu concerné par le cumul, la députée socialiste et vice-présidente de la Région, Sylvie Andrieux, n'a pas encore officiellement fait son choix. Elle a théoriquement jusqu'au 15juin pour décider. Confrontée au même dilemme en 2002, la tête de liste aux municipales dans le 13e et 14 e arrondissements avait alors décidé de quitter la Ville. Les militants socialistes répandent l’idée que Mme Andrieux quitterait la Région en victime de la loi contre le cumul des mandats. Telle est la thèse présentée par la gauche, dans le respect des électeurs...

L’antithèse : la vice-présidente socialiste fait tache

Sylvie Andrieux avait été mise en cause dès l'été dernier quand l'organisme Tracfin, qui lutte contre la délinquance financière, avait pointé du doigt des malversations au sein du Conseil régional, pour un montant aujourd'hui évalué à 700 000€. Les enquêteurs de la brigade financière de la police judiciaire avaient alors mis au jour plusieurs subventions allouées à des associations, décrites comme des "coquilles vides". La plupart des bénéficiaires étaient basées dans les quartiers nord de Marseille, supposés être les plus défavorisés, mais qui jouissaient en fait d’un traitement de faveurs, au titre de la politique socialiste de prévention. Les responsables de ces associations ont depuis été mis en examen. Certains d’entre eux ont été écroués, dont Benyoub Same. Âgé d’une quarantaine d’années, il est soupçonné d’être à l’origine d’une dizaine d’associations fictives et très généreusement financées.
Ce mécanisme de financement aurait en outre servi la campagne électorale de Sylvie Andrieux, soupçonnée d'avoir "arrosé" les familles les plus influents des cités.

Cet épisode phocéen n'est pas sans en rappeler un autre, concernant les détournements de fonds sur associations, dont aurait pu bénéficier -à des fins personnelles- cet autre socialiste, Juju Dray...