POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Dépêche du Midi. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Dépêche du Midi. Afficher tous les articles

mardi 12 mars 2019

A Tarbes, un temple maçonnique dégradé

Tous les méfaits du samedi soir sont-ils imputables aux Gilets jaunes ?

L'AFP invente un complot, sans apporter de preuves: fake news malveillant ou diffamation ?

Résultat de recherche d'images pour "loge maconnique Tarbes"La Dépêche du Midi et Midi Libre ont-ils vérifié leurs informations diffusée par l'AFP au national? 
"Dans la nuit de samedi à dimanche, des gilets jaunes se sont introduits dans le temple maçonnique du centre de Tarbes", affirme l'AFP, sur la foi de ses confrères régionaux, propriétés respectivement de la famille Baylet, franc-maçonne, et du Groupe Sud Ouest, détenu à 80 % par la famille Lemoîne. La loge du Grand Orient de France a certes été dégradée, mais l'enquête judiciaire ouverte n'a pas livré ses conclusions. Si donc la presse ne participe pas à un complot, quoi d'autre ?

Le Parquet de la ville révèle les faits, mais ne désigne pas les coupables. 
"Des gilets jaunes s'y étaient introduits dans la nuit de samedi à dimanche," accuse l'AFP, dans la fiction rédigée par Clémentine Piriou, "aspirante journaliste et ex-constitutionnaliste", c'est-à-dire rien, mais tout aussi compétente - ou inspirée - pour faire le récit, repris par Libération, d'un attentat à la voiture piégée à Bogota, Colombie: le droit constitutionnel mène à tout et très loin...

Vers minuit, "alors qu'il ne restait qu'une petite centaine de gilets jaunes dans le centre-ville, un ["homme" quand il s'agit d'un islamiste ou d'un voyou] individu masqué [donc un Gilet jaune !] a arraché l'interphone de la loge maçonnique du Grand Orient de France, selon La Dépêche du Midi, qui a diffusé l'affaire. Il s'est ensuite introduit dans le bâtiment, après en avoir ouvert le portail [la méthode est originale].
Lors de la campagne présidentielle de 2017, le patron de presse Jean-Michel Baylet a annoncé son soutien à Macron, en dépit du soutien à Benoît Hamon du Parti Radical de Gauche (PRG) ,parti qu'il a présidé.

"Quand la bêtise rivalise avec l'intolérance la plus crasse" (Castaner, la crasse, l'intolérance et la bêtise)

"Plusieurs personnes se sont engouffrées dans les lieux dans un bruit de vitres brisées pour un saccage qui aura duré seulement quelques minutes", rapporte encore le quotidien régional.
"Après les juifs, les francs-maçons... Quand la bêtise rivalise avec l'intolérance la plus crasse", a réagi le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, dans un tweet insultant, dimanche. Ainsi, de manière obsessionnelle, le ministre énumère-t-il une série de cibles habituelles en temps de troubles politiques, évoquant à demi-mots les années 30. 
Il a par ailleurs salué "l'intervention rapide de la @PoliceNationale qui a mis fin aux exactions de ces individus qui n'ont d'autre projet que la haine". Un leitmotiv.
Avant de faire grossir la rumeur, Castaner les a-t-il identifiés ? Sont-ils de mèche ?
Les Gilets jaunes pointés par la presse régionale de gauche sont-ils d'authentiques Gilets jaunes ou des hommes de mains au service du discrédit du mouvement ? L'enquête le dira...

Les Frères-maçons évitent, quant à eux, d'accuser sans preuves.
De son côté, la Grande Loge Mixte de France déplore, dans un communiqué de presse, des "actes inqualifiables (qui) s'inscrivent dans un contexte de déferlement de menaces et propos haineux à l'encontre des francs-maçons".
Résultat de recherche d'images pour "loge maconnique Tarbes"
"Le combat doit être encore plus ardent contre tout ce qui contribue à éroder le pacte social: remise en cause des valeurs et des principes républicains, régressions sociales, précarité, repli sur soi et dérives communautaristes", poursuit le texte.
Cette loge mixte a été créée en 1982 avec le soutien du Grand Orient de France. 

Stupéfiant commentaire du préfet Blondel des Hautes-Pyrénées : une "agression contre la République"
Contre les églises, c'est un fait divers.

mercredi 16 novembre 2011

Présidentielle: Hollande perd sept points; Sarkozy en gagne trois, selon Ifop

Les instituts de beauté politique font leurs affaires

Pour l'IFOP, Hollande baisse de 7 points, tout en restant à 60% !

Nicolas Sarkozy gagne 3 points à 37%, tandis que François Hollande enregistre une baisse de sept points, à 60% de bonnes opinions, selon un sondage Ifop pour Paris Match diffusé mardi. Le différentiel de popularité entre les deux candidats probables à l'élection présidentielle demeure cependant nettement à l'avantage du président du Conseil général de Corrèze, selon le prestataire de services de sondage.
"Dans le duel qui les oppose, le candidat du Parti socialiste domine de la même manière", selon Paris Match, maintenant. Cette manière est pourtant non seulement "différente", mais inverse, puisque l'un gagne du terrain malgré l'adversité,tandis que l'autre baisse nettement, bien que seul officiellement en lice et sans responsabilités. 56% des personnes interrogées lui témoignent encore leur préférence contre 40% pour le candidat probable de l'UMP, actuellement en charge des réformes et de la lutte impopulaire pour le redressement des finances publiques.
Le souhait de victoire de la gauche se fait incertain
Il était à un niveau record le mois dernier, mais est en baisse de 4 points.
Or, quoi qu'en dise Paris Match, il devient difficile d'affirmer que Hollande reste nettement majoritaire. Avec 55% des Français qui préféreraient une victoire d'une personnalité issue de la gauche, contre 40% une victoire d'une personnalité de droite, l'opposition n'est pas tranquille, compte tenu de la marge d'erreur possible.
Dans les autres duels, Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche, est préféré à Marine Le Pen, présidente du Front national, par 63% des sondés. Le député européen est en revanche dominé dans son duel face à un autre ancien ministre de Lionel Jospin, Jean-Pierre Chevènement. Plus d'un Français sur deux déclareainsi préférer le récent candidat déclaré à la présidentielle (52%, contre 43% pour Jean-Luc Mélenchon).

Paris Match se livre à une intox éhontée et dangereuse, car ce duel n'est pas signifiant et relève de la manipulation mentale. Dans une configuration non pas à la frange, mais générale, Marine Le Pen est en effet créditée de 13 à 15% des intentions de vote, contre seulement 3%
Cette enquête a été effectuée du 10 au 11 septembre auprès d'un échantillon de 959 personnes, représentatif de la population française.

Autre son de cloche d'IPSOS

Hostile à Nicolas Sarkozy, le magazine Le Point publie son dernier baromètre Ipsos-Le Point, le lundi 14 novembre. Or, il fait apparaître une hausse de deux points de la cote de popularité de Nicolas Sarkozy. Le chef de l’État obtiendrait 37% d'opinions favorables contre 52% pour François Hollande qui perdrait 4 points. Soit 8 points d'écart entre l'IFOP et IPSOS pour Hollande à la même période, alors qu'ils situent le chef de l'Etat exactement au même niveau.


Les apprentis sorciers des entreprises commerciales de sondage

IPSOS précise que ce taux de 37% représente le "meilleur score depuis les élections régionales de mars 2010" pour le chef de l'Etat.

Le Point a ce commentaire révélateur: "Les prochains sondages montreront si ce lent regain de popularité de M. Sarkozy a une répercussion sur les intentions de vote en sa faveur. Jusqu'ici les variations positives de la cote de population du président n'ont eu que peu d'impact sur ce paramètre électoral." D'une part, le magazine "impertinent" met au défi le Président Sarkozy de maintenir cette dynamique de "lent regain" de sa popularité "dans les prochains sondages" et souligne d'autre part que les sondages ont "peu d'impact" sur le "paramètre électoral" ! Faut-il que Le Point soit partisan et odieux à un rare degré pour pouvoir ainsi tirer publiquement une balle dans le pied d'IPSOS?

Les sondeurs ont repris leurs grandes manoeuvres de l'opinion

En juin 2011, 54% des Français souhaitaient une victoire de la gauche, selon l'FOP. Quel était l'intérêt de cette estimation de l'IFOP, à un an de la présidentielle 2012, alors que ni le candidat de la majorité, ni celui de l'opposition n'était connu ?
En effet, ce titre de La Dépêche du Midi n'avait pas de sens pour plusieurs autres raisons. D'une part, cette évaluation favorable marquait en fait une baisse de deux points par rapport à mai et Jacques Chirac arrivait largement en tête des personnalités préférées, avec 76%.
Ensuite, François Hollande, le candidat déclaré à la primaire socialiste, et Martine Brochen-Aubry, le premier secrétaire du Parti socialiste, étaient à égalité (64% d'opinions favorables): +2 points par rapport à mai pour François Hollande et +8 pour Martine Aubry. On sait maintenant combien ces tendances étaient manipulatrices et que l'IFOP n'est ni plus ni moins fiable et vertueux que les autres entreprises de sondages.
Enfin, la marge d'erreur généralement admise se situe entre 3 et 5%. On peut par conséquent considérer que les candidats sont à égalité. Ce sondagequi ne nous apprend rien parce que prématuré, est donc nul et non avenu. Il est même permis de se demander si ces entreprises non productives, qui engagent en outre des dépenses inutiles, sont utiles en période de crise et si elles ont donc une quelconque raison d'être.
Pas de quoi amuser le fan club de l'Ami Molette
"La cote du directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, enregistre une forte progression en décembre, ce qui le classe en tête du palmarès des personnalités politiques Ipsos pour le magazine Le Point, diffusé ce lundi (6 décembre 2010)."
Et allez savoir maintenant si le "candidat normal" du PS n'a pas fréquenté, plutôt que l'hôtel Carlton de Lille, le Formule 1 de Brive-la-Gaillarde ?...

lundi 3 octobre 2011

Agression du Chef de l'Etat: l'agresseur est suspendu trois mois

La sanction à deux ans, dont 18 mois avec sursis, a été réduite...



Sarkozy "brusqué" par un homme,
selon Le Monde



Il est loin le temps des crimes de lèse-majesté

"Un employé territorial avait saisi le chef de l'Etat par le col"
: il est suspendu de ses fonctions, non pas pour deux ans, dont 18 mois avec sursis, mais à un an de suspension, dont trois ferme, a décidé vendredi le Conseil de discipline de la fonction publique territoriale.

Le député-maire (Nouveau Centre) Jean Dionis du Séjour a allégé cette sanction.
"En tenant compte du parcours d'Hermann Fuster, de la satisfaction exprimée par l'équipe pédagogique' et après avoir 'entendu un certain nombre de témoignages personnels, (...) je prends la responsabilité de diminuer de moitié la sanction proposée par le conseil de discipline", s'est expliqué par communiqué le successeur, en 2008, du socialiste Alain Veyret à la mairie qui avait embauché ce démocrate.

La presse diffuse la version des faits, selon l'agresseur

" Avec mon look rock et mes cheveux longs, je n'avais pas vraiment la tête d'un militant UMP local ", raconte-t-il à la Dépêche du Midi de Jean-Michel Baylet, candidat à la primaire du PS, ajoutant qu'il a demandé à une personne qui se trouvait devant lui : " Excusez-moi, je voudrais juste lui mettre mon poing dans la gueule. La personne a compris qu'il s'agissait d'une blague et a laissé passer " l'énergumène, narre celui-ci…

C'est la faute de la victime
Aujourd'hui, Hermann Fuster se défend d'avoir voulu agresser Nicolas Sarkozy : " J'ai d'abord tenté de lui serrer la main. Il est passé devant moi sans la serrer. Du coup, j'ai voulu lui taper sur l'épaule, toujours avec cette idée d'attirer son attention. Mais, au moment où ma main a touché son costume, les gardes postés derrière moi m'ont attrappé et projeté en arrière. Comme toute personne qui bascule en arrière, j'ai tenté de m'accrocher à quelque chose pour éviter de tomber. J'ai donc saisi l'épaulette de Sarkozy en l'entraînant dans ma chute. "

Mais la scène a été filmée, contredisant l'agresseur.
VOIR et ENTENDRE la réalité de la scène :


La presse locale prend fait et cause pour l'agresseur et ses lecteurs pour des billes

Le monde médiatique ne serait-il pas un peu partisan ?
Depuis, "Hermann Fuster ne souhaite plus qu'une chose, retrouver l'anonymat d'avant et son boulot qu'il 'adore' [sic].

Bien que syndiqué à la CGT, il ne veut pas devenir un porte-drapeau de l'antisarkozysme.
"S'il rencontre Nicolas Sarkozy, 'Je lui présenterai mes excuses', promet désormais cet Agenais qui, lui, s'est fait empoigner par le monde médiatique." (sic)
Que serait-il advenu si le Président de la République lui avait dit: " Ne m'touche pas; tu vas me salir " ?

La gauche justifie la réduction de peine et la violence
Pour l'avocat de Hermann Fuster, Me Laurent Bruneau, également avocat de l'opposition municipale dans l'affaire Antoine Fine, cette décision est 'un soulagement' pour son client qui 'est satisfait d'être réintégré à l'issue de sa mise à pied dans ses fonctions au conservatoire de musique. C'est une satisfaction car la proposition du conseil de discipline était déséquilibrée et excessive. Elle a été ramenée à de plus justes proportions.'

La secrétaire CGT des territoriaux de la ville d'Agen, Carole Dubois, qui a accompagné Hermann Fuster lors de son entrevue avec le maire, a souligné qu' '" Hermann a des regrets et a mesuré la gravité de son geste.
Le maire a pris en compte les différents témoignages de soutien qu'il a reçus. Hermann est heureux de pouvoir réintégrer son poste car il avait trouvé du réconfort auprès de ses collègues. Pour lui, c'est une victoire car ce travail, c'est sa vie."

La gauche travaille à la destruction de l'esprit civique

Il suffit de lire certains sites:
" En le secouant comme un cocotier, Hermann Fuster aurait "symboliquement" [ -physiquement aussi ? - ] "rendu la monnaie de sa pièce à Sarkozy"
, estime un site internet. "Après 2012, peut-être y aura-t-il une rue Hermann Fuster à Agen. Un groupe Facebook consacré à cette noble cause existe déjà."

Les enfants en contact avec cet homme sont-ils en sécurité ?
Ce même site raconte une fable en ces termes: "Employé municipal à Agen, Hermann Fuster n'exprimait pas d'opinions politiques. Il assurait l’accueil des enfants du Conservatoire de musique et de danse de sa ville avant de croiser la route du président des riches. Celui du bouclier fiscal et du Fouquet's, des affaires Tapie, Karachi, Jean Sarkozy, Bettencourt et autres joyeusetés pognonesques."

Incitation à la violence "citoyenne"
Le mot "citoyen" est véritablement vidé de son sens républicain.

"L'espace d'un instant, l'Alsacien Hermann Fuster est devenu le révélateur de " l'amour fou " - c'est bien le mot - qui unit Nicolas Sarkozy à ses " chers compatriotes ", ironise-t-il. "Curieuse rencontre que celle d'un anonyme en colère venant corriger le malotru du salon de l'agriculture qui traitait les Français de pauvre cons. Tôt ou tard, tout se paye", commentet-il, omettant le contexte de l'agression verbale: "Touche-moi pas: tu m'salis", qui appelait d'une part une correction de la langue et d'autre part un langage adapté, le malotru n'étant pas celui qu'on dit.

Il n'est pas anodin que le site Internet d'extrême gauche cité plus haut ait glissé une contre-vérité , affirmant que le cégétiste " n'exprimait pas d'opinions politiques."

A la mi-juillet, La Dépêche du Midi précisait en effet qu'entre l'agression et la décision du maire, Franck Pucciarelli, de l'Observatoire international pour la paix en Libye, cherchait à entrer en contact avec Hermann Fuster invité par les comités populaires, à l'initiative de l'Observatoire. A la barre du tribunal correctionnel, Fuster avait en effet expliqué son geste par l'envie d'évoquer avec Sarkozy l'engagement de l'armée français chez Kadhafi " mais ce n'est pas Kadhafi qui l'invite " tient à préciser Franck Pucciarelli, pour éviter tout amalgame !...

Près de deux semaines après son geste, Furster continuait donc de faire parler de lui. Via par exemple son comité de soutien sur Facebook, avec aussi une pétition lancée sur le net en faveur de l'attribution de son nom à une rue !
La gauche "salit" la fonction du Chef de l'Etat et tourne la République en dérision. La presse, tel Le Monde, ne porte aucun jugement de valeur qui l'honorerait un court instant, en insufflant un peu d'air frais au milieu de ses interprétations et rumeurs malsaines.

samedi 10 juillet 2010

Baudis-Woerth vs Plenel, même combat face à la calomnie

Plenel, calomniateur récidiviste: D. Baudis était sa victime dans l'affaire Alègre

Le Figaro publie le 9 juillet 2010 un entretien avec Dominque Baudis


«Les assertions mensongères m'inspirent l'écœurement»

«À partir du moment où quelqu'un revient sur certaines de ces accusations, on est en droit de remettre en doute l'ensemble de ses propos», confie Dominique Baudis. Indigné par le tour pris par l'affaire Woerth-Bettencourt, l'eurodéputé UMP Dominique Baudis (1947) appelle au respect de la présomption d'innocence.

LE FIGARO. - Que vous inspire la polémique autour des témoignages de l'ancienne comptable de la famille Bettencourt ?

Dominique BAUDIS. - Un sentiment d'écœurement quand je vois des accusations qui s'étalent dans la presse à partir de déclarations d'un témoin dont on apprend le lendemain les rétractations. Voilà quelqu'un qui a expliqué avoir assisté à des remises d'enveloppes au président de la République quand il était élu à Neuilly et qui se rétracte en expliquant que cela a été inventé par Mediapart. Quand je vois le débat politique tourner autour d'assertions qui se révèlent mensongères, quand je vois les personnes mises en cause sommées de prouver leur innocence, cela m'inspire de l'écœurement.

La rétractation partielle de Claire Thibout altère-t-elle la qualité du reste de son témoignage ?

À partir du moment où quelqu'un revient sur certaines de ces accusations, on est en droit de remettre en doute l'ensemble de ses propos.

Éric Woerth devrait-il mettre fin au cumul de ses fonctions de trésorier de l'UMP et de ministre ?

Y a-t-il une loi qui interdise à une même personne d'être trésorier d'un parti et ministre? Non. Et l'on vit dans un pays où ce qui n'est pas interdit est autorisé. De surcroît, ce n'est pas une nouveauté puisqu'il exerce ses fonctions de trésorier depuis des années. Pour moi, c'est une question d'interprétation politique. C'est à Éric Woerth d'apprécier la situation.

Quelles sont, à votre avis, les origines des dérives que vous dénoncez ?

J'étais intervenu sur ce sujet devant la commission parlementaire sur Outreau. Selon moi, les premières causes des dérives sont le non-respect du secret de l'enquête - et l'on voit aujourd'hui où cela mène - et le non-respect de la présomption d'innocence. D'une certaine manière, le monde politique portait lui-même atteinte à la présomption d'innocence en contraignant un ministre mis en examen à démissionner. S'il quitte le gouvernement, c'est qu'il est présumé coupable. S'il est présumé innocent, il n'y a aucune raison à lui faire quitter le gouvernement. Dominique Strauss-Khan et Gérard Longuet ont démissionné tous les deux de leurs fonctions ministérielles parce qu'ils étaient mis en examen. Ils l'ont fait, je l'imagine, à contrecœur. Et pour quel résultat? L'un et l'autre ont bénéficié, quelques années plus tard, d'un non-lieu.

Selon vous, c'est la presse qui est en cause dans cette affaire ?

Dans la presse, comme dans la justice, certains font leur métier avec conscience, c'est-à-dire avec la volonté d'informer, de connaître la vérité et de la révéler. C'est ce qu'on appelle le journalisme d'investigation. D'autres sont passés du journalisme d'investigation à un journalisme d'instigation, qui incite les personnes à proférer des accusations. Dans l'affaire où j'avais été accusé de choses épouvantables - et qui s'est conclue par une condamnation à des peines de prison des personnes qui m'accusaient -, tous les journalistes n'attisaient pas l'incendie. Mais ceux qui le faisaient, comme La Dépêche du Midi ou Karl Zéro, n'avaient pas d'autre objectif que de manipuler l'opinion.

Pensez-vous, comme certains à l'UMP, qu'il faille légiférer sur la presse ?

Beaucoup de textes, de chartes professionnelles, aussi bien au niveau international que national, existent déjà. Malheureusement, elles ne sont pas respectées par tout le monde.
Dans toutes les professions qui veulent préserver leur autonomie, comme les professions médicales, il existe des autorités. Elles ne se font pas imposer ni les règles, ni leur application par les pouvoirs extérieurs mais elles créent une autorité interne pour juger de situations comme celle-là.


Propos recueillis par Jean-Baptiste Garat

Devoir de mémoire : victime de calomnies dans l'affaire Alègre

En 2003, Dominique Baudis fut mis en cause dans une affaire liée au tueur en série Patrice Alègre.
Alors président du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), il révéla publiquement cette sordide affaire au journal de Claire Chazal sur TF1. Il était accusé de proxénétisme, de viol, de meurtre et d'actes de barbarie.

Le rôle de la presse...

Après être revenues maintes fois sur leurs déclarations, les deux ex-prostituées, Fanny et Patricia, ont été reconnues coupables de dénonciation calomnieuse et respectivement condamnées à deux et trois ans de prison avec sursis par le Tribunal correctionnel de Toulouse le 26 mars 2009.
Karl Zéro, à l'époque présentateur sur Canal+, fut mis en examen en janvier 2009 pour "sortie irrégulière de correspondance de prison" après avoir eu lu en direct à la télévision une lettre du meurtrier Patrice Alègre confirmant l'implication de Dominique Baudis dans cette affaire.
Il a également accusé la Dépêche du Midi et son directeur Jean-Michel Baylet d'avoir contribué à propager la rumeur.

Il aura fallu attendre plus de deux ans et demi pour que son innocence soit reconnue par la Justice et que les instigateurs de cette campagne de diffamation soient mis en examen.

A gauche, ils sont forts
Le sénateur J.-M. Baylet est patron de presse, président national du Parti radical de gauche (PRG) et même ministre de Fabius et Rocard , sans conflit d'intérêts.

Pas si forts, car en En 2002, Jean-Michel Baylet fut condamné pour abus de biens sociaux par le tribunal correctionnel de Toulouse.

Et Edwy Plenel, alors ?

Deux ministres, Christian Estrosi et Laurent Wauquiez ont, sur RTL et Europe 1, mis en cause les méthodes d'investigation d'Edwy Plenel, assurant que l'attitude de Mediapart à l'égard de Woerth rappelait un sinistre précédent.

La liberté de la presse permet la récidive

Edwy Plenel, le directeur du site d'information payante sur Internet de Mediapart dirigeait la rédaction du journal Le Monde en 2003...


En 2010, Plenel utilise les "mêmes méthodes"
Attendra-t-il encore 7 ans avant de nuire à nouveau, si la justice ne met pas un terme à ses méfaits ?


Mais si on peut amener un ex-président de la république à s'expliquer devant des juges, les journalistes ne courent pas ce risque. Normal, il faut protéger la liberté d'expression qui autorise à dire - impunément - n'importe quoi.

jeudi 15 avril 2010

7 voitures brûlées à Albi: La Dépêche du Midi accuse la police

La presse d'opposition ne prétend pas à l'objectivité

La présentation de l'information par la presse régionale n'est pas de nature à apaiser les tensions locales. Le parti-pris de la Dépêche du Midi à propos de l'incendie de sept voitures à Albi cette semaine dépasse les limites.

Le PDG de ce journal de la région Midi-Pyrénées est Jean-Michel Baylet. Il cumule des fonctions électives et de presse:
- sénateur RDSE du Tarn-et-Garonne,
- président du conseil général de Tarn-et-Garonne,
- président de la communauté de communes des Deux Rives
et
président national du Parti radical de gauche (PRG).

Incendies en deux phases et quatre points

« Les faits se sont déroulés vers 21 heures à Lapanouse et entre minuit et 2 h 30 à Cantepau square Bonaparte, avenue Mirabeau et rue André Chénier, dans la nuit de mardi [13] à mercredi [14 mars]. »
« Peu après les faits qui se sont déroulés à Lapanouse, un mineur âgé de 16 ans a été interpellé grâce à un signalement vestimentaire. Placé en garde à vue et auditionné, il a été laissé libre hier après-midi.
»

Questions rhétoriques et accusation directe de provocation

« Mais pourquoi donc un tel embrasement de violences ? »
L'accusation n'est pas prononcée par la préfecture:

"Il ne fait aucun doute que ces faits, forcément condamnables, sont directement liés à l'opération de fouille des caves organisée à grands renforts de forces de police mardi matin (La Dépêche d'hier). Opération qui rappelons-le a permis de « récolter » près de 600 grammes de drogue. Cette forte présence policière a-t-elle déplu à certains habitants de ces quartiers qui se voyaient du coup une fois de plus stigmatisés ? A-t-elle un peu trop dérangé les propriétaires de ces substances illicites [euphémisme !] ?
La réponse est
assurément un mélange des deux. C'est en tout cas ce que reconnaît à demi-mot le directeur de cabinet de la préfète Jean-Gabriel Delacroy : « On peut en effet penser qu'il s'agit d'une réaction à l'opération de fouille des caves et à la saisie de stupéfiants. Elle a dérangé ».

Mais pourquoi avoir uniquement ciblé ces deux quartiers de la ville ? « Sur la base de signalements recueillis par la police, répond Jean-Gabriel Delacroy et surtout à la demande régulière du bailleur social (Tarn habitat, Ndlr). Nous avons profité de la présence d'une demie compagnie de CRS (40 hommes) dans le Tarn depuis une semaine pour réaliser l'opération. Cependant, conclut le directeur de cabinet qui rejette la stigmatisation, nous n'avons pas attendu cette demande pour procéder à des contrôles de recherche de stupéfiants ».

Stigmatisation

C'est pas moi...
« Directement mis en cause par la préfecture, Tarn habitat, dont l'un des représentants participait à l'opération de fouille des caves, réagit par la voix de son président Jacques Valax : « Je confirme que Tarn habitat n'est absolument pas à l'initiative de cette opération »[…]

...c'est lui:
« [...] c'est la police qui nous a sollicités pour y participer. Il s'agit en fait d'une opération coup-de-poing à mettre au crédit de la communication gouvernementale. Je ne la cautionne pas du tout. A ce type d'opération, je préfère une présence policière de proximité, discrète et permanente à laquelle la population de ces quartiers a droit ».

Pour être complet

Tarn Habitat, c'est en fait Tarn Habitat Office Public d'HLM
Les organismes d'habitations à loyer modéré (HLM) sont, en France, des organismes publics ou privés.

Dans le Tarn, six organismes HLM sont agréés et celui-ci est l'ex-office public départemental de HLM...

Or, le président du Conseil général est le député PS Thierry Carcenac. L'auteur de cet article de la Dépêche serait-il un journaliste 'indépendant', moins préoccupé de déontologie professionnelle que que d'allégeance politique à son patron le sénateur (PRG) Jean-Michel Baylet, président du Conseil général de Tarn-et-Garonne,et voisin et ami de Thierry Carcenac ?
Lire PaSiDupes sur la manipulation de l'opinion par La Dépêche

Le patron de La Dépêche fut membre de plusieurs gouvernements de François Mitterrand (Fabius, 1984 – Rocard, Cresson, Bérégovoy, 88-93). Lire aussi PaSiDupes: l"A*P accusée d'abus de position dominante

Question rhétorique: la mise en cause directe de la police par le journaliste - indépendant de son sénateur - de patron est-elle politique ?

=> La réforme de la justice envisage-t-elle le remplacement du juge d'instruction par un journaliste, sous tutelle du Parquet président du Conseil général ?

dimanche 20 mai 2007

La compétence de Yahoo! Actualité n'est pas en cause, mais...

La fine équipe de Yahoo! se distingue par son sérieux?
Bubblestar épingle Yahoo Actualité où le professionnalisme est sans faille...

Le président de la République Nicolas Gaudichet sur le perron de l'Elysée,

le 18 mai 2007, Par Patrick Kovarik

PaSiDupes a déjà pointé l'humour militant tout en finesse de la bande de Yahoo!Cette fois, la contagion se répand à La Dépêche du Midi surpris en flagrant délire, par paresse intellectuelle :bon nombre d'organes de presse et de sites d'information sont branchés directement sur le fil AFP et publient les informations fournies par l'agence, les yeux fermés! Ce qu'on appelle la conscience professionnelle... A La Dépêche du Midi, on n'assume pas la honte: le lien est rompu!...
AFP
Après vérification de Bubblestar, il semblerait que Nicolas Gaudichet serait en réalité journaliste à l'AFP. Cette coquille : une blague? une boulette? la manifestation d'une atmosphère de travail pour le moins détendue? On ne le saura sans doute jamais, mais s'il fallait en rire, tellement Sarkozy est peu médiatisé, on se prend néanmoins à craindre le pire pour les désirs d'avenir professionnel du ou de la journaliste assez gaudiche pour commettre la même négligence avec Sa Cynique Majesté Royal , car M° Mignard veille...