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vendredi 7 juin 2019

Acte XXX à Montpellier: 'Midi Libre' et le patron des commerçants font grandir l'hostilité aux Gilets jaunes

'Midi libre' anticipe des "sueurs froides pour les commerçants":"des casseurs annoncés samedi"

Le quotidien régional crée une psychose
 
Illustration de la mobilisation nationale pour l'Acte XXX à Montpellier.
Avant qu'elle ait lieu, Midi Libre "fait craindre le pire" !
Curieusement, ce quotidien socialiste ne soutient pas le mouvement social des Gilets jaunes: parti de la base, il échappe en effet aux syndicats et tient tête au pouvoir de centre gauche. A la veille de ce rassemblement, le groupe La Dépêche du Midi, propriété du radical de gauche (PRG) Jean-Michel Baylet, ancien ministre de Hollande dans le gouvernement Manuel Valls, participe activement à la montée de la peur, instrumentalisant les craintes des commerçants, alors même que le pouvoir assure que le mouvement s'essouffle. 
Lors de la campagne présidentielle de 2017, Baylet annonça son soutien à Macron, candidat d'En marche!, en dépit du soutien officiel du PRG au candidat du Parti socialiste, Benoît Hamon.

Pour l'Acte XXX des Gilets jaunes, un rassemblement national est annoncé à Montpellier. Les commerçants ont reçu des informations sur la présence d'un nombre important de casseurs : "plus de 300", précisent-ils. Mais, au départ - histoire de faire naître une certaine anxiété - , Midi Libre n'indique pas sa source. Quand l'information vient des réseaux sociaux, elle est qualifiée d'infox...

La grande mobilisation nationale des Gilets jaunes, samedi 8 juin à Montpellier donne, une nouvelle fois, des sueurs froides aux commerçants du centre-ville, écrit Midi Libre. Leurs craintes, renouvelées chaque fin de semaine, sont d'autant plus fortes que Montpellier a été proclamée, le temps d'un épisode, "capitale nationale" du mouvement. 

"La plus grande vigilance" 

"Nous avons des informations de la part de la Police nationale de la présence d'un grand nombre de casseurs, plus de 300", explique Jean-Pierre Touchat, président du syndicat des halles et marchés et ancien compagnon de route du maire. En 2015, il était à la tête des commerçants qui voulaient créer une milice contre les Roms "qui volent les touristes aux stations du tramway du centre-ville, aux terrasses de cafés et restaurants, dans les boutiques et ce visiblement en toute impunité", pendant le mandat de Philippe Saurel (DVG, dissident exclu du PS) qui soutint LREM menée cahin-caha par Nathalie Loiseau lors des élections européennes de mai 2019.

La CCI Hérault a adressé une note aux commerçants de l'Ecusson dans laquelle elle demande "la plus grande vigilance face à des actions potentiellement violentes". En janvier 2019, ces commerçants du centre ville étaient déjà hostiles à toute autorisation de manifester accordée aux Gilets jaunes.

Et pourtant, "aucun arrêté de fermeture"...

Plusieurs réunions préparatoires se sont tenues ces derniers jours en préfecture. Aucun arrêté, ni municipal, ni préfectoral, de fermeture des commerces n'a été pris. Aucune décision concernant les marchés ou les halles n'a  été prise non plus et l'agitation de Jean-Pierre Touchat n'aura pas eu d'autre objectif que de discréditer le mouvement social
"Nous sommes néanmoins préoccupés par ce qui pourrait se passer, notamment sur la place de la Comédie et aux halles Castellane", maintient Jean-Pierre Touchat, un fan de Macron, tandis que Saurel n’hésitait pas encore récemment à répéter qu'il préférerait encore apporter son suffrage à Mélenchon.

Nouvel crise sécuritaire parmi les commerçants. 
La Ville a pourtant prévu la présence de vigiles à Castellane. Ils auraient pour ordre de fermer le marché couvert si des débordements devaient éclater aux abords et de confiner les clients et les commerçants à l'intérieur. Comme en décembre dernier. 
La CCI met la ville en état de siège, demandant aux commerçants de mettre en pratique des mesures préventives : "retrait des parasols, emballages, encombrants, pré-enseignes, étals, mobiliers, tels que les tables et chaises". De la prévention ordinaire de bon sens qui ne ferait pas l'objet d'un tel tapage en toute autre circonstance.

samedi 19 avril 2008

JO de Pékin – Le droit d’ingérence et de quel droit ?

De quel droit RSF donnerait-elle des leçons à la Chine ?
Aucun incident notable à Bangkok aujourd’hui, assez peu à Los Angelès et seulement 200 arrestations en Inde, ce qui est dérisoire, rapporté à la population. Alors pourquoi Londres et Paris se distinguent-ils ?
Entre le
désordre à Paris sur le passage de la flamme olympique et les menaces
de bouder la cérémonie d’ouverture des JO, Pékin s'interroge sur l'attitude de la France. Mardi, une porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a même mis en garde les autorités françaises: «L’amitié nécessite les efforts des deux parties. On ne peut pas d’un côté entendre vanter l’importance de la relation entre la France et la Chine et de l’autre voir des choses que le peuple chinois ne comprend pas et n’accepte pas».
Elle a encore ajouté : «
Nous espérons que la France pourra écouter attentivement la voix du peuple chinois et, sur un certain nombre de problèmes récents, prendre une position objective et impartiale, respecter les faits, faire la part du vrai et du faux et, comme beaucoup de pays, comprendre et soutenir la position juste et les mesures appropriées prises par le gouvernement chinois» .

Cette porte-parole a soutenu les appels au boycottage des marques françaises, concernant notamment le distributeur Carrefour très bien implanté en Chine, circulant sur l’Internet. Elle s’est contentée de constater que «récemment, des Chinois ont fait part de leurs opinions et de leurs sentiments. Tout cela a une raison». Cette Chinoise respecte la liberté d'expression...

Au sein de la communauté d’affaires française en Chine, l’inquiétude commence d’ailleurs à monter, tandis que Robert Ménard, Romain Mesnil et Stéphane Diagana sont retournés vaquer à leurs occupations. Un débat au sein de la Chambre de Commerce et d’Industrie française en Chine (CCIFC) sur l’opportunité de s’exprimer publiquement n’a finalement pas abouti. L’un de ses membres éminents, le consultant André Chieng a exprimé son point de vue personnel modéré dans une tribune publiée par le journal Les Echos. «La Chine a été fermée pendant des siècles. Son ouverture ne date que de trente petites années. Ne lui claquons pas la porte au nez», conseille-t-il.
L’objectivité, le bon sens et la mesure, en revanche, ne sont pas des spécialités de la gauche idéologique et vertueuse. Les associations qui vivent de subventions et les partis qui ne se reconnaissent jamais aucune responsabilité sont-ils bien placés pour donner des leçons de responsabilité et d’éthique en matière de droits de l’homme comme sur tous les sujets.

Mercredi, les médias officiels chinois ont largement repris les reproches faits à la France, avec une modération étrangère aux amis de RSF. «Paris a blessé l’amitié franco-chinoise», titrait le Global Times, rappelant que la France avait été le premier pays occidental à reconnaître la Chine communiste et l’excellence des relations ces dernières années sous la présidence de Jacques Chirac.
«Par conséquent, le fait que la flamme olympique, dans son parcours mondial, ait reçu l’accueil le plus froid en France aura surpris et blessé les Chinois», estimait le journal.

L’ambassade de France à Pékin s’est, elle, refusée à tout commentaire. «D’une relation “intime” avant la visite de Sarkozy à Pékin (en novembre), on était passé après à une relation “excellente”, maintenant on est revenu loin en arrière», tranche un observateur sous couvert de l’anonymat.

Au ministère français des Affaires étrangères, la porte-parole, Pascale Andréani, a appelé mardi la Chine à faire des JO «un moment d’ouverture et de tolérance». Interrogée sur la décision du président Nicolas Sarkozy de lier sa participation à la cérémonie d’ouverture des JO de Pékin à un dialogue entre Pékin et le dalaï-lama, le chef spirituel des Tibétains, Pascale Andréani a répondu qu’il était «trop tôt» pour se prononcer.
Si la gauche a voulu lui compliquer la tâche à la présidence de l’Europe, elle a réussi, mais par la même occasion, elle n’a pas craint de mettre en péril les trésoreries des entreprises de leur propre pays et l’emploi de leurs propres concitoyens, sacrifiés à l’idéologie.