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dimanche 5 avril 2015

"Chrétiens d'Orient": des politiques -sauf l'extrême gauche- condamnent le parti-pris de la RATP...

Dans "Chrétiens d'Orient", le mot "chrétiens" indispose les laïcs de France

Des Français effacent la chrétienté du paysage français

Le métro est à certains,
mais non aux autres
La RATP a refusé d'apposer la mention "au bénéfice des chrétiens d'Orient" sur une affiche de promotion d'un concert du groupe 'Les Prêtres', au nom de la "neutralité du service public." Des dirigeants politiques de tout bord ont condamné dimanche ce refus des syndicats cogestionnaires du service public dont sont exclus les Chrétiens.

250 affiches annonçant dans le métro le concert en juin du groupe "Les prêtres," dans la célèbre salle parisienne de l'Olympia. Ces chanteurs n'ont commis qu'une seule faute, celle d'être catholiques et auteurs d'albums à succès et d'offrir leur concert était "au bénéfice des Chrétiens d'Orient".

La RATP, Régie autonome des transports parisiens, est un établissement public à caractère industriel et commercial au service de tous, sauf des Chrétiens, puisqu'il a refusé cette mention, officiellement au nom du "principe de neutralité du service public" dans "le contexte d'un conflit armé à l'étranger," mais clairement au prétexte d'une laïcité étroite et partisane.
Des Français s'insurgent contre le totalitarisme de la gauche syndicale

"Je suis sidéré, je suis profondément républicain (...) Mais c'est honteux, je demande à la RATP de régler le problème dès demain" mardi, s'est emporté le chef de file des sénateurs EELV, Jean-Vincent Placé, sur BFMTV.

"Sur les chrétiens d'Orient, avec le génocide qui est en cours par les barbares de Daesh et d'al-Qaïda, je pense que la RATP aurait dû réfléchir à ce qu'est la solidarité: ce n'est pas une atteinte à la laïcité, quelle que soit la religion des gens", a renchéri sur la même chaîne le président de l'UDI, Jean-Christophe LagardeIl explique que "la RATP a fait une faute de jugement à deux titres: sur la laïcité et sur la solidarité".
VOIR et ENTENDRE Monseigneur Di Falco avouer qu'il commence à comprendre comment est arrivée la Shoah:


Thierry Solère, député UMP
des Hauts-de-Seine, avait tranché plus tôt: "C'est une faute. On ne peut pas prendre le débat sur la laïcité comme prétexte à des choses de cette nature". Proche de Bruno Le Maire, Thierry Solère avait demandé à la RATP, lors du Grand Rendez-Vous (Le Monde, i-télé, Europe 1), de "ne pas être dans cette application bébête des grands principes de la laïcité".

"En ce jour de honte à la RATP qui je l'espère présentera ses excuses", a twitté la députée UMP des Bouches-du-Rhône, Valérie Boyer.

Le député UMP Éric Ciotti est intervenu samedi auprès de Manuel Valls: "La RATP étant une entreprise publique, je demande au Premier ministre d'intervenir, afin de mettre fin à la censure" de l'affiche de concert sur laquelle la RATP refuse de laisser figurer la mention "au bénéfice des Chrétiens d'Orient". 
"La censure de cette campagne qui ne remet aucunement en cause le principe de neutralité religieuse constitue une négation du massacre dont sont victimes les chrétiens d'Orient", a déploré le député des Alpes-Maritimes. "En outre, en déclarant pour se justifier ne pouvoir prendre parti dans un conflit de quelque nature qu'il soit la RATP et sa régie publicitaire Metrobus placent sur le même plan Daesh et les chrétiens d'Orient", a-t-il ajouté.

Le président de Debout La France, Nicolas Dupont-Aignan, a lui aussi condamné cette décision de la RATP. "Le gouvernement doit ordonner immédiatement à la RATP de revenir sur sa décision et laisser apporter un vrai soutien à ces millions de civils menacés d'extermination culturelle, voire physique, par le mouvement terroriste et totalitaire dit Daesh", a-t-il demandé dans un communiqué. 

Dans un communiqué, le président du groupe d'amitié France-Syrie et 
député PS Gérard Bapt, a commenté pour sa part: "La laïcité n'impose pas d'omettre le devoir de sa solidarité avec une minorité religieuse constituant une cible privilégiée de Daech et de ses alliés".

Sur twitter, la présidente du FN, Marine Le Pen, a adressé "une pensée particulière et émue pour les Chrétiens d'Orient et tous les persécutés en raison de leur foi", sans toutefois faire référence explicitement à la décision de la Régie de transports.

La coordination des Chrétiens d'orient en danger (Chredo) a saisi en référé vendredi le tribunal de grande instance de Paris afin de contraindre la RATP et Métrobus à permettre la mention "au bénéfice des Chrétiens d'Orient".

Juillet 2014: Ni vu, ni connu, alors que la dette publique de la France conduit le pays à la banqueroute, François Hollande avait débloqué 11 millions d'euros pour l'aide humanitaire à Gaza...


Etrangement, les élus et militants d'extrême gauche ont manqué une occasion de plus de démontrer qu'ils sont les démocrates et humanistes tels qu'ils s'autoproclament.

dimanche 7 septembre 2014

Hollande ? "Tu ne le verras plus", disent 85% des Français à leurs enfants

"J'y suis, j'y reste !", rétorque Hollande 

Hollande s'oppose à la volonté populaire
"Il n'y a pas de sondage si diffi­cile qu'il puisse inter­rompre le mandat du président de la République"
Dans une étude IFOP parue dimanche dans le JDD, les Français ne souhaitent pas que le Président se représente en 2017. L’idée de la dissolution progresse d'ailleurs, passant de 17 à 23% en quatre mois.

La France profonde, comme les acteurs politiques, contredisent la présentation par la presse d'un François Hollande en victime d'une série d'averses et d'une avalanche de critiques, comme si, détenteurs de tous les pouvoirs, il n'était pas le seul responsable de ses échecs et de son impopularité.
Selon un sondage Ifop-JDD, 85% des Français ne peuvent plus le voir et ne souhaitent donc pas que le Président postule à un second mandat, ce qui constitue un nouveau record de rejet dans l’histoire de la Ve République, si on exclut le cas Georges Pompidou dans le contexte de Mai 68. Même les sympathisants socialistes (65%) ne veulent pas de François Hollande comme candidat de la gauche en 2017. 

François Hollande favorise l'arrivée de Marine Le Pen à l'Elysée

Selon les prévisions actuelles, il reste minoritaire puisque 55% des personnes n'imaginent pas qu’il ne sera pas candidat en 2017. Seulement 16% jugent qu’il sera "certainement" sur la ligne de départ de la prochaine présidentielle.

Les propos d'intimes sur sa personnalité ne sont pas des révélations
On n'est jamais mieux trahi que par les siens !

Que disent de F, Hollande ses propres "camarades" du PS !

Laurent Fabius
"Vous imaginez François Hollande président ? On rêve !"

Martine Aubry (Nouvel Obs, 23 juin 2011)
"Il n'est pas fiable."

Claude Allègre
"L'une des caractéristiques de François Hollande, c'est de considérer que le mensonge est une pratique normale en politique."

Martine Aubry (JDD, 30 avril 2011)
"Arrêtez de dire qu'il travaille. François n'a jamais travaillé. Il ne fout rien."

Ségolène Royal (septembre 2011)
"Le point faible de FH, c'est l'inaction. Les Français peuvent-ils citer une seule chose qu'il aurait réalisée en 30 ans de vie politique ?"

Martine Aubry (25 août 2011)
"Arrivée à la tête du PS, on m'expliquait que le PS était un cadavre à la renverse et qu'il faisait pitié. Ce n'était pas faux."
Michel Rocard (Colloque du think tank "Inventer à gauche", 7 février 2012)
"L'hypothèse de croissance sur laquelle se fonde Hollande n'est pas plausible.."

Moscovici (Les meilleurs ennemis, p. 46)
"Hollande, c'est le premier secrétaire qui a tout raté... Le Hollandisme n'existe pas."

Aubry (Les meilleurs ennemis, p. 81)
"Entre Ségolène et lui, je la préfère, elle. Au moins, elle dit des choses. Lui profite du vide."

Montebourg (Les meilleurs ennemis, p. 46)
"Je n'ai pas oublié que François Hollande a immobilisé le Parti pendant 10 ans. Comment peut-il aspirer à diriger la France ?"

Montebourg (au Grand Journal de Canal+)
"L'unique problème de Ségolène Royal, c'est ...son compagnon !"

Aubry (Libé, 12 octobre 2011)
"Hollande est une 'couille molle'."

Jean-Marie Le Guen (JDD)
"Si Dominique n'était pas candidat, vous imaginez: Ségolène, François, Martine. On va être ridicule."

Aubry (Libé, 20 septembre 2011)
"Il faut des profs mais affirmer :"j'en ajoute 60,000 pour avoir le vote des enseignants et basta". Ce n'est pas ma façon d'être."

Mélenchon  
"Un accord ou rien avec Hollande c'est pareil il tient jamais parole !"


Au rayon des reproches faits au Président, ce sont les promesses non tenues qui arrivent en tête (33%). 
Vient ensuite la façon dont François Hollande incarne la fonction présidentielle (24%) et le manque de résultats de la politique économique (19%). Surprise : la vie privée est le choix de 5% des sondés.

vendredi 5 février 2010

Immigration: deux passeurs français condamnés en Angleterre

La Ligue des Droits de l'Homme, une simple ONG, n'a rien à redire ?

Christiane et Benjamin Chocat condamnés à 3 et 5 ans de prison en Angleterre
« Ils étaient jugés pour avoir aidé des immigrés clandestins à entrer sur le territoire... » Puisqu'ils ont été jugés pour avoir « facilité l'entrée de clandestins vietnamiens », il s'agit bel et bien de passeurs, que les media partisans le veuillent ou non. Leurs circonvolutions verbales dissimulent mal le part-pris des journalistes qui se disent libérés de toute idéologie.

Les condamnés français n'imaginaient pas qu'ailleurs « la loi, c'est la loi »
Les deux accusés avaient plaidé coupable d' « avoir fait illégalement entrer 16 Vietnamiens sur le territoire britannique », le 1e octobre dernier. Ils n'ont donc pas fait l'objet d'un procès, comme le prévoit le système judiciaire britannique, et leur peine a été directement prononcée ce vendredi par le tribunal royal de Portsmouth.
Les passeurs vont passer trois et cinq ans en prison. La conseillère municipale française Christiane Chocat (51 ans), et son fils Benjamin (20 ans), ont respectivement été condamnés à trois et cinq ans de prison.

Des victimes « pour l'exemple », hurlent les milieux militants.
Si la notion d'exemplarité de la peine a été évacuée du droit français et ne fait pas partie non plus de l'arsenal de la « prévention » en bonne politique socialiste, elle na pas été abolie au Royaume Uni. Michael McGoldrick, l’avocat de Benjamin a annoncé que son client ferait appel. « Il est en état de choc » face à la sévérité de la peine, a-t-il gémi, estimant que le juge avait voulu prononcer une « peine exemplaire » afin de dissuader d’éventuels candidats au même crime.
A propos de « politique de prévention » de l'opposition, nous serons totalement édifiés lorsque nous saurons que Christiane Chocat est déléguée de sa commune au SIVOS : syndicat intercommunal à vocation scolaire de Rozay-en-Brie...

Le contre-pouvoir des juges de France

=> La condamnation au Royaume Uni souligne la politisation des juges français
"Nous raccompagnerons chez eux" ceux qui n'auront pas obtenu l'asile "parce que si nous ne faisons pas ça, les esclavagistes du monde entier et les réseaux criminels du monde entier tireront la conclusion qu'on peut faire débarquer n'importe comment des pauvres gens sur les plages de France", a toutefois averti lundi soir le président Nicolas Sarkozy.
Tandis que les juges de France encouragent « les esclavagistes du monde [...] entier, les juges britanniques condamnent « les réseaux criminels ». Ainsi, notre presse commente la justice d'outre-Manche et estime que les Chocat,mère et fils, ont été « lourdement » punis. (France Info)
A la différence des juges britanniques qui ont le souci de l'intérêt national en même temps que le respect des textes, leurs homologues Français se sont radicalisés et singulièrement depuis la réformes de la justice. Un majorité d'entre eux, sur les dossiers sensibles et donc médiatiques, sortent du bois pour exprimer leur mécontentement et promouvoir leurs préférences militantes.
=> Libérés par les juges, la moitié des 123 Kurdes débarqués en Corse se sont sans délai présentés dans les préfectures pour solliciter le droit d'asile, une demande les rendant inexpulsables le temps de son examen par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) qui peut s'éterniser huit mois.
Pour des raisons logistiques, soixante-trois clandestins, placés dans un centre de rétention administrative à Nîmes, n'avaient pas encore pu déposer leur demande mardi, selon la Cimade. Ils ont un délai de trois semaines pour le faire. La demande d'asile est une condition sans laquelle les 123 personnes s'exposent à une reconduite à la frontière dans un pays, la Syrie.

=> En matière d'immigration clandestine, les juges ont désavoué les autorités françaises le 17 janvier dernier en demandant que 31 des sans papiers débarqués clandestinement en Corse soient lâchés dans l'espace européen. Sans preuves, ces clandestins se disent Kurdes de Syrie, pour la simple raison qu'il s'agit d'une minorité éligible au droit d'asile, parce que considérée comme persécutée, ou à tout le moins discriminée, fait-on valoir à France Terre d'Asile, qui milite pour accueillir en France tous les migrants qui se présentent.
=> Ce seront bientôt des mal logés instrumentalisés par DAL ou les Enfants de Don Quichotte. Quant aux enfants, ils seront également récupérés par le réseau Education sans frontières.

=> En 2001, quelque 160 passagers kurdes de l'Eat-Sea -sur les ...900 échoués dans une plage du Var- avaient obtenu le statut de réfugié en France. Les autres avaient choisi de se rendre en l'Allemagne, aux Pays-Bas ou en Suisse où résident d'importantes communautés kurdes.

La Ligue des droits de l'homme n'est qu'une ONG

Les ONG nous abusent.
La presse les revêt des habits qui ne sont pas les leurs.

La Ligue des droits de l'homme
, l'une d'entre elles, est souvent utilisée par la presse engagée pour fournir tromper l'opinion en la présentant comme une autorité légale, légitime et démocratique. Ce n'est en fait qu'une caution douteuse et controversée que les radicaux brandissent pour produire l'illusion inverse et blanchir les actions anti- républicaines. Or, la LDH est en fait une organisation qui ne relève ni de l'État ni d'une quelconque institution internationale reconnue. Les ONG n'ont d'ailleurs pas le statut de sujet de droit international.

La Ligue des Droits de l'Homme est-elle une spécificité hexagonale ?
Puisque ses juges peuvent condamner des passeurs de clandestins, y-a-t-il quelque chose de pourri au royaume d'Elizabeth II ? Ou 'est-ce la douce France qui est gagnée par la gangrène ?

La FIDH (Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme) n'est qu'une ONG (organisation non gouvernementale), donc sans aucune légitimité. Elle prétend agir pour le respect des droits énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948, comme si les gouvernements européens -en l'occurence- n'étaient pas assez démocratiques. Elle s'octroie un champs extrêmement vaste de compétences, les droits civils et politiques, qu'ils soient économiques, sociaux et culturels. Elle se mêle ainsi de tout, sans considération des volontés populaires majoritaires exprimées par les urnes. Elle se place donc au-dessus des lois nationales.

Composée d'une dizaine d'associations nationales à sa création en 1922, la FIDH rassemblait en avril 2007 des ligues membres dans plus de 100 pays, dont les ligues française et allemande. Au Royaume Uni, la LDH s'appelle Liberty, est dirigée par Mrs Shami Chakrabarti et entend se substituer à l'Habeas Corpus.
L'Habeas Corpus énonce une liberté fondamentale remontant au Moyen Age, celle de ne pas être emprisonné sans jugement. En vertu de cette loi, toute personne arrêtée a le droit de savoir pourquoi elle est arrêtée et de quoi elle est accusée. Ensuite, elle doit être libérée sous caution, puis amenée dans les trois jours qui suivent devant un juge. Depuis la « loi sur l’habeas corpus » de 1679, les garanties contre la détention arbitraire sont réelles et efficaces.
Quoi qu'en dise cette ONG, internationaliste et illégitime, n'a donc aucune raison de suspecter la justice britannique.

Si vertueuse soit-elle, la FIDH n'est pas reconnue par l'ONU

En l'absence de critères objectifs de la nature juridique d'une ONG
, la plupart des organisations intergouvernementales internationales (ONU, Union européenne, etc.) ont dressé une liste des ONG qu'elles reconnaissent comme des interlocuteurs valables. L'entrée, et éventuellement la sortie, d'une organisation de ces listes est soumise à un processus complexe. Le Conseil économique et social (ECOSOC) à l'ONU possède un comité permanent, le comité chargé des ONG qui est chargé de valider le statut des ONG en vue de leur collaboration avec cette instance. Le statut consultatif est divisé en plusieurs catégories : générale (Centre de Recherches et de Promotion pour la Sauvegarde des Sites et Monuments Historiques en Afrique), spéciale et roster.

La FIDH, et à fortiori la LDH, s'opposent au HCR

En matière d'immigration clandestine, la LDH cherche à se substituer au Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), mais elle n'a pas pour autant aucune légitimité à dicter le droit et à manipuler l'opinion. Non plus qu'à nous faire la leçon. Ni humanitaire, ni caritative, elle n'est qu'un groupe militant de plaidoyer qui ne représente que lui-même.

samedi 30 janvier 2010

Clearstream: Gergorin et Lahoud envoient Villepin en appel

Villepin accuse Sarkozy
L'ancien Premier ministre, Dominique de Villepin, a été dans un premier temps blanchi de tous les chefs d'accusation par le tribunal correctionnel de Paris. Imad Lahoud et Jean-Louis Gergorin sont en revanche condamnés respectivement de 18 et 15 mois ferme, et Florian Bourges avec sursis. Quant à Denis Robert est relaxé: il est journaliste.
Le président de la République, dont le nom apparaissait dans les listings truqués de l'affaire Clearstream, avait été soupçonné et finalement mis hors de cause. A l'annonce de la relaxe de D. de Villepin, il a fait savoir qu'il ne fait pas appel: Nicolas Sarkozy "prend acte" de la décision du tribunal.

Des appels indépendants de l'Elysée

  • Jean-Louis Gergorin et Imad Lahoud, considérés respectivement comme la tête de la manipulation Clearstream et la petite main qui l’a facilitée, ont immédiatement fait appel de leur condamnation. Le parquet a en effet interjeté contre eux un « appel incident », ce qui permettra à la juridiction d’appel d’alourdir éventuellement les peines prononcées en première instance.
    « Il faut que la cour d’appel ait tous les éléments. (…) Fin 2010 ou début 2011, on pourrait avoir un second procès », a souligné Jean-Claude Marin, qui avait requis dix-huit mois de prison avec sursis et 45.000 euros d’amende à l’encontre de l’ancien Premier ministre pour « complicité de dénonciation calomnieuse ».

  • Vendredi matin sur Europe 1, le procureur de la République de Paris, a annoncé, à son tour, sa décision de faire appel de la relaxe de Dominique de Villepin. Le ministère public disposait en effet d’un délai de dix jours pour formaliser ou non son appel du jugement de la 11e chambre du tribunal correctionnel de Paris.

    La polémique politicienne

    Ce choix serait « politique », selon l’ancien Premier ministre qui affirme tenir d'un fonctionnaire de l'Elysée l'information de pressions du président. Par sympathie, le PS emboite le pas de D. de Villepin: selon les socialistes, le procureur aurait reçu l'ordre de faire appel.

    => Déjugé, le procureur fait logiquement appel

    Le procureur de Paris, Jean-Claude Marin, n'apprécie pas que le tribunal ne l'ait pas suivi dans son réquisitoire. Sauf pour l'intéressé, l'opposition de gauche et la presse engagée, ill n'est donc pas surprenant qu'il fasse appel. « De manière un peu surprenante, le jugement ne condamne pas Dominique de Villepin », a déclaré Jean-Claude Marin. Avant l’ouverture du procès, le représentant de l’accusation avait stigmatisé le rôle de l’ancien Premier ministre dans l’affaire Clearstream. Celle-ci porte sur la falsification de fichiers de la chambre de compensation luxembourgeoise visant à imputer des comptes occultes à des personnalités, dont Nicolas Sarkozy.
    Vendredi matin, le haut magistrat a logiquement considéré que le tribunal n’avait « pas tiré toutes les conséquences de ce qu’il a entendu. Tout n’a pas été dit dans cette affaire. Il y a place encore pour faire émerger une part de vérité ». Répondant par avance aux critiques des avocats de M. de Villepin, Jean-Claude Marin a confirmé son indépendance vis-à-vis du chef de l’Etat, partie civile dans cette affaire. « Je n’ai pas besoin de recevoir d’instructions de quiconque pour faire appel. »

  • L'avocat de la défense
    « Il n’est pas imaginable dans une affaire où le président de la République est partie civile, où le garde des Sceaux (Michèle Alliot-Marie) est un des témoins majeurs du dossier, que le procureur agisse de son initiative sans en référer à sa hiérarchie constitutionnelle », a expliqué à France-Soir Me Olivier Metzner, l’un des avocats de l’ancien Premier ministre, dénonçant un « acharnement inouï » du chef de l’Etat.
    « Le tribunal a répondu à l’argumentaire du ministère public dans son jugement », a par ailleurs souligné l’avocat, relevant que les propos du haut magistrat s’apparentent à « un sentiment de mépris à l’égard d’une juridiction, elle, indépendante ».

  • L'avocat de Nicolas Sarkozy
    « Vous avez, et c’est ma conviction, le sentiment que dans cette affaire le ou les commanditaires n’ont pas été condamnés », a déclaré jeudi soir sur RTL Me Thierry Herzog le conseil de Nicolas Sarkozy,qui n'est plus partie civile. Il a aussi estimé que ce jugement n’était que « la vérité judiciaire rendue par le tribunal et en première instance ». Le chef de l’Etat, qui ne pouvait faire appel que sur les intérêts civils, ne sera pas représenté en appel.

    => Villepin et la gauche en stéréo
  • Chirac, alors président en exercice, fut aussi accusé et blanchi

    => Le général Philippe Rondo, lors de sa longue audition devant le tribunal correctionnel de Paris début octobre 2009, s’était dit « persuadé » qu’une enquête avait été « commandée par le chef de l’Etat », sinon il ne serait pas intervenu.
    Le militaire et Jean-Louis Gergorin affirmèrent que, au cours de la réunion du 9 janvier 2004 où sont évoqués les listings, Dominique de Villepin se prévalut d’instructions présidentielles pour demander des investigations. Ce que Jacques Chirac démentit, dès le 22 juin 2007, dans un courrier adressé aux magistrats instructeurs : il ne fut pas exigé d’enquête sur les personnalités mises en cause dans l’affaire Clearstream, et il rappela qu’il ne témoignerait pas sur des faits accomplis durant son mandat.
    Ph. Rondot précisa avoir prévenu le général Jean-Louis Georgelin, chef d’état-major particulier du Président, le 21 juillet 2004, des risques encourus par M. Chirac : « L’enjeu, c’est que le président de la République soit montré du doigt, toujours en référence à la réunion du 9 janvier. »

    => Le ministère de la Justice aurait-il donné des ordres ?

  • C'est la thèse de Dominique de Villepin
    Sur le plateau de RMC, à l'annonce de l'appel du Parquet, l'ancien chef du gouvernement a accusé d'emblée le chef de l'État de "poursuivre son acharnement". "Je connais bien Jean-Claude Marin pour savoir que ce n'est pas sa décision. Il décide, dit-il, de faire appel, mais c'est une décision de Nicolas Sarkozy", affirma Dominique de Villepin. Il accuse nommément: "Nicolas Sarkozy a menti dans ce dossier, les éléments sont là, il a menti sur la date à laquelle il a été informé de ces opérations."
    Le chef de l'État "a poussé, lors du procès, dans la bouche de son avocat, tellement loin qu'il a été amené à utiliser des documents à qui il a donné une interprétation fausse", soutient Villepin. Sarkozy "a été amené à s'appuyer sur l'un de ceux qui ont été reconnus coupables en donnant du crédit à la thèse défendue par Imad Lahoud", selon laquelle l'informaticien connaissait bien l'ancien Premier ministre.

  • L'opposition abonde dans le sens de Villepin
    Le PS est-il animé par un souci de justice ou une volonté de polémique?
    En l'occurence, la socialiste Elizabeth Guigou n'a d'ailleurs pas jugé opportun de faire un coup médiatique en boycottant la presse. L'ex-Garde des Sceaux de Lionel Jospin (1997-2000) déclare ne pas concevoir que le procureur Marin ait pu faire appel sans avoir au préalable pris l'avis de sa hiérarchie. On notera la différence entre « prendre l'avis » d'en bas et « recevoir des ordres » d'en-haut… Plus grave est son insulte aux procureurs, qu'elle accuse d'être de simples courroies de transmission du ministre de la Justice. Ils défendent les intérêts de l'Etat et les confondre avec ceux de l'exécutif est réducteur et infamant.

    -> Babette Guigou nous explique-t-elle aujourd'hui que dans l'affaire des emplois fictifs de la ville de Paris au temps de J. Chirac, le Procureur de la République de Nanterre, Yves Bot, était aux ordres de la Garde des Sceaux Guigou ?
    -> Babette Guigou reconnaît-elle avoir tiré les ficelles, lorsqu'en 1998, Alain Juppé fut mis en examen pour des faits commis en tant que secrétaire général du RPR ? Le procureur de la République de Paris, Bruno Cotte, était-il à sa botte ?
    -> Babette était-elle en guerre en 1999, lorsque Jean Tiberi fut mis en examen pour « complicité de trafic d'influence » dans l'affaire de l'OPAC ? Depuis, le juge Halphen s'est engagé en politique... Il a soutenu la candidature présidentielle de Jean-Pierre Chevènement, a ensuite été candidat du Pôle républicain dans l'Essonne aux élections législatives de 2002 et a enfin (?) adhéré au Mouvement de l'Utopie Concrète de Roland Castro. Si les juges sont plus indépendants de l'exécutif que les procureurs, sont-ils pour autant neutres et apolitiques, libres de toute idéologie ?
    -> Est-ce enfin à la demande du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), saisi par le président François Mitterrand, que le juge Eric Halphen fut dessaisi du volet Hauts-de-Seine de l'affaire des HLM de Paris ? Cette Garde des Sceaux socialiste met-elle aussi en doute l'intégrité du CSM ?

    Autre chose ? L'engagement politique des magistrats syndiqués

  • Le parti-pris du Syndicat de la magistrature (SM)
    Ce syndicat est politiquement ancré à gauche, comme le démontra sa prise de position dans l'entre deux tours de l'élection présidentielle française de 2007. Le SM tenta de faire pression sur les consciences, se déclarant inquiet du programme de Nicolas Sarkozy.
    Aujourd'hui, une fois de plus, le SM (28 % des suffrages aux élections professionnelles) milite contre le droit du procureur Marin de faire appel: "Je ne peux pas imaginer qu'on n'ait pas parlé en haut lieu de l'éventualité d'un appel", a de son côté insinué l'imaginative Clarisse Taron, présidente du Syndicat de la magistrature (SM).
    Mobilisé en renfort, Matthieu Bonduelle, secrétaire général du SM, n'a pas contredit sa présidente. Bien qu'il admette ne pas en savoir plus que nous, il va plus à fond dans l'expression d'un simple sentiment personnel: "Je ne sais pas si M. Marin a reçu des instructions, mais je constate que ça permet à M. Sarkozy de se montrer magnanime en disant je ne fais pas appel, et d'obtenir la poursuite de cette procédure contre son adversaire politique"... Un mandat syndical autorise-t-il un magistrat à bafouer la présomption d'innocence ainsi qu'à condamner sur la place publique un citoyen qui n'est pas mis en examen ?

  • Christophe Régnard, président de l'Union syndicale des magistrats (USM, 63 % des voix, reste davantage dans les limites de l'obligation de réserve qui devrait s'appliquer aux magistrats, qu'ils soient représentants syndicaux, ou non.
    "Ce qui me gêne, encore une fois, c'est que comme d'habitude, les suspicions sont généralisées sur les décisions prises par le parquet, parce qu'il est dépendant du pouvoir politique." "C'est navrant, parce que c'est l'image de la justice qui en est éclaboussée. »
  • Au dessus de la mêlée, Michèle Alliot-Marie
    Alors ministre de la Défense de Jacques Chirac, avait également soutenu n’avoir « jamais attaché la moindre crédibilité aux soi-disant instructions du Président » et encore moins évoqué le dossier avec lui.
    Les polémistes peuvent-ils soutenir que la chiraquienne Michèle Alliot-Marie, qui fut ministre de la Défense (2002-2007) de Jacques Chirac, puis de l'Intérieur (2007-2009) dans les gouvernements Raffarin et...Villepin, a pu transmettre les ordres de l'Elysée au procureur Marin, en tant que Garde des Sceaux (juin 2009) du gouvernement Fillon de Nicolas Sarkozy ?

    Dominique de Villepin, qui s’était réclamé d’une autorité supérieure, en l’occurrence celle du président de la République, Jacques Chirac, chef des Armées, pour s’assurer de l’exécution par le général Rondot de ses propres instructions, aura l'occasion de démontrer qu'il est cette fois victime de Sarkozy, successeur de Chirac.

    Au final, les Français retiendront que la sérénité et l'impartialité des jugements est une illusion et que les magistrats du parquet ne seraient pas capables de prendre leurs responsabilités, selon la Garde des Sceaux socialiste. Ils ne sont pas syndiqués, à la différence des juges, et la sémillante Guigou peut s'en payer à coeur joie, ce qui, au premier coup d'oeil, ne semble pas, il est vrai, dans sa nature.

    => Elizabeth Guigou a-t-elle, en qualité de Garde des Sceaux, fait usage des procédés qu'elle impute aux autres ?
  • LIRE l'article suivant de PaSiDupes

    mercredi 4 juin 2008

    Peut-on annuler un mariage pour dissimulation de non virginité d’une Française ?

    La question est posée de la défloration comme parade aux mariages forcés

    Toutes les Françaises non vierges s’exposent-elles à l’annulation de leur mariage en cas de dissimulation de leur état défloré avant la cérémonie? Ou les musulmanes jouiront-elles d’un régime spécial dans l’hexagone ? (Lire PaSiDupes: l'avis de E. Guigou, PS)

    La ministre de la Justice Rachida Dati a demandé lundi au parquet de faire appel d'un jugement civil rendu en avril dernier à Lille et qui annulait un mariage au motif que l'épouse avait menti en se prétendant vierge avant la cérémonie.
    "L'annulation d'un mariage par le Tribunal de Grande Instance de Lille a provoqué un vif débat de société. Cette affaire privée dépasse la relation entre deux personnes et concerne l'ensemble des citoyens de notre pays, et notamment les femmes", affirme le ministère de la Justice dans un communiqué.
    "Le Garde des Sceaux souhaite que la juridiction collégiale d'appel puisse être amenée à se prononcer à nouveau. C'est pourquoi Rachida Dati a demandé au procureur général de Douai que
    le parquet interjette appel du jugement du tribunal de grande instance de Lille", ajoute le ministère.
    Vendredi dernier, Rachida Dati, qui a elle-même eu recours dans le passé à la procédure pour faire annuler un mariage, avait estimé que le jugement pouvait avoir un sens, d'autant qu'il avait été rendu à la demande conjointe des deux époux.

    "Le fait d'annuler un mariage est aussi un moyen de protéger la personne qui souhaite peut-être se défaire du mariage, parce que je pense que cette jeune fille (...) a souhaité également, sans doute, se séparer assez rapidement", avait-elle expliqué. Allusion à un autre problème, celui du mariage forcé ?

    Le jugement a cependant été critiqué à gauche comme à droite, et par les féministes et plusieurs associations, qui y voient la transcription dans la jurisprudence d'une règle religieuse et une décision discriminatoire pour les femmes. Nous n’irons pas jusqu’à affirmer que tout ce beau monde, pour une part laïc, se rallie soudainement à des tolérances judéo-chrétiennes.

    Les juges civils, en revanche, ont en effet jugé que la virginité pouvait être considérée, en droit français, comme une "qualité essentielle de la personne". Une partie de la droite a même demandé la suppression de la possibilité procédurale d'annuler un mariage, pour ne plus tolérer que la séparation par divorce.

    L'origine du monde, Gustave Courbet

    Lundi, le Parti socialiste a annoncé qu'il allait déposer "sans tarder" une proposition de modification de la loi. "Il y a, à l'évidence, nécessité d'une réflexion juridique et d'une modification de la loi quand une telle décision de droit conduit à une telle régression", a déclaré Bruno Le Roux devant la presse. "En France, on ne distribue plus de certificat de virginité".
    Le porte-parole du PS a également demandé à
    François Fillon des explications sur les "propos peu clairs", selon lui, de la ministre de la Justice sur cette affaire.

    L'argumentation de la ministre de la Justice a provoqué la « colère saine » de Patrick Gaubert, président de la Licra.
    "On peut prouver éventuellement qu'une femme a eu ou pas des relations avant le mariage, on ne peut pas le prouver avec l'homme. Donc c'est une discrimination, et ce que nous dit aujourd'hui Rachida Dati en essayant d'expliquer que c'est une bonne chose est totalement inexact", a-t-il estimé sur France 2. Un soupçon naïf, Gaubert semble ainsi ignorer pour les micros et caméras que des reconstitutions d’hymen sont couramment pratiquées par des chirurgiens spécialisés, sous simple anesthésie locale. Il se situe au niveau de l’égalité sexuelle et regrette que les hommes ne possèdent pas d’hymen… Il s’élève donc contre les inégalités imposées par la nature, qui est mal faite, comme chacun sait.
    Le groupe communiste au Sénat a annoncé lundi s'être adressé à la Garde des Sceaux pour lui demander de se pourvoir en cassation.

    L’annulation en réaction aux mariages forcés
    Jean-François Copé a demandé de son côté "moins d'emballement" sur France Inter. La motivation du jugement était peut-être de voir "comment cette femme pouvait être libérée de contraintes qu'elle n'avait pas forcément choisies", a estimé le président du groupe UMP à l'Assemblée. Ne serait-il pas le seul à aborder le problème de fond, en termes voilés ?
    Sur RTL, Christine Boutin a raisonné dans le même sens. "Je me pose vraiment la question de savoir si cet article 180 du code civil n'est pas en train de protéger cette femme. Car en réalité elle savait très bien qu'elle n'était plus vierge, elle a accepté de se marier et elle a surtout accepté de se pourvoir pour obtenir la nullité", a-t-elle dit sur RTL.
    "Je me demande si en réalité elle n'était pas dans une situation où elle était forcée culturellement, religieusement, familialement, de se marier", a-t-elle poursuivi.


    L’hymen, protection contre les mariages forcés ?

    vendredi 30 novembre 2007

    Brûlée vive par de la racaille, Mama ne peut excuser

    Les incendiaires du bus de Marseille devront rendre des comptes
    La racaille, ça existe et Mama Galledou l'a rencontrée.
    A force de se voiler la face, de théoriser et d'accuser le camp adverse, la violence continue: LIRE le billet précédent de PaSiDupes...

    Pourtant une année plus tard les chairs de Mama ressentent toujours vivement les conséquences de la démission des parents et de l'Education nationale, des incitations politiques à l'insolence et à la défiance citoyenne, des justifications politiciennes de la violence et de la glorification médiatique de la permissivité post-soixante-huitarde. Sans parler de la débilité morale des barbares, auteurs de l'agression.
    "Ils n'ont pas d'excuse", a insisté vendredi Mama Galledou, la jeune femme de 27 ans gravement brûlée dans l'incendie volontaire et prémédité d'un bus à Marseille par des jeunes en septembre 2006. Ils voulaient suivre l'exemple des autres qui avaient les honneurs de la presse, que les partis ne condamnaient pas, que les éducateurs justifiaient dans la barbarie.
    "Il n'y avait aucune raison, j'ai rien fait. Personne ne mérite de brûler", observe Mama. Interviewée depuis Marseille par France-Info, la jeune femme s'est dite "en colère" contre les huit jeunes poursuivis dans cette affaire, "d'autant plus qu'ils n'ont aucune réponse, ils sont muets". Que voulez-vous, Mama, ils sont devenus les héros de leur quartier, par la grâce des médias , d'une certaine la politique qui ne veut pas se remettre en cause et se renier, et des avocats et psychologues qui leur trouveront de mauvaises raisons qui seront reprises par les médias et dans les écoles. Les droits de la défense permettent de dire n'importe quoi et d'insulter les victimes par d'odieuses excuses.
    Mama a souhaité "qu'ils réalisent, et que ceux qui pourraient avoir ce genre d'idée réalisent que c'est pas anodin, c'est pas juste une bêtise". Puissent les médias être dignes de leur pouvoir et participer à la formation de l'opinion et de la jeunesse. Puissent aussi les 'acteurs de la parole' enfin mesurer la gravité de leurs déclarations. Puisse chacun se sentir responsable, par ses silences, de ce que vit courageusement Mama. "Il faudrait juste que ça fasse réfléchir et ça servirait vraiment à quelque chose dans ces cas-là, parce que honnêtement, ça ne changera pas mon état".
    Deux mineurs de 15 et 16 ans jugés par le tribunal pour enfants de Marseille dans le procès du bus incendié ont reçu la peine qu'ils méritent fin septembre: deux peines de huit ans de réclusion. Ils ont fait appel…
    Six autres incendiaires présumés, âgés de plus de 16 ans le jour du drame, seront jugés du 3 au 7 décembre prochain devant la cour d'assises des mineurs des Bouches-du-Rhône. Ils encourent pour leur part jusqu'à 30 ans de réclusion criminelle.
    Puissent à cette occasion les juges regagner l'estime des Français et des victimes.

    jeudi 29 mars 2007

    La police française ne peut compter sur la justice.

    C'est relax d'insulter la police.
    Georges Frêche relaxé pour ses propos sur la police en 2005.

    Le bon exemple vient des institutions républicaines: le président de la région Languedoc-Roussillon, Georges Frêche, le 27 janvier 2007 à Montpellier. Le président de la région Languedoc-Roussillon (ex PS), poursuivi en diffamation pour avoir laissé entendre que des policiers brûlaient des voitures lors des violences urbaines de l'automne 2005, a été relaxé aujourd'hui jeudi par le tribunal correctionnel de Montpellier. Le ministère public avait requis à son encontre une amende de 5.000 euros, le 22 février lors de l'audience à laquelle M. Frêche n'avait pas assisté. Cet incendiaire politique peut continuer et voir jusqu'où on peut aller trop loin...

    Les propos pour lesquels il a été jugé, remontent au 4 novembre 2005. Lors de l'inauguration d'une mosquée à Montpellier, il s'était interrogé sur le rôle de la police pendant les émeutes de l'automne 2005 en région parisienne. "Je ne suis pas sûr que dans les villes parisiennes où ils ont incendié des voitures, ce soient des musulmans qui le font. Ca serait des flics déguisés en musulmans que ça ne m'étonnerait pas. J'ai connu ce genre de provocations, j'ai connu mai 1968. Quand les gens en auront marre, ils voteront Sarkozy", avait alors déclaré le malsain Jojo Frêche, selon l'enregistrement de France 3 produit à l'audience par son avocat Me Gilles Gauer. Le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, avait logiquement porté plainte le 16 décembre et saisi le ministre de la Justice, Pascal Clément, afin qu'il déclenche des poursuites.

    Saluant la relaxe de son client, Me Gilles Gauer a estimé qu'il s'agissait d'"une belle décision pour le droit et la justice due à tous, y compris à M. Frêche". Les attaques continuent de plus belle, encouragées par les juges qui n'ont pas pour mission de protéger la police de tous les délires. "C'est une décision qui refuse la censure demandée par Nicolas Sarkozy. C'est une belle décision pour la liberté d'expression" qui répond à "la nécessité d'entretenir le débat dans la société démocratique", a poursuivi la défense du président de région. Spécialement en période électorale. "L'Etat de droit, c'est d'abord le droit de critiquer l'Etat, surtout quand il y a de légitimes interrogations à l'encontre du rôle de la police", a déclaré Me Gauer, qui peut dire n'importe quoi, puisqu'il est protéger. Ce super-citoyen ne peut être poursuivi et ne se sent pas astreint au devoir de réserve: la liberté d'expression permet de militer impunément, de manquer de respect aux personnes comme aux institutions! Leçons d'instruction civique pour les écoliers et les toujours jeunes de 33 ans qui fraudent la RATP, déclenchent des émeutes, avec l'assentiment compréhensif des candidats de gauche .

    L'affreux Jojo Frêche va-t-il s'autoriser un nouveau délire. "Il pourrait déclarer sans risque: Je ne suis pas sûr que dans les gares parisiennes où ils ont agressé la police, cassé et pillé, ce soient des musulmans qui le font. Ca serait des flics déguisés en musulmans que ça ne m'étonnerait pas." Avec lui tout est possible et la justice couvre...


    En revanche, Philippe Sebag, secrétaire régional du syndicat de gardiens de la paix Alliance, a exprimé sa déception: "Nous sommes des représentants républicains et légalistes, nous acceptons la décision de la justice mais c'est une grande déception". " Tout le monde a considéré que ces propos étaient intolérables pour la communauté musulmane et la communauté de la police. On ne se satisfait pas de cette décision dans un contexte politicien et polémique où la police constitue une variable d'ajustement", a-t-il déclaré, dans une allusion aux incidents de la gare du Nord mardi soir à Paris. En revanche, l'UNSA n'a certainement pas manqué de déjà applaudir à la décision de justice qui bafoue la police...


    M. Frêche était poursuivi pour "diffamation envers une administration publique" devant le tribunal correctionnel, celui-là même qui l'a condamné le 25 janvier à 15.000 euros d'amende pour avoir traité des harkis de "sous-hommes".
    Deux jours plus tard, il avait été exclu du PS pour un autre dérapage verbal concernant la proportion de Noirs et de Blancs au sein de l'équipe de France de football.

    La fonctionnaires de police peuvent être diffamés -à moins que d'être 'harkis' ou noirs... Et bientôt les autres administrations publiques à tour de rôle. Le PS ne bronche pas: qui ne dit mot approuve!

    Sa Cynique Majesté Royal va-t-elle réintégrer l'affreux camarade Frêche, pour haut fait d'armes?...

    Et les policiers, comme les enseignants, vont-ils voter rose?

    jeudi 8 mars 2007

    Veil: Bayrou 'ne représente que lui-même'.

    Simone Veil a jugé François Bayrou.
    Aujourd'hui jeudi 8 mars, l'ancienne ministre UDF Simone Veil a annoncé officiellement, au côté de Nicolas Sarkozy, qu'elle "soutenait" sa candidature et "prendrait toute sa part" à sa campagne. Auparavant, le ministre de l'intérieur et Simone Veil ont déjeuné ensemble en tête-à-tête au QG du candidat.
    Interrogée par la presse, Simone Veil, qui vient de retrouver sa liberté de parole en quittant le Conseil constitutionnel, a expliqué son choix pour l'UMP au détriment de l'UDF François Bayrou : "il ne représente pas du tout le centre, il ne représente que lui-même", a-t-elle en effet estimé. A l'inverse, elle a évoqué l'"admiration" et "l'amitié" qu'elle éprouvait pour "Nicolas".
    Dans un premier temps, l'équipe de campagne de M. Sarkozy envisageait de nommer Simone Veil à la présidence de son comité de soutien. Mais le candidat UMP a écarté pour l'instant la création d'un tel comité : "ce que nous voulons, c'est parler au peuple français dans son ensemble, sans intermédiaire", a-t-il dit.

    Depuis Bruxelles, François Bayrou a qualifié ce ralliement de "manœuvre". "Tout le monde sait depuis longtemps que ce groupe balladurien des années 1990 est en effet engagé dans cette campagne, il n'y a selon moi aucune surprise", a déclaré le candidat centriste à la presse, dopé par des sondages qui le placent désormais à plus de 20 % des intention de vote. "C'est un peu attristant étant donné la personnalité de Simone Veil", a-t-il ajouté.
    Le porte-parole de campagne de Nicolas Sarkozy, Xavier Bertrand, conteste le procès d'intention consistant à instrumentaliser Mme Veil. "On ne peut pas résumer Simone Veil, son action et ce qu'elle représente à cette idée de 'scud' anti-Bayrou, a-t-il assuré sur BFM.
    Les mêmes qui reconnaissent le rôle déterminant de Simone Veil dans les luttes en faveur des femmes, ne la trouvent plus tout à coup à leur convenance...