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dimanche 7 septembre 2014

Hollande ? "Tu ne le verras plus", disent 85% des Français à leurs enfants

"J'y suis, j'y reste !", rétorque Hollande 

Hollande s'oppose à la volonté populaire
"Il n'y a pas de sondage si diffi­cile qu'il puisse inter­rompre le mandat du président de la République"
Dans une étude IFOP parue dimanche dans le JDD, les Français ne souhaitent pas que le Président se représente en 2017. L’idée de la dissolution progresse d'ailleurs, passant de 17 à 23% en quatre mois.

La France profonde, comme les acteurs politiques, contredisent la présentation par la presse d'un François Hollande en victime d'une série d'averses et d'une avalanche de critiques, comme si, détenteurs de tous les pouvoirs, il n'était pas le seul responsable de ses échecs et de son impopularité.
Selon un sondage Ifop-JDD, 85% des Français ne peuvent plus le voir et ne souhaitent donc pas que le Président postule à un second mandat, ce qui constitue un nouveau record de rejet dans l’histoire de la Ve République, si on exclut le cas Georges Pompidou dans le contexte de Mai 68. Même les sympathisants socialistes (65%) ne veulent pas de François Hollande comme candidat de la gauche en 2017. 

François Hollande favorise l'arrivée de Marine Le Pen à l'Elysée

Selon les prévisions actuelles, il reste minoritaire puisque 55% des personnes n'imaginent pas qu’il ne sera pas candidat en 2017. Seulement 16% jugent qu’il sera "certainement" sur la ligne de départ de la prochaine présidentielle.

Les propos d'intimes sur sa personnalité ne sont pas des révélations
On n'est jamais mieux trahi que par les siens !

Que disent de F, Hollande ses propres "camarades" du PS !

Laurent Fabius
"Vous imaginez François Hollande président ? On rêve !"

Martine Aubry (Nouvel Obs, 23 juin 2011)
"Il n'est pas fiable."

Claude Allègre
"L'une des caractéristiques de François Hollande, c'est de considérer que le mensonge est une pratique normale en politique."

Martine Aubry (JDD, 30 avril 2011)
"Arrêtez de dire qu'il travaille. François n'a jamais travaillé. Il ne fout rien."

Ségolène Royal (septembre 2011)
"Le point faible de FH, c'est l'inaction. Les Français peuvent-ils citer une seule chose qu'il aurait réalisée en 30 ans de vie politique ?"

Martine Aubry (25 août 2011)
"Arrivée à la tête du PS, on m'expliquait que le PS était un cadavre à la renverse et qu'il faisait pitié. Ce n'était pas faux."
Michel Rocard (Colloque du think tank "Inventer à gauche", 7 février 2012)
"L'hypothèse de croissance sur laquelle se fonde Hollande n'est pas plausible.."

Moscovici (Les meilleurs ennemis, p. 46)
"Hollande, c'est le premier secrétaire qui a tout raté... Le Hollandisme n'existe pas."

Aubry (Les meilleurs ennemis, p. 81)
"Entre Ségolène et lui, je la préfère, elle. Au moins, elle dit des choses. Lui profite du vide."

Montebourg (Les meilleurs ennemis, p. 46)
"Je n'ai pas oublié que François Hollande a immobilisé le Parti pendant 10 ans. Comment peut-il aspirer à diriger la France ?"

Montebourg (au Grand Journal de Canal+)
"L'unique problème de Ségolène Royal, c'est ...son compagnon !"

Aubry (Libé, 12 octobre 2011)
"Hollande est une 'couille molle'."

Jean-Marie Le Guen (JDD)
"Si Dominique n'était pas candidat, vous imaginez: Ségolène, François, Martine. On va être ridicule."

Aubry (Libé, 20 septembre 2011)
"Il faut des profs mais affirmer :"j'en ajoute 60,000 pour avoir le vote des enseignants et basta". Ce n'est pas ma façon d'être."

Mélenchon  
"Un accord ou rien avec Hollande c'est pareil il tient jamais parole !"


Au rayon des reproches faits au Président, ce sont les promesses non tenues qui arrivent en tête (33%). 
Vient ensuite la façon dont François Hollande incarne la fonction présidentielle (24%) et le manque de résultats de la politique économique (19%). Surprise : la vie privée est le choix de 5% des sondés.

vendredi 20 janvier 2012

Sarkozy refuse une fin de quinquenat en roue libre

Le PS regrette que Sarkozy ne reste pas "les bras ballants"



Nicolas Sarkozy, jusqu'au bout,

malgré la crise de la dette accumulée
et le défaitisme de l'opposition




La crise impose au Président de réformer jusqu'au bout

Au lendemain du sommet de crise réuni à l'Elysée, Nicolas Sarkozy a défendu jeudi l' urgente nécessité de faire baisser le coût du travail en France, indiquant qu'il s'agissait d'arrêter une véritable hémorragie de l'industrie du pays.

Le chef de l'Etat, qui présentait à Lyon ses voeux au monde économique, a de même estimé que tout n'a pas été tenté pour enrayer la hausse du chômage, afin de justifier les mesures arrêtées lors de sa réunion de la veille avec les partenaires sociaux.

A trois mois de la présidentielle, le Chef de l'Etat n'a pas manqué de dresser un bilan même partiel de sa politique économique, insistant sur
la réforme des retraites,
l'autonomie des universités
ou encore la baisse des effectifs dans la fonction publique d'Etat.

Alors que le président sortant n'est pas encore entré en campagne officielle et n'a donc pas fait le plein de l'ensemble des intentions de vote face au candidat déclaré du PS, François Hollande, il a surtout justifié son volontarisme par la gravité d'une crise qui nécessite des réponses rapides, face au défaitisme de l'opposition
.
"J'ai été élu président de la République pour cinq ans et je travaillerai jusqu'à la dernière minute de mon mandat. Je demanderai aux parlementaires et au gouvernement de prendre les décisions qui s'imposent"
, a-t-il prévenu.

Ces "décisions extrêmement lourdes" concerneront la baisse du coût du travail via le transfert du financement d'une partie de la protection sociale sur d'autres supports que les salaires, une idée qui suscite des réticences dans une portion de la majorité.


Soutenir l'industrie

En visite dans la matinée dans une usine de fers à repasser du groupe SEB à Pont-Evêque, dans l'Isère, puis dans son allocution de voeux, la détermination du gouvernement dans la prise des décisions à venir, qui seront arbitrées d'ici la fin du mois, en insistant sur les risques d'une poursuite des délocalisations.
"Il faut à tout prix enrayer le déclin industriel, il faut à tout prix garrotter la perte du sang industriel de la France", a-t-il déclaré, soulignant que la part de marché de l'industrie française avait reculé de plus de trois points dans la zone euro depuis dix ans pour s'établir à 12%.

"Vous avez peut-être entendu les débats où on dit, il ne faut pas augmenter la TVA, il ne faut pas augmenter la CSG, il ne faut rien augmenter (...), mais on oublie une chose, si on reste comme on est, les délocalisations continueront", a-t-il ajouté devant les ouvriers de SEB, dans une allusion aux solutions envisagées pour compenser la baisse annoncée des charges pesant sur les salaires.
"Nous voulons (...) que votre salaire ne soit pas touché, que votre protection sociale ne soit pas touchée, mais que ça revienne moins cher à l'entreprise pour qu'elle n'ait pas la tentation d'aller produire ailleurs pour fabriquer moins cher" , a-t-il encore expliqué.


Nous n'avons pas dit notre dernier mot

S'agissant du chômage
, il a estimé qu'<"on n'a pas tout essayé", défendant ainsi les mesures annoncées mercredi pour enrayer sa hausse tout en opposant sa vision à celle d'un de ses prédécesseurs, le socialiste François Mitterrand, qui avait déclaré le contraire après la débâcle de la gauche aux législatives de 1993.

Le président déplore déplore le défaitisme de l'opposition

"Quand on pense qu'il n'y a plus rien à faire, on donne beaucoup de perspectives à tous ceux qui sont irresponsables et qui veulent se nourrir des peurs, des angoisses et des souffrances, non pour les guérir mais pour les utiliser", a poursuivi Nicolas Sarkozy.

"La fatalité ne fait pas partie de mon vocabulaire", a-t-il poursuivi, ajoutant qu'il ne sera "jamais l'homme d'un nouveau Vilvoorde", en référence à un autre dirigeant socialiste, Lionel Jospin. Le premier ministre socialiste avait laissé Renault fermer cette usine belge en 1997 après avoir promis qu'il s'y opposerait lors de la campagne des législatives qui lui ont permis d'accéder à Matignon.

Nicolas Sarkozy s'est distingué de la "gauche molle"
Il a conclu ses voeux en insistant sur la nécessité pour un dirigeant d'être aujourd'hui "pragmatique, ouvert" et de "décider très rapidement" face aux évolutions du monde, au moment où l'UMP, son parti, reproche à François Hollande de ne pas savoir décider.

"Il faut prendre beaucoup plus rapidement des décisions beaucoup plus importantes", a-t-il dit en insistant sur la nécessité, dans ce nouveau monde, de dire la vérité aux gens et de faire preuve de courage, autant de qualités qu'on reconnaît au président sortant et qu'il met donc en avant quand il rappelle quel est son bilan.

samedi 2 août 2008

La Constitution de 1958, modèle modifié

Ce qui va changer dans la Constitution
La réforme institutionnelle de juillet 2008 prendra effet en mars 2009.

Quels sont les changements à venir?

Pour le Président
▪ Interdiction d'exercer plus de deux mandats consécutifs.
Le chef de l'Etat peut s'exprimer devant le Parlement réuni en Congrès. Un débat est ensuite organisé hors de sa présence et sans vote.


Pour le gouvernement
Les ministres issus du Parlement retrouvent automatiquement leur siège en cas de démission ou de renvoi.

Pour le Parlement
▪ L’examen des projets de loi, sauf le budget, porte en séance sur le texte adopté par la commission.
Chaque assemblée maîtrise la moitié de son ordre du jour.
Veto du Parlement (majorité des 3/5 en commission) sur les nominations les plus importantes du chef de l'Etat.
Recours à l'article 49-3 (adoption sans vote) limité aux budgets de l'Etat, de la Sécurité sociale et à un autre texte par session.


Pour les citoyens
Création du Défenseur des droits, nommé pour six ans par le chef de I'Etat, qui recueillera les réclamations des personnes s'estimant lésées par un service public.
Saisine du Conseil constitutionnel par les citoyens à travers le filtre du Conseil d'Etat et de la Cour de cassation.

Adhésion à l'Union européenne
Ratification par référendum de l'entrée ou non d'un pays dans l'Union européenne, sauf si une majorité des 3/5, dans chaque assemblée, saisit le Président, qui peut alors opter soit pour le référendum, soit pour une ratification parlementaire à la majorité des 3/5.