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vendredi 25 décembre 2015

Déchéance de nationalité : un élu en révolte se met en congé du PS

Le rétropédalage de la déchéance de nationalité ajoutée à la claque aux régionales et un vent de révolte se lève au PS

L'annonce par le président de gauche du maintien de la déchéance de nationalité dans le projet de révision de la Constitution relance la fronde dans la majorité présidentielle.
Enseignant (in)suffisant
promu par le militantisme socialiste

Le projet que Taubira annonça enterré sera finalement présenté début février. Or, Jean-Marie Darmian, l'un des vice-présidents PS du Conseil départemental de la Gironde, a annoncé qu'il se met "en retrait" du parti. "Je me mets en congé du PS avec le sentiment que je ne peux plus rien apporter à l'actuel parti. Ma présence n'offre aucun intérêt et, en plus, je ne supporte plus les gouttes successives accumulées ces derniers temps dans un vase qui vient de déborder. Le liquide ressemble à de la ciguë pour ma conscience", écrit ce Socrate local de 68 ans, dans un billet diffusé jeudi sur son blog.  En se déterminant en fonction du parti, d'une part, le sexagénaire fait peu de cas de son électorat et, d'autre part, l'élu déplace la responsabilité de l'exécutif sur le PS. Au fond, l'élu de la Gironde dénonce l'absence de colonne vertébrale du Parti socialiste, quelques jours après la réélection  par acclamation - de Claude Bartolone au perchoir de l'Assemblée nationale par les députés, malgré sa cuisante défaite électorale en région capitale. Des comportements de Douma sous Staline.

Le sentiment d'un "hussard noir" d'avoir été trahi

Ce Rocardien de Gironde reste fidèle à un PS mort. Il a la nostalgie de son jeune âge et explique qu'il ne veut "pas voir mourir ce pacte signé avec un socialisme que j’avais façonné à ma façon [...] Je dirai que je suis de gauche par simple opposition au FN et à l’ex-UMP et je n’irai pas voir ailleurs. J’avais connu les salles enfumées sentant le Clan, l’Amsterdamer ou la Gitane Boyard du PSU dans lesquelles les discussions s’éternisaient autour de la définition d’un mot." Sa place désormais serait donc plutôt à EELV... [...] J’avais perdu mes illusions en juin 1968 [à 21 ans] après un mois de mai où je m’étais éclaté intellectuellement et physiquement et que je voulais retrouver. J’avais pourtant été mis en garde par mon instituteur formateur syndicaliste qui ne voulait pas que je mette un doigt dans la machine à broyer les esprits, d’un parti. J’avais écouté avec intérêt les déclarations de Mitterrand sur ce nouveau PS fort de ses courants fondateur. Habitué au fonctionnement identique du syndicat national des instituteurs [équivalent du SNUipp], j’avais bien aimé la notion de "diversité [à l'ancienne] dans l’union".

[...] J’avais vite appris que l’on est mieux dans sa tête comme minoritaire convaincu que comme majoritaire passif. Je n’avais jamais choisi la facilité et je savais que je ne la choisirais jamais. Je n’avais donc pas encore en tête que je serai exclu du PS moins de deux ans plus tard et qu’à trois autres reprises, on me traduirait en commission des conflits pour ne pas savoir ["avoir"?] su retenir mes écrits ! Suit une encore longue série de phrases commençant par "je" dont nous vous faisons grâce: trop d'autosatisfaction amère et déplacée.

"
Depuis ce jour je tire un trait sur ces 40 ans jamais interrompus de mon fait. Je me retire pour me contenter de soutenir les proches qui me font encore confiance dans le quotidien." Bon, c'est très bien comme ça, mais n'en faisons pas tout un fromage persillé. Ce qui suit est écrit par un instituteur mais l'orthographe est pathétique. Nous la restituons dans son accablante authenticité : "Je ne supporte plus cette course nationale absurde aux populisme facile au non de la rentabilité électorale. J’abandonne le champ de bataille. Je choisis d’être indépendant et ne plus avoir de comptes à rendre personne." Cet élu déserteur a-t-il obtenu son certificat d'études ?  L'orthographe n'est visiblement pas la science des imbéciles. Et cet enseignant a-t-il jamais appris à des générations sacrifiées passées entre ses mains à se relire? Ce diplômé de l'École normale d'instituteurs de la Gironde fait honneur à l'Education nationale, mais aussi à l'édition: il a trouvé à publier cinq ouvrages...

"Petit-fils et fils d’immigrés je ne supporte pas que l’on mette en cause un tant soit peu le droit du sol sans lequel ma famille m’aurait jamais pu construire ce que je suis devenu [lire ce texte ne convainc pas que c'est leur titre de gloire ?], sans lequel je ne serais jamais…socialiste [l'ignorance n'est pas au PS un obstacle: ce militant a été nommé à 20 ans directeur de l'école de garçons de Castillon la Bataille, sur son seul mérite évident. La politique reconnaissante, saluant ses aptitudes professionnelles, en fit un maître formateur (conseiller pédagogique) et à ce titre était formateur aux techniques de la communication -CLEMI- depuis 1983. Ce monsieur est commandeur dans l'Ordre des Palmes académiques (2002 sous Jospin), chevalier dans l'ordre national du Mérite (1998 sous Mitterrand) et chevalier de la légion d'Honneur (2013 sous Hollande)]. 

Tant que cette proposition émanant d’un Président et d’un gouvernement se réclamant d’idées humanistes ne sera pas rapportée
je suspends mes 40 ans d’appartenance au PS [encore aucune ponctuation non plus]. Et si cette mesure est adoptée, ce serait la fin du chemin pour moi et j’en tirerai les conséquences. Je sais que ça ne bouleversera pas les équilibres politiques girondins et que personne à Paris ne s’en émouvra mais au moins, je me regarderai dans la glace en me rasant."
C'est recommandé à tout un chacun.

samedi 2 août 2008

Réforme des institutions : ‘pathétique’ pour l’opposition, mais ‘historique’ pour la majorité

La grande gagnante est la qualité : ‘pathétique’ ?
Il y eut donc 539 bulletins ‘pour’ la réforme, 357 ‘contre’ et 10 abstentions

Ajouté à ceux de ces derniers, ce 539e bulletin a suffi pour faire adopter la réforme des institutions à la majorité non pas absolue (la moitié des votes exprimés + 1) mais des trois cinquièmes. « Vote pathétique », a dit le socialiste Jean-Marc Ayrault. « Vote historique », ont répondu les partisans de Nicolas Sarkozy.

Historique, le vote l'a été pour une réforme de cette ampleur (38 articles de la Constitution modifiés) approuvée par le Parlement réuni en Congrès. La IIIe République n’a-t-elle pas été consacrée le 30 janvier 1875, suite à l’adoption de l’amendement Wallon, à une voix de majorité ?

Mais pathétique, le vote de juillet 2008 l'a été aussi pour la gauche.

Car c'est la gauche (avec François Mitterrand) qui voulait limiter à deux le nombre des mandats présidentiels, organiser le référendum d'initiative populaire, encadrer l'article 49-3 (la question de confiance) ; encore elle (Lionel Jospin) qui avait annoncé un statut pour l'opposition. La gauche pathétique a donc eu ce qu’elle voulait, sans y parvenir lorsque le PS était au pouvoir et en votant contre une fois dans l’opposition ! De la réforme ou de l’opposition, qu’est-ce qui est pathétique? Pour la seule et mauvaise raison que Nicolas Sarkozy en a pris l'initiative, après consultation de la commission Balladur, la gauche a voté contre. En s’opposant et en perdant, elle a bâti la victoire de la droite.

Le président de la République, lui, a pris ses risques

Pour pouvoir s'expliquer lui-même devant le Parlement ? Certes. Il l'a dit. Il est clairement le chef de l'exécutif et c’est sans faux-semblants qu’il entend l'assumer devant la représentation nationale. Mais il y a une raison plus forte pour réformer un pays qui en a besoin.

Il faut sortir du face-à-face mortel entre l'exécutif et la rue

Cela suppose que le Parlement joue pleinement son rôle. « Si le Parlement ne le fait pas, qui le fera ?, demande François Fillon. « La rue, les sondages, les experts ? La faiblesse du Parlement fait la force des slogans, de la technostructure et des démagogues. » On peut s’y complaire et la gauche en éprouve déjà la nostalgie. Mais le Parlement équilibrera donc désormais le pouvoir présidentiel par son contrôle et ses initiatives. « Mais où est ce contre-pouvoir ? », réplique Arnaud Montebourg (PS). C’est, de la part de Montebourde, un non-sens, car le contre-pouvoir ne peut venir que du suffrage. C'est l'électeur qui décide de la majorité. Le socialiste Michel Charasse a vu que non. en Puy-de-Dôme.

Précisément, ce Parlement renforcé évitera vraiment de laisser à la rue le pouvoir d'opposition que s'il est aussi représentatif des minorités. On sait ce que vaut la proportionnelle intégrale, et l'illustration nous en vient aujourd’hui de Belgique. Mais cet extrême étant écarté, le souvenir nous reste néanmoins en France qui en en souffert sous la IVe République et il faut donc bien trouver un compromis dans une future loi électorale. Et prolonger le succès de Versailles. L’opposition se charge de sa propre déconfiture.

Interrogé par Aujourd’hui, le juriste Guy Carcassonne considère que la « marge de manœuvre du gouvernement sera plus limitée » pour faire passer ses projets de loi. Les textes passés à l’automne 2008 ne sont pas concernés, puisque la réforme entrera en vigueur à partir du 1er mars 2009.
Au printemps 2009, il faudra un délai minimum de six semaines entre le dépôt d’un projet de loi et son inscription à l’ordre du jour de l’Assemblée Nationale, ce qui donnera du temps à la réflexion et évitera la précipitation.
L’ordre du jour du Parlement ne sera plus intégralement fixé par le gouvernement et c’est le texte voté par la commission parlementaire spécialisée, et non plus le texte déposé par le gouvernement, qui servira de base au débat général parlementaire.

L’exigence de qualité de l’activité législative se trouve renforcée : ce que le PS juge…‘pathétique’ ?

La Constitution de 1958, modèle modifié

Ce qui va changer dans la Constitution
La réforme institutionnelle de juillet 2008 prendra effet en mars 2009.

Quels sont les changements à venir?

Pour le Président
▪ Interdiction d'exercer plus de deux mandats consécutifs.
Le chef de l'Etat peut s'exprimer devant le Parlement réuni en Congrès. Un débat est ensuite organisé hors de sa présence et sans vote.


Pour le gouvernement
Les ministres issus du Parlement retrouvent automatiquement leur siège en cas de démission ou de renvoi.

Pour le Parlement
▪ L’examen des projets de loi, sauf le budget, porte en séance sur le texte adopté par la commission.
Chaque assemblée maîtrise la moitié de son ordre du jour.
Veto du Parlement (majorité des 3/5 en commission) sur les nominations les plus importantes du chef de l'Etat.
Recours à l'article 49-3 (adoption sans vote) limité aux budgets de l'Etat, de la Sécurité sociale et à un autre texte par session.


Pour les citoyens
Création du Défenseur des droits, nommé pour six ans par le chef de I'Etat, qui recueillera les réclamations des personnes s'estimant lésées par un service public.
Saisine du Conseil constitutionnel par les citoyens à travers le filtre du Conseil d'Etat et de la Cour de cassation.

Adhésion à l'Union européenne
Ratification par référendum de l'entrée ou non d'un pays dans l'Union européenne, sauf si une majorité des 3/5, dans chaque assemblée, saisit le Président, qui peut alors opter soit pour le référendum, soit pour une ratification parlementaire à la majorité des 3/5.

vendredi 25 juillet 2008

Réforme constitutionnelle : les Français condamnent la gauche qui accable Lang

53% des Français donnent raison à Lang d'avoir dit ‘oui'
Une majorité de Français (53%) donne raison à Jack Lang d'avoir voté la réforme constitutionnelle et une majorité plus forte de 64% estime qu'il ne devrait pas être exclu du PS. Tel est le résultat d’un sondage CSA-Parisien/Aujourd'hui en France paru vendredi. (Sondage réalisé par téléphone le 23 juillet, selon la méthode des quotas.)
53% des Français - et autant de sympathisants socialistes- ont estimé que le député PS du Pas-de-Calais a "eu raison de voter en faveur de la réforme parce qu'elle correspond à ce qu'il souhaite".
La direction du PS est donc désavouée par 22% -et 32% des sympathisants socialistes
– qui ont estimé qu'il "a eu tort car la consigne du Parti socialiste était de voter contre". Encore un tiers des socialiste serait-il donc encore stalinien !
Un quart des sondés (25%) ne s'est pas prononcé. Par conséquent, beaucoup de volume pour pas grand chose, parmi les vacanciers…

Les Ayrault, Montebourg et Dray comptent-ils rendre leurs mandats au Bureau national pour cause de désaveu des électeurs et des militants ?
64% des sondés -74% des sympathisants socialistes- ont en effet estimé qu'à la suite de ce vote "le PS ne devrait pas l'exclure", tandis que 12% de Français (et 14% des sympathisants PS pensent le contraire). 24% des sondés ne se sont pas prononcés.

Mais que dire de l’agressivité de Sa Cynique Majesté Royal qui a employé des mots définitifs et impardonnables ? Peut-elle encore briguer le poste de Premier secrétaire, si comme le Bureau national actuel, elle ne représente bientôt plus qu’elle-même et ses démons.

mardi 22 juillet 2008

L’opposition échoue à bloquer la réforme des institutions

Soixante pour cent des Parlementaires adoptent le projet Sarkozy
L’opposition dans sa diversité démocratique, anti-libérale et anti-républicaine peut bien bloquer facs et lycées, routes et ports, banlieues et centres-villes, elle n’est pas parvenue à empêcher l’adaptation de la Constitution de 1958 à l’époque actuelle. La méthode pourra toujours inspirer les socialistes qui peinent à simplement rénover leur parti…

Plus de 60% des sénateurs et députés réunis en Congrès à Versailles le 21 juillet 2008 ont adopté la réforme des institutions qui était proposée au vote démocratique des représentants du peuple. Il a obtenu les 3/5e requis, avec 539 vois pour, contre 357 contre. C’est dire que les opposants n’ont pas même été 40% pour rejeter le projet du Chef de l’Etat.

La gauche est déconsidérée.
C’est donc un nouvel échec pour la gauche tonitruante qui a fait campagne dans tous les organes de presse : qu’ils soient publics ou privés, la propriété d’actionnaires ou de l’Etat, ils sont noyautés par des journalistes engagés qui, du journal Le Monde à Libération, sont entretenus par des capitaux privés, ou qui, à France Télévisions, vivent paisiblement à la fois de la publicité et de la redevance audio-visuelle des contribuables. Tout cela pour nous endoctriner à la vigilance citoyenne, à l’alter-mondialisme et à la pensée unique.
A nouveau démocratiquement battue, l’opposition apparaît toujours plus irrémédiablement coupée de la France profonde.
Ses actions de rues seront désormais plus illégales et injustes, puisqu’elles ne seront jamais que des manifestations corporatistes de minorités attachées à leurs privilèges ou des coups de force anti-républicains d’éléments incontrôlés animés de la volonté de casser.

La gauche se déconsidère
L’opposition s’est depuis longtemps discréditée auprès de l’opinion par ses méthodes douteuses : la rumeur est son arme préférée (cf. l’affaire du vrai-faux SMS du Nouvel Observateur), la désinformation quotidienne par ses militants journalistes, l’un de ses moyens sournois de falsifier la vérité (cf. la campagne de peur développée par Marianne), ou le dénigrement systématique , comme le pratique la socialiste battue de la présidentielle.
Enfin, l'exclusion: le PS ostracise: ainsi, Claude Allègre a-t-il fait l’expérience des manigances du Bureau national.

La gauche se déconsidère
L’opposition, qui se prétend pour une part démocratique, n’admet jamais le vote ni du peuple, ni de ses représentants. Plutôt que de se réformer, elle se consacre à l’invective permanente, stigmatise et exclut quiconque lui résiste, fût-ce majoritairement.
Depuis le Congrès de Versailles qui consacre l’action du Président de la République et de son gouvernement, la presse ‘libre’, mais avant tout insolente et militante, a déjà promis que les sondages ne seraient pas plus qu’avant favorables au Chef de l’Etat, malgré son succès : c’est tout dire de la fiabilité des sondages…
Cet échec de la gauche à nuire efficacement la met à nouveau hors d’elle. Nous observons comment Sa Cynique Majesté Royal a perdu le sourire et grince des dents désormais devant tous les micros et caméras qui se tendent vers elle, avec chaque jour l’assurance d’un nouvel esclandre.

Les déclarations socialistes sont-elles de nature à redresser son image ?
Au registre du respect, depuis son radeau de sauvetage, Riton Emmanuelli s’est encore livré à une déclaration qui l’honore. « La vieillesse est un naufrage. Jack Lang n’avait pas à nous en faire la démonstration. » Homme libre, Jack Lang est le seul socialiste à avoir voté la réforme des institution. Les staliniens ont donc sonné l’hallali.
Deuxième, comme toujours, et modérée comme d’habitude, l’amère Royal s'est mêlée à la curée, attirée par l'odeur du sang. Elle a condamné, à la chinoise et sans jugement : « Sur le chemin de la trahison, il n’y a qu’un fleuve à traverser. C’est ce qu’a fait Jack Lang. C’est un traître ! » Sa citation sent l’Ancien Testament; c’est dire que la charité chrétienne n’est pas encore entrée dans la vie de Désirdavenir, abandonnée de tous et isolée, toujours plus acerbe et inaccessible au pardon. Pour des raisons familiales, qui ne nous regardent pas ( !), spécialiste du règlement de comptes, cette fille de militaire de la Coloniale est seulement ouverte à la repentance coloniale.
Le futur ex-Premier secrétaire du PS a encore eu le courage de ses opinions ! Se plaçant au-dessus de la mêlée et refusant la basse besogne, François Hollande a fait savoir qu’il ne demande pas d’éventuelles sanctions... : selon lui, après Claude Allègre, Jack Lang, se serait mis de lui-même en dehors du PS
Chez les socialistes, on ne se fait pas exclure,
on est invité à se faire hara-kiri !
Respectueusement…

lundi 21 juillet 2008

L’amère Royal s’en prend au « régime du mépris généralisé »

Désirdavenir Royal ne verrait pas la victoire du PS dans l’échec de la réforme des institutions
Marie-sEGOlène Royal a besoin de baume au cœur
La blessure de Sa Cynique Majesté Royal à la présidentielle reste béante et la battue n’a actuellement qu’un désir, c’est l’échec de la révision constitutionnelle. Le Parlement est réuni aujourd’hui lundi en Congrès à Versailles pour adopter ou repousser le projet de réforme de la Constitution de la Ve République qui date de 1958. Alors que quatre des propositions du projet de la candidate socialiste à la présidentielle ont été reprises dans la version du gouvernement de réforme des institutions, le PS votera contre son adoption, hormis Jack Lang.
Or, hier dimanche, en guise comme promis de contribution positive, la vaincue de la présidentielle a vitupéré tout à son aise dans un entretien avec Le Parisien Aujourd'hui en France. En page 4, toutefois... Celle qui méprise les élus de la Région Poitou-Charentes, tel le dénommé Fountaine, y déclare : « Le sarkozysme, c’est le régime du mépris généralisé ».
Ainsi, la prétendante au poste de Premier secrétaire du PS participe-t-elle au dénigrement, dans l’intérêt supérieur du pays, de tout ce que le gouvernement peut entreprendre. Elle a en effet affirmé qu’ « On pourra simplement parler d'un échec du pouvoir en place qui a cru pouvoir acheter des parlementaires ou faire pression sur eux pour faire adopter un texte médiocre". Que celle qui n’a aucun mandat national n’est-elle parlementaire.
La méchanceté suinte de tous les propos de la mauvaise qui méprise tout le monde, jusqu’à son propre parti.
La déclaration précédente est en fait tronquée par l’agence de presse française (A*P) et vient en réponse à une question du Parisien : « Si la révision échoue, pourra-t-on parler d’une victoire du PS ? », dans son délire psychotique, elle réplique : « Non ! » Et ajoute ensuite: « On pourra simplement parler d’un échec du pouvoir en place.» Elle est d’une part méprisante envers le PS et l’opposition et, d’autre part, monomaniaque.
Sa Cynique Majesté Royal porte impunément des accusations sans preuves.
Son indigne affirmation que « le pouvoir en place a cru pouvoir acheter des parlementaires ou faire pression sur eux’ n’est pas fondée autrement que sur des déductions hasardeuses. C’est ainsi que les rumeurs naissent de supputations et de la malveillance de quelques vertueux. Celle qui appelle de ses vœux une « république du respect » s’y prend donc étrangement. Car, dans le même temps, elle considère que la méthode de Nicolas Sarkozy "produit une déchirure institutionnelle, sociale et humaine". Elle ne produit pourtant aucune illustration ’institutionnelle, sociale, humaine’, et seules des affirmations gratuites suffisent à cette malveillante aux exigences morales élevées, pour les autres. Un petit stage intensif de prières s’impose d’urgence dans la pénombre d’une église italienne, ni vue, ni connue : à défaut des adhérents, le ciel reconnaîtra les siens !
Tout aussi déconcertante est la sollicitude de Royal envers … François Fillon !
Sa Cynique Majesté s’inquiète en effet de l’avenir du Premier Ministre. Elle considère que l’évocation par le président du remplacement de François Fillon en 2009 est "un manque de respect et une incroyable désinvolture de la part du chef de l'Etat vis-à-vis de son Premier ministre".
Elle atteint là encore des sommets dans l’hypocrisie et l’ignorance.
Le Premier Ministre est nommé par le Président qui peut le révoquer à tout moment, comme le prévoit la Constitution, dont on peut donc recommander la lecture à celle qui préconise le rejet de sa rénovation. On est aussi en droit de se demander si celle qui milite contre la révision a une meilleure connaissance du projet de réforme que de l’original !
L'ancienne candidate socialiste à la présidentielle en est restée à la méthode globale
La vipère remarque notamment qu'il n'est "malheureusement pas question" du mandat unique dans le texte, et qu'"il y manque tant de choses". Les généralisations abusives ne lui font pas peur. "Tout le monde est malmené, a-t-elle ajouté, sansnuances, en citant la justice et le Parlement "qui ne sont pas respectés" et les syndicats qui "sont piétinés". L’automne et le printemps derniers, les syndicats ont pourtant pu tout à loisir piétiner le pavé parisien et des grandes villes de France : qu’il y eût peu d’amateurs de randonnées syndicales est-il le signe d’une opposition ‘juste’ ?
Son sens de l’humour ne saute pas aux yeux
L’amère susnommée sur les propos de Nicolas Sarkozy qui a ironisé sur les déblatérations de l’amère susnommée : "Ségolène Royal est vraiment trop! Si elle n'existait pas, il faudrait l'inventer". Il est en effet allé un peu loin en envisageant de l’inventer !... D’ailleurs, Royal a eu toute latitude pour recourir à la méthode Coué: "Il a dû faire un lapsus, il a dû penser: elle est vraiment top, si elle n'existait pas elle manquerait beaucoup", a plaisanté Sa Cynique Majesté Royal ajoutant, dans l’inconscience de son état: "A ce niveau d'agressivité de la droite, je fais le choix de l'humour". Est-elle plus performante dans le registre de l’humour que de l’agressivité ? Cela reste vraiment à prouver, comme toujours, la concernant.
Toujours plus hilarante, l’inénarrable est revenue sur un sketch précédent.
A propos de "la mise à sac" de son domicile, au top de sa forme, l’agressive refuse la présomption d’innocence à ses accusés sans preuves. Mieux, la hyène harcèle et s’acharne. "Le procureur de la République doit rester le seul habilité à communiquer" sur ce sujet, a-t-elle prévenu.
Sa Cynique Majesté serait-elle en revanche la seule habilitée à proférer des accusations ?
En effet, ce modèle d’agressivité à son top s'est dite "très étonnée que l'Elysée ait diffusé à la presse de fausses informations". Ne conçoit-elle « l’égalité » de traitement des parties qu’en sa faveur ? Peut-on parler de son royal mépris de la justice ? Est-elle au-dessus des lois ? Et la justice serait-elle donc d’une coupable indulgence à son égard ?
Sur une page entière, à la fois dans"Le Parisien" et "Aujourd'hui en France", celle qui se plaint de n’avoir pas la presse à sa disposition poursuit. La vertueuse souligne qu'"il ne serait pas moral de donner quitus à un gouvernement qui, tous les jours, donne de mauvais exemples de gestion des affaires publiques". De « mauvais exemples », la sainte femme en fournit à chaque fois que la presse en mal de copie tourne vers elle un micro ou une caméra. Et à chaque fois, inlassablement, imperturbablement, elle déverse son fiel sur son vainqueur.

L’amère Royal ne va pas mieux.
Elle a consacré sa vie à Sarkozy !

lundi 23 juin 2008

PS : Lang plaque l’amère Royal pour la Ch’tite Aubry

D’Jack change de trottoir aussi
Royal fait le vide autour d'elle
Les rats quittent le navire. Bertrand Delanoë, le maire de Paris,
qui comme Ergolhaine a le vent en poupe avant le départ de la course, souhaite un accord avec Aubry et Hollande. Les éléphants restent en revanche évasifs sur leur soutien à la socialiste battue à la Présidentielle.


Jack Lang cabriole pour Martine Aubry
Dans la course que se livrent différents chefs de files du PS pour le poste de premier secrétaire, l'ancien ministre socialiste de Mitterrand a annoncé dimanche soir son soutien à la contribution de la maire de Lille (que l'on distingue ci-contre, sous une épaisse couche de fond de teint) , "une femme de convictions profondément ancrée à gauche". Implicitement, s’il ne peut pas retirer à Désirdavenir qu’elle est une femme, il semble bien lui contester d’être "une femme de convictions profondément ancrée à gauche".
"Je soutiendrai la contribution de Martine Aubry en ma double qualité (sic !) de militant du Pas-de-Calais et de personnalité nationale", a pompeusement déclaré le député de Boulogne-sur-Mer, invité du Grand Rendez-vous Europe-1/TV5Monde/Le Parisien/Aujourd'hui en France. Est-il favorable au vote plural, cette variante du suffrage censitaire et du suffrage capacitaire qui accorde le droit de voter plusieurs fois à une même élection, en raison de critères de propriété, d'imposition, de scolarisation ou de statut social et, ici, de génie? ….
Agressive, la star du Festival des Vieilles Charrues d’un autre belliciste, le maire de Carhaix,Christian Troadec (lien) , Jack Lang insinue, sans citer de noms: "Et ça tranche avec les Edgar Faure et les Guy Mollet au petit pied qui, parfois même à l'intérieur du Parti socialiste, ont infligé depuis trop d'années les préoccupations tactiques, tacticiennes, politiciennes sur les questions de fond", mais en excluant de cette définition le maire de Paris, Bertrand Delanoë, autre candidat potentiel au poste de premier secrétaire du PS lors du congrès du mois de novembre à Reims. Sa Cynique Majesté Royal n’est donc pas épargnée par ses non-dits : l’ex-couple Ségollande serait même visé dans ses deux variantes.
Pour l'ancien ministre de la Culture et de l'Education nationale, ses petits poings fermés, "la contribution que présentera Martine Aubry est une contribution solide, sérieuse, audacieuse", "une contribution de portée nationale" (voire Charentaise) qui proposera "un autre modèle de développement".

L’ancien bouffon Royal entend tourner la page.
"Il est temps que l'on rappelle que la gauche, le PS, c'est un autre modèle d'émancipation de l'individu et d'innovation de la société", a-t-il dit. "Et je me retrouve avec elle (Martine Aubry), autour d'elle, sur les valeurs qui sont les valeurs anciennes et toujours actuelles de la gauche." Il ressort donc un discours ancien et actuel, en 2006…
Jack Lang voit en Martine Aubry une femme qui "n'a jamais tergiversé".

Bon, mais l’autre, alors, ‘juste et cohérente’, c’est quoi, tout à coup ? Et l’ancien porte parole de l’autre en question continue de cirer les escarpins de la Ch’tite, tout en se faisant reluire… Elle "a parfois pris, et moi aussi avec elle [oui, c’est bon !], des positions momentanément minoritaires sur la culture, sur l'immigration, sur l'Europe et sur le reste". C’est le reste le meilleur… Change de position, va, D’Jack…

Mais le député PS se réserve le droit à un ultime changement de position.
Il reconnaît que "c'est encore trop tôt pour se mouiller pour une candidate plutôt que l’autre " au poste de premier secrétaire du PS. "Nous verrons le moment venu -qui n'est pas venu ( du Hollande dans la forme !), ce sera en septembre ou en octobre- comment nous pouvons construire une majorité d'action au sein du Parti socialiste", a-t-il louvoyé.
Concernant le projet de révision constitutionnelle, qui est issu des réflexions de la Commission Balladur, dont Jack Lang était le vice-président, ce dernier a prévenu que, sans améliorations, il voterait …contre le texte. "En l'état, (...) il ne peut pas être accepté. Nous allons nous battre à l'Assemblée nationale pour l'améliorer, c'est la fonction d'une deuxième lecture", a-t-il précisé, réaffirmant son ancrage socialiste.
Parmi les dispositions à prendre en compte, le député socialiste a cité la comptabilisation du temps de parole du président de la République ou encore le mode de désignation des sénateurs.
Pour être adopté, le projet de révision constitutionnelle doit obtenir la majorité des 3/5es des parlementaires réunis en Congrès à Versailles, lors d'une séance envisagée pour le 21 juillet, et donc le soutien ou la neutralité d'une partie des élus socialistes.

Selon un proverbe berrichon, changement d’herbage réjouit les veaux’

vendredi 30 mai 2008

«Il faut oser la réforme permanente», encourage Raffarin

Cà compense la « rentrée sociale permanente »…
Le 07 mai 2008, Le Figaro publia un entretien accordé par Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre. En voici le texte :

LE FIGARO Quel bilan dressez-vous de la première année de la présidence Sarkozy? J
Jean-Pierre RAFFARIN - De­puis un an, la France a franchi des étapes majeures de sa modernisation, grâce à l'initiative européenne de Nicolas Sarkozy, à la nouvelle pensée sur le travail et aussi au rôle international du président. Si les sondages ne sont pas au rendez-vous, c'est parce que les Français s'inquiètent davantage de leurs attentes que des réformes. Ils espèrent plus de progrès social. L'em­ploi s'améliorant, ils sont plus exigeants en terme de revenu.

Ça veut dire qu'on avait trop promis ?
Ça veut dire que les campagnes présidentielles sont trop généreuses, depuis longtemps en France.

Il n'y a donc pas eu rupture sur ce point entre Sarkozy et ses prédecesseurs?
Pas plus qu'entre Jospin et Royal. Mais dans l'action, la rupture est incontestable.
Pensez-vous toujours qu'il aurait fallu hiérarchiser les réformes ?
Il est vrai que c'est ma conviction. Je reconnais que la démonstration du président sur la simultanéité des réformes est convaincante. Il conserve sa vision de la réforme globale, mais je remarque néanmoins qu'aujourd'hui, des priorités se dessinent pour les mois à venir : le paquet social contrat de travail, retraites, représentativité , la réforme institutionnelle, et l'Europe avec la présidence française. Cette hiérarchie me paraît nécessaire.
Quelles marges de manœuvre reste-t-il pour les réformes ?
L'adversaire, c'est l'immobilisme. Nous avons devant nous mille jours de mouvement et de réforme. Il serait coupable de perdre du temps. Le champ de la réforme est très large, y compris dans un contexte de faible croissance. La situation internationale ne saurait être un prétexte à l'inaction.
Pourtant la majorité ne semble pas très allante…
Le président de la République est le premier réformateur de ce pays. Il est important qu'avec l'UMP et nos groupes parlementaires, nous puissions procéder aux débats préalables aux arbitrages que chacun devra ensuite assumer avec loyauté.
Partagez-vous les réticences exprimées à l'UMP sur la réforme des institutions? Non. Sur ces sujets de fond, je suis totalement sur la ligne d'Édouard Balladur. Chaque parlementaire ne pourra pas dessiner lui-même la réforme idéale, il faut donc rechercher des compromis. Le seul compromis qui me paraisse inacceptable, c'est celui qui ferait du Sénat la variable d'ajustement des négociations entre députés.
Etes-vous favorable au droit d'expression du président de la République devant le parlement?
Je souhaite que cela soit rare et solennel, donc devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles.
Faut-il prendre en compte le temps de parole du président dans les médias?
Je ne suis pas fermé à une discussion sur le sujet à condition que l'on reconnaisse que la parole présidentielle est, pour l'essentiel, au-dessus des partis.
Approuvez-vous la limitation du recours au 49-3?
Mon expérience de premier ministre me conduirait à être réservé sur un certain nombre de propositions qui limitent l'efficacité gouvernementale, par exemple la restriction du recours au 49-3. Mais je ne voudrais pas que la somme de nos réserves conduise à l'immobilisme. Il faut oser la réforme, et la réforme permanente, garante du mouvement, plutôt qu'un «grand soir» de la réforme.
Regrettez-vous la suppression du dispositif de contrôle de l'action du gouvernement par le Parlement?
Oui, et je souhaite que le Parlement renforce son pouvoir de contrôle.
Le PS lie la révision constitutionnelle à une réforme des modes de scrutin. Faut-il lui donner satisfaction?
Je ne suis pas pour négocier avec la gauche sur des sujets qui ne sont pas du domaine de la loi constitutionnelle. Cette loi doit trouver en elle-même ses propres équilibres.
Que ressentez-vous quand certains de vos anciens ministres disent que rien n'a été fait depuis vingt ans?
En toutes circonstances, au plan international comme dans notre action intérieure, j'assume mon bilan sereinement. Critiquer ses prédécesseurs est un travers national. Pour ma part, j'ai appris depuis longtemps à surmonter mes humeurs.
Comment va l'UMP ?
Mieux depuis la réorganisation post-municipales. Elle est plus offensive, et le travail est mieux partagé. Il faut poursuivre dans cette voie, offensive et collégiale.
Quand annoncerez-vous votre candidature à la présidence du Sénat?
Votre question est prématurée. La campagne sénatoriale ne doit pas gêner l'action réformatrice de cette session de printemps. Quand elle s'achèvera, vers la mi-juillet, nous verrons quels sont les candidats les plus aptes à porter une nouvelle ambition pour le Sénat et à valoriser le travail de ses membres.

samedi 9 février 2008

Les illusions perdues de Marie-sEGOlène Royal

De l'étranger, Désirdavenir Royal s'en prend au PS
Royal met le PS à feu et à sang
Sa Cynique Majesté Royal se démène comme une diablesse pour prendre de l'épaisseur. Sa stature internationale la préoccupe d'autant plus que sa reconnaissance nationale est contestée jusque dans le parti qu'elle dit sien. Elle déploie de gros efforts pour s'exporter.
C'est ainsi qu'elle s'est faite inviter par des français de Harvard pour donner à croire qu'on l'y attendait. Pourquoi Harvard, université …privée (où ont étudié David Rockefeller et Bill Gates...)? Pour une socialiste, le choix détonne, mais a-t-elle eu le choix? Cette visite est d'ailleurs incohérente à un autre titre.
Celle qui affirme ne pas jouer de sa féminité et nie s'être faite rectifier le visage, mais se pose en mère (pourtant absente) et se plaint d'attaques machistes, c'est celle qui se rend dans une université connue pour être une des plus féministes des USA.

Barack Obama ne la voit même pas ! Sait-il seulement qu'elle existe? L'ex-candidate socialiste à la présidentielle a profité du voyage pour assister au dernier meeting du sénateur métis de Chicago… sans réussir à le rencontrer. Si l'on dément dans son entourage avoir fait une demande d'entretien, nul doute toutefois qu'un cliché avec le prétendant à l'investiture démocrate aurait donné du relief à ce déplacement américain pour rien. Elle rentre encore meurtrie: va-t-elle exposer ses blessures de guerre chez Drücker?

En désespoir de cause, Sa Cynique Majesté Royal tente d'attirer l'attention des médias français. Elle décoche des flèches au-dessus de l'Atlantique sur la Rue de Solférino. Pathétique: il n'y a bientôt que PaSiDupes pour se faire l'écho de ses gesticulations… Ce n'est pourtant pas faute d'avoir distillé les messages à usage hexagonal.
Ainsi, lundi soir, elle a dépeint devant une cinquantaine d'étudiants (comptage de la police?) et quelques enseignants «un PS vieux jeu qui doit cesser de faire de la politique à partir des livres». Il est clair que sa propre bibliothèque n'est pas encombrée. Ou, comme mercredi, lorsqu'elle a critiqué «les dissensions» et les «désaccords» du parti sur la question européenne qui ont resurgi à l'occasion du Congrès de Versailles. Si ses propos attisent le feu, son absence en revanche resserre les liens ! En son absence, les socialistes se sont réfugiés dans l'abstention. Malgré la consigne de la direction, 143 abstentionnistes socialistes se sont objectivement alliés aux 32 qui ont dit "oui" (dont Jack Lang, Manuel Valls et Robert Badinter), contribuant ainsi (175) à l'adoption de la révision de la Constitution, préalable à la ratification du traité européen de Lisbonne, avec la quasi-unanimité de l'UMP. 121 ont voté 'non' avec Laurent Fabius.

Mais ces commentaires ont agacé ses détracteurs socialistes engagés dans la campagne municipale. À l'instar du député fabiusien Claude Bartolone, pour qui «ce voyage donne l'impression d'être à côté de la réalité : pas vraiment dans la campagne américaine, pas non plus dans la campagne française». Bref, un déplacement à contretemps du rythme du PS, même si la distance n'a pas empêché Royal de faire publier dans Le Monde une tribune contre la politique de Nicolas Sarkozy, ou d'estimer que la décision de revaloriser le minimum vieillesse avait un «parfum électoraliste».
Cette stratégie à la marge du parti commence d'ailleurs à agacer jusqu'à ses plus anciens soutiens. Comme Pierre Mauroy, qui a récemment pris ses distances avec elle. «Aujourd'hui, je me tiens deux pas en arrière», a-t-il indiqué dans un entretien au JDD, en estimant par ailleurs qu'il n'est «pas nécessaire qu'elle soit candidate» au poste de premier secrétaire. Explication du député strauss-kahnien Jean-Christophe Cambadélis : «Cela traduit l'opinion de 99 % des grands responsables du parti qui ne veulent pas d'un affrontement Royal-Delanoë.»
Royal ne parvient pas à chasser le naturel: elle est son pire ennemi! A vouloir se démarquer constamment et à faire la leçon pour exister, non seulement elle creuse un fossé un nombre grandissant de ses pairs, éléphants et barons, mais elle creuse son trou.
Après avoir assisté au meeting de Barack Obama, qui affronte Hillary Clinton pour la primaire démocrate, la présidente de la Région Poitou-Charentes a cru bon de porter un jugement éclairé sur la lutte Obama-Clinton, mais n'a réussi qu'à révéler ses craintes sur sa situation personnelle. «Il ne faudrait pas que, dans le camp démocrate, les choses se durcissent et qu'ils s'affaiblissent l'un contre l'autre», a-t-elle indiqué sur France Info. Difficile de ne pas y voir une allusion à la situation du PS, passée ou à venir. Elle semble consciente qu'elle récoltera ce qu'elle aura semé, mais ne peut contrôler ses pulsions suicidaires d'agressivité.
La candidate socialiste malencontreuse remue le couteau dans la plaie tout en s'affirmant debout et libérée.
Pourtant, elle ne s'est pas encore déclarée équilibrée… Sa Cynique Majesté Royal a donc poursuivi sa thérapie auprès des étudiants de Harvard: qui en effet l'écouterait encore dans l'hexagone? Revenant encore et toujours sur ses illusions perdues de la primaire socialiste pour la présidentielle de 2007, Royal s'est encore plainte du «manque de discipline et d'unité du parti alors que, a-t-elle pleurniché, j'avais été désignée (candidate) par 60 % dès le premier tour». Une victoire alors acquise grâce aux militants socialistes ( à 20 balles -ou euros- comme on voudra) sur qui elle compte à nouveau s'appuyer pour s'emparer du parti.
Elle confirme ce qui l'arrangerait, en rêve: à défaut de convaincre ses collègues, rouler les militants dans la farine. «Pour redevenir attractif, le PS doit se démocratiser, consulter régulièrement les adhérents, mais aussi les sympathisants», a-t-elle indiqué durant une conférence sur le thème «Refonder la gauche européenne». Et les sans-papiers?
Que la gauche française en prenne bonne note, l'entourage Royal assure que, bien que confidentiel, son séjour à Harvard, «c'était un séjour de travail, d'approfondissement et de confrontation d'idées». Plutôt rassurant; mais est-ce crédible? Elle est revenue chargée de nouvelles fiches, en anglais. L'ensemble des interventions de l'araignée Royal seront traduites et mises à disposition des militants -et de ceux qui ne sont pas bilingues comme elle- sur son site cloné qui encombre la toile. Privés de discours, les éléphants?