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mercredi 19 mars 2014

Révélation d'un rendez-vous secret de Hollande avec des journalistes

François Hollande cherche toujours l'origine de la fuite à son agenda 

Le palais présidentiel dans tous ses états
 

Pépère est furax
Après la diffusion d'une page de l'agenda confidentiel de François Hollande dans les colonnes du Journal du Dimanche, le secrétaire général de l'Élysée a "sauté au plafond" dimanche, comme le révèle Le Figaro.fr. Pierre-René Lemas n'a pas du tout apprécié de voir reproduit un extrait de l'agenda privé du président, mentionnant notamment une rencontre avec les journalistes du Monde à l'origine des révélations sur les écoutes de Nicolas Sarkozy.

Qu'avait donc l'Elysée à cacher ?
Le 7 mars, à 19 heures, François Hollande a reçu en audience privée les deux journalistes du Monde auteurs de l’article mettant en cause Sarkozy et son avocat. Interrogé samedi par le JDD, le Président confirme l’existence de cette rencontre et affirme "rencontrer ces deux journalistes dans le cadre d’un livre"…

Le palais de l'Elysée s'est lancé à la recherche de la "taupe". 
Une enquête interne est diligentée pour déterminer d'où vient la fuite, comme le révèle le quotidien. Un haut gradé de l'Élysée assure notamment que "très peu de personnes ont accès à cet agenda", expliquant qu'"on va regarder d'où ça vient". Mais l'Élysée piétine. "Pour l'instant, nous n'avons pas la réponse", ajoute la source du Figaro.

Hollande fuite-t-il lui-même dans Le Monde ?
François Hollande a-t-il joué un rôle dans les fuites de l’affaire Sarkozy? Depuis le 7 mars et la divulgation par Le Monde de l’affaire des écoutes, plusieurs proches de l’ancien président accusent clairement son successeur "d’être à la manœuvre". Officiellement, le chef de l’Etat n’a joué aucun rôle dans l’affaire. L’Elysée assure depuis une semaine que le président n’a été "mis au courant des grandes lignes que le 4 mars, le jour des perquisitions chez Thierry Herzog. Et a appris seulement à la lecture du Monde le détail des écoutes".

Secret des sources sur "un acte malveillant"...

 Cambadélis, Lemas et Plenel 
Le député socialo-trotskiste Jean-Christophe Cambadélis dit avoir sa petite idée sur l'identité de la "taupe". "À votre avis, c'est venu comment ? Ça s'est envolé comme ça en direction du JDD ?" s'est-il interrogé sur France 2 avant d'ajouter : "Ça veut dire que c'est un acte malveillant de quelqu'un à l'Élysée en direction de l'opposition. Parce qu'on n'a pas fait le nettoyage." Cambadélis court-circuite l'opinion qui, avant les élus d'opposition, a besoin de savoir.

Depuis son article paru ce dimanche,
le JDD se demande-t-il toujours si François Hollande a joué un rôle dans les fuites de l'affaire Sarkozy? C'est lui qui révéla notamment que le soir même de la divulgation de la nouvelle affaire Sarkozy, le président de la République avait reçu deux journalistes du Monde. Mais pas n'importe lesquels: Fabrice Lhomme et Gérard Davet, les reporteurs à l'origine de l'article sur les écoutes de l'ex-chef d'État et auteurs du livre à charge, Sarko m'a tuer.
Gérard Davet est  l'auteur, avec Hervé Gattegno, des révélations sur les carnets Rondot dans l'affaire Clearstream, puisen charge à partir de juillet 2010, de l’enquête du journal socialiste Le Monde sur l'affaire Bettencourt.
Fabrice Lhomme, en charge du pôle enquête de Mediapart, site trotskiste d'Edwy Plenel, s'est signalé à l'occasion du dossier Bettencourt et du Karachigate.

dimanche 23 décembre 2012

Affaire Cahuzac: Mediapart distille les éléments à charge

La République PS fuite de toutes parts


Cahuzac, accablé

Michel Gonelle : "je ne sais pas comment est sorti cet enregistrement dans la presse"


Mediapart a révélé, vendredi 21 décembre, l'identité du détenteur de l'enregistrement sonore sur lequel
Jérôme Cahuzac reconnaît implicitement détenir un compte en Suisse

Il s'agit de
Michel Gonelle, ancien bâtonnier du barreau d'Agen et ancien maire de la commune de Villeneuve-sur-Lot, fonction que lui a ravi Jérôme Cahuzac aux municipales de mars 2001.

Contacté ce vendredi, Michel Gonelle a confirmé cette information, mais nie fermement être l'homme qui a fourni cet enregistrement au site d'investigation. "Je n'ai rien à voir dans cette affaire. Je ne me suis jamais servi de cet enregistrement".

Une pièce à conviction de valeur
Michel Gonelle confirme toutefois avoir conservé cet enregistrement pendant des années car il estimait que les informations de cet enregistrement étaient "sensibles". L'avocat jure pourtant de ne pas avoir "utilisé cet enregistrement" pour quelque dessein que ce soit.

Le 9 décembre, dans un communiqué, M. Gonelle, qui est aussi l'avocat de Rémy Garnier, l'agent des impôts à l'origine de la première mise en cause de l'actuel ministre par le biais d'un rapport, avait "démenti catégoriquement" être la personne en possession de cet enregistrement.

"J'ai compris très vite le caractère sensible de cet enregistrement", a-t-il dit, insistant sur le fait qu'il ne s'en est pourtant jamais servi. "J'aurais eu mille occasions de me servir de cet enregistrement bien avant aujourd'hui, mais je ne l'ai jamais fait".


Michel Gonelle aurait ensuite communiqué ce document sonore à un haut magistrat de sa connaissance, en qui il a toute confiance 
mais qu'il a "depuis perdu de vue"  "Après, je ne sais pas comment est sorti cet enregistrement dans la presse", assure Michel Gonelle.

L'ancien maire reconnaît la voix de Jérôme Cahuzac


L'avocat a la conviction que Jérôme Cahuzac a commis l'imprudence de laisser son portable allumé et a laissé passer une communication par inadvertance sur sa boite vocale fin 2000, car "son numéro s'est affiché". 


Michel Gonelle a enfin indiqué avoir contacté un conseiller de François Hollande pour lui confirmer qu'il avait été détenteur de cet enregistrement téléphonique de Jérôme Cahuzac.


Sur la bande, révélée dans son intégralité le 6 décembre par Mediapart,
on entend Cahuzac parler de son compte en banque en Suisse à Hervé Dreyfus, un chargé d'affaires en gestion de patrimoine, et dire: "Ca me fait  chier d'avoir un compte ouvert là-bas, l'UBS c'est quand même pas forcément la  plus planquée des banques".


Une affaire Clearstream bis ? 

L'Elysée aurait vendu la mèche. 
L'ancien rival du ministre du Budget, Michel Gonelle, a ajouté vendredi  que ce contact devait rester "secret". "J'ai pris contact avec la présidence de la République, je pensais que ce contact resterait discret", a déclaré Michel Gonelle, un ancien élu RPR. "J'ai pensé que j'aurais pu bénéficier du secret de la part du 'Château' ", a-t-il déploré.

Alain Zabulon
Selon Mediapart, M. Gonelle a appelé le 15 décembre "une vieille connaissance, ancien sous-préfet du Lot-et-Garonne qui se trouve être aujourd'hui le directeur adjoint de cabinet du président de la République". 

Vendredi 20 décembre, l'Elysée a confirmé un contact de Michel Gonelle avec Alain Zabulon.

"Nous l'invitons à remettre tous les éléments à la justice", a-t-on précisé de même source, estimant toutefois qu'il "n'y avait aucun élément tangible".

Ancien préfet des Landes, Alain Zabulon (né en 1955 à Paris 16e) connaît bien F. Hollande pour avoir été préfet de la Corrèze de 2008 à 2011. Il est aujourd'hui le directeur de cabinet adjoint du président de la République.

L'Elysée joue-t-il un double jeu ?

dimanche 31 janvier 2010

Clearstream: Eva Joly, parfaite illustration de la dépendance des juges à l'idéologie

L'ex-juge indépendante, toute puissante et vertueuse est candidate

L'ancienne juge d'instruction Eva Joly se révèle à nouveau

Selon elle, la décision du procureur Jean-Claude Marin de faire appel dans l'affaire Clearstream est la "parfaite illustration de l'absence d'indépendance du parquet". L'ancienne magistrate ajoute qu'elle se sent "mal à l'aise de voir qu'il annonce sa décision de faire appel à la radio dès le lendemain du jugement, alors qu'il avait dix jours pour réfléchir". Dans son entretien accordé dimanche 31 au JDD, la juge Joly n'a pas tellement pris davantage le temps de la réflexion, bien qu'elle ne connaisse le dossier qu'à travers la presse. Il semble bien que
les considérations qui motivent sa prise de parti sont essentiellement politiques.

Les juges 'indépendants' de l'affaire Clearstream ?

A l'époque de l'affaire Alcatel, les journaux avaient, tour à tour, dénoncé puis vanté l'audace de ces "petits juges" contre la délinquance en col blanc. Le "petit juge d'Evry" était du nombre des magistrats instructeurs qui stigmatisaient le pouvoir.

-> Il se trouve que ce 'petit juge d'Evry' n'est autre que Jean-Marie d'Huy, lequel s'est précisément fait connaître par l'instruction de l'affaire mettant en cause le groupe Alcatel, provoquant la chute du PDG, Pierre Suard, choisi par Édouard Balladur en 1986 pour privatiser la CGE (Compagnie Générale d’Électricité). Or, le PDG a bénéficié d'un non lieu. Il a alors publié « L'envol saboté d'Alcatel-Alsthom » aux Editions France-Empire, en février 2002, et « En Toute Impunité - La scandaleuse destruction d’Alcatel Alsthom », à la Société des Ecrivains, en octobre 2009.
Jean-Marie d'Huy est aujourd'hui le magistrat instructeur de l'affaire Clearstream, avec Henri Pons. Ils instruisent également ensemble l'affaire Rhodia, l'affaire Vivendi et l'affaire du comité d'entreprise d'EDF.

  • Henri Pons est l'autre juge indépendant de tous (Montpellier), avec Jean-Marie d'Huy, de l'affaire Clearstream 2 (ou affaire du Corbeau), survenue en marge de l'affaire des frégates de Taiwan. Il a démêlé plusieurs affaires internationales de trafic de stupéfiants et de blanchiment, dont une enquête sur un trafic impliquant le frère de l'ancien président mexicain Carlos Salinas.
    Difficile de croire que ces juges d'instruction tout puissants seraient indépendants et sereins.

    La magistrate qui débine les procureurs au nom de l'indépendance de la magistrature

    La gauche ne tolère le Parquet que lorsqu'elle est au pouvoir

    Candidate Europe Ecologie, la juge Joly Eva est aujourd'hui forcément -et ouvertement- partisane
    Cette militante hurle avec les loups de la gauche et ne conçoit pas que le procureur Marin a pu décider de son propre chef de faire appel de la relaxe de Dominique de Villepin. Elle manifeste ainsi son manque absolu de respect du Parquet qui contrebalance la toute puissance des juges partisans et des syndicats de la magistrature, lesquels entendent co-gérer le ministère de la Justice.
    Si Joly Eva désapprouve les procureurs, elle peut toujours militer démocratiquement, plutôt que de tenter de peser sur un procès en cours. Cette ingérence n'est pas républicaine: qu'un journaliste téléguidé propage une polémique lancée par l'opposition n'est pas éthiquement professionnel, mais qu'une magistrate, certes atteinte par la limite d'âge 63 ans), milite sur la place publique dans son domaine d'activité est indécent. Cette attaque ad hominem est intolérable.

    'Tous contre un', devise de la gauche vertueuse
    Orfèvre en matière de rumeurs, cabales et autres produits de déstabilisation, la gauche tente d'intimider et de salir le procureur, dont l'honneur est mis en cause. Jean-Claude Marin dénonce le procès qui lui est intenté et -dans l'isolement qu'impose sa charge- doit s'élever seul contre la meute de ses détracteurs. Il l'affirme, son appel n'est pas la marque d'un "acharnement sarkozyste", mais des magistrats engagés alimentent pourtant la suspicion. Ainsi, Eva Joly.
    Il est en soi effarant qu'une magistrate vertueuse donne à un magazine un entretien dans lequel elle règle des comptes avec son confrère du tribunal de Paris, mais que, de surcroît, elle ne fasse
    aucune allusion au droit qui est celui d'un procureur d'exercer le pouvoir que lui confère sa charge n'est pas très joli, joli. Du fait de cette cabale, et dans le secret de sa conscience, le procureur de Paris doit veiller lui-même à ce que soit rendu à tous les procureurs de France ce qui appartient aux procureurs. Dans la mesure où il subsiste des zones d'ombre ou que le jugement ne lui paraît pas équitable, le procureur est dans son bon droit de prendre la décision qui permette d'aller au fond de l'affaire et d'obtenir un jugement à son sens plus juste, au nom du peuple. Le rôle subalterne du journaliste Denis Robert, par exemple, a-t-il été complètement élucidé ? Que cela plaise ou non à Madame Joly, il est donc naturel que son collègue du tribunal de Paris fasse appel d'une décision qui ne prend pas son réquisitoire en compte. C'est son droit et c'est, de son point de vue, son devoir.
    La militante craint-elle que toute la lumière soit faite ?

    La juge 'indépendante' Joly est dans la logique de son engagement politique

    Sans surprise, la juge, qui a notamment instruit l'affaire Elf, confirme l'engagement politique de toute une vie dans la magistrature.
    "Pour convaincre l'opinion publique qu'il a agi en toute indépendance, nous pourrions demander à Jean-Claude Marin de rendre publics tous les rapports et toutes les notes administratives qu'il a forcément transmises à sa hiérarchie comme c'est l'usage dans les dossiers sensibles", ajoute-t-elle.


    Ses termes trahissent son intention
    "Pour convaincre l'opinion publique » souligne qu'elle est en campagne et cherche à manipuler l'électorat
    Sa question de savoir s' «il a agi en toute indépendance » est une insulte à la profession sur laquelle, elle-même magistrate, jette l'opprobre.
    «Nous pourrions demander » constitue une menace caractérisée.
    Cette menace de « demander à Jean-Claude Marin de rendre publics tous les rapports... forcément transmis(es) à sa hiérarchie» souligne ô combien le juge d'instruction, qui n'a de comptes à rendre à personne, est tout-puissant et potentiellement dangereux. Ces propos renvoient à la volonté de domination exercée par le pouvoir judiciaire sur notre société.
    Ils rappellent aussi de nombreuses affaires douloureuses et les dangers de l'exercice solitaire du pouvoir judiciaire, symbolisé par les petits juges, tels Fabrice Burgaud (affaire d'Outreau, mai-juillet 2004) ou Henry Pascal (affaire de Bruay-en-Artois dans les années 1970).


    L'instrumentalisation politicienne ne fait pas de doute

    De la part d'une magistrate vertueuse, la déception est grande.
    Tout autant que dans le cas du juge indépendant Eric Halphen qui s'est engagé en politique, d'abord en soutenant la candidature présidentielle de Jean-Pierre Chevènement, puis en se ralliant aujourd'hui à Roland Castro (« l'Utopie concrète »), la juge Joly était moralement tenue à l'obligation de réserve. Mais les instits "désobéisseurs" ne revendiquent-ils pas aussi une pleine autonomie pédagogique dans leurs classe tout en exigeant davantage de moyens de l'Etat. Il est vrai que la politique ne s'embarrasse pas de la vertu.

    La très indépendante juge Joly (née Gro Eva Farseth en décembre 1943 à Oslo (Norvège) est française par mariage. A 18 ans, elle séduisit Pascal Joly, le fils aîné (cousin de l'humoriste Sylvie Joly) de la famille française qui l'accueillait au pair. Qui soupçonna ensuite, au temps où elle était -secrétaire chez Eddie Barclay, puis styliste de mode, qu'elle est depuis longtemps attirée par la gloire et motivée par la politique. Quand, tardivement à 38 ans, Gro Eva fit son entrée dans la magistrature, elle opta pour le Parquet et se fit nommer … substitut du procureur de la République à Orléans, et cela en 1981, à l'arrivée de Mitterrand à l'Elysée.
    => Un beau palmarès
    Elle se délecta rapidement des dossiers politico-financiers : c'est ainsi qu'en 1989 elle se fit détacher au Comité interministériel de restructuration industrielle (CIRI, organisme rattaché au ministère des Finances), qui épaule les entreprises en difficulté dans les zones sinistrées: le socialiste Pierre Bérégovoy était ministre des Finances.

    Plus tard, nommée en 1990 juge d'instruction au pôle financier de Paris, elle instruisit l'affaire Bernard Tapie, lequel fut ministre de la Ville sous le gouvernement de ...Pierre Bérégovoy.

    La juge d'instruction instruisit l'affaire Elf qui la rendit célèbre. Elle fit en effet incarcérer (1996) le patron Loïk Le Floch-Prigent, ancien PDG d'Elf et président en exercice de la SNCF.

    Puis elle ouvrit les dossiers de l'affaire des frégates de Taïwan (avec et de l'affaire Dumas-Deviers-Joncour, qui, en 1998 amenèrent à la mise en examen de Roland Dumas (ci-contre), ancien Garde des Sceaux et proche de François Mitterrand et président du Conseil constitutionnel du même président socialiste de la République. Il sera pourtant condamné en première instance en 2001, mais relaxé en appel en 2003.
    Dans ce regret que le procureur n'ait pas fait appel faut-il trouver la source de sa rancoeur et la raison de ses attaques actuelles ?

    Mme Joly, devenue députée européenne au parcours sinueux (7 juin 2009)

    -> En 2007-2008, Joly Eva va d'abord au Mouvement démocrate (MoDem) et proche de François Bayrou. Elle avait indiqué qu'elle serait "peut-être" candidate aux européennes de juin 2009 sous les couleurs du MoDem... Mais elle reprend son indépendance.

    -> En octobre 2008, Gro Eva vire franchement à gauche et rejoint le rassemblement Europe Écologie (elle a cette foischaussé des lunettes rouges: pour passer inaperçus) . Elle est alors en deuxième position sur la liste des écologistes pour l'élection européenne de juin 2009 en Île-de-France, derrière Daniel Cohn-Bendit et José Bové.
    A noter encore que la juge indépendante Laurence Vichnievsky s'est convertie à la politique: elle sera tête de liste … Europe écologie (aussi) pour les élections régionales de 2010 en PACA.
    Face à Vincent Peillon-la-honte, parachuté de Picardie en PACA: la Diagonale du Fou.

    Les magistrats indépendants sont à gauche !

    L'indépendance de la juge est-il assez clairement établi ?
  • samedi 30 janvier 2010

    Clearstream: Gergorin et Lahoud envoient Villepin en appel

    Villepin accuse Sarkozy
    L'ancien Premier ministre, Dominique de Villepin, a été dans un premier temps blanchi de tous les chefs d'accusation par le tribunal correctionnel de Paris. Imad Lahoud et Jean-Louis Gergorin sont en revanche condamnés respectivement de 18 et 15 mois ferme, et Florian Bourges avec sursis. Quant à Denis Robert est relaxé: il est journaliste.
    Le président de la République, dont le nom apparaissait dans les listings truqués de l'affaire Clearstream, avait été soupçonné et finalement mis hors de cause. A l'annonce de la relaxe de D. de Villepin, il a fait savoir qu'il ne fait pas appel: Nicolas Sarkozy "prend acte" de la décision du tribunal.

    Des appels indépendants de l'Elysée

  • Jean-Louis Gergorin et Imad Lahoud, considérés respectivement comme la tête de la manipulation Clearstream et la petite main qui l’a facilitée, ont immédiatement fait appel de leur condamnation. Le parquet a en effet interjeté contre eux un « appel incident », ce qui permettra à la juridiction d’appel d’alourdir éventuellement les peines prononcées en première instance.
    « Il faut que la cour d’appel ait tous les éléments. (…) Fin 2010 ou début 2011, on pourrait avoir un second procès », a souligné Jean-Claude Marin, qui avait requis dix-huit mois de prison avec sursis et 45.000 euros d’amende à l’encontre de l’ancien Premier ministre pour « complicité de dénonciation calomnieuse ».

  • Vendredi matin sur Europe 1, le procureur de la République de Paris, a annoncé, à son tour, sa décision de faire appel de la relaxe de Dominique de Villepin. Le ministère public disposait en effet d’un délai de dix jours pour formaliser ou non son appel du jugement de la 11e chambre du tribunal correctionnel de Paris.

    La polémique politicienne

    Ce choix serait « politique », selon l’ancien Premier ministre qui affirme tenir d'un fonctionnaire de l'Elysée l'information de pressions du président. Par sympathie, le PS emboite le pas de D. de Villepin: selon les socialistes, le procureur aurait reçu l'ordre de faire appel.

    => Déjugé, le procureur fait logiquement appel

    Le procureur de Paris, Jean-Claude Marin, n'apprécie pas que le tribunal ne l'ait pas suivi dans son réquisitoire. Sauf pour l'intéressé, l'opposition de gauche et la presse engagée, ill n'est donc pas surprenant qu'il fasse appel. « De manière un peu surprenante, le jugement ne condamne pas Dominique de Villepin », a déclaré Jean-Claude Marin. Avant l’ouverture du procès, le représentant de l’accusation avait stigmatisé le rôle de l’ancien Premier ministre dans l’affaire Clearstream. Celle-ci porte sur la falsification de fichiers de la chambre de compensation luxembourgeoise visant à imputer des comptes occultes à des personnalités, dont Nicolas Sarkozy.
    Vendredi matin, le haut magistrat a logiquement considéré que le tribunal n’avait « pas tiré toutes les conséquences de ce qu’il a entendu. Tout n’a pas été dit dans cette affaire. Il y a place encore pour faire émerger une part de vérité ». Répondant par avance aux critiques des avocats de M. de Villepin, Jean-Claude Marin a confirmé son indépendance vis-à-vis du chef de l’Etat, partie civile dans cette affaire. « Je n’ai pas besoin de recevoir d’instructions de quiconque pour faire appel. »

  • L'avocat de la défense
    « Il n’est pas imaginable dans une affaire où le président de la République est partie civile, où le garde des Sceaux (Michèle Alliot-Marie) est un des témoins majeurs du dossier, que le procureur agisse de son initiative sans en référer à sa hiérarchie constitutionnelle », a expliqué à France-Soir Me Olivier Metzner, l’un des avocats de l’ancien Premier ministre, dénonçant un « acharnement inouï » du chef de l’Etat.
    « Le tribunal a répondu à l’argumentaire du ministère public dans son jugement », a par ailleurs souligné l’avocat, relevant que les propos du haut magistrat s’apparentent à « un sentiment de mépris à l’égard d’une juridiction, elle, indépendante ».

  • L'avocat de Nicolas Sarkozy
    « Vous avez, et c’est ma conviction, le sentiment que dans cette affaire le ou les commanditaires n’ont pas été condamnés », a déclaré jeudi soir sur RTL Me Thierry Herzog le conseil de Nicolas Sarkozy,qui n'est plus partie civile. Il a aussi estimé que ce jugement n’était que « la vérité judiciaire rendue par le tribunal et en première instance ». Le chef de l’Etat, qui ne pouvait faire appel que sur les intérêts civils, ne sera pas représenté en appel.

    => Villepin et la gauche en stéréo
  • Chirac, alors président en exercice, fut aussi accusé et blanchi

    => Le général Philippe Rondo, lors de sa longue audition devant le tribunal correctionnel de Paris début octobre 2009, s’était dit « persuadé » qu’une enquête avait été « commandée par le chef de l’Etat », sinon il ne serait pas intervenu.
    Le militaire et Jean-Louis Gergorin affirmèrent que, au cours de la réunion du 9 janvier 2004 où sont évoqués les listings, Dominique de Villepin se prévalut d’instructions présidentielles pour demander des investigations. Ce que Jacques Chirac démentit, dès le 22 juin 2007, dans un courrier adressé aux magistrats instructeurs : il ne fut pas exigé d’enquête sur les personnalités mises en cause dans l’affaire Clearstream, et il rappela qu’il ne témoignerait pas sur des faits accomplis durant son mandat.
    Ph. Rondot précisa avoir prévenu le général Jean-Louis Georgelin, chef d’état-major particulier du Président, le 21 juillet 2004, des risques encourus par M. Chirac : « L’enjeu, c’est que le président de la République soit montré du doigt, toujours en référence à la réunion du 9 janvier. »

    => Le ministère de la Justice aurait-il donné des ordres ?

  • C'est la thèse de Dominique de Villepin
    Sur le plateau de RMC, à l'annonce de l'appel du Parquet, l'ancien chef du gouvernement a accusé d'emblée le chef de l'État de "poursuivre son acharnement". "Je connais bien Jean-Claude Marin pour savoir que ce n'est pas sa décision. Il décide, dit-il, de faire appel, mais c'est une décision de Nicolas Sarkozy", affirma Dominique de Villepin. Il accuse nommément: "Nicolas Sarkozy a menti dans ce dossier, les éléments sont là, il a menti sur la date à laquelle il a été informé de ces opérations."
    Le chef de l'État "a poussé, lors du procès, dans la bouche de son avocat, tellement loin qu'il a été amené à utiliser des documents à qui il a donné une interprétation fausse", soutient Villepin. Sarkozy "a été amené à s'appuyer sur l'un de ceux qui ont été reconnus coupables en donnant du crédit à la thèse défendue par Imad Lahoud", selon laquelle l'informaticien connaissait bien l'ancien Premier ministre.

  • L'opposition abonde dans le sens de Villepin
    Le PS est-il animé par un souci de justice ou une volonté de polémique?
    En l'occurence, la socialiste Elizabeth Guigou n'a d'ailleurs pas jugé opportun de faire un coup médiatique en boycottant la presse. L'ex-Garde des Sceaux de Lionel Jospin (1997-2000) déclare ne pas concevoir que le procureur Marin ait pu faire appel sans avoir au préalable pris l'avis de sa hiérarchie. On notera la différence entre « prendre l'avis » d'en bas et « recevoir des ordres » d'en-haut… Plus grave est son insulte aux procureurs, qu'elle accuse d'être de simples courroies de transmission du ministre de la Justice. Ils défendent les intérêts de l'Etat et les confondre avec ceux de l'exécutif est réducteur et infamant.

    -> Babette Guigou nous explique-t-elle aujourd'hui que dans l'affaire des emplois fictifs de la ville de Paris au temps de J. Chirac, le Procureur de la République de Nanterre, Yves Bot, était aux ordres de la Garde des Sceaux Guigou ?
    -> Babette Guigou reconnaît-elle avoir tiré les ficelles, lorsqu'en 1998, Alain Juppé fut mis en examen pour des faits commis en tant que secrétaire général du RPR ? Le procureur de la République de Paris, Bruno Cotte, était-il à sa botte ?
    -> Babette était-elle en guerre en 1999, lorsque Jean Tiberi fut mis en examen pour « complicité de trafic d'influence » dans l'affaire de l'OPAC ? Depuis, le juge Halphen s'est engagé en politique... Il a soutenu la candidature présidentielle de Jean-Pierre Chevènement, a ensuite été candidat du Pôle républicain dans l'Essonne aux élections législatives de 2002 et a enfin (?) adhéré au Mouvement de l'Utopie Concrète de Roland Castro. Si les juges sont plus indépendants de l'exécutif que les procureurs, sont-ils pour autant neutres et apolitiques, libres de toute idéologie ?
    -> Est-ce enfin à la demande du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), saisi par le président François Mitterrand, que le juge Eric Halphen fut dessaisi du volet Hauts-de-Seine de l'affaire des HLM de Paris ? Cette Garde des Sceaux socialiste met-elle aussi en doute l'intégrité du CSM ?

    Autre chose ? L'engagement politique des magistrats syndiqués

  • Le parti-pris du Syndicat de la magistrature (SM)
    Ce syndicat est politiquement ancré à gauche, comme le démontra sa prise de position dans l'entre deux tours de l'élection présidentielle française de 2007. Le SM tenta de faire pression sur les consciences, se déclarant inquiet du programme de Nicolas Sarkozy.
    Aujourd'hui, une fois de plus, le SM (28 % des suffrages aux élections professionnelles) milite contre le droit du procureur Marin de faire appel: "Je ne peux pas imaginer qu'on n'ait pas parlé en haut lieu de l'éventualité d'un appel", a de son côté insinué l'imaginative Clarisse Taron, présidente du Syndicat de la magistrature (SM).
    Mobilisé en renfort, Matthieu Bonduelle, secrétaire général du SM, n'a pas contredit sa présidente. Bien qu'il admette ne pas en savoir plus que nous, il va plus à fond dans l'expression d'un simple sentiment personnel: "Je ne sais pas si M. Marin a reçu des instructions, mais je constate que ça permet à M. Sarkozy de se montrer magnanime en disant je ne fais pas appel, et d'obtenir la poursuite de cette procédure contre son adversaire politique"... Un mandat syndical autorise-t-il un magistrat à bafouer la présomption d'innocence ainsi qu'à condamner sur la place publique un citoyen qui n'est pas mis en examen ?

  • Christophe Régnard, président de l'Union syndicale des magistrats (USM, 63 % des voix, reste davantage dans les limites de l'obligation de réserve qui devrait s'appliquer aux magistrats, qu'ils soient représentants syndicaux, ou non.
    "Ce qui me gêne, encore une fois, c'est que comme d'habitude, les suspicions sont généralisées sur les décisions prises par le parquet, parce qu'il est dépendant du pouvoir politique." "C'est navrant, parce que c'est l'image de la justice qui en est éclaboussée. »
  • Au dessus de la mêlée, Michèle Alliot-Marie
    Alors ministre de la Défense de Jacques Chirac, avait également soutenu n’avoir « jamais attaché la moindre crédibilité aux soi-disant instructions du Président » et encore moins évoqué le dossier avec lui.
    Les polémistes peuvent-ils soutenir que la chiraquienne Michèle Alliot-Marie, qui fut ministre de la Défense (2002-2007) de Jacques Chirac, puis de l'Intérieur (2007-2009) dans les gouvernements Raffarin et...Villepin, a pu transmettre les ordres de l'Elysée au procureur Marin, en tant que Garde des Sceaux (juin 2009) du gouvernement Fillon de Nicolas Sarkozy ?

    Dominique de Villepin, qui s’était réclamé d’une autorité supérieure, en l’occurrence celle du président de la République, Jacques Chirac, chef des Armées, pour s’assurer de l’exécution par le général Rondot de ses propres instructions, aura l'occasion de démontrer qu'il est cette fois victime de Sarkozy, successeur de Chirac.

    Au final, les Français retiendront que la sérénité et l'impartialité des jugements est une illusion et que les magistrats du parquet ne seraient pas capables de prendre leurs responsabilités, selon la Garde des Sceaux socialiste. Ils ne sont pas syndiqués, à la différence des juges, et la sémillante Guigou peut s'en payer à coeur joie, ce qui, au premier coup d'oeil, ne semble pas, il est vrai, dans sa nature.

    => Elizabeth Guigou a-t-elle, en qualité de Garde des Sceaux, fait usage des procédés qu'elle impute aux autres ?
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    mardi 27 octobre 2009

    Philippe Bilger: honte à Jacques Weber, sectaire et vulgaire

    Weber fait le Jacques et manque le virage de la soixantaine

    Qu'est-ce qui justifie l'ire de Philippe Bilger?

  • Ce magistrat, avocat général depuis 1999 et sexagénaire posé, à l'élocution lente et articulée s'échauffe est tout à fait inattendu, mais que d'autres restent placides l'est nettement moins.

  • L'artiste est-il excusable de ne pas réussir à négocier le cap des 60 ans ?
    Ce n'est pas le problème des honnêtes gens. Qu'il ait besoin de faire le bouffon ne suffirait pas à irriter l'avocat général Bilger. Alors, l'histrion est probablement en déficit de reconnaissance depuis qu'il s'est fonctionarisé de centre d'art dramatique en théatre de province. Qu'il souffre d'un cholestérol handicapant ou d'une prostate encombrante ne nous regarde pas, mais il semble bien que l'artiste sur le retour délocalisé à Nice, et interprète actuellement de grands textes qui le dépassent, a le sex-appeal en berne depuis qu'il joua complètement nu dans Le Malin Plaisir en 1975 ? Qu'y pouvons-nous ? Devons-nous le subir les fluctuations de son taux de PSA ?

    Grâce à ses écarts de langage, les jeunes théâtreux découvriront peut-être enfin l'insignifiance de son existence.
    Sa filmographie est certes copieuse mais de quelle oeuvre majeure peut-il s'enorgueillir? Pour en imposer d'autant plus sûrement qu'il ne peut se flatter d'aucun passage en conservatoire, fallait-il vraiment qu'il étalonne ses idées à une culture plaquée et qu'il en compense nécessairement les trous noirs par un verbe haut et des tirades aussi péremptoires et caricaturales que vulgaires.

    VOIR et ENTENDRE le « crétin » heureux de retrouver un public:




    Jacques'>http://www.dailymotion.com/video/xaw1t5_jacques-weberfrederic-lefebvre-est_news">Jacques Weber:"Frédéric Lefebvre est le plus con qui soit!"



    envoyé par lesgrandesgueules. - http://www.dailymotion.com/fr/channel/news">Regardez les dernières vidéos d'actu.





    Voici la réaction de Philippe Bilger




    Jacques Weber nous fait honte



    "Parce que le comédien-metteur en scène Jacques Weber a été invité aux "Grandes Gueules" sur Radio Monte Carlo (RMC), il n'aurait pas dû se croire tout permis.





    Parce que Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, n'hésite pas dans le débat public à dire ce qu'il pense et qu'il est devenu "la tête de turc" de beaucoup, on aurait le droit de le traiter d'une manière indigne ?





    De quelle légitimité les artistes tirent-ils donc les privautés qu'ils s'octroient pour détruire, fustiger et traîner dans la boue de leur langage des personnalités qui valent au moins autant qu'eux ?





    Jacques Weber, sans doute très fier de lui devant d'excellents animateurs que j'apprécie et qui n'en demandaient certainement pas tant, s'est permis de qualifier Frédéric Lefebvre de "le plus vulgaire... de crétin de service... du plus con... du plus effroyable qui soit pour parler à la population..." Il ne s'est pas arrêté là. Comme "la population est bête et imbécile, il faut un bête et un imbécile pour leur parler". Il a terminé en laideur : "Jamais vu un type pareil. A certains moments, le porte-parole de l'UMP lui donne envie de lui casser la gueule ! (nouvelobs.com, Le Post et Le Figaro.fr).





    Incidemment, on perçoit l'estime que Jacques Weber porte à ses concitoyens dont il est bien heureux que certains viennent voir ses spectacles. Quelle triste caricature de l'humanisme surexcité qu'il déverse quand il vient faire oeuvre promotionnelle, que cette bile méprisante qui renvoie le "peuple" au néant d'où il n'aurait jamais dû sortir, pour laisser toute la place aux élites !





    Ainsi, l'opposition intellectuelle et politique trouverait sa plus magnifique illustration dans ces mots de violence brute et humiliante ! Quel paradoxe d'entendre cet homme cultivé "se payer" Frédéric Lefebvre sur ce mode infiniment grossier que ce dernier - auquel on peut reprocher ses propositions, ses apologies ou ses provocations - n'a jamais exploité ni dans ses mots ni dans ses tournures ! L'UMP a de beaux jours devant elle si rien d'autre que cette outrageante déclaration ne lui est adressée !





    C'est une honte qu'on en soit arrivé là. Certes, je ne surestime pas l'influence de Jacques Weber mais il n'empêche qu'il bénéficie, pour certains, d'une aura, d'une influence qui devraient lui imposer un devoir de dignité et de tenue, qui n'exclut en rien la virulence du fond. Toutes les polémiques que l'actualité de ces derniers mois a suscitées (de Clearstream à l'EPAD avec Jean Sarkozy - il a réglé le problème sur France 2 - en passant par la lecture forcée de la dernière lettre de Guy Môquet et la critique des médias) méritaient-elles d'être ainsi ridiculisées, dévoyées par un ton si peu républicain, des insultes de type totalitaire qui s'acharnent à tourner en dérision haineuse l'homme faute d'avoir le talent de pourfendre ses idées ?





    La conséquence de cette misérable prestation - et j'en suis satisfait pour la démocratie - est que dans l'instant on préfèrerait avoir tort avec Frédéric Lefebvre que raison avec Jacques Weber. On aspire à défendre le premier quand le second est tombé dans l'indécence.





    Jacques Weber, en insultant de la sorte, avec ce degré zéro de la foucade, même pour les Grandes Gueules !, nous a offensés comme si nous étions tous Frédéric Lefebvre. La démocratie, c'est peut-être, pour l'humain, ce partage des honneurs et des offenses. Quoi qu'on en ait, au-delà de nos sympathies ou antipathies personnelles. On est sali par contagion.



    Jacques Weber nous fait honte.
    »





    Tout comme les journalistes qui font l'impasse sur ce type d'écart indécent d'un bouffi d'orgueil dont regorge le monde du spectacle.





    Conclusion:
    Weber n'épargne pas même son public



    «La population est bête et imbécile", du Weber dans le texte...



    Il y a des tomates qui se perdent... Et pourquoi pas des oeufs pourris ?



    Autres citations accablantes:






  • "Vieillir comédien est une très belle chose, ça me comble intimement" (Le Figaro Magazine 07/06/2008) Et nous donc !





  • "Avec beaucoup d'humilité, je crois que je me bonifie avec le temps, comme le bon vin » (Le Parisien 03/06/2008) Etait-il à jeûn ?





  • "Quand on vieillit, on ne joue plus : on est. » (Le Figaro Magazine 07/06/208)



    C'est donc son moi profond qui, pour nous faire horreur, s'est ainsi étalé ...


  • Voici la réaction de Philippe Bilger

    Jacques Weber nous fait honte
    Parce que le comédien-metteur en scène Jacques Weber a été invité aux "Grandes Gueules" sur Radio Monte Carlo (RMC), il n'aurait pas dû se croire tout permis.

    Parce que Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, n'hésite pas dans le débat public à dire ce qu'il pense et qu'il est devenu "la tête de turc" de beaucoup, on aurait le droit de le traiter d'une manière indigne ?

    De quelle légitimité les artistes tirent-ils donc les privautés qu'ils s'octroient pour détruire, fustiger et traîner dans la boue de leur langage des personnalités qui valent au moins autant qu'eux ?

    Jacques Weber, sans doute très fier de lui devant d'excellents animateurs que j'apprécie et qui n'en demandaient certainement pas tant, s'est permis de qualifier Frédéric Lefebvre de "le plus vulgaire... de crétin de service... du plus con... du plus effroyable qui soit pour parler à la population..." Il ne s'est pas arrêté là. Comme "la population est bête et imbécile, il faut un bête et un imbécile pour leur parler". Il a terminé en laideur : "Jamais vu un type pareil. A certains moments, le porte-parole de l'UMP lui donne envie de lui casser la gueule ! (nouvelobs.com, Le Post et Le Figaro.fr).

    Incidemment, on perçoit l'estime que Jacques Weber porte à ses concitoyens dont il est bien heureux que certains viennent voir ses spectacles. Quelle triste caricature de l'humanisme surexcité qu'il déverse quand il vient faire oeuvre promotionnelle, que cette bile méprisante qui renvoie le "peuple" au néant d'où il n'aurait jamais dû sortir, pour laisser toute la place aux élites !

    Ainsi, l'opposition intellectuelle et politique trouverait sa plus magnifique illustration dans ces mots de violence brute et humiliante ! Quel paradoxe d'entendre cet homme cultivé "se payer" Frédéric Lefebvre sur ce mode infiniment grossier que ce dernier - auquel on peut reprocher ses propositions, ses apologies ou ses provocations - n'a jamais exploité ni dans ses mots ni dans ses tournures ! L'UMP a de beaux jours devant elle si rien d'autre que cette outrageante déclaration ne lui est adressée !

    C'est une honte qu'on en soit arrivé là. Certes, je ne surestime pas l'influence de Jacques Weber mais il n'empêche qu'il bénéficie, pour certains, d'une aura, d'une influence qui devraient lui imposer un devoir de dignité et de tenue, qui n'exclut en rien la virulence du fond. Toutes les polémiques que l'actualité de ces derniers mois a suscitées (de Clearstream à l'EPAD avec Jean Sarkozy - il a réglé le problème sur France 2 - en passant par la lecture forcée de la dernière lettre de Guy Môquet et la critique des médias) méritaient-elles d'être ainsi ridiculisées, dévoyées par un ton si peu républicain, des insultes de type totalitaire qui s'acharnent à tourner en dérision haineuse l'homme faute d'avoir le talent de pourfendre ses idées ?

    La conséquence de cette misérable prestation - et j'en suis satisfait pour la démocratie - est que dans l'instant on préfèrerait avoir tort avec Frédéric Lefebvre que raison avec Jacques Weber. On aspire à défendre le premier quand le second est tombé dans l'indécence.

    Jacques Weber, en insultant de la sorte, avec ce degré zéro de la foucade, même pour les Grandes Gueules !, nous a offensés comme si nous étions tous Frédéric Lefebvre. La démocratie, c'est peut-être, pour l'humain, ce partage des honneurs et des offenses. Quoi qu'on en ait, au-delà de nos sympathies ou antipathies personnelles. On est sali par contagion.

    Jacques Weber nous fait honte. »

    Conclusion: Weber n'a que du respect pour son public
    «La population est bête et imbécile"
    Il y a des tomates qui se perdent... Et pourquoi pas des oeufs pourris ?

    Tout comme les journalistes qui font l'impasse sur ce type d'écart indécent d'un bouffi d'orgueil dont regorge le monde du spectacle.

    Quelques citations accablantes:
  • "Vieillir comédien est une très belle chose, ça me comble intimement" (Le Figaro Magazine 07/06/2008) Et nousdonc !
  • « Avec beaucoup d'humilité, je crois que je me bonifie avec le temps, comme le bon vin » (Le Parisien 03/06/2008) Etait-il à jeûn ?
  • "Quand on vieillit, on ne joue plus : on est." (Le Figaro Magazine 07/06/208)

    C'est donc son moi profond qui, pour nous faire horreur, s'est ainsi étalé ...


  • jeudi 11 décembre 2008

    CPE- Les ragots sans preuves de Julliard Bruno

    Les étudiants de l’UNEF, redevables à Sarkozy
    Ainsi donc, les étudiants de l'opposition -souvent extrémiste- devraient-ils une fière chandelle à Sarko ?…

    Bruno Julliard, l’ancien meneur des étudiants, a affirmé, mercredi soir 10 décembre, que la campagne anti-CPE (contrat première embauche) de l’UNEF en 2006 aurait profité de la rivalité entre Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin, alors premier ministre.

    Justement invité, un jour d’action lycéenne, sur le site Internet socialiste de Le Post (émanation de "Le Monde Interactif", dédié aux 15-25 ans) et la radio Le Mouv (radio du service public Radio France, qui cible les jeunes), Bruno Julliard, maintenant secrétaire à l'éducation du PS et adjoint au maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë, considère que l'UNEF, syndicat dominant qu'il dirigeait à l'époque, aurait accepté de bénéficier d'une "instrumentalisation volontaire", due à "une bataille à la tête de l'Etat". Nicolas Sarkozy était alors ministre de l'intérieur de Dominique de Villepin, un rival potentiel au sein de l'UMP pour l'élection présidentielle de 2007.

    Et maintenant l'’affaire du vrai-faux coup de fil

    >
    "La position officielle publique de Sarkozy était de dire qu'il soutenait le gouvernement Chirac et Villepin, donc qu'il ne voulait pas du retrait du CPE", a avancé Bruno Julliard.
    > "Puis il m'avait appelé à la fin d'une manif [laquelle ?], en gros [en très gros, et en substance] en me disant [sans témoin] qu'il était MON premier soutien et que, lui demandait le retrait du CPE." Une affaire personnelle, pour Bruno Julliard: et l'UNEF ?

    Objectivement’ ne veut pas dire ‘objectif
    Le responsable socialiste a commenté : "C'est vrai que, factuellement, nos intérêts à ce moment-là étaient plutôt convergents. Lui, parce qu'il veut la tête de Villepin et nous, parce qu'on veut la tête du CPE." C’est clair comme de l’eau de Clearstream…

    L’Elysée hausse les épaules
    Interrogé sur ces propos, l'Elysée a répondu par un laconique : "Pas de réaction."

    Cette analyse publique personnelle peut pourtant être la première étape d’un montage médiatique malveillant, dans le pur style du vrai-faux SMS du journaliste du Nouvel Observateur, Airy Routier. Nous ne quittons donc pas les arrières cuisines socialistes où grouillent blattes et cafards.

    Comme fond de sauce de leur plat de résistance médiatique, ils prennent , selon la saison un Airy Routier pas frais ou un Julliard pas cuit (non pas le Jacques du Nouvel Obs, mais le Bruno pas cru de l’histoire) : lors des manifestations étudiantes contre le CPE et avant que le dispositif soit finalement retiré. Nicolas Sarkozy avait proposé la "non-application" du projet pour permettre la recherche d'un compromis.
    Ensuite, nos toques roses ajoutent un produit naturel vénéneux du terroir socialiste. Ils touillent, l’air de rien, sur une console à induction de chaleur de Le Post ou du Mouv, des relais gastronomiques médiatiques et socialistes et ils attendent gentiment. Les saveurs odeurs délicates fétides se dégagent, et, en agences de presse, c’est la fête des papilles militantes chargées.

    Comme dans le cas du glorieux SMS manipulé, pour ce nouveau plat réchauffé, le passe-plat de la désinformation choisi est justement l’Internet et précisément Le Post, qui assure le service de cette daube. Il ne faudrait pourtant pas le confondre avec le ragoût (une étoile) du magazine Voici...
    Dernière similitude au menu, dans la chanson de Pierre Perret (ci-contre), le patron du ‘Tord Boyaux’ s’appelle Bruno...

    vendredi 17 octobre 2008

    Sarkozy porte plainte contre l'ancien patron des RG

    Dénonciation calomnieuse de Yves Bertrand ?
    Le président Nicolas Sarkozy n'est pas resté les 'bras ballants' à la suite de la publication d'extraits des "carnets secrets" de l'ancien patron du renseignement policier français (ci-contre).

    M. Sarkozy a déposé plainte jeudi contre Yves Bertrand, directeur des Renseignements généraux (RG, services de renseignement de la police) de 1992 à 2004, pour "dénonciation calomnieuse", après la publication dans la presse d'extraits des carnets personnels -23 agendas- tenus par Yves Bertrand et mettant notamment en cause le président, et contenant des affirmations touchant à sa vie privée.
    La plainte vise aussi les chefs de faux et usage, recel et atteinte à l'intimité de la vie privée.


    L'ex-Premier ministre Lionel Jospin, également cité, a évoqué "un scandale d'Etat".

    Lionel Jospin donne un éclairage peu reluisant sur Yves Bertrand.
    "Constamment protégé par le président de la République Jacques Chirac de 1995 à 2007, Yves Bertrand était un amateur de basse police", a accusé l’ancien Premier ministre socialiste, de son côté jeudi. Dans une tribune publiée par l'hebdomadaire Le Point, il s'interroge sur un possible "scandale d'Etat".
    Couvrant une période allant de 1998 à 2003, les agendas manuscrits de l'ancien directeur des RG ont été saisis lors d'une perquisition du 8 janvier dernier dans le cadre de l'enquête judiciaire sur l'affaire politico-financière Clearstream.
    Selon le site internet de l'hebdomadaire Paris Match, la plainte du président vise des extraits des carnets de Bertrand publiés dans Le Point la semaine dernière, selon lesquelles N. Sarkozy aurait "perçu 150.000 francs dans son cabinet" en 2003, alors qu'il était ministre de l'Intérieur.

    Fouille merde aux intentions suspectes
    L'hebdomadaire a affirmé avoir eu accès à ces "carnets secrets" qui fourmillent "d'indiscrétions" et de détails sur des affaires politico-financières récentes, la vie privée et publique du Tout-Paris et des hommes politiques.
    Les "carnets secrets" de Bertrand relatent encore la "bisexualité" présumée d'un ancien ministre, la vie privée de Nicolas Sarkozy avec son ex-épouse Cécilia, ou l'emploi fictif dont aurait bénéficié une "relation" de L. Jospin. "Alors que j'étais Premier ministre (1997-2002), il a, dans le vain espoir de me compromettre, fouillé dans ma vie, celle de ma famille, de mes amis et de membres de mon cabinet", a souligné M. Jospin jeudi.
    La révélation de ces carnets a suscité une vive émotion dans le monde politique et relancé le débat sur certaines méthodes sulfureuses des ex-RG, fondus cette année avec la DST (Direction de la surveillance du territoire, contre-espionnage) dans un service unifié, la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI).

    Explication du fouille merde
    Il assure que pour protéger les personnages politiques, il faut avoir connaissance des rumeurs les concernant. Mais "ce sont des brouillons dans lesquels je notais aussi les rendez-vous avec mon dentiste. Ils ont un caractère privé, non officiel et non vérifié", s'était défendu Bertrand lors de la publication des carnets.

    L'avocat du chef de l'Etat commente
    Me Thierry Herzog explique : "J'ai déposé cette plainte car Nicolas Sarkozy n'entend pas se contenter de droit de réponse dans la presse".
    Nicolas Sarkozy a été le premier président français à déposer une plainte pénale, en février dernier, contre le site internet de l'hebdomadaire Le Nouvel observateur pour un article se livrant à la contrefaçon du contenu d'un SMS prétendument adressé à son ex-épouse Cecilia, à une date inexacte. Il avait retiré sa plainte quelques semaines plus tard après des excuses regrets de l’indélicat journaliste insolent manipulateur. Le Nouvel Observateur l’a maintenu à son poste… Combien d’autres dans ce magazine moralisateur ?

    Bertrand écrit pour publier
    Lors de la parution de son livre Je ne sais rien… mais je dirai (presque) tout (2007), Yves Bertrand fait des révélations sur l'
    affaire de la profanation du cimetière juif de Carpentras. Pour l’auteur, ce fut une manipulation anti-FN orchestrée par François Mitterrand, qui accusa à tort le Front national (FN), afin d'empêcher toute alliance entre celui-ci et la droite parlementaire. A l’issue de l’enquête, aucun lien ne fut établi entre les coupables et le Front national.
    L'affaire s'enflamma quand il fut révélé que le cercueil de Félix Germon, décédé 8 jours plus tôt, non recouvert de terre, avait été sorti de sa tombe, le corps extrait du cercueil avait été posé nu, face contre terre, sur une tombe voisine. Laurent Fabius le déclara "empalé".
    Malgré le souhait des autorités religieuses juives de Paris que la profanation ne soit pas récupérée politiquement par la gauche, François Mitterrand aurait alors fait pression sur les autorités juives pour que la manifestation ait lieu entre la place de la République et la place de la Bastille, lieux traditionnels de rassemblement de la gauche française.
    C’était en mai 1990…

    Les Renseignements Généraux
    Créés en 1911, les RG ont eu pour principal objectif à travers l'histoire de renseigner le gouvernement sur tout mouvement pouvant porter atteinte à l'État.
    Surnommés "les grandes oreilles" du gouvernement français et accusés d’être une "police politique", les RG sont réputés avoir constitué un type de service unique en Europe. Ils ont fait l'objet de critiques récurrentes, mais tous les gouvernements, tous les présidents de la république, les ont maintenus.

    Yves Bertrand
    (né en 1944) intègra l'école des commissaires de police. Rapidement, il rejoignit les renseignements généraux (RG) où il effectua une brillante carrière de 1970 à 2004. Chef de service en province, il fut rapidement nommé chef de section, DRH, directeur adjoint et enfin directeur central des RG de 1992 à 2003.
    Il collabora étroitement aux enquêtes menant à l'arrestation des membres d'Action Directe (AD, cf. Rouillan), de Khaled Kelkal et de l'assassin du préfet de Corse, Claude Érignac. Il intègra ensuite l'Inspection générale de l'administration (IGA) au mois de janvier 2004.

    lundi 14 mai 2007

    La presse, un état dans l'Etat

    L'abolition des privilèges a épargné la presse
    Nous ne parlons pas ici des privilèges fiscaux dont bénéficient les journalistes, en bonne démocratie!
    Quelle mauvaise cause unit donc les organisations suivantes : la Fédération nationale de la presse française (FNPF), l'Association des journalistes de la presse judiciaire (AJPJ) et ... le Syndicat national des journalistes (SNJ)? Ils sont tous d’accord pour condamner solennellement la tentative de perquisition sauvage à l’Elysée…
    Non, vous ne vous y êtes effectivement pas trompés :
    elles ont en réalité dénoncé vendredi la tentative de perquisition effectuée au "Canard Enchaîné" dans le cadre du volet "violation du secret de l'instruction" de l'affaire Clearstream. Et toutes de rappeler –sans concertation– de quels privilèges démocratiques jouit la presse…
    Dans un communiqué, l'AJPJ exprime "sa vive émotion", rappelant que "les journalistes et les entreprises de presse, qui ne sauraient être considérés comme des auxiliaires de police ou de justice, ne sont pas soumis au secret de l'instruction". L'AJPJ "s'étonne qu'une mesure aussi grave qu'une perquisition dans un journal, en contradiction totale avec la jurisprudence européenne sur la liberté de la presse et le droit d'informer, ait pu être décidée par des magistrats français".
    Dans un communiqué, la FNPF s'indigne "de la mise en oeuvre de ces procédures et demande au garde des Sceaux d'y mettre fin en lui rappelant ses engagements du 11 janvier 2006, renouvelés le 20 juin dernier, de garantir dans la loi la protection du secret des sources des journalistes". Soulignant que "tout obstacle à l'exercice du métier de journaliste est une restriction de la liberté d'informer", la FNPF appelle à "l'arrêt des perquisitions et au respect de la liberté d'informer", attendant du futur gouvernement qu'il "prenne rapidement toutes dispositions à cet effet".
    Se félicitant que les journalistes du "Canard Enchaîné" aient fait obstruction au juge d'instruction, le SNJ note qu'ils ont mis en application la jurisprudence européenne sur la protection des sources des journalistes. A l'inverse, "malgré leurs promesses, les gardes des Sceaux des gouvernements Chirac n'ont pas voulu mettre en concordance la loi française avec les références les plus protectrices en Europe". Dans un communiqué, l’inévitable SNJ dit attendre, "sur ce point, que le prochain gouvernement du président Sarkozy agisse rapidement en ce sens et, en particulier, par rapport à la convention européenne des droits de l'Homme qui proscrit toute perquisition dans une entreprise de presse".

    En revanche, pas de secret défense opposable selon les mêmes indignés, s’il s’agit de l’Elysée…Question stupide... Que se passe-t-il si le président est journaliste?
    Observation un soupçon moins stupide: ces privilégiés sont tous de gauche !
    Quand la Constitution autorise l’Elysée à s’opposer à une perquisition à la fois médiatisée et politique, c’est –dit-on– une entrave au bon fonctionnement de la Justice.
    Quand le Canard Enchaîné refuse d’obtempérer aux injonctions de la Justice, c’est un acte légitime de protection de la liberté de la presse !

    Les commentateurs sectaires sont conscients de leurs contradictions partisanes, non ?