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dimanche 8 juin 2014

D-day 2014: la presse ridiculise Hollande

Hollande fait le désespoir de ses hagiographes mais le bonheur des observateurs

Parce que, selon ses dévots désespérés, il aime le verbe et manie l’humour comme un bouclier, 
François Hollande se penche souvent sur son cas dans ses interventions officielles par le biais de fréquentes références à sa situation politique et les flatteurs valorisent désormais les travers et bulles qualifiés de couacs et quand ils ridiculisaient les bourdes de son ex-concubine mortifiée. L'une est arrogante, l'autre ridicule, mais la presse aux ordres a désormais pour mission de rattraper les bulles présidentielles et de les parer de couleurs irisées.
"Rien ne se passe comme prévu", avait noté François Hollande face aux journalistes avant de devenir un candidat par défaut de la gauche, suite à la "défaillance" de Dominique Strauss-Kahn. Il taclait ainsi les commentateurs, les pronostiqueurs et les rivaux politiques de son propre camp, mais ses courtisans en firent de l'humour, si grinçant fût-il. Ainsi ne fallait-il pas sous-estimer le président qui était le fruit du hasard !
Du coup, Hollande se verrait bien en David contre Goliath. En prononçant son discours au cimetière américain de Colleville-sur-Mer samedi, le succédané de DSK a salué l’ "énergie infatigable " des soldats alliés qui ont mené "un affrontement acharné, incertain, décisif " face à des "nazis sûrs d’eux". C'est dit: tout opposant à sa politique, aussi "déterminée" qu'incertaine soit-elle depuis deux logues années, est un nazi. Le hasard s'acharnant, un bus de 50 touristes a versé au fossé au retour d'une visite à ce cimetière de Colleville-sur-Mer, ce 7 juin 2014, précisément... Mais, histoire de hausser Hollande au niveau de l'illustre DSK et de l'effacer dans ce qu'il a de plus glorieux, les alcôves du pouvoir, à défaut de puissance, la presse révèle que Pépère continuerait de butiner de ci- de-là...    

"Gouverner, c’est pleuvoir", avait-il lâché, en pleine affaire Cahuzac, citant le Maréchal Lyautey lors d’une visite d’Etat au Maroc.

"Du noir surgit la lumière", a-t-il déclaré la semaine dernière, récitant sa fiche, après avoir admiré les Outrenoirs de Pierre Soulages et avant de préciser, fataliste : " la lumière, nous la cherchons." De quoi galvaniser les foules dans le marasme !

Et Hollande a encore brillé lors de la célébration des 70 ans du D-day de 1944
Le président Hollande aurait commis deux bavures républicaines dès son accueil de la reine Elisabeth II. 
Le très strict protocole anglais ne l'autorisait pas à tendre la main le premier pour saluer la reine, ni à s'asseoir avant elle dans la voiture qu'ils partageaient. S'il fallait bien que la souveraine s'attendît à subir les manières socialistes, mais elle était en revanche en droit d'attendre le respect dû à son âge, fusse par un rustre sans culotte envers une dame. Le très basique président lui aura peut-être néanmoins épargné la vue de sa braguette ouverte...


Elégance à la française: Hollande, exception culturelle
La récep- tion  de la souve- raine à l'Elysée aura encore été un grand moment de honte
le président socialiste portait encore un pantalon trop grand pour lui, dans un effort désespéré pour se donner une certaine stature internationale.

Pépère peine parmi les grands de ce monde.
Voyez-moi ça, derrière le même pupitre que Barack Obama. On ne peut décidément rien pour lui !


Toast des républicains à la démocratie
Mais lorsque dans l’après-midi, le Président a abusé du mot  ' courage' à de multiples reprises, nul n'a pu lui prêter cette qualité que les observateurs s'accordent à lui dénier. En concluant son discours de Ouistreham, il a donc invité tous les chefs d’Etat réunis, à lui insuffler de ce courage. "A nous aujourd’hui de faire preuve de la même hauteur de vue, de la même audace, de la même volonté ". Il faisait à l'évidence allusion à la crise ukrainienne qu'il a pourtant contribué à encourager et entretenir derrière Obama et Cameron. 
Il pensait donc plutôt à la situation française et à sa propre impuissance face à la résistance du patronat et de la CGT, comme au mépris de l'opposition et aux défis de sa majorité présidentielle déboussolée...

Son "Rien ne se passe comme prévu" ne cesse de raisonner comme le constat de l'échec du changement qu'il annonçait.   






jeudi 25 novembre 2010

Fillon, sa déclaration de politique générale et sa fidélité au Président

Un discours respectueux des directives présidentielles

L'opposition s'étonnera que le Premier ministre ne fasse pas de révélations fracassantes dans ce discours aux députés !
La gauche en est surtout pour ses frais: l'émancipation de François Fillon - voire sa prise de pouvoir - n'aura été que fantasme de l'opposition.

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les députés,


Depuis mai 2007, j'ai l’honneur de servir notre pays sous l’autorité du Président de la République en m’appuyant sur une majorité à laquelle je voudrais ce soir, rendre hommage. À l’approche d’échéances électorales importantes, tout pouvoir est tenté par la prudence et par le jeu des apparences. Le Président de la République s’y est refusé, la persévérance politique étant à ses yeux le choix le plus conforme à l'intérêt national.

Il m’a chargé de diriger le nouveau gouvernement. C’est un gouvernement d’action qui a un double mandat. Le premier, c’est de mettre en œuvre l’engagement de 2007 de bâtir une France moderne. Le second, nous ne l’avons pas recherché, mais c’est celui que nous avons reçu de l’Histoire et il consiste à gérer la pire crise économique depuis la Grande Dépression de 1930.
Cette question de confiance s’inscrit au cœur de ce double mandat. Il ne s’agit pas d’improviser un chemin insolite. Il ne s’agit pas non plus de vous détailler l’agenda des dix-huit mois. Il s’agit de tenir ensemble un cap ! « On ne va pas au vrai par une route oblique », écrivait Victor HUGO.
Ma question est directe : voulons-nous encore et toujours moderniser la société française ?

Les pièges de la crise, le brouhaha des oppositions, les caprices des sondages étoufferont-ils notre volonté réformatrice ou seront-ils, au contraire, les sources d’une détermination renforcée ? Certains voudraient nous voir temporiser, rompre et nous renier.
Renier ce que nous avons fait ?
J’assume notre bilan parce que ceux qui esquivent leurs responsabilités ne méritent pas d’être aux responsabilités !
Et d’ailleurs de quoi pourrions-nous rougir ? D’avoir réformé les universités ? D’avoir réformé les retraites ? D’avoir rééquilibré nos institutions ? D’avoir instauré le service minimum ? D’avoir stoppé la spirale de la délinquance ? D’avoir réussi le Grenelle de l’environnement ? D’avoir affronté avec succès la pire chaîne d’avanies qu’un système capitaliste puisse produire ? Faudrait-il maintenant marquer le pas pour nous faire pardonner d’avoir agi malgré les protestations ?

Mesdames et Messieurs les députés, ce serait à coup sûr susciter le mépris de nos concitoyens. Quand on sert l’intérêt général, on ne s’excuse pas de son courage. Et quand on sert l’intérêt général, l’impopularité d’un jour peut devenir l’estime du lendemain.
Rompre avec le mouvement ? Il ne peut pas en être question parce que notre indécision serait une revanche de la peur. Cette peur du changement qui nous a longtemps conduits à célébrer la théorie du « ni-ni » et à louer celle du « temps laissé au temps ». Cette peur dont nous avons réussi à délivrer le pays, et cela avec l'appui des Français eux-mêmes, qui, bien souvent, ont accompagné ces évolutions avec lucidité.
Alors oui, contre vents et marées, dans le calme et la tempête, contre les conservatismes et pour vaincre les peurs, l’élan de la réforme est intact !
Parce que l’économie mondiale doit être mieux régulée, parce que notre économie doit être plus compétitive, parce que l’emploi doit être soutenu, parce que nos déficits doivent être réduits, parce que nous avons le devoir d’assurer le bien-être de nos aînés en finançant le coût de la dépendance, je vous le dis, nous allons continuer à réformer !
Le progrès, c’est une longue marche qui exige la ténacité et la vérité.
Nous nous battons avec les réalités d’un monde nouveau traumatisé par une récession brutale. Avec vous, nous avons maîtrisé ce choc.
Ensemble, nous en avons cantonné l’impact pour les Français en réussissant à limiter la récession à 2,6 % contre 4 % en Europe et à tenir le chômage en dessous du seuil de 10 %. Ensemble, nous en avons enrayé la dynamique mortelle en Europe en sauvant le système financier, puis la Grèce, puis aujourd'hui l’Irlande.

Mais, Mesdames et Messieurs les députés, la crise n'est pas finie. Elle continue de muter. L’Europe est menacée de stagnation et la crise du surendettement n’est pas encore jugulée.
Mais surtout – et c’est certainement le plus important –, cette crise a accéléré le basculement du centre du monde vers l’Asie et toute la hiérarchie des rapports de force issue du XIXe siècle est en train de se redessiner.

La Chine est devenue, en 2010, la deuxième puissance économique du monde, dépassant le Japon. Elle est devenue le premier exportateur mondial et elle a ravi aux États-Unis la place de premier exportateur de produits de haute technologie.
Avec 84 millions de diplômés de l’université, l’usine du monde s’apprête à devenir le laboratoire du monde. Et il nous faudra attendre plusieurs décennies pour que le développement intérieur du pays crée les conditions d’une concurrence plus équilibrée.
L’Inde, le Brésil avancent, eux aussi, à marche forcée et ce sont des continents entiers qui se dressent et qui nous défient.
Déjà, les États-Unis en souffrent. Alors comment ne serions-nous pas fouettés par ce vent de l’Histoire ?

Dans ce contexte, notre but, c’est la maîtrise de notre souveraineté, c’est la maîtrise de notre liberté. La liberté d’être nous-mêmes, la liberté d’agir par nous-mêmes en suivant nos valeurs. La liberté face à une compétition qui dépossède de leur destin les pays insouciants. Ni indulgence, ni relâchement, ni immobilisme, la réforme reste indispensable.

Avec une dette de 1 600 milliards d’euros, la France ne dispose pas de trésor caché pour se dispenser de ses efforts.
Tous ceux qui multiplient les promesses sont condamnés à les renier. Et j’invite l’opposition à méditer l’avertissement de Charles PÉGUY quand il disait : « Le triomphe de la démagogie est passager mais les ruines sont éternelles » Pour tout dire, ceux qui sèment des illusions récolteront des désillusions.
Maintenant, la bataille de la croissance est commencée.
Je dis aux Français que la reprise est amorcée. Notre taux de croissance en 2010 sera supérieur à 1,5 % et la cible de 2 % en 2011 est clairement à notre portée. Mais il nous faut encore accentuer notre compétitivité économique et scientifique. Il faut nous libérer des déficits pour maintenir les taux d’intérêt à un niveau aussi bas que possible et pour retrouver des marges de manœuvre. Il faut continuer de rénover notre héritage social et non pas faire de nos droits acquis le matelas de notre léthargie.
C’est ainsi et seulement ainsi que la solidarité et l’égalité des chances seront préservées. Il faut trouver, avec notre principal partenaire européen, l’Allemagne, la force d’entraîner l’Europe et construire une gouvernance économique de la zone euro. Pour cela, notre crédibilité économique et financière doit être aussi solide que celle de nos voisins qui ont pris, eux, dix ans d’avance sur nous en termes de réformes.
Il faut enfin – et c’est la mission que le Président de la République s’est assignée en prenant la présidence du G20 –, il faut enfin repenser la gouvernance mondiale, renforcer la régulation financière, lutter contre la volatilité des matières premières, ordonner les distorsions monétaires. Vaste ambition, diront les plus sceptiques.
Mais est-ce qu’ils ne disaient pas déjà la même chose lorsque Nicolas SARKOZY réveilla le G20 en pleine tourmente financière ?

La France va se battre pour convaincre ses partenaires qu’un monde mieux équilibré et mieux régulé est nécessaire et elle sera ainsi fidèle à son message universaliste. C’est ce message qu’avec Michèle ALLIOT-MARIE et Alain JUPPÉ nous assumerons par la diplomatie mais aussi par la force des armes lorsque cela est nécessaire.
En Afghanistan, nous poursuivrons notre stratégie de sécurisation, de reconstruction et de responsabilisation des autorités afghanes. La lutte contre la prolifération nucléaire nous conduira à maintenir la pression sur l’Iran. Le renouvellement de la stratégie de l’OTAN décidé au sommet de Lisbonne doit être l’occasion de poser enfin les fondations d’un système de sécurité collective qui ira de l’Atlantique jusqu’à l’Oural. Le sort de nos otages nous mobilise inlassablement. Au terrorisme, nous opposons une vigilance permanente et la force de caractère de la République.
Tous ces objectifs, tous ces défis, exigent de la cohérence et du courage politiques.

Depuis longtemps, je crois à la nécessité de la continuité pour adapter notre pays en profondeur, sans à-coup, sans psychodrame.
Je crois à la durée. Je crois à la sérénité républicaine !

Les allers-retours, Mesdames et Messieurs les députés, fragilisent l’action publique. Ils nourrissent la suspicion des Français à l’égard de leurs représentants. Les zigzags éreintent la démocratie et fragilisent la démocratie sociale.

En tenant bon sur la réforme des retraites, nous avons réaffirmé l’autorité de l’État et la légitimité du Parlement. Et ce faisant, nous avons clarifié les conditions d'un dialogue social responsable. Après le temps des désaccords, le temps du dialogue pragmatique est revenu. La loi du 20 août 2008, relative à la rénovation du cadre de représentativité, a amorcé un changement du paysage syndical.
Ce sera la clé d’un nouveau réformisme social que je suis prêt, avec Xavier BERTRAND, à soutenir de toutes mes forces. Mais la prochaine étape devra être la révision des règles de la représentativité patronale. Et nous aurons ainsi conforté la légitimité de l’ensemble des partenaires sociaux.
Notre première priorité, c'est la croissance au service de l’emploi. Quelles en sont les conditions ?
D'abord, il faut renforcer la compétitivité. Nous avons un socle pour le faire.

Nous avons, avec Valérie PÉCRESSE, donné aux universités le pouvoir de se battre à armes égales dans la bataille de l’intelligence ; avec Christine LAGARDE, nous avons supprimé la taxe professionnelle et triplé le crédit impôt-recherche ; avec Bruno LE MAIRE, nous avons protégé l’avenir de la filière agricole ; nous avons posé les bases d’une politique de filière et nous avons restauré les conditions d’une politique industrielle que nous avions trop longtemps délaissée : le transport, l’aéronautique, la construction automobile, l’agroalimentaire, l’énergie nucléaire. Voilà les atouts de la France sur lesquels nous allons miser.

En décidant de consacrer 35 milliards d'euros aux investissements d’avenir, comme nous le proposait le rapport d’Alain JUPPÉ et de Michel ROCARD, nous allons renforcer ces secteurs stratégiques.

Mesdames et messieurs les députés, dans les prochains mois, plus d’une centaine de projets vont être sélectionnés.
Dix-neuf milliards seront affectés à l’Enseignement supérieur et la Recherche, 6,5 milliards aux filières industrielles et aux PME, 5 milliards au développement durable et 4,5 milliards à l’économie numérique.
D’un côté, ces investissements massifs pour aller chercher la croissance sur les segments les plus porteurs de l’économie, et de l’autre la rigueur budgétaire pour réduire nos déficits, voilà tout l’équilibre de notre politique économique.

Mesdames et Messieurs les Députés, nous ne devons pas nous payer de mots. Il n’y aura plus de dépenses publiques supplémentaires pour relancer la croissance. En revanche, nous avons le devoir d’offrir à nos entreprises des financements de long terme pour soutenir leur développement. Nous devons orienter l’épargne sur l’investissement de long terme et notamment en actions, et sur les projets d’intérêt général.
Plutôt que d’alimenter des bulles spéculatives, c’est là que l’ingénierie financière doit s’employer au soutien de l’économie réelle et de l’emploi.

Au sein de l’Union européenne, la France proposera dans ce sens la création d’un fonds européen de capital-risque en faveur des entreprises innovantes, ainsi qu’un fonds européen des brevets pour valoriser les résultats de la Recherche.
Le développement durable constitue, lui aussi, un instrument de notre croissance. Les engagements du Grenelle de l’environnement seront intégralement respectés. L’écologie créatrice et non pas l’écologie punitive, cette écologie créatrice est une source d’emplois ! C’est le vecteur des technologies de demain ! C’est la marque d’une société qui sait valoriser ses ressources et qui ne gâche pas son patrimoine, et ce faisant, c’est un gage supplémentaire de l’attractivité de notre territoire. C’est ce message que Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET portera lors des négociations de Cancun.

Comment renforcer notre compétitivité sans parler de la fiscalité ?
Notre fiscalité, c’est un chef d'œuvre de complexité.
Au point d'en affecter l'efficacité et même l'équité. Nous avons le taux de prélèvements obligatoires à 4 points de plus que la moyenne européenne.
Et la fiscalité directe sur les entreprises est en moyenne supérieure à 5 points à ce qu'elle est chez nos voisins européens !
Au vu de ce constat, mon premier engagement : c'est qu'il n'y aura pas de hausse d'impôt.
Et ma seconde conviction, c'est que le statu quo est impossible ! Nous avons déjà fait beaucoup, avec le crédit Impôt/Recherche et la réforme de la taxe professionnelle. Nous allons continuer à agir, en nous tenant à trois principes : la fiscalité doit servir notre compétitivité; la fiscalité doit rechercher la justice, et la fiscalité doit être lisible, donc elle doit être aussi simple que possible.
Avec le boulier fiscal, nous avons cherché à limiter les effets d’une fiscalité inadaptée, mais il faut bien le dire, sans traiter le mal à la racine. Le Président de la République nous propose aujourd’hui de nous atteler à une réforme profonde de la fiscalité du patrimoine. Cette réforme, je veux d’abord dire qu’elle doit se faire à produit constant et dans le respect d’un principe cardinal de notre fiscalité depuis 1789 : que chacun contribue à proportion de ses capacités, parce que l’impôt, pour être légitime, doit être juste !

Nous apporterons une réponse avant l’été 2011 et nous le ferons à partir d'une réflexion d'ensemble avec nos voisins allemands.
Je dois dire d’ailleurs que de ce point de vue, ce qui se passe aujourd’hui dans la zone Euro, montre à quel point il y a une urgence à rapprocher progressivement les fiscalités des pays qui partagent la même monnaie ! La Cour des Comptes et l’Académie fédérale des finances allemande nous remettront un diagnostic comparé en janvier 2011. Et c’est ce diagnostic qui sera la base d'un travail législatif que nous mènerons sans a priori.

La gestion rigoureuse de la dépense publique, c’est la seconde condition de la croissance. Nous avons tracé, avec le programme de stabilité et la loi de Programmation des finances publiques que vous avez votée, la ligne de cet effort de redressement. Alors que le déficit atteint 7,7 % du PIB en 2010, nous reviendrons à 6 % en 2011, à 4,6 % en 2012, à 3 % en 2013 et à 2 % en 2014. Cette trajectoire vertueuse exige une mobilisation sans faille ! Une mobilisation de l'Etat, bien sûr, mais aussi une mobilisation des régimes sociaux et des collectivités territoriales.
Dans ces conditions et seulement dans ces conditions, la dette publique sera stabilisée à partir de 2012 et elle commencera à décroître ensuite.

Pour ce qui concerne l'Etat, j’ai arrêté un budget pluriannuel 2011-2013, qui repose sur la stabilisation en euros courants des dépenses hors dette et hors pensions sur toute la période. Cette norme s'applique aussi, vous le savez, aux transferts de l'Etat vers les collectivités territoriales, qui sont gelés en valeur. Sur les effectifs, nous poursuivrons, avec François BAROIN et Georges TRON, la politique de non-remplacement d'un départ à la retraite sur deux, initiée au début du quinquennat. Chaque année, les effectifs de l'Etat diminuent ainsi de plus de 30.000.

Mesdames et messieurs les députés, nous avons l’administration la plus importante en Europe ! Nous pensons que nous pouvons gagner, avec elle, en qualité et en productivité.
Au lendemain de l’ouverture du congrès des maires, je veux dire mon attachement à un dialogue constructif avec tous les élus. La France des territoires, de métropole et d’Outre-mer, la France des espaces ruraux façonne notre nation.
Je mesure les efforts que le gouvernement demande aux élus locaux de partager. Je veux poursuivre avec eux un dialogue approfondi, dans le cadre de la conférence des exécutifs, parce qu’il n’y a pas d’un côté, Paris et de l’autre, les territoires ! Il n’y a qu’une France qui vit, à tous les niveaux, l’exigence de l’effort et de l’efficacité au service des Français !

Nous souhaitons inscrire dans notre Constitution des principes garantissant la maîtrise des finances publiques. Le gouvernement saisira donc prochainement les groupes politiques d'un document d’orientation, afin que nous regardions ensemble si un consensus peut être atteint sur cette question.
Tous ces efforts sont concentrés autour d’un choix politique que nous assumons : c’est le choix de la vertu budgétaire, au nom de notre indépendance, au nom des solidarités de demain, au nom des familles qui s’agrandissent, au nom de l’avenir que nous écrivons aujourd’hui.

On a beaucoup parlé de la jeunesse ces derniers mois et de sa peur de l’avenir. Dissiper cette peur, c’est d’abord alléger le fardeau de la dette qui pèse au dessus de chaque berceau.
C’est aussi, avec Luc CHATEL et Frédéric MITTERRAND, rappeler que la République ne baisse pas ses prétentions en matière d’éducation, de formation et de culture. La réforme du lycée, le soutien personnalisé, le socle commun, et le respect des enseignants sont pour nous au cœur de l’égalité des chances.
Dans un monde qui change à toute allure, il est vrai que la jeunesse peut se sentir désemparée, comme isolée au sein de sa génération. Nous lui disons que ce malaise n’est pas le résultat des changements que nous avons initiés, mais de l’immobilisme au sein duquel nous avons longtemps baigné !
Pour dégager des perspectives nouvelles, nous avons fait le choix du mouvement, nous avons fait le choix de concentrer les efforts de la nation autour de la recherche, du travail, de la rénovation sociale, de la reconnaissance des talents. L’Histoire dira si nous avons réussi, mais qui pourrait, aujourd’hui, nous lancer la pierre en disant : « Ils n’ont rien fait » ?
Ceux qui ont pris la responsabilité d’entraîner des lycéens dans la rue pour défendre la retraite à 60 ans, ceux-là se rendent-ils compte de l’image dépressive qu’ils inculquent à des jeunes qui ont le devoir de saisir pleinement la vie ? Si la jeunesse est « désenchantée », comme le prétendent les observateurs, à qui la faute si ce n’est à nous, les adultes qui, depuis des décennies, peignons la France sous les visages de l’échec, de la honte de nous-mêmes, du catastrophisme, alors que notre pays reste celui de tous les possibles pour peu qu’on croie aux valeurs de l’audace, de la curiosité, de l’engagement !

Non, nous n’opposons pas l’efficacité économique, la rigueur budgétaire à la cohésion sociale. Dans la crise, tous nos dispositifs de solidarité ont été mis en action. Et s’il est juste de dire que les Français ont « serré leur budget », il est juste de dire aussi que nous les avons protégés du mieux possible.
Nos amortisseurs ont joué pleinement leur rôle, et je veux dire que la plupart de nos voisins n’ont pas eu le même privilège.
Même au plus fort de la crise, le pouvoir d’achat a progressé : +1,6 % en 2009, + 1,3 % en 2010. Du côté des prix, avec la loi de modernisation de l’économie, nous avons divisé par trois les marges arrière.
La hausse des prix dans la grande distribution a été ainsi conjurée.

Chacun sait, mesdames et messieurs les députés, que pour les familles, et notamment pour les classes moyennes, le logement constitue la première des dépenses. Depuis vingt ans, la contraction du marché de l’immobilier a fait bondir les prix. Il faut donc continuer de construire, de développer l’offre, de renforcer la transparence de ce marché. Avec 120.000 logements sociaux en 2009, jamais un gouvernement n’a autant fait !
Jamais, jamais ! Jamais non plus, nous n’avons autant fait pour l’accession à la propriété qu’avec le prêt à taux zéro renforcé qui sera mis en place au 1er janvier.
Nous allons renforcer notre politique de la ville, repenser et resocialiser les quartiers difficiles avec l’appui du monde associatif, tisser les liens du Grand Paris, poursuivre nos efforts sur l’hébergement d’urgence et sur l’accès au logement.
Maurice LEROY, Benoist APPARU, Philippe RICHERT ont pour mission de prolonger le Plan de rénovation urbaine en ciblant les opérations les plus urgentes, et en assumant des choix clairs, à l’opposé de la tentation du saupoudrage.
Comment aussi ne pas voir que nos réglementations pèsent par leur complexité même ? Et c’est particulièrement vrai en matière d’urbanisme. La sédimentation bureaucratique des textes et des procédures gagne si l’on n’y prend pas garde. Reprenons ensemble les chantiers de la simplification du droit et des procédures. Allégeons les impôts papier et les normes excessives ! Evaluons, revisitons notre droit pour que la loi soit mieux comprise, mieux appliquée et reflète toujours ce qu’elle doit être, c’est-à-dire l’expression de la volonté générale.

Mesdames et messieurs les députés, au coeur de la cohésion sociale, il y a l’emploi.
Pendant la crise, nous avons mis en place avec les partenaires sociaux des mesures exceptionnelles et massives. Cette politique a porté ses fruits.
Notre économie recommence à créer des emplois depuis le début de l’année. Nous devons aujourd’hui relancer nos politiques de l’emploi et progresser dans la voie de la flexisecurité. Il nous revient d’en fixer les objectifs, le calendrier, la méthode mais je veux dire que c’est aux partenaires sociaux d’en proposer et d’en définir les modalités et les outils.
Quels sont ces objectifs ? D’abord, garantir une meilleure insertion professionnelle pour les jeunes. Nous ne pouvons pas accepter un taux de chômage des jeunes qui reste depuis si longtemps bloqué à un niveau aussi élevé.
Leur parcours pour une insertion durable dans l’emploi doit être moins discontinu, plus rapide. Et nous savons tous que parmi les solutions les plus efficaces, il y a l’apprentissage et il y a l’alternance.
Parce que l’apprentissage et l’alternance assurent une insertion dans l’emploi à plus de 70 %. Aujourd’hui nous avons environ 600.000 jeunes en alternance. Et bien nous nous fixons l’objectif de doubler ce chiffre et pour ce faire, nous voulons engager avec les régions un dialogue constructif.
Il faut ensuite assurer une meilleure protection contre les ruptures des parcours et notamment en cas de licenciement collectif. Avec le contrat de transition professionnelle, nous avons un outil efficace de reconversion et d’accompagnement vers l’emploi. Et bien nous voulons harmoniser la convention de reclassement personnalisé et ce contrat de transition professionnelle, pour aller vers la généralisation de cet outil.
Enfin, je veux dire que le gouvernement sera très vigilant sur la mise en œuvre des accords d’entreprise ou de branche et des plans d’action en direction des seniors. Il est prêt à accompagner les initiatives que les partenaires sociaux voudront prendre. Ceux-ci ont d’ores et déjà indiqué leur intention d’ouvrir un chantier de l’emploi des jeunes et des seniors. Ils doivent également négocier une nouvelle convention d’assurance-chômage. Je leur fais confiance pour proposer de nouveaux outils sur ces points, la balle est dans leur camp.
Au début de 2011, nous pourrons ensemble fixer le contenu de ce que sera l’agenda social des prochains mois.

Avec l’emploi, la sauvegarde et la modernisation de notre système de protection sociale s’imposent à nous. Nous avons commencé avec la réforme des retraites. Avec Xavier BERTRAND et Roselyne BACHELOT, nous allons poursuivre. Nous ne devons pas laisser dériver les comptes de l’assurance maladie par démagogie. Nous ne pouvons pas esquiver sur cette question notre responsabilité collective. Nous lancerons une concertation nationale sur la protection sociale qui associera tous les acteurs, les partenaires sociaux, les professionnels de santé, les mutuelles, les assurances, les collectivités territoriales, au premier rang d’entre-elles les Conseils généraux.

Cette concertation devra examiner les voies et moyens de réguler les dépenses de santé, de fixer la part des régimes obligatoires et complémentaires et de diversifier les modes de financement. Cette Concertation nationale aura évidemment pour but immédiat de traiter la question de la dépendance. Le coût est estimé à 22 milliards d’euros et il devrait atteindre les 30 milliards dans les prochaines années. Le nombre des plus de 75 ans devrait doubler au cours des prochaines décennies. Il s'agira en premier lieu, de déterminer les besoins réels des personnes, d’examiner comment assurer le maintien à domicile des personnes âgées le plus longtemps possible. Il faudra ensuite sérier les pistes de financement : assurance obligatoire ou facultative, collective ou individuelle ?
C’est la concertation qui permettra de répondre à toutes ces questions, sans a priori et sans préjugé. La dépendance, Mesdames et Messieurs les députés, est un sujet majeur, c’est un sujet incontournable. Il a fallu plusieurs années de débats et de rapports pour que la question des retraites arrive à maturité dans l’opinion. Eh bien avec le Président de la République, nous voulons préparer le défi de la dépendance avant que l’urgence ne s’abatte sur nous.

Mesdames et Messieurs les députés, la force de notre nation ne réside pas seulement dans la résolution de ceux qui la dirigent. Elle naît et s’épanouit dans le cœur de chacun. Inscrire sa destinée dans un destin commun, donner à son pays autant que l’on reçoit de lui, transmettre à nos enfants un peu plus que ce que nos parents nous ont légué, intégrer et assimiler les étrangers qui rejoignent la communauté nationale, c’est là l’esprit du pacte républicain. Ce pacte nous savons tous qu’il est fragile et partout où l’Etat démissionne, l’incivisme et le désordre gagnent.
Notre volonté de rehausser les valeurs qui fondent la République française reste intacte.
Notre volonté d’endiguer l’immigration clandestine ne faillira pas !
Notre volonté de combattre l’insécurité n’est pas de circonstance parce que ce n’est pas le combat d’un jour et parce que cela ne peut pas être un combat politicien. La réponse policière et pénale doit s’adapter à des phénomènes alliant criminalité organisée, délinquance urbaine, trafics d’armes et de drogue.
Contre ces fléaux, l’efficacité de notre lutte dépend des forces de l’ordre dont je veux saluer le travail. Elle dépend des élus de terrain, les maires qui sont en première ligne ; elle dépend aussi de la capacité de la chaîne pénale à rendre effectif le principe d’exemplarité des peines sans lequel la récidive est quasiment assurée.

Le Président de la République a annoncé une série de mesures qui sont inscrites dans la loi d'orientation et de programmation pour la sécurité intérieure portée par Brice HORTEFEUX. De Grenoble à Marseille, la démonstration est faite qu’aucun relâchement, aucune complaisance, ne sont possibles. Le défi est policier, il est judiciaire, éducatif, familial mais il est aussi moral. C’est toute une chaîne de responsabilité, de civisme, de respect mutuel que nous devons ensemble retendre. Le Parti socialiste se targue d’avoir fait sa mue sur les questions de sécurité. Après 20 ans d’indécision, 20 années aux cours desquelles la gauche refusa de regarder la réalité en face, eh bien j’attends toujours qu’elle joigne ses efforts aux nôtres.

Parmi les fondements de notre Etat républicain, il y a la justice, respect de la Loi, force du droit. Oui, c'est à partir de là qu'existe l'Etat de droit et que la démocratie peut vivre dans le respect de chacun. La Justice n'échappe pas aux mouvements du temps. Et parmi ceux-ci, une conception toujours plus exigeante des droits de la Défense qui amènera à revoir les conditions de la garde à vue. Ce texte, vous allez en débattre bientôt sur la base d'un projet ambitieux qui fait de l'assistance par un avocat en garde à vue un principe, tout en ménageant les nécessités de l'enquête. Des affaires récentes ont mis en lumière l'attention toujours vive que porte la société à la justice pénale. Rien de ce qu'elle décide ne lui est indifférent. Et plus que toutes autres, les juridictions pénales exercent l'autorité publique et garantissent l'ordre public. Le principe selon lequel, comme toute juridiction, celles-ci jugent au nom du peuple français est vécu avec une intensité particulière. Et cela justifie le rôle éminent du Parquet aussi bien que la présence des jurés aux assises.

Le Président de la République nous invite à aller plus loin. Le Garde des Sceaux ouvrira donc un large débat pour savoir comment renforcer ce lien entre le peuple souverain et sa justice pénale. Non pas par méfiance à l'égard des magistrats dont le professionnalisme et la haute conscience méritent notre respect. Mais pour que nos concitoyens se reconnaissent toujours mieux dans la Justice, pour éviter une sorte de schisme insidieux qui couperait le pays légal du pays réel. Quels délits peuvent donner lieu à des formations de jugement impliquant la participation d'assesseurs issus de la société civile ? Faut-il envisager un seuil de gravité ? Est-ce en première instance ou seulement en appel ? Ne faut-il pas aussi réfléchir au fonctionnement des assises ? Est-il nécessaire d'avoir toujours 9 jurés ou bien peut-on dans les cas les moins graves trouver une forme de participation populaire moins lourde ? Enfin, en matière de libération conditionnelle, lorsque le tribunal d'application des peines statue, ne devrait-il pas dans certains cas s'élargir à des non magistrats ? Bien sûr je ne méconnais pas les problèmes matériels que poseront ces évolutions, mais je veux dire que ceux-ci ne peuvent empêcher une réflexion de fond.

A ce stade, je ne veux préjugez de rien, mais je demande à la Représentation nationale d'aborder avec le gouvernement le débat sans a priori. L’esprit de justice, je le vois aussi dans la mise en œuvre des révisions de la Constitution votée par le Parlement en 2007 et 2008. La question prioritaire de constitutionnalité, Mesdames et Messieurs les Députés, est une avancée démocratique que la gauche n’a jamais osé engager en son temps. Eh bien, la loi organique sur le Défenseur des droits votée au Sénat en juin, sera inscrite à l’ordre du jour de votre Assemblée au tout début de l’année 2011, pour une mise en place au printemps. Et les deux dernières lois organiques attendues pour l’application des dispositions votées ont été transmises au Conseil d’Etat. Elles seront délibérées en Conseil des ministres avant la fin de l’année. Il s’agit du referendum d’initiative populaire d’une part et du nouveau régime de mise en cause de la responsabilité du Chef de l’Etat.

Monsieur le Président… C’est étonnant de voir l’impatience qu’il y a sur les rangs de la gauche, à voir mise en œuvre une réforme que la plupart d’entre eux, ont combattue et non pas votée.

Mesdames et messieurs les députés, depuis 2007, nous modernisons le modèle français. Notre espérance nous interdit de piétiner devant les difficultés ; d’être indulgents sur nos faiblesses et d’être inutilement divisés. Je refuse toute idée d’usure ou de pause. L’usure est la maladie du découragement et la pause c’est la marque des indécis.
Nous nous sommes depuis trop d’années bercés de la certitude de notre grandeur.
Nous nous sommes depuis trop d’années nourris de l’illusion qu’une croissance meilleure suffirait à remettre les choses à l’endroit. Sur le rivage du monde, nous avons attendu le retour des vents favorables en essayant de colmater les brèches les plus périlleuses.
Nicolas SARKOZY a proposé à la France d’assumer les réalités d’un monde qui peut nous déplaire mais qui est le nôtre. Il a proposé de reconstruire notre communauté nationale autour du travail. Il a donné la priorité à nos forces universitaires, scientifiques et à nos entrepreneurs. Et bien je suis persuadé que cette voie est la bonne. C’est la seule qui s’inscrit dans la fidélité de notre héritage. Les Français savent très bien à quel travail opiniâtre ils doivent le modèle social qui les protège, la culture qui les relie, les paysages qu’ils aiment, la République qu’ils chérissent. Ils savent ce qu’ils doivent aux générations passées, elles qui se sont battues pour la liberté et le progrès.
Nous sommes les héritiers de rêves acharnés. Je suis persuadé que ce rêve est vivant !

Les temps changent, les générations passent, mais dans ce Palais Bourbon, une voix persiste : c’est celle de l’unité de la nation. D’une nation qui s’est progressivement organisée autour de territoires, d’une langue, d’un Etat, pour devenir ce qu’est la France d’aujourd’hui : un point ardent dans la géographie du monde. Renoncer, douter, serait se parjurer devant l’Histoire. Ce serait laisser le terrain libre à tous ceux qui avancent des idées fausses et des fausses pistes, ces mirages désastreux que sont le partage du travail, la retraite le plus tôt possible, l’endettement sans fin, la diabolisation du capital, le protectionnisme.
Cesser d’avancer, ce serait oublier ce que nous avons fait et ce qu’il nous reste à faire. Notre marche n'est pas finie.

Nous devons pouvoir regarder nos concitoyens dans les yeux, parce que nous avons été fidèles à nos engagements. Nous devons les convaincre que le courage des réformes est plus protecteur que la quiétude de l'inaction. Nous devons être plus crédibles que nos détracteurs et cela exige droiture, solidité et unité.

Mesdames et Messieurs les députés, la confiance que je vous demande n’est pas une marque d’allégeance. Elle est la marque de notre fidélité, la marque de notre volonté, elle est la marque résolue de ceux qui, jusqu’au terme de leur mandat, agissent pour l’espérance et pour la France.

Ce texte est une base de références pour les victimes des manipulations de la 'presse infâme' et des
'chefs de bandes' (extrait -transposable- de l'éloge funèbre de Léon Blum à Roger Salengro - Lille, le 22 novembre 1936)

mardi 8 juin 2010

La grotesque Désirdavenir Royal a ses sources...

Rien qui indigne Hamon ni qui n'inspire Didier Porte ou Stéphane Guillon

Certains, avec le temps, n'apprennent rien

Madame Royal serait-elle sortie d'une école de journalisme qu'elle n'y aurait pas appris à vérifier ses sources, mais elle sort de l'ENA; alors, qui apprend-on dans cette noble institution ? Sa réputation n'est pas entamée; il arrive qu'elle soit entachée par des éléments susceptibles d'y faire illusion, puisqu'aussi bien ils peuvent tromper près de la moitié des électeurs d'un pays. Ce fut le cas à la présidentielle 2007 et c'est encore confirmé en juin 2010.

La sottise de Désirdavenir Royal a une nouvelle fois pris le dessus

Il y avait lontemps !
Le 10 mai, journée nationale en mémoire de l'esclavage, la présidente PS du Conseil régional de Poitou-Charentes, Marie-sEGOlène Royal, avait voulu se distinguer en rendant hommage sur son blog à un Rochellois qu'elle connaît particulièrement bien, Léon-Robert de L'Astran. Pour ceux qui n'auraient pas l'immense culture de la picto-charentaise, l'illustre célébrité était un humaniste et fils d'armateur, qui, selon son admiratrice, "refusa que les bâteaux qu'il héritait de son père continuent de servir un trafic qu'il réprouvait". La présidente de région l'a-t-elle cité pour servir la gloire de cet adversaire rochelais de l'esclavage au XVIIIe siècle, pour faire impression, ou pour écraser les lecteurs de sa culture, qui sait ?
Mais le journal Sud Ouest a révélé hier le pot aux roses: l'illustre penseur qui inspire la malheureuse et alimente sa réflexion, est en réalité le fruit de l'imagination d'un internaute et n'a jamais existé !

De cette gloire locale qui fascine la pauvrette, Jacques de Cauna, membre du centre international de recherche sur l'esclavage , dit: "on ne retrouve sa trace dans aucune archive; il est le fruit de l'imagination de quelqu'un qui s'est peut-être inspiré d'histoires réelles de fils de négriers."

"Mais rien dans cette histoire ne tient debout. Ni les personnages, ni même le bateau qui le transporte", s'emporte l'historien bordelais Jacques de Cauna, spécialiste du commerce triangulaire en Haïti.

Un historien rochelais, Jean-Louis Mahé, confirme: "Je n'ai jamais vu ce nom là ; on ne peut vérifier aucun des détails qui sont donnés ; il ne figure sur aucun registre de l'époque pas plus que le nom du bateau de son père qui était armateur", confirme l'érudit local.


Explication de la méprise?

La candidate socialiste recalée à l'épreuve du 2e tour de la présidentielle avait fait un copié-collé d'un article de l'encyclopédie en ligne Wikipedia, aujourd'hui retirée.

Dailymotion a pareillement 'blacklisté' la video montrant ce pauvre Henri Krasucki (syndicaliste CGT particulièrement compétent) patauger dans les centimes et les millions de francs: elle est en revanche visible sur YouTube, qui n'est pas français et moins sujet aux pressions des défenseurs de la liberté de l'information... D'autres - qui ne sont pas à l'avantage de la gauche - disparaissent ainsi régulièrement: la fameuse auto-censure...

L'arroseuse arrosée

Contactée, l'amère Royal ne veut plus desserrer les dents ni remuer les lèvres. Lundi en milieu d'après-midi, la mystificatrice mystifiée n'avait pas réagi et recherchait des coupables.

Savoir qui va trinquer ? Le marais poitevin tremble...

mardi 27 octobre 2009

Philippe Bilger: honte à Jacques Weber, sectaire et vulgaire

Weber fait le Jacques et manque le virage de la soixantaine

Qu'est-ce qui justifie l'ire de Philippe Bilger?

  • Ce magistrat, avocat général depuis 1999 et sexagénaire posé, à l'élocution lente et articulée s'échauffe est tout à fait inattendu, mais que d'autres restent placides l'est nettement moins.

  • L'artiste est-il excusable de ne pas réussir à négocier le cap des 60 ans ?
    Ce n'est pas le problème des honnêtes gens. Qu'il ait besoin de faire le bouffon ne suffirait pas à irriter l'avocat général Bilger. Alors, l'histrion est probablement en déficit de reconnaissance depuis qu'il s'est fonctionarisé de centre d'art dramatique en théatre de province. Qu'il souffre d'un cholestérol handicapant ou d'une prostate encombrante ne nous regarde pas, mais il semble bien que l'artiste sur le retour délocalisé à Nice, et interprète actuellement de grands textes qui le dépassent, a le sex-appeal en berne depuis qu'il joua complètement nu dans Le Malin Plaisir en 1975 ? Qu'y pouvons-nous ? Devons-nous le subir les fluctuations de son taux de PSA ?

    Grâce à ses écarts de langage, les jeunes théâtreux découvriront peut-être enfin l'insignifiance de son existence.
    Sa filmographie est certes copieuse mais de quelle oeuvre majeure peut-il s'enorgueillir? Pour en imposer d'autant plus sûrement qu'il ne peut se flatter d'aucun passage en conservatoire, fallait-il vraiment qu'il étalonne ses idées à une culture plaquée et qu'il en compense nécessairement les trous noirs par un verbe haut et des tirades aussi péremptoires et caricaturales que vulgaires.

    VOIR et ENTENDRE le « crétin » heureux de retrouver un public:




    Jacques'>http://www.dailymotion.com/video/xaw1t5_jacques-weberfrederic-lefebvre-est_news">Jacques Weber:"Frédéric Lefebvre est le plus con qui soit!"



    envoyé par lesgrandesgueules. - http://www.dailymotion.com/fr/channel/news">Regardez les dernières vidéos d'actu.





    Voici la réaction de Philippe Bilger




    Jacques Weber nous fait honte



    "Parce que le comédien-metteur en scène Jacques Weber a été invité aux "Grandes Gueules" sur Radio Monte Carlo (RMC), il n'aurait pas dû se croire tout permis.





    Parce que Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, n'hésite pas dans le débat public à dire ce qu'il pense et qu'il est devenu "la tête de turc" de beaucoup, on aurait le droit de le traiter d'une manière indigne ?





    De quelle légitimité les artistes tirent-ils donc les privautés qu'ils s'octroient pour détruire, fustiger et traîner dans la boue de leur langage des personnalités qui valent au moins autant qu'eux ?





    Jacques Weber, sans doute très fier de lui devant d'excellents animateurs que j'apprécie et qui n'en demandaient certainement pas tant, s'est permis de qualifier Frédéric Lefebvre de "le plus vulgaire... de crétin de service... du plus con... du plus effroyable qui soit pour parler à la population..." Il ne s'est pas arrêté là. Comme "la population est bête et imbécile, il faut un bête et un imbécile pour leur parler". Il a terminé en laideur : "Jamais vu un type pareil. A certains moments, le porte-parole de l'UMP lui donne envie de lui casser la gueule ! (nouvelobs.com, Le Post et Le Figaro.fr).





    Incidemment, on perçoit l'estime que Jacques Weber porte à ses concitoyens dont il est bien heureux que certains viennent voir ses spectacles. Quelle triste caricature de l'humanisme surexcité qu'il déverse quand il vient faire oeuvre promotionnelle, que cette bile méprisante qui renvoie le "peuple" au néant d'où il n'aurait jamais dû sortir, pour laisser toute la place aux élites !





    Ainsi, l'opposition intellectuelle et politique trouverait sa plus magnifique illustration dans ces mots de violence brute et humiliante ! Quel paradoxe d'entendre cet homme cultivé "se payer" Frédéric Lefebvre sur ce mode infiniment grossier que ce dernier - auquel on peut reprocher ses propositions, ses apologies ou ses provocations - n'a jamais exploité ni dans ses mots ni dans ses tournures ! L'UMP a de beaux jours devant elle si rien d'autre que cette outrageante déclaration ne lui est adressée !





    C'est une honte qu'on en soit arrivé là. Certes, je ne surestime pas l'influence de Jacques Weber mais il n'empêche qu'il bénéficie, pour certains, d'une aura, d'une influence qui devraient lui imposer un devoir de dignité et de tenue, qui n'exclut en rien la virulence du fond. Toutes les polémiques que l'actualité de ces derniers mois a suscitées (de Clearstream à l'EPAD avec Jean Sarkozy - il a réglé le problème sur France 2 - en passant par la lecture forcée de la dernière lettre de Guy Môquet et la critique des médias) méritaient-elles d'être ainsi ridiculisées, dévoyées par un ton si peu républicain, des insultes de type totalitaire qui s'acharnent à tourner en dérision haineuse l'homme faute d'avoir le talent de pourfendre ses idées ?





    La conséquence de cette misérable prestation - et j'en suis satisfait pour la démocratie - est que dans l'instant on préfèrerait avoir tort avec Frédéric Lefebvre que raison avec Jacques Weber. On aspire à défendre le premier quand le second est tombé dans l'indécence.





    Jacques Weber, en insultant de la sorte, avec ce degré zéro de la foucade, même pour les Grandes Gueules !, nous a offensés comme si nous étions tous Frédéric Lefebvre. La démocratie, c'est peut-être, pour l'humain, ce partage des honneurs et des offenses. Quoi qu'on en ait, au-delà de nos sympathies ou antipathies personnelles. On est sali par contagion.



    Jacques Weber nous fait honte.
    »





    Tout comme les journalistes qui font l'impasse sur ce type d'écart indécent d'un bouffi d'orgueil dont regorge le monde du spectacle.





    Conclusion:
    Weber n'épargne pas même son public



    «La population est bête et imbécile", du Weber dans le texte...



    Il y a des tomates qui se perdent... Et pourquoi pas des oeufs pourris ?



    Autres citations accablantes:






  • "Vieillir comédien est une très belle chose, ça me comble intimement" (Le Figaro Magazine 07/06/2008) Et nous donc !





  • "Avec beaucoup d'humilité, je crois que je me bonifie avec le temps, comme le bon vin » (Le Parisien 03/06/2008) Etait-il à jeûn ?





  • "Quand on vieillit, on ne joue plus : on est. » (Le Figaro Magazine 07/06/208)



    C'est donc son moi profond qui, pour nous faire horreur, s'est ainsi étalé ...


  • Voici la réaction de Philippe Bilger

    Jacques Weber nous fait honte
    Parce que le comédien-metteur en scène Jacques Weber a été invité aux "Grandes Gueules" sur Radio Monte Carlo (RMC), il n'aurait pas dû se croire tout permis.

    Parce que Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, n'hésite pas dans le débat public à dire ce qu'il pense et qu'il est devenu "la tête de turc" de beaucoup, on aurait le droit de le traiter d'une manière indigne ?

    De quelle légitimité les artistes tirent-ils donc les privautés qu'ils s'octroient pour détruire, fustiger et traîner dans la boue de leur langage des personnalités qui valent au moins autant qu'eux ?

    Jacques Weber, sans doute très fier de lui devant d'excellents animateurs que j'apprécie et qui n'en demandaient certainement pas tant, s'est permis de qualifier Frédéric Lefebvre de "le plus vulgaire... de crétin de service... du plus con... du plus effroyable qui soit pour parler à la population..." Il ne s'est pas arrêté là. Comme "la population est bête et imbécile, il faut un bête et un imbécile pour leur parler". Il a terminé en laideur : "Jamais vu un type pareil. A certains moments, le porte-parole de l'UMP lui donne envie de lui casser la gueule ! (nouvelobs.com, Le Post et Le Figaro.fr).

    Incidemment, on perçoit l'estime que Jacques Weber porte à ses concitoyens dont il est bien heureux que certains viennent voir ses spectacles. Quelle triste caricature de l'humanisme surexcité qu'il déverse quand il vient faire oeuvre promotionnelle, que cette bile méprisante qui renvoie le "peuple" au néant d'où il n'aurait jamais dû sortir, pour laisser toute la place aux élites !

    Ainsi, l'opposition intellectuelle et politique trouverait sa plus magnifique illustration dans ces mots de violence brute et humiliante ! Quel paradoxe d'entendre cet homme cultivé "se payer" Frédéric Lefebvre sur ce mode infiniment grossier que ce dernier - auquel on peut reprocher ses propositions, ses apologies ou ses provocations - n'a jamais exploité ni dans ses mots ni dans ses tournures ! L'UMP a de beaux jours devant elle si rien d'autre que cette outrageante déclaration ne lui est adressée !

    C'est une honte qu'on en soit arrivé là. Certes, je ne surestime pas l'influence de Jacques Weber mais il n'empêche qu'il bénéficie, pour certains, d'une aura, d'une influence qui devraient lui imposer un devoir de dignité et de tenue, qui n'exclut en rien la virulence du fond. Toutes les polémiques que l'actualité de ces derniers mois a suscitées (de Clearstream à l'EPAD avec Jean Sarkozy - il a réglé le problème sur France 2 - en passant par la lecture forcée de la dernière lettre de Guy Môquet et la critique des médias) méritaient-elles d'être ainsi ridiculisées, dévoyées par un ton si peu républicain, des insultes de type totalitaire qui s'acharnent à tourner en dérision haineuse l'homme faute d'avoir le talent de pourfendre ses idées ?

    La conséquence de cette misérable prestation - et j'en suis satisfait pour la démocratie - est que dans l'instant on préfèrerait avoir tort avec Frédéric Lefebvre que raison avec Jacques Weber. On aspire à défendre le premier quand le second est tombé dans l'indécence.

    Jacques Weber, en insultant de la sorte, avec ce degré zéro de la foucade, même pour les Grandes Gueules !, nous a offensés comme si nous étions tous Frédéric Lefebvre. La démocratie, c'est peut-être, pour l'humain, ce partage des honneurs et des offenses. Quoi qu'on en ait, au-delà de nos sympathies ou antipathies personnelles. On est sali par contagion.

    Jacques Weber nous fait honte. »

    Conclusion: Weber n'a que du respect pour son public
    «La population est bête et imbécile"
    Il y a des tomates qui se perdent... Et pourquoi pas des oeufs pourris ?

    Tout comme les journalistes qui font l'impasse sur ce type d'écart indécent d'un bouffi d'orgueil dont regorge le monde du spectacle.

    Quelques citations accablantes:
  • "Vieillir comédien est une très belle chose, ça me comble intimement" (Le Figaro Magazine 07/06/2008) Et nousdonc !
  • « Avec beaucoup d'humilité, je crois que je me bonifie avec le temps, comme le bon vin » (Le Parisien 03/06/2008) Etait-il à jeûn ?
  • "Quand on vieillit, on ne joue plus : on est." (Le Figaro Magazine 07/06/208)

    C'est donc son moi profond qui, pour nous faire horreur, s'est ainsi étalé ...


  • mardi 30 juin 2009

    Prix de l'humour politique 2009

    Des politiques drôles « à l’insu de leur plein gré »

    Pour la septième année, le jury du Prix « Press Club, Humour et Politique », présidé par Jean Miot va récompenser l'auteur de la phrase la plus hilarante de l'année, qu'il s'agisse indistinctement d'humour volontaire ou involontaire.

    Le jury est composé de :
    Jean AMADOU, André BERCOFF, Hubert COUDURIER (Le Télégramme), Pierre DOUGLAS, Laurent GERRA, François GRANGIE (AFP), Thierry GUERRIER (RTL/France 5), Anita HAUSSER (LCI), Emmanuel de LA TAILLE (Président d'Honneur du Press Club), Bernard de LA VILLARDIERE (M6), Françoise LABORDE (France 2), Jacques MAILHOT, Richard MICHEL (LCP), Jean MIOT (Président du Jury), Dominique de MONTVALON (Le Parisien), Catherine NAY (Europe 1), Philippe REINHARD , Michèle STOUVENOT (Le Journal du Dimanche) et Dominique Verdeilhan (France 2).Michel Fernet et Isabelle Bourdet, respectivement Président Directeur Général et Directeur Délégué du Press Club, participent aux délibérations sans voter.


  • Les meilleures productions :

    - Prix d'excellence : « François Mitterrand est le spécialiste du piège à consensus » (Alain Juppé)
    2006
    - Prix Press club humour et politique : " Même quand je ne dis rien, cela fait du bruit" (Désirdavenir Royal)
    2007 :
    - Prix Press club humour et politique : "Je suis pour un gouvernement d'ouverture, y compris aux Sarkozistes, c'est tout dire." (Patrick Devedjian)
    - Prix Spécial du Jury : « La Royal a coulé la Marine. » (Pierre Lellouche)
    - « Ce n'est pas parce que nous sommes un parti charnière qu'il faut nous prendre pour des gonds. » (Hervé de Charette, à propos du parti PPDF, fusionné depuis pour former l'UMP)
  • Prix du bon sens réaliste :

    1997 – « La meilleure façon de résoudre le chômage, c'est de travailler » (Raymond Barre)

    1998 - « La contraception doit avoir ses règles » (Bernard Kouchner)

    2003 – « Cette semaine, le gouvernement fait un sans faute ; il est vrai que nous ne sommes que mardi » (François Goulard)

    2006 – « Les coupures de presse sont celles qui cicatrisent le plus vite » (Patrick Devedjian, citant Yvan Audouard)

    2006 – « J'ai été longtemps un jeune conformiste, et sans doute formiste était-il de trop » (François Bayrou)

    2008 – « Pour faire face à la hausse du prix du pétrole, je conseille aux Français de faire du vélo » (Christine Lagarde)
    - « Je vous le promets, nous aurons d'autres victoires » (François Bayrou) le soir de sa défaite aux municipales. C’était avant les Européennes 2009…

    Prix de l’humour noir et de la diversité

    Avec la bénédiction de la Licra et l’onction de la LIDH…


    1992 - 'Premier prix :' [Je suis un] "Breton d'après la marée noire" (Kofi Yamgnane, ancien ministre et maire d'origine africaine de Saint-Coulitz, dans le Finistère).

    2003 - « Il doit bien rester un angle de tir pour la paix » (Bernard Kouchner)

    2006 – « Je ne suis pas l'Arabe qui cache la forêt » Pas même la pastèque orange (
    Azouz Begag)

    2006 –« Le Hamas a voulu faire une croix sur Israël" (Philippe Douste-Blazy, ministre des Affaires étrangères)

    2007 – Répondant à la question : 'Si vous êtes élu Président, quel sera votre premier voyage à l'étranger ?' «Montfermeil » (Jean-Marie Le Pen)

    2004 – « Je n’imagine pas un instant cette île séparée du continent » (Jean-Louis Debré à propos de la Corse)

    « C’est l’union d’un postier et d’une timbrée » (Dominique Strauss-Kahn, à propos de l’alliance LO-LCR (NPA))

    « Quand vous êtes aux affaires vous manquez de souffle ; quand vous êtes dans l’opposition vous ne manquez pas d’air » (Xavier Darcos à des élus PS)

    « Si elle s’appelait [Ségolène] République, Ségolène ne séduirait pas nos électeurs » (Philippe de Villiers, sur Marie-Ségolène Royal)
  • Les attaques frontales

    2004 - Prix Spécial du Jury : "Cela pourrait faire un film dont le titre serait Mamère Noël est une ordure." (Michel Charasse, après le mariage homosexuel de Bègles), ainsi que l'ensemble de son œuvre

    2006 – « Ségolène, elle séduit au loin et irrite au près » (Jean-Pierre Raffarin, sur Ségolène Royal)

    2007 – « Hollande propose des Assises de la Gauche. Pourquoi des Assises ? La correctionnelle suffirait. » (Jean-Pierre Chevènement)

    2008 – « Quand j'ai appris que Xavier Bertrand appartenait à la Franc-Maçonnerie, je ne me suis pas étonné de le découvrir Maçon ; mais franc, ça m'en bouche un coin » (François Fillon), cité par L'Express, mais phrase apocryphe.

    - « Fadela Amara au Gouvernement, cela montre les limites du casting à la Fogiel" (Nadine Morano) - Réponse de Fadela Amara : « J’ai tendance à croire que Nadine Morano c’est la Castafiore. »

    - « Bernard Palissy brûlait ses meubles. Bayrou brûle ses élus. C’est la stratégie de l’anéantissement » (Jean Arthuis)

    - « Il m'a fait l'impression de l'amant qui craint la panne » (l’amère Royal à propos de François Bayrou qui refuse que Désirdavenir Royal monte le rencontrer à son domicile parisien entre les deux tours de la présidentielle ; des journalistes étant à l'affût au bas de son immeuble).
  • Les plus navrantes
    Chacun selon ses moyens...

  • 1988
    - « La droite et la gauche, ce n'est pas la même chose » (Pierre Mauroy)

    2005
    - « J'étais partisan du non, mais face à la montée du non, je vote oui" (Manuel Valls)
    - «
    Cela fait toujours plaisir de revoir ses grands-parents" (Malek Boutih secrétaire national du PS à propos de la venue de Lionel Jospin aux universités d’été du PS)

    2006
    - "Le pétrole est une ressource inépuisable qui va se faire de plus en plus rare." (Dominique de Villepin)

    - «
    Les gazelles courent plus vite que les éléphants » (Désirdavenir Royal, en réponse à Henri Emmanuelli (coach de B. Hamon) qui aurait dit à François Hollande : Mon cher François, il va falloir arriver à enfermer dans le même zoo les éléphants et les gazelles)

    - «
    Je préfère dire voici mon projet que mon projet c'est Voici » (Laurent Fabius à propos de Désirdavenir Royal, lors d'un entretien accordé à l'Express, le 24 aout 2006)

    2007
    – « Qui vient sur la grande muraille, conquiert la bravitude » (Désirdavenir Royal)

    Si je suis élu, rien ne changera en France." (François Bayrou, qui n’en revendique pas la paternité)

  • En 2008, le Prix a été attribué à Jean-Louis Borloo
    « Sarkozy, c’est le seul qui a été obligé de passer par l’Elysée pour devenir Premier Ministre »,
    - ainsi qu’à Xavier Bertrand, Prix Spécial du Jury, pour «
    Le parti socialiste est un parti sans leader, François Bayrou est un leader sans parti ; ils sont faits pour fusionner ».
    -3e sélectionné : François Goulard, Député-maire de Vannes
    Johnny Hallyday qui annonce son intention de rester Français et Bernard Laporte qui entre au gouvernement, c’est une période faste pour l’intelligence française”.
    Le niveau est, par conséquent, très inégal.

    Les autres citations 2008 ?
    Les 17 phrases retenues pour le Prix 2008 du PRESS CLUB HUMOUR ET POLITIQUE (remise du prix le 30 juin) :

    * “Bernard Palissy brûlait ses meubles. Bayrou brûle ses élus. C’est la stratégie de l’anéantissement”, Jean ARTHUIS, Sénateur de la Mayenne.

    * “Je vous le promets, nous aurons d’autres victoires”, François BAYROU, Président du Modem au soir de sa défaite aux Municipales.

    * “Ne montez pas, il y a du monde dans la rue”, François BAYROU, refusant sa porte à Ségolène ROYAL le soir de sa défaite.

    * “Il m’a fait l’impression de l’amant qui craint la panne…”, réponse de Désirdavenir ROYAL dans son livre.

    * " Le Parti Socialiste est un parti sans leader. François Bayrou est un leader sans parti. Ils sont faits pour fusionner.", Xavier BERTRAND, Ministre du Travail.

    *
    On ne peut pas s’entendre avec tous les Ministres, car tous les Ministres ne peuvent pas s’entendre”, Eric BESSON.

    * “Sarkozy, c’est le seul qui a été obligé de passer par l’Elysée pour devenir Premier Ministre”, Jean-Louis BORLOO.

    * “ Vous avez vu comme Monsieur Sarkozy est populaire en forêt amazonienne ?”, Christian ESTROSI, Ancien Ministre, Maire de Nice, s’adressant à des journalistes accompagnant le Chef de l’Etat en Guyane.

    * “ Johnny Hallyday qui annonce son intention de rester Français et Bernard Laporte qui entre au gouvernement, c’est une période faste pour l’intelligence française”, François GOULARD, Député-maire de Vannes.

    * “
    Sarkozy est passé de la présidence bling-bling à la présidence couac-couac ”, François HOLLANDE.

    * “
    Pour faire face à la hausse du prix du pétrole, je conseille aux Français de faire du vélo”, Christine LAGARDE.

    * “
    Je voulais voir les Antilles de vive voix”, Bernard LAPORTE, Ministre des sports débarquant en Guadeloupe.

    * “
    Les retraits de l’UIMM, c’est mieux que la valise RTL”, Jean-Claude MAILLY, Secrétaire Général de FO.

    * “
    Fadela Amara au Gouvernement, cela montre les limites du casting à la Fogiel”, Nadine MORANO.

    * “
    J’ai tendance à croire que Nadine Morano c’est la Castafiore”, réponse de Fadela AMARA.

    * “
    Souvent les courants d’air proviennent de ce qu’il y a trop d’ouverture “, Josselin de ROHAN, Sénateur du Morbihan.

    * «
    Je me retrouve avec la journée des droits de l’homme sur les bras et Khadafi sur le tarmac », Rama YADE.

    En compétition pour la récompense de 2009


    And the winner is Bébert Delanoë, le maire socialiste de Paris, pour
    «
    Le vrai changement au PS, ce serait de gagner ».
    Souvent copiée (comme Désirdavenir Royal…), mais jamais égalée (par Barack Hussein 1er ?):
    Prix 1989 (20 ans d'âge ! ) :
    « Saint-Louis rendait la justice sous un chêne. Pierre Arpaillange la rend comme un gland » (André Santini).
    Arpaillange, Garde des Sceaux, avait d’ailleurs fait cette sortie digne du Prix Krasucki : « En 1989, sur cinquante-deux évadés, on en a repris cinquante-trois »
  • mardi 8 juillet 2008

    Désirdavenir Royal subit-elle les premières atteintes de la maladie d’Alzheimer ?

    Se rend-t-elle seulement compte qu'elle déraille ?
    Sa Cynique Majesté Royal a la mémoire courte.
    Il convient de stimuler le sujet:
    «La réduction du temps de travail est à l’origine d’une dégradation de la situation des plus fragiles notamment des femmes ayant des emplois peu qualifiés.» Challenges - Juin 2006

    « Même quand je ne dis rien, cela fait du bruit. »
    L'Express en ligne - 2 octobre 2006

    «Ce que j'ai dit, je n'ai pas parlé d'encadrement militaire, si vous le permettez, ni de camps militaires (...).» Débat télévisé - 24 Octobre 2006

    «Comment se fait-il que des enseignants du secteur public aient le temps d’aller faire du soutien individualisé payant et ils n’ont pas le temps de faire du soutien individualisé gratuit dans les établissements scolaires.» Discours Angers - Janvier 2006

    «Un adversaire politique n’est pas un ennemi ; c’est un partenaire du débat démocratique.» Grand rendez-vous Europe 1 - 1 Avril 2007

    « Je ne suis pas énervée. Je suis en colère. Il y a des colères que j'aurai encore quand je serai présidente. »
    Le Soir - 3 mai 2007.

    « J'ai demandé à François Hollande de quitter le domicile, de vivre son histoire sentimentale de son côté, désormais étalée dans les livres et les journaux, et je lui ai souhaité d'être heureux. »
    À propos d'elle et son ancien compagnon François Hollande.
    JDD - 02 mai 2007, paru le 17 juin 2007.

    « On est en bons termes, on se parle, il y a du respect mutuel. »
    JDD - 17 juin 2007 - À propos d'elle et son ancien compagnon, François Hollande

    Confusion mentale
    " Qu'est-ce qui est le plus inquiétant pour les valeurs françaises ou européennes ? Trois filles qui portent un foulard et qui finissent par l'enlever ou bien le fait que tous les jours des millions d'enfants voient pendant trois heures d'affilée des dessins animés japonais où on s'entretue. [...] Moi je pense que c'est beaucoup plus grave, ce qui se passe à la télévision, et tout le monde s'en fiche. ''

    Modeste ? Elle a le pompon !
    " Il faut rendre justice aux Palestiniens. Mais il faut garantir la sécurité d'Israël et la vie de tous ses citoyens. "
    " Quand le moment vient, je rétablis de l'ordre juste et j'exerce mon autorité juste. "
    " Je réhabiliterai la valeur travail. "
    Socialiste pur jus ?
    « Si j’étais Jeanne d’Arc, j’aurais été brûlée vive. » A Jospin
    " Aujourd'hui je suis dans la dernière ligne droite et je reprends toute ma liberté. "
    " Le projet du PS ce n'est quand même pas le petit livre rouge!"
    " Les 35 heures ont amélioré la qualité de vie de nombreux salariés, la productivité des entreprises et crée des emplois. "

    Pas démagogue pour un sou ?
    " Je veux être la présidente de la France présidente. "
    " Je ne dépends d’aucune puissance d’argent, d’aucun lobby, je n’ai personne à placer, je n’ai personne à récompenser, je n’ai que vous ! "
    " La France présidente, c’est vous. "
    " Son [ Nicolas Sarkozy ] projet, c'est de prendre le pouvoir ; le mien, c'est de vous le rendre. Pour écrire avec vous l'histoire de France. "
    " Aidez-moi, portez-moi, c'est vous qui m'avez faite, et c'est avec vous que nous gagnerons. "
    " Je le veux parce que vous le voulez. "

    Candidate de tous les Français
    " Je pense que le moment des femmes est venu, non pas pour les femmes, mais pour l'harmonie de la vie tout simplement, et pour le bonheur des hommes et des femmes. "
    " Le combat des femmes illustre tous les autres "
    Candidate à l ‘Académie Française ?
    «C’est un symbole. Comme disent les Chinois : Qui n’est pas venu sur la grande muraille n’est pas un brave et qui vient sur la grande muraille conquiert la bravitude.» Discours en Chine - 6 Janvier 2007
    " Nous devons stopper le descenseur social. "

    Désirdavenir, rivale de Besancenot ?
    " Je pense qu'une des révolutions, c'est de faire 35 heures au collège. "
    « Si le non gagne, je serai obligée de privatiser les cantines scolaires de ma région. »
    " Je veux que la France aime sa jeunesse et exerce sur elle une juste autorité pour lui permettre de grandir. "

    Diplomate et juste
    Il est "encore temps de menacer de boycotter les JO" (au JDD)
    Elle prédit un "pic de la répression et des assassinats" en Chine pendant l'événement sportif international.".
    "Les Chinois vont aller jusqu'à narguer les démocraties" "A quoi cela rime? On ne va pas aller à la cérémonie, puis participer aux compétitions sportives", pointe-t-elle.
    A propos de la réforme de la justice en France :
    « J’ai rencontré un avocat qui me disait que les tribunaux chinois sont plus rapides qu’en France. Vous voyez : avant de donner des leçons aux autres pays, regardons toujours les éléments de comparaison. » Chine - Janvier 2007


    Respectueuse de ses concurrents ?
    Elle ne fait pas que refuser de saluer F. de Panafieu à l’Hôtel du Roi David en Israël.
    " Je veux, moi, réformer la France sans brutalité ".
    " Je pense que Nicolas Sarkozy est un homme dangereux ".
    " Je veux mettre fin à ces brutalités, à ces précarités, à ces insécurités, à toutes ces formes de violence que subit aujourd’hui la société française ".
    Le président de la République "ne se rend même plus compte de ce qu'il dit"

    Sego Zapping envoyé par eloi_m