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vendredi 22 mai 2015

Procès d'Outreau : l'ex-juge Fabrice Burgaud va-t-il assumer ses erreurs ?

La commission d'enquête parlementaire dans ses petits souliers...

L'ancien juge d'instruction Fabrice Burgaud a tenté de défendre son instruction de l'affaire Outreau



Dès l'origine protégé par sa corporation, l'auteur du fiasco judiciaire d'Outreau bénéficie à nouveau d'un régime spécial. Pour sa défense, vendredi à Rennes, le magistrat est apparu une nouvelle fois,   mais à l'écran. Il n'a pas souhaité affronter les regards à la barre du procès d'un des 13 acquittés d'Outreau, Daniel Legrand, accusé de faits de pédophilie non jugés, commis avant ses 18 ans.

et homme protégé, aujourd'hui âgé de 43 ans, est l'ancien juge d'instruction de Saint-Omer. Au quatrième jour du procès de Daniel Legrand fils, qui comparaît devant la cour d'Assises de Rennes (Ille-et-Vilaine) pour des viols présumés commis lorsqu'il était mineur, le juge Fabrice Burgaud, en charge du dossier à l'époque, s'est expliqué une nouvelle fois devant le tribunal ce vendredi, par visioconférence depuis... Paris.  

Une déposition longue de 45 minutes
Le juge reconnaît avoir eu "des doutes sur la participation" de Daniel Legrand fils et même s'être demandé "s'il n'était pas victime plutôt qu'auteur". Mais, 15 ans après le début de l'affaire, il défend toujours son instruction, même si, pour la deuxième fois, il a admis  plusieurs faiblesses dans son travail. 

Il rappelle qu'avant de se rétracter, Daniel Legrand fils, alors âgé de 20 ans à peine, "a avoué les faits à trois reprises", sans "aucune pression" de sa part, précise-t-il. 

Et il ajoute que Legrand donnait "des détails précis." Daniel Legrand "disait les enfants hurlaient, les enfants criaient." Il donnait des "détails précis", qui ne pouvaient provenir d'informations publiées par la presse: ne pouvaient-elles pas être simplement celles d'un spectateur, sans être acteur nécessairement. L'ancien juge d'instruction se justifie en affirmant que "quand des gens inventent des faits, ils ne donnent pas des détails de crédibilité." Pour lui, "il avait l'air sincère." Autre circonstance troublante, d'après Fabrice Burgaud, "au moment de ses aveux, il s'est excusé spontanément auprès des victimes pour le mal qui leur a fait."

Convaincu, sans avoir montré la photo de Legrand aux enfants

A l'issue de sa participation, viennent les questions de la Cour. Le juge Burgaud qui fut sévèrement critiqué par la commission d'enquête parlementaire en 2006, avant en quelque sorte de le "relaxer" finalement, reçut  un blâme en 2009, mais fut promu auditeur auprès de la cour de Cassation

C'est le président qui l'interroge en premier. Il le questionne notamment sur le fait qu'à aucun moment, les policiers n'ont montré les albums photos avec Daniel Legrand aux enfants Delay.
Il pointe aussi le fait que, dans la plupart des cas, les albums photos qui étaient présentés aux personnes interrogées, victimes ou agresseurs présumés, ne comprenaient que des personnes impliquées dans le dossier. Elles n'étaient pas mélangées avec des personnes étrangères aux faits, comme cela se pratique d'ordinaire dans les enquêtes de police pour déceler les déclarations fantaisistes. Fabrice Burgaud en rejette la faute sur les services de police, avant d'admettre qu'il aurait été "plus souhaitable" de panacher. 

La question se pose aussi de savoir si le juge est vraiment celui qui a donné le nom de Daniel Legrand à Myriam Badaoui, la mère incestueuse condamnée et qui a livré plusieurs noms-dont celui de Daniel Legrand- avant de se rétracter aux premiers procès? Une nouvelle fois, Burgaud assure que non. Parole d'un magistrat contre celle d'une condamnée...

Burgaud peine à se justifier

Autre négligence relevée : "Daniel Legrand fils est mis en examen sans période de faits", souligne le président, Philippe Dary. "Comment peut-on se défendre face à des accusations qui ne sont pas marquées dans le temps," s'est interrogé le président. "Il aurait été préférable de préciser des périodes...", admet le juge Fabrice Burgaud : "Je pense que ce n'était pas possible par rapport aux auditions qu'on faisait..."

Sous le feu des critiques, il se retranche derrière "le peu d'expérience qui était la (s)ienne", bien qu'il ait accepté l'affaire malgré son jeune âge. Quand il a pris en charge l'affaire, Fabrice Burgaud n'avait pas la trentaine. Devant la commission parlementaire, le jeune juge avait déjà joué de cet argument de la jeunesse: il n'avait alors pas huit mois d'expérience. 

Jeudi,  l'un des enfants reconnus victimes, Cherif Delay, 25 ans, a chargé Daniel Legrand dans une déclaration très confuse. Pour la première fois, l'aîné des enfants Delay a désigné Daniel Legrand comme agresseur, mais aussi comme victime de viols. Son beau-père, Thierry Delay, qui l'a en fait adopté, a été condamné à 20 ans de réclusion pour viols, notamment sur ses frères et lui.

S'il comparaît pour la période où il était âgé de 16 à 18 ans, Daniel Legrand avait en revanche été acquitté, avec 12 autres des accusés d'Outreau, des accusations de viols postérieurs à sa majorité.


jeudi 21 mai 2015

Frais de taxis d'Agnès Saal (INA): pas de chômage pour les pourris de la République socialiste

Prime à la faute pour les hauts-fonctionnaires socialiste

L'Etat-PS part en sucette

La révélation fin avril du montant exorbitant des notes de taxi de la PDG de l'INA a conduit à sa réembauche au... ministère de la Culture. Poussée à la démission pour sa faute, Agnès Saal a retrouvé un poste en l'espace d'un mois, alors qu'une enquête disciplinaire est toujours en cours. Challenges (groupe Le Nouvel Observateur) écrivait alors"Impitoyable. En trois jours, Fleur Pellerin a réglé le problème Agnès Saal. Démissionnée parce que cette affaire, une de plus, risquait encore de ternir la réputation morale de la gauche au pouvoir." Le crétin qui écrit ces lignes aussi édifiantes que définitives est chroniqueur dans le magazine des sanisettes. "Quand l’anecdotique devient emblématique de la corruption de l’époque, il faut trancher dans le vif sans attendre," insiste-t-il, le 29 avril. Et d'interroger, insidieusement : " Faut-il aussi y voir un désaveu cruel pour l'ancienne ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, qui avait nommé Agnès Saal ?" Désaveu "pour"? Passons sur la qualité du français de cet amateur de football, mais de salon... et reprenons plutôt la chronologie des faits.

Mercredi 21 avril. A la veille d’un conseil d’administration, un courrier anonyme de 36 pages est envoyé au domicile des administrateurs de l’INA (Institut national de l’audiovisuel). "Plusieurs salariés souhaitent vous alerter d’un grave dysfonctionnement au sein de cette entreprise en vous communiquant des éléments pouvant relever d’abus de biens sociaux", annonce le texte de la lettre anonyme. Le document de 68 pages présente en effet des factures et relevés de courses de la société de taxis G7 pour un total de 40.915 euros. En moins d'un an, de mai 2014 et mars 2015, Agnès Saal a dépensé au moins 32.000 euros, en plus d’un abonnement de 7.000 euros. Sur cette période de dix mois, l’INA a réglé  266 courses pour 7840,66 euros les week-ends et jours fériés au nom de Mme Saal, disposant pourtant d’une voiture avec chauffeur en tant que présidente de l’INA, aux frais de l'Etat  des  contribuables, éreintés d'impôts.
A moins que la baisse de 30% des salaires du président de la République, du Premier ministre et des membres du gouvernement ait donc été un geste de solidarité avec les grands commis de l'Etat dans le besoin... A compter du 15 mai 2012, les salaires du Premier ministre et du président ne s'élèvent plus désormais qu'à 14.910 euros bruts pour 12.696 euros nets. Cette baisse n'est qu'apparente au final puisque les cercle élargis de Hollande et Valls s'appliquent à eux-mêmes la politique du bien-être dont ils n'ont pas les moyens de faire profiter la masse.

Lundi 26 avril. Le Figaro révèle l'affaire. Une partie de ces dépenses émanaient du fils d’Agnès Saal: la fonctionnaire aurait confié son code G7 professionnel à sa progéniture. Ce n'est pas la morale socialiste de ce fils de... qui l'a empêché de faire exploser les kilomètres: 7.600,22 euros de frais de taxi pour 204 courses en dix mois. Le fiston juge visiblement le métro trop populaire et ne risque donc pas d'être exposé au contact de la populace qui vote à gauche.
Les rédacteurs de la lettre ont relevé "à de nombreuses et plusieurs reprises" des "éléments troublants": "un certain nombre de courses dont les dates et les horaires se déroulent au même moment alors que la personne transportée est la même et alors même que les lieux de prise en charge et de destination sont différents voire géographiquement opposés". La lettre fournit la date, le prix et le trajet de vingt-deux courses dont les horaires recoupent une autre course ! Un étonnant don d’ubiquité permettait ainsi à la présidente de l’INA de voyager dans… deux taxis à la fois.

Mardi 27 avrilL’information est reprise par la plupart des media, mais Libé se distingue en tentant de dédramatiser par l'humour au second degré: "On va où avec 40.000 euros de taxi ?" Et la danseuse des hommes d'affaires Bruno Ledoux (propriétaire du siège du journal et du Nouvel Economiste en plus d'une foultitude d'immeubles) et Patrick Drahi (57e fortune mondiale, propriétaire des sociétés Numéricable et SFR) a le loisir de calculer que "17.000 kilomètres en taxis", c’est "une distance qui lui aurait permis de rejoindre n’importe quel point de l’Asie, comme Vladivostok à 12 000 kilomètres de route." On comprend dès lors pourquoi Libération ne sort d'une crise financière que pour retomber dans une autre. "Une somme qui permet pas mal d'escapades", commentent finement les bobos, hébergeurs de Charlie hebdo. Une telle indulgence rigolarde de cette presse de bobos pour bobos est à usage exclusif de la gauche.
Acculée, Agnès Saal s’engage à rembourser les courses de son rejeton, ainsi qu’une partie des 7.800 euros facturés les week-ends, correspondant à ses trajets privés. 
Le soir même, elle démissionne, à la demande de la ministre de la Culture, Fleur Pellerin, après un mandat express à la tête de l’entreprise d’archivage audiovisuel de Bry-sur-Marne. La ministre déclenche, dans la foulée, une enquête administrative, soit, en d’autres termes, une procédure disciplinaire.

Mercredi 20 mai. Le directeur général de l’Institut pour le financement du cinéma et des industries culturelles (Ifcic), Laurent Vallet, est nommé à la tête de l’INA en Conseil des ministres. 
Le même jour, le journal Le Monde révèle qu’Agnès Saal a été réintégrée au ministère de la Culture, son affectation d’origine. L’ancienne PDG est en effet fonctionnaire. Selon le quotidien du soir, Agnès Saal est rattachée au secrétariat général du ministère et a un titre de "chargée de mission sur les questions de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences", "un titre qui n’est pas particulièrement prestigieux, sans avantage attaché à la fonction", précise le journal socialiste.

Jeudi 21 mai. La ministre de la Culture s'exprime. "Je comprends très bien l’émotion que suscite cette réintégration même si, en réalité, il s’agit uniquement de l’application du droit de la fonction publique", explique Fleur Pellerin au micro de RTL. Ce «n’est pas une création de poste et donc un privilège qui aurait été donné à Agnès Saal […] Il ne faut pas donner l’impression qu’Agnès Saal n’a pas été sanctionnée. Il y a eu une réelle sanction puisqu’elle était présidente de l’INA, elle est aujourd’hui chargée de mission", insiste-t-elle. 

L'hebdomadaire Le Point se hasarde dans une défense de la ministre
Il fait valoir qu'il aurait été aussi possible de "placer Agnès Saal en vacances aux frais du contribuable", ce qui n’a "pas été jugé souhaitable", commente-t-il, bien qu'il s'agisse d'"un titre qui n’est pas particulièrement prestigieux", rappelons-le. Une planque dorée pour un emploi bidon. "C’est donc un petit placard qui a été trouvé pour la patronne déchue de l’INA (chargée de mission sur les questions de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences) en attendant la suite des procédures," écrit sans surprise le journaliste militant Emmanuel Berretta.

Le juge Burgaud ou Agnès Saal, même impunité pour les bien-pensants
"Un conseil de discipline devra statuer sur les suites à donner à l’enquête que nous sommes en train de conduire", a précisé la ministre. 
Fabrice Burgaud était juge d'instruction au tribunal de Grande Instance de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) depuis le 1er septembre 2000 quand il accepta l'enquête sur l'affaire de pédophilie dite d'Outreau. Avant la fin du procès, il fut nommé au Parquet de Paris en juillet 2002 et affecté à la section... antiterroriste. Après le scandale de l'affaire d'Outreaule juge Burgaud fut recasé en 2011 comme auditeur à la Cour de Cassation, en dépit d'erreurs professionnelles aux conséquences psychologiques et humaines irréparables
En mai 2015, quand l'un des accusés est rejugé pour des faits antérieurs, le juge Burgaud est entendu par la Cour d'Assises de Rennes, mais en visio-conférence depuis Paris. 

Agnès Saal bénéficiera à son tour de la clémence de ses pairs socialistes
et trouvera "Cette réintégration ne l’exonère pas des procédures disciplinaires qui seront engagées en temps voulu", avait-on nié auparavant au ministère.

Martine Aubry à propos d'Agnès Saal : "Que les pourris aillent en taule, s'ils doivent aller en taule"

A la différence du Point, "recaser" l'ancienne présidente de l'INA met Martine Aubry dans une colère noire. La maire de Lille condamne la nomination de l'ancienne présidente de l'INA à un poste au ministère de la Culture. 
Martine Aubry est pourtant co-signataire de la motion pro-Hollande de Jean-Christophe Cambadélis pour le congrès du Parti socialiste. "L'important est que ceux qui font des bêtises dans leur vie, ne respectent pas les règles, la morale et l'éthique, soient sanctionnés," lance-t-elle

La maire de Lille ne mélange pas les torchons et les serviettes. "Elle, c'est une fonctionnaire. Donc elle n'a rien à voir avec nous", explique la maire de Lille qui refuse d'être "salie"! 
"Ne mélangeons pas tout. Je suis entourée d'élus aussi. On ne gagne pas bien sa vie. On travaille 18 heures sur 24, 7 jours sur 7. Elle, c'est une fonctionnaire. Donc elle n'a rien à voir avec nous. On n'accepte plus qu'on nous traite comme ça. Que les pourris aillent en taule, s'ils doivent aller en taule, soient condamnés s'il le faut et qu'on nous laisse travailler comme on le fait avec engagement, force et énergie pour les gens", explose Martine Aubry.

Reste à la justice de jouer son rôle. 
Or, très serviable,  Le Point propose déjà une solution avantageuse pour cet abus de biens sociaux. La Cour des Comptes pourrait aussi contrôler les dépenses de l’INA, ce qui pourrait englober, selon la période choisie, celle des dépenses d’Agnès Saal, suggère Emmanuel Berretta. Une procédure devant la Cour de discipline budgétaire et financière pourrait ainsi être entamée. Agnès Saal peut dormir en paix et faire des rêves de Vladivostok...

vendredi 30 mars 2012

Enquête sur Vallini (PS), prétendant au maroquin de la Justice de Hollande


La  cinglante réplique de l'UMP au culot d'André Vallini (PS)

La mauvaise foi mensongère du Mr Justice du PS ne passe pas


A. Vallini voudrait ignorer 5 années de réformes par la majorité présidentielle qu'il accuse d'avoir porté atteinte à l'indépendance de la Justice.

Le PS découvre que la majorité parlementaire en campagne riposte désormais 

Il a pris le risque de dénoncer vendredi le " culot " de Nicolas Sarkozy en matière de justice.
Mais l'élu socialiste de l'Isère doit avoir une noix AOC de Grenoble en guise de cervelle, car, ironie du calendrier, le Monsieur Justice de François Hollande fait actuellement l’objet d’une enquête pour " harcèlement moral et discrimination par l’âge " de ses collaboratrices. Rien d'étonnant de la part d'un bellâtre plus soucieux de son apparence que de l'éthique dans le milieu judiciaire.

Le postulant au portefeuille de la Justice, André Vallini, chevalier blanc de la justice française entré dans la lumière en dénonçant le scandale d’Outreau, éveille depuis plusieurs semaines la curiosité de certains media en raison justement de ses démêlés judiciaires avec l’une de ses anciennes employées qui accuse le président du Conseil général de l’Isère de l’avoir " placardisée " au motif de son âge (et de ses bourrelets ?), pour se rapprocher d'une autre collaboratrice… de trente ans sa cadette.

L'impudeur d'André Vallini qui se pense aussi irrésistible qu'intouchable

Le PS en campagne se croit autorisé à toutes les injustices

En s'en prenant au soi-disant " culot " de Nicolas Sarkozy en matière judiciaire, l'impudent socialiste, qui  a des visions d' "atteintes" à l'indépendance de la Justice,  a tendu à l’UMP le bâton pour se faire battre.

Dans la forme d'abord : " Étant lui-même sous le coup d’une procédure pour "harcèlement, licenciement abusif, discrimination par l’âge", et même s’il est bien sûr présumé innocent, Monsieur Vallini pourrait, à tout le moins, faire preuve d’une plus grande retenue et garder un peu de pudeur ", indique Camille Bedin, jeune secrétaire nationale de l’UMP, par communiqué. Mais la décence n'est pas une vertu cardinale du PS depuis dix ans que les Français refusent aux socialistes l'accès au pouvoir exécutif central.
De discrimination par l’âge, notre Garde des Sceaux putatif n’en a certes pas fait, lorsqu’il s’est agi de recruter une attachée de presse, Virginie Dechenaud,  jeune femme de 25 ans dont la principale expérience professionnelle avait été d’être élue Miss Rhone-Alpes 2009 et première dauphine de Miss France 2010.

Sur le fond, mais peut-être Vallini était-il  dévoué corps et âme (?) depuis 5 ans à sa jeune équipe pour s'en rendre compte, Nicolas Sarkozy a mis en oeuvre bien plus de réformes sur l'indépendance de la justice et l'avancée des libertés publiques que ses prédécesseurs.  

Comme le souligne pour sa part Jean-Paul Garraud, secrétaire national de l'UMP à la Justice :
"Qui a réformé le conseil supérieur de la magistrature [CSM] dans sa composition, sa saisine, sa présidence ? C'est Nicolas Sarkozy qui l'a voulu et qui, de ce fait, ne préside plus l'instance suprême de la magistrature.

Qui a fait que les propositions de nomination des Procureurs Généraux passent par cette instance ? C'est également Nicolas Sarkozy.

Qui a fait que n'importe quel citoyen puisse saisir le Conseil constitutionnel à l'occasion d'un litige ? C'est toujours Nicolas Sarkozy.

Qui a étendu les possibilités pour nos concitoyens de devenir jurés et de participer à l'œuvre de Justice ? C'est encore et toujours Nicolas Sarkozy?"


Vallini, président  (à gauche) de la commission parlementaire
d'audition du juge Burgaud (2007)





Stop à l'agit-prop socialiste

L'équipe du candidat "normal" compte-elle accéder au pouvoir par le mensonge ?
N'est-il donc pas possible d'obtenir du PS qu'il envisage un débat serein et respectueux, le temps d'une campagne, et singulièrement sur ce thème majeur de la Justice et des libertés publiques ?

Ou le PS a-t-il décidé d'enterrer "république du respect" ? 

samedi 18 février 2012

Les proches de Hollande se répartissent déjà les portefeuilles ministériels

André Vallini se verrait bien garde des Sceaux



André Vallini, vaniteux et ambitieux,
soucieux de son apparence, prend la pose



Le sénateur socialiste de l'Isère prend déjà la posture dictée par la fonction
"Nous sommes sûrs d'avoir aujourd'hui parmi nous le futur garde des Sceaux ! " Il y a cinq ans, devant un parterre d'avocats, c'est ce que lançait le bâtonnier de Paris à Patrick Devedjian et à André Vallini, les représentants de Nicolas Sarkozy et de Désirdavenir Royal. Et ce fut Rachida Dati. Quelques mois plus tard, le socialiste lui confiera: "Madame, vous avez beaucoup de chance, le poste que vous occupez en fait rêver plus d'un, croyez-moi." A commencer par cet ambitieux lui-même...

André Vallini, proche de François Hollande, se prépare depuis longtemps à investir la place Vendôme. En 2003, le député de l'Isère devient secrétaire national à la justice du PS, et il le serait resté après 2008 s'il avait supporté de travailler sous les ordres de Martine Aubry. Mais grâce au coup de projecteur que la présidence de la commission d'enquête parlementaire sur l'affaire d'Outreau a jeté sur lui et malgré le fiasco de cette mascarade qui exonéra le juge Burgaud de toute responsabilité, il continue de surfer sur sa notoriété et publie un livre sur la justice et veille à faire des apparitions dans les media.


Vallini fantasme sur le poste de la Place Vendôme

Le défi n'est pas insurmontable si on songe au nombre de femmes qui sont passées par là
et que les dernières socialistes furent Marylise Lebranchu et Elisabeth Guigou. Pierre Arpaillange n'avait pas non plus particulièrement redoré la fonction...

Le 2 février, à Lyon, lors de son premier déplacement en tant que responsable du pôle justice auprès du candidat socialiste, il prit une position de garde des Sceaux, refusant que le lien entre Parquet et pouvoir, tant critiqué, soit totalement coupé. "Robert Badinter et Elisabeth Guigou, que je consulte beaucoup, sont d'accord avec moi, la chancellerie doit continuer à envoyer aux procureurs des directives de politique pénale, sinon le ministre de la Justice ne sera plus qu'un secrétaire d'Etat aux Prisons."

Un "impétrant" en quête d'un puissant ministère

André Vallini a soif de puissance.

Il y a quelques mois, il hésitait à suivre les syndicats de magistrats (SM et USM) qui font pression pour obtenir la co-gestion des carrières de magistrats. Ils veulent que les candidatures aux postes de procureur ne soient plus sélectionnées par le ministre
, mais par le Conseil supérieur de la magistrature (CSM). Vallini a convaincu Hollande de se contenter d'une réforme du CSM. La moitié de ses membres serait nommée par le Parlement et ils disposeraient d'un droit de veto sur les candidatures. Cette réforme a minima suscite des critiques jusqu'au sein même de la gauche judiciaire. "Ils veulent pouvoir placer des procureurs généraux de gauche, parce qu'ils ont presque tous été éliminés depuis dix ans. C'est un raisonnement à courte vue", dénonce Daniel Ludet, magistrat et membre de la fondation Terra Nova. "François Hollande est favorable à la séparation des pouvoirs", affirme pourtant l'avocat Jean-Pierre Mignard, qui convoite également le poste.

Mignard est l'un des concurrents de Vallini
L'avocat n'est pas seulement le parrain de deux des enfants Ségollande.
Il est aussi le cofondateur du club Droits, justice et sécurités - DJS -, devant lequel le candidat socialiste a présenté, le 6 février, son programme sur la justice. Depuis cette manifestation, le nom de Jean-Pierre Mignard, ami de trente ans de François Hollande et de Marie-sEGOl'haine Royal, circule parmi les possibles futurs gardes des Sceaux.
Mais il a pour handicap de n'être pas un "vrai" politique.
En effet, il n'a brigué aucun mandat électif et s'il tente bien de colmater la faille, son parachutage sur Marseille aux législatives ressemble fort à une opération commando de nature à braquer les Marseillais.

Un autre rival socialiste pourrait entraver Vallini
Le député de Saône et Loire s'est distingué sur Marseille en tentant un passage du conseil général au Kärcher. Mais l'avocat Arnaud Montebourg ne s'est pas montré très efficace, car sa dénonciation des méthodes féodales de Jean-Noël Guérini, le président mafieux du CG des Bouches-du-Rhône, a rencontré l'hostilité de la Ch'tite Brochen-Aubry intéressée au maintien du potentat local: il arrive ainsi qu'elle ne craigne pas les salissures d'une puissante fédération qui pourrait encore servir ses ambitions.
La méchanceté du gommeux, un redoutable coupeur de têtes, inquiète la Rue de Solférino: le sectaire est détesté de tous, tant il a fait de tort autour de lui.

Alors rien ni personne n'arrêtera-t-il donc Vallini ?
Rien, sauf, peut-être, la justice !

Révélation de Mediapart, le sénateur de l'Isère fait actuellement l'objet d'une procédure prud'homale engagée contre lui par une ancienne assistante parlementaire qui l'accuse de licenciement abusif, de harcèlement moral et de discrimination fondée sur l'âge.

Il court un autre risque, plus classique: que François Hollande attribue ce ministère régalien à un éléphant du PS, faisant de Vallini une nouvelle victime du "syndrome Devedjian".

samedi 28 janvier 2012

La réplique cinglante de l'UMP au Mr Justice de Hollande

André Vallini: culot, mauvaise foi ou aveuglement socialiste ?


A-t-il le profil type
du Garde des Sceaux ?
Ou du client de la Maison de l'Amérique latine ?
lien



Vallini a dénoncé vendredi le " culot " de Nicolas Sarkozy en matière de justice, balayant d'un revers de main les réformes réalisées depuis 5 ans.

Il l'accuse d'avoir porté atteinte à l'indépendance de la Justice.
Or, ironie mordante de l'histoire, le Monsieur Justice de François Hollande fait actuellement l’objet d’une enquête pour " harcèlement moral et discrimination par l’âge " de ses collaboratrices.
Plaisante accusation qui porte sur un juge titulaire de la Haute Cour de justice de la République !


Vallini, futur Arpaillange de Hollande ?

"Homme neuf" de l'entourage de Hollande, il fut pourtant porte-parole de Lionel Jospin. Il est maintenant pressenti comme futur ministre de la Justice du prochain président présumé est passé dans la lumière en dénonçant le scandale d’Outreau, avant de présider la commission d'enquête parlementaire qui blanchit l'improbable juge d'instruction Fabrice Burgaud chargé de l'affaire.

Du grain à moudre pour les associations féministes
Ce chevalier rose attire de nouveau sur lui l'attention des media et de la justice depuis plusieurs semaines. Il est en effet poursuivi par l’une de ses anciennes employées qui accuse le président du Conseil général de l’Isère de l’avoir " placardisée ", afin de se rapprocher d'une autre collaboratrice… de trente ans sa cadette.
LIRE en outre le post de PaSiDupes: "Les ténors du PS affichent leur mépris des femmes violées "

Du coup, lorsque l’impudent André Vallini a dénoncé le " culot " de Nicolas Sarkozy qu'il salit pour de supposées "atteintes" à l'indépendance de la Justice, l’UMP s'est saisie du bâton que le socialiste lui tendait pour se faire battre...

Sur la forme, d'abord
" Étant lui-même sous le coup d’une procédure pour 'harcèlement, licenciement abusif, discrimination par l’âge', et même s’il est bien sûr présumé innocent, le sénateur Vallini pourrait, à tout le moins, faire preuve d’une plus grande retenue et garder un peu de pudeur ", indique Camille Bedin, jeune secrétaire nationale de l’UMP.

Au rayon des Miss, pourquoi pas la camarade Gro Eva Joly ?
De discrimination par l’âge, notre futur Garde des Sceaux et ex-ancien assistant parlementaire de Gisèle Halimi, n’en a certes pas fait, "lorsqu’il s’est agi de recruter comme attachée de presse Virginie Dechenaud… une jeune femme de 25 ans dont la principale expérience professionnelle avait été d’être élue Miss Rhone-Alpes 2009 et première dauphine de Miss France 2010.

Sur le fond, ensuite
Peut-être A. Vallini était-il trop occupé depuis 5 ans à sa carrière pour s'en rendre compte, mais Nicolas Sarkozy a mis en oeuvre bien plus de réformes sur l'indépendance de la justice et l'avancée des libertés publiques que ses prédécesseurs.

Comme le souligne pour sa part Jean-Paul Garraud, secrétaire national de l'UMP à la Justice :
"Qui a réformé le conseil supérieur de la magistrature (CSM) dans sa composition, sa saisine, sa présidence ? C'est Nicolas Sarkozy qui l'a voulu et qui, de ce fait, ne préside plus l'instance suprême de la magistrature.

Qui a fait que les propositions de nomination des Procureurs Généraux sous la supervision du CSM ? C'est également Nicolas Sarkozy.

Qui a fait que n'importe quel citoyen puisse saisir le Conseil constitutionnel à l'occasion d'un litige ? C'est toujours Nicolas Sarkozy.

Qui a étendu les possibilités pour nos concitoyens de devenir jurés et de participer à l'œuvre de Justice ? C'est encore et toujours Nicolas Sarkozy?"


PS ou l'intox politicienne et la manipulation de l'opinion
A défaut d'éthique politique, ne peut-on donc attendre un débat serein et respectueux sur ce thème majeur de la Justice et des libertés publiques, comme sur les autres ?

Sans doute se félicite-t-il du basculement du Sénat à gauche ?
Pourtant, en septembre 2011, il conduisait la liste PS/PCF aux élections sénatoriales et abandonna son mandat de député pour cause de cumul. Mais après quelques semaines d'exercice à la Chambre haute, l'instable confia à la presse : "Je m'ennuie là-bas, il se passe rien, il n'y a pas de journalistes. Le palais du Luxembourg, c'est vieillot. On dirait un bordel des années 30 ", avant d'annoncer son souhait de revenir à l'Assemblée Nationale dans le cadre des échéances électorales de juin 2012 ...
Ca les regarde !

mardi 29 novembre 2011

Un innocent meurt de l'hystérie collective à la pédophilie

L'homme présente mal: les mamans le harcèlent à mort

Des gens un peu simples ont voulu jouer leur rôle de parents, à l'extrême
Un retraité est mort d'un arrêt cardiaque à 65 ans à Brest, à la suite du harcèlement de familles.

Victime de l'hystérie collective

Le présomption d'innocence, seulement avec le soutien d'une association ?
Lundi à l'heure de la sortie des classes,
l'homme aurait été pourchassé par des parents d'élèves, qui le soupçonnaient de pédophilie. Selon le quotidien régional Le Télégramme, il a suffi que le retraité ramène une petite fille de trois ans à une mère inattentive. La mère, désireuse de détourner l'attention de sa négligence, aurait cédé à la panique, d'autant qu'une voisine l'aurait alarmée avec la présence d'une jeune enfant avec le retraité. Il n'en falait pas davantage pour que la mère prise en défaut décide de porter plainte.
La FCPE a-t-elle joué un rôle modérateur ou ne sait-elle qu'accuser, envenimer et défiler ?

La rumeur a encore tué
Les mamans se seraient montées la tête et la présence régulière de cet homme fut bientôt jugée "potentiellement" dangereuse aux abords de l'école maternelle. A sa décharge, l'homme avait pourtant l'excuse d'habiter à une cinquantaine de mètres de l'école.

Chasse à l'homme
Aperçu lundi aux abords de cette dernière, le retraité aurait été pris en chasse par une quinzaine de parents d'élèves, jusqu'à ce qu'il puisse se réfugier à l'entrée de son hall d'immeuble.

L'innocente victime n'avait aucun antécédent judiciaire
Pour Yves Floc'h, le chef de la sûreté urbaine de Brest, interrogé par le quotidien régional Ouest-France au moment de l'intervention des policiers, un enfant était en pleurs au pied de l'immeuble, avec ses parents entourant l'homme, désigné comme un pervers sexuel.
Ce qui aurait justifié son interpellation, menottage et placement dans le véhicule de police.
Mais l'homme fait alors une crise cardiaque.
L'affaire DSK a introduit la peur des poursuites chez les hommes


On peut Mourir de honte
Et Dominique Strauss-Kahn a survécu !
Il était indigne de menotter DSK, mais il était juste de jeter l'opprobre sur un pauvre homme.
Les policiers ont prodigué les premiers soins à la victime allongée sur la voie publique, puis les pompiers, puis le SAMU, mais elle n'a pu être réanimé et décèdera rapidement.

Ni bavure, ni méprise, mais bêtise humaine
Yves Floc'h observe en effet qu " aucun élément négatif ne peut être mis en exergue accréditant la moindre thèse que cet homme ait eu des intentions malveillantes à l'encontre d'un enfant ".


"Délit de faciès"
Le retraité était pauvrement vêtu et jugé négligé.

Gilbert Bécaud chanta 'L'Orange' (paroles de Pierre Delanoë, 1964):
(Oui, ça ne peut être que toi
(Tu es méchant et laid)
(Y'avait comme du sang sur tes doigts
(Quand l'orange coulait
Non, non, non, non !
(Oui c'est bien toi qui l'as volée
(Avec tes mains crochues)
Vous êtes fous
(Oui c'est bien toi qui l'as volée)
(Y'a quelqu'un qui t'a vu)

Vous vous trompez
Je courais dans la montagne
Regardant tout le temps
Les étoiles dans les yeux
Vous vous trompez
Je cherchais dans la montagne
L'oiseau bleu..."


Principe de précaution meutrier
Le 9 novembre dernier,
un homme a été giflé en pleine rue à Peyrehorade (Landes), après son signalement à la gendarmerie qui alerta les directeurs d'établissements scolaires de la présence d'un délinquant sexuel dans les parages.
Or, bien qu'il fasse l'objet d'une enquête, l'homme giflé par un père de famille n'était pas connu pour des agressions sexuelles.
Auparavant, une autre dénonciation avait visé un homme dans l'Ain, par le biais de tracts anonymes donnant la aussi sa description, invitant à une "
chasse au pédophile en série en liberté ".

Certains échappent en revanche à la vindicte populaire
Daniel Cohn-Bendit en tire gloire à la télévision
Lien PaSiDupes :
"D.Cohn-Bendit, pédophile reconnu, en liberté inconditionnelle au Parlement européen"

Pourquoi cette psychose des parents ?

Lien PaSiDupes :
"Luc Ferry a osé accuser, sans le nommer, un ancien ministre français d'avoir eu des relations pédophiles au Maroc".
Lien PaSiDupes : la gauche laïque ne veut avoir à connaître que des accusations visant des religieux et
Me Thierry Lévy soutient la gauche laxiste jusqu'aux cas de pédophilie pour "lever les tabous sur "les comportements un peu différents".
Aujourd'hui, un homme ne s'en est pas relevé.

Une autopsie est en cours, qui permettra peut-être de déterminer si la victime est décédée d'un trop grand stress ou si elle a pu être brutalisée par les parents.Il semble ce soir que le vieil homme n'aurait pas subi de sévices corporels.

On incriminera donc sans doute -et à juste titre- la presse et son goût du sensationnel, mais elle aura les moyens de se défendre contre l'évidence.
cf. photo ci-dessus

Mais une "responsable" politique est au premier chef responsable de ce type de délire de l'opinion.

Et cette écervelée a déjà des victimes sur la conscience:
- Septembre 2008: suite à une plainte d'un de ses élèves âgé de 15 ans pour violence (non sexuelle), un enseignant d'un collège de Saint-Michel (Aisne) a été retrouvé mort à son domicile vendredi 19 septembre.
C'est la perruche qui aspire au perchoir de l'Assemblée nationale !
De juin 1997 à mars 2000, Sa Cynique Majesté Royal - balayée à la présidentielle 2007, au congrès socialiste de Reims et à la primaire 2011 - fut ministre déléguée à l'Enseignement scolaire du Gouvernement Jospin. La Gelée Royal mena alors une campagne médiatique tonitruante en matière de sécurité, s'attachant spécialement à la défense des droits de l'enfant et à la lutte contre la violence à l'école (loi de juin 1998 relative à la prévention et à la répression des infractions sexuelles, ainsi qu'à la protection des mineurs).
Mot d'ordre vertueux: donner droit prioritairement à la parole des enfants.

lundi 20 juin 2011

Loïc Sécher: septième procès en révision en France


Les effets durables de l'action ministérielle de Ségolène Royal

Pour la septième fois de son histoire, la France va ouvrir lundi un procès en "révision" d'un homme qui avait été définitivement condamné pour un crime, une décision remise en question par des faits nouveaux.
Les dossiers en révision précédents: affaires Loïc Sécher, d'Outreau, Patrick Dils, Leprince, Seznec, maréchal Bazaine.

Loïc Sécher, mis en cause et écroué une première fois en 2000, a été
condamné en première instance comme en appel en 2003 et 2005 pour viols et agressions sexuelles sur mineure.
Cette audience, qui doit durer une semaine aux Assises de Paris, concerne Loïc Sécher - son identité est public - un ouvrier agricole de 50 ans de Loire- Atlantique condamné en appel à 16 ans de réclusion en 2005 pour viols sur mineure
et qui a purgé plus de sept ans de détention.
Il a été libéré en avril 2010 après la décision de la Cour de Cassation de réviser ce procès.

L'affaire reposait sur les accusations d'une adolescente perturbée psychologiquement, qui s'est rétractée en 2007
,

Le problème de la fiabilité des expertises psychiatriques
La personne se disant victime, adolescente au moment des faits, a répété ses accusations d'abord devant les gendarmes, puis devant le juge d'instruction et enfin devant les deux Cours d'Assises.
Bien que sans aucune valeur scientifique, une expertise psychiatrique la jugeant "crédible" était venue renforcer l'accusation et peser sur le jugement. Aujourd'hui, le curseur fantaisiste des experts judiciaires réalisées durant la révision la situe dans la catégorie plus perturbée. Sera-t-elle jugée équilibrée et à nouveau fiable, demain ?

A partir de 2007, elle avait avoué à son entourage qu'elle avait menti et s'est depuis tenue à cette version. Un psychiatre l'a réexaminée dans le cadre de la révision et a conclu qu'elle était perturbée d'avoir menti. Le tribunal peut-il demander une expertise psychiatrique du psychiatre ?
La crédibilité des accusations des enfants del'affaire d'Outreau fut validée par les experts psychologues requis par le juge d'instruction et ceux-ci attestèrent la validité de leurs déclarations.

La contre-enquête menée par la Cour de Cassation a montré qu'elle était vierge au moment des accusations et a appris qu'elle avait jadis accusé à tort d'autres personnes, dont son père, d'abus sexuels.

Une autre enquête sur une supposée agression physique à son encontre avait débouché en 2005 sur un non-lieu: la justice la soupçonna d'automutilation.
Au troisième procès Sécher, on ignore quelle sera sa position.

Du dossier Dils au dossier Machin

Le dernier exemple en date d'une procédure de révision de condamnation criminelle définitive concernait Patrick Dils. En septembre 1986, deux enfants furent retrouvés morts Montigny-lès-Metz. Un jeune apprenti cuisinier de 16 ans, Patrick Dils, fut alors interrogé car il habitait la même rue que les victimes. Condamné à perpétuité en 1989 pour un double meurtre d'enfants, il a été acquitté et libéré en 2002.

Ce type de procédure tend à devenir plus fréquent. Un huitième procès en révision est d'ailleurs en attente à Paris pour Marc Machin.
Il avait été condamné en première instance en 2004, puis en appel en 2005, à 18 ans de réclusion, dont 12 de sûreté incompressible, pour avoir tué au couteau le 1er décembre 2001 sous le pont de Neuilly Marie-Agnès Bedot.

Les éléments retenus étaient ses "aveux" lors de sa cinquième audition en garde à vue à la police, répétés sur le coup devant un juge d'instruction, puis retirés. Un témoin assurait l'avoir reconnu sur les lieux avant le crime.

Il avait été condamné alors même qu'une autre femme, Maria de Araujo, avait été tuée aussi au pont de Neuilly en 2003, date à laquelle Marc Machin était en prison.

Le 3 mars 2008, un autre homme, David Sagno, est venu à la police s'accuser du meurtre de Marie-Agnès Bedot. Son empreinte génétique a été découverte sur un ongle de la victime et sur ses vêtements. Il a aussi avoué avoir tué Maria de Araujo.

Les avocats de la défense des dossiers Machin et Sécher ont mis ces affaires sur le compte des imperfections de la procédure criminelle française et les considèrent comme symboliques d'une nouvelle ère judiciaire. Ces dysfonctionnements de l'institution judiciaire ne doivent pourtant pas occulter ceux des médias, ceux du monde politique et ceux de certains acteurs sociaux.

Dossier du juge Burgaud

Le scandale de l'affaire de pédophilie d'Outreau a amené l'interdiction des expertises de crédibilité et une grande circonspection dans les affaires d'abus sexuels.


La garde à vue a en outre profondément changé depuis le 1er juin, les policiers devant désormais mener les interrogatoires en présence d'un avocat. Il n'est donc en théorie plus possible de recueillir de faux aveux sans que cela se remarque.

Dossier de la ministre Royal

De juin 1997 à mars 2000, Sa Cynique Majesté Royal, 3e candidate actuelle de la primaire du PS dans l'ordre des sondages, fut ministre déléguée à l'Enseignement scolaire du Gouvernement Jospin. Elle mena alors une campagne médiatique tonitruante en matière de sécurité, s'attachant spécialement à la défense des droits de l'enfant et à la lutte contre la violence à l'école (loi de juin 1998 relative à la prévention et à la répression des infractions sexuelles ainsi qu'à la protection des mineurs). Il fallait en particulier donner droit à la parole des enfants.
C'est ainsi que, dans l'affaire d'Outreau pour abus sexuels sur mineurs, le juge d'instruction Fabrice Burgaud prêta une oreille complaisante aux dénonciations de plusieurs enfants: pour complaire à la ministre, comme les experts psychologues dans l'air du temps politique ? Elles conduisirent un grand nombre de personnes à des mises en garde à vue puis en examen et débouchèrent sur une erreur judiciaire.

2000: Loïc Sécher est accusé par une adolescente et écroué.
2001: ouverture de l'instruction de l'affaire d'Outreau, suivie du procès aux Assises de Saint-Omer (Pas-de-Calais, mai-juillet 2004)
2008: accusé à tort par un élève, l'instituteur Jean-Luc Bubert se suicide: lien PaSiDupes

Ségol'haine Royal peut dormir sur ses deux oreilles, la conscience tranquille.

lundi 7 février 2011

Mais pour qui les juges français se prennent-ils donc ?

Un état dans l'Etat ? Mais de qui tiennent-ils leur pouvoir?

O
nt-ils les aptitudes de leurs prétentions ?

Ni l'Ecole de la magistrature ni aucune élection ne leur confère d'infaillibilité ni de légitimité. Alors, de quel droit prennent-ils des libertés avec la loi votée par les élus du peuple ? Leur comportement de starlettes écervelées et susceptibles est décidément aussi injustifié qu'insupportable.

Leur indépendance, porte ouverte à l'arbitraire

Les magistrats sont sensés rendre la justice au nom du peuple et, pour cela, ils ont à appliquer les textes votés par ses représentants élus. Mais ils ont pris la fâcheuse habitude d'interpréter cette loi pourtant déjà débattue dans les deux chambres du Parlement successivement et à l'appliquer en conscience et donc subjectivement, voire arbitrairement, en fonction de l'idéologie du moment et de la pression syndicale .

Pour justifier que la loi - égale pour tous - puisse souffrir des traductions personnelles et des adaptations locales, on distingue la lettre et l'esprit de la loi. Cette tolérance est illégale aux yeux des Français qui ne leur délèguent pas ce droit.

Et puis, le principe constitutionnel de l'indépendance de la magistrature s'est vu revisité en arme politique, prétexte à une remise en cause individuelle des textes de lois, qualifiés d'amphibologiques dans tel ou tel tribunal. Cela ajouté au langage amphigourique des juges, les justiciables ont fini par ne plus savoir quelle serait la lecture de la loi qui leur sera applicable. La justice à deux vitesses, l'arbitraire et le sentiment d'injustice naquirent au fil des décisions solitaires de juges arrogants et supérieurs. Convaincus qu'ils sont infaillibles, au-dessus de la loi et tout-puissants, ils sont une menace sur les citoyens et le bon équilibre de la République.
Nous refusons une République des juges.

Un laisser-aller vertueux

Sans revenir sur la douloureuse affaire d'Outreau dans laquelle le juge Burgaud n'a pas été condamné, alors que ses innocentes victimes ont fait de la prison, Jean-Daniel Lévy, de l'Institut entreprise de sondage CSA, ose maintenant prétendre qu'elle a mis en cause un juge solitaire, sans toutefois ébranler l'aura de la justice et de ses juges dans l'opinion !

Mars 2007 - Un viol commis à Paris (XVIIIe) met en fureur les policiers qui parlent de « bavure judiciaire ».

Nicolas Sarkozy n'est pas président et la réforme juduciaire menée par Rachida Dati ne peut être incriminée. La réduction des effectifs et des moyens ne peut être rendue responsable. Ce crime n'aurait jamais dû être rendu possible.
Le violeur présumé, Majdi Bejaoui, 22 ans, avait en effet été mis en cause dans une précédente affaire criminelle, un an plus tôt, le 21 mai 2006 dans le XIXe arrondissement. « Il y a eu des insultes, des violences et une vraie volonté d'avilissement », résume un fonctionnaire. Majdi Bejaoui aurait, par ailleurs, utilisé son portable pour prendre des clichés. Ces derniers n'ont jamais été retrouvés.
Mais bien que confondu en 2006 par son ADN, il avait été laissé libre et placé sous contrôle judiciaire par une juge des libertés et de la détention (JLD). « Un pur scandale », selon le syndicat Synergie officier pour qui le sort des victimes est totalement bafoué. « C'est parce qu'on l'a laissé libre que Bejaoui a pu s'en prendre à une autre jeune femme. » Selon le même mode opératoire et avec une rare violence. « Il y avait du sang à tous les étages... Avec la mâchoire et le nez brisés, la victime était méconnaissable. L'homme s'est acharné avec une terrible rage », relate un proche de l'enquête.
Quatre mois après le premier crime, les tests ADN avaient parlé et Bejaoui était alors arrêté sur mandat d'amener de la juge d'instruction. Mais une fois de plus, le JLD refusa d'écrouer le violeur présumé, considérant que « l'ADN ne constituait pas un élément nouveau susceptible d'entraîner une incarcération ». Une position conforme à celle du Parquet de Paris qui n'avait pas requis de mandat de dépôt. « Si Majdi avait parlé de relations consenties avec la mineure,il est évident que son ADN retrouvé sur place n'aurait rien apporté. Mais comme il a nié le viol, l'ADN a tout de même bien prouvé qu'il avait menti », souligne un policier.

5 septembre 2010 - Les obsèques de Natacha Mougel, la joggeuse assassinée à 29 ans, ont été célébrées en l'église Saint-Vincent de Marcq-en-Baroeul (Nord)

La cérémonie a lieu en présence du ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, et de la ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie... Aucun représentant des syndicats de magistrats, SM ou USM ne s'était déplacé.

2010 - L'assassin de Laetitia Perrais dans la Loire est un multirécidiviste nantais.
Agé de 33 ans, les juges ont eu le coeur - qui s'avère maintenant une irresponsabilité manifeste - de laisser en liberté Tony Melhon un prédateur 15 fois condamné pour viols et actes de violence et libéré en février 2011, au terme de sa peine ferme. Les magistrats en grève se présument-ils innocents ?

Déclaration du Chef de l'Etat:
Quand on laisse sortir de prison un individu comme le présumé coupable sans s’assurer qu’il sera suivi par un conseiller d’insertion, c’est une faute. Ceux qui ont couvert ou laissé faire cette faute seront sanctionnés, c’est la règle... Il y a eu un certain nombre de dysfonctionnements côté justice et côté police....nous prendrons des mesures pour que les responsabilités soient assumées et que des décisions soient prises... Notre devoir, c’est de protéger la société de ces monstres. Je dis monstre parce que je crois qu’il y a un moment où il faut employer les mots qui correspondent aux situations et ne pas se voiler la réalité”.

Mais le SM rejette la faute sur le gouvernement.
L'ambiguïté de ce syndicat est manifeste: Mme Taron affirme que le SM ne met pas en question la responsabilité des juges, mais la refuse en cas de drame.
VOIR et ENTENDRE la représentante du SM à qui France Info donne la parole sans interruption insolente...:


Clarisse Taron envoyé par FranceInfo.

La syndicaliste-magistrate a un tel besoin en personnel qu'elle refuse des vacataires qui pourraient taper des jugements en sorte qu'ils soient applicables: volonté politique de blocage du système ?...

Extrait 1 (teaser, selon France Info !) de la mise à disposition de l'antenne deFrance Info au SM: lien
Avant qu'on ne sache ce qui s'est effectivement passé dans l'affaire Meilhon, Mme Taron accuse un manque de moyens.
Extrait 2 (autre 'teaser'...) sur le tri arbitraire des affaires prioritaires sur des critères subjectifs et syndicaux: lien
Clarisse Taron revendique l'illégalité collective des actions judiciaires


Négligences judiciaires

Mars 2010 - Le juge d’instruction n’a pas respecté la procédure

Il a conclu son enquête en recopiant tout simplement les réquisitions du procureur de la République. Or, ce genre de "copié collé" est une facilité interdite depuis l’affaire d’Outreau: la loi impose dorénavant au juge d’établir des ordonnances à charge et à décharge.

Dans ce dossier, la victime, un chauffeur-livreur pris dans une fusillade entre bandes rivales à la cité de la Grande Borne à Grigny, a reçu une balle perdue en janvier 2009. Il ne comprend pas - à la différence des syndicats de magistrats - qu'un juge d’instruction ait pu commettre une telle bourde. Le tireur présumé est un jeune délinquant de 23 ans déjà condamné à 14 reprises, dont une fois à 18 mois de prison ferme suite à un vol avec violence, mais il a été remis en liberté par le tribunal correctionnel d’Evry, suite à cette négligence d'un juge irréprochable.Le Parquet d’Evry a décidé hier de faire appel de la décision du tribunal.

Décembre 2010 - Le greffe laisse passer le temps

Vingt-cinq jours avant le procès, les victimes de l'affaire Guiglion, un sordide rapt en date du 12 septembre 2006, apprennent que les 7 accusés devant les assises à Nice, Bernard et Catherine Guiglion ont appris par la cour d’Appel d’Aix-en-Provence la libération sans contrôle judiciaire des quatre membres du commando ultraviolent qui restaient détenus. En matière criminelle, on ne peut juger des accusés deux ans après la fin de l’instruction. Camel Ben Taïeb, le cerveau présumé du gang qui a reconnu les faits, sauf les agressions sexuelles et les tentatives de viols sur Catherine Guiglion est dans la nature.

Une politisation avérée

Qu'il suffise de prendre le cas emblématique d'Eva Joly
Cette magistrate magistrate franco-norvégienne a instruit des dossiers politico-financiers telle l'affaire Elf.
En 2002, elle se met en disponibilité de la magistrature pour devenir conseillère du gouvernement norvégien (Parti populaire chrétien) dans la lutte contre la corruption et la délinquance financière internationale: elle a passé trois ans dans son pays d'origine.
Bien que proche du Mouvement démocrate (2007-2008), en 2009, elle est élue députée européenne Europe Écologie dans la circonscription Île-de-France .
À l'été 2010, sa candidature à l'élection présidentielle française de 2012 apparaît de plus en plus probable.

Leur nombre de jours de grève

Le taux de syndicalisation des magistrats est proportionnellement plus élevé que dans l'ensemble du monde ouvrier.

Novembre 2007 - Lorsque Rachida Dati, Garde des Sceaux défendit le projet de réforme de la justice, les syndicats de magistrats et de personnels de justice appelèrent à la grève le 29 novembre .

Novembre 2008
- réforme de la carte judiciaire: une intersyndicale du SM (Syndicat de la Magistrature) et de trois syndicats de fonctionnaires de justice appelèrent le 29 octobre à un mouvement national de grève le jeudi 29 novembre, pour protester contre la réforme initiée par la ministre de la Justice Rachida Dati.

Mai 2009 - l'intersyndicale des surveillants pénitentiaires bloqua plusieurs jours la Prison de la Santé à Paris, avant d'être délogés par des gendarmes mobiles. Les gardiens des principales prisons de la région parisienne, dont Fleury-Mérogis (Essonne) et Fresnes (Val-de-Marne) se joignirent à l'action.

A compter du 24 mars 2010, les organisations syndicales CFDT – Interco Ile de France, CGT des chancelleries & Services Judiciaires et USAJ /UNSA avaient déposé un préavis de grève reconductible. Le rôle des organisations syndicales de magistrats ? Elles appellèrent "tous les magistrats à prendre les dispositions pratiques susceptibles de faciliter, autant que possible, l’action des personnels engagés dans ce mouvement de grève."

En septembre 2010
, dix-huit associations professionnelles et syndicats du monde de la justice (les trois syndicats de magistrats -USM, SM, FO-, des syndicats de la protection judiciaire de la jeunesse, de fonctionnaires des services judiciaires ou de la pénitentiaire, le syndicat des avocats de France, les états généraux de la justice pénale) appellèrentl es avocats, les magistrats et les autres fonctionnaires à une sorte de grève du zèle, sans qu'aucune déclaration de Nicolas Sarkozy n'ait provoqué leur ire politique.
La direction des services judiciaires ne négligea pas la contestation : dans un mail interne adressé aux procureurs généraux et aux premiers présidents, elle demanda qu’on lui communique urgemment «le nombre d’audiences tenues sans greffier» et «celles qui se tiennent dans la limite de la durée définie par la circulaire Lebranchu.»

=> Guillaume Didier, porte-parole de la chancellerie, dénonça cependant ce mouvement:
« Il ne faudrait pas que cette mobilisation se fasse au détriment du justiciable. Qu’on ne dise pas qu’on ne fait rien : le budget du ministère de la Justice a augmenté de 50% entre 2002 et 2010. Le nombre de magistrats est passé de 7 500 à 8 300 et celui des greffiers a crû de 22%. Dans quelques semaines, Michèle Alliot-Marie présentera le budget de la Justice qui augmentera encore, tout comme le nombre d’emplois

Tout est la marque du mépris des justiciables

Manque de respect
«
On a méprisé la première victime en relâchant son agresseur
», s'insurge un représentant du syndicat Synergie.


Ironie ou inconscience surréaliste ?
Alors que les Français reprochent à leurs magistrats la multiplication exponentielle des néglicences, depuis le vendredi 4 janvier 2010, 16 juridictions font ce qu'ils appellent une "grève du zèle" ! Pour ceux qui croient rêver en lisant ces lignes, c'est à dire qu'ils renvoient toutes les affaires non urgentes.
Les tribunaux n'ont donc pas accumulé assez de retard. Les victimes potentielles peuvent avoir toujours plus peur, les présumés innocents se frottent les mains.
Prise des Français en otages
Le Syndicat de la Magistrature (SM, marqué à gauche), proteste contre les déclarations de Nicolas Sarkozy sur l'affaire Laetitia et appelle à deux jours de grève jeudi et vendredi, a annoncé dans l'émission de France Info Parlons Net, sa présidente, Clarisse Taron.
Le mouvement de protestation des magistrats nantais après les déclarations de Nicolas Sarkozy sur l'affaire Laetitia a fait tâche d'huile depuis hier, avec un appel national à la suspension des audiences à partir de lundi lancé par l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire).

La justice est au service des honnêtes gens, mais les juges à celui des voyous.