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mercredi 10 juin 2009

Laïque, Paris honore le dalaï-lama, chef religieux

Le laïc reçoit le chef spirituel en catimini
Delanoë, socialiste, laïc et mystique...

Barack Obama n'était en France que pour détourner l'attention de la Chine de la réception du dalaï-lama à Paris, comme l'Airbus AF 447 ne s'est abîmé que pour distraire les européens de l'élection des Eurodéputés. C'est le genre d'inepties dont nous gratifie volontiers la presse engagée lorsqu'elle est au mieux de sa forme partisane.

Des honneurs à la va-vite

Ce week-end à Paris, le chef spirituel des Tibétains, âgé de 74 ans et qui vit en exil en Inde, n’a pas eu droit au tapis rouge.
Il était l'hôte du maire socialiste de Paris et la Chine avait prévenu qu’elle verrait comme une provocation inacceptable toute rencontre officielle entre les autorités françaises et celui que Pékin considère comme un « chef de bande séparatiste ». C’est donc dans une relative discrétion que le dalaï-lama a reçu les insignes de « citoyen d’honneur » de Paris à l’Hôtel de Ville, des mains de Bertrand Delanoë, en passant, de retour de Roland-Garros, où il a dû s'arracher à la finale de tennis.

Le chef tibétain, habitué aux brimades et subtilités diplomatiques, prend la chose avec philosophie. « C’est la routine », confie-t-il dans un éclat de rire lors d’une rencontre avec quelques journalistes dans un palace parisien, où il arrive flanqué de son porte parole, vêtu comme lui d’une robe safran et rouge, le moine français Matthieu Ricard, qu'avec humour, il présente comme son possible successeur. Mais pourqupoi pas Bébert Delanoë, aussi ?

Le dalaï-lama fait taire la polémique franco-française
=> « Si mon voyage avait eu un caractère politique, le fait de ne pas être reçu par le président Sarkozy aurait été un problème, reprend-il. Mais comme c’est une visite privée, il n’y a aucun problème. »

=> Le chef religieux exerce son ministère

  • Outre la cérémonie furtive à l’Hôtel de Ville, le dalaï-lama a surtout tenu une conférence sur « l’éthique laïque » à Bercy devant un millier de fidèles et rencontré des membres de la diaspora chinoise. « Depuis un an, explique-t-il, je multiplie de tels contacts avec la diaspora pour une raison simple : je n’ai pas confiance dans le gouvernement totalitaire chinois mais je fais confiance au peuple chinois. »

    => Mais fait aussi sa propagande

  • Le dalaï-lama explique les tensions entre Pékin et le peuple tibétain
    Le dalaï-lama accuse la Chine d’avoir « orchestré » les violences au cours des émeutes sanglantes de l’an dernier au Tibet. Début mars 2008, raconte-t-il, des cars ont amené des « Tibétains inconnus » qui ont déclenché les violences anti-chinoises, Selon lui, l’armée et la police les auraient laissés faire pendant trois jours, comme pour mieux justifier la répression qui s’en est suivie. Cette province chinoise revendique en effet son autonomie culturelle face au pouvoir central de Pékin. Hier, le dalaï-lama a d’ailleurs souligné qu’il revendique non l’indépendance , mais seulement l’« autonomie ». Préoccupé par la réactivité des jeunes générations tibétaines aux incitations étrangères, le dalaï-lama a reconnu que « certains ont un discours radical, mais c’est une minorité qui serait aussitôt écrabouillée par les Chinois si elle passait à l’acte. La majorité des jeunes veulent agir par la non-violence. » Le chef spirituel adressa donc un message de modération aux militants français anti-chinois.

  • La crise économique, selon le chef religieux
    Il dénonce « l’avidité » des « spéculateurs » qui a conduit au désastre, enjoint les manageurs d’entreprises de faire preuve « d’humanité » envers leurs employés.
    =>Un message humaniste.
  • De même, le dalaï-lama ne se s'adresse pas seulement à un auditoire bouddhiste.
    « Mon engagement, dit-il, c’est la promotion des valeurs humaines. Les valeurs d’une éthique laïque, ce qui signifie le respect de toutes les origines, de toutes les religions. »

    Son message sera-t-il entendu des socialistes sectaires ?
    La laïcité n'exclut pas la tolérance: c'est la laïcité ouverte.
  • samedi 13 septembre 2008

    Le pape Benoît XVI draine les foules à Paris

    220.000 fidèles selon la police : 650.000, selon les syndicats ?
    Le pape Benoît XVI a ouvert sa visite en France, vendredi à la mi-journée. Le Chef spirituel des catholiques romains est allé samedi matin à la rencontre des croyants sur l'esplanade des Invalides, à Paris à bord de sa papamobile, pour y célébrer une messe pontificale. Le pape a rassemblé, non pas « plusieurs dizaines de milliers de personnes », selon le flou d'une certaine presse, bien que quelque 170.000 personnes aient été pourtant annoncées, mais bien, à dire vrai, quelque 220.000 fidèles fervents, soit sensiblement plus qu’annoncé.

    Le programme du pape

    Accueilli vendredi à sa descente d'avion par le président Nicolas Sarkozy et son épouse Carla Bruni-Sarkozy, le souverain pontife s'est rendu pour une "visite officielle de courtoisie" à l'Elysée où l'attendaient le gouvernement au grand complet, ainsi que de nombreuses personnalités politiques, dont le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë, mais aucun ex-candidat(e) à la présidentielle 2007. Les cloches des églises de la capitale ont alors retenti pour célébrer la première visite en France de Benoît XVI depuis le début de son pontificat.
    Après une première journée consacrée hier vendredi à la société civile -politique, à l'Elysée et culturelle, au Collège des Bernardins à Paris-, le pape Benoît XVI consacre la journée de samedi à des thèmes plus religieux avec une messe célébrée sur l'esplanade des Invalides, au coeur de la capitale, et une procession mariale à Lourdes, ensuite.
    Au premier jour de sa visite en France, le pape Benoît XVI a donc appelé de ses voeux une laïcité ouverte, mettant en garde contre "le fanatisme fondamentaliste".
    "La recherche de Dieu et la disponibilité à l'écouter, demeure aujourd'hui encore le fondement de toute culture véritable", a-t-il insisté devant un parterre de 700 personnalités du monde de la culture, de la politique et des représentants du culte musulman. A l'Elysée, devant les membres du gouvernement français réunis au grand complet avec d'autres personnalités politiques, le pape avait plaidé pour une laïcité ouverte.
    Le pape avait débuté ce samedi dès 09H00, à l'Institut de France
    , dont il fait partie comme membre étranger de l'Académie des sciences morales et politiques. Au Collège des Bernardins, il a rencontré ses collègues, ainsi que les membres des autres Académies composant l'Institut de France. Deux cents académiciens étaient réunis sous la coupole pour l'accueillir et entendre rappeler qu’une culture sans Dieu serait "une capitulation de la raison".
    Le pape Benoît XVI s’envole vers 16h 00 pour Lourdes, deuxième lieu catholique le plus visité au monde après Rome, et où il célèbrera le 150ème anniversaire des apparition de la Vierge Marie à Bernadette Soubirous, l’humble petite bergère du sud-ouest.

    Messe pontificale sur l’esplanade des Invalides
    220.000 personnes, dont certaines avaient passé la nuit sur l'esplanade, étaient présentes sur place vers 09H30 (selon la préfecture de police). L'esplanade des Invalides, tracée en 1704, ouvre l'une des plus majestueuses perspectives de Paris entre le prestigieux Hôtel des Invalides érigé sous Louis XIV et le Pont Alexandre III construit sur la Seine en 1900. Le souverain pontife a été acclamé par la foule, composée en majorité de jeunes et de familles, qui agitaient des petits fanions jaunes et blancs aux couleurs du Vatican.
    Pour les fidèles n'ayant pu s’approcher du pape sur l'esplanade, un écran géant retransmettait la célébration, Place Vauban, derrière l’Hôtel des Invalides.

    Le Premier ministre français François Fillon, et plusieurs autres membres du gouvernement, dont Rachida Dati, la Garde des Sceaux, ministre de la Justice, et Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, chargée des cultes, qui étaient installées face à la majestueuse tribune sur laquelle fut célébrée la messe.

    L’enseignement de Benoît XVI

    Le message du Souverain pontife

    En réponse au concept de "laïcité positive" défendu par le président Sarkozy à Rome en décembre 2007, le pape a déclaré qu'"en ce moment historique où les cultures s'entrecroisent, une nouvelle réflexion sur le vrai sens et l'importance de la laïcité (était) devenue nécessaire". Rappelant que "les racines de la France, comme celles de l'Europe, sont chrétiennes" - une valeur que Nicolas Sarkozy a dit "assumer" -, Benoît XVI a souligné le "rôle civilisateur" joué en France par l'Eglise.
    Le président français a estimé que "ce serait une folie de (se) priver (des religions), tout simplement une faute contre la culture et contre la pensée". "C'est pourquoi j'en appelle à une laïcité positive", a-t-il souligné.


    Mission œcuménique du pape
    Observant que la France est "multiple", le président avait redit sa volonté "de tout faire pour que nos compatriotes musulmans puissent vivre leur religion à égalité avec toutes les autres".
    Or, le pape a rencontré une délégation de la communauté juive, ne pouvant être reçue en même temps que les représentants des autres religions, en raison du shabbat. Il a salué "le rôle éminent" joué par les Juifs de France dans l'histoire du pays, en ajoutant: "
    l'Eglise s'élève contre toute forme d'antisémitisme dont aucune justification théologique n'est recevable". "Etre antisémite est aussi être antichrétien", a-t-il dit.

    La Foi et la Raison

    Puis, Benoît XVI a rejoint le Collège des Bernardins, magnifique édifice cistercien récemment restauré. Dans un discours savant et très mesuré devant quelque 700 personnalités du monde de la culture et de la politique ainsi que des représentants de la religion musulmane, il a mis en garde contre "le fanatisme fondamentaliste". Après un retour utile, en cette période de ‘repentance’ générale, sur la façon dont la culture monastique avait modelé la culture occidentale au fil des siècles, il a insisté sur le paradoxe d'une "culture purement positiviste", reléguant Dieu au "domaine subjectif", qui entérinerait la "capitulation de la raison".
    "Ce qui a fondé la culture de l'Europe, la recherche de Dieu et la disponibilité à L'écouter, demeure aujourd'hui encore le fondement de toute culture véritable", a-t-il rappelé.

    Benoît XVI s'est ensuite rendu dans sa papamobile
    à la cathédrale Notre-Dame de Paris, sous les acclamations de la foule. Des milliers de Parisiens longeaient le parcours, du Collège des Bernardins à Notre-Dame, et, à 20H30, 50.000 personnes étaient massées sur le parvis, selon la police, tandis que le diocèse de Paris évaluait la foule à 60.000 personnes.
    La prière oecuménique
    Au cours des vêpres, la prière du soir, le pape a plaidé pour "l'unité" des chrétiens après avoir salué "avec respect et affection les représentants des Eglises chrétiennes venus prier fraternellement". Puis, devant des milliers de jeunes enthousiastes réunis sur le parvis de Notre-Dame, il a dénoncé "la superficialité de la foi et de la morale dissolue". Il ne suffit pas pour un chrétien de se rassembler, mais il importe de s'engager. C'était un appel aux vocations.

    Peu avant 22H30, le pape a adressé un dernier salut aux Parisiens depuis le balcon de la nonciature, l'ambassade de l’Etat du Vatican en France.