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jeudi 8 juin 2017

Affaire Ferrand : le ministre n'avait pas dit que Mutuelles de Bretagne a bénéficié de subventions publiques

La Haute autorité pour la transparence de la vie publique n'avait-elle rien soupçonné ou a-t-elle couvert ?

Et Griveaux banalise u
ne pratique "courante"

Griveaux - Ferrand,
les deux font la paire
L’achat et la rénovation d'un local brestois par Mutuelles de Bretagne  au profit de la compagne de Richard Ferrand ont été subventionnés par de l’argent publicà hauteur de 55.000 euros révèle jeudi 8 juin, BFMTV. 

Selon BFMTV, qui présente des documents à l’appui, "le conseil municipal de Brest (PS) et le conseil général (PS) du Finistère ont versé de l’argent public à Mutuelles de Bretagne pour financer – au moins en partie – l’installation des Mutuelles dans les locaux appartenant à la compagne du ministre".

Outrecuidance du porte-parole de La République en marche (LRM), Benjamin Griveaux

Le cynique a qualifié ces pratiques d'"extrêmement courantes" relativisant le favoritisme et le détournement d'argent public , ainsi que l'enrichissement personnel du couple, a défendu par la voix de l''impudent Benjamin Griveaux, lui-même ex-vice-président de Conseil départemental, en Saône-et-Loire. La police va devoir se pencher sur les comptes de ce conseil territorial...
"C’est le président des Mutuelles de Bretagne qui a sollicité la ville de Brest, le conseil départemental. Je rappelle que Richard Ferrand n’a jamais été élu à la ville de Brest [mais nous lui rappelons que Ferrand était directeur général de cette mutuelle au moment des faits]
Au conseil départemental, la subvention a été votée à l’unanimité par la commission permanente à la fin de l’année 2011 et Richard Ferrand n’était plus membre du conseil départemental", a développé Griveaux, qui fait l'impasse sur las liens continus du député Ferrand avec l'établissement mutualiste, en tant que chargé de missions à partir de 2012...

Selon l'obscène avocat du ministre de Macron, les financements ont servi à acheter de l’équipement [sic]. 
"Les informations dont je dispose : c’est de la bureautique, des blouses, du matériel informatique", des gommes et des crayons pour un montant de 55.000 euros. Un porte-parole peut-il dire n'importe quoi et se moquer de ses concitoyens ?

Pratiques "parfaitement [ironie du terme] encadrées"
"Les Mutuelles de Bretagne sont un organisme privé (…) qui gère des services d’accès aux soins, d’aides à domicile et des établissements de santé. C’est dans ce cadre qu’elles sollicitent et perçoivent des subventions" [publiques] ajoute l’organisme dans un communiqué. "C’est strictement dans ce cadre que les Mutuelles de Bretagne ont sollicité des subventions", affirme ce porte parole du parti du président Macron, précisant que "toutes les subventions accordées et leur utilisation sont parfaitement encadrées ". Ce qui ne veut rien dire ! Sinon que, par son parti-pris grossier,  Griveaux aggrave le cas du système mutualiste. 

Richard Ferrand, ministre de la Cohésion des territoires (Aménagement) et secrétaire général de LRM, est piégé depuis que Le Canard enchaîné a révélé que les Mutuelles de Bretagne, dont il fut directeur général, avaient décidé en 2011 de louer, à Brest, des locaux commerciaux qui n'appartenaient pas encore à sa compagne - puisque sa SCI n'était même pas constituée - pour ouvrir un centre de soins. Toutes les apparences d'un investissement utile et louable ! L’association anti-corruption Anticor a toutefois adressé une plainte contre X au Parquet de Brest, sur le fondement du délit d’abus de confiance. Mais, dépendant du ministre de la Justice, le chevalier blanc Bayrou, le procureur de Brest a préféré se faire tirer l'oreille et gagner du temps à la veille des législatives avant d'ouvrir une enquête préliminaire. Bien que ministre, Ferrand reste candidat à sa propre succession dans le Finistère et a exclu de démissionner du gouvernement.

Griveaux avait décidé le 24 mai que cette affaire n’a "rien à voir avec la moralisation de la vie publique", chantier devenu sensible du quinquennat, du fait également d'une autre plainte visant cette fois la ministre des Affaires européennes, Marielle de Sarnez (MoDem), proche de Bayrou, puisqu’il s’agit "d’argent privé", affirmait-il éhontément. "[Si] vous voulez des gens qui viennent et qui ont eu une expérience dans le secteur privé, (…) vous pouvez leur faire tous les procès que vous voulez sur leurs vingt-cinq années et donc vous n’aurez jamais ni de députés ni de ministres qui viennent du secteur privé ", avait-il polémiqué, à contre-courant de l'exécutif qui se faisait fort de moraliser la vie publique...

Griveaux est lui aussi investi par La République en marche ! aux élections législatives de dimanche dans la cinquième circonscription de Paris, contre la socialiste sortante, Seybah Dagoma. 
Les électeurs feront-ils le ménage, puisque la HAPVP - concernées par les questions de déontologie et de conflit d'intérêts relatifs à l’exercice des fonctions des parlementaires et des ministres - est défaillante ?

samedi 27 mai 2017

Affaire Ferrand: la Justice assume son décalage avec la morale et l'opinion

Le Parquet selon Bayrou fait bloc derrière le ministre préféré de Macron

Le Parquet national financier (PNF) se déclare incompétent "à ce stade" pour ouvrir une enquête

Résultat d’images pour richard ferrand
Le PNF ne compte pas se saisir de l'affaire immobilière impliquant le ministre Richard Ferrand", car les infractions révélées dans la presse ne rentreraient pas dans le champ de compétences du PNF, selon les juges financiers dépendants de François Bayrou, ministre de la Justice, mercredi de source proche du dossier.
Des infractions qui ne rentrent pas dans les compétences du PNF: le Parquet de la République se satisfait d'une simple lecture du journal satirique.  "A la lecture du Canard enchaîné et au vu de l'article 705 du code de procédure pénale" qui énumère les infractions qu'il couvre, "les faits évoqués à ce stade n'entrent pas dans le champ de compétence du PNF", a affirmé cette source. 
La morale politique exigeant des explications approfondies, le parti Les Républicains avait auparavant annoncé son intention de saisir le PNF pour qu'il ouvre une enquête sur les "agissements" présumés du ministre de la Cohésion des territoires. Cette saisine se ferait au moyen de l'article 40 du code de procédure pénale qui oblige les autorités publiques à dénoncer des délits éventuels dont ils auraient connaissance.

Au ministère de la Justice, Bayrou fait circuler la patate chaude.
Seul le Parquet de Brest serait pour l'heure compétent pour se saisir du dossier. Mercredi soir, Les Républicains ont d'ailleurs également annoncé  qu'ils comptaient saisir le procureur de la République de Brest, compte tenu de faits présumés "d'une gravité certaine" et qui "pourraient revêtir plusieurs qualifications pénales", a indiqué le secrétaire général du parti, Bernard Accoyer, dans un communiqué.

Selon le Canard enchaîné de mercredi, les Mutuelles de Bretagne, dont Richard Ferrand, ministre de la Cohésion des territoires, était le directeur-général au moment du montage financier irrégulier et jusqu'en 2012, ont loué à partir de 2011 des locaux commerciaux appartenant à sa compagne pour un loyer annuel de 42.000 euros et au nom d'une SCI qui n'était pas encore constituée au moment de l'attribution du marché par le conseil d'administration des Mutuelles dirigées par le compagnon de la bénéficiaire.

Le Parquet de Brest s'aligne sur Paris et n'ouvrira pas d'enquête sur Ferrand

Les révélations du Canard enchaîné ne changent rien. Elles jettent pourtant sur la place publique un montage financier de Richard Ferrand au profit de sa compagne et l'emploi d'assistant parlementaire dont a bénéficié son fils. Mais elles  ne permettent pas d'ouvrir une enquête, selon le procureur de la République de Brest, vendredi. 
"Il apparaît qu'en l'état, aucun des faits relatés n'est susceptible de relever d'une ou plusieurs qualifications pénales permettant d'ouvrir une enquête préliminaire", annonce le procureur, Eric Mathias, dans un communiqué.

Le procureur de Brest confirme avoir reçu un signalement de la part de l'avocat du parti Les Républicains.
Vendredi, le député Les Républicains et ancien magistrat George Fenech a annoncé  avoir saisi l'autorité de contrôle prudentiel et de résolution, organe de supervision des banques et des assurances, pour "forte suspicion" sur "les conditions d'occupation, de fixation des loyers et des montants des travaux".

Maître du PNF et du Parquet de Brest, le ministre de la Justice ne s'est encore pas exprimé sur le débat politique ouvert.

lundi 12 octobre 2015

Hollande va-t-il encore sacrifier des Français en Syrie?

Deuxièmes frappes françaises en Syrie sur un camp d'entraînement de l'Etat islamique
L'un des deux Rafale qui ont frappé en Syrie jeudi soir
Le raid visait des djihadistes français

Une décision qui devrait avoir des implications juridiques.
La France a-t-elle le droit de tuer ses propres ressortissants dans un pays étranger? 
La question se pose après le bombardement qui visait des djihadistes français en Syrievendredi dernier. "Les Français qui s'entraînaient dans ce camp ne se formaient pas seulement au combat et aux attentats-suicides comme la plupart de ceux qui rejoignent Daech, mais pour faire partie, une fois de ­retour en France, d'une cinquième colonne capable de frapper notre pays", précise une "source officielle" informée des détails du raid, mais qui ne se dévoile pas... 

"La France ne "(cible -pourtant-) personne en particulier," assure le pouvoir 

La légitimité de l'ordre de frappe a en tout cas été soulevée au ministère de la Défense. Pour justifier des frappes contre les ressortissants français, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian s'est défendu dans un entretien au journal officieux du PS, Le Monde, expliquant que la France ne "(ciblait) personne en particulier. Nous combattons non des individus mais un groupe terroriste - à l'aveugle ? - composé de ressortissants de différentes nationalités, dans le respect du droit international... humanitaire" (en somme, une guerre peut être juste), avant d'indiquer que la France agit en s'appuyant sur le principe de la "légitime défense". Autrement dit, l'auto-défense ? 

Sur le plan juridique, viser des Français, même intentionnellement, pourrait toutefois poser problème, comme le rappelle Patrick Beaudouin, avocat et président d'honneur de la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH) qui aurait un doute sur les notions de "droit international humanitaire" et de "légitime défense" brandies par la France : "Il est en effet envisageable que des familles de nationaux portent plainte pour assassinat en invoquant l’absence de fondement légal de ces bombardements [qui ont lieu sans déclaration de guerre et en vertu du 'droit d'ingérence' des plus forts supposés].
Contre qui ces plaintes pourraient-elles être dirigées? La responsabilité pénale de l’Etat, (en tant que) personne morale? Le fondement me semble douteux. Il est plus probable qu’elles soient dirigées contre le ministre de la Défense, donneur d’ordre, ou les exécutants, les militaires français", note-t-il dans un entretien au Monde, Pravda de l'Elysée. Le responsable de l'ONG a toutefois le sentiment que le risque ne serait "sérieux" : "Je suis extrêmement dubitatif", glisse-t-il, hésitant à donner sa caution à ce type d'agissement. 

"En termes de droit, il n’existe aucun fondement qui l’interdit" 

C'est également l'avis de Didier Maus, professeur honoraire de droit constitutionnel à l’Université Aix-Marseille, interrogé par France 24 : "Il n’existe aucune interdiction légale, aucun argument juridique dans ce type de conflit armé très particulier, où les lois de la guerre et l’État de droit sont inopérants, qui interdit à un gouvernement de viser ses propres ressortissants considérés comme dangereux, ou qui sont passés dans le camp adverse". Le retraité Didier Maus poursuit : "Cela peut poser un problème politique au gouvernement qui prend une telle décision, cela peut être discuté d’un point de vue de la morale [républicaine], mais en termes de droit, il n’existe aucun fondement qui l’interdit dans ce cas précis [appréciation subjective], de danger immédiat [à démontrer], où aucune autre solution n’existe [à prouver]". 

La pratique n'est, en effet, pas inédite. "De nombreux États, mêmes démocratiques, procèdent à des exécutions sommaires d’éléments menaçant la sécurité nationale, ressortissants du pays ou pas. Sauf que contrairement à Washington et nouvellement à Londres, ils ne communiquent pas sur cette question", rappelle cyniquement Alain Bauer, professeur en criminologie au Conservatoire national des Arts et Métiers, et proche de Manuel Valls, dans un entretien à France 24. Une menace a priori...

"Certains ont décidé de ne plus hésiter"

Si la France visait ses ressortissants, cela serait en tout cas une première, même si Alain Bauer précise qu'on ne sait toujours pas ce qui est "advenu" d'un certain nombre de Français enlevés et portés disparus pendant la guerre d'Algérie. 

D'autres Etats ont eu moins de scrupules, selon le JDD. Début septembre, le Premier ministre, David Cameron avait révélé en septembre dernier que les forces britanniques avaient tué plusieurs djihadistes britanniques sur des soupçons de préparation d'une attaque à Londres. Outre-Manche, la frappe de drones n'avait été que très peu contestée sur le plan juridique. Le Premier ministre avait pris soin de préciser qu'il avait demandé l’approbation du Procureur général et conseiller juridique en chef de la Couronne et du gouvernement, Jeremy Wright. "Il est clair que l'action que nous avons conduite était parfaitement légale. Le Procureur général a été consulté et nous avions une base légale claire pour agir en fonction de la loi internationale", a précisé David Cameron. 

C'est aussi le cas des Etats-Unis dont les attaques de drones ont visé épisodiquement des sujets américains. "Lorsqu’un Américain part à l’étranger pour mener la guerre contre les États-Unis, et que ni les États-Unis, ni nos partenaires ne sont en position de le capturer avant qu’il ne mène à bien un complot, sa nationalité ne devrait pas le protéger, pas plus qu’un tireur isolé en train de faire feu sur la foule ne devrait être protégé d’un commando de la police", s'était défendu en mai 2013 le président américain Barack Obama. 
"Il est très facile de donner des leçons de morale lorsque l’on n’est pas confronté à ce genre de problématique, mais quand il s’agit de sauver le plus grand nombre, d’éviter de faire pleurer des victimes innocentes, pour le prix d’un seul bien identifié, certains ont décidé de ne plus hésiter", justifie, pour sa part, Alain Bauer. En France, la question n'a pas encore secoué le débat public, comme cela a pu être le cas aux Etats-Unis. 

On l'a bien compris,
Hollande fait donner la presse pour justifier qu'un chef d'Etat puisse sacrifier ses ressortissants. Pas moins de cinq missions de reconnaissance ont précédé la frappe française, depuis la base française d'Al-Dhafra, aux Émirats arabes unis, dans la nuit du 8 au 9 octobre 2015 contre l'Etat islamique en Syrie, à 5 km au sud-ouest de Raqqa, le bastion de Daesh dans le nord du pays, et les renseignements obtenus étaient formels. Il y avait bien plusieurs Français et des djihadistes francophones parmi la centaine de combattants qui s'entraînaient dans le camp visé par les bombes des Rafale de l'opération Chammal. Mais la France de Hollande n'a pas eu plus de scrupules que d'autres Etats... Mais elle affirme mener une guerre vertueuse. Les ordres depuis le départ sont clairs, selon notre presse aux ordres : éviter les frappes qui puissent faire des victimes "collatérales"...
Ou la politique n'a pas de morale ou la vie de certains citoyens français n'a pas le même prix que d'autres. Et le pouvoir fait dire le droit à sa convenance. Un pôle judiciaire spécialisé dans le traitement des crimes de guerre (les crimes contre l’humanité, les crimes de génocide et les crimes de torture) a toutefois ouvert ses portes en janvier 2012. 
 

jeudi 14 mai 2015

Lycée Montaigne: des photos de la ministre de l'Education, visionnées par des collégiens pervers portés sur les attouchements

Le Parisien et Le Point n'ont plus tenu la porte des WC des filles

Cinq collégiens précoces se rinçaient l'oeil sur Najat Vallaud-Belkacem
?

La "théorie du genre" éveille la curiosité des pré-ados
Ce qui est banal en Seine-Saint-Denis est extraordinaire à la cité scolaire de Montaigne. Voisin du bureau (VIIe arrondissement) de leur ministre, Najat Vallaud-Belkacem, l'établissement du 6e arrondissement, au coeur de Paris, est un lieu d'apprentissage réputé tranquille, bien qu'en novembre dernier un parent ait frappé un élève du lycée avec un extincteur et que ce lycée se situe toutefois au 93e sur 109 au niveau... départemental.
Après la mort de Rémi Fraisse sur le site squatté de Sivens (Tarn), la situation avait dégénéré au lycée Montaigne à Paris. Armelle Malvoisin, présidente de la PEEP Montaigne, expliqua: "Des parents se sont mis à vouloir faire l'ordre eux-mêmes. Ce parent a pété littéralement un plomb et a agressé un élève, ce que nous condamnons effectivement". Le jeune homme a été hospitalisé. "Le gros problème c'est qu'il n'y a personne pour assurer l'ordre et la sécurité aux abords des établissements.", a ajouté Armelle Malvoisin.

Le Parisien révèle la vie secrète de ce "paisible" établissement, ce matin, à l'occasion de la fête de l'Ascension. Passons sur l'affirmation du malsain François Gapihan qui flaira aussitôt un possible élément supplémentaire de scandale, puisque BFMTV n'en est plus à un près: non, la cité scolaire n'est pas un établissement privé... Il s'agit d'un établissement public local d'enseignement. Bien tenté Little Mr Bad...
Reste que des fillettes, scolarisées dans l'établissement, auraient été victimes d'attouchements par cinq garçons, âgés de 10 et 11 ans.

Affaire pendante depuis... plusieurs mois
Des parents avaient alerté la ministre et, face à l'inertie de la ministre Najat Vallaud-Belkacem, ce sont encore les familles des fillettes qui ont mis l'affaire sur la place publique par courrier adressé au proviseur et au rectorat en avril dernier. Dans ce document, l'une des mères décrit "une situation d'insécurité physique et psychologique dans laquelle se trouvent les filles de la classe en raison d'attouchements et de propos obscènes de la part de certains garçons". 
Le Parisien précise que deux mains courantes ont été déposées par des parents au commissariat et que certaines familles ont également saisi des fédérations de parents d'élèves.
VOIR et ENTENDRE la représentante de la PEEP, organisation modérée, qui trouve systématiquement que "le ministère a bien travaillé"...:

Travaux pratiques transversaux  à la récréation

Un autre père de famille rapporte que ces mêmes garçons regardaient aussi des vidéos pornographiques "YouPorn sur leur iPhone 6", dans la cour de récréation. Un problème dont a été informée Armelle Malvoisin, présidente d'une des fédérations de parents de Montaigne. Cette organisation n'est pas nommée: seule la fédération dominante -très marquée à gauche- bénéficie de la publicité de la presse.  Alors que la FCPE détourne le regard, la PEEP a renouvelé sa demande que l'usage des téléphones portables soit interdit au sein de l'établissement, comme c'est le cas dans de nombreux établissements publics de Paris.

Les cinq garçons mis en cause sont passés en conseil de discipline ce lundi. 
Les deux "meneurs" -sur lesquels aucun élément d'information n'a filtré- ont été "exclus définitivement avec sursis", ce qui signifie qu'ils seront bannis du collège à la prochaine faute commise. Il n'est pas non plus précisé dans quel milieu éducatif les deux pervers seront accueillis: ne sont-ils pas astreints à l'obligation scolaire?

Un troisième a été exclu temporairement, tandis que les deux derniers se sont, eux, vu infliger des travaux d'intérêt pédagogique. Et, concrètement, ça consiste en quoi?
Des séances de prévention autour de la relation fille-garçon devraient par ailleurs être organisées au collège: on est à des années lumière de la "théorie du genre"...
Et pourquoi pas une... cellule psychologique ?

mercredi 16 juillet 2014

Un tribunal de Guyane jette un doute sur l'indépendance de la justice socialiste

Selon le cas, le tribunal de Cayenne sait ne pas être laxiste !

"
Défense de la mégère de Rethel 
Christiane Taubira n’est pas Paul Verlaine.
Elle ne croit pas, contrairement au poète incarcéré à Mons, aux vertus rédemptrices de la prison. C’est pourquoi la garde des Sceaux veut relâcher nombre de délinquants en application d’une réforme largement influencée par le syndicat de la magistrature.
Pourtant, c’est un de ses membres [SM], président du tribunal correctionnel de Cayenne, Stéphane Rémy, qui vient de condamner à neuf mois de prison ferme et 50.000 euros d’amende une femme qui avait comparé la ministre de la Justice à un singe. 

Ce jugement est d'une sévérité absurde qui contredit la politique suivie. Il confirme s’il le fallait la politisation d’une partie de la justice mise au service de celle qui dirige l’institution. 
Il donne également au passage un relief supplémentaire [et tout son sens] au lapsus [en fait au nombre de deuxde François Hollande qui, parlant de Nicolas Sarkozy le 14 juillet, a rappelé que chacun était "prisonnier… présumé innocent ["Sarkozy: "PRISONNIER innocent avant d'avoir été CONDAMNE"].
 
En France, il est possible de crier "Mort aux Juifs !", mais il peut en coûter très cher d’irriter le pouvoir, son prince, sa cour. La poutinisation des esprits gagnerait-elle la gauche dite humaniste?

La bêtise d’Anne-Sophie Leclère, propriétaire d’un magasin d’articles de pêche à Rethel (Ardennes), est une chose entendue. C’est cette femme, choisie comme tête de liste du FN aux municipales avant d’être exclue du parti, qui avait posté la photo d’un bébé singe à côté de celle de Taubira en suggérant une filiation. Elle s’était encore plus sottement défendue devant les caméras. Une plainte avait été déposée par le mouvement guyannais Walwari [fondé en 1993 par Christiane Taubira et Roland Delannon, né à Cayenne en 1943, diplômé ) Marseille et père de ses quatre enfants et alors leader indépendantiste guyanais, déjà fondateur du Mouvement guyanais de décolonisation (MOGUYDE): le jeune couple est alors contraint à la clandestinité. "Tous les deux jours, je devais changer de lieu, tout en trimbalant un bébé de deux mois", raconte Christiane Taubira au détour d'un entretien.] pour dénoncer "le fond idéologique d’extrême droite du parti de Marine Le Pen".

Il est vrai que ce parti [FN], en quête de respectabilité, avait singulièrement manqué de vigilance en accordant son investiture à cette caricature de la beaufitude.
Mais si la Justice a décidé de punir tous les crétins qui s’expriment et qui heurtent la décence élémentaire, sa tache s’annonce immense [et le désengorgement des tribunaux n'est pas pour demain]. La liberté d’expression est aussi la possibilité offerte aux imbéciles de s’exposer et de se disqualifier publiquement. Incarcérer la mégère de Rethel pour lui apprendre à penser mieux n’est pas le choix d’une justice sereine. 
Il lui revient de dire le droit, non de faire la morale."

Par Ivan Rioufol le 16 juillet 2014 9h53

Philippe Bilger : Christiane Taubira, une justice d'exception

Il écrit:
"On ne pourra que relever alors à quel point [la décision de Cayenne] a prétendu marquer le coup par une justice pour l'exemple, ce qui est la pire des justices."

vendredi 14 mars 2014

Déni de mensonge: Taubira conduit la gauche morale au cynisme d'Etat

La gauche morale se dit républicaine, mais  se croit tout permis, avec la complicité de ses réseaux de presse et d'associations 

Si le politique s'embarrasse peu de morale, la gauche brandit toutefois éthique et déontologie à tout-va 

Elle s'en dit la garante et la protectice en dépit du rappel du sociologue Julien Freund (L'essence du politique) qu'un bonne dose de machiavélisme se trouve toujours au fondement de la pensée et de l'action publiques. Malgré ses hauts cris, la majorité socialo-écolo actuelle est en train de rappeler aux uns et de démontrer aux autres qu'un socialiste tel que Hollande est en totale incapacité de réaliser le grand écart qu'il promet. 

Mais de là à ériger le machiavélisme en système, il y a un pas qu'il est fort dangereux de franchir! Et pourtant le pouvoir actuel l'a, à de multiples occasions, franchi, en érigeant quasiment en dogme, le "mentir vrai" que l'on croyait être l'apanage du poète ou des peintres impressionnistes. Certains y excellent, tels Cécile Duflot, Harlem Désir ou Bruno Le Roux, en pâte épaisse et fauve et au couteau. Les dernières palinodies d'une ministre innommable en charge de la Justice soulignent, que la mesure est comble. 

Les éléments de langage de "l'exemplarité" et du "respect de l'indépendance de la justice" destinés à l'enfumage des masses, dense et répété  ad nauseam, sont en fait apparu comme autant de ces antiphrases, dont parle Aldous Huxley dans Le Meilleur des Mondes, appelant le ministère de la Guerre, "Ministère de l'Amour". Un tel cynisme est la manifestation à la fois du manque total de respect de la gauche pour le peuple des électeurs soumis à manipulation et l'évidence  une vérité fort simple: la gauche morale (ou prétendue telle) a fait son temps.

Cette entreprise de manipulation des esprits n'est pas sans conséquences  
si, comme on peut l'espérer, les esprits avertis et le bon sens populaire en ont pris conscience à l'étalage d'une telle somme de contre-vérités. Mais c'est néanmoins quand il y a confusion des mots que les choses et les sentiments risquent fort de s'obscurcir. Les implosions du type "cause toujours, tu m'intéresses", ou les explosions: "dies irae, dies illa", et les divers "ras le bol" en sont les expressions les plus fréquentes. 
Menteuse rouge de colère parmi les menteurs roses, Christiane Taubira nie ses mensonges, mais c'est finalement sous la pression des faits et des documents qu'elle a elle-même brandis sous les téléobjectifs qu'elle veut bien condescendre à admettre qu'elle s'est trompée dans les dates...

Les menteries de madame Taubira sont le fourier de l'abstention populaire. Compris en son sens large, il sera la réaction du mépris du peuple vis-à-vis du pouvoir et des diverses institutions qui le représentent.

Ampleur du mépris du peuple  

Le taux d'abstention sera la sanction immédiate du détournement, sans vergogne, de l'état de droit. L'électorat pourrait rejeter ce devoir de penser et d'agir, d'une manière péremptoire, dogmatique, idéologique, en fonction d'une conception pré-établie de ce que doit être l'individu, la société et le monde en général, selon Max Weber. Hollande se fait le fossoyeur de cette "logique du devoir être" qui était le propre du discours socialisant du XIXème siècle et dont le PS au pouvoir était jusqu'ici le conservateur-en-chef.

L'ersatz de DSK à l'Elysée n'a d'autre substitut que la rhétorique de l'empathie saint-sulpicienne, 
les prêchi-prêcha tiers-mondialisants et les tartufferies sociales égalitaires, dont font commerce la ministre en charge de la justice "des humbles contre les puissants", en surenchère permanente avec le matamore au noir soucil froncé de la place Beauvau, ainsi que la porte-parole pincée du gouvernement en charge des droits des "genres" indifférenciés, mais aussi des femmes. Ils nous assènent leurs injonctions dogmatiques, leur ré-éducation stalinienne des masses et leur édification d'un monde nouveau, comme autant d'avancées. Autant de faux-nez, en vérité, de leur duplicité dont l'évidence, maintenant, crève les yeux. Pertes d'emploi et de pouvoir d'achat: austérité, pour les uns, misère pour les autres.

Contre l'avis d'une large part de la population, le gouvernement mène ainsi de front une politique de ré-éducation des masses, une normalisation- moralisation de certains comportements dits discriminés (les homosexuels, les polygames ou les bienheureux sous cannabis) et de stigmatisation-pénalisation d'autres comportements, tout autant discriminés d'ailleurs (les relations sexuelles tarifés, les excès en tout genre: vitesse, cigarette, internet, diesel, eau, gaz, électricité, sel, etc). Au nom du devoir être et de la morale bien sûr.

Taubira qui rit...
Dès lors, les gesticulations, dérobades, vérités successives et confusion mentale de Christiane Taubira, locataire au petit vélo de la place Vendôme appartiennent à ce que Nietzsche nommait une "sécrétion de moraline" et font apparaître l'aspect peu ragoûtant d'un ministère dont l'essence serait d'être, justement, au-dessus de tout soupçon. Mais Hollande l'a confié à une ex-indépendantiste et idéologue hystérique, comme il a livré le budget et la levée de l'impôt à un fraudeur fiscal, Jérôme Cahuzac, exilé en Suisse, à Singapour et sur l'île de Man.

Le bon sens populaire ne supporte pas qu'on mente "comme un arracheur de dents". 
Taubira qui pleure !
La p'tite dame se comporte comme une enfant écervelée, voire instable, tour à tour ricanante et hurlante. Ces comportements de caractérielle ont des effets dévastateurs sur les institutions. En particulier le fait, que par un processus de saturation, le moralisme au pouvoir, celui de l'exemplarité de la gauche morale s'inverse en son contraire, et soit reconnu pour ce qu'il est, un cynisme plus ou moins pataud, mais non moins aveuglant et insupportable, en ce qu'il ajoute d'incohérence aux promesses et aux exigences d'efforts et de sacrifices imposés aux Français, sans qu'ils sachent à quoi ils servent.
  
Les dénégations successives de madame Taubira assorties d'affirmations de sa haute tenue morale, ne sont pas sans rappeler le fameux argument du chaudron dont parle Freud: "Je t'ai rendu le chaudron; d'ailleurs il était troué, et surtout, je ne te l'ai jamais emprunté"! On peut appliquer un tel "raisonnement" pathologique aux diverses et contradictoires péripéties de la communication ministérielle.

Les soutiens qui lui arrivent de la majorité gouvernementale ne servent pas sa défense. Ainsi l'écologiste radicale Cécile Duflot tient-elle des propos bien peu édifiants pour une ministre du Logement. A propos des écoutes téléphoniques illégales sur Sarkozy, Duflot rejette l'idée d'un complot de la gauche contre l'ex-président,  mais la magouilleuse ne revient pas sur la négociation secrète qu'elle a menée pour arracher à Martine Aubry des circonscriptions de députés EELV éligibles aux dernières législatives, au détriment de candidats socialistes, notamment de la diversité. Aujourd'hui, elle se déclare amatrice des "maladresses et de l'honnêteté" de Taubira !
VOIR et ENTENDRE la ministre altermondialiste, Cécile Duflot, défendre Taubira en lançant anathèmes et injures d'une rare virulence aveugle contre Copé et ses "méthodes de voyou":


Il est heureux que de telles divulgations verbales incitent à la lucidité.
Elles suscitent cette belle innocence de l'enfance que rappelle Andersen en son conte judicieux et décapant, "Les habits neufs de l'empereur", dans lequel, à l'opposé de l'obséquieuse et hypocrite courtisanerie des puissants, "l”enfant éternel", qui sommeille dans la sagesse populaire, rappelle à bon escient que "le Roi est nu". Et en l'occurrence, ils sont "Tous à poil !"

Il est toutefois urgent que l'enfant qui sommeille en chaque électeur ouvre un oeil le 23 mars et le second, le 30. 

dimanche 14 avril 2013

A défaut de morale socialiste, Hollande tente de moraliser tout le monde

Xavier Bertrand: le plan de moralisation "a déjà fait pschitt"


"Les Français se disent que le président de la République n'est pas à la hauteur", rapporte Xavier Bertrand, député-maire de Saint Quentin, dans l'Aisne. 
Et l'ancien ministre du Travail d'observer que le "plan" Hollande de moralisation de la vie politique "a déjà fait pschitt" et que dans une interview à Aujourd'hui en France/Le Parisien dimanche. 

Interrogé sur ce plan Hollande, Xavier Bertrand estime que "ce programme a été annoncé dans l'urgence pour faire diversion"
"Ses mesures vont sans doute un peu améliorer les choses, mais elles n'auraient pas empêché l'affaire Cahuzac", a-t-il affirmé, soulignant que "le vrai sujet n'est pas la composition du patrimoine, c'est son origine et le contrôle pour empêcher un enrichissement lié à la politique."
Et ces deux points sont insuffisamment "précisés dans la réformette de François Hollande.

Lui-même se sent obligé de faire de l'étalage et anonce qu'il n'attendra pas le vote de la loi pour dévoiler son patrimoine. puisqu'il a "demandé à [son] notaire une estimation précise de [sa] maison à Saint-Quentin et de [son] appartement à Paris pour pouvoir la communiquer de manière non approximative". 

Les réserves émises par les ministres Montebourg,  Hamon et Duflot sur la politique d'austérité ébranlent l'exécutif

Elles sont en outre
"la preuve criante du manque d'autorité de Jean-Marc Ayrault et François Hollande", pointe X. Bertand en appui de ses observations.

Très critique à l'égard du chef de l'Etat et candidat déclaré  à la primaire UMP des prochaines présidentielle, il explique également que "Pour la première fois depuis le début de la Ve République, les Français se disent que le président de la République n'est pas à la hauteur. Ni de la situation ni de la fonction. 
Cela tient à sa méthode, il ne sait pas trancher, à son caractère et au fait qu'il n'a jamais exercé de responsabilités importantes, notamment ministérielles.", a-t-il ajouté.

VOIR et ENTENDRE Philippe Bilger analyser la tentative du président pour reprendre pied en mouillant tout le monde:


mercredi 8 février 2012

Le PS efface les traces de l'immonde agression contre le ministre de l'Intérieur

La bête immonde socialiste reste tapie dans l'ombre
Les apaches du PS n'ont pas renoncé à sortir leurs eustaches, mais, pour l'heure, à droite comme à gauche, on veut clore provisoirement l'épisode peu glorieux où un député socialiste de Martinique tira son surin sur le ministre de l'Intérieur qui osa donner son sentiment sur les différences entre civilisations.

Au lendemain de l'
ignoble agression verbale à l’Assemblée nationale sur la "comparaison Guéant", certains de part et d'autre de l'hémicycle pensent qu’il est temps d’en finir.

Cette opération était pourtant manifestement préméditée
et même orchestrée par l'entourage du Premier secrétaire du Parti socialiste
, Martine Brochen-Aubry, depuis restée étrangement silencieuse. Elle n'a exprimé aucune indignation: pour cette fois, elle ne s'est pas sentié "salie" à l'énoncé de différences culturelles entre civilisations et n'a pas davantage déclaré "abîmée" l'image du PS par l'injure de son camarade.

Le président du Conseil régional de Martinique, Serge Letchimy, était chargé de cette sale besogne
, pour sa couleur de peau et ses antécédents d'autonomiste au cours des violences sociales qui ont duré six semaines au printemps 2009, alors qu'il était maire de Fort-de-France. Il devait provoquer un incident de séance en présence du ministre de l’Intérieur - en l'absence de François Hollande - lors des questions des députés au gouvernement. L'élu socialiste réagit donc avec une violence inouïe devant les caméras pour s'opposer à la libre expression du ministre qui considère que les civilisations n'ont pas été égales au cours de l'histoire universelle.

Le PS est dans la droite ligne de sa dérive au gré des campagnes électorales

Si on remonte seulement à Jospin les attaques personnelles sont multiples
Le premier ministre, alors candidat socialiste, à l'issue d'une cohabitation qu'il qualifia de "correcte, voire plutôt cordiale", décrivit Jacques Chirac en "président vieux, usé et fatigué" lors de la campagne présidentielle 2002. Jospin maltraita pareillement sa camarade Ségolène Royal signant l'arrêt de mort de la candidate socialiste de 2007, jugeant qu'elle "n'a pas les qualités humaines ni les capacités politiques".

Martine Brochen-Aubry est une autre spécialiste des exécutions sommaires
En 2010, l'amère de Lille se livra elle-même à une comparaison "respectueuse", assimilant le président de la République à un Bernard Madoff "l'escroc du siècle qui donnerait quelques cours de comptabilité", selon ses termes, et fustigeant sa "vulgarité". Cette féministe s'en prit avec la même "inélégance" à son rival Hollande qu'elle traita de "gauche molle". Classieuse donneuse de cours de respect des personnes !

Quant au jésuite Hollande, candidat PS pour 2012, il adopta l'attaque oblique
L'entourage du député de Corrèze estime que Hollande n'a pas traité Nicolas Sarkozy de "sale mec". Le Parisien rapporte pourtant les propos tenus en "off par le candidat et non destinés à la publication. C'est ainsi que les journalistes présents 'France Inter, Le Point, Europe 1 et l'AFP) auto-censurent et nient donc avoir entendu que le chef de l'Etat est "un 'président en échec', un 'sale mec', qui se cache derrière les formules de l'UMP." Le candidat Hollande aurait même ajouté que "Sarkozy va être dans l'évitement jusqu'au premier tour. Mais il envoie ses sbires pour déligitimer ma candidature." Le cocasse de la citation, c'est qu'elle décit exactement son auteur, qui ne répond jamais franchement par 'oui' ou 'non', reste dans le flou et profite de l'attente de candidature du président en exercice pour occuper le terrain et faire se succéder les membres de son équipe à tous les micros tendus.

L'agression infâme à laquelle s'est livré Letchimy ne fait certes que détériorer un peu plus l’image du PS
, ce qui ne serait pas dramatique, mais elle entâme aussi celle de la politique et expliquera largement l'abstention estimée à 20% qui, pour le coup déligitimerait l'élu de mai 2012.


Cette attaque insensée ne profite finalement à personne

Selon les informations
du buzz politique d’Europe 1, beaucoup s’attachent à en sortir.

Le député Letchimy ne sera-t-il pas sanctionné ?
D’aucuns s’attachent ainsi à ne pas mettre de l’huile sur le feu.
Dans cette optique, la forfaiture serait consommée, si Bernard Accoyer, le président de l’Assemblée nationale se résolvait, comme on l'annonce et le craint, à ne pas finalement sanctionner Serge Letchimy. "Vous nous ramenez jour après jour à des idéologies européennes qui ont donné naissance aux camps de concentration au bout du long chapelet esclavagiste et coloniale. Le régime nazi, si soucieux de purification, était-ce une civilisation ?", avait lancé le député PS de Martinique, déclenchant un incident de séance.

Vu la gravité extrême de l'injure, si personne ne se respecte et ne respecte l'autre, tout laxisme rendrait ingérables les prochains débats parlementaires en période de crise et de campagne électorale.
Le titulaire du Perchoir voulait le faire réprimander par un bureau de l’Assemblée.

Mais après une discussion dans la soirée avec Jean-Marc Ayrault, Accoyer semble avoir renoncé à le faire "gronder". "Sanctionner l'héritier moral d'Aimé Césaire, descendant direct d'esclaves, ne ferait qu'envenimer les choses", a fait valoir le président du groupe PS à l’Assemblée. Sensible à l’argument, Bernard Accoyer devrait donc tenter une médiation entre le député Letchimy d’une part, et le Premier ministre et le ministre de l’Intérieur d’autre part. Le socialiste Ayrault revendique la carte blanche à tous les héritiers: dignes et indignes, ils se valent tous !

La "droite molle" se démobilise
Plus nul que nul, c'est quoi, demanderait Coluche
Dans les jours à venir, plusieurs ministres devraient monter au créneau dans les media pour déclarer le match nul. Après les critiques consensuelles de la gauche, ils devraient plaider qu’au fond, "nazi" comme "civilisation" seraient des termes excessifs, et qu’il faut enfin laisser la place au vrai débat d’idées. Ces ténors de la droite voient dans l'injure du député Letchimy une aubaine pour appeler au calme, à la fois Claude Guéant et les "sbires" de Hollande.
Cette volonté de calmer le jeu pourrait toutefois se heurter aux tenants de la droite "qui en a", pour rester dans le registre de la Ch'tite Brochen-Aubry, commanditaire du coup bas.


Mardi, avec la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée, les jeunes pleins de sève de l'UNI ne dissimulaient leur approbation et leur soutien à Claude Guéant. Le syndicat étudiant a mobilisé ses adhérents par mail, avec pour consigne de soutenir leur champion sur Twitter et par pétition.


Pétition de l'UNI en soutien à Claude Guéant

Lors de la convergence de l’UNI, le 4 février 2012, Claude Guéant, ministre de l’intérieur, a dit :
"Or, il y a des comportements , qui n’ont pas leur place dans notre pays, non pas parce qu’ils sont étrangers, mais parce que nous ne les jugeons pas conformes à notre vision du monde, à celle, en particulier de la dignité de la femme et de l’homme. Contrairement à ce que dit l’idéologie relativiste de gauche, pour nous, toutes les civilisations ne se valent pas. Celles qui défendent l’humanité nous paraissent plus avancées que celles qui la nient. Celles qui défendent la liberté, l’égalité et la fraternité nous paraissent supérieures à celles qui acceptent la tyrannie, la minorité des femmes, la haine sociale ou ethnique. En tout état de cause, nous devons protéger notre civilisation."

Face à une polémique qui enfle et contre la bien-pensance de gauche, nous vous invitons à signer la pétition de soutien.
>> Je suis 100% d’accord avec les propos tenus par Claude Guéant. Je signe la pétition de soutien.