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samedi 26 août 2017

Un musulman radicalisé qui projetait des attentats a été mis en examen et écroué

Le fondamentaliste vivait chez ses parents à Saint-Denis, avant d'être placé en détention provisoire

L'islamiste projetait de s'attaquer à des "bars, boîtes de nuits et des lieux tels que les clubs homosexuels et les clubs libertins"

Illustration du XIIIè montrant l'étreinte
 de deux hommes musulmans
Agé de 22 ans, l'intégriste musulman de Saint-Denis (ville communiste de Seine-Saint-Denis, 93) avait annoncé sur internet sa volonté de commettre un attentat. Il avait cherché à se procurer une arme et projetait de s'attaquer à des discothèques, mais n'avait semble-t-il pas encore effectué de repérages. 

Dans le viseur des services de renseignement, il a été interpellé mardi en Seine-Saint-Denis, avant le passage à l'acte. Il a été longuement entendu par la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), dans leurs locaux de Levallois-Perret, lors d'une garde à vue prolongée dans le cadre d'une enquête pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste criminelle". 
L'ouverture de l'enquête remonte à quinze jours,  le 9 août dernier par la section antiterroriste du Parquet de Paris concernant cet inconnu des services de police
Résultat de recherche d'images pour "islamiste desequilibre"L'individu n'a pas été étiqueté "déséquilibré", bien que solitaire et malgré l'absence de projet élaboré. Il a pourtant a été mis en examen et écroué par un juge antiterroriste, selon les informations d'une source judiciaire ce samedi.

Une mise en examen, malgré un "projet", jugé "intellectuel" et "vague"

Les investigations "laissaient craindre qu'il puisse commettre un acte violent dans la mesure où il avait fait savoir qu'il cherchait à se procurer une arme", a expliqué "une source proche du dossier", admettant néanmoins qu'il avait échoué dans cette recherche. Une initiative qui a pourtant déclenché la saisie de la section antiterroriste de Paris au début du mois.

72viergesLes enquêteurs ont notamment repéré des messages sur les réseaux sociaux qui faisaient ressortir "des propos et une attitude pro-djihad", selon la même source. 

Le suspect aurait envisagé de s'attaquer à des "bars, boîtes de nuits et des lieux tels que les clubs homosexuels et les clubs libertins", révèlent les premiers éléments de l'enquête. Lors de sa garde à vue, il a reconnu un projet mais qui apparaît "intellectuel" resté vague, l'individu n'ayant pas effectué de repérages. 

“Ignace – Le terroriste du Louvre hospitalisé” est verrouillé Ignace – Le terroriste du Louvre hospitaliséSans emploi et à tendance dépressive, il aurait assuré aux enquêteurs qu'il souhaitait "mourir en martyr", rapporte France info. L'homme, dont le casier judiciaire serait vierge, aurait ainsi aspiré aux 72 vierges imparties aux terroristes dans le Paradis éternel musulman, comme aux bédouins du désert et aux benêts de Seine-Saint-Denis.

Des perquisitions, menées au domicile des parents du suspect, n'ont pour le moment rien donné. L'enquête se poursuit pour déterminer s'il a pu entretenir des liens avec des membres de la mouvance radicale. 
Image associéePour l'heure, il s'agirait d'un velléitaire désireux de se donner de l'importance (et du plaisir au lupanar d'Allah), mais que le gouvernement instrumentalise pour tenter, lui aussi, d'apparaître à la hauteur.

En guise de paradis artificiels, Papy Cazeneuve et le jouvenceau pourront toujours se passer un joint.

jeudi 9 février 2017

"Benoît Hamon est en résonance avec une frange islamo-gauchiste," constate Malek Boutih

Le député socialiste critique fortement les positions du candidat du PS sur la laïcité...

Manuel Valls a pointé la vision de Benoît Hamon sur  la laïcité

A la veille du dernier débat de la primaire à gauche, le premier ministre démissionnaire a accusé son adversaire d'"ambiguïtés" et dénoncé les "risques d’accommodements" du candidat désigné du Parti socialiste de la primaire sur ces sujets. Dans un entretien du 24 janvier 2017 avec le quotidien gratuit 20 Minutes, deuxième organe de presse écrite la plus puissante en France, Malek Boutih, député de l’Essonne, comme Manuel Valls, tire à boulets rouges sur Benoît Hamon.

Benoît Hamon est-il "ambigu" sur les questions de laïcité ?


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Ceux qui défendent la laïcité ont toujours un propos clair. Benoît Hamon, comme tous les Tartuffe, cultive une ambiguïté. C’est un peu, "cachez ce voile que je ne saurais voir". Sa théorie est claire : il est normal qu’il y ait du communautarisme car les musulmans sont maltraités. Il justifie des comportements sexistes, mais aussi une montée de la radicalité.

Ces accusations rejoignent celles que faisait Manuel Valls contre l’ "islamo-gauchisme", visant Clémentine Autain…

Benoît Hamon est en résonance avec une frange islamo-gauchiste et fait un appel du pied électoral. C’est une stratégie d’attrape-tout. Pour obtenir un vote, tout est valable. C’est le pire des discours possibles, un discours de faiblesse. Autour de lui, il y a un certain nombre de gens, comme Pascal Cherki [porte-parole de Benoît Hamon], qui vont encore plus loin et ont soutenu par exemple une réunion qui était interdite aux Blancs.

Arrêt sur images, site web de l'ex- journaliste de France 5, Daniel Schneidermann, abonde dans ce sens:
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"Un camp de vacances interdit aux Blancs ? Depuis une dizaine de jours, de nombreux médias et personnalités s’enflamment autour d’un camp d’été "décolonial" qui se tiendra fin août près de Reims et se veut "réservé uniquement [pléonasme] aux personnes subissant à titre personnel le racisme d'État en contexte français". Donc aux non-Blancs. Ce camp ferait suite à des ateliers interdits là encore aux Blancs tenus mi-avril à l’Université Paris 8 à Saint-Denis. D’où les protestations contre un racisme anti-Blancs. Pour autant, ce camp comme ces ateliers ne proposent rien d’autre qu’une non-mixité choisie [estime le site], à savoir un outil d’émancipation politique utilisé notamment par les féministes."]
La suppression de la version télévisée contestée du service public avait suscité une pétition soutenue par la FSU, syndicat d'enseignants radicaux, par ATTAC et la CFDT du Parti socialiste et des socialistes Claude Bartolone ou Arnaud Montebourg, ainsi que des Verts radicaux et du Parti communiste.

Benoît Hamon a réagi ce matin, en estimant qu’il s’agissait d’accusations "graves"…

Elles sont graves. Mais les propos de Benoît Hamon sur le reportage de France 2 [!] sont certainement les plus choquants que j’ai entendus depuis des années dans la classe politique (je mets de côté l’extrême droite). 


Société : quand les femmes sont indésirables dans les lieux publics


C’est la première fois que j’entends
un leader politique donner une justification à l’interdiction des femmes dans les cafés, en disant que ce serait une tradition ouvrière…
[Benoît Hamon avait déclenché une polémique mi-décembre. Invité à commenter un reportage montrant l’absence de mixité dans certains cafés de banlieues, notamment à Sevran (Seine-Saint-Denis), mais aussi à Rilleux-la-Pape, dans la banlieue de Lyon, l’élu de Trappes avait souligné qu' "historiquement, dans les cafés ouvriers, il n’y avait pas de femmes"."Dans ce café, il n'y a pas de mixité", s'entend ainsi dire par exemple une cliente. L'argument de ces hommes qui font la loi ? "T'es dans le 9.3 ici; t'es pas à Paris ! Ici c'est une mentalité différente, c'est comme au bled !" Le reste du reportage, diffusé le 7 décembre, est à l'avenant, accablant sur la situation des femmes dans les quartiers concernés…
Le 18 décembre, le candidat démasqué a ensuite rétropédalé sur France 3 dans un grand numéro de relativisme. 
"Remettons des questions sociales avant de mettre des questions religieuses sur ces sujets-là", estime-t-il, sans aucune indication sur la façon dont des "questions sociales" pourraient justifier la mise au ban de l'espace public de la moitié de la société, puisqu'il finit par admettre lui-même : "Ensuite, qu'il y ait aujourd'hui une pression faite sur certaines femmes par un certain nombre de fondamentalistes religieux, ils existent". Sans condamner, sans aucun jugement d'ailleurs.]
Pourquoi êtes vous contre le terme "d’islamophobe" ?

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Propagande islamo-gauchiste
Ce mot est imposé par des forces islamistes, et a été importé en France par Tariq Ramadan [lui-même accusé de "double langage", notamment sur les droits des femmes, l'homosexualité, la lapidation et les châtiments corporels qui masquent son fondamentalisme, ou des propos antisémites. Il est marié à une Française de 18 ans d'origine bretonne convertie à l'islam, Iman, et père de quatre enfants de nationalité française, dont Maryam]. Quelle est la technique de ces gens-là ? Transformer toute réalité politique en réalité identitaire. Il faut voir sur les réseaux sociaux, tous les réseaux crypto-islamistes qui sont mobilisés contre Manuel Valls.

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Hidalgo soutient Hamon
Valls est sur un terrain républicain. Benoît Hamon et ses amis sont dans une dérive identitaire lorsqu’ils justifient des comportements non-républicains. Ils sont absorbés par des termes et des concepts importés par des islamistes. Bien sûr, il peut y avoir un racisme anti-musulman qui existe. Mais il y a une deuxième question, qui est très grave aussi : Hamon et ses amis considèrent qu’on peut critiquer l’Église catholique mais pas les musulmans. Vous ne les verrez jamais utiliser le terme christianophobe par exemple.

Gilles Clavreul [délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme] est sorti de sa neutralité pour soutenir Manuel Valls, qu’il considère le mieux placé pour combattre "le communautarisme et l’intégrisme".

Résultat de recherche d'images pour "islamo gauchisme"Il est sensible à ce débat et son soutien est important. J’appelle d’ailleurs tous les hauts fonctionnaires à ne pas accepter cette neutralité, qui revient à fermer sa bouche contre les fondamentalismes. La neutralité ne peut pas laisser notre espace public être mis en cause par les intégristes. Il faut sortir d’une neutralité qui peut s’apparenter à une lâcheté.

20 Minutes est aujourd'hui codétenu par le groupe SIPA-Ouest-France (50 %), et par le Groupe Rossel (50 % : Le Soir, quotidien national belge francophone, L'Est-Éclair, La Voix du Nord : quotidien régional du nord de la France ou Le Courrier Picard).

lundi 14 septembre 2015

Salon de la femme musulmane: les fondamentalistes "à la maison", à Pontoise, Ile-de-France

Témoignage choc d'une élue PS dans Libération  Le Figaro
"Un évènement d’une ampleur unique en île de France, dédié aux dames et demoiselles, aura lieu à Pontoise (95) le 12 et 13 Septembre 2015.Les petites manifestations dédiées à la femme se multiplient en région parisienne et c’est une bonne nouvelle!
IslaEvents a décidé de soutenir ce type d’évènements en s’investissant dans l’organisation d’un évènement UNIQUE en Ile de France et en France.« Salon au féminin » le salon français dédié à la femme musulmane.Plus de 150 exposants, répartis sur 7000 m² d’expositions, seront présents pour répondre aux envies et aux besoins de la gent féminine.Les nombreuses animations proposées et la diversité des exposants combleront toutes les envies de nos visiteuses!Une virée entre filles pour plonger dans un monde de charme et de douceur.Le « Salon au féminin » est la sortie entre amies, un rendez-vous à ne pas manquer…Aussi, afin de faire de cet évènement une sortie familiale, les organisateurs ont décidé de dissocier les 2 halls commerciaux, l’un entièrement réservé à la femme et l’autre aux familles."
A l'occasion du Salon musulman du Val d'Oise, la conseillère régionale PS Céline Pina (conseillère municipale de Jouy-le-Moutier, DVD) répond aux questions du journal Le Figaro. Elle dénonce à la fois le clientélisme et le communautarisme qui caractérisent ce type de manifestations.

Isabelle Kersimon. - Ce Salon, dédié à "la femme musulmane," invite de jeunes prédicateurs notoirement fondamentalistes, des salafistes quiétistes, dont les propos sont pour le moins conservateurs. Bien que ce courant s'oppose à la violence djihadiste, vous contestez son innocuité.

Céline Pina. - Ce rassemblement en lui-même poursuit ses propres objectifs, qui sont de rendre le plus visible possible l'un des courants les plus intégristes, obscurantistes et sectaires de l'islam, supposé représenter tous les musulmans. Il y a là une démonstration de force et une stratégie d'influence qui s'adresse autant aux décideurs qu'aux musulmans et qui font pression sur les deux.

Aux musulmans, on fait passer le message qu'aujourd'hui ce sont les islamistes qui tiennent le haut du pavé et que pour «respecter leurs origines», il faut clairement refuser les principes qui structurent notre citoyenneté: émancipation, égalité femmes/hommes, laïcité... C'est clairement l'islam contre la République. Et c'est pensé et instrumentalisé comme tel.

Aux décideurs, on montre ses muscles. Les organisateurs démontrent que ce discours est légitime, puisqu'il est accepté et ne déclenche aucune réaction ni de l'État ni des élus locaux. Et si peu de la société civile, car quand elle manifeste sa désapprobation, elle est renvoyée à une image de raciste, post-colonialiste, par ceux qui devraient la soutenir.

Ce qui est inquiétant c'est le silence de ceux qui sont censés "être responsable[s] de la beauté du monde", selon la belle expression de Marguerite Yourcenar, dans 'Les mémoires d'Hadrien'. "Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux", disait en son temps Etienne de La Boétie, parlant de la servitude volontaire, et bien, selon moi, en France, on en est là... Et c'est dommage, car la société rejette profondément ces discours d'un autre âge.
"Beaucoup de musulmans ont honte de se voir assimilés à ces fondamentalistes, ils attendent une réaction des pouvoirs publics, qui ne vient pas..." (Céline Pina, PS)
C'est le prix de la paix sociale:
la Seine-Saint-Denis n'est plus agitée, et pourtant, la Ville n'a plus de ministre ! 
Femme de terrain, vous estimez que cette démission porte préjudice aux musulmans, et plus largement au socle de valeurs communes qui fondent notre République.

La parité, c'est quoi ?... 
Le 11 janvier, on a vu se lever un peuple, mais pas s'élever une classe politique. A force de mettre le «padamalgam» au cœur de son discours, elle l'a renforcé, le déni appelant la caricature.

Un jour, je m'étonnais de voir arriver voilée une femme que je savais être en quête d'émancipation. Sa réponse a été: «Tu ne sais pas où je vis et dans mon quartier, avoir mis le voile fait que mon fils ne se fait plus traiter de fils de pute et ma fille de fille des caves, et moi de pute tout court, avec les violences et la menace latente de viol qui va avec ces joyeusetés». Quand je lui ai fait remarquer qu'en France, il y avait des lois, elle m'a répondu: «Il y a aussi une réalité». Quand je lui ai parlé d'émancipation, elle a rigolé en me disant: «Tu sais où on les croise le plus les politiques, c'est quand ils viennent faire leur marché à la mosquée et pour l'Aïd. Ils sont bras dessus bras dessous avec ceux-là mêmes qui nous mettent la pression. Entre dominants, ils se sont reconnus, et nous, ils nous ont passées par perte et profit....» En France, la montée en puissance des intégristes musulmans est largement alimentée par nos démissions collectives.

Qui sont les sacrifiés de l'histoire?

D'abord les musulmans, qui se voient assimilés aux pires de leurs représentants et qui voient ceux qui ne portent que la haine et le malheur devenir les seuls à parler en leur nom en occupant le haut de l'affiche. Ils sont bien placés pour savoir ce que l'on peut attendre de ces gens et sont désespérés par la lâcheté des politiques. Encore une fois, les femmes sont en première ligne car elles voient se réduire leurs libertés au quotidien. En autorisant la tenue de ce salon, on livre ces femmes à leurs despotes car on légitime le discours justifiant leur sort. Qui se souvient en revanche de l'appel des femmes musulmanes d'Aubervilliers cet été contre la généralisation du port du voile?

Mais tous les citoyens sont concernés. Ils ne comprennent pas qu'un discours aussi basique que: «Etre Français n'est pas une question d'origine, de couleur de peau, de religion, de sexe ; c'est l'acceptation des principes de la République» (en indiquant bien ce que sont ces principes, et les obligations qui en découlent) ne soit pas plus clairement tenu, et surtout que cela ne se traduise pas en actes. Du coup, le socle commun qui fonde notre citoyenneté, cette base de principes et de repères, que ces citoyens pensaient stables et où ils inscrivaient leur vie leur parait menacé. Ils ont peur, moins parce que nos principes sont attaqués, que parce qu'ils ne sont plus défendus. Ils se sentent abandonnés par ceux-là mêmes qui sont censés les représenter... 
Au final, le grand gagnant c'est le FN, qui paraît regarder les choses en face quand les autres partis se complaisent dans ce déni, alors même que garantir les principes de la République n'est pas dans ses intentions. Cherchez l'erreur...
[Initialement prévu en mars dernier, ce salon avait dû être repoussé après de nombreuses critiques d’élus FN.]

Le grand coupable, selon vous, c'est le clientélisme

En faisant la preuve de leur capacité à mobiliser, les organisateurs envoient aussi le message qu
'ils ont à disposition une réserve de voix faciles pouvant faire ou défaire une élection. L'abstention étant massive, ces grosses réserves de voix pèsent. Et croyez bien que pour des partis exsangues, sans visions ni repères, le communautarisme et son pendant, le clientélisme, sont les seuls moyens de contrôler des territoires et d'assurer la pérennité du pouvoir, serait-ce au prix de la trahison des principes qui fondent la sphère publique et la fraternité, au sens propre. Qu'importe quand on n'habite pas les quartiers populaires, et tant que l'on peut contourner la carte scolaire.
À Pontoise, il s'agit d'un maire de droite, Philippe Houillon, mais le silence assourdissant de tous les élus du territoire est révélateur, notamment celui du député-président de l'agglomération PS, Dominique Lefebvre. Ce n'est pas ici une question de personnes mais de système.

Quand l'abstention est à ce point élevé, l'élection se fait en instrumentalisant les communautés, les particularismes... Pour que les votes soient garantis et massifs, mieux vaut que les individus ne réfléchissent pas trop par eux-mêmes et soient sous emprise. Or l'intégrisme, le fanatisme, le fondamentalisme, c'est la forme la plus aboutie d'emprise. Caricaturalement, négocier avec un «barbu», souvent sous couvert d'aide à une association dite culturelle ou sociale, peut vous permettre de fixer des quartiers entiers.

"C'est donc une rente de situation que l'on pérennise en servant les intérêts de ceux qui manipulent leur communauté. Ainsi, communautarisme et clientélisme sont les deux mamelles de l'électoralisme..."
La droite valdoisienne ayant théorisé le fait que si le PS avait gardé la plus grosse ville de l'agglomération de Cergy-Pontoise, c'est parce que l'ancien maire et actuel député, Dominique Lefebvre, avait poussé cette logique à son apogée, elle pousse ses pions, elle aussi, chez les islamistes et sert donc également un intérêt personnel bien compris en renonçant à défendre les principes qui ont pourtant construit notre pays et ce que nous sommes. Quant aux islamistes, ils ont compris le système et se vendent aux plus offrant, ou au plus complaisant...

C'est ainsi qu'on les voit se répartir équitablement sur les listes de droite et de gauche au moment des élections locales. Qui manipule l'autre? Peu importe mais le jeu est dangereux. Il est plus que temps que le discours politique rappelle fortement ce qui fait la France et ce qui n'est pas tolérable sur notre sol, qui que l'on soit et d'où que l'on vienne...

Des Femen interrompent le discours de deux imams au salon musulman

Au troisième salon de la femme musulmane, ce week-end à Pontoise (Val-d’Oise, 95), des Femen  ont dénoncé une "foire de l’oppression des femmes".
Samedi soir vers 20h, les imams controversés Medhi Kabir et Nader Abou Anas entendaient aborder le thème de "la valorisation de la femme en islam". Et c’est à ce moment-là que deux Femen ont fait irruption sur la scène:
Samedi soir vers 20h, les imams controversés Medhi Kabir et Nader Abou Anas ont abordé le thème de «la valorisation de la femme en islam». Et c'est à ce moment-là que deux Femen ont fait irruption sur la scène:


dimanche 1 mars 2015

France 2 invite le sulfureux Edwy Plenel à l'émission de Ruquier et Caron

Edwy Plenel-Tariq Ramadan, entre démocratie et charia
Le pluralisme existe-t-il sur le service public ? 
Marine Le Pen, 25%, exclue; NPA, 0,02%, invité d'OMPC

Plus particulièrement chargé des questions internationales, le journaliste Régis Soubrouillard a écrit ces lignes pour Marianne, le samedi 24 Janvier 2015:

Plenel, à gauche, Ramadan, à  droite,
tous deux dissimulés derrière soit sa moustache, soit sa main...

I
l y a tout juste une semaine, à Brétigny-sur-Orge [Essonne], le prédicateur [imam?] Tariq Ramadan et Edwy Plenel [trotskiste, anarcho-révolutionnaire, Gauche anticapitaliste, comme le NPA] participaient à un dîner-débat à l'invitation d'une association pour l'insertion des jeunes de banlieue et d'un tour operator spécialisé dans les pèlerinages à la Mecque. Les deux intervenants ont déroulé leur partition. Tariq Ramadan se lançant dans un long prêche communautaire en vue de conseiller l'audience sur le comportement à adopter compte tenu de l'actualité, Edwy Plenel en défenseur de la liberté d'expression laissera échapper des propos plus ambigus qu'il n'y paraît...


Dans son dernier roman, Michel Houellebecq met furtivement en scène l’islamologue suisse Tariq Ramadan, adepte d’une « charia novatrice voire révolutionnaire » en course pour la présidentielle. Malheureusement pour lui, Tariq Ramadan verra ses ambitions politiques plombées par ce que l’auteur appelle « ses accointances trotskistes ». C’est finalement son rival, alliée à l'ensemble de la classe politique contre Marine Le Pen, qui accédera au poste suprême dans la fiction « houellebecquienne ».
Et si le rapprochement entre l’islamiste « moderne » et les trotskistes avait finalement eu lieu samedi dernier à Brétigny-sur-Orge ? En pleine tournée promotionnelle pour son dernier livre 'Pour les musulmans', Edwy Plenel débattait en effet avec Tariq Ramadan qui publie lui 'De l'islam et des musulmans'. Une conférence-débat organisée par une association pour l'insertion des jeunes de banlieue et... France Manassik, un tour operator spécialisé dans les pèlerinages à La Mecque. 


Perçu par certains comme le « gendre idéal de l’islam », Tariq Ramadan cultive depuis longtemps un discours ambigu sur l’islam fondamentaliste, une dénonciation du bout des lèvres qui vise toujours un autre responsable. Faut-il rappeler sa réaction face à l'enlèvement des jeunes filles au Nigéria par les terroristes de Boko Haram [mouvement salafiste djihadiste]? Il le condamnera… pour mieux pointer la responsabilité de l’Occident coupable de ne réagir qu’« à des exactions de cette nature sur le plan émotif » encourageant les terroristes à agir de la sorte. Une dialectique largement en vogue dans les milieux de la sociologie d’extrême gauche qui nous explique encore aujourd’hui très sérieusement que le terrorisme islamiste n’est que la conséquence du racisme des Occidentaux. Tariq Ramadan refusera également de condamner la lapidation en Arabie saoudite se limitant à proposer « un moratoire », pendant lequel il faudrait arrêter de « jeter la pierre à la femme adultère » comme le chantait Brassens.

Ses réactions sur l’attentat de Charlie Hebdo vont dans le même sensmême s'il s'en défend sur sa page Facebook. Tariq Ramadan condamne en désignant le véritable responsable selon lui : les services de renseignement. « On a entendu hier [que les frères Kouachi] ont oublié leurs cartes d’identité dans la voiture, deux cartes d’identité... d’un côté tant de sophistication, de l’autre tant de stupidité... Nous devons demander qui sont ces gens, nous devons demander comment ils ont été en capacité de faire cela (...) Nous devons creuser, aller plus profond; nous devons demander quelles sont leurs connexions, quel est le rôle des services secrets dans toute cette affaire, où sont-ils, comment cela a-t-il pu se passer de cette manière (...) nous devons condamner, mais nous ne devons pas être naïfs ».

Quelle utilité d’évoquer le « rôle » des services secrets quand il semble que leur principale faute est peut-être de n'en avoir joué précisément aucun. Des allusions complotistes du même type se répandent sur les réseaux sociaux depuis plus de dix jours et Jean-Marie Le Pen s'en est d'ailleurs fait l'écho dans un journal russe. Tariq Ramadan pioche donc là aux meilleures sources...

L'alliance de la République démocratique et de la charia

Aucune duplicité, en fait, comme le notaient déjà en 2003 la philosophe Cynthia Fleury et l’essayiste Emmanuel Lemieux dans un texte lumineux paru dans Libération sur « l’entrisme de Tariq Ramadan » qualifié de « gramsciste islamiste » [du nom d'Antonio Gramsci, marxiste, membre fondateur du Parti communiste italien]: « Cessons de dire que Tariq Ramadan est "ambivalent". Il est très clair. Il veut un "citoyen musulman", qui rende des comptes à la fois à la République démocratique et à la charia [dans un premier temps]. C'est théoriquement impossible, car ces systèmes ne souffrent aucune concurrence : ils sont par définition exclusifs l'un de l'autre. Gardons-nous de les harmoniser... ou alors, avouons tout aussi clairement que nous sommes las des libertés, des égalités, des dignités chèrement gagnées au cours de notre histoire. (…) Pour déconstruire la "spiritualité" de Tariq Ramadan, il faut rappeler qu'il désire qu'elle fasse "autorité" sur la société ; que son "espace de témoignage" n'a rien d'un lieu de débats entre non-musulmans et musulmans, mais tout d'une islamisation de l'Occident, véritable nom de l'occidentalisation de l'islam ».

Dans son échange avec le fondateur de Mediapart, le prédicateur Tariq Ramadan qui dénonçait donc les émotions occidentales lors de l’enlèvement des jeunes nigérianes par Boko Haram, se lancera justement dans un long discours sur l’émotion : « Il faut savoir répondre aux émotions. La France a besoin aujourd’hui de gens ouverts de cœur, calme d’esprit » [prêche-t-il posément]. C’est en chef d'état-major que Tariq Ramadan s’adresse à son public et lui explique comment se comporter afin d’adopter « une nouvelle stratégie » face à l’émotion médiatique, usant et abusant d’un « nous » tellement communautaire qu’il prend des airs troublants de prêche, validant encore une fois la thèse de Fleury et Lemieux.

En l’espèce, Tariq Ramadan est un virtuose, formé aux meilleures écoles, petit-fils du fondateur des Frères musulmans [financés par le Qatar et l'Arabie saoudite, dénoncés par Plenel au cours de l'émission ONPC du 28 février] et surtout adepte de Youssef Qaradawi, l’un des prédicateurs les plus influents parmi l'organisation islamiste des Frères musulmans. Un égyptien exilé au Qatar qui doit faire avec un mandat d’arrêt lancé contre lui par Interpol par l’Egypte pour incitation au meurtre. Ramadan, que certains imaginent en successeur de Qaradawi, a, lui, toujours ses entrées dans la pétromonarchie qui finance sa chaire à l’université d’Oxford et dans laquelle il dirige également un Centre de recherche sur la législation islamique et l’éthique (le site a une version française). Le Qatar — pays avec lequel Mediapart n'est pas tendre — qui avec l’Arabie Saoudite, et même si Laurent Fabius ne veut rien en savoir, reste l’un des grands « incubateurs » du fondamentalisme islamiste.

Le chercheur Gilles Kepel avait cherché à situer le positionnement de Tariq Ramadan : la « wassatiya » ou l’art du « juste milieu ». Une sorte de centrisme islamiste qui nécessite forcément une modération de son discours en fonction du public, d’où ses livres avec Edgar Morin, preuve éclatante de cette pratique de l’entrisme.

Nous ne ferons pas injure à Edwy Plenel de le soupçonner d’avoir été dupé par Tariq Ramadan. 

Depuis Lionel Jospin, chacun connaît le talent inégalé des anciens trotskistes en matière d’entrisme... Le fondateur de Mediapart usera néanmoins d’un argument curieux sur Twitter pour faire de Ramadan un interlocuteur bien sous tous rapports. Il expliquera en effet que le livre Déviances et incohérences chez les penseurs de la décadence, un ouvrage qui réfute les thèses de Ramadan, avait été retrouvé chez le terroriste Amedi Coulibaly. On a vu plus convaincant comme tentative de réhabilitation...


Durant cette conférence où, comme Causeur l’avait révélé, l’un des tour-operators spécialisés dans les pélerinages, proposait de gagner un voyage à La Mecque, Edwy Plenel citera à plusieurs reprises Charles Péguy, un écrivain brillant, socialiste et dreyfusard, républicain et catholique mystique.
Edwy Plenel le citera deux fois : « Parce qu’ils n’ont pas le courage d’être du monde, ils croient qu’ils sont de dieu ». Ce sont alors, les phrases d’un Péguy catholique à l’égard des intégristes de sa famille que Plenel adresse à la salle. Mais du même Péguy, Plenel retiendra une autre phase, plus ambiguë : « On ne refonde aucune culture sur la dérision ». Une phrase de Péguy régulièrement citée pour dénoncer une forme « d'intégrisme de la rigolade » de nos sociétés médiatiques. Ce qui n'est pas tout à fait faux. Mais à l’époque, Péguy fait en fait allusion au journal d’extrême droite l’Action française, antisémite et défenseur d’une idéologie de la race pure qui s’oppose également violemment à la démocratie, à la République et aux engagements dreyfusards de Péguy.

Interrogé par Marianne sur le sens de cette
citation que l’on pourrait interpréter comme visant Charlie Hebdo, Edwy Plenel nous répondra par texto que « le débat à Bretigny a duré trois heures, la liberté d’expression y a été défendue sans ambiguïté aucune par les intervenants. Droit à la caricature compris. Ma référence à Péguy vise ceux politiques et médias qui, dans l’espace public, se permettent de stigmatiser au nom de l’origine, de la culture, de la croyance une partie de notre peuple. Bref Zemmour & Co et toute cette violence de parole xénophobe et raciste dont l’alibi est la transgression médiatique ».

Au téléphone, tentant de faire remarquer à Edwy Plenel que
Zemmour ne donne ni dans la dérision, ni dans le sarcasme, que les événements de Charlie Hebdo avaient au moins démontré une chose, que l'islamisme totalitaire [pléonasme] ne supporte ni la dérision, ni le sarcasme, et que face à un public de culture musulmane, le sujet d’actualité semblait plus être Charlie Hebdo que les dernières zemmoureries, le fondateur de Mediapart niera s’adresser à un « public musulman » : « Je m’adresse à des Français qui viennent écouter une conférence à laquelle vous n’étiez pas durant laquelle la liberté d’expression et le droit à la caricature sans haine ont été défendus sans ambiguïtés ».

Dont acte. Edwy Plenel ne nous enlèvera pas de l’idée qu’une conférence débat avec Tariq Ramadan, durant laquelle un tour operator propose de remporter un voyage à La Mecque attire sans doute plus — soyons prudents — une population de culture musulmane. Et en ces temps sensibles, le sujet qui fait débat en matière de dérision et de sarcasme porte plus sur Charlie Hebdo. Nous n’aurons malheureusement pas eu le loisir de poser la question à Edwy Plenel des thèmes abordés par le public pendant la soirée, ni de lui demander son avis sur les
liens de Tariq Ramadan avec l'organisation islamiste des Frères musulmans, le Qatar ou sur la compatibilité entre charia et démocratie. A ce moment précis, il avait déjà raccroché, nous laissant à ce qu’il appellera nos « obsessions ». 

Il faut croire qu'Edwy Plenel les partage en partie. Après notre appel, sur France culture [radio de service public où il a micro ouvert, grâce au SNJ], il consacrait une chronique précisément à ces deux citations de Charles Péguy. Jeudi, toujours aussi ambigu, au « Petit journal » de Canal+ — la
chaîne qui incarne précisément cet intégrisme de la rigolade [voire de la poilade]... — Edwy Plenel sera incapable de délivrer une parole claire sur les unes, choquantes ou non, de Charlie Hebdo comme le fera remarquer Daniel Schneidermann, tournant autour du pot, éludant les questions sur le sujet : « Moi, je ne suis pas choqué... Ça ne me concerne pas... Mais je ne pense pas que dans le débat public, on puisse tout prendre à la rigolade, à l'ironie, à la moquerie. Dans ce moment de solidarité avec les caricaturistes, je les défends, je les soutiens, mais la haine ne peut pas avoir l'excuse de l'humour, et la moquerie est condamnable si elle s'attaque à des gens, à des identités ». Certains appelleront sans doute ça de la nuance mais une demi-vérité est parfois pire qu'un mensonge entier.

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