POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Berlusconi. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Berlusconi. Afficher tous les articles

samedi 3 mars 2018

Législatives en Italie: la part de proportionnelle annonce une coalition et de l'instabilité

Le populisme de gauche ne fait plus recette

Les Italiens renouvellent leur Parlement dimanche dans la crainte des effets de la proportionnelle et d'une période d'instabilité politique

L'Italie en phase de redressement économique vote dimanche à l'issue d'une campagne des législatives qui se tiennent à la suite de la dissolution du Parlement du 28 décembre 2017 et consécutive à l'adoption, par le Parlement en octobre 2017, d'une nouvelle loi électorale régissant les modalités propres aux élections générales rendue nécessaire après l'abrogation partielle de la loi Calderoli et la censure, par la Cour constitutionnelle, de la loi électorale votée par les parlementaires en 2015 et baptisée 'Italicum'.
Or, le mode d'élection des membres du Sénat de la République restait régi par la loi du 21 décembre 2005. Cependant, la loi avait été jugée en partie inconstitutionnelle par la Cour constitutionnelle en décembre 2013.
Une réforme électorale a donc été entreprise en 2017 pour unifier ces deux modes électoraux qui risquaient de rendre l'Italie ingouvernable du fait de leurs divergences. C'est ainsi que la loi Rosatellum bis a été promulguée le 3 novembre 2017 pour instaurer un système mixte pour les deux chambres du Parlement. Il s'agit donc de la loi applicable pour ce scrutin, régime électoral qui n'a pu être appliqué une seule fois.
Les élections se déroulent sur un seul tour de scrutin, le dimanche 4 mars, de 7 h à 23 h, et utilisent un système proportionnel mixte, avec 37 % de sièges attribués au scrutin uninominal majoritaire à un tour et 63 % au scrutin proportionnel, dont 2 % réservés pour les Italiens résidant à l'étranger (vote par correspondance uniquement).
Le Sénat et la Chambre des députés utilisent tous deux la méthode de Hare pour l'attribution des sièges.
Le seuil est de 3 % pour avoir des élus à la proportionnelle (plus un seuil de 20 % sur une base régionale au Sénat). Ce seuil est porté à 10 % pour les coalitions. En dessous de 1 %, les voix obtenues par les partis en coalition ne comptent pas.

Les coalitions de plusieurs partis voient ainsi leurs candidats élus en commun par l'addition de l’ensemble de leurs voix au scrutin majoritaire dans chacune des circonscriptions, tandis que chacun des partis de la coalition se voient attribué des sièges à la proportionnelle selon ses voix propres, obtenus par vote direct ou fractionné.
La chambre des députés est élue sur un bulletin de vote unique. Le bulletin de vote comprend le candidat au scrutin uninominal de la circonscription et les partis et les listes qui le soutiennent, ce qui est utilisé pour déterminer l'
attribution proportionnelle des sièges au niveau régional, avec un seuil minimal de 3 %. Comme pour la chambre basse, le Sénat est élu sur un bulletin de vote unique.
Marqué par la perte d'influence de la gauche disqualifiée par son idéologie, ce scrutin met en oeuvre cette loi électorale voulue par la gauche démocrate et écologiste au pouvoir. 
Selon Marc Lazar, socio-politologue français et spécialiste des gauches et de la vie politique italienne, elle pourrait "avantager les partis du centre droit bien implantés dans le nord du pays et favoriser le Parti démocrate dans la partie centrale du pays, son grand bastion qui tend néanmoins à se lézarder. A priori, le nouveau mode de scrutin pénalise le Mouvement 5 étoiles, qui est fort, mais isolé. En cette veille du scrutin, il semble improbable qu’une majorité claire se dégage à la Chambre des députés et au Sénat, même si le centre droit semble porté par une dynamique électorale qui pourrait peut-être lui permettre de l'emporter". 
Pour Raffaele Landani, professeur de science politique à l'université de Bologne, "l'Italie demeure divisée en deux blocs, l’un de droite et l’autre de gauche, qui ne parviennent pas à avoir une majorité claire forte et stable. Le 4 mars, on risque de voir se répéter le scénario que nous avons connu ces vingt-cinq dernières années, marquées par une alternance entre gouvernements populistes et gouvernements techniques.". 
Selon la fondation Robert-Schuman, étant "davantage proportionnelle que majoritaire, [elle] ne garantit en rien la constitution d’une majorité post-électorale stable".

L'Italie donnera son verdict malgré un système électoral mettant en péril l'avenir du pays 

La loi électorale impose d'obtenir une majorité absolue de 315 sièges de députés (40 % des suffrages) pour être en mesure de former un gouvernement. A deux jours du scrutin, seule la coalition de centre droit dirigée par Silvio Berlusconi paraissait en mesure d'y arriver. En l'absence de sondages interdits dans la dernière phase de la campagne, il fallait s'en tenir aux indiscrétions provenant des partis. Silvio Berlusconi qui n'est pas éligible affirme que sa coalition obtiendra la majorité absolue et qu'au sein de cette coalition Forza Italia, sa formation affiliée au Parti populaire européen (PPE), aurait une voix prépondérante. 
Seulement si ces deux conditions étaient remplies, il pourrait désigner celui qui serait appelé à devenir le futur président du Conseil. Berlusconi a déjà indiqué son choix: Antonio Tajani. Catholique modéré aux lettres de créance européennes impeccables, le président du Parlement européen (65 ans) a confirmé jeudi qu'il était prêt à quitter son fauteuil à Strasbourg. 

La gauche se délite.
Elle n'est pourtant pas convaincue d'une victoire aussi facile de la coalition de centre droit. En fait, il semble qu'elle dépende encore des résultats d'une trentaine de circonscriptions où la compétition est particulièrement tendue, dans les grandes villes et dans le Sud. Si la coalition de centre droit sortait victorieuse, mais que Forza Italia ne l'emportait pas, Matteo Salvini,  député européen depuis 2004 et secrétaire fédéral de la Ligue du Nord (LN), se proposerait pour aller au Palais Chigi. Un duel féroce l'oppose à Silvio Berlusconi, dont il est l'allié et néanmoins le rival. Son parti, la Ligue (ex-Ligue du Nord), est une formation nationaliste, eurosceptique et alliée à Marine Le Pen. Orateur rugueux de 45 ans, Salvini a eu recours dans cette campagne aux thèmes que la gauche qualifie de "sécuritaires et racistes" pour s'attirer un électorat déçu qui compte encore un grand nombre d'indécis à la veille du scrutin et que la gauche sortante n'a pas convaincu. 

Les autres formations sont au coude à coude. 
A commencer par le Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème). 
Crédité de 28 % à 29 % des suffrages, il deviendra sans doute la première force politique du pays. Son leader, le jeune Luigi Di Maio (31 ans), est convaincu de pouvoir briguer la présidence du Conseil. Le M5S devra toutefois compenser son isolement sur la scène politique - il a refusé toute alliance électorale - en proposant à d'autres formations de voter son programme. Ce qui paraît assez aléatoire. Pour le moment, il a désigné jeudi dix-sept ministres d'un hypothétique "cabinet fantôme", comportant une majorité de professeurs d'université inconnus du grand public. Une procédure pour le moins inhabituelle qui lui vaut bien des sarcasmes. 

Quant au Parti démocrate, il apparaît comme un risque de retour au passé. 
Son secrétaire, Matteo Renzi, dramatise les enjeux avec véhémence. Vendredi encore, il diabolisait ses opposants, déclarant"craindre un pacte entre la Ligue et le M5S", une sorte de sainte alliance contre-nature, populiste et extrémiste, dont "l'Italie a tout à redouter".  
Les problèmes que la gauche n'a pas résolus pèsent sur ces législatives :

En cas d'impasse politique lundi matin
Le président du Conseil, Paolo Gentiloni, issu d'une lignée aristocratique mais membre du Parti démocrate (PD), qui gouverne depuis décembre 2016, ferait figure de recours. Démocrate apprécié de la gauche et fort de l'appui de ses semblables européens (Angela Merkel, coalition de centre gauche, ou Emmanuel Macron, ex-socialiste collaborateur de François Hollande), il n'a pas démontré qu'il a la fermeté pour continuer à piloter l'Italie dans une phase troublée. Lui aussi se déclare "très inquiet" de l'affirmation du populisme qu'il incarne pourtant à gauche, visant aussi bien la coalition de Silvio Berlusconi que le Mouvement 5 étoiles. "Ils risquent de remettre en cause les fondements européens érigés en soixante ans d'histoire", raconte-t-il en appelant à "un vote utile contre le populisme sous peine de retourner au passé". 
Les trois derniers présidents du Conseil (Enrico Letta, Matteo Renzi et Paolo Gentiloni) sont  membres du PD, ont appartenu à l'actuelle législature et leur parti se trouve sur la défensive. Il veut espérer un sursaut lui permettant de former le premier groupe au Parlement. 

vendredi 29 mars 2013

Italie: le socialiste Bersani échoue avant d'avoir commencé

Le socialiste Pier Luigi Bersani a avoué son impuissance à former un gouvernement

Le phare de la gauche italienne ne parvient pas à rassembler une majorité de gouvernement

Bersani aussi déçoit.
Jeudi soir, après avoir rencontré le président italien Giorgio Napolitano, le chef de la gauche italienne Pier Luigi Bersani a annoncé devant la presse qu'il jete l'éponge : "Les discussions n'ont pas abouti". Après les législatives des 24 et 25 février, le chef du Parti démocrate n'a pas réussi à faire l'union et former un gouvernement. "J'ai décrit (au Président) les difficultés dérivant d'entraves et de conditions inacceptables" rencontrées lors des pourparlers avec les autres formations, a-t-il accusé.

Le socialiste n'est pas fédérateur

La gauche italienne s'est échouée sur l'écueil des institutions: le mode de scrutin transalpin est accusé de rendre le pays ingouvernable en raison d'un système modifié à la fin de l'année 2005 pour rétablir un scrutin proportionnel de listes bloquées, avec une prime de majorité à la Chambre des députés où 340 sièges sont garantis à la coalition qui arrive en tête, tandis que la proportionnelle est en revanche considérablement renforcée au Sénat.
La gauche italienne emmenée par Bersani dispose de la majorité absolue à la Chambre des députés mais pas au sénat. Un vote de confiance au Parlement était peu vraisemblable au vu des positions exprimées par chacune des trois forces politiques antagonistes.pour être investi. Or, un gouvernement doit obtenir un vote de confiance tant à la Chambre qu'au Sénat.

Le centre droit de Silvio Berlusconi avait avancé l'idée d'une "grande coalition" avec le centre gauche, proposition rejetée par Bersani. 
Le Mouvement cinq Etoiles (M5S) de l'ex-comique Beppe Grillo, qui cristallise le vote protestataire, a de son côté catégoriquement refusé de s'allier au centre gauche, poussant un peu plus le pays vers de nouvelles élections. C'est désormais le président italien qui reprend le dossier en mains. Il lancera dès vendredi "ses propres consultations", a indiqué un porte-parole.

Le coup de grâce a été asséné le 27 mars lorsque
le leader du Mouvement Cinq Etoiles, Beppe Grillo, a adressé une fin de non recevoir à Bersani
Un peu plus tôt, le leader de centre-gauche était rentré bredouille de ses négociations avec le centre-droit de Silvio Berlusconi arrivé deuxième. Le Pdl de Silvio Berlusconi avait bien offert à Pier Luigi Bersani de former une grande coalition, mais à des conditions que le centre-gauche ne pouvait accepter. "Seul un fou peut souhaiter former un gouvernement en ce moment", aurait déclaré le leader de centre gauche la mine dépitée, selon le Financial Times. Il y a quinze jours, il avait avoué son incapacité à gouverner, signant un premier échec dans son projet de gouvernement minoritaire.

Berlusconi propose encore à la gauche un gouvernement de coalition


"Au nom de l'intérêt du pays", le leader de la droite italienne,
Silvio Berlusconi, a de nouveau proposé ce vendredi de soutenir un gouvernement de coalition avec la gauche qui lui bat froid.

"
Que le PD avance une candidature. Celle du secrétaire du PD Pier Luigi Bersani nous convient, tout comme d'autres candidatures, a précisé Berlusconi. En ce qui concerne le programme, nous sommes prêts à rencontrer les autres forces politiques et à examiner en détail les mesures pour affronter la situation très difficile du pays. Nous pensons qu'il peut y avoir un accord. Notre position est très claire : nous ne pensons pas qu'il existe une autre solution", a-t-il souligné.

Berlusconi a par ailleurs nié tout marchandage en cours sur le nom du successeur du président de la République Giorgio Napolitano, dont le mandat s'achève le 15 mai. Le titulaire de ce poste crucial dans le système institutionnel italien -- surtout en phase d'instabilité politique -- doit être élu par le parlement à partir du 15 avril.
"Nous estimons dans la logique des choses que si un gouvernement de coalition se fait ensemble, alors c'est ensemble qu'il faut discuter de celui qui peut être le meilleur président de la République", a-t-il toutefois estimé.

L'impasse politique italienne réveille le spectre d'une menace sur sa dette

La situation politique de l'Italie n'offre aucune perspective d'amélioration avant le mois de juin. Les marchés commencent à montrer quelques signes d'impatience en faisant remonter le spread italien sur les titres souverains à dix ans de la péninsule.

Le spread s'élargit
Le spread (différence entre les taux italiens et allemands) sur le dix ans est à nouveau sur la pente ascendante et a déjà gagné près de 25 points de base en deux jours à 346 points de base jeudi en milieu de journée, ce qui est un rythme assez rapide. Le niveau de spread de jeudi est supérieur de près de 100 points de base de plus que le plus bas du 25 janvier dernier. Le blocage politique efface ainsi les 5 mois de baisse du spread italien qui ont suivi la mise en place de l'OMT, le dispositif de rachat de dette de la BCE censé dissuader les marchés d'attaquer les titres souverains. Il semble que les marchés commencent à perdre le calme relatif dont ils avaient fait preuve jusqu'ici depuis le scrutin des 24 et 25 février derniers.

Si les taux italiens atteignent des niveaux très élevés, à l'image de la situation de juillet dernier ou de novembre 2011 (où le spread avait dépassé les 500 points de base), l'Italie n'aurait alors d'autre choix que de demander l'assistance du mécanisme de secours européen (MES) et d'en accepter les conditions contraignantes. Ce préalable est en effet nécessaire au rachat illimité de titres italiens par la BCE dans le cadre du programme OMT. L'Italie, comme la BCE, qui n'aimerait guère mettre en pratique l'OMT, ont donc tout intérêt à ce qu'une solution soit trouvée à la crise politique le plus rapidement possible.

mercredi 27 février 2013

Italie: la presse occulte les 29,1% de Berlusconi

La coalition de gauche remporte 29,5 % des voix et la droite 29,18%

Total mépris des media pour le second, de peu
Pier-Luigi Bersani, à droite,
a raté ses législatives

Pier-Luigi Bersani, à gauche,
a raté ses législatives

Motus sur Silvio Berlusconi qui, parti en novembre 2011 et malgré des procès, a opéré une remontée spectaculaire en s'attaquant aux impôts. "C'est un résultat extraordinaire" qui montre que "ceux qui croyaient que Berlusconi était fini devront y repenser", s'est félicité Angelino Alfano, secrétaire général du parti du Cavaliere, le PDL. 
De part et d'autre des Alpes, la gauche a oublié un peu vite que des socialistes du PSI fidèles à Bettino Craxi ont fondé le Nouveau Parti socialiste italien qui s'est allié à Silvio Berlusconi.

Chambre des députés à gauche 
La coalition de gauche emmenée par Pier-Luigi Bersani, le secrétaire du Parti démocrate (PD), s'adjuge 345 sièges avec 29,5 % des voix et la majorité des sièges à la Chambre, grâce à un système qui accorde 54 % des fauteuils à la formation arrivant en tête. 

La droite, qui obtien t29,18% des voix, n'obtient  pourtant que 125 sièges. Le populiste de gauche, Beppe Grillo, et son Mouvement 5 Etoiles (M5S) ont su séduire en surfant sur le rejet de la classe politique, la colère contre l'austérité, la défiance à l'égard de l'Europe. Il obtient 108 députés avec 25,55% des voix, tandis que les centristes de Mario Monti, arrivés 4e, obtiennent 45 sièges avec 10,56% des voix.

Mais Sénat sans majorité
Au Sénat, où la prime de majorité est accordée par région, les résultats donnent la gauche très loin de la majorité absolue des 158 sièges. Elle totalise seulement 123 sièges sur les 315 que compte la Chambre, contre 117 sièges à la coalition de droite. 
En termes de voix, la gauche en remporte 31,63 % (27,43% au PD et 2,97% à SEL) et la droite 30,72 %, (22,30% pour le PDL et 4,33% pour son principal allié, la Ligue du Nord). 
Le Mouvement cinq étoiles (M5S) de Beppe Grillo a 54 sièges avec 23,79% des voix, tandis que la coalition centriste de Mario Monti, avec 9,13% des voix, obtient 18 sièges auxquels s'ajoute un sénateur représentant les Italiens de l'étranger.

Un pays ingouvernable

Dans la journée, la perspective de majorités opposées à la Chambre et au Sénat a fait tomber la Bourse dans le rouge (– 0,1 %)  et remonter l'écart des taux obligataires avec l'Allemagne. Les marchés redoutent plus que tout une instabilité gouvernementale en Italie, pays en récession, avec une dette colossale (plus de 120 % du PIB).
"Nous entendons faire sortir Beppe Grillo de sa grotte, le contraindre à prendre ses responsabilités. L'heure est venue pour lui de dire ce qu'il veut faire pour ce pays.
Miguel Gotor, conseiller politique du leader de la gauche Pier Luigi Bersani, explique ainsi au Figaro la ligne qu'entend suivre son parti. "Grillo a dit: tous à la maison. Mais il s'y trouve lui aussi, dans la maison des Italiens", ajoute ce conseiller.


lundi 25 février 2013

Les Femen ont-elles été victimes d'une agression de Berlusconi?

En Italie, des féministes se jettent seins nus sur Berlusconi 

Les media entreront-ils dans leur jeu de victimes ?
Voyez comme on la brutalise !...

Basta, les Femen !


Trois féministes d'extrême gauche se sont livrées à leur numéro préféré de femmes brutalisées: elles se sont lancées seins nus vers Silvio Berlusconi à Milan, alors qu'il s'apprêtait à voter dans son bureau de vote  aux élections générales italiennes où il est lui-même candidat.

Ces "démocrates" hystériques, qui portaient inscrit dans le dos le slogan "Basta Berlusconi" (Berlusconi, ça suffit), ont été immédiatement interpellées et le Cavaliere a pu procéder au vote avec son sourire habituel devant une nuée de photographes et cameramen.

Les para-militaires  se sont précipitées pour  sauter par-dessus les barrières avant de se ruer, sans l'atteindre, sur l'ex-chef du gouvernement.
La scène quelque peu chaotique, entre cris des manifestantes et des électeurs surpris ajoutés aux pleurs des enfants apeurés, s'est terminée rapidement avec l'interpellation des activistes.

Dans l'après-midi, le mouvement Femen a revendiqué l'opération: "trois sextremists (sic) ont mené une attaque contre cet idiot [sic] de Berlusconi alors qu'il se préparait à voter", a indiqué le groupe sur son site web. Pour ces démocrates, "l'Italie ne doit pas voter pour quelqu'un qui devrait être en prison". Quant à la législation sur l'attentat public à la pudeur, elle n'est pas mieux respectée en Italie qu'en France.

Les Femen sont connues depuis 2010 pour leurs actions violentes en Europe, de Russie à Londres, en passant par l'Ukraine. 

Ces féministes radicales d'un nouveau genre militent contre tout ce qui se présente: ce sont des anarcho-révolutionnaires.
A Paris, elles ont installé en septembre 2010  "le premier camp d'entraînement" au "nouveau féminisme" dans le XVIIIe arrondissement, dont le maire est un ancien ministre de l'Intérieur de Jospin, Daniel Vaillant (PS). 

Caroline Fourest s'est rangée à côté des auteures de la mascarade

La journaliste a participé à l'un de leurs happenings de rue contre la manifestation de "La Manif pour tous" opposée au simulacre de mariage offert par Hollande aux personnes du même sexe. 

Les bombes lacrymogènes sont celles des artistes révolutionnaires


Le sac est visiblement vide

et la bombe appartient à l'amazone
déguisée en nonne
Les "sextrémistes" ont mené une action au ministère de la Justice, sous les fenêtre de Christiane Taubira, place Vendôme, le lundi 15 octobre dernier

Lien PaSiDupes - " Le féminisme nouveau est arrivé: révolutionnaire et souriant " ; Travestissement médiatique de la vérité sur le féminisme



Les pseudo-agresseurs sont des compères

Lien PaSiDupes:

Notre-Dame de Paris porte plainte contre les Femen



Le 13 janvier dernier, elles s'étaient déshabillées sur la Place Saint-Pierre pendant l'Angelus du pape afin de protester contre l'opposition du Vatican au mariage gay.

Lien PaSiDupes - " Mettre les para-militaires de FEMEN hors d'état de nuire " : Les FEMEN ou "femhaines" enchaînent les provocations violentes antichrétiennes

dimanche 9 décembre 2012

Démission: Hollande va perdre Monti, son semblable italien

Mario Monti démissionnera après le vote du budget

L'impopulaire président du Conseil italien sur le départ

 Dans ce pas de deux,
ils se font des noeuds !


Finis les entrechats
Hollande-Monti

Mario Monti ne peut se maintenir sans le soutien du parti de Silvio Berlusconi,  et démissionnera comme annoncé en cas de difficultés dans l'adoption au Parlement du budget 2013, prévue d'ici Noël.
Les élections législatives étaient normalement prévues en mars prochain, probablement le 10, une date jugée samedi "acceptable" par le "Cavaliere" qui, pour la cinquième fois, brigue à 76 ans la direction du pays.Mais la prochaine démission de Mario Monti - une décision "irrévocable", a dit ce dernier - pourrait avancer la date du scrutin à février.
Aux termes de la constitution, des élections législatives doivent en effet être organisées dans les 70 jours suivant la dissolution du Parlement par le président de la République, Giorgio Napolitano.

Face à la crise économique et financière, le "Professore" Mario Montiancien commissaire européen et successeur de Silvio Berlusconi, et le nouveau gouvernement  de "techniciens" ont mis en place une politique  draconienne d'austérité afin d'éviter à l'Italie le sort de la Grèce, un programme censé rassurer les investisseurs et les marchés, mais qui suscite la colère d'une grande majorité de la population: en treize mois, la cote de popularité de Mario Monti n'a jamais été aussi basse et rappelle celle de François Hollande, en distribuant des bisous.
Le président du Conseil dramatise la situation
Il a averti  samedi le chef de l'Etat qu'un rejet du budget 2013 au Parlement ne ferait qu'aggraver la crise politique et aurait des conséquences au niveau européen.
Si ce projet de budget est adopté, ce qui est envisageable, car le PDL a affirmé ne pas vouloir "plonger le pays dans le chaos", Mario Monti a annoncé qu'il démissionnerait aussitôt, ouvrant la voie à la dissolution du Parlement et aux élections.
"Face à l'irresponsabilité de la droite qui a trahi l'engagement pris il y a un an devant le pays, Mario Monti a répondu avec une dignité qui force le respect", a affirmé Pier Luigi Bersani, dirigeant du Parti démocrate (PD) et chef de file du centre gauche aux prochaines législatives, que les sondages donnent largement favori. "Nous sommes disposés à approuver le budget le plus rapidement possible", a-t-il ajouté.

Selon un récent sondage de l'institut SWG, le Parti démocrate est en tête des intentions de vote avec 30,3%, contre 19,7% pour le très populiste Mouvement 5 Etoiles de l'humoriste Beppe Grillo et 13,8% pour le PDL (le Peuple de la liberté, créé par Berlusconi (2009), qui arrive actuellement en troisième position.

"PdL" contre "PD"

"Si j'entre dans la course, c'est pour gagner", a ajouté Silvio Berlusconi. Face à cette situation dégradée, Silvio Berlusconi s'est finalement résolu à agir, à droite. "C'est avec tristesse que je retourne à la vie publique", a-t-il dit. "Et je le fais une nouvelle fois par sens des responsabilités."
Jeudi, à deux reprises et à la manière d'Europe Ecologie-les Verts ou du Front de gauche, les parlementaires PDL, dont le soutien était essentiel au président du Conseil, n'ont pas voté la confiance au gouvernement. Ils n'ont pas participé au vote au Sénat et se sont abstenus à la Chambre des députés - sans aller toutefois jusqu'à voter contre le cabinet Monti.
Mercredi dernier, préparant son retour, Silvio Berlusconi avait déclaré qu'il ne voulait pas laisser l'Italie "s'enfoncer dans la récession" et avait critiqué l'action de son successeur au palais Chigi.
"La situation est bien pire aujourd'hui qu'il y a un an, quand j'ai quitté le gouvernement de façon responsable et par amour pour mon pays", écrivait-il dans un communiqué."Je ne peux pas laisser mon pays sombrer dans une spirale récessive sans fin. Il est impossible de continuer ainsi."

Sanction de l'angélisme italien et bientôt de la démagogie française ?


C'est la fin de l'angélisme, treize mois après la chute du Cavaliere, à Bruxelles. Dans le rôle de l'ange noir, Mario Monti est sur le point de mordre la poussière du mécontentement qui s'empare de l'Italie et vise le technocrate européen et son cabinet d'experts non élus, après le jet de l'éponge du socialiste Georges Papandréou le 11 novembre 2011 en Grèce.

La cote de popularité du président du Conseil italien, déjà divisée par deux depuis son arrivée aux affaires à la mi-novembre 2011, a encore baissé d'un point depuis le début juin, selon un sondage SWG-Agora. Aujourd'hui, seulement deux Italiens sur dix feraient encore confiance à Monti pour redresser le pays.


En France début décembre,
la cote de popularité de Jean-Marc Ayrault demeurait défavorable auprès de 51% de l'électorat, tandis que selon Paris Match/Ifop, seulement 41% des personnes interrogées approuvent l'action de François Hollande et 58% la désapprouvent,  1% n'ayant pas d'avis.


dimanche 27 février 2011

Nos responsables sont-ils seulement des obsédés politiques ?

DSK aurait "un truc qui fait crac boum hue" !

La « chose », exception sexuelle française ?

Alors-là, attention ! Tous les Français n'ont plus l'esprit gaulois...
Interdiction donc, pour évoquer les ardeurs du coq, de se référer au latin 'gallus' qui désigne à la fois le coq et le Gaulois, car cela pourrait aggraver notre cas: le latin ne prouve rien et les défenseurs de la diversité sont toujours à l'affût pour nous fustiger et nous stigmatiser à la suite des Rom... Voudront-ils bientôt nous les couper ?

Allons donc vite nous réfugier outre-atlantique

Le diplomate américain Henry Kissinger

Il nous ramène à la chose politique sans rompre avec l'autre et assure que "le pouvoir est l'aphrodisiaque absolu". Sans doute Raymond Barre en ferait-il douter, mais les politiques ressentent souvent le " syndrome du rocker " quand ils prononcent un discours. François Mitterand avait notamment l'impression de " faire l'amour à la foule " et Valery Giscard d'Estaing déclarait qu'il " était amoureux de 17 millions de Françaises " : pendant les discours, il cherchait toujours le regard des femmes. De Giscard, son premier ministre ne disait pas: « c'est le seul président dont on sait à peu près sûrement où il ne couche pas » .
Or, s'il est convenu d'affirmer qu'une femme de pouvoir effraie généralement les hommes, Edith Cresson se vécut en fait plutôt comme une usurpatrice à la fonction de premier ministre. Pareillement, il est le plus souvent admis que le " sex-appeal " d'un candidat est déterminant dans le vote des électrices, mais Lecanuet n'est-il pas retombé dans l'électorat avant d'atteindre le septième ciel politique ? Et l'infidélité des sondages de Désirdavenir Royal n'a-t-elle pas, par son échec, confirmé la saillie du président de l'UMP qui venait clore l'université d'été du Medef en 2006: " Une élection, ce n'est pas un concours de beauté " ?

Quelques indiscrétions françaises

Nous ne piperons mot ici de l'« affaire Lewinsky » qui valut au président Bill Clinton sa « Monicagate, ni des «affaires sexuelles» d'Al Gore, un autre démocrate US, car il faudrait citer des exemples sur le flanc Républicain, par souci d'équité et démontrer ainsi, d'une part que le sexe ne porte ni à droite ni à gauche, et d'autre part que ses 35 heures d'activité hebdomadaire ne plaident pas non plus en faveur de la prise en compte de sa pénibilité dans la pension de retraite de nos acteurs politiques.
Donc, pour nous rapprocher maintenant de l'Europe, évoquons toutefois les frasques à l'italienne du président du Conseil Silvio Berlusconi et l'affaire du « Rubygate ».

En France (métropolitaine !)

Le président Félix Faure, dont on a dit qu'il était plus célèbre par sa mort que par sa vie, mourut à l'Élysée en février 1899, à l'âge de 58 ans, dans les bras de sa maîtresse, Marguerite Steinheil dite « Meg », empoisonné par des dreyfusards (thèse reprise par Édouard Drumont (1844-1917) dans son journal La Libre Parole, un cachet empoisonné ayant été placé en effet parmi ceux que prenait le président).

On songe ainsi à Valéry Giscard d'Estaing qui convoitait la femme de Bokasa et que l'empereur a, dit-on, récupérée contre un diamant...
De plus, en 1974, un accident de la circulation impliquant le président Giscard, qui conduisait lui-même une voiture au côté d'une conquête, au petit matin dans une rue de Paris, avait fait les titres de la presse satirique.

A son tour, François Mitterrand, qui mena une double vie, peina-t-il à multiplier les liaisons entre 1981 et 1995, une fois arrivé à la présidence ?

Jacques Chirac était quant à lui surnommé « dix minutes, douche comprise », et ce hussard jouissait d'un solide appétit. Au milieu des années 70, Jacques Chirac vécut une aventure avec une capiteuse jeune reporter du journal Le Figaro. Elle se serait ensuite rabattue sur François Mitterrand... La directrice d'une galerie japonaise voisine de l'Elysée aurait suivi le même parcours. Ca crée forcément des liens entre rivaux !
Nul besoin de gagner leurs suffrages; ces dames adorent exercer leurs pouvoirs sur le pouvoir.

Le cas Royal est plus douloureux, voire tordu
On aurait attendu une affirmation convenue du type édifiant, « il faut être heureux en mariage pour faire carrière », mais elle déclara qu' "elle ne croit pas qu'il faut être malheureux en mariage pour faire carrière"... François Hollande, est allé tester la formule sous d'autres ciels de lits. Pour sauver ses attributs, à défaut de préserver ses droits à la course 2007 à l'Elysée, la queue entre les jambes, son compagnon a en effet laissé Sa Cynique Majesté Royal enfiler le pantalon et partir en campagne.
Mais puisqu'elle avait choisi de semer les graines de la discorde du féminisme, déclarant vouloir "mettre à bas le vieux modèle monarchique français", elle ne pouvait s'attendre à ne recevoir que des roses.
La présidente de Poitou Charente ne put donc éviter une contre-attaque de son propre concubin et la réponse à la menace fut taxée de machiste. Tandis qu'invité du "Grand Journal" de Canal + le mercredi 17 janvier 2007, le freluquet Arnaud Montebourg qualifiait François Hollande de "seul défaut" de la candidate socialiste, le camarade Laurent Fabius s'inquiéta en 2006 de savoir « Qui va garder les enfants ? », de François ou de sEGOlène.

Alors, faut-il avoir une grosse libido pour entrer en politique ou les hommes politiques tirent-ils toute leur puissance du pouvoir ?

Dans le prochain article, PaSiDupes « décryptera » la vie tumultueuse de Dominique Strauss-Kahn.
En sauront-nous plus ?

mardi 31 août 2010

Tout sur les Rom clandestins, par Eric Zemmour (2008-2010)

Emoi vertueux dans le microcosme hypocrite du « politiquement correct »

Les vertueux irresponsables ont beaucoup à apprendre pour se faire une opinion libre et saine.

2008: LePost copiait-collait

« A lire dans Le choc du mois de novembre, l'entrevue du rédacteur en chef Bruno Larebière avec le polémiste et journaliste du Figaro Eric Zemmour, connu pour son courage et son intégrité professionnelle, tranchant avec le politiquement correct ambiant.
Eric Zemmour, interrogé exclusivement sur le phénomène migratoire et ses conséquences, ne craint pas d'affirmer que « C'est un tsunami démographique qui se produit ». Il révèle également les confidences d'un ministre dont nous ne sauront pas le nom lui ayant confié : « On vit la fin de l'Empire romain ».

Eric Zemmour rapporte aussi le contenu de son face à face avec Brice Hortefeux, ce dernier lui ayant avoué avoir renoncé à toute assimilation des populations immigrés à la culture française au profit de l'intégration, qui consiste à conserver sa culture d'origine. Ce à quoi le collaborateur de Laurent Ruquier a réagi en lui jetant à la figure : « Vous ne faîtes pas votre boulot. Vous avez honte de votre ministère! »

Eric Zemmour reprend aussi à son compte une citation du général de Gaulle :
« C'est très bien qu'il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu'elle a une vocation universelle. Mais à condition qu'ils restent une petite minorité. Sinon la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine, et de religion chrétienne […] Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans, qui demain seront peut-être vingt millions et après-demain quarante ? Si nous faisions l'intégration, si tous les Arabes et les Berbères d'Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcherait-on de venir s'installer en métropole alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé ? Mon village ne s'appellerait plus Colombey-les-Deux-Églises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées ! ». Rapporté par Alain Peyrefitte dans son ouvrage « C’était de Gaulle", (1994-2000; éditions De Fallois-Fayard).
(source: Le choc du mois)
Une recommandation de lecture à Dominique de Villepin...

2010: Eric Zemmour : Le problème des Roms en Europe, c'était écrit !

VOIR et ENTENDRE
le chroniqueur vedette de France 2 sur RTL, le 25 août 2010:

Le problème des Roms en Europe, c'était écrit !
envoyé par rtl-fr. - L'info internationale vidéo.

Compte -rendu de la video:

"La France n'a pas vocation à accueillir tous les Roms"
: la phrase est signée Claude Guéant, le secrétaire général de l'Elysée, paraphrasant le socialiste Michel Rocard, qui, alors qu'il était premier ministre, avait dit que "la France n'a pas vocation à accueillir toute la misère du monde".

Pour Eric Zemmour, le débat sur les Roms n'est pas un débat franco-français, mais un débat européen. Pour lui, ce qui explique l'arrivée tardive de la Roumanie dans l'Union Européenne, en plus du retard économique important du pays, c'était cette question de la migration des Roms.

Les 9 millions de Roms qui n'ont quasiment jamais été scolarisés quelque part affolaient tous les pays européens. La crainte de ces réseaux pour la plupart utilisant des enfants pour mendier et voler et les jeunes filles pour faire les trottoirs.

Pourtant, les traités européens prévoient que l'on peut limiter la libre circulation en Europe pour lutter contre la criminalité. D'autres clauses provisoires de sauvegarde avaient été prévues pour lutter contre l'immigration massive des Roms dans certains pays de l'Union Européenne (notamment l'Italie et la France). Ces dispositifs juridiques permettent aujourd'hui à Brice Hortefeux d'affirmer avec raison que les camps Rom sont illégaux et qu'il respecte en les expulsant la loi française et la loi européenne.

Les expulsions ne suffisent pas. Les Rom renvoyés ont volontiers pris les 300 euros distribués par les services sociaux de la République et les contribuables français.

Les italiens veulent aller plus loin, car la libre circulation en Europe protége les Roms. Nos voisins transalpins souhaitent que l'on puisse expulser les citoyens certes européens, mais qui ne respecteraient pas des règles de bonne adaptation dans le pays dans lequel ils entrent. Cela modifierait complètement l'esprit Schengen : liberté d'entrer à condition de respecter, une fois sur place, certaines règles.

Berlusconi avait d'ailleurs subi une admonestation papale il y a quelques mois pour avoir tenu ces propos et fait cette demande à l'Union Européenne (demande uniquement verbale et politique, pas encore technique et officielle).
La France, pour Eric Zemmour, attire fortement les Roms grâce ou à cause d'un système scolaire et social qui combinent générosité et laxisme.

De 2007 à 2013, le gouvernement roumain va recevoir 20 milliards d'euros d'aide de Bruxelles, mais n'a pas encore trouvé le temps ni les moyens pour les affecter aux Roms, surtout en pleine crise.

vendredi 10 juillet 2009

Sommet du G8: Carla Bruni-Sarkozy fait sensation

Son arrivée décalée et son annonce d’un don de la France

Le sommet du G8 a réuni les dirigeants des plus grandes puissances économiques mondiales, à L'Aquila en Italie du 8 au 10. Le Président Sarkozy a bel et bien participé, mais Carla Bruni-Sarkozy a décidé de se rendre en Italie jeudi soir.
La Première Dame de France n'a donc assisté ni à la rencontre entre les épouses de chefs d'Etat et Benoît XVI mercredi, ni à la visite collective effectuée jeudi matin par ces dernières aux sinistrés de L'Aquila, ville ravagée il y a trois mois par un séisme meurtrier. La première dame a en revanche rendu visite dans la matinée de vendredi aux sans-abri de L'Aquila.

L'arrivée décalée de l’épouse du président français et son programme personnel d’activités ont surpris.

Le quotidien milanais Il Giornale s'est mùontré extrêmement véhément à l'encontre d'une invitée de son pays.
Quotidien de centre-droite, dont Silvio Berlusconi contrôle plus de 80 % du capital, qualifie la First Lady de "chanteuse qui incarne à la perfection le pire du microcosme idéologico-mondain", la surnomme "Lady Snob", et se délecte de zoomer sur son sac à mains en crocodile à 30 000 euros. Notons que le propriétaire du journal assassin n'est autre que Paulo Berlusconi, frère de Silvio, avec qui Carlita n'entretient pas les meilleurs rapports.
Tout s’explique.
Suite à une plaisanterie de Silvio Berlusconi sur le "bronzage" de Barack Obama, premier président métis des Etats-Unis, cette italienne d'origine avait rétorqué qu'elle était ravie d'être devenue française.


  • Pendant la visite de L'Aquila, un journaliste fit remarquer à Carla Bruni-Sarkozy que la presse proche de Silvio Berlusconi ne comprenait toujours pas, vendredi, sa démarche.
    "C'est réciproque", a-t-elle répondu.
    "Je n'ai pas voulu me différencier des autres premières dames", a expliqué Lady Snob. "C'est simplement que mon mari ne me demande jamais de venir aux réunions de travail, aux grands sommets internationaux (...) Mais je tenais à venir ici pour rencontrer les gens, pour encourager le travail qui est fait ici par les associations et par tout le pays."

  • Nicolas Sarkozy n’avait pas manqué de faire la leçon à Il Giornale dès jeudi soir à, lors d'une conférence de presse. "Carla est italienne, connaît assez bien Rome et il n'était peut-être pas forcément très utile qu'elle fasse la visite guidée de Rome", a-t-il déclaré en se félicitant qu'elle ait "choisi le sérieux de l'humanitaire".

  • L'idéologico-mondaine

    La différence dans le comportement de l'épouse de notre président et les raisons pour lesquelles elle a souhaité effectuer son parcours seule, tiennent au fait qu’elle est ambassadrice du Fonds mondial de lutte contre le Sida. Elle souhaitait donc être perçue en tant que telle et non comme l’épouse d’un chef d’état du G8.
    Cet esprit d’indépendance, commun avec Cécilia Attias au G8 de 2007 en Allemagne, est une constante qui inspire le respect et fait craquer Nicolas Sarkozy.Depuis le séisme, le centre ville de L'Aquila est totalement fermé au public. Tous ses habitants ont été évacués.

    Après avoir passé la nuit à la caserne de la Garde financière où se tient le G8, alors que les autres couples étaient accueillis dans un hôtel cinq étoiles, ce matin, Carla Bruni-Sarkozy a visité en solo, les ruines de l'Aquila, durement touchée par le tremblement de terre en avril dernier. Les onze autres Premières Dames avaient effectué ce même parcours 24 heures auparavant...

    L'épouse du président français s'est également rendue dans un hôpital et a rencontré les habitants de la zone dévastée afin de leur exprimer son soutien.

    Elle a visité l'église de Santa Maria del Suffragio, affirmant qu'une partie de la restauration sera bien prise en charge par la France.
    Le don de la France s’élève à 3,2 millions d'euros pour la réparation du dôme de l’église Santa Maria del Suffragio à L’Aquila en partie détruite par le tremblement de terre du 6 avril dernier. "Je suis très heureuse de pouvoir annoncer que la France va prendre en charge la moitié des travaux de la reconstruction de la coupole" ", a indiqué la Première dame. Elle a précisé que "pour l'instant, l'évaluation des travaux est de 6,5 millions d'euros. La France va donner 3,2 millions".

    Le partage des tâches du couple présidentiel français ne convient pas au clan Berlusconi, mais il n'est pas mieux apprécié de la gauche française qui a donc des points de convergence avec Berlusconi...

    mercredi 17 décembre 2008

    Audiovisuel : l’Assemblée vote la réforme du service public

    La gauche fait le spectacle, sans aucune pause
    L'Assemblée nationale a adopté mercredi la réforme de l'audiovisuel lors d'un scrutin serré. La gauche a dénoncé le nouveau paysage audiovisuel français, comme pour tout ce qui est nouveau.

    51 voix font la différence
    La réforme, qui prévoit la fin partielle progressive de la publicité sur France Télévisions à partir du 5 janvier, a été votée par 293 voix contre 242.
    L'UMP (317 élus) a enregistré six votes de Chiraquiens contre (Christian Vanneste, Hervé Mariton, François Goulard, etc...) et sept abstentions, dont François Baroin et le rapporteur général du Budget, Gilles Carrez.
    Les 23 élus du Nouveau centre (partenaires de l'UMP), ont, pour la première fois, exprimé leur liberté de vote contre un projet de loi (10 contre, six pour et quatre abstentions, ce qui ne fait que 20 votes exprimés…).
    "Les centristes ont voté contre, pour des raisons que je n'ai pas comprises mais qui font partie de la culture centriste", a ironisé le patron des députés UMP, Jean-François Copé.
    "Pas maintenant, pas comme ça", a répondu le député NC d’Agen, Jean Dionis du Séjour, en désapprouvant la suppression de la publicité et sa compensation par deux nouvelles taxes.

    La Haute Assemblée examine le texte à partir du 7 janvier

    "Je pense que le président de la République n'a pas dit son dernier mot, il ne peut pas rester sur un consensus aussi fragile", a assuré le député-maire d'Agen. "Le débat n'est pas fini. Il va se poursuivre au Sénat, où le rapport de force est plus ouvert".
    Deux jours avant, le 5 janvier, la suppression de la publicité à France Télévisions entre 20h00 et 06h00 aura commencé. Le gouvernement a en effet demandé au PDG de France Télévisions Patrick de Carolis de la mettre en oeuvre, avant même le vote de la loi, pour contourner "l'obstruction" de l'opposition.


    Tentative de blocage de l’opposition
    Comme dans les universités et établissements secondaires…
  • Après avoir pilonné le texte pendant trois semaines, PS, PCF et Verts se sont pour une fois accordés mais c’était pour voter contre, la seule chose qu’ils sachent faire ensemble, dénonçant une "berlusconisation" du paysage audiovisuel français, selon Didier Mathus, un professeur (FSU ?) député-maire PS de Montceau-les-Mines, aux faux airs de Fernandel.

  • Mais les socialistes ont la mémoire bien courte : lorsqu’en effet, en 1986, Silvio Berlusconi, l’actuel Président du Conseil italien, lança en France la première chaîne de télévision française généraliste commerciale privée gratuite (La Cinq), Laurent Fabius était chef du gouvernement et il accorda à la société France Cinq une concession pour 18 ans. Le président de la République était François Mitterrand.

    Plein de références, Mathus a aussi évoqué une "vision poutinienne de la liberté de la presse" au sujet de l'autre point fort, la nomination/révocation des PDG de France Télévisions, Radio France et de l'audiovisuel extérieur de la France (RFI, France 24, TV5) par le chef de l'Etat, malgré l’obligation des avis favorables du CSA et du Parlement. Mathus n’a pas eu le courage de remonter plus haut et plus fort, pour rappeler l’époque stalinienne…


    Impuissant, François Bayrou (MoDem), qui avait demandé en vain une motion de censure contre ce texte, a également voté non.

    Réactions de potaches dans l’opposition

    Dénonçant l'ORTS (Office de radio-télévision sarkozyenne), la gauche a distrait l’hémicycle et prétendu "alerter l'opinion" contre un texte qui menacerait, selon elle, le financement et la survie du service public. Les chaînes privées y contribueront pourtant.
    En utilisant toutes les armes de la procédure, ses députés n'ont pas réussi à faire bouger la majorité, mais ont bouleversé le calendrier parlementaire en ratardant l'adoption du texte puis par ricochet le débat sur le travail dominical.
    Les salariés devront donc attendre que la gauche prennent en considération leur pouvoir d’achat.
    Mercredi encore, Christine Albanel (Culture), a regretté "l'obstruction" de l'opposition, en saluant ce "grand projet de loi vraiment culturel".

    Le goût immodéré de la gauche pour la pub capitaliste

    "En réalité, la gauche en a toujours rêvé", a déclaré Michel Herbillon (UMP) au sujet de la suppression de la publicité.
    "Les réformateurs, c'est nous et les conservateurs, c'est vous", a-t-il lancé, évoquant des "injures et provocations" de l'opposition depuis le 25 novembre: "forfaiture" "berlusconisation", "poutinisation...ces mots sont-ils dignes d'un débat parlementaire moderne ?", s'est-il interrogé.

    Noël Mamère s’est cru face à une colo et a associé ses ministres préférés à des titres de films. Les travailleurs du dimanche apprécieront de savoir à quoi s’amuse Maître Mamère, le défenseur des sans-abri, quand il n’interprète pas Priscilla, folle du désert, son meilleur rôle culturel en mairie.

    Il faut vraiment un culot de socialiste pour condamner partout la publicité capitaliste mais la réclamer à la télévision !