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lundi 6 mars 2017

Les Juppéistes recherchent un candidat sans passé judiciaire

Des cadres des Républicains tentent de dénicher une alternative au candidat Fillon

Christian Estrosi avait annoncé ce dimanche qu'il allait proposer une "initiative" sous peu

Résultat de recherche d'images pour "Alain Juppé"
Avec d'autres cadres du parti Les Républicains, comme Valérie Pécresse ou Xavier Bertrand, il promettait de sortir la droite de la crise ouverte par les soucis judiciaires de François Fillon, initiés par des soupçons du Canard enchaîné, journal anarchiste. 

Il préconise le choix d'Alain Juppé. 
Alors que François Fillon a pu mobiliser une centaine de milliers de sympathisants lors du rassemblement de soutien de son projet ce dimanche au Trocadéro, le "plan B" n'a pas fait long feu. Lucide et las, Juppé reconnaît avoir échoué à constituer un socle de relance de la campagne.
Ses proches, notamment Georges Fenech ou Philippe Gosselin en fers de lance, ont mis en oeuvre une stratégie d'éviction de François Fillon. Plusieurs centaines de petits et grands élus ont misé sur le maire de Bordeaux qui leur fait finalement faux bond. Nombreux ont été ceux et celles qui ont pris parti pour Juppé dans les media, mais le recours a pris sa décision terminale de renoncer, à la grande surprise de ses soutiens, visiblement stupéfaits par la retraite du septuagénaire en rase campagne. 

La promotion d'une candidature Juppé aura beaucoup nui à la droite républicaine

LR est donc dans une "impasse"
L'annonce de Christian Estrosi est plus que jamais engageante, tant le parti est déboussolé. 
Trois mois après sa désignation à la présidentielle d'avril-mai, les chances du candidat officiel, vainqueur de la primaire de novembre 2016, seraientpour l'heure, compromises, selon ce "sarkozyste" historique, lequel en avait profité pour estimer qu'Alain Juppé pourrait être le meilleur recours en cas de "plan B". "Dans les heures qui suivent, nous allons proposer une initiative", a dit Christian Estrosi sur BFM TV, en citant les noms de Valérie Pécresse et Xavier Bertrand (trois des présidents de région) parmi les autres contributeurs. "Nous allons sans doute faire une déclaration.

"Le plus simple, c'est de prendre Juppé" 
Les manoeuvres en coulisses se sont en effet accélérées depuis l'annonce, mercredi, d'une possible future mise en examen de François Fillon dans l'affaire des emplois supposés fictifs de membres de sa famille, mais les discussions sur une solution de secours avaient jusqu'à présent achoppé sur l'identité du remplaçant. "Je pense qu'aucun des quinquagénaires de notre formation politique, dont beaucoup ont des talents, n'est en mesure d'assumer ce rôle pour être sûrs de rassembler à coup sûr une immense majorité de celles et ceux qui aujourd'hui soutiennent encore François Fillon", s'était aventuré à déclarer Christian Estrosi. 

Par cette définition du meilleur "plan B" possible, le président du conseil régional de Paca a écarté l'option François Baroin, un autre sarkozyste dont le nom a circulé ces dernières semaines. Et bien que la liste des prétendants possibles soit extrêmement réduite. "Le plus simple, de toute évidence c'est de prendre (...) le second qualifié pour le deuxième tour des élections primaires, à savoir Alain Juppé", avait risqué Christian Estrosi, tout en rappelant ses différends passés avec l'ex-Premier ministre. 

Le "plan B" chargé de toutes les vertus se délite
Le portrait dressé du champion de substitution paraît bien inexact, désormais: "connaissant la personnalité d'Alain Juppé, qui est un homme d'écoute, qui est un homme de rassemblement, qui a dirigé lui-même notre famille politique, (...) je ne doute pas un seul instant que, si demain il devait assumer cette si lourde responsabilité, il soit capable d'écouter chacun." L'ancien ministre a insisté sur l'urgence de la situation, à moins de deux semaines de la clôture de la période ouverte pour le recueil des 500 parrainages nécessaires pour se présenter à la présidentielle et à moins de 50 jours du premier tour.

Cédant sans combattre au dénigrement  d'un journal anarchiste, plutôt que de combattre les soupçons en faisant front au côté du candidat désigné, des caciques ont contribué à l'affaiblissement de leur propre candidat. L'"initiative" d'Estrosi devra maintenant favoriser la recherche des moyens d'une réparation.

Il ne reste plus à la justice qu'à décider pour les ténors de LR. 
En toute hypothèse, la "république des juges" aura profité de ces tensions internes pour asseoir son autorité sur celle des parlementaires. Soit elle ne poursuit pas et le premier parti de France est ridiculisé, soit elle confirme la mise en examen et le candidat est atteint. Avec lui, l'ensemble des républicains de droite comme de gauche, dès lors que le scrutin est faussé. 
 

vendredi 29 mars 2013

Italie: le socialiste Bersani échoue avant d'avoir commencé

Le socialiste Pier Luigi Bersani a avoué son impuissance à former un gouvernement

Le phare de la gauche italienne ne parvient pas à rassembler une majorité de gouvernement

Bersani aussi déçoit.
Jeudi soir, après avoir rencontré le président italien Giorgio Napolitano, le chef de la gauche italienne Pier Luigi Bersani a annoncé devant la presse qu'il jete l'éponge : "Les discussions n'ont pas abouti". Après les législatives des 24 et 25 février, le chef du Parti démocrate n'a pas réussi à faire l'union et former un gouvernement. "J'ai décrit (au Président) les difficultés dérivant d'entraves et de conditions inacceptables" rencontrées lors des pourparlers avec les autres formations, a-t-il accusé.

Le socialiste n'est pas fédérateur

La gauche italienne s'est échouée sur l'écueil des institutions: le mode de scrutin transalpin est accusé de rendre le pays ingouvernable en raison d'un système modifié à la fin de l'année 2005 pour rétablir un scrutin proportionnel de listes bloquées, avec une prime de majorité à la Chambre des députés où 340 sièges sont garantis à la coalition qui arrive en tête, tandis que la proportionnelle est en revanche considérablement renforcée au Sénat.
La gauche italienne emmenée par Bersani dispose de la majorité absolue à la Chambre des députés mais pas au sénat. Un vote de confiance au Parlement était peu vraisemblable au vu des positions exprimées par chacune des trois forces politiques antagonistes.pour être investi. Or, un gouvernement doit obtenir un vote de confiance tant à la Chambre qu'au Sénat.

Le centre droit de Silvio Berlusconi avait avancé l'idée d'une "grande coalition" avec le centre gauche, proposition rejetée par Bersani. 
Le Mouvement cinq Etoiles (M5S) de l'ex-comique Beppe Grillo, qui cristallise le vote protestataire, a de son côté catégoriquement refusé de s'allier au centre gauche, poussant un peu plus le pays vers de nouvelles élections. C'est désormais le président italien qui reprend le dossier en mains. Il lancera dès vendredi "ses propres consultations", a indiqué un porte-parole.

Le coup de grâce a été asséné le 27 mars lorsque
le leader du Mouvement Cinq Etoiles, Beppe Grillo, a adressé une fin de non recevoir à Bersani
Un peu plus tôt, le leader de centre-gauche était rentré bredouille de ses négociations avec le centre-droit de Silvio Berlusconi arrivé deuxième. Le Pdl de Silvio Berlusconi avait bien offert à Pier Luigi Bersani de former une grande coalition, mais à des conditions que le centre-gauche ne pouvait accepter. "Seul un fou peut souhaiter former un gouvernement en ce moment", aurait déclaré le leader de centre gauche la mine dépitée, selon le Financial Times. Il y a quinze jours, il avait avoué son incapacité à gouverner, signant un premier échec dans son projet de gouvernement minoritaire.

Berlusconi propose encore à la gauche un gouvernement de coalition


"Au nom de l'intérêt du pays", le leader de la droite italienne,
Silvio Berlusconi, a de nouveau proposé ce vendredi de soutenir un gouvernement de coalition avec la gauche qui lui bat froid.

"
Que le PD avance une candidature. Celle du secrétaire du PD Pier Luigi Bersani nous convient, tout comme d'autres candidatures, a précisé Berlusconi. En ce qui concerne le programme, nous sommes prêts à rencontrer les autres forces politiques et à examiner en détail les mesures pour affronter la situation très difficile du pays. Nous pensons qu'il peut y avoir un accord. Notre position est très claire : nous ne pensons pas qu'il existe une autre solution", a-t-il souligné.

Berlusconi a par ailleurs nié tout marchandage en cours sur le nom du successeur du président de la République Giorgio Napolitano, dont le mandat s'achève le 15 mai. Le titulaire de ce poste crucial dans le système institutionnel italien -- surtout en phase d'instabilité politique -- doit être élu par le parlement à partir du 15 avril.
"Nous estimons dans la logique des choses que si un gouvernement de coalition se fait ensemble, alors c'est ensemble qu'il faut discuter de celui qui peut être le meilleur président de la République", a-t-il toutefois estimé.

L'impasse politique italienne réveille le spectre d'une menace sur sa dette

La situation politique de l'Italie n'offre aucune perspective d'amélioration avant le mois de juin. Les marchés commencent à montrer quelques signes d'impatience en faisant remonter le spread italien sur les titres souverains à dix ans de la péninsule.

Le spread s'élargit
Le spread (différence entre les taux italiens et allemands) sur le dix ans est à nouveau sur la pente ascendante et a déjà gagné près de 25 points de base en deux jours à 346 points de base jeudi en milieu de journée, ce qui est un rythme assez rapide. Le niveau de spread de jeudi est supérieur de près de 100 points de base de plus que le plus bas du 25 janvier dernier. Le blocage politique efface ainsi les 5 mois de baisse du spread italien qui ont suivi la mise en place de l'OMT, le dispositif de rachat de dette de la BCE censé dissuader les marchés d'attaquer les titres souverains. Il semble que les marchés commencent à perdre le calme relatif dont ils avaient fait preuve jusqu'ici depuis le scrutin des 24 et 25 février derniers.

Si les taux italiens atteignent des niveaux très élevés, à l'image de la situation de juillet dernier ou de novembre 2011 (où le spread avait dépassé les 500 points de base), l'Italie n'aurait alors d'autre choix que de demander l'assistance du mécanisme de secours européen (MES) et d'en accepter les conditions contraignantes. Ce préalable est en effet nécessaire au rachat illimité de titres italiens par la BCE dans le cadre du programme OMT. L'Italie, comme la BCE, qui n'aimerait guère mettre en pratique l'OMT, ont donc tout intérêt à ce qu'une solution soit trouvée à la crise politique le plus rapidement possible.