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vendredi 25 octobre 2019

'Plan B' de Macron à Sylvie Goulard, à son tour suspect et inapproprié à la Commission européenne

Thierry Breton, indirectement visé par une plainte pour plusieurs accusations

Le deuxième choix de Macron est accusé de "prise illégale d'intérêts" et de "délit de favoritisme"



L'association qui lutte contre la corruption et l'éthique politique pose le problème la nomination du président d'Atos, Thierry Breton, 64 ans, un an après son départ de Bercy, comme Commissaire européen chargé de la politique industrielle, du marché intérieur, du numérique, de la défense et de l'espace.
Cet-ex-ministre chiraquien de l'Economie (au gouvernement Raffarin, en 2005) a apporté son soutien à Macron en avril 2017 et le nom de ce libéral, président d'Atos qui a échoué à l'école Polytechnique, avait circulé pour participer au gouvernement, bien qu'il ne soit pas passé par l'ENA, mais pour avoir été formé à la politique par le centriste René Monory.
Il doit la fulgurance de sa carrière à son carnet d'adresses qui comporte Alain Minc, Henri Lachmann (Schneider), Henri Valéry Giscard d'Estaing, Claude Bébéar, Bernard Arnault (LVMH) ou Michel Barnier, homme de droite de convictions qui a refusé, avant lui, le poste qu'il a accepté...
En 1981, il a épousé Nicole-Valérie Baroin (sans lien avec le socialiste  Michel Baroin, franc-maçon, grand maître du Grand Orient de France, et père de François Baroin), une journaliste qui fut une proche collaboratrice de Jean-François Poncet (secrétaire général de la présidence de la République, puis ministre des Affaires étrangères du président Giscard d'Estaing au gouvernement Raymond Barre), mais qui oeuvre désormais à l'entretien des relations mondaines qui peuvent servir la carrière de l'actuel président du directoire de l'entreprise française de services numériques Atos.
Proposé par Macron pour devenir commissaire européen, Thierry Breton est indirectement visé par une plainte d'Anticor contre X, ont révélé l'association co-fondée par le juge Eric Halphen, et le Parquet national financier (PNF), jeudi 24 octobre.

Anticor n'accuse pas Breton mais "s'interroge" et jette le trouble

Anticor a porté plainte en septembre dernier contre X,  pour "délit de favoritisme" et "prise illégale d'intérêts", avec constitution de partie civile. Selon l'association anti-corruption, entre 2005 et 2007, le ministère de l'Economie, avec à sa tête Thierry Breton, a participé à l'attribution du marché public de la gestion des radars automatiques à la société Atos. 
Or, en 2008, un an après son départ de Bercy, Thierry Breton est devenu PDG d'Atos. Sans accuser Thierry Breton, Anticor "s'interroge" donc, pour l'heure, sur cette nomination, a indiqué l'association.
Selon le PNF, cette plainte a été déposée devant le doyen des juges d'instruction et le Parquet l'a reçue le 17 octobre pour "étude et réquisitions". 
Une première plainte déposée par Anticor en 2015 n'avait pas aboutia rappelé la société Atos, laquelle assure ne pas avoir été informée de cette seconde plainte.

Macron défend son choix et appelle à ne "pas salir les gens"

Actuellement à La Réunion, le président de la République a été interrogé sur l'opportunité de la candidature de Thierry Breton comme commissaire européen après le rejet de celle de Sylvie Goulard. "S'il suffit d’avoir une plainte contre vous pour ne plus avoir accès à ces emplois, plus personne n’y aura accès, a-t-il commenté. "Demain je peux porter plainte contre vous, il n'y a rien de plus simple, a poursuivi le président, dans la même veine. Vous pouvez porter plainte contre moi. On est en train de tout confondre dans notre pays."

Etre mis en examen ne veut pas dire "être coupable", insiste-t-il.
"La justice n’a pas commencé à regarder [elle l'a fait une première fois en 2015], après il y a des enquêtes. Il a ensuite glosé : "ensuite, quand vous avez une enquête, vous pouvez soit être témoin assisté, soit mis en examen. On parle beaucoup de cette dernière notion [des notions?], mais ça ne veut pas dire que vous êtes coupable. [...] 
Il juge alors notre temps, le "monde nouveau" selon Macron, à mi-mandat. "On passe d’un monde qui a existé où les plus puissants étaient protégés [...] à un monde où on voudrait en quelques sorte que tous les dirigeants politiques aient un destin; c’est être voué à l’opprobre [terme de la tragédie classique: 'honte' (des gens "protégés), ou 'humiliation', pour "les gens qui ne sont rien"]. 
Et de juger le cas par avance. "Ça ne veut rien dire. Il y a une plainte, elle sera instruite. [...] Il y a des gens retenus par le Parlement européen qui avait fait l’objet de condamnation [A qui pense-t-il dans cet amalgame flou et du type diffamation tout azimut ?]. Donc [on n'avait pas vu le raisonnement...], je crois qu’il faut savoir raison garder [Macron dénonce l' 'hubris' des détracteurs et leur oppose un... proverbe ("En toute chose, il faut savoir raison garder")] et ne pas commencer à salir les gens dans tous les sens."

lundi 6 mars 2017

Les Juppéistes recherchent un candidat sans passé judiciaire

Des cadres des Républicains tentent de dénicher une alternative au candidat Fillon

Christian Estrosi avait annoncé ce dimanche qu'il allait proposer une "initiative" sous peu

Résultat de recherche d'images pour "Alain Juppé"
Avec d'autres cadres du parti Les Républicains, comme Valérie Pécresse ou Xavier Bertrand, il promettait de sortir la droite de la crise ouverte par les soucis judiciaires de François Fillon, initiés par des soupçons du Canard enchaîné, journal anarchiste. 

Il préconise le choix d'Alain Juppé. 
Alors que François Fillon a pu mobiliser une centaine de milliers de sympathisants lors du rassemblement de soutien de son projet ce dimanche au Trocadéro, le "plan B" n'a pas fait long feu. Lucide et las, Juppé reconnaît avoir échoué à constituer un socle de relance de la campagne.
Ses proches, notamment Georges Fenech ou Philippe Gosselin en fers de lance, ont mis en oeuvre une stratégie d'éviction de François Fillon. Plusieurs centaines de petits et grands élus ont misé sur le maire de Bordeaux qui leur fait finalement faux bond. Nombreux ont été ceux et celles qui ont pris parti pour Juppé dans les media, mais le recours a pris sa décision terminale de renoncer, à la grande surprise de ses soutiens, visiblement stupéfaits par la retraite du septuagénaire en rase campagne. 

La promotion d'une candidature Juppé aura beaucoup nui à la droite républicaine

LR est donc dans une "impasse"
L'annonce de Christian Estrosi est plus que jamais engageante, tant le parti est déboussolé. 
Trois mois après sa désignation à la présidentielle d'avril-mai, les chances du candidat officiel, vainqueur de la primaire de novembre 2016, seraientpour l'heure, compromises, selon ce "sarkozyste" historique, lequel en avait profité pour estimer qu'Alain Juppé pourrait être le meilleur recours en cas de "plan B". "Dans les heures qui suivent, nous allons proposer une initiative", a dit Christian Estrosi sur BFM TV, en citant les noms de Valérie Pécresse et Xavier Bertrand (trois des présidents de région) parmi les autres contributeurs. "Nous allons sans doute faire une déclaration.

"Le plus simple, c'est de prendre Juppé" 
Les manoeuvres en coulisses se sont en effet accélérées depuis l'annonce, mercredi, d'une possible future mise en examen de François Fillon dans l'affaire des emplois supposés fictifs de membres de sa famille, mais les discussions sur une solution de secours avaient jusqu'à présent achoppé sur l'identité du remplaçant. "Je pense qu'aucun des quinquagénaires de notre formation politique, dont beaucoup ont des talents, n'est en mesure d'assumer ce rôle pour être sûrs de rassembler à coup sûr une immense majorité de celles et ceux qui aujourd'hui soutiennent encore François Fillon", s'était aventuré à déclarer Christian Estrosi. 

Par cette définition du meilleur "plan B" possible, le président du conseil régional de Paca a écarté l'option François Baroin, un autre sarkozyste dont le nom a circulé ces dernières semaines. Et bien que la liste des prétendants possibles soit extrêmement réduite. "Le plus simple, de toute évidence c'est de prendre (...) le second qualifié pour le deuxième tour des élections primaires, à savoir Alain Juppé", avait risqué Christian Estrosi, tout en rappelant ses différends passés avec l'ex-Premier ministre. 

Le "plan B" chargé de toutes les vertus se délite
Le portrait dressé du champion de substitution paraît bien inexact, désormais: "connaissant la personnalité d'Alain Juppé, qui est un homme d'écoute, qui est un homme de rassemblement, qui a dirigé lui-même notre famille politique, (...) je ne doute pas un seul instant que, si demain il devait assumer cette si lourde responsabilité, il soit capable d'écouter chacun." L'ancien ministre a insisté sur l'urgence de la situation, à moins de deux semaines de la clôture de la période ouverte pour le recueil des 500 parrainages nécessaires pour se présenter à la présidentielle et à moins de 50 jours du premier tour.

Cédant sans combattre au dénigrement  d'un journal anarchiste, plutôt que de combattre les soupçons en faisant front au côté du candidat désigné, des caciques ont contribué à l'affaiblissement de leur propre candidat. L'"initiative" d'Estrosi devra maintenant favoriser la recherche des moyens d'une réparation.

Il ne reste plus à la justice qu'à décider pour les ténors de LR. 
En toute hypothèse, la "république des juges" aura profité de ces tensions internes pour asseoir son autorité sur celle des parlementaires. Soit elle ne poursuit pas et le premier parti de France est ridiculisé, soit elle confirme la mise en examen et le candidat est atteint. Avec lui, l'ensemble des républicains de droite comme de gauche, dès lors que le scrutin est faussé. 
 

samedi 4 février 2017

Fillon poursuit sa campagne: les chiens aboient, la caravane passe

Fillon contre-attaque en riposte aux rumeurs d'emplois fictifs présumés 

François Fillon trace sa route minée par la presse alignée sur l'Elysée 

Le candidat de la droite et du centre résiste aux pressions externes et au débat interne autour d'un délicat "plan B" également présumé par les media, dans l'attente que se dégonfle la rumeur lancée par l'exécutif en déroute sur de prétendus emplois fictifs de son épouse, voire deux de ses enfants. Pendant des années, le couple Fillon avait en effet jugé bon de taire l'action de la discrète épouse au côté d'un mari exposé qui voulait protéger femme et enfants de la presse inquisitrice. 

La semaine à venir s'annonce décisive.
"Je resterai inébranlable", "je tiendrai bon": le candidat Les Républicains à la présidentielle s'est montré combatif dans un message vidéo publié vendredi soir sur Facebook, adressé directement aux militants et aux sympathisants de droite.
"Je mesure ce que vous vivez. J'ai parfaitement conscience de ce que vous endurez: les attaques qui sont lancées, la pression que vous subissez, les doutes que certains cherchent à instiller et le trouble que tout cela suscite", leur a dit F. Fillon.

Mais la presse ne dit pas tout.
Il confie "éprouver une colère froide" et "promet de traverser cette épreuve".
Empêtré dans l'affaire des emplois présumés fictifs de ses proches qu'il voulait protéger, François Fillon fait face à la frilosité d'une partie de la droite, où quelques personnalités, déjà connues, certaines pour leur faiblesse ou leur flexibilité, tel le juge Georges Fenech, d'autres pour leur opportunisme, tel le sénateur Alain Houpert, d'autres pour leurs aigreurs, tel Henri Guaino, ou encore des inquiets de leur réélection, tel Renaud Muselier, député européen pour cinq ans depuis 2014, l'ont invité à déserter, à la façon de Hollande, sans combattre. 
Mais le candidat est fier et déterminé à ne pas céder. Il l'a d'ailleurs réaffirmé dans une vidéo diffusée ce vendredi sur Facebook, après des rencontres avec Gérard Larcher et Xavier Bertrand, et des entretiens avec Nicolas Sarkozy, Laurent Wauquiez, François Baroin, Christian Jacob et Jean-Pierre Raffarin.

"Mes chers amis, c'est à vous qui êtes le cœur battant du combat pour la France que nous avons engagé, à vous qui êtes en première ligne dans cette bataille pour le redressement que nous avons lancée, que je souhaite m'adresser. Je mesure ce que vous vivez. J'ai parfaitement conscience de ce que vous endurez. Les attaques qui sont lancées, la pression que vous subissez, les doutes que certains cherchent à instiller, et le trouble que cela suscite...", confie-t-il à ses quelque 250.000 fans.
L'ancien premier ministre martèle de meeting en meeting"Des mensonges, même répétés 100 fois, ne parviendront jamais à constituer une demie vérité." Admettant que "les sommes avancées" (plus d'un million d'euros au total) peuvent paraître choquantes, il dénonce que "la voix de la défense (soit) systématiquement recouverte par le bruit et la fureur de l'accusation". Il pointe aussi la "répétition présentée habilement comme une accumulation de preuves", notamment sur les chaînes d'information en continu cherchant à occuper l'antenne à n'importe quel prix, fusse celui de la désinformation (BFMTV et France Info (mais l'ensemble du service public), et qui jubilent à patauger dans le caniveau.

"J'éprouve une colère froide face à tant de bassesse, à tant de calomnies, à tant de mensonges. Et pourtant je resterai inébranlable", jure-t-il, estimant que "tout cela dépasse infiniment (sa) personne", atteignant le système républicains et les démocrates. "Mes amis, cette campagne, ce n'est pas le combat d'un homme, ce n'est pas le combat d'un parti; c'est le combat d'un pays dont le cœur bat encore.
Alors ensemble nous allons traverser cette épreuve et, ensemble, je vous le promets, nous allons marcher vers la victoire", conclut-il.


L'ancien Premier ministre vise le coeur de son électorat qui résiste au décrochage dans les sondages, plus sûrement que les Cassandre. Des actions de tractage de masse sont d'ailleurs prévues ce week-end. 
"Est-ce que ces faits valent l'idée de renvoyer tout d'un coup le candidat en disant 'on va faire autrement et laisser la gauche continuer à diriger à la France'?", a demandé le député Eric Woerth, conseiller politique de F. Fillon, venu tracter sur un marché de sa ville de Chantilly (Oise). 
Impunité de la presse salissante
Ce ministre du Budget, puis du Travail, cible de la gauche récidiviste et victime de la rumeur. Soupçonné 
en de prise illégale d'intérêts dans l'affaire de l'hippodrome de Compiègne, Eric Woerth a finalement obtenu un non-lieu du tribunal en décembre 2014, pendant le quinquennat de Hollande.  Le Canard enchaîné, anarchiste, et Marianne, fielleux, étaient à l'origine de la rumeur.
Mis en examen pour trafic d'influence passif et pour recel de financement illicite de parti politique dans l'affaire Bettencourt, le même a vu le tribunal correctionnel de Bordeaux prononcer une double relaxe en sa faveur en mai 2015. Sont à l'origine de la rumeur, le journal trotskiste en ligne Mediapart et le journaliste Hervé Gattegno, lequel continue de baver sur les plateaux d'organes de presse -notamment BFMTV- en recherche d'audimat et d'équilibre financier.
La déstabilisation de la droite ravive aussi les espoirs des autres principaux candidats

Ce weekend, Emmanuel MacronMarine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon tiennent tous meeting à Lyon. Et Benoît Hamon, vainqueur de la primaire socialiste, sera officiellement investi dimanche candidat d'un PS qui se reprend à fantasmer une victoire.

En perdant la tête, la démocratie se met en danger. 
Selon un sondage BVA-Salesforce diffusé samedi, la rumeur aurait eu la peau de François Fillon donné favori dans les enquêtes d'opinion après son triomphe à la primaire de la droite. Selon les entreprises commerciales de sondages, il serait éliminé si l'élection avait lieu aujourd'hui. Mais si l'oncle Fillon n'en avait pas...

Au premier tour de la présidentielle, Marine Le Pen resterait stable (25%) : il ne s'agit pas en effet d'accréditer l'idée que, dans sa fuite en avant, l'Elysée pourrait pousser l'extrême droite.

Quant à Emmanuel Macron, il est le principal bénéficiaire de l'opération médiatique, puisque il est en hausse (dans les intentions de vote) à 21-22%. Ainsi l'ex-banquier devance-t-il désormais François Fillon (18-20%), qui a perdu en un mois quatre à six points, d'après cette enquête. Mais la marge d'erreur des sondeurs est de 3 ou quatre points, voire cinq, vu leur parti-pris.

François Fillon, "laisse béton," exigeait Libération samedi.
Cet appel d'un quotidien marqué à gauche est représentatif de la presse militante. Les media les plus en pointe appartiennent à des milliardaires qui ont soutenu le bras cassé Hollande -Pierre Bergé, Xavier Niel, Mathieu Pigasse (Le Monde et L'Obs), Alain Weill (propriétaire des chaînes de radios BFMTV, RMC), Patrick Drahi (qui achète à crédit, de Libération à L'Express) ou François Pinault. (Or, l'hebdomadaire de ce dernier milliardaire, Le Point, reçoit environ 4,5 millions d'euros par an de subventions de l'État -c'est-à-dire les contribuables- mais veut faire payer aux lecteurs l'accès à ses articles internet copiés-collés ou non des agences de presse). 

Tous tentent de faire croire à l'opinion que les incitations les plus pressante à la renonciation, après Hollande, viennent du camp... Fillon et tiennent son sort en mains. C'est avoir une bien piètre opinion "des gens", comme ils disent dans les media, méprisants des Français.

Le "plan B" est un fantasme de salle de rédaction. Elles ont ressorti Juppé, rival défait de Fillon au second tour de la primaire de novembre, mais il leur a claqué dans les doigts : il n'a pas digéré la manipulation dont il a été l'objet dans les sondages commandés par cette presse omnipotente et arrogante. Alain Juppé a par deux fois refusé d'être une alternative. "Je comprends la colère des électeurs, l'inquiétude, le doute, le scepticisme", a assuré Jean-Louis Debré, second couteau de Jacques Chirac qui soutenait Alain Juppé pour la primaire, et qui dit craindre que les mouvements "anti-républicains" n'en profitent. Une menace qui peut marcher encore ? L'ex-président du Conseil constitutionnel est désorienté. Le septuagénaire sait-il seulement encore où il habite ?

La presse a dû imaginer son "plan B" et lancer des noms. Elle a pensé à François Baroin, le patron de l'Association des maires de France, mais aussi bien Bruno Le Maire, Laurent Wauquiez, Xavier Bertrand, Nathalie Kosciusko-Morizet, Valérie Pécresse, etc. Tout le monde y est passé !

Cette presse sans foi, ni loi doit recourir à des anonymes qu'elle fait parler, masqué derrière le secret des sources. Tout devient possible... "Le plan B, s'il y en a un, il ne peut pas avoir le visage d'un quadra/quinquagénaire", jugeait un "ténor" (sic!) LR interrogé par... l'AFP. 
L'agence, pourvoyeuse de copie prête à l'emploi, est à la rue et les lignes éditoriales zigzaguent, bondissent et reculent sous les yeux d'une opinion inquiète du mal qui frappe leurs experts et décrypteurs de tout poil hérissé, ébouriffé, pelé. "Chez les 'quinquas', c'est tout sauf l'autre. Ils sont en train de se battre comme des chiffonniers. Donc le plus petit dénominateur commun, c'est Juppé", veulent croire les journalistes qui ne savent plus comment faire pour être plus malfaisants et discréditer l'adversaire.

"Par chance", une attaque islamiste est venu distraire les esprits - apportant une bouffée d'air, certes vicié, mais toujours plus respirable -  avant le weekend. La presse en aura profité pour refaire le monde politique au bar du coin. Et les brèves de comptoir, ça nous en promet de belles !

François Fillon entend "accélérer sa campagne" la semaine prochaine, a annoncé Woerth.

Une semaine après avoir demandé à son camp de tenir "15 jours", le candidat viendra devant les députés LR mardi, a-t-on indiqué de source proche du groupe.

Selon son agenda "provisoire" diffusé par son équipe, il doit se rendra le même jour dans l'Aube, fief de François Baroin. Puis mercredi dans l'Essonne, jeudi dans la Vienne pour un meeting avec le juppéiste Jean-Pierre Raffarin.

Ils n'ont donc pas tous renoncé comme le voudraient les manipulateurs de la presse de désinformation subventionnée ?

jeudi 1 octobre 2015

Opération survie à Air France

Air France-KLM a acté l'état de faiblesse d'Air France 

Le conseil d'administration d'Air France-KLM a validé le plan de réduction d'activité d'Air France

Réduction d'activité en 2016 puis en 2017. L'avenir d'Air France sera fixé le 5 octobre à partir des délibérations votées à l'unanimité ce mercredi par le conseil d'administration d'Air France-KLM, la maison-mère d'Air France et de KLM. Réunis à Amsterdam, les administrateurs ont accepté le plan alternatif proposé par le PDG d'Air France, après avoir constaté l'échec des négociations à Air France. "Le Conseil a pris acte de l'absence d'accord au 30 septembre 2015 dans les négociations entre la Direction d'Air France et les organisations représentatives des personnels navigants. Ceci survient malgré un dialogue ouvert depuis plusieurs mois et de nombreuses propositions formulées par la Direction d'Air France." 
"Face à l'impossibilité de signer des accords permettant au sein d'Air France la mise en œuvre de mesures de productivité conduisant à un retour à la profitabilité pérenne, les administrateurs considèrent indispensable de mettre en place un plan alternatif. Ils ont mandaté à l'unanimité la Direction d'Air France-KLM et d'Air France en ce sens". 
Un vote à l'unanimité signifie que les trois représentants socialistes de l'Etat et le représentant des pilotes d'Air France ont voté favorablement.

Le PDG 
prévoit une baisse de l'offre long-courrier de 10% d'ici à 2017 

Il s'accompagnera de suppressions massives de postes. L'objectif est de permettre de faire passer 80% des lignes long-courriers dans le vert d'ici à fin 2017, contre 50% aujourd'hui, et dégager un bénéfice d'exploitation de 740 millions d'euros.   

Son plan, 
"Garantir un avenir durable," comportant une réduction de l'activité d'Air France en 2016, puis 2017, afin de garantir les objectifs économiques et l'avenir de la compagnie, sera présenté lundi 5 octobre au Comité Central d'Entreprise d'Air France. 
"Comme l'a indiqué le Conseil d'administration qui a exprimé son soutien unanime, nous devons avancer dès aujourd'hui pour garantir un avenir durable aux activités du Groupe lui permettant de participer à la croissance du secteur," en s'appuyant sur ses activités les plus compétitives. 

"Nous tenons à réaffirmer notre détermination à faire d'Air France-KLM un des leaders dans la consolidation du secteur au niveau mondial," a déclaré Alexandre de Juniac, président-directeur général d'Air France-KLM.

"Une période difficile va s'ouvrir", prévient le chef des pilotes

Après l'échec des négociations entre les syndicats de pilotes et la direction mercredi, Gilles Laurent, pilote, directeur général en charge des opérations aériennes, estime dans un courrier envoyé aux pilotes de la compagnie que les efforts demandés "étaient supportables", notamment en comparaison du scénario qui s’annonce aujourd’hui. L'enclenchement - par force -  du plan B marque l'aube d' "une période de grande incertitude  pour la compagnie, et pour nous pilotes".

G. Laurent souligne que "malgré une entrée en négociation très tardive des organisations professionnelles, tout était encore possible il y a 10 jours", mais "qu'au fil de l'avancée des réunions, j'ai mesuré à quel point les enjeux cruciaux de cette négociation n'étaient pas intégrés de la même façon par les organisations professionnelles". 
 
Enorme défiance entre les représentants des syndicats (SNPL et Spaf) avec la direction
Gilles Laurent "invite chacun à s'interroger, honnêtement, sur la sienne" (défiance), lui le premier. "Ma conviction est que les objectifs fixés étaient atteignables. C'était une contribution importante mais réaliste. Bien sûr, j'ai conscience en tant que pilote, que les efforts demandés étaient conséquents et avaient des répercussions d'un point de vue professionnel, personnel et même familial. C'est aussi pour cette raison que les négociations portaient sur un ensemble de leviers, mais je persiste à penser que les efforts demandés étaient supportables, notamment en comparaison du scénario qui s'annonce aujourd'hui", écrit-il.
Et d'ajouter : "désormais, une autre partition va se jouer pour nous pilotes comme pour l'ensemble des catégories de personnel. Une période difficile va s'ouvrir".

Les syndicats s'accrochent à leurs  acquis contre les intérêts de l'entreprise. "Ce que l'on nous demandait constituait à mettre en place les pires conditions de travail en Europe", assure un syndicaliste.

Le plan B implique en effet les départs contraints de plus de 300 pilotes et, probablement, sur la remise à plat d'un certain nombre d'accords, notamment celui qui définit le périmètre de l'entreprise, lequel s'achève fin mars 2016.

La mise en oeuvre du plan B expose également les hôtesses et stewards à des licenciements. Le personnel au sol des escales les moins compétitives, comme Marseille, serait aussi frappé. Le plan de départs des autres personnels au sol se feront sur la base du volontariat. Les suppressions de postes pourraient s'élever à 3.300 sur quelques 30.000, mais 8.000 personnes, selon certains syndicats. Pour d'autres, il devrait avoisiner les 5.000 personnes.

dimanche 28 juin 2015

Grèce: Tsipras riposte avec le lancement d'un référendum de condamnation de l'eurogroupe

L’Eurogroupe est contraint de passer au 'plan B'

Les négociations ont été rompues entre la Grèce et les ministres des finances de la zone euro 
Tsipras appelle à voter 'non' au référendum qu'il a lancé sans crier gare:
 la crainte d’un 'Grexit' grandit 

Hollande et Moscovici avaient promis une issue positive... 
Or, l’Eurogroupe de la dernière chance, qui se déroulait samedi 27 juin à Bruxelles, a décidé une suspension de séance en fin d’après midi. Il était censé valider un accord " réformes contre argent frais", absolument nécessaire pour éviter le défaut de l’Etat grec. Son président, le ministre des Finances des Pays-Bas, Jeroen Dijsselbloem, a dû annoncer gravement que les négociations avec le gouvernement grec avaient été rompues, malgré l’offre "complète" et la volonté des créanciers de la Grèce.

L’Eurogroupe refusant de prolonger le plan d’aide à la Grèce, son président  a également annoncé que les ministres des finances vont reprendre leur conversation, pour parler du 'plan B'... Mais sans leur collègue grec, Yanis Varoufakis:  avec l’annonce surprise du référendum de par Tsipras, en quelques instants, la Grèce avait signé la veille sa sortie de la zone euro.

Préserver le systême bancaire grec de la faillite  

L’heure est grave: les 18 ministres des Finances de la zone euro doivent décider des mesures à prendre pour "assurer la stabilité de la zone euro", a précisé J. Dijsselbloem. Il faut d’abord préserver le système bancaire grec de la faillite, alors que la fuite des capitaux, déjà considérables ces derniers jours, a atteint 600 millions d’euros dans la seule matinée de samedi.

Pour se faire, il faudrait introduire un contrôle des capitaux, peut-être dès lundi 29 juin, à Athènes. Mais cette décision relève en dernier ressort du gouvernement grec d'extrême gauche qui s'est fait élire sur des promesses d'opposition farouche à l'austérité. Or,  en cette fin de semaine, des membres du gouvernement grec étaient persuadés qu’un contrôle des capitaux serait une bonne chose pour la popularité de Tsipras, renforçant le sentiment qu’il est victime de l’acharnement des créanciers, du FMI, de la BCE, du reste de l’Eurozone.

Inévitable à court terme, cette décision de limiter les sorties de capitaux n’est pas envisagée de gaîté de cœur à Bruxelles, où on craint qu’elle ne fonctionne pas suffisamment bien pour éviter une sortie de la Grèce, progressive, de la zone euro. "Cela a marché pour Chypre, qui est une île, qui est plus petite, mais la Grèce a des frontières et ce sera plus difficile de contenir les liquidités" s’alarmait une source européenne ces derniers jours.

Risque d'interruption de l'assistance respiratoire aux banques

La BCE devait réunir sa conférence des gouverneurs, dimanche 28 juin, pour décider, ou pas, de prendre des mesures  d’urgence concernant les liquidités aux banques grecques, ces désormais fameux ELA, le seul mode de financement qui reste au système bancaire grec.

Ces dix derniers jours, l’institut de Francfort avait décidé par trois fois de relever le plafond de ces ELA. Mais, à sa tête, les Allemands et les Finlandais faisaient de plus en plus pression pour que ces liquidités soient supprimées. En l’absence d’accord avec Athènes, et le deuxième plan d’aide à la Grèce "s’éteignant" le 30 juin, la BCE sera définitivement contrainte, peut-être dès dimanche soir, de prendre cette décision d’asphyxie du système bancaire grec.

Certains à Bruxelles n’excluaient pas, samedi, que le SSM (le superviseur bancaire européen), sous l’égide de la BCE, réunisse aussi sa "direction" dans les heures ou les jours qui viennent, pour évaluer la solvabilité des banques grecques. Si elle estime qu’elles sont en risque, elle pourrait prendre - à la place du gouvernement grec - une décision de fermeture des établissements financiers.

Eviter la contagion au reste de l’Eurozone ? 

Les ministres des Finances en format "19 moins 1" en ont discuté samedi soir. Les banques européennes sont très peu exposées aux obligations grecques, contrairement à 2009-2012. Mais d’autres, en Bulgarie, en Roumanie, à Chypre, ont des banques plus vulnérables, et qu’il faudrait pouvoir protéger. Il y a aussi tous les instruments dont se sont dotés les Européens suite à la crise de 2008 : l’Union bancaire, le Mecanisme européen de stabilité, etc.

La commission européenne est prête à prendre les dispositions administratives pour éviter des effets collatéraux dans ces pays. Les dirigeants européens pourraient aussi, dans les jours qui viennent, communiquer d’une manière forte, pour dire que l’Eurozone, même sans la Grèce, sera préservée, et ne va pas vers l’implosion.
C’est d’ailleurs en prévision de ce scénario catastrophe que le président de la commission, Jean-Claude Juncker, le président du Conseil, Donald Tusk,  J. Dijsselbloem et Mario Draghi pour la BCE avaient publié, en début de semaine, leur 'plan' pour une plus grande intégration de l’Eurozone. "Aujourd’hui, il faut prendre des mesures fortes pour rassurer, et pour prévenir une nouvelle crise financière en Europe. On pourrait par exemple accélerer le principe d’une garantie des dépôts européenne ", selon une source européenne.

Tsipras a pris tout le monde par surprise

Les différents dirigeants de l’Eurozone ont pris soin, samedi, de dire à quel point ils avaient tout fait pour aider la Grèce, et que personne, autour de la table de l’Eurogroupe, ne souhaitait la sortie de la Grèce de la zone euro. "Ce qui s’est passé aujourd’hui, ce n’est pas la sortie de la Grèce de la zone euro",  a assuré Michel Sapin, le ministre français des Finances, alors que Hollande a voulu croire jusqu’au bout à son influence comme "trait d’union" entre l’Eurogroupe et le gouvernement Tsipras. "Nous avions fait une offre avec des flexibilités et des compromis. C’est le gouvernement Tsipras qui a décidé de la refuser et a envoyé un message négatif aux Grecs à propos de cette offre [en appelant à un référendum sur un accord qu’il estime inacceptable]3, a pour sa part dénoncé le Néerlandais, J. Dijsselbloem.

La Commission européenne a de fait travaillé jusqu’au vendredi soir 26 juin, pour parvenir à un accord avec Athènes. Les différences entre les parties étaient très faibles, selon l'Elysée. L’un collaborateur raconte : " Le pire, c’est que les négociateurs grecs qui étaient enfermés au Charlemagne [un des bâtiments de la Commission] , vendredi soir, ont appris la décision du référendum en même temps que les négociateurs côté créanciers."
Bien qu'il ait passé des heures avec Alexis Tsipras durant la semaine pour tenter de trouver une solution, Jean-Claude Juncker lui-même n’a découvert la décision du référendum qu’à son réveil. 

L'irresponsabilité des nouveaux venus à Athènes

En off à Bruxelles samedi, on ne se cachait pas pour dénoncer l’"irresponsabilité" de cet appel au référendum. "Quelle question va t-on poser aux Grecs ? S’ils acceptent le plan des créanciers ? Mais lequel va-t-on leur soumettre ? Aucun n’avait été validé par l’Eurogroupe, c’était encore un texte en chantier, sur lequel des compromis étaient négociés", explique, médusée une "source proche des négociations". "En plus, personne, à moins d’être spécialiste du sujet, ne peut vraiment y comprendre quoi que ce soit, ce sont des documents très techniques".

Tel autre s’indignait du fait que "vendredi, il y avait un conseil des chefs d’Etat et de gouvernement européens, et Tsipras n’a dit à personne ce qu’il avait l’intention de faire. Même pas à Merkel". De fait, Michel Sapin l’a confirmé, lors d’un point presse, samedi : le président Hollande n'a pas été avisé du référendum avant vendredi en soirée, assure son entourage. A moins que ce ne soit, à vrai dire, que samedi matin, comme tout le monde !...

"La seule chose qu’on puisse espérer, pour éviter le pire, c’est que le Parlement grec décide d’empêcher le référendum ou que le gouvernement grec revienne sur sa décision et, d’ici mardi prochain, nous fasse une nouvelle proposition d’accord acceptable", lâchaient des proches de créanciers.

Pour Pierre Moscovici, commissaire européen aux Affaire économiques, " si les ministres des Finances n'ont pas accordé d'extension du plan d'aide à l'Eurogroupe, c'est parce que le gouvernement grec a accompagné l'annonce du référendum d'un appel à voter non. Mais la zone euro compte toujours 19 membres et pas 18;la Grèce en fait partie. La commission se battra jusqu'au bout pour qu'elle reste." 
Contre sa volonté ? samedi soir, Personne n’était capable de garantir qu’on serait capable de maîtriser la situation politique, économique, voire géopolitique dans les jours et les semaines qui viennent.