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vendredi 23 décembre 2011

Les images les plus décalées de la politique en 2011

Encore un "bêtisier" 2011




Devoir de mémoire
Mai 1991:
politique de proximité,
vue par Edith Cresson,
premier ministre socialiste
de François Mitterrand




Comme il est bon de ne pas être "vertueux"

Ainsi, ils seraient donc humains ?
C'est sans doute la démonstration inavouée de l'hebdomadaire de gauche...
Réveil difficile, trous de mémoire, phrases répétées à l'excès ou dénuées de sens... On ne peut pas être constamment parfait, mais les caméras, elles, tournent en permanence et se souviennent de tout: aussi efficace que des "écoutes" !

VOIR et ENTENDRE le montage 'objectif' du Nouvel Observateur:

Sans aucun parti-pris, l'hebdomadaire s'est adonné au comique de répétition essentiellement sur la majorité présidentielle...

jeudi 2 juin 2011

L'homme présumé coupable doit-il avoir peur des femmes ?


L'affaire DSK a introduit la peur des sanctions chez les hommes

Un précédent aux effets contrastés

Dix ans après que l'instruction de l'affaire d'Outreau a débuté, en 2001, et six ans après l'acquittement des inculpés, sans plus de discernement, l'affaire DSK fera-t-elle de tous les hommes des saligauds invétérés ? La parole des enfants est sacrée, a-t-on proclamé et, tous ensemble, éducateurs, psychologues et juges ne l'ont-ils pas alors sacralisée ?
Entre 1997 et 2000, les éducateurs scolaires approuvèrent la ministre déléguée à l'Enseignement scolaire puisqu'elle appartenait au gouvernement Jospin. Elles'attacha à la défense des droits de l'enfant et à la lutte contre la violence à l'école (loi de juin 1998 relative à la prévention et à la répression des infractions sexuelles ainsi qu'à la protection des mineurs). Pendant longtemps, la révélation par l’enfant de violences sexuelles fut interprétée comme des fantasmes. Mais, à partir de 1998, pour des raisons plus politiques que psychologiques, elle devint parfaitement fiable et indiscutable. C'est ainsi qu'au procès d'Outreau, la parole de l'enfant avait tout à coup été prise au pied de la lettre et des adultes accusés à tort et traînés dans la boue. Certains subirent trois années d’incarcération et l’un d’entre eux se suicida même en prison. Aujourd’hui, on ne s’interdit pas de lui attribuer du sens, mais les professionnels réactivent leur capacité de compréhension et l’obligation de signalement ne les affranchit plus de l'obligation d’analyse. Le procès d’Outreau les a rappelés à l'ordre et la raison. Il aurait fallu se méfier des brusques retournements de tendances et prendre la distance nécessaire avec la loi portée par ...Marie-sEGOlène Royal qui dès 1997 avait créé une psychose contre la pédophilie.
L'expérience ne nous a rien appris
Cette fois, l'affaire DSK délie les langues et l'affaire Tron, sans pourtant aucune mesure, lui est assimilée, tandis que Luc Ferry lance des accusations floues à l'encontre d'un ex-ministre.
Chantal Brunel s'en est agacée estimant que ou Luc Ferry sait des choses, et c'est à la justice qu'il doit aller les dire, ou il se tait.

Le Monde a d'ailleurs invité Chantal Brunel a réagir à ce flot de paroles soudainement libérées, dès lors qu'un poisseur socialiste de femme de chambre s'est fait poisser dans une suite luxueuse du Sofitel de Manhattan: lien PaSiDupes

Une campagne de banalisation

Libération, autre journal socialiste, a récemment sollicité les témoignages de femmes politiques.
Que ne l'a-t-il fait plus tôt, si sa démarche n'est pas inspirée par une volonté d'amalgame et de généralisation des comportements de Dominique Strauss-Kahn ?

Chantal Brunel consent à participer à cette entreprise, puisqu'elle ne peut que juger remarquables ces témoignages et les faire siens: " On a toutes nos histoires, nos références en matière de machisme ". Féministes de combat, Yvette Roudy, Marilyse Lebranchu ou Martine Billard peuvent-elles en dire autant ?

Chantal Brunel souligne que le voile intégral est le symbole même de l'infériorité de la femme vis-à-vis de l'homme, puisqu'il cache le corps impur de la femme et que celle-ci ne serait pas maîtresse de son corps. Cette dissimulation puritaine, voire moyen-âgeuse, de l'objet de la tentation par le voile intégral et la burqa est imposée à la femme soumise pour protéger l'homme de la concupiscence à laquelle l'exposent les jupes extra-courtes et les talons aiguilles, les attitudes provocantes et le langage cru des femmes modernes et libérées.
Lien PaSiDupes

Il ne vient pas encore à un esprit européen de penser que la femme occidentale exercerait un harcellement sexuel sur l'homme, du seul fait que, puisque ce corps lui appartient, elle peut exhiber sa poitrine opulente au-dessus de son étal de concombres ou projeter ses petits seins au-delà du comptoir: rien vraiment qui puisse être assimilé à de la nymphomanie, de l'allumage ou du racolage. On parle d'exultation du corps ou d'épanouissement de la femme, mais parlerait-on de séduction naturelle et légitime si, dans les rames de métro, les hommes exposaient leurs tablettes de chocolat et si des justaucorps bleus de travail moulaient leurs formes évolutives dans tous les bons garages et bureaux de France et de Navarre ?
Notre société impose à l'homme à la fois -et tour à tour- qu'il reste maître de lui-même et de ses pulsions et qu'il manifeste toutefois son appréciation du spectacle offert: il peut se rincer l'oeil, sans ostentation, mais ne doit pas consommer. Un exercice de corde raide: trop ou pas assez démonstratif, il est présumé obsédé ou impuissant.

Toute femme revendique d'ailleurs d'avoir été importunée, mais en conserve une impression variable, selon qu'elle aura été disponible ou non, flattée ou dépréciée, tant il est vrai que la femme dispose et qu'à un petit homme chauve il vaut mieux un encéphalogramme plat qu'un porte-feuille dégarni. Le traitement social des inégalités amoureuses, voilà donc un créneau nouveau pour les syndicats en déconfiture: tous ensemble contre les fils de ... qui draguent en dormant et les play boys gâtés par dame nature !
Chantal Brunel évoque le temps où, nouvellement élue, elle s'est rendue à une cérémonie dans une commune limitrophe de sa circonscription. A son arrivée, elle entendit s'exclamer son collègue député, élu en 2002-2007, et qui ne s'était pas représenté: "Qu'est-ce qu'elle fait là, celle-là ? Ici, c'est chaque putain dans son bordel." Tétanisée, elle s'était tue.
Mais l'interrogée explique aussitôt que les propos machistes ont plutôt durci une certaine cuirasse. Je crois que quand on fait de la politique, il faut savoir de temps en temps être sourd.

Libération positive l'affaire DSK

Le journal partisan passe du lourd au banal, avec légerté.

L'étalage sur la voie publique de la pathologie d'un grand du PS - fût-elle une agression sexuelle, voire une tentative de viol - fournit au quotidien Libération l'occasion d'un nouveau grand écart. Il ne voit aucune différence entre le crime de DSK et le délit de Georges Tron. Ce qui seul importe désormais, c'est que DSK est un libérateur: son affaire a donné du courage aux femmes victimes d'agressions sexuelles ou de harcèlement et les encourage à porter plainte.

L'affaire DSK est un mal pour un bien: olé !
Chantal Brunel estime que l'affaire DSK va changer trois choses:
- visibilité de comportements occultés;
- libération de la parole des femmes(cf. supra !) et, "accessoirement" (sic), la fin du droit de cuissage d'un puissant sur une jeune femme de condition modeste. Mme Brunel participe à l'imagerie marxisante, mais ne connaît donc pas le monde du spectacle ni le milieu sportif où les petites minettes rodent autour des loges des artistes ou des vestiaires des rugbymen prometteurs ou de footballeurs argentés pour s'abandonner au droit de cuissage et mettre un terme aux fins de mois difficiles;
- introduction de la peur chez les hommes qu'ils aient des comportements sexuels de dominants ou qu'ils égayent leur semaine de travail en pimentant leur vie de couple de fantaisies sexuelles inédites et osées. Finies l'inventivité et la gaudriole intempestive. Les sanctions vont tomber, à la maison comme au bureau et, à l'usine comme au lit, le travailleur sera soumis aux horaires et aux rythmes imposés, à la performance et au rendement, au quantitatif contre le qualitatif. La prise en compte de la pénibilité amoureuse sera-t-elle prise en compte dans le calcul des annuités donnant droit à la retraite ? A quand SUD à la tête de cortèges d'hommes opprimés par les femmes et à l'entrée des bureaux de poste et des chambres de harcélés ?
De beaux combats syndicaux en perspective pour, d'une part, imposer aux hommes la délicatesse, le rafinement et la conviction profonde qu'une femme est l'égale de l'homme, et pour,d'autre part, apprendre aux femmes la tolérance de l'homme qui a peur de l'éjaculation précoce, du coup de mou et d'être pour sa peine traîné devant les prud'hommes.

Car les lois sur la parité ne changent rien
Chantal Brunel considère que l'affaire DSK va faire plus que toutes les lois pour la cause des femmes dans le domaine des violences. Selon elle, puisque la législation existe sur les violences, le problème est la parole des femmes.
On estime qu'un viol sur dix est dénoncé, et qu'en plus, souvent, la victime d'un viol est considérée comme responsable. Dans l'affaire DSK, la presse a suspecté la femme de chambre : pourquoi était-elle là ? s'interrogeait finement la presse d'investigation; qu'est-ce qu'elle faisait là après l'heure de libération des chambres. La presse socialiste n'imagina pas qu'elle puisse essayer de faire son travail. L'opinion, y compris féministe, a trouvé une part de responsabilité à la victime. N'a-t-on pas parlé de complot ? De lynchage et de mise à mort ? La presse indépendante et laïque faisait porter à l'homme du XXIe le fardeau de la faute originelle de la femme de l'Ancien testament. Mais Mme Brunel estime que ce schéma va s'effacer.

Au problème posé par l'affaire DSK de la dépendance et de la situation de hiérarchie ou de pouvoir d'un homme sur une femme, Mme Brunel apporte sa réponse.
Les solutions sont à l'évidence de mettre des femmes à des postes de responsabilité de haut niveau, qui donnent l'exemple aux autres femmes. Ce qui suppose que les femmes de pouvoir soient des romantiques ethérées dépourvues de pulsions.

Chantal Brunel doit en outre retoucher l'image du soi-disant handicap à être membre d'un parti de droite tout en défendant l'égalité homme-femme.
Le droit de vote a pourtant été accordé aux femmes en France le 21 avril 1944 par le Comité français de la Libération nationale, confirmé par l’ordonnance du 5 octobre sous le Gouvernement provisoire de la République française dirigé par le général de Gaulle, en dépit des sénateurs du parti radical: il n'est utilisé que le 29 avril 1945 pour les élections municipales, puis en octobre pour les élections à l’Assemblée constituante où 5,6 % de femmes sont élues députées. Depuis le 10 juin 2007, elles sont 41,6 %.

S'il existe une tradition historique à gauche de la présence des femmes en politique, il reste vrai que les femmes conquièrent désormais des sièges, non point tant pour leurs compétences que par leur persévérance, comme Marie-sEGOlène Royal, qui harcela le président Mitterrand pour obtenir une circonscription éligible, mais des places au bénéfice de contraintes législatives, de quotas et de parité, qui ne doivent pas toujours sufisamment aux compétences de la bénéficiaire. Un contre-exemple aux affirmations de Chantal Brunel sera Édith Cresson (PS) devenue la première femme Premier ministre (1991) par la grâce d'un homme, mais unique en son genre à ce jour, car le coup médiatique à la socialiste du président Mitterrand s'avéra contreproductif pour plusieurs générations. Malgré leur pacte qui donnait la prééminence à l'homme, les frasques du goujat DSK auront de surcroît privé la féministe Aubry de Matignon.

Cela étant, une clivage artificiel gauche-droite arrange le PS. L'Observatoire de la parité, créé en 1995 par Jacques Chirac et présidé par le premier ministre, regroupe pourtant des femmes et des hommes de toutes tendances politiques.
Des femmes, de droite comme de gauche, s'y retrouvent souvent sur des sujets communs. La gauche n'a pas ce monopole-là. L'égalité professionnelle, l'égalité des salaires, le problème du temps partiel sont des sujets aussi bien portés par les hommes et les femmes de la majorité présidentielle que le gouvernement. Roselyne Bachelot a été la première rapporteurE générale de l'Observatoire de la parité à sa création. Ensuite, des femmes socialistes de l'opposition lui ont succédé. Janine Mossuz Lavau, soutien de Désirdavenir Royal en 2007, Nicole Borvo-Cohen-Seat (PCF) et Me Martine Moscovici (expert en viol Viol par soumission chimique, défend des femmes victimes de viols ou d'agressions sexuelles) en ont été membres.

Le machisme est-il équitablement réparti à droite et à gauche
Il est partagé à droite comme à gauche par les élus comme dans la société. Ce ne sont pas uniquement des mots ou des actes, c'est aussi un soupçon de moindre compétence et un confinement des femmes dans des tâches secondaires.
A l'Assemblée nationale, deux femmes sur sept sont vice-présidentes (une femme de droite, une femme de gauche); une seule sur six est présidente de commission; cinq femmes sur soixante-douze sont à la commission des finances. Et à l'Assemblée nationale, les femmes sont plus ouvertes sur l'extérieur et les media mais n'ont pas souvent un rôle de stratégie et de pouvoir.

L'évolution est pourtant notable depuis les années 80
La part des femmes s'est accrue avec la parité en politique, la proportionnelle et l'obligation de listes "chabadabada", un homme et une femme au Parlement européen, à la région et dans les communes de plus de 3 500 habitants. En revanche, à l'Assemblée nationale et dans les conseils généraux, où l'élection se fait sur un nom, au scrutin uninominal, les femmes sont moins bien représentées : 18 % de femmes à l'Assemblée nationale, selon Chantal Brunel ( mais 107 sur 577, en vérité) , 13 % dans les conseils généraux en mars 2011 (13,5% de conseillères générales, pour être précis). La loi du 26 février 2008 avait modifié le code électoral en imposant que tout conseiller général élu ait un suppléant de sexe opposé 5 présidentes de départements, contre 6 précédemment. Depuis 1970, onze femmes ont accédé à la tête d'un conseil général et depuis 2008, sur les 16 nouveaux présidents, 2 sont femmes). Ces chiffres ne sont pas à l'avantage de l'opposition qui détient actuellement 61 des 101 CG.
Pourquoi ?
Parce que ce sont des scrutins qui demandent un engagement très fort sur le terrain, dans la campagne, et que les femmes sont réticentes à cet engagement total. Elles ont souvent une carrière à mener, mais ce sont toujours elles qui assument la plus grande part de responsabilité parentale, d'autant que les parents séparés sont en passe de devenir plus nombreux que les autres. Toutes les études sur la parentalité montrent d'ailleurs que les femmes assument la plus grande part des responsabilités domestiques. Ce qui fait qu'elles sont moins disponibles. Et elles répugnent à une élection qui suppose un combat très dur et assez personnel.

Les jeunes hommes sont davantage sensibles à la parité et au partage
Chantal Brunel assure que le combat des femmes doit être avec les hommes, et non pas contre les hommes: tous ensemble, ils arriveront à faire progresser l'égalité salariale, la parité en politique, le respect des femmes, sur le long terme.
Aucune étude sur les hommes sous l'influence des femmes

Chantal Brunel a écrit un livre sur les violences faites aux femmes, mais rien sur le sujet des hommes battus, mais elle admet que le tabou est encore plus fort.

L'après-DSK devrait favoriser la prise de mesures plus ambitieuses
L'Observatoire ne peut pas adopter des mesures, mais il a vocation à proposer des mesures au premier ministre, qui, de droite comme de gauche, devra porter une attention plus spécifique à l'égalité salariale, au temps partiel subi par les femmes, à la dépendance, qui concerne davantage les femmes, qui sont les aidantes et vivent encore le plus longtemps.

La réforme des collectivités territoriales pourrait marquer un recul pour la parité
Chantal Brunel déplore ce risque en allant sur un scrutin uninominal plutôt que proportionnel. Mais dans une proposition de loi cette UMP a préconisé une sanction financière à l'encontre des partis politiques qui ne respectent pas la parité en fonction du nombre de femmes élues, et non pas en fonction du nombre de femmes candidates. Car il est facile, à droite comme à gauche, de mettre une femme sur des territoires ou une circonscription législative là où elle a peu de chances de l'emporter.

La règle de la parité ne cantonnera pas la femme au rôle de suppléante
Chantal Brunel note que pour les cantonales, les femmes sont à 87 % remplaçantes Elle souhaite donc que le financement des partis politiques par l'Etat soit calculé en fonction du nombre de femmes élues et non pas des femmes candidates.
Elle est de ces femmes qui veulent imposer aux partis un objectif de résultat sur l'élection des femmes à l'Assemblée nationale et dans les futurs territoires, mais ne fourni pas le chiffre des femmes candidates...

Laurence Parisot defend un congé paternité obligatoire
Chantal Brunel juge l'idée intéressante, mais le congé parental existe et il peut déjà être partagé avec le père. Elle estime que c'est au couple de choisir librement, car les longs congés maternité ont l'inconvénient de trop souvent écarter durablement les mères du monde professionnel.

Les journalistes et les politiques ont tu la pathologie de DSK
Les journalistes ont fait le choix, discutable au regard des derniers événements, de séparer vie privée et vie publique des puissants. La connivence des media et de la politique avait jusqu'ici résisté aux évolutions du monde contemporain: l'Internet menace la suprématie de la presse écrite et l'affaire DSK marquera un tournant dans cette lutte d'influence, puisque Twitter a brisé l'omerta de la presse en divulguant ce que le Canard Enchaîné et Mediapart s'appliquaient à dissimuler. Le temps est donc révolu où les journalistes pouvaient cacher l'enfant naturel du président Mitterrand aux Français.

Chantal Brunel s'en tient à la réaffirmation de la nécessité que l'homme politique affiche des convictions fortes sur son attachement à la famille et à la fidélité et qu'il n'ait pas des comportements complètement contraires.

dimanche 27 février 2011

Nos responsables sont-ils seulement des obsédés politiques ?

DSK aurait "un truc qui fait crac boum hue" !

La « chose », exception sexuelle française ?

Alors-là, attention ! Tous les Français n'ont plus l'esprit gaulois...
Interdiction donc, pour évoquer les ardeurs du coq, de se référer au latin 'gallus' qui désigne à la fois le coq et le Gaulois, car cela pourrait aggraver notre cas: le latin ne prouve rien et les défenseurs de la diversité sont toujours à l'affût pour nous fustiger et nous stigmatiser à la suite des Rom... Voudront-ils bientôt nous les couper ?

Allons donc vite nous réfugier outre-atlantique

Le diplomate américain Henry Kissinger

Il nous ramène à la chose politique sans rompre avec l'autre et assure que "le pouvoir est l'aphrodisiaque absolu". Sans doute Raymond Barre en ferait-il douter, mais les politiques ressentent souvent le " syndrome du rocker " quand ils prononcent un discours. François Mitterand avait notamment l'impression de " faire l'amour à la foule " et Valery Giscard d'Estaing déclarait qu'il " était amoureux de 17 millions de Françaises " : pendant les discours, il cherchait toujours le regard des femmes. De Giscard, son premier ministre ne disait pas: « c'est le seul président dont on sait à peu près sûrement où il ne couche pas » .
Or, s'il est convenu d'affirmer qu'une femme de pouvoir effraie généralement les hommes, Edith Cresson se vécut en fait plutôt comme une usurpatrice à la fonction de premier ministre. Pareillement, il est le plus souvent admis que le " sex-appeal " d'un candidat est déterminant dans le vote des électrices, mais Lecanuet n'est-il pas retombé dans l'électorat avant d'atteindre le septième ciel politique ? Et l'infidélité des sondages de Désirdavenir Royal n'a-t-elle pas, par son échec, confirmé la saillie du président de l'UMP qui venait clore l'université d'été du Medef en 2006: " Une élection, ce n'est pas un concours de beauté " ?

Quelques indiscrétions françaises

Nous ne piperons mot ici de l'« affaire Lewinsky » qui valut au président Bill Clinton sa « Monicagate, ni des «affaires sexuelles» d'Al Gore, un autre démocrate US, car il faudrait citer des exemples sur le flanc Républicain, par souci d'équité et démontrer ainsi, d'une part que le sexe ne porte ni à droite ni à gauche, et d'autre part que ses 35 heures d'activité hebdomadaire ne plaident pas non plus en faveur de la prise en compte de sa pénibilité dans la pension de retraite de nos acteurs politiques.
Donc, pour nous rapprocher maintenant de l'Europe, évoquons toutefois les frasques à l'italienne du président du Conseil Silvio Berlusconi et l'affaire du « Rubygate ».

En France (métropolitaine !)

Le président Félix Faure, dont on a dit qu'il était plus célèbre par sa mort que par sa vie, mourut à l'Élysée en février 1899, à l'âge de 58 ans, dans les bras de sa maîtresse, Marguerite Steinheil dite « Meg », empoisonné par des dreyfusards (thèse reprise par Édouard Drumont (1844-1917) dans son journal La Libre Parole, un cachet empoisonné ayant été placé en effet parmi ceux que prenait le président).

On songe ainsi à Valéry Giscard d'Estaing qui convoitait la femme de Bokasa et que l'empereur a, dit-on, récupérée contre un diamant...
De plus, en 1974, un accident de la circulation impliquant le président Giscard, qui conduisait lui-même une voiture au côté d'une conquête, au petit matin dans une rue de Paris, avait fait les titres de la presse satirique.

A son tour, François Mitterrand, qui mena une double vie, peina-t-il à multiplier les liaisons entre 1981 et 1995, une fois arrivé à la présidence ?

Jacques Chirac était quant à lui surnommé « dix minutes, douche comprise », et ce hussard jouissait d'un solide appétit. Au milieu des années 70, Jacques Chirac vécut une aventure avec une capiteuse jeune reporter du journal Le Figaro. Elle se serait ensuite rabattue sur François Mitterrand... La directrice d'une galerie japonaise voisine de l'Elysée aurait suivi le même parcours. Ca crée forcément des liens entre rivaux !
Nul besoin de gagner leurs suffrages; ces dames adorent exercer leurs pouvoirs sur le pouvoir.

Le cas Royal est plus douloureux, voire tordu
On aurait attendu une affirmation convenue du type édifiant, « il faut être heureux en mariage pour faire carrière », mais elle déclara qu' "elle ne croit pas qu'il faut être malheureux en mariage pour faire carrière"... François Hollande, est allé tester la formule sous d'autres ciels de lits. Pour sauver ses attributs, à défaut de préserver ses droits à la course 2007 à l'Elysée, la queue entre les jambes, son compagnon a en effet laissé Sa Cynique Majesté Royal enfiler le pantalon et partir en campagne.
Mais puisqu'elle avait choisi de semer les graines de la discorde du féminisme, déclarant vouloir "mettre à bas le vieux modèle monarchique français", elle ne pouvait s'attendre à ne recevoir que des roses.
La présidente de Poitou Charente ne put donc éviter une contre-attaque de son propre concubin et la réponse à la menace fut taxée de machiste. Tandis qu'invité du "Grand Journal" de Canal + le mercredi 17 janvier 2007, le freluquet Arnaud Montebourg qualifiait François Hollande de "seul défaut" de la candidate socialiste, le camarade Laurent Fabius s'inquiéta en 2006 de savoir « Qui va garder les enfants ? », de François ou de sEGOlène.

Alors, faut-il avoir une grosse libido pour entrer en politique ou les hommes politiques tirent-ils toute leur puissance du pouvoir ?

Dans le prochain article, PaSiDupes « décryptera » la vie tumultueuse de Dominique Strauss-Kahn.
En sauront-nous plus ?

vendredi 25 février 2011

D. Strauss-Kahn mis en cause dans une affaire d'escroquerie

Une affaire qui tombe à point nommé sur le rable du chaud lapin !

La Ch'tite Aubry tenterait-elle de 'salir' le favori des sondages ?


Dominique Strauss-Kahn est mis en cause devant le TGI de Paris pour son implication dans une escroquerie internationale portant sur une somme de 22 milliards de dollars.
Le 20 septembre 2010, Maître Dominique Kounkou, avocat de Christian Basano, assignait l’Agent Judiciaire du Trésor (AJT) pour faute lourde de l’État devant le TGI de Paris, dans une affaire complexe d’escroquerie internationale, dans laquelle M. Dominique Strauss-Kahn fut un acteur particulièrement impliqué comme Ministre de l’Industrie du gouvernement Cresson en 1991.

En novembre dernier, le premier secrétaire du PS, Mme Brochen-Aubry, devait accorder trois mois de sursis au patron du FMI: Lien PaSiDupes
Le délai est écoulé !
L’assignation ( dont le texte se trouve
ICI en pdf
) est actuellement en instance devant la première chambre du TGI de Paris.

Une enquête approfondie devra être diligentée par ce Tribunal dans les prochains mois. Les conclusions en réponse de l’AJT dans cette affaire sont attendues à la prochaine audience du 16 mars prochain.

Sauf grève du zèle militante des magistrats...

dimanche 18 juillet 2010

Kofi Yamgnane: 50 ans d'indépendance africaine pour rien

Décolonisation: le ministre socialiste de Mitterrand témoigne


"C'était mieux du temps des blancs"

VOIR et ENTENDRE la réponse de l'ex-secrétaire d'État chargé de l'intégration auprès du ministre des affaires sociales et de l'intégration de 1991 à 1993 (Edith Cresson et Pierre Bérégovoy, premiers ministres) et député socialiste du Finistère lors de la XIe législature de 1997 à 2002 à la question de LCP :
"Qu'a fait l'Afrique de sa liberté ?"


jeudi 24 juin 2010

Retraites - Michel Rocard juge sévèrement le PS: archaïsme et imbécilité

Le PS "se trompe de combat", estime Rocard

Un entretien à France Soir (Dominique de Montvalon et Christine Ollivier), le 24/06/10


Ancien Premier ministre de François Mitterrand, Michel Rocard dit et répète à l’envi qu’il est socialiste – ou plutôt social-démocrate. Il est aussi Rocard, et entend le rester : un homme à part.
Qu’on se le dise : c’est son credo, son destin, son statut. Mais le social-démocrate Rocard ne change pas avec l’âge : au-dessus de tout, il place la pensée libre, fût-elle dérangeante. Traduction : quand il félicite Eric Woerth pour son « courage » (dans l’affaire des retraites) ou quand il reproche à Martine Aubry de s’enfermer, sur la question des 60 ans, dans une posture archéo, cela ne veut nullement dire qu’il change de camp, qu’il passerait de gauche à droite.

France-Soir. Il y a vingt ans exactement, vous commandiez le premier Livre blanc sur les retraites. Qu’est-ce qui vous poussait, dès cette année-là, à entamer cette démarche ?
Michel Rocard. Je suis alors Premier ministre et je m’aperçois, s’agissant des retraites, que les enjeux sont terrifiants. Il était déjà évident que le coût du système était en augmentation vertigineuse et qu’on ne pouvait pas en rester là. Mais je pense depuis cette époque qu’aucun gouvernement n’a une légitimité suffisante pour décider en la matière tout seul. Le bon moyen de s’en sortir – le seul moyen –, c’est la négociation de contrats qui doivent associer l’Etat, les employeurs et les salariés.

F.-S. Comment vous y prenez-vous ?
M. R. J’appelle le patronat, la CFDT et Force ouvrière pour leur demander s’ils seraient d’accord pour établir un diagnostic commun, complété d’une boîte à outils. Ils répondent positivement. Quand l’INSEE achève le Livre blanc, en 1990, je leur envoie donc le travail, et j’obtiens leur accord sur le diagnostic et sur la boîte à outils. La deuxième étape a été le lancement d’une mission de dialogue sur les retraites, confiée au secrétaire général des cadres de Force ouvrière, Robert Cottave, flanqué de trois hauts fonctionnaires. Leur mission : organiser partout en France des débats sur l’avenir du système de retraite. Je leur ai dit : « Je vous donne deux ans pour qu’il n’y ait plus en France un seul syndicaliste qui ose nier les chiffres. ». J’avais en même temps annoncé que la troisième étape serait l’ouverture des négociations entre le patronat, les syndicats et l’Etat, et que la quatrième serait la ratification de cette négociation par la loi.

F.-S. Alors, qu’est-ce qui a coincé ?
M. R. La mission a admirablement travaillé. Mais j’ai dû démissionner le 15 mai 1991. J’ai alors été remplacé par Mme Cresson, dont le principe était simple : « Rocard a mal gouverné, donc il faut faire le contraire de ce qu’il a fait. » Elle a donc mis fin au travail de la mission, puis n’a plus rien fait sur le sujet.

F.-S. Pierre Bérégovoy lui a assez vite succédé…
M. R. Mon ami Bérégovoy pas eu le temps de faire quoi que ce soit, puis nous avons perdu les élections de 1993. Balladur, devenu Premier ministre, note que la progression lente du déficit du régime des retraites se fait sentir. Il s’aperçoit aussi que l’opinion a bien changé, grâce à mon boulot. Il prend fin juillet – par décret et par la loi – des mesures de rééquilibrage. Il traite ainsi le problème du déséquilibre comptable pour dix à quinze ans. Mais il a brisé en même temps tout goût pour la négociation chez les partenaires sociaux. Car la décision de « boucler » le problème par la loi et le décret sans autre consultation a cassé ma démarche, a déconsidéré les responsables syndicaux et a encouragé les positions jusqu’au-boutistes.

F.-S. A la lumière de votre expérience, comment jugez-vous la réforme d’Eric Woerth ?
M. R. C’est une réforme non négligeable et courageuse. Le gouvernement a eu raison de la faire. Je suis socialiste, je le reste, mais je le dis : Eric Woerth est un type bien, qu’il faut défendre. En tant que social-démocrate, je regrette, en revanche, que le gouvernement n’ait pas suivi la voie de la négociation. Il est quand même passé en force, même s’il bénéficie du fait que l’opinion est devenue plus sérieuse, plus responsable, un peu mieux informée. Reste que beaucoup de problèmes ne sont pas tranchés. Pour commencer, les régimes spéciaux ne sont pas touchés. Or c’est un morceau énorme.

F.-S. Vous a-t-on demandé vos conseils ?
M. R. Oui. Les deux ministres du Travail successifs, Xavier Darcos puis Eric Woerth, m’ont convié à venir leur parler. Comme je suis démocrate, j’accepte les invitations. J’ai insisté auprès d’Eric Woerth : « Il faut négocier. » Sa réponse a été : « Mais ils ne veulent pas négocier ! » Je crains qu’il ait raison, à cause du piège que Fillon et Raffarin ont tendu à la CFDT il y a cinq ans. Cela se paie aujourd’hui.

F.-S. Quand François Mitterrand a décidé d’abaisser l’âge légal de la retraite de 65 à 60 ans, en 1981, vous étiez présent lors de ce fameux Conseil des ministres…
M. R. Oui. Et, autour de la table, tous les ministres en charge de l’économie – même Fabius et surtout Delors – étaient effondrés, décomposés. Moi aussi. Mais il s’agissait de faire plaisir au Parti communiste et de magnifier le caractère social du gouvernement ! Le résultat a été la sacralisation de ce chiffre de 60 ans. Depuis, nous sommes encombrés d’un symbole alors que ce chiffre est, au fond, le moins significatif de tous les paramètres, même si c’est le plus visible.
Lire PaSiDupes sur Hollande, accroché au symbole

F.-S. Pour vous, il aurait donc mieux valu ne pas s’en prendre aujourd’hui à ce « symbole » ?
M. R. Eh ! Pourquoi agiter un drapeau rouge devant le taureau au lieu de contourner le problème ? C’était d’ailleurs une des conditions posées par la CFDT pour négocier : ne touchez pas à l’âge légal, et on se débrouillera avec le reste. Mais cela avait un inconvénient pour le gouvernement : ôter de la visibilité au résultat final. Pourtant le fond de l’affaire est connu : il faudra un jour arriver à une retraite à la carte, avec une cessation progressive d’activité.

F.-S. Le bilan de la réforme Woerth, c’est tout de même, pour vous, positif ?
M. R. Au total, avec cette réforme, nous allons gagner un répit de dix ans sur le plan comptable. Ce n’est pas rien dans cette période d’inflation énorme, de déficits et de dette. Mais la contrepartie, c’est que la négociation n’est décidément plus un instrument de travail dans le dialogue social. Je trouve cela terrible.

F.-S. Le PS s’oppose à la remise en question des 60 ans et affirme qu’il reviendra dessus en cas de victoire en 2012…
M. R. Le PS a du mal à devenir ce qu’il devrait être profondément : un parti social-démocrate. C’est un peu le parti faible dans l’Internationale sociale-démocrate. En faisant de l’âge légal un symbole, le PS est encore en train de se tromper de combat. Pour moi, c’est une des premières fautes de Martine Aubry qui, par ailleurs, fait du bon boulot. Pour ce qu’elle fait, je la défends plutôt. Mais là, elle a commis une erreur. Elle a été trop sensible au poids d’un symbole. Or on ne négocie pas sur les symboles, on les abandonne. Je crois que le PS se bloque sur une carte perdante. Quant à faire reposer les retraites sur la fiscalité, c’est absurde et « dangerosissime ». Je parlerai même d’imbécillité. Il faut absolument que le régime des retraites s’auto-équilibre. Il n’y a pas d’autre solution.

F.-S. Faudra-t-il une nouvelle réforme des retraites dans dix ans ?
M. R. Dans dix ans, ou peut-être avant, je ne sais pas. Une certitude : le problème des retraites reste devant nous. D’autant que nous ne sommes pas sortis de la grande crise. Nous n’en avons traité qu’une petite partie, et mal : les banques reconquièrent leur pouvoir. Rien sur les paradis fiscaux, rien sur les produits dérivés. C’est effrayant. Nous allons donc vers des coups durs économiques fréquents dans un contexte de croissance lente. Dans ces conditions, le poids des régimes de retraite va devenir assez vite intolérable, une fois absorbé l’allégement temporaire signé Woerth-Sarkozy-Fillon.

mercredi 30 décembre 2009

François Mitterrand, vu par Patrick Delpy

De quoi inspirer les Cambadélis, Huchon et autres Frêches et Royal
Le président François Mitterrand et Deng Xiaoping,
président de la République populaire de Chine (1978-1992)

En janvier 2006, Patrick Delpy (né en 1965) est vice-président (Asia Pacific) Alcatel-Lucent, Shanghai – Chine., nous livrait cet entretien sur son blog (Le Monde) :

Petit entretien avec moi-même sur François Mitterrand

Lu dans le Monde un entretien avec Marie Darrieussecq. Je reprends les questions de Raphaelle Bacqué et Ariane Chemin à Marie que j’adapte très légèrement et je me les pose:

Vous aviez 15 ans le 10 Mai 1981. Quels souvenirs en avez-vous gardé?
J’étais assis dans un fauteuil vert un peu en biais face à la télé en noir et blanc. Je me souviens de Jean-Pierre Elkabach à 20h00. C’était la première fois que l’informatique donnait les résultats d’une élection présidentielle en quelques secondes. Ma mère était là aussi. On retenait notre souffle. Lorsque les premier carrés gris sont apparus en haut de l’écran il était encore impossible de savoir si ce crane chauve était celui de VGE ou de Mitterrand. Puis on a vu: ma mère était accablée mais au même moment, dans la rue, sortis du silence on a commencé à entendre des hurlements de joies puis se furent les klaxons des voitures. C’était comme si tout avait basculé d’un coup.

Vous avez gardé les 2 images de ce jour – la liesse de la gauche, et la peur de la droite?
Pas exactement dans ces termes. J’ai plutôt compris la soudaine confrontation de 2 France qui se détestaient. Je me souviens des petits minets des jeunesses giscardiennes à la télé gesticulant et tapant du mocassin sur l’estrade avec leurs pulls lambswool en V sur les épaules. Je revois aussi la foule à la télé se dirigeant vers la Bastille. Mais ce que je garde vraiment en mémoire, c’est d’une part Mitterrand avec sa rose entrant dans un Panthéon désert, les commentaires ultra complaisants des journalistes et une certaine solennité puis le départ à pieds de VGE de l’Elysées sous les hurlements d’une foule enragée.
Ni peur, ni liesse, mais une France de salon qui à droite ruminait une défaite et promettait des lendemains de misère et une France de rues, haineuse, qui à gauche promettait de tout renverser.

Vous appartenez très exactement à la “génération Mitterrand”. Vous votez pour lui en 1988?
J’avais voté pour la liste de Lionel Jospin à Paris pour les législatives de 1986. Il me semblait que la stabilité des institutions imposaient, quoi qu’il en coûte, une nécessaire assemblée du même bord que le président. En 1988, je ne vote pas pour les présidentielles. J’avais déjà quitté la France. J’étudiais et je travaillais aux États-Unis. A ce moment là, en France, il n’y avait pas encore un seul ordinateur dans les écoles ni dans les universités. Aux US, les salles d’ordinateurs de tous les campus, étaient ouvertes 24/24. C’est exactement à ce moment là que j’ai pris conscience que la France avait décroché sur le plan économique et qu’on en reprenait pour 7 ans.

Et vous portiez la petite main des potes en pin’s…
Euh pas vraiment… Rien contre cependant mais tout simplement pas pour moi.

Naïf ou manipulé?
Justement ni naïf ni manipulé. C’est bien pour ça que je ne portais aucun signe extérieur d’appartenance à quoi que ce soit ni à qui que ce soit: ni un parti, ni une association, ni un club de foot.

Votre première déception a rencontré, en somme, l’évènement qui, “politiquement” vous a “ fait”.
Oui c’est vrai. J’ai été sidéré de voir qu’autour de moi, les vieux (c’est à dire les + de 50ans en 89) s’imaginaient, comme à Berlin ou Prague, que les soviétiques allaient intervenir avec les chars. Et donc, Mitterrand comme beaucoup d’autres français de sa génération sont restés prostrés face à la rapidité des évènements: je pense en fait qu’ils craignaient et les soviétiques en souvenir de la guerre froide et les allemands réunifiés en raison de la seconde guerre mondiale. Alors que pour tous les jeunes de ma génération “Mitterrand”, on parlait allemand, langue apprise en 2nde langue, on recevait des camarades allemands en échanges linguistiques dans nos classes et on avait appris à aimer énormément l’Allemagne (et les allemandes…) alors on a tous su, lorsque le mur s’est écroulé sous les marteaux des jeunes comme nous, que tout ça, devenait irréversible, que l’Allemagne redevenait une et que les soviétiques ne bougeraient pas.

Quelles ont été les autres déceptions?
L’absence complète de politique, la nomination d’Edith Cresson au poste de 1er ministre. Elle était maire de Chatellerault, c’est dire si je la connaissais, ayant vécu de 70 à 83 dans cette ville: une nullité notoire démontrée par la suite. Je crois qu’elle fut la cause de tous les effondrements qui ont suivi. Puis finalement une France en roue libre.
Mais comme pour Marie, c’est vrai que la photo à été la preuve des ambiguïtés de l’homme.

Vous faites allusion à la photo avec le secrétaire général de la police de Vichy. René Bousquet?
Oui. En fait ce n’est pas tant la photo qui me gêne. J’imagine que dans cette France marécageuse de la défaite de 1940 et des années noires, plus personne ne savait vraiment ou était le bien et le mal. Il fallait sauver sa peau. Mais là avec Mitterrand et sa francisque, il avait carrément franchi la ligne jaune. J’ai compris à ce moment là que tout son socialisme n’était que de circonstances, que tout était politique et que finalement c’était le sommet du pouvoir qu’il voulait, quel que soit le prix, quel que soit le chemin, quels que soient les moyens. Il a été un très grand homme politique parce qu’il n’a toujours eu que le pouvoir en tête. Le reste relevait de la stratégie de conquête.

Et vous avez pris vos distances…
Du recul plutôt sur l’homme mais aussi les politiques en général et le président de la république en particulier.

Vous vous êtes éloigné de François Mitterrand, mais pas des socialistes. (…)
J’ai de très bons amis socialistes. Et des membres de ma famille aussi. La conviction de certaines idées “socialistes” me fascinent. Fumantes mais fascinantes. Tous les progrès en France sont socialistes. Mais à quel prix!
Vous pouvez y aller, tous les intellectuels, les cinéastes, les acteurs et auteurs, les artistes en général, tout ce qui crée, tout ce qui a de la couleur et du reflet, tout ce qui a du buzz et qui fait rire, qui fait trembler les coeurs et arrache des larmes, tout ce qui est folie dans ce pays vient presque toujours du coté gauche. C’est comme ça. Et on en a besoin. Bon évidemment, il ne faut pas trop regarder la note, salée! Parce que le problème de fond, c’est qu’on voudrait que ça tombe du ciel. C’est parce que je ne crois plus au père Noël que je me suis éloigné des socialistes.
Car au même moment, quand les cigales chantaient en France, Margaret Thatcher reconstruisait l’Angleterre, Helmut Kohl faisait une grande Allemagne, Gorbatchev défaisait l’URSS presque en douceur, Reagan redonnait confiance à toute l’Amérique et Juan Carlos à toute l’Espagne. Alors Mitterrand à coté d’eux, c’est qui, dites-moi? Il a fait quoi de grand?

L’abonné du gaz que vous êtes s’est épanoui dans la fiction, comme beaucoup de votre génération…
Il faut une part de rêve mais hélas, la fiction je la laisse à Marie.. Elle est trop forte pour moi! Bisous Marie…

Pas d’envie de philosophie?
Si tous les jours. Dans mon business, on me dit souvent que je suis un intellectuel, voire même parfois que je suis un philosophe. Dans la jungle où j’évolue, je crois que la façon dont on me le dit me laisse penser que c’est perçu plutôt comme un défaut, mais ça me donne le recul nécessaire pour réfléchir et essayer de prendre de meilleures décisions. A tout prendre et avec le business en perspective je préfère être un “philosophe” qu’un “tueur”.

La “génération Mitterrand” serait une génération plus modeste que celle qui l’a précédée?
Cette “génération Mitterrand” dont j’ai la chance immense de faire partie est la première génération de toute l’histoire de France, depuis 2000 ans, à n’avoir jamais connu la guerre! Ce n’est pas rien… Celle juste avant la mienne mordait sur la fin de la seconde guerre mondiale, la guerre d’indochine et la guerre d’Algerie. Pour les autres: se référer à l’histoire de France. Alors au-delà de tous les discours philosophiques, au delà de toutes les littératures, au-delà de tous les progrès sociaux et la facture abyssale de toutes nos folies, la “Génération Mitterrand” est la première génération de Paix. Alors peut-on dire que ma génération est plus modeste parce que moins guerrière et moins ambitieuse dans ces combats? Est-ce modeste d’avoir gagné la paix? Alors oui Marie, tu as raison, sauvons l’histoire mais surtout Marie je t’en supplie, sauvons la Paix.

Vous vous souvenez de la mort de François Mitterrand?
Tout le monde attendait sa mort et en même temps on commençait à croire qu’il était immortel. Depuis longtemps déjà, il avait tout quitté mais son masque de cire semblait le protéger de tout.
Je ne me souviens pas du tout du jour ni du moment où la nouvelle fut annoncée. Ce jour là, j’étais totalement isolé sur une île paumée de l’Océan indien, sans télé, sans téléphone et sans journaux. Je pense que la nouvelle m’est parvenue plusieurs jours après sa mort. Quand je suis revenu en France, il était déjà enterré. En revanche je me souviens très bien de la messe à Notre-Dame avec tous les chefs d’état qui avaient fait le déplacement. C”est lors d’un moment comme celui-là que l’on comprend que la France reste encore un très grand pays très présent dans le cœur des hommes et l’âme des états et qu’elle sait encore toucher le ciel.

Au fond, avez vous de la sympathie pour François Mitterrand?
Non. Beaucoup de morts troubles entourent sa vie, beaucoup de coups tordus et machiavéliques l’ont fait accéder au pouvoir puis l’y ont maintenus.
L’homme ne m’est absolument pas sympathique. Mais demande-t-on à un chef d’état d’être sympa? Je ne crois pas qu’un chef d’État soit dans le business de la Sympathie. On n’est pas à Dysneyland! Et nous les abonnés du gaz, on n’est pas naïfs!

Est-ce un bon personnage de roman?
Fabuleux! Bien sur que oui et mille fois oui. Un homme qui est à la fois: un grand bourgeois, un grand catholique, un homme de combat, un ancien prisonnier de guerre évadé en plein hiver, un homme de tous les pouvoirs: d’extrême droite, de gauche, d’alliance avec les communistes, du centre pour finir par s’ancrer dans le socialisme, le chef de l’État Français resté le plus longtemps au pouvoir depuis Napoléon III, un amant prodigieux (soi-disant…), un bigame avec Mazarine en legs pour les générations futures, un homme de tous les secrets, de toutes les écoutes, de tous les pouvoirs, un écrivain et un homme qui portait si bien le chapeau noir… est un immense personnage de roman.

Vous éprouvez une forme de nostalgie?
Aucune. Revenir en arrière? Vous imaginez l’horreur? Se reprendre des années de cohabitation? Edith Cresson? Les nationalisations? Le contrôle des changes?
Si il y a quand même un truc que je regrette et que Mitterrand faisait très bien: il construisait la France ( on ne regarde pas la note!): les autoroutes, les lignes TGV, le grand Louvre, les colonnes Buren, la TGB, Bercy, l’Opéra Bastille (je n’aime pas mais bon affaire de goût…), la grande Arche. Ça fait beaucoup et j’en oublie! Mais finalement beaucoup moins que Napoléon III en juste 6 ans de moins…

Pas un homme pour le XXIème siècle?
Pour moi, Mitterrand, c’est plutôt un personnage digne d’Alexandre Dumas, voire de Chateaubriand…
Et vous vous proposez qui pour le XXIème siècle?

Et en juillet 1940, qui Cambadélis et Huchon auraient-ils proposé, après la débâcle de juin, à la place du
vice-président du Conseil dans le gouvernement de Paul Reynaud, démissionnaire, le maréchal Pétain ?

Ajoutons quelques éléments sur le mythe résistancialiste

Ce mythe a été développé surtout par les gaullistes et les communistes, selon lesquels les Français auraient unanimement et naturellement résisté depuis le début de la Seconde Guerre mondiale.

La fameuse lettre de Guy Môquet illustre bien ce mythe : Guy Môquet, fils d’un député communiste emprisonné après la déclaration de guerre à l’Allemagne, est arrêté en octobre 1940, alors qu’il distribue des tracts clamant « Nous avions raison ! » ou encore « Libérez Môquet ! ». En effet, à l'automne 1940, le pacte germano-soviétique n’est pas rompu et les communistes français réclament aux autorités allemandes l’autorisation de faire reparaître L’Humanité qui avait été interdit par le gouvernement français en 1939. Guy Môquet est fusillé par les Allemands le 22 octobre 1941, en représailles après l’assassinat d’un commandant allemand. Mais cela ne fait pas de lui un résistant… Lire PaSiDupes
Pourtant, après la guerre,
le parti communiste français, qui veut faire oublier le pacte germano-soviétique, transforme Guy Môquet en héros de la résistance française. Lire PaSiDupes

dimanche 20 septembre 2009

Le syndicalisme anxiogène mène au suicide

Des syndicats qui poussent à bout, dans le privé et le public
Le problème du suicide en entreprise se pose-t-il avec la même acuité dans les pays européens qu'en France ?

En France, le taux de suicide est de 16,2 pour 100 000 habitants.

Parmi les pays de l'OCDE, les taux de suicide sont les plus forts au Japon et en France (de 15 à 20 pour 100 000) et les plus faibles en Italie, Grande-Bretagne et aux États-Unis. En Suède, on se suicide 30% moins qu'en France.

La situation sociale du travailleur (isolement, solitude, chômage) appartient aux facteurs secondaires sur lesquels on peut faiblement agir, et qui n'ont en soi qu'une faible valeur prédictive, sauf associés à des facteurs primaires, lesquels sont les antécédents personnels (tentatives de suicide précédentes, troubles de l'humeur), les antécédents familiaux (si des proches se sont suicidés, cela peut prendre une valeur d'« exemple ») et les troubles psychiatriques avérés (schizophrénie, toxicomanie, alcoolisme, etc.).

L'incitation au suicide par l'exemple
est singulièrement notable parmi les adolescents et les détenus. Mais il apparaît que le monde de l'entreprise est exposé au même phénomène. L'exemple est un des facteurs sur lesquels on peut agir et l'apparition de cas a une valeur d'« alerte ». Or, les pouvoirs publics se mobilisent, mais les syndicats s'en émeuvent-ils ou s'en servent-ils comme moyen de lutte ?

Les catégories sociales exposées

La propagande qui se développe avec la rentrée sociale ignore souverainement, mais intentionnellement les facteurs primaires, tels le divorce ou l'alcoolisme, et se focalise cyniquement sur les problèmes professionnels, comme s'ils étaient seuls en cause.
Dans les restructurations de filières à l'échelon national ou international, les groupes ne prennent pas suffisamment l'avenir de salariés en considération. Face aux restructurations, les délocalisations et les licenciements se multiplient.
Or, les syndicats n'ont pas intégré l'idée que leur rôle de soutien ne consiste pas uniquement à obtenir les indemnités les plus avantageuses, mais assurer un soutien psychologique. La dramatisation des conflits conduit aussi bien à la tragédie. Le jusqu'au-boutisme est à double tranchant.

Agir pour prévenir le suicide n'est pas entré dans la culture des syndicats.
Après une tentative, il est essentiel de permettre une prise en charge adaptée et d'assurer un suivi pour aider à la reprise du travail. La société exige d'un professeur qu'il soit un fin psychologue sans formation, mais n'a pas ce type de revendication à l'égard des délégués syndicaux.

  • Les suicides de détenus sont sortis de l'actualité

    La presse en mal de copie se penche sur leur cas en période estivale, quand l'actualité tourne au ralenti et que ce sujet classique peut satisfaire les stagiaires inoccupés.
    Chaque jour, 3 tentatives de suicide ont lieu en prison (donc 90 tentatives par mois), et 3 débuts de grève de la faim par jour. On compte un passage à l'acte tous les trois jours. Depuis les années 80, le nombre de suicides survenus en détention a considérablement augmenté, passant de 39 en 1980 à plus de 100 par an de façon régulière, en 20 ans, selon un rapport de 2003. Or, les organisations syndicales dénoncent les silences de l'Administration Pénitentiaire, mais en quoi participent-elles à la prévention des suicides de détenus ?

  • Les suicides d'adolescents n'intéressent plus.

    Ils constituent, juste derrière les accidents de la route, la deuxième cause de mortalité chez les jeunes âgés de 15 à 19 ans. (lien ), avec 1 000 décès par an. Selon une étude de l’INSERM, 8% des filles et 5% des garçons font une tentative de suicide à l’adolescence. On compte environ un décès pour 80 tentatives.
    Le facteur déclenchant ( une dispute, une mauvaise note, etc.) ne doit jamais être interprété comme la raison même de l’acte. Il n’est que le minuscule sommet d’un arbre qui a pris racine depuis bien longtemps.

    Le suicide d'enseignant n'a jamais retenu l'attention

    Leur déprime est chronique et sa suite logique, le suicide, dans l'ordre des choses. Si, avec les vacances qu'ils ont, ils mettent fin à leurs jours, c'est qu'ils sont inadaptés, dit-on. Serait-ce de l'eugénisme ?...
    Les enseignants, en particulier les instituteurs, paraissent «fragilisés par de mauvaises conditions de travail et des relations conflictuelles avec les publics qu'ils rencontrent, malgré un niveau de diplômes élevé»: 39 pour 100 000. (source L'Express, 2003 )

    L'instrumentalisation des suicides en entreprise
    Conflits sociaux et relation au travail sont souvent cités dans les facteurs de risque de la crise suicidaire.
    L'actualité a récemment mis en lumière de nouvelles tragédies sociales qui commencent par la faillite d’une société, son rachat par un groupe en quête de redressement, le licenciement des 2/3 de ses salariés, leur révolte qu'ils expriment dans la multiplication d'actes de violence en tout genre avant de la retourner contre eux-mêmes. Les stratégies économiques de crise font peu cas du facteur humain, entraînant des drames en cascade qui se soldent par des dépressions, des tentatives de suicide ou des suicides avérés... (source

    Le délit de provocation au suicide est-il à jour ?

    Jean Améry (de son vrai nom Hans Mayer) publie un livre, en 1976, sur le suicide où il défend la thèse selon laquelle le suicide représente l'ultime liberté de l'humanité. Il se suicide deux ans plus tard.
    À la suite de la publication du livre co-écrit par Yves le Bonniec et le communiste libertaire, Claude Guillon (1952), Suicide, mode d'emploi, a été créé en 1987, le délit de « provocation au suicide » (art. 223-13 à 223-15-1 du Code pénal), ayant pour conséquence l'interdiction de publication de l'ouvrage.

    Le suicide comme moyen de pression syndicale

    Au cours de ces dernières années, à mesure que les syndicats ont perdu de leur repésentativité, les conflits sociaux se sont radicalisés. La séquestration du patron de Sony France par les salariés de l'usine de Pontonx-sur-l'Adour n'est qu'exemple de plus.
  • En Juillet 2000, la fermeture de l'usine Cellatex à Givet (Ardennes) inaugure le retour des conflits sociaux violents. Les ouvriers, désespérés par leur licenciement collectif, avaient menacé de faire sauter leur usine et de déverser de l'acide dans la rivière voisine.
  • Les salariés de l'usine Daewoo coréenne de Mont Saint-Martin (Meurthe et Moselle) dans l'ancien bassin sidérurgique de Longwy, ont eux aussi recours à la menace à la pollution en 2002 pour lutter contre le dépôt de bilan de leur entreprise. Implantée grâce à des aides publiques, l'entreprise sud- coréeenne dépose le bilan en 2002. Les salariés ont menacé de déverser dans la Chiers des produits chimiques tels qu'acide chlorhydrique ou acide fluorhydrique. A cette menace s'est ajoutée une séquestration de dirigeants.

  • A Toul, une dizaine de salariés de Michelin décidèrent en février 2008 de prendre en otage deux cadres de la direction.

    ->Les responsables syndicaux nationaux, qui naviguentr entre la compréhension des salariés et une certaine retenue, ne manquent pas de souligner le caractère non radical de ces actions, à l'image de Bernard Thibault (CGT) qui a parlé "d'épiphénomène" et estimé que les salariés savent qu'il n'est pas dans leur intérêt d'avoir recours "à des formes d'actions qui leur seraient préjudiciables".
    Ce n'est pas l'avis du « rapace » Besancenot, porte-parole politique du NPA, qui effectue des raids sur le terrain syndical, avec l'appui de SUD.

    -> Pour Jérôme Pélisse, sociologue et maître de conférences à l’Université de Reims, cette radicalité témoigne du vide du dialogue social en France.
    « Ce n’est pas tant une radicalisation à laquelle on assiste qu'à une mise en scène de la radicalité à destination des médias. Les séquestrations en mars avril, et maintenant les menaces d’explosion de l’outil de production, par Nortel et New Fabris par exemple, ce sont deux séquences spectaculaires, organisées par les salariés et les syndicats qui les représentent pour faire bouger les lignes quand les négociations sont bloquées. »

    Les organisations syndicales sont coupées de la base
    Jérôme Pélisse souligne que « les confédérations sont mal à l’aise face à cette montée de la radicalité pour les primes. Elles n’ont pas la mainmise sur ce qui se passe au niveau local dans les usines, même si les syndicalistes et secrétaires de comités d’entreprises sont parties prenantes dans ces conflits. »
    Cette coupure des syndicats est-elle assimilable à celle des grands patrons des multinationales ?

    Le suicide a été utilisé dans l’histoire comme un acte politique d’opposition et de contestations

    Mais a-t-on jamais vu un dirigeant du MEDEF ou de la CGT, de FO ou de SUD se suicider?

    Pourquoi les militants sont-ils plus exposés, si ce n'est qu'ils sont instrumentalisés? Sur le terrain des luttes sociales, ils ne sont pas soutenus, mais poussés à bout par les délégués syndicaux. Ils refusent le dialogue et se voient persuadés que le salut est dans le conflit. La radicalisation des mouvements syndicaux fait son lit sur l'anxiété des salariés entretenue par le contexte actuel de crise économique internationale. Ainsi a-t-on vu des salariés brandir la menace de pollution de rivières et de nappes phréatiques par des polluants chimiques et d'autres placer des bombonnes de gaz sur le toit de leur usine.
    Lorsque des responsables syndicats et politiques -telle Sa Cynique Mjesté Royal- déclarent condamner ces actions mais les comprendre, quand ils ne les justifient pas, l'étape suivante dans la désespérance n'est-elle pas le suicide?

    ->
    Le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, a dit "comprendre" la réaction des salariés de Molex et d'autres entreprises, qui "font pression y compris en utilisant la médiatisation", c'est-à-dire le chantage et la violence. C'était sur France-2, alors que la situation était toujours explosive à l'usine de Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne). "Chez Molex comme dans les autres entreprises ...nous soutenons les salariés (...), ils sont à bout", a déclaré le responsable de FO, sans évaluer le risque mortel.

    ->
    En juillet 2009, les salariés de l'équipementier automobile New Fabris menaçaient de faire sauter leur usine s'ils n'obtenaient pas une prime de 30.000 euros. Dominique Duval, représentant de Force Ouvrière, prévient: "S'il faut donner l'exemple en France, on donnera l'exemple. On nous pousse à bout. Depuis mercredi dernier, on n'a aucune nouvelle ! Il faut arrêter de nous prendre pour des moutons de Panurge." Lors de la manifestation de Chatellerault, les manifestants ont reçu le soutien de quelques personnalités de gauche, dont l'ex-premier ministre Edith Cresson.
    Le 6 juillet, au Conseil Régional, la présidente de Poitou-Charentes exacerba les tensions :"Nous, nous ne nous tairons pas et les salariés ont raison de ne pas se taire !"
    A la mi-juillet, les New Fabris mettait le feu à une machine à commande numérique qui servait à fabriquer des pièces pour Renault. C'est la neuvième machine de l'usine de Châtellerault (Vienne) détruite depuis le début du conflit social et la liquidation, le 16 juin... Après l'outil de travail, l'opérateur, si les politiques et les syndicats n'y prennent garde.

    -> La candidate socialiste à la Présidentielle a une "responsabilité particulière". Elle a plaidé en faveur de l'indulgence contre les auteurs du saccage mardi de la préfecture de Compiègne et d'une partie de l'usine de pneumatiques Continental à Clairoix.
    "La violence ne résoud rien, mais en même temps (...) je ne confonds pas les voyous et les casseurs avec des salariés parce qu'ils sont d'abord maltraités, ensuite parce qu'ils ont peur de perdre leurs emplois, et basculer dans la pauvreté, voire dans la misère", a déclaré la tragédienne sur RTL.

    ->Jugement de la CFDT
    François Chérèque après une réunion des partenaires sociaux à l'Elysée, enfonce des portes ouvertes: "Notre objectif de syndicalistes, c'est d'éviter au maximum ce type d'affrontement. Mais dans toutes les entreprises où ça arrive, il y a eu un manque de dialogue".
    Mais le secrétaire général de la CFDT peut aussi se montrer plus perspicace."On en parle beaucoup trop" "Il n'est pas bon que les responsables politiques fassent des polémiques sur ces sujets-là".
    La démagogue picto-charentaise aura-t-elle reçu le message ?

    Le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, a réagi en accusant Bernard Thibault d'avoir marqué "un but contre son camp". Selon lui, "en justifiant les séquestrations, et en légitimant des méthodes méprisant la personne humaine, M. Thibault donne vraiment une piètre image du syndicalisme, alors même qu'il dénonce, à juste titre, en période de crise, certaines pratiques irrespectueuses du droit de la part de certaines entreprises".

    France Télécom est l'entreprise actuellement ciblée par le chantage au suicide

    Tout en se faisant les chantres du dialogue social, après les séquestrations et les menaces de pollution ou d'explosion, l'opposition vertueuse continue son escalade du chantage.
    Créé en 2007, l
    ’Observatoire du stress s’inquiète des conditions de travail à France Télécom où l’on recense 17 suicides ou tentatives depuis quinze mois.
    Frédéric Sahut, le délégué du personnel CGT, explique que, contraint à un changement de poste à … France Télécom, il s'est plié à une formation intense pour intégrer le … Centre client Orange (CCOR), service ...privilège. Un immense bouleversement. « C'était comme si j'apprenais un nouveau métier avec les bases de l'ancien. Le changement de méthode de travail a été radical. L'objectif, louable au départ, était de mieux servir le client, mais la complexité du système a compliqué la nôtre et, forcément, le résultat n'a pas été celui escompté », explique-t-il, pour tenter de faire compatire le lecteur de Sud-Ouest.
    Du fait de l'incitation par l'exemple et suite à la vague de suicides de salariés à France Télécom, le PDG du groupe et le ministre du Travail ont recherché le 15 septembre des solutions pour enrayer le phénomène. « La première urgence est d'arriver » à arrêter la « contagion », a déclaré Didier Lombard, PDG de France Télécom, après cette rencontre avec Xavier Darcos.
    Et les syndicats ?
    Ils s'indignent et dénoncent en attendant la prochaine victime.

  • « L'État se contente de déclarations incantatoires mais ne préconise aucune mesure concrète », accuse FO?
    Pierre Dubois (CFDT) se dit « déçu » : « On se demande ce qui changera si on ne s'attaque pas aux réorganisations. »
    « Le PDG est encore loin de percevoir le mal-être », prétendent les radicaux de SUD.
    « Les mesures sont nécessaires mais insuffisantes », selon Sébastien Crozier (CGC-UNSA), pour qui « les salariés demandent un projet collectif pour effacer leur sentiment d'inutilité sociale ».

    C'est une façon d'endiguer la vague... Mais les propositions syndicales tardent à venir.

    Témoignages sur le site LePost:

  • Olivier raconte le quotidien de son épouse, qui travaille à France Télécom depuis 9 ans. "Ma femme n'a jamais été fonctionnaire donc elle n'a pas eu à subir de problème d'adaptation. Seulement, dans son service, on passe son temps à la changer de chef, de sur-chef, de responsable, on l'envoie à Lannion pour s'occuper de personnes de son secteur (elle travaille à Paris) pendant que des gens de Lannion s'occupent des Parisiens (dans la même branche, pourtant).""On lui donne des objectifs parfaitement irréalisables ce qui permet de pouvoir incendier ceux qu'on veut casser à l'entretien de progrès. Ah oui, n'oublions pas qu'avec tout cela, il y a les chefs qui rappellent continuellement que sur l'équipe de 10-15, deux doivent virer avant la fin de l'année.""J'ai fait quelques boîtes, j'ai des amis qui en ont fait aussi et raconté nos expériences, aucune n'arrive à la cheville de FT en matière de mauvais traitements."
  • En revanche, exprestataire FT raconte son passage à France Télécom, où il a été prestataire.
    "En tant qu'informaticien travaillant pour une SSII, je peux comparer l'ambiance chez France Télécom ou j'ai bossé de mai 2006 à février 2009 avec d'autre entreprises.Franchement je regrette de ne plus bosser chez FT aujourd'hui car l'ambiance y était bien plus cool qu'ailleurs, aussi bien sur le site d'Orléans qu'à Marseille. Ca n'est pas le stress au travail qui m'a le plus marqué de mon expérience chez FT, très franchement.""J'avais plutôt l'impression parfois de ne pas vivre sur la même planète qu'eux, car la plupart de mes collègues de travail étaient fonctionnaires, avec des comportement de fonctionnaires habitués à un certain confort, que n'ont pas la plupart des salariés en France, confrontés au chômage et à la précarité."

    Ministère de la Justice: la directrice de la PJJ se jette du 3ème étage

    Vendredi 18/9, c'est un syndicat du ministère de la Justice qui a confirmé la tentative de suicide d'une employée de 52 ans, sur son lieu de travail dans le XVIIIème arrondissement de Paris survenue mardi, en pleine réunion, vers 10 heures du matin, alors que son service est en pleine restructuration. Il s'agit de la directrice départementale de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), la direction du ministère qui emploie les éducateurs encadrant les mineurs délinquants ou en danger. Or, ce syndicat de la PJJ est le SNPES-PJJ, affilié à la FSU. La FSU, qui se charge de cette annonce morbide, est de toutes les manifestations de rue, mais semble moins active en matière de prévention.
    La fonctionnaire est saine et sauve, après une chute de 7 mètres…
    Le passage à l'acte a eu lieu en pleine réunion, en présence de syndicalistes vigilants. Les participants de la FSU auraient-ils manqué de … cette vigilance élémentaire qu'ils exigent des administrations et des cadres d'entreprises? Difficile désormais de porter des accusations contre les personnels de prisons qui ne sont pas dans chaque cellule au moment des tentatives de suicide.
    Il faut donc créer des postes de surveillants, mais aussi augmenter le nombre de décharges de service en faveur de délégués syndicaux.

    Les restructurations perturberaient-elles d'autant plus qu'on a connu un parcours de travailleur privilégié ?...
    Le suicide est un fléau que les syndicats et la gauche radicale ne sont pas prêts à éradiquer. Si leur volonté de dialogue était avérée, et s'ils ne reportaient pas systématiquement la faute sur les patrons et le gouvernement, nous serions moins enclins à penser qu'ils trouvent cyniquement leur compte dans les suicides.
  • vendredi 31 juillet 2009

    Les salariés de New Fabris se rendent à la raison

    La candidate socialiste à la présidentiellele n'a fait que téléphoner Les employés de l'équipementier automobile en liquidation ont accepté vendredi 31 l'ultime proposition d'une prime supplémentaire de licenciement de 12.000 euros nets par employé, en plus de leurs indemnités, alors qu'ils tentaient d'obtenir 30.000 euros pour chacun des 366 licenciés. Les salariés de New Fabris ont ainsi mis un terme vendredi à un conflit d'un mois, lourd de chantage, puisqu'ils menaçaient de "faire sauter leur usine" à Châtellerault (Poitou-Charentes) le 31 juillet.

    Ces conflits embarrassent les syndicats républicains

    Les délégués des syndicats représentatifs pratiquent l'accusation et le déplacement des responsabilités, mais aussi le double langage. C'est ainsi que les syndicalistes majoriotaires cégétistes, aspirés par la spirale de la menace du fait de la rivalité de FO, ont été désavoués par la n°2 de la CGT, Maryse Dumas qui tente de sauver la face. Bien que tardifs, ses propos sont responsables sur le fond, mais pour le moins ambigus: "Ce sont des modalités d'action que je ne conseillerais pas aux salariés parce qu'elles conduisent à des impasses. En même temps, lorsqu'ils les décident démocratiquement, la CGT est avec les salariés".

    Un vote à bulletin secret et démocratique dans l'usine du sous-traitant automobile occupée de Châtellerault (Vienne) a permis la prise de décision dans un climat pesant. Les salariés avaient un temps menacé de faire sauter à l'aide de bonbonnes de gaz. Ce conflit, fortement médialtisé par la presse engagée était devenu emblématique de la crise dans l'industrie.

    L'amertume est d'autant plus profonde

    Le bras de fer s'est donc achevé dans un climat désabusé, car la prime de 12.000 euros proposée par le ministre de l'Industrie, Christian Estrosi, est loin des 30.000 euros demandés par les salariés.
    Tout bien considéré, cette prime annoncée par le ministre constitue néanmoins une rallonge par rapport aux 11.000 euros pris en charge par les constructeurs automobiles.
    Cette proposition a donc été finalement acceptée par 204 des 366 salariés. Vingt quatre ont voté contre, il y a eu sept bulletins nuls ou blancs et 131 salariés n'ont pas participé au scrutin.

    Les artificiers de la CGT crient victoire

  • C'est à croire que les syndicats CGT et FO ne comptaient pas même sur les 12.000 euros, mais faisaient de l'animation sociale, voire politique. "Vous pouvez être fier de vous. On pourra se balader à Châtellerault, en France et partout avec la tête haute. On ne s'est pas fait virer comme des merdes", a exhorté le délégué CGT, Guy Eyermann, pour orienter le vote des employés.
    En annonçant les résultats, il a encore lancé: "Je demande que la minorité respecte le vote des 204 personnes. Je déclare aujourd'hui, 31 juillet 2009, la fin de la CGT Fabris. Je souhaite la bienvenue au comité des 'privés d'emplois' Fabris."

  • Le chantage syndical
    La menace de faire exploser des bouteilles de gaz disposées sur les toits, lancée après la liquidation en juin, n'était que virtuelle, car ces bonbonnes étaient vides, a-t-on appris dans l'usine.
    L'affaire a confirmé la radicalisation insensée des salariés, manifestée depuis le printemps par des séquestrations de cadres et, plus rarement, par des menaces de destruction.
    Selon un sondage OpinionWay ! IFOP publié vendredi par le journal ...communiste L'Humanité, 62% des personnes interrogées disent comprendre les séquestrations, 23% les approuvent, 50% comprennent les menaces de destruction et 16% les approuvent.

    En s'accrochant à des réflexes archaïques de lutte sociale qui ignore la crise économique internationale, certains media partisans jouent un rôle néfaste. La presse n'a pas eu le courage de fustiger les débordements. La crise économique est en effet une aubaine politique pour les journalistes engagés. En ne jouant aucun rôle régulateur, les organes de presse portent une lourde responsabilité dans ce fiasco.

    Les réactions d'après vote
  • Menés en bateau par les syndicats CGT et FO, les ouvriers étaient pour certains en pleurs. D'autres avaient quitté l'usine avant l'annonce. "C'était 12.000 euros ou rien et, aujourd'hui, rien, on ne peut pas se le permettre", a encore lancé Dominique Duval, le délégué FO, syndicat en rivalité, qui fait de la surenchère. Selon lui, "beaucoup ont voté oui parce qu'ils étaient obligés de le faire, tellement ils sont dans la mouise". Il oppose aussi les jeunes aux anciens: "Un salarié qui a 30 ans d'ancienneté touchera effectivement en plus 17.500 euros d'indemnité légales", a-t-il ajouté. "Mais un autre avec 10 ans d'ancienneté repartira avec moins de 3.000 euros en plus des 12.000 euros de prime. Les disparités sont très grandes contrairement à ce que sous-entend Christian Estrosi".
  • "C'est le dialogue social qui a gagné (...) L'arrêt de toute forme de violence et de menace sera toujours le préalable incontournable aux discussions et aux propositions", a observé Christian Estrosi dans un communiqué, après le vote.

    Des indemnités de licenciement conséquentes

    -> La prime finale exceptionnelle est supérieure de 1.480 euros à la précédente proposition, formulée le 22 juillet (11.000 euros bruts). Elle sera financée en partie par le rachat des stocks par Renault et PSA, ex-clients de la société.

    -> Elle s'ajoutera aux indemnités légales obligatoires, qui oscillent entre 17.500 et 19.000 euros en moyenne selon l'ancienneté, selon les calculs du ministère. Beaucoup de salariés toucheront en fait des sommes très inférieures.

    ->Les salariés pourront conserver 95% de leur salaire pendant un an avec un contrat de transition professionnelle.

    -> Est aussi concédée une allocation spéciale pour 23 salariés de plus de 56 ans, tandis qu'un fonds de revitalisation du bassin de Châtellerault sera doté de 1,5 million d'euros.

    Sa Cynique Majesté Royal a appelé le gouvernement au secours

    Si les syndicats pratiquent le double langage, Sa Cynique Majesté Royal n'est pas de reste. Peu réactive, elle n'a pas pour autant la langue ballante et exige ou supplie tour à tour et bien tardivement.
  • A une semaine de la date d'exécution de la menace d'explosion, le vendredi 24 à Poitiers, «la présidente de la région Poitou-Charentes exige[a] que les constructeurs Renault et Peugeot paient le juste prix du stock [aux salariés de New Fabris]. Cela permettrait de satisfaire les revendications légitimes des salariés qui verraient reconnaître leur dignité», prétend un communiqué de la région. Niant l'économie pour la région, le texte assurait que «cela ne constituerait en aucun cas un cadeau, mais une transaction économique équilibrée et permettant une sortie favorable pour tous» Elle a «exigé» que Renault et PSA paient à leur « juste valeur » le stock qui menacent de, s'ils n'obtiennent pas une prime de ... 30.000 euros.

    Elle aura été stimulée par la secrétaire nationale des Verts, Cécile Duflot, proche de Dany-le-Rouge et de l'affreux Jojo Bové. Dans un communiqué, son parti, les Verts, avait en effet annoncé que les New Fabris recevraient son soutien, le lendemain samedi 25 juillet, sur les terres sinistrées de la candidate Royal...
  • De passage en région -de nouveau en fin de semaine, le vendredi 30 juillet , la veille de l'exécution de l'ultimatum, "Ségolène Royal a eu aujourd'hui un entretien téléphonique avec le ministre de l'Industrie, Christian Estrosi, pour l'appeler à faire un geste supplémentaire en direction des salariés de New Fabris", indique son service de presse, dans un communiqué.
    Elle a estimé que "le conflit social qui dure depuis un mois et demi peut connaître demain une issue satisfaisante et digne pour les salariés si un effort financier supplémentaire est fait par l'Etat et les constructeurs automobiles".

  • L'amère de Melle surfe sur l'actualité
    Les salariés de Nortel France ont inspiré la présidente picto-charentaise et les syndicats en décidant, mercredi 15 juillet, de retirer de leur site de Châteaufort (Yvelines) les bonbonnes de gaz qu'ils menaçaient de faire exploser pour obtenir de meilleures indemnités de licenciement. En Poitou-Charentes, New Fabris n'imite pas Obama, mais Nortel.

    Dans son souci de débat 'juste', elle ne rend à aucun moment justice à l'action du préfet de région Poitou-Charentes, Henri de Richemont.

    Le jeudi 30 juillet, des manifestants ont participé jeudi à un défilé de soutien aux salariés licenciés, à la veille de l'expiration de leur ultimatum.
  • Les patrons des principales centrales syndicales et des principaux partis politiques brillaient par leur absence. Le 'rapace' Olivier Besancenot, représenté par le responsable du NPA dans l'Est, Yvan Zimmermann, et Marie-George Buffet (PCF), officiellement en congé, ont expédié un message aux ouvriers, tout comme Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts qui a rendu visite aux New Fabris le samedi suivant. Le parti était représenté par Jean Desessard, sénateur Verts de Paris venu pour "soutenir un combat politiquement et socialement juste".
  • Quant à la présidente PS de la région Poitou-Charentes, l'amère Royal ne s'est pas mêlée aux travailleurs et n'a pas participé au défilé. A la foule, elle avait préféré une délégation de syndicalistes le lendemain.

    Dans le cortège du jeudi 30 juillet figurait en revanche Edith Cresson.
    Encore à contre-temps, l'ancien maire de Châtellerault et ex-Premier ministre s'est dite "révoltée": "Le jour où il y aura une reprise de l'activité économique, j'aimerais qu'on me dise avec quoi on va travailler si on perd des outils de production remarquables et modernisés. Si on veut tout délocaliser à l'étranger, autant le dire tout de suite".

    La tête de gondole régionale a remué les lèvres. Et puis après?

    La présidente de région aura tenté de faire sa propre promotion pour un coût de 5 millions d'euros (sur plus de 30) en faveur d'Heuliez, mais elle n'a rien laché, ni pour la CAMIF, ni pour New Fabris.
    Fait-il bon vivre en Poitou-Charentes où on défile et manipule volontiers le gaz. La crise sociale y est en effet une des plus rudes en France. Depuis que Désirdavenir Royal se consacre davantage à sa Région à l'approche des Régionales 2010,
    qu'a donc fait la négligente pour retenir la région partie à vau-l'eau ?


    En mars dernier, Rocky Martin interpellait ici Sa Cynique Majesté Royal sur la situation des salariés de la SNECMA