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dimanche 8 septembre 2019

Dans une tribune, Mélenchon dénonce les "procès politiques"

"Le temps des procès politiques doit cesser", réclament Mélenchon, Lula et 200 personnalités 

Le chef de le file de La France insoumise et l'ancien président brésilien signent une tribune pour dénoncer leurs procès 

"Non la justice ne doit pas servir d'arme de persécution politique," affirment le président brésilien, actuellement emprisonné pour corruption, et le meneur de La France Insoumise (LFI), sous le coup d'un procès en correctionnelle qui doit se tenir à Bobigny en septembre 2019 pour "actes d’intimidation contre l’autorité judiciaire, rébellion et provocation", dans l'affaire de la perquisition menée par l'OCLCIFF (Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales, un service de la Direction centrale de la Police judiciaire du ministère de l'Intérieur) à son domicile parisien, en octobre 2018, dans le cadre des enquêtes préliminaires sur ses comptes de campagne de 2017 et sur les emplois présumés fictifs au Parlement européen. 

"
Pourtant, c'est devenu le cas aujourd'hui presque partout dans le monde", a estimé, ce 8 septembre dans Le JDD, l'ancien candidat à la présidentielle qui a terminé à la quatrième position, avec 19,58 % des voix, soit 7.060 885 votes d'électeurs, derrière Macron, Marine Le Pen et François Fillon.

C'est ainsi que commence la tribune signée par Mélenchon, l'ex-président brésilien corrompu Lula, le gauchiste argentin Adolfo Perez Esquivel, un altermondialiste Prix Nobel de la Paix, et quelque 200 autres personnalités de même tendance partisane, ce 8 septembre dans les colonnes du Journal du dimanche. 


La France est-elle devenue une "république bananière" comme le suggère Mélenchon, au Brésil, en Equateur ou en Uruguay ?

Résultat de recherche d'images pour "proces politique"
"Nous invitons à la vigilance pour défendre les victimes de ce type d'opération, quelle que soit leur appartenance politique. Nous appelons à la coopération mondiale des résistances juridiques", écrivent les signataires, parmi lesquels figurent également l'Espagnol Pablo Iglesias, secrétaire général de Podemos, l'ancien président équatorien Rafael Correa, 2007-2017, appelé à comparaître plusieurs fois devant la justice depuis son départ du pouvoir (corruption présumée portant sur des contrats commerciaux jugés potentiellement favorables aux intérêts thaïlandais, tentative d'enlèvement par la police d'un député du parti d'opposition Parti de la société patriotique, en 2012, ou pour avoir utilisé de l'argent public pour encourager des militants indigènes à organiser une campagne contre le groupe pétrolier Chevron), et encore l'ex-président uruguayen José Mujica. "Le temps des procès politiques doit cesser", estiment-ils.

"Un seuil est en train d'être franchi" avec "la tactique du 'lawfare'"
Résultat de recherche d'images pour "proces politique"
c'est-à-dire "l'instrumentalisation de la justice pour éliminer les concurrents politiques", considèrent-ils, en citant les cas de Lula, de l'avocat égyptien Massoum Marzouk, de l'opposant camerounais Maurice Kamto et également de Jean-Luc Mélenchon en France.

Le bretteur français vient d'effectuer une longue tournée qui l'a mené du Mexique à l'Amérique du Sud (Uruguay, Argentine, Brésil), lors de laquelle il a rencontré des responsables politiques de gauche, dont Lula, emprisonné pour corruption. 
Ces pays sont au nombre de ceux - marxistes - où sévit encore la théologie de la réconciliation.
Les conflits mondiaux récents demandent une attention particulière à l’altérité religieuse et ethnique, et de penser la vocation chrétienne en termes de récon­ciliation. A partir de l’amour inconditionnel divin manifesté sur la Croix, et de la relation trinitaire des trois Personnes divines, il est question de justice, de repentance, attention aux 'victimes' (singulièrement les migrants, actuellement, de pardon libérateur, de guérison de mémoire, et de réconciliation -,  pour l'impact social important que ces objectifs peuvent avoir sur les esprits affaiblis.
Il avait alors fait un parallèle entre le cas de l'ancien chef d'Etat brésilien et ses propres déboires judiciaires. Le député parachuté sur les Bouches-du-Rhône doit être jugé les 19 et 20 septembre en correctionnelle, avec cinq de ses proches, après une perquisition mouvementée au siège de son parti en octobre 2018.

 "Nous sommes déterminés à ne plus nous laisser faire, chacun dans notre pays, à nous unir, à mettre en relation nos groupes d'avocats (...) pour nous entraider (...) dans les procès politiques que nous subissons", a assuré l'ancien candidat à la présidentielle.

lundi 23 novembre 2015

Argentine: le libéral Mauricio Macri remporte l'élection présidentielle

L'Argentine a tourné la page Kirchner ce dimanche

Les Argentins ont élu le libéral Mauricio Macri à la tête du pays
Mauricio Macri est le nouveau président argentin, ici le 22 novembre 2015.
Mauricio Macri, le nouveau président argentin
La famille Kirchner, Nestor  (2003-2007), puis Cristina (2007-2015), est écartée, après 12 ans de pouvoir.
Le libéral Mauricio Macri a remporté l'élection présidentielle en Argentine

dimanche
et prendra ses fonctions le 10 décembre prochain. Une élection qui met fin à 12 ans de gouvernement Kirchner et marque un virage à droite pour le pays, la 3e économie d'Amérique latine. Mais c
e réformateur a du pain sur la planche pour redresser l'économie nationale. "Nous sommes submergés d'émotions. Merci. Merci d'avoir cru que nous pouvions construire l'Argentine dont nous rêvons. Je suis là, car vous l'avez décidé", a lancé le président-élu aux milliers de militants.

Le candidat de centre gauche, Daniel Scioli, soutenu par la présidente sortante Cristina Kirchner, était onné favori de la présidentielle.

La présidente de gauche, Cristina Kirchner, à la tête du pays depuis 2007 après avoir succédé à son mari, ne pouvait pas se présenter pour un troisième mandat consécutif, selon la constitution.
Au premier tour,  Daniel Scioli (Front pour la victoire, gauche), soutenu par la présidente sortante totalisait 36,12% des voix, devant le conservateur Mauricio Macri (34,97%).
Le député Sergio Massa, dissident kirchnériste est arrivé en troisième position (21,2%) devant la candidate de gauche Margarita Stolbizer (3,4%), le trotskyste Nicolas Del Cano (2,6%) et le péroniste Adolfo Rodriguez Saa (1,7%).
La tenue d'un second tour est une première dans l'histoire de l'Argentine, pays où il suffit de rassembler 45% des suffrages pour être élu au premier tour, ou seulement 40% si l'écart avec le deuxième atteint 10 points.

Mauricio l'outsider

Mauricio Macri a bâti une coalition victorieuse autour du parti de droite qu'il a fondé, le PRO, en associant notamment les radicaux de l'UCR (centre-gauche), un parti historique diminué qui a offert à Cambiemos son réseau national. L'homme, plébiscité dans le milieu des affaires, est également l'ancien président du club de football de Boca Juniors, le plus prestigieux d'Argentine.
 
Remiser les rancoeursAprès le dépouillement de 91% des bulletins de vote, qui le donnait gagnant avec 52,11% des voix, il a appelé à remiser les rancoeurs après douze ans de Kirchnérisme. "C'est un jour historique, c'est un changement d'époque qui va être merveilleux", "sans revanche ni règlements de comptes", a assuré Mauricio Macri.Le nouveau président aura pour principale mission de redresser l'économie, au bord de la récession, après 10 ans de forte croissance. Sans majorité à la chambre des députés, ni au Sénat, Mauricio Macri devra tisser des alliances pour gouverner l'Argentine, avec une opposition péroniste détenant la majorité absolue au Sénat et une majorité relative de députés.

mardi 14 janvier 2014

Julie Gayet vit très bien la rumeur de sa liaison avec le président infidèle

L'emploi, le pouvoir d'achat et la guerre sont si peu de choses sous Hollande

Santiago Amigorena a dit sa vérité sur la relation de Hollande avec Julie Gayet
son ex-épouse.


Le père de ses deux enfants et scénariste argentin proche de Cédric Klapish explique sur Europe 1 comment Julie Gayet vit la révélation, le 10 janvier, de sa  relation avec François Hollande.

Des jours que je n’ai pas oubliés : c’est le titre du dernier roman de Santiago Amigorena. Un livre qui raconte la fin d’un couple qui vole en éclats lorsque la femme quitte son compagnon pour un autre homme. Depuis la révélation par Closer d’une liaison entre François Hollande et Julie Gayet, ce roman a été enfin lu et décrypté. Le bouquin pourrait en effet être "autofictionnel", s'il n'est pas autobiographique. Ce dernier roman devrait connaître une mise en lumière médiatique que son auteur n’a pas anticipée, sauf si la liaison dure depuis plusieurs mois, auquel cas la publication de P.0.L, l'éditeur, serait un coup de maître.

Juif de naissance, ce qui explique l'affaire de la "quenelle" prise particulièrement à coeur par Manuel Valls
. Amigorena (1962) a écrit une trentaine de films, une dizaine d’articles et quelques milliers de pages au cours de sa vie d'errance et d'exils successifs. 

Muet, de naissance aussi, il a écrit un premier livre pour s’oublier, des articles pour s’ennuyer et des scénarios pour oublier de s’ennuyer. De quoi s'ennuyer à le lire sur le même sujet: Le Premier amour (2004), La Première Défaite (2012) et Des jours que je n'ai pas oubliés (2014)
...
Il y narre en effet la rupture douloureuse entre un scénariste et une actrice, parents de deux enfants, qui vivaient une histoire passionnelle depuis plus d’une décennie avant que ladite actrice ne voit un autre homme, dépeint sous les traits d’un comédien dans le roman.
"Il ouvre la fenêtre et pense à sauter". C’est sur cette première phrase que s’ouvre ce roman à fleur de peau.

Pour lever toute ambiguïté, l’auteur est intervenu dans l’émission de Nicolas Poincaré sur Europe 1. "Mon nom s’est trouvé mêlé à ça, j’étais marié avec Julie pendant huit ans, on a divorcé en 2006. Donc ça fait assez longtemps, a-t-il expliqué en préambule. Evidemment, c’est quelqu’un que je connais très bien, avec qui je m’entends très bien et je suis un peu attristé et extrêmement surpris par tout ce qui se dit sur elle.

Sans oublier la promotion de son livre,
i'ex assure que toute ressemblance avec une situation actuelle est totalement fortuite.
"C’est de la fiction, une fiction qui se passe en 2003, a-t-il afirmé. C’est écrit pour pouvoir être lu par des gens qui veulent faire travailler leur intelligence et leur imaginaire. C’est pas du tout un document qui veut établir une vérité." 
"Julie Gayet ne vous a pas quitté pour François Hollande, vous n’avez pas tenté de vous suicider", interroge Nicolas Poincaré. "Absolument pas, a balayé Santiago Amigorena. Et je ne connais pas François Hollande. […] Toutes ces choses que l’on commence à supposer se cristallisent très vite en vérité."

Le futur Nobel de litérature dément avoir été missionné par son ex-épouse pour parler en son nom. 
Il a d’abord voulu louer les qualités de celle qui lui a donné deux enfants : "Je ne suis pas son porte-parole, elle n’a pas besoin d’un porte-parole; en tout cas je pense que je la connais très bien, que je peux parler d’elle. C’est une actrice sublime, qui travaille beaucoup, une mère qui s’occupe de ses enfants, et c’est vrai qu’il y a des choses qui ont été écrites..." 

Santiago Amigorena fait référence aux liens qui ont été établis entre son ex-femme et le banditisme corse, via l’appartement où elle retrouvait François Hollande et qui lui était prêté par une amie. "Quand on lit les titres, on a l’impression que finalement il y a un banditisme qui a mis à disposition du président de la République un appartement. En fait c’est une relation amicale extrêmement simple avec des parents de l’école. C’est une amie de Julie [ l’actrice Emmanuelle Hauck], c’est la mère d’un ami de mes enfants. Dans ce rapport, je la connais aussi; elle n’a absolument aucun lien avec tout ça", affirme ce proche, malgré le peu de valeur d'un tel témoignage au regard de la justice.

Santiago Amigorena raconte comment son ex-épouse traverse la tempête médiatique 

Juliette Binoche et S.Amigorena 
Pour conclure, l'Argentin explique: "C’est pas facile, a-t-il admis. En même temps, elle est très calme avec tout, très sûre d’elle je pense, il n’y a aucune faute, aucune tromperie." Il fallait le dire, en effet...
Nous n'avons décidement pas les mêmes valeurs !
VOICI n'a pas encore pris l'avis de Valoche... C'est pour son prochain numéro ?

mercredi 13 mars 2013

Le pape François succède à Benoît XVI

L'Esprit Saint innove à plus d'un titre

Le successeur de Saint Pierre vient d'Amérique latine
L'Argentin Jorge Mario Bergoglio, archevêque de Buenos Aires, a été élu pape mercredi à la surprise générale pour prendre la tête de l'Eglise catholique.

Sa personne établit la synthèse entre la Curie romaine et l'Eglise du monde
Il a donné sa première bénédiction à "tous les hommes et les femmes de bonne volonté". 
Fait sans précédent il a demandé à la foule des fidèles massée sous sa fenêtre de bien vouloir le bénir.

Il se fera appeler Pape François
Premier "François" de la papauté, le nouveau pape, qui est âgé de 76 ans,  rend certainement hommage à Saint François d'Assise, à l'origine de l'ordre des Franciscains, fondé sur la pauvreté totale et la prédication. Proche des franciscains par son ascétisme, Jorge Mario Bergoglio a en effet consacré une partie de sa vie aux pauvres.
En changeant de nom, le pape change ainsi de mission en abandonnant son nom de baptême. La Bible fait explicitement référence à cette "transformation" lorsque Jésus choisit de donner à Simon le nom de Pierre : "Heureux es-tu, Simon fils de Jonas : ce n'est pas la chair et le sang qui t'ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux. Et moi, je te le déclare : tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l'emportera pas sur elle" (Mt16, 13-19).
Joseph Ratzinger avait choisi Benoît XVI en référence à Benoît XV, grand pacifiste au cours de la Première Guerre mondiale.  


L'élection du nouveau pape est intervenue au second jour du conclave
 

La fumée blanches'est élevée de la cheminée de la Chapelle Sixtine vers le ciel à 19 heures ce mercredi 13/3/2013. 
Dans la matinée, les 115 cardinaux électeurs ont participé à la messe Pro Eligendo Pontifice dans l'enceinte de la basilique Saint-Pierre, où ils ont rendu hommage à Benoît XVI avec un tonnerre d'applaudissements.
Dans son homélie, Angelo Sodano, le doyen du collège des cardinaux, a appelé ses pairs à "travailler tous ensemble pour construire l'unité de l'Église".
A la différence de 2005, où Joseph Ratzinger dominait les débats, les "papabili", ou papes potentiels, étaient cette fois au nombre d'une douzaine, ce qui aurait pu compliquer l'élection. Beaucoup d'"experts" s'étaient risqués à la prédire  pour jeudi.

La personne du souverain pontif s'est donc imposée comme une évidence après qu'il soit arrivé second lors du conclave de 2005 qui a choisi Josef Ratzinger.  
Les quatre prédécesseurs du pape François ont tous été élus après deux ou trois jours de délibérations. En moyenne, sept tours de scrutin ont été nécessaires lors des neufs derniers conclaves. Quatre avaient suffi à Benoît XVI.

Le pape François est apparu au balcon central de la basilique Saint-Pierre une heure après l'apparition d'une fumée blanche sur le toit de la chapelle Sixtine, signe de son élection.
"Annuntio vobis gaudium magnun. Hebemus Papam (Je vous annonce une grande joie. Nous avons un pape)", avait auparavant déclaré le protodiacre et cardinal français, Mgr Jean-Louis Tauran.

François, dont la messe inaugurale aura lieu mardi, devient donc le 266e souverain pontif. Son nom n'avait pas été cité au nombre des "papabile". Les observateurs envisageaient un jeune septuagénaire. 
Le pape est élu à la majorité des deux tiers par les 115 cardinaux électeurs, ce qui suppose de réunir 77 voix. Ce seuil a donc été atteint dès le cinquième tour de scrutin.

Il est en outre le premier jésuite à devenir évêque de Rome.
 
Comme souvent, son élection a été une surprise et les pseudos experts, qui avaient redouté l'élection d'un conservateur, avaient milité contre le cardinal Angelo Scola, archevêque de Milan, bien qu'érudit et ouvert, misant sur la réalisation du dicton selon lequel celui qui  entre pape au conclave en resort cardinal. Il s'agissait qui plus est de trouver une personnalité à même de tenir les rênes.

Enfin, le pape François est le premier élu des Amériques 
"Comme vous le savez, la tâche du conclave est de donner un évêque à Rome. Il semble que mes frères cardinaux soient allés presque au bout du monde", a souligné l'élu, s'adressant à la foule en italien: il est en effet d'ascendance italienne
"En tant que premier pape issu des Amériques, son élection exprime également la force et la vitalité d'une région de plus en plus importante dans l'évolution du monde et, aux côtés de millions d'Américains hispaniques, nous, aux Etats-Unis, partageons la joie de ce jour historique", dit quant à lui Barack Obama.

François Hollande n'a pas ignoré le nouveau pape comme l'ancien

Il a daigné adresser au pape François ses "félicitations les plus chaleureuses
et (ses) vœux très sincères pour la haute mission qui vient de lui être confiée à la tête de l'Eglise catholique pour faire face aux défis du monde contemporain."
Bien qu'il n'ait pas rencontré Benoît XVI, François Hollande a péroré
"La France, fidèle à son histoire et aux principes universels de liberté, d'égalité et de fraternité qui fondent son action dans le monde, poursuivra le dialogue confiant qu'elle a toujours entretenu avec le Saint-Siège, au service de la paix, de la justice, de la solidarité et de la dignité de l'homme", écrit le président laïc.

Bravant la pluie, des milliers de fidèles se sont pressés toute la journée place Saint-Pierre à Rome et une immense clameur s'est élevée dès l'apparition de la fumée blanche.
"Je ne m'attendais pas à cela, mais je suis absolument ravi. C'est un moment unique. Il y a grand sentiment de cohésion ici", s'est réjoui un prêtre de Glasgow.

mercredi 7 juillet 2010

Plenel assure vouloir porter plainte: chiche !

Mediapart calomnie mais se déclare diffamé...
Edwy Plenel se dresse sur ses ergots

Le journaliste Edwy Plenel, fondateur et président du site payant Mediapart, se sent acculé. Il devrait prendre garde à Didier Porte...
Lien PaSiDupes

L'arroseur arrosé n'aime pas l'eau

Plenel a annoncé mercredi son intention de "saisir la justice" pour diffamation après que Xavier Bertrand (UMP) a qualifié de "méthodes fascistes" la couverture de l'affaire Bettencourt par le site internet.
"Xavier Bertrand a parlé de « méthodes fascistes » et d'ailleurs je peux vous annoncer qu'avec nos avocats nous allons saisir la justice car c'est un propos évidemment diffamatoire", a estimé Edwy Plenel sur France Info.

Plenel n'a pas le sens de l'humour de Stéphane Guillon.

Carton jaune
Il a vu dans ces déclarations une "attaque concertée, non pas de la majorité (...) mais de la garde rapprochée du président".
Edwy Plenel, nombril du monde hexagonal, globalise au-delà de sa sinistre personne.
"Cette garde rapprochée, au bout de trois semaines de révélations [sans preuves, ce ne sont que de vulgaires allégations], manifeste un mépris profond de la démocratie et de la justice dans sa mauvaise foi", a affirmé le journaliste, démocrate justicier et paranoïaque.

Bon point

"Je trouve que François Fillon a été beaucoup plus modéré à l'Assemblée", a-t-il estimé.

Argumentaire fumeux

Edwy Plenel ne peut se contenter d'embrouiller l'opinion

Mediapart fut par deux fois assigné devant le tribunal de Paris
, jeudi matin 24 juin. Ces assignations visent Edwy Plenel et les journalistes Fabrice Arfi et Fabrice Lhomme.

Sur son site, Plenel a le sentiment que "comme nous l'avons expliqué constamment depuis notre premier article, mis en ligne le mercredi 16 juin, nous avons donc toujours veillé, dans cette affaire, à ne jamais porter atteinte à la vie privée de ses protagonistes." Des enregistrements clandestins au domicile des personnes privées respectent évidemment la vie privée. Mais Plenel n'a pas toujours partagé son propre avis... (voir ci-dessous)

Et de tirer d'hallucinantes conclusions de sa "bonne foi"
"L'ampleur prise, dans la pluralité des sensibilités et des opinions, par le débat politique et médiatique autour de nos informations confirme, s'il en était besoin, leur pertinence et leur nécessité." Cela va mieux en le disant, en effet !
"Il y a eu une décision de justice qui a été rendue il y a une semaine, par une vice-présidente du tribunal de Paris qui dit que les informations de Mediapart sont légitimes et d'intérêt public, que nous avons fait notre travail de manière rigoureuse. Elle déboute Mme Bettencourt et son chargé d'affaires, qui voulaient que nous enlevions nos informations", a-t-il ajouté.
=> Ce que Plenel ne précise évidemment pas c'est que la vice-présidente Isabelle Prévost-Desprez en a surtout profité pour tacler au passage le procureur de Nanterre, Philippe Courroye, avec lequel elle est dans les plus mauvais termes.
=> De plus, cette ancienne juge d'instruction n'a statué que sur "un abus de faiblesse sur des faits commis entre 2002 et 2009 et concernant le seul François-Marie Banier"... Plenel aurait-il encore amalgamé à son cas ?

La juge n'a pas jugé sur le fond, mais Plenel fait encore de l'amalgame
"Maintenant que la justice nous a donné raison, on en vient à la calomnie parce que c'est celui qui dit qui y est", a-t-il dit. Et on ne sait plus de quoi on parle. C'est la but recherché: profiter de la confusion pour avancer ses pions.

De la confusion au commentaire gratuit
"Actuellement, Eric Woerth est mis par ses amis dans la pire situation parce qu'il sert de bouclier au président de la République. Tout cela est assez indigne", a jugé Edwy Plenel. Si c'est lui qui le dit, c'est lui qui l'est !...

Un trotskiste qui fait confiance en la justice ?
"On devrait laisser la justice travailler, nommer un juge et respecter le travail, validé par la justice elle-même et par les citoyens, du journalisme", a-t-il dit.
Mais il lui faudrait un juge « indépendant ». Comment voulez-vous qu'un journaliste qui sait que 'journaliste indépendant' veut dire syndiqué au SNJ ne réclame pas un juge tout aussi indépendant du pouvoir, quitte en revanche à être dépendant du 'bon' syndicat de la magistrature ?

L'affaire ne profiterait pas à Mediapart
Le 7 juillet, sur son site payant, Plenel en profite pour réclamer des sous.
"Oui, la liberté a un prix, un prix inestimable, une utilité indispensable. Dès lors, si vous ne l'êtes pas encore, abonnez-vous à Mediapart, dont c'est la seule recette. Et si vos amis ne le sont pas encore, invitez-les à s'abonner."
Mediapart serait-il victime d'un tsunami que le site fait appel aux dons?...

Alors, en relevant les compteurs de son site, Plenel a eu cette idée.
"Je rappelle les faits que M. (Christian) Estrosi, que M. Bertrand, que tous les autres ignorent : nos révélations ont enrichi l'Etat. Elles ont servi l'intérêt public, elles ont permis de découvrir une évasion fiscale d'ampleur qui a été reconnue par Mme Bettencourt".
"Nos révélations ont mis en évidence [sans rien prouver] un conflit d'intérêt que M. Woerth a admis en annonçant lui-même la démission de sa femme" et, selon lui, ses allégations "posent la question de financements politiques illégaux".

ENTENDRE Edwy Plenel

Le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, ne s'est pas laissé enfumer

Il a critiqué mardi soir au Raincy (Seine-Saint-Denis) le rôle des socialistes dans l'affaire Bettencourt ainsi que celui du site d'information Médiapart, l'accusant d'user de "méthodes fascistes".

Le journalisme « indépendant » n'a pas qu'à se féliciter de compter Plenel dans ses rangs

Journalisme d'investigation ou face cachée du terrorisme
S'il a gardé une image de journaliste cabochard, c'est qu'il a tenu tête à Mitterrand, auteur des écoutes illégales de l'Élysée dans les années 1980. Plenel a été mis sur écoute en raison de ses enquêtes sur la cellule dite anti-terroriste de l'Élysée, notamment son implication dans le dévoilement de l'affaire des Irlandais de Vincennes, mais aussi de sa crainte qu'il révèle l'existence de sa fille cachée.

Indépendant ne veut pas dire objectif
Il devrait prendre sa retraite à 60 ans, en 2012.
Né à Nantes en 1952, il commença des études universitaires à Alger, mais nul ne sait où il les acheva et avec quel diplôme. En 1970, à l'âge de 18 ans, il arriva à Paris pour rejoindre la Ligue communiste révolutionnaire. En 1976 il fut journaliste de la LCR (sous le pseudonyme de Joseph Krasny) à l'hebdomadaire Rouge,
Dissout avec la LCR lors de la fondation du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) d'Olivier Besancenot (le nouvel hebdomadaire Tout est à nous !) L'Oréal inclus ...

Après son service militaire, il s'éloigna de la LCR et pratiqua l'entrisme aux dépens du Monde en 1980. Son livre Secrets de jeunesse (2001) revient sur une jeunesse militante trotskiste qu'il n'a jamais reniée.

=> Dans les années 70, la LCR était alors sur une position proche de thèses insurrectionnelles, défendant les prises d'otages des Jeux olympiques de Munich de 1972, soutenant certaines actions de guérillas, notamment celles de l'ERP en Argentine (Hubert Krivine participa à la fondation de l'ETA en Espagne).

Plenel est-il le mieux placé pour enseigner le journalisme 'indépendant' ?

Plenel fut aussi accusé d'autoritarisme dans sa gestion de la rédaction du Monde.
La fin de sa carrière à sa direction a été précipitée par les révélations de Pierre Péan et Philippe Cohen dans le livre La Face cachée du Monde, du contre-pouvoir aux abus de pouvoir (Mille-et-une nuits, 2003). Contestant ce réquisitoire, qu'il juge semé d'inexactitudes ou de calomnies (déjà), Plenel s'est fait justice dans un bouquin où il qualifie d'« attentat éditorial » (c'est un révolutionnaire nostalgique) la contestation de ses procédés.
Trotskiste vertueux, il pose son engagement professionnel au Monde en exemple et tente d'imposer sa conception du métier de journaliste sans foi ni loi. L'autocrate satisfait justifie ses divergences avec ceux qui au Monde lui tenaient tête.

Radicaux, voire évolutionnaires, mais bénéficiaires de cooptations
Certes, Edwy est fils de...
Pour commencer, son papa, Alain Plenel, était anti-colonialiste, mais vice-recteur de la Martinique ! Toujours est-il que ça donne des passe-droits en « république bananière », mais Nono Mamère ne touche pas à ces cas-là...

Pour avoir participé, auprès du professeur Paul Alliès, à la création du Master II professionnel « Métiers du journalisme » à la faculté de Droit de Montpellier, il y a été nommé « professeur associé » en 2006, sur proposition des instances universitaires. Plenel enseigne au sein du département de sciences politiques de l'Université Montpellier 1.
Les professeurs associés sont cooptés et non recrutés sur diplômes. Benoît Hamon (bac +3) enseigne pour compenser le manque à gagner d'un échec aux élections. Et il ne manque plus qu'un autre petit coup de pouce démocratique pour passer d'agent non titulaire de l'Etat à titulaire. Ce qu'ils appellent l'égalité des chances.
Les principaux cours de Plenel ont pour intitulé : « Philosophie du journalisme », « Sociologie du journalisme », « Presse et pouvoir », « Communication et politique ». Aucun sur « Ethique du journalisme »... Un pointe de pudeur ? Ce sera pour l'année prochaine, à condition de racler les fonds.

« Qui était ce Joseph Krasny dont l’auteur, dans sa jeunesse, adopta le pseudonyme ? » (BHL)
Regard fuyant et moustache épaisse dissimulant son mal être, Plenel menace de traîner ses opposants devant les tribunaux, mais règle ses comptes à coups de bec et de sa plume.
2010 : Edwy Plenel annonce qu’il est sur le point de gagner le pari de Médiapart. Montée de toutes pièces, l'affaire Bettencourt sera un beau coup marketing: son site Mediapart – réservé aux nantis - est payant.

Petit retour sur Paul Allies

Ce piston de Plenel-le-jeune était certes professeur de droit à l'Université Montpellier 1 , mais en 2008, Paul Alliès était au côté d'...Arnaud Montebourg, secrétaire national adjoint du Parti Socialiste au sein du secrétariat national à la rénovation du parti.
Aux dernières régionales en Languedoc-Roussillon, Alliès (PS)avait singé Nono Montebourg(PS)en appelant à voter pour René Revol (Parti de gauche de Mélenchon-Buffet)contre Jojo Frêche (PS).
Ainsi donc, dans l'affaire Bettencourt, la collusion entre Mediapart et le socialiste Montebourg serait pure affabulation ? Allons donc !
Mais c'est à vous de voir...

lundi 4 mai 2009

La "Ronde infinie des obstinés" a quitté le parvis de l'Hôtel de ville de Paris

Le Guiness des records ne s'intéresse même pas à eux !

La "Ronde infinie des obstinés", sur le parvis de l'Hôtel de ville de Paris, ne tourne plus rond: la coordination nationale des universités y a mis un terme, lundi midi.
Lancée le 23 mars 2009, la "Ronde des obstinés" est une action contre les projets de réforme dans les universités, ainsi que contre la future réforme de la formation des enseignants des premier et second degrés.
Elle a atteint les 1 007 heures de marche continue. Bravo les gars! L'épreuve sera-t-elle validée à hauteur d'un trimestre de cours ?

Pour autant, les organisateurs, étudiants et enseignants-chercheurs, ont le tournis, mais ils ne baissent pas les bras. "Nous allons faire tourner le lieu de la ronde", ont-ils indiqué.

En Argentine, d'où l'idée est reprise?

Le rendez-vous fut fixé, le 30 mai… 1977.
A 15h30 sur la Plaza de Mayo de Buenos Aires,. trente ans plus tard, des dizaines de mères continuent de se rassembler chaque jeudi pour tourner en rond. Une marche circulaire avec un seul but : « Ne pas oublier, ne pas pardonner ». Ne pas oublier leurs fils, disparus trois décennies plus tôt. Ne pas pardonner à ceux qui les ont enlevés, puis torturés ou assassinés. Tel est le pacte immuable de ces femmes. On les appelle les « Mères de la place de mai » (MPM). Il est à craindre que les pâles imitateurs parisiennes se la jouent un peu légèrement.

vendredi 26 octobre 2007

Royal se défile en Amérique du Sud

Elle sèchera le Conseil national du PS !
On dit que Sa Cynique Majesté Royal brigue la succession de son ex-concubin et futur ex-Premier secrétaire à la tête du Parti socialiste, mais refuse d’affronter le regard des éléphants et des ‘jeunes lions’ lors du powwow socialiste de demain samedi.
Royal, l’ex-candidate socialiste à la présidentielle, a choisi de briller par son absence en allant voir là-bas si elle y est, mais dans l’hémisphère sud où le climat est plus clément en cette saison. A partir de vendredi, le hasard faisant mal les choses, elle sera empêchée par un voyage en Argentine et au Chili, dont les points forts sont des rencontres entre femmes, avec la candidate Cristina Kirchner à Buenos-Aires et la présidente Michelle Bachelet à Santiago.
Marie-sEGOlène Royal imposera sa présence en Argentine au moment de l'élection présidentielle, où la péroniste Cristina Kirchner est largement favorite pour succéder à son mari. En se frottant à la candidate argentine, Sa Cynique Majesté susnommée rechercherait-elle le moyen de faire reluire son blason ?
Cette visite survient alors que la popularité de Michelle Bachelet, la présidente socialiste du Chili, a connu une forte baisse due au mécontentement social, et que le fossé entre pauvres et riches a continué de se creuser depuis dix ans.
Royal fait durer sa "phase de réflexion et de reconstruction" pourtant allégée de la période d’autocritique qu’elle a escamotée. Elle poursuit son tour du monde après le Québec, Prague et l’Italie. Ses absences dans l’hexagone et au Conseil national du PS ne semblent pas poser problème et ses administrés de Poitou-Charentes n’ont pas beaucoup l’habitude de la voir ailleurs qu’à la télévision.