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jeudi 30 avril 2020

Déconfinement : le Conseil d'Etat autorise la pratique du vélo

"En même temps", l'usage autorisé du vélo reste réglementé...

Pour prendre de l'exercice ou faire ses courses, le vélo est autorisé dans les limites géographiques définies par l'état d'urgence sanitaire. 



Le Conseil d'Etat a rendu sa décision jeudi après une requête des usagers, qui jugeaient les interdictions et verbalisations abusives.

Les cyclistes, au même titre que les coureurs à pied, sont bien en droit de pratiquer l'activité physique sur leur vélo dans les limites d'1 kilomètre autour de son domicile et d'1 heure par jour. C'est le sens de la décision rendue par le Conseil d'Etat, jeudi, après avoir été saisi en référé-liberté par la Fédération des usagers à bicyclettes (FUB), le 20 avril.

Après avoir entendu les parties lors d'une audience mercredi, les juges administratifs ont ordonné au gouvernement d'indiquer "publiquement et largement que le vélo peut être utilisé pour les déplacements autorisés durant le confinement" ajoutant que "les verbalisations résultant de la seule utilisation d'une bicyclette, à l'occasion d'un déplacement autorisé, sont injustifiées".

800 témoignages de cyclistes ayant reçu des "insinuations déplacées"

Cette requête de la FUB intervenait après avoir reçu plus "de 800 témoignages de cyclistes ayant utilisé leurs vélos pour un motif légitime, notamment pour aller travailler ou faire leurs courses" mais ayant reçu des " insinuations déplacées" voire des verbalisations effectives (et 135 € d'amende).

La communication des ministères ajoutait à la confusion
affichant via des pictogrammes, l'interdiction du "vélo loisir" alors que rien dans les textes n'interdisait formellement son usage pour "l'activité physique individuelle des personnes" décrite dans l'attestation de déplacement dérogatoire en place depuis le début du confinement mi-mars.

Le Conseil d'Etat a jugé que "pour un déplacement que [le décret] autorise, l'usage, pour un déplacement que [le décret] autorise, d'un moyen de déplacement particulier, notamment d'une bicyclette, ne saurait, à lui seul, caractériser une violation de l'interdiction qu'il édicte". Autrement dit, tant que la zone de confinement est respectée, il est possible de rouler.

On notera que les rédacteurs édictent des avis rédigés en longues phrases complexes chargées en incises qui ne sont pas faits pour être compris.

mercredi 22 août 2018

Les moyens de l'Elysée pour Brigitte Macron qui poursuit ses vacances à Brégançon avec sa famille

Pour Brigitte Macron, le personnel de l'Elysée reste mobilisé à Bormes-les-Mimosas

Emmanuel Macron a quitté mardi soir le fort de Brégançon, mais son épouse Brigitte y est restée où elle héberge sa famille.
Brigitte Macron et sa fille Tiphaine, dimanche 19 août à Brégançon
Brigitte Macron garde le fort pour elle, ses enfants et petits-enfants 

Après  trois semaines au fort de Brégançon, présentées comme discrètes par la presse caniveau, lien PaSiDupesEmmanuel Macron a fait un passage éclair à Paris mardi 21 au soir pour figurer au premier Conseil des ministres de rentrée, mercredi matin, et distribuer le travail
Son épouse n’est pas non plus encore prête pour la rentrée à Paris. Brigitte Macron est restée au fort avec sa famille. Pendant ses trois semaines de vacances, la sexagénaire s'est régulièrement exposée aux caméras. Lien PaSiDupes 
Résultat de recherche d'images pour "brigitte macron velo bregancon"

Mi-août, elle a effectué une sortie en vélo électrique, à Bormes-les-Mimosas (Google a supprimé le lien: voici une photo de l'épouse en mini short et tee-shirt fluo, jouant les adolescentes, ci-dessus), où se situe la résidence d'été des présidents de la République. Plus tôt, elle avait été photographiée à l'arrière d'un jetski, lien PaSiDupes, au large du fort de Brégançon.

Ses "belles jambes" ne la portent plus et Brigitte Macron est à la traîne

La sexagénaire, un boulet pour sa fille dans l'ascension du fort


Lui a-t-on fortement déconseillé de se montrer en maillot ?

Parti mardi, Macron revient jeudi midi...

877,3 km : Macron sera à nouveau au fort de Brégançon ce week-end des 25 et 26 août : il fera un aller et retour en jet, pour ...y travailler ! Lien PaSiDupes
3h20 par avion, soit 13h00 de travail en jet, à deux jours d'intervalle...

jeudi 28 septembre 2017

Code du travail : Raquel Garrido se réjouit du succès de la manif des Insoumis... qui n'a pas encore eu lieu

Un sens moral égalant celui de Mélenchon

Extrême gauche exemplaires dans un monde pourri ?

VIDÉO. Ordonnances : quand l'insoumise Garrido, devenue chroniqueuse télé, interpelle PhilippeAu lendemain de la manifestation contre la réforme du Code du travail à l'appel de Jean-Luc Mélenchon, la porte-parole de la France insoumise (LFI) s'est félicitée dans "Les Terriens du dimanche" du succès de cette mobilisation de rue.
Samedi 23 septembre, devant des dizaines de milliers de partisans réunis place de la République à Paris, Jean-Luc Mélenchon s'est montré menaçant envers le président Macron : "la bataille" contre les ordonnances réformant le Code du travail "n'est pas finie".

Un discours qu'il a vociféré à l'issue d'une manifestation qui a réuni 30.000 personnes, selon la police, mais 150.000 personnes, selon la France Insoumise.



Code du travail : Raquel Garrido se réjouit du succès de la manif des Insoumis... qui n'a pas encore eu lieu
Chroniqueuse de l'émission de Thierry Ardisson "Les Terriens du dimanche", Raquel Garrido s'est félicitée à plusieurs reprises du succès de la manif du meneur de la France Insoumise, dont elle fut la porte-parole pendant la campagne présidentielle perdue. 

Trois fois exactement, comme l'a souligné Libération, mardi 26 septembre.

Or, le site de la rubrique Desintox de Libération, comme celui d'Arrêt sur Images, a également souligné que l'émission de C8 avait été enregistrée jeudi 21 septembre... Soit deux jours avant la manifestation en question.

Toute honte bue, Maître Raquel Garrido a répliqué mais sur Twitter à la révélation : "Dimanche 24 septembre, une émission a diffusé une info véridique : la Marche du 23 septembre a été réussie. Libé et ASI [Arrêt sur Images] sont scandalisés !"

Puis, elle a souhaité "bonne nuit" aux "rageux", en détournant la maxime du journaliste et homme politique Émile Girardin : "Gouverner, c'est prévoir".

Dans un billet du début septembre dans son blog, Jean-Luc Mélenchon n'a pas craint de défendre Raquel Garrido, figure de la "France insoumise", et a loué sa personnalité... Le député élu dans les Bouches-du-Rhône - qui veut être la sardine qui bouchera le port de Marseille - mettait en regard une forme d'intransigeance à l'égard de Raquel Garrido, tandis que des trajectoires similaires d'hommes politiques battus et recyclés dans les media ont selon lui bénéficié d'une certaine indulgence.
"L'arrivée de Raquel Garrido sur C8 a polarisé la hargne de la caste, lance-t-il. Ceux-là n'avaient bien-sûr rien à dire quand Cohn-Bendit nous agonisait de postillons sur Europe 1 ou que Roselyne Bachelot officiait ici et là. Leurs critiques restent d’ailleurs très évasives en ce qui concerne les autres militants politiques dorénavant installés à l’antenne: Raffarin, Guaino, Dray et compagnie," débite le dépité de la présidentielle 2017.
Il faut rappeler que Mélenchon est lui-même un manipulateur de l'opinion.
Passons sur ses petits mensonges ordinaires concernant son mode de vie
et attardons-nous un instant sur le trucage photo de Mélenchon à la tête d'un cortège fantasmé, le 1er décembre 2013.
Les militants du 'Parti de gauche' (LFI d'alors) se prêtent à la mascarade:
Petite mise en scène médiatique de @JLMelenchon. A la télé et en réalité... http://twitpic.com/dn8ohr
Oh, la belle et grosse mobilisation de travailleurs en colère !...


VOIR et ENTENDRE la présentation de ce rassemblement sur TF1, complice de 'Monsieur Mélenchon' :

Quant à le vertueuse Garrido, avocate de son état et modèle de manipulatrice de l'information, CNews envisage-t-elle de virer sa chroniqueuse simulatrice ?


jeudi 5 janvier 2017

Code de la route: Nicolas Sarkozy, cycliste interpellé par la police

Bientôt une pétition virale contre l'ancien président ? 

Nicolas Sarkozy en flagrant délit d'infraction au Code de la route.
 

Dura lex sed lex: l'ancien chef de l'État en a fait l'expérience samedi dernier, comme le rapporte Nice-Matin.

Alors qu'il était parti comme à son habitude faire une petite balade à vélo autour de sa résidence du Cap Nègre, Nicolas Sarkozy s'est fait rappeler à l'ordre par un gendarme Truchot à Saint-Tropez. L'ancien chef de l'État roulait à contre sens sur le port, quai Gabriel-Péri. 
Le policier municipal a alors demandé à Nicolas Sarkozy, pris en flagrant délit, de s'arrêter. "Je ne sais pas comment il a pu arriver jusque-là... Je lui ai demandé de façon courtoise de descendre de son vélo et de continuer à pied, ne serait-ce que pour des questions de sécurité", a confié à Nice-Matin le policier tropézien.

L'ancien candidat à la primaire de la droite s'est exécuté sans sourciller. 

Nicolas Sarkozy s'est d'ailleurs excusé pour son manquement au Code de la route, avant de repartir tranquillement en tenant son vélo à la main. "Je l'ai arrêté à titre informatif comme je l'aurais fait pour n'importe quel autre cycliste, sans idée de PV. Il n'y a pas eu de traitement de faveur", explique le jeune policier, soulignant que Nicolas Sarkozy a été "très aimable".

Les pétitionnaires professionnels vont-ils savoir se tenir ?
Taubira en vélo à deux roulettes
Il n'est pas garanti qu'ils lui reconnaîtront le droit à l'erreur et qu'ils ne l'accuseront pas d' "insincérité", terme peu usité rendu célèbre par la Cour de justice de la République (CJR) au procès de Christine Lagarde dans l'affaire de l'arbitrage en droit de l'affaire Tapie...

Caroline de Haas à vélo, on voudrait voir ça, quel que soit le sens qu'emprunte la féministe, mais pour sa nocivité d'internaute, on connaît.

Noël Mamère
qui dit circuler à vélo dans Paris, mais qui se fait déposer en taxi, est fort capable d'animer les réseaux sociaux si prompts à la spontanéité...

vendredi 28 octobre 2016

Copé a remercié la boulangerie qui vend des pains au chocolat à 15 centimes

Des mini-chocolatines sont vendues en grande surface ou chez Picard

Les sans-dents" s'en contenteraient: Hollande peut leur en faire livrer...

La boulangerie de Stéphane Moa, à Boulogne-Billancourt, a fait le buzz mercredi 26 octobre en faisant la promotion de ses "petits pains au chocolat de M. Copé" à 15 centimes. 
En réponse à la question piège à éviter pour être étiqueté "chef d'Etat" de bon niveau, le candidat à la primaire de la droite et du centre a donné un prix de cette viennoiserie qui a surpris ceux qui, comme Marie-Antoinette, avalent de la brioche au petit-déjeuné, l'évaluant aux alentours de 10 à 15 centimes. La presse-bobo s'est aussitôt gaussée, elle qui ne se satisfait pas de mini-pains au chocolat, mais engloutissent des chocolatines standard, à faire baver les "sans-dents" de Hollande. 


Ce jeudi, Jean-François Copé (LR) a appelé personnellement la responsable de la boulangerie, Virginie, qui a eu l’idée d'étaler ses mini-viennoiseries à la portée des bourses les plus modestes, pour preuve que le responsable politique n'est pas aussi coupé de la réalité que la presse sociale veut le faire paraître. Il n'est pas interdit aux accidentés de la vie de s'offrir un petit plaisir. "C’était hyper détendu", témoigne la boulangère, flattée d’avoir l’homme politique en direct au téléphone. Après plusieurs jours de polémique, le candidat à la primaire semble avoir apprécié la réaction de la boulangerie qui a mis ses mini-pains au chocolat en évidence. "Il me remerciait d’avoir égayé cette affaire; il a trouvé ça super marrant", atteste-t-elle.

En remerciement, "quand il viendra, il prendra un pain au chocolat à 1.10 €"

Le prix de la baguette de pain, c'est pour la gauche sociale. 
Au petit jeu du comment piéger les politiques dont certains journalistes sont friands, le candidat de droite a eu droit à celui du prix de la viennoiserie, mais Copé n'est pas la reine Marie-Antoinette à qui on prête la réplique: "S'ils n'ont pas de pain, qu'ils mangent de la brioche !" Dans ce rôle, on voit davantage, le gracieux Montebourg qui sert les croissants aux syndicalistes en pétard sous ses fenêtres de Bercy. Il faut préciser que ces égards s'adressaient à la... CFDT ! Pas sûr qu'il ait su combien son collaborateur les avait payés...

Ce jeudi matin déjà, invité de l’émission Le Lab Europe1.fr , qui revenait sur les petits pains au chocolat de Boulogne, Jean-François Copé avait lancé : "Il faut absolument que je rencontre ce boulanger […] Il a fait ça avec beaucoup d’humour. C’est à Boulogne. Eh bien, je vais m’y rendre, c’est ma ville natale." Revenant sur la polémique, le député-maire de Meaux (Seine-et-Marne) a regretté que tout le monde "se précipite sur cette brèche tellement facile pour en conclure, de manière tellement simple, voire simpliste, à la déconnexion des hommes politiques". Ni lui, ni ses détracteurs n'achètent les lots de petits-pains au chocolat.
Jean-François Copé a donc promis à la boulangerie de la remercier les yeux dans les yeux. La tentative des media pour prendre en défaut l'ancien ministre est une attente à l'intelligence de l'électeur et la boulangère de Boulogne le rappelle. "On ne sait pas quand il viendra, reprend la responsable du magasin. Son planning est chargé, et je pense qu’il a autre chose à faire quand même…" Il est également possible qu'aucun reporter-photographe n'immortalisera la scène. L’enseigne préparera-t-elle de nouveau des viennoiseries à 15 centimes spécialement pour sa venue ? "Quand il viendra, il prendra un pain au chocolat à 1,10 €, comme tout le monde !" Pas question de lui offrir ! 

Deux suggestions à l'émission 'Actuality' de France 2, pour finir:
1- que le service public donne l'exemple de la défense de la  francophonie,
2- qu'il demande à l'écologiste exemplaire Noël Mamère le prix du ticket de métro, puisqu'il prétend se déplacer dans Paris à vélo, mais qui se fait déposer en taxi... LIEN video

jeudi 7 janvier 2016

Logement social pour Christiane Taubira, dans l'élégant 17e arrondissement

La ministre de la Justice de Hollande nie avoir obtenu un logement social

Les obligations de production de logements sociaux ont-elles profité à la ministre du gouvernement Valls ?


Elles ont opportunément été renforcées par le relèvement du taux minimal de production de logements sociaux de 20% à 25% et l’augmentation des sanctions des communes en état de carence.
Or, à la mi-décembre, la ministre de la Justice a emménagé dans un logement social géré par le bailleur ICF Habitat, dans le 17e arrondissement de Paris, assure ce jeudi le magazine Marianne.
ICF Habitat est une filiale à 100 % de SNCF Immobilier censée faciliter la mobilité des salariés du Groupe ferroviaire et accompagner les pouvoirs publics dans la mise en œuvre de leur politique logement. ICF Habitat s'applique à développer une relation de confiance avec les élus et décideurs des collectivités.
La ministre de la Justice peut-elle habiter un logement à loyer "maîtrisé"? 
"Déshéritée" de l'Etat-PS
Le site du magazine Marianne révèle que Christiane Taubira a en effet emménagé dans un logement à caractère social  d'une centaine de mètres carrés, terrasse (14m2) et parking compris, dont le loyer s'élèverait à 2196 euros, charges comprises. Un loyer nettement inférieur aux prix du marché, pratiqués dans le parc privé, soit 2.600 euros hors charges dans le quartier, selon la Fnaim (la Fédération nationale de l'immobilier). Cet appartement de quatre pièces est situé aux Batignolles, non loin du chantier du futur palais de justice de Paris.

"La ministre de la Justice réalise une économie de 700 euros chaque mois", chiffre l'hebdomadaire. 
La presse s'est largement faite l'écho, en juillet 2012, du vote par la majorité parlementaire de réductions des coûts de fonctionnement de l'Etat, dont la baisse des salaires du gouvernement et du chef de l'Etat, mais elle a été plus discrète quand en août 2012 le Conseil constitutionnel a retoqué cette loi. Depuis le 15 mai 2012, date de l'élection de François Hollande, le salaire d'un ministre est de 9.940 euros, au lieu de 14.200 euros auparavant, et celui d'un ministre délégué -ex secrétaire d'Etat- de 9.443 euros, au lieu de 13.490 euros.  
Taubira a résilié "son contrat de bail" et déménagé. 

Comment Christiane Taubira, qui bénéficie déjà d'un logement de fonctions place Vendôme, a-t-elle obtenu ce logement? 



Selon les informations de Marianne, son dossier déposé à l'automne dernier ferait état de ses revenus non pas de 2014, mais de 2013. Or, à ce moment, la ministre avait encore deux personnes à sa charge: sa fille et l'enfant de celle-ci. 

Communiquant en lieu et place de la déshéritée, la chancellerie a plaidé la bonne foi de la ministre. 
La Place Vendôme joue sur les mots avec Marianne assurant qu'il s'agit d'un appartement à "loyer libre", réfutant le qualificatif de logement "social". "La ministre n'est en rien dans un logement social. Tout est légal," assure au Parisien une conseillère, qui menace: "C'est un truc de dingue... C'est diffamatoire". Cette faute de la ministre n'est qu'une erreur: circulez, il n'y a encore rien à voir...

Christiane Taubira a signé le bail "sans savoir qu'ICF Habitat pratiquait une politique tarifaire," assure encore l'entourage de la garde des Sceaux. Lorsque,  craignant la polémique, l'ignorante du gouvernement s'en est aperçue, elle a résilié "son contrat de bail" et a déménagé, assure Le Parisien, prenant fait et cause pour la "défavorisée"

Avec arrogance, ICF Habitat explique à l'Express n'avoir "aucun commentaire à faire". 

Taubira s'est encore fait prendre le doigt dans le pot de confiture

Quelques jours après avoir dû rétropédaler sur son opposition à l'extension de la déchéance de nationalité voulue par François HollandeChristiane Taubira a de nouveau perdu les pédales.


Taubira assura en mars 2014 
qu'elle avait bien connaissance 
de la tenue d'écoutes téléphoniques sur Sarkozy,
mais qu'elle ne savait rien sur le contenu 
qu'elle tenait entre les mains
Celle qui perd la mémoire sur les documents qu'elle détient - et brandit sous le nez des députés ! - n'a-t-elle pas aussi trahi la confiance du peuple en signant la charte de déontologie du gouvernement lors de son entrée au gouvernement, en mai 2012 ? Cette charte ne comporte certes pas de rubrique à renseigner sur l'occupation d'un logement social pour les ministres, contrairement aux conseillers de Paris, élus en 2014, qui ont dû quitter ce type de logement, s'ils en occupaient un, à la demande d'Anne Hidalgo (PS), mais, pour éteindre la polémique concernant son occupation d'un logement social, en 2012, la porte-parole du candidat Hollande puis ministre de l'Ecologie, Delphine Batho avait dû déménager.
Taubira, derrière les barreaux

Batho a même fini par être limogée...
Taubira est actuellement à la rue et recherche un autre appartement," a précisé le ministère. 
Hôtel de Bourvallais, 13 place Vendôme,
siège de la Chancellerie depuis trois siècles
Les 60 m2 à la Chancellerie sont un obstacle à son bien-être et à son épanouissement. Mais peut-être a-t-elle en fait anticipé son éviction du gouvernement et assuré ses arrières. Elle refait donc ses cartons. Définitivement ?Reste que non seulement la nomination de femmes à de hautes responsabilités politiques n'apporte pas le changement promis, mais la déontologie socialiste ne plaide pas en faveur d'une plus large parité. 

 

samedi 11 octobre 2014

Quand Bartolone prend l'amère Aubry sur le porte-bagage de son vélo

Ou comment pédaler de paire pour se rendre intéressants

S'ils font la paire, ce n'est pas pour le meilleur  
La féministe joue les seconds rôles
derrière un homme 
Malgré la crise, la présidence de l'Assemblée laisse des loisirs. 
Claude Bartolone tente de percer la psychologie de Martine Aubry dans son livre d’entretiens avec Hélène Bekmezian, journaliste au journal socialiste ...Le Monde. Entre autres futilités, le président de l'Assemblée juge utile de rapporter une anecdote, celle de leur arrivée en tandem au Conseil des ministres, sous Lionel Jospin, lorsque la maire de Lille était son ministre de tutelle, quand il fut ministre insignifiant de la Ville (1998-2002): il n'a laissé aucune trace, sinon sa riche maison aux Lilas (ci-dessous), aux confins paisibles de la Seine-Saint-Denis avec vue imprenable sur Paris.

Lien PaSiDupes
Claude Bartolone révèle donc les dessous d'une escapade parisienne:
Le 22 septembre 1999, lors de la "journée sans voiture", idée reprise en France par Michel Crépeau à La Rochelle le 9 septembre 1997, "nous étions censés nous rendre au Conseil des ministres en vélo, ce qui l’avait profondément agacée. Pour la dérider, je lui avais proposé d’utiliser un tandem, mais elle avait peur de ne pas s’en sortir.

Et l’ancien ministre de la Ville de poursuivre :
"Alors, pendant deux jours, lundi soir et mardi soir, je suis allé la chercher en tandem rue de Grenelle et nous avons fait le tour du pâté de maison pour nous entraîner."
La Ch'tite Aubry qui ne tient pas sur un vélo, voilà qui va faire piailler Place Vendôme...

"Quand nous sommes arrivés le mercredi matin dans la cour de l’Elysée,
Lionel Jospin a fait une tronche épouvantable ! Il trouvait ça ridicule", se remémore Claude Bartolone qui raconte également l’incident qui a suivi le Conseil des ministres, lorsque les deux membres du gouvernement ont regagné leur ministère. 

Tous ça pour quelle chute?
"Place de la Concorde, un monsieur conduisait une voiture à côté de nous et n’en revenait pas de nous voir tous les deux en train de pédaler. Il était tellement captivé qu’il a fini par emplafonner le véhicule devant lui !"
Toujours captivés par ce récit indigent?

Il est  déjà permis de douter que cet ouvrage puisse faire un succès de librairie.

Outre cette anecdote, Claude Bartolone entretient un rapport ambivalent avec
l’ancienne patronne du PS qu’avec Jean-Christophe Cambadélis il dit avoir contribué à faire élire, contre Ségolène Royal. Pour le député de Seine-Saint-Denis, Tartine Aubry est bloquée par la "peur de l’échec", celle de tomber au sol face maroilles :
"Elle disait elle-même souvent que si elle avait dû écouter son père, elle serait devenue secrétaire au Crédit Lyonnais ! [En bonne compagnie avec Bernard Tapie ou Arlette Laguiller] Je me demande si cela n’a pas forgé en elle une certaine peur de l’échec. C’est le paradoxe Aubry : une peur de l’échec et de s’engager couplée à un perfectionnisme et une volonté sans faille."

Une peur que Claude Bartolone démontre par sa candidature à la direction du PS, en 2008 :
"Jusqu’au dernier moment, Martine Aubry a failli flancher, renoncer à y aller. (…) Ironie du sort, le jour du dépôt officiel des candidatures, le 23 septembre 2008, elle s’est retrouvée prise dans les embouteillages et n’a pas pu déposer sa candidature : c’est Laurence Rossignol, aujourd’hui secrétaire d’Etat à la Famille, qui l’a déposée !
Si vous tenez le coup, on continue...

Aubry n'est pas une menteuse !

Les cyclistes sont tout,
sauf des menteuses...
S’il insiste sur les "incertitudes" de Martine Aubry, telle sa "peur de l’échec", le président de l’Assemblée revient sur une critique régulièrement émise par les adversaires de l’ancienne ministre de Lionel Jospin : son mal-être face à la vérité.  Claude Bartolone nie que Martine Aubry est une fieffée menteuse: elle a juste plusieurs vérités...

Voilà ce qu’il faut entendre :
"J’entends souvent dire de Martine Aubry qu’elle est une menteuse. Je ne suis pas d’accord. C’est plutôt qu’elle a plusieurs vérités jusqu’au moment où elle prend sa décision."
C'est du même tonneau de bière que la "phobie administrative" du Thomas Thévenoud de Valls.

Et si Tatie Aubry en avait

Pour Claude Bartolone, il ne fait aucun doute que si Martine Aubry avait été présidente à la place de François Hollande, il y aurait eu moins de couacs au gouvernement et le collectif aurait été mieux huilé. Une affirmation sujette à caution, après l'aveu de ses difficultés à rouler en tandem, mais c'est du Bartolone...

Si elle en avait, 
son vélo serait bleu...

Ce que l’on dit moins souvent de Martine, c’est qu’elle est très attachée à l’action collective, insiste-t-il. Sans faire de politique-fiction, si elle avait été désignée à la primaire et [avait] remporté la présidentielle, il y a certainement une chose qui aurait été différente : le dispositif politique aurait fonctionné de manière beaucoup plus collective dès les premiers jours.
Au final, Aubry serait agressive, non pas tant par pure méchanceté, mais par fragilité psychologique: pas sûr donc que le bouquin ne soit pas écrit à six mains, avec la journaliste "indépendante" et Hollande. 

L'ex-président du 9.3  manie la kalach 

Au fil des pages,
Bartolone revient sur sa rupture avec Laurent Fabius pour se faire reluire, jugeant sa "prestation" comme second-couteau de l’ancien Premier ministre. Le futur Nobel de littérature estime en effet qu’il a été très bon dans ce registre.
"Je dois dire que j’ai été très bon dans ce rôle-là, très très bon ! On a dit de moi en effet que j’étais le 'porte-flingue' de Laurent Fabius mais je préfère l’expression de Jean-Christophe Cambadélis : " Bartolone est l’appartement-témoin de Fabius ". J’avais la faconde méditerranéenne [il est Tunisien par son père et Maltais par sa mère ou inversement], le contact facile et j’étais chargé de montrer ce qu’était notre détermination."

Donner à croire, une ambition toute socialiste...
Bon, vous avez perdu votre temps sur ce post, mais moi aussi: comment faire à ce degré zéro de platitude. Quant à l'éditeur, il a bien mérité les faveurs de Bercy.