POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est déchéance de la nationalité. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est déchéance de la nationalité. Afficher tous les articles

dimanche 24 juillet 2016

Taubira fait diversion sur le fond des problèmes terroriste et d'état d'urgence

Taubira fustige "ceux qui font commerce de la peur" face au terrorisme islamiste... 

Contre le pouvoir et la prolongation de l'"état d'urgence", 
l'ex-garde des Sceaux a plaidé pour la "préservation de nos libertés individuelles et publiques" 

Autre menteuse exemplaire, après Cahuzac,
modèles pour Cazeneuve
Christiane Taubira s'exprime en ces termes accusateurs après l'attentat de Nice dans une longue tribune postée sur sa page Facebook. Plutôt sonnée, elle était restée trop longtemps effacée dans les media depuis sa démission fin janvier. 
Ce samedi, Christiane Taubira a donc fustigé "ceux qui font commerce de la peur, de l'angoisse, de la douleur d'autrui et vocifèrent sans respect des larmes",  appelant à relever le défi d'en "assécher le terreau". 

Sans les nommer, l'insidieuse ancienne ministre de la Justice de Hollande accuse ceux-là de privilégier "leurs intérêts partisans ou leur impatience à s'emparer du pouvoir d'État." Cette infecte méthode subversive renvoie indirectement aux déclarations de plusieurs élus de droite. "Ressasser des poncifs sur les décisions de justice, prises en indépendance [sic] par des magistrats dans notre État de droit [faut-il que le doute soit si grand que, sans cesse, l'ex-garde des Sceaux le ressasse ?]; gloser sur les effets de la prison lorsque aucun des tueurs du 13 novembre, ni celui du 14 juillet, n'avait d'antécédents carcéraux [c'est donc sans doute sa manière tordue d'incriminer les services du renseignement !]; rabâcher les sempiternelles récriminations fondées sur de seules motivations partisanes, c'est s'obstiner à déguiser la réalité [ce qui n'arriverait pas à Cazeneuve à Nice], se réfugier derrière des incongruités confortables, se satisfaire de facilités aberrantes, se situer en deçà des nécessités régaliennes, et finalement nous exposer durablement au danger", écrit la blessante Taubira qui finit sa litanie en forme de diatribe anaphorique en faisant elle-même "commerce de la peur". 

"Quand il faudrait voir de haut et voir loin", tacle Christiane Taubira dont la stature n'autorise pas vraiment cette vision audacieuse. 

"Besoin de sûreté, ce droit imprescriptible" 

Hystérique donneuse de leçon de stabilité 
La pompeuse ex-ministre inclut la "préservation de nos libertés individuelles et publiques" dans le "besoin de sûreté, ce droit imprescriptible", qu'en quatre années elle n'a pas assuré à son poste régalien, préférant consacrer 50% de son temps au ministère au mariage homosexuel. 

Et de poursuivre sa leçon d'éthique binaire. "Il convient de les organiser, pas de les opposer. Il revient à la puissance publique de trouver, et ce n'est pas simple, la souplesse qui permette d'ajuster le dispositif de sécurité aux multiples formes des attaques, dans la proportionnalité qu'exige l'État de droit, campé sur ses institutions solides", poursuit cette cycliste qui ne manque pas de souffle. 

Elle en appelle aussi à "gagner la bataille du recrutement". Cette bataille "n'est pas exclusive de l'action militaire ciblée sur les arsenaux et logistiques ; de l'action diplomatique opérant sur les rapports de force ; de l'asphyxie financière. Un bilan des insuffisances politiques du quinquennat qui s'achève...

Mais face à cette armée innombrable qui se lève de partout [et ça fait peur !], Taubira définit la ligne que ne suit pas Hollande 
Depuis cette piqûre de rappel,
Valls ne regrette plus rien...
"Assécher le terreau où germe, pousse, jaillit cette monstruosité si froide qu'elle paraît intoxiquée, tel est le défi", selon la littératrice verbeuse.



Taubira fait d'ailleurs l'éloge de la "rhétorique djihadiste, simple, brute (...) [qui] parvient ainsi à capter des individus en marge, au rapport parfois distendu avec la religion", "le terrain est celui des esprits, où frustrations [refus des communautaristes socialistes d'intégrer la diversité], humiliations [fracture sociale], ignorance [échecs de l'Education nationale et de l'idéologie de la FSU] et fêlures [de la déprime au déséquilibre "psychiatrique"] pourvoient en énergie destructrice". Taubira est-elle une angoissée qui s'ignore et une porteuse de peurs ?

L'entourage de l'ex-ministre démissionnaire souligne que cette tribune est la "première intervention politique directe sur l'actualité depuis des mois"
Suite aux attentats islamistes du 13 novembre 2015 par des djihadistes français, Christiane Taubira avait déserté ses fonctions gouvernementales le 27 janvier 2016, officiellement pour protester contre le projet de révision constitutionnelle permettant la déchéance de nationalité pour les personnes condamnées pour terrorisme, finalement abandonné par l'exécutif.
Six mois plus tard, elle se montre à nouveau pour stigmatiser les uns et les autres: une énergie que la fielleuse aurait pu mettre à combattre le mal terroriste qu'elle décrit avec tant de force verbale...

Un abandon de poste justifie-t-il ces excès de langage d'une moraliste arrogante et hautaine, défaillante -en responsabilité- dans l'adversité ?  

mercredi 2 mars 2016

Loi Travail : "On ne cède pas quand on a l’autorité d’un président de la République", lance Laurent Wauquiez

Et surtout pas, si on est resté légitime !

Laurent Wauquiez a défendu la ligne du parti
 lors du Conseil national des Républicains

Invité du 'Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI', le 14 février, le numéro deux des Républicains a défendu la ligne de son parti.
En décembre dernier, Wauquiez a été élu président de la plus grande région de France. En mai 2015, Le Monde le présentait comme le "bad boy" de la droite... Les Rhône-alpins ont répondu à la gauche parisienne en portant l'élu de Haute-Loire à la capitale des Gaules.
En l'absence de trois candidats importants à la primaire, Alain Juppé, François Fillon et Bruno Le Maire - qui utilisent les moyens du parti sans participer à sa vie - il a désapprouvé les rivaux de Nicolas Sarkozy, sans les critiquer ouvertement, faisant oeuvre de diplomatie. "Oui, j'aurais préféré que tout le monde soit là; ce n'est pas une bonne idée de pratiquer la politique de la chaise vide" à la journée de clôture du Conseil national, a-t-il observé.

Il a aussi logiquement défendu le principe d'un projet du parti qui sera approuvé par les adhérents de manière participative. 
"J'ose espérer que le candidat qui sera désigné correspondra à ce que souhaite notre famille politique." Le vice-président a fait allusion, en ne le nommant pas, à la stratégie d'évitement d'Alain Juppé, en déplorant "ceux qui en disent le moins possible". Il a également apporté son soutien au président du parti. "On aime ou on n'aime pas, mais il suscite l'intérêt", en ajoutant en direction d'Alain Juppé: "Rien n'est pire que le filet d'eau tiède."

Wauquiez a néanmoins ironisé sur le soudain affichage de fermeté d'Alain Juppé sur les questions régaliennes depuis le début de l'année. "Je me réjouis qu'il ait évolué. Il plaidait pour une identité multiculturelle heureuse. Il refusait de changer Schengen. Qu'il soutienne aujourd'hui les idées que je défends, ça me fait plaisir", a-t-il lancé.

Wauquiez s'est situé sur la ligne proposée par son parti en faveur de l'inscription de la déchéance de la nationalité dans la Constitution.

Le nouveau président de région Auvergne-Rhône-Alpes a demandé "aux étrangers de s'adapter à la France, pas à la France de s'adapter aux étrangers", reprenant ainsi le message principal de son discours tenu plus tôt dans la matinée devant les militants du parti. Il a révélé que "le nombre de naturalisations avait augmenté de 50 %" sous le quinquennat Hollande. "Je ne veux pas que les Français se sentent minoritaires chez eux. Aujourd'hui, la nationalité française, c'est devenu l'auberge espagnole."

Laurent Wauquiez a soutenu l'inscription de la déchéance de la nationalité dans la Constitution, une position assumée par Nicolas Sarkozy. "Mon souhait est qu'on aille au Congrès et qu'on puisse adopter ce texte sur la déchéance de la nationalité", a-t-il clairement indiqué. 
Il a en revanche marqué sa divergence avec Nicolas Sarkozy sur la loi Taubira. "Je continue à m'y opposer: cette loi amènera nécessairement au détricotage de la filiation", a-t-il souligné. 
Il a aussi exprimé des réserves à l'égard de la proposition de l'ancien chef de l'État en faveur d'une baisse des impôts immédiate. "Je préfère d'abord faire des économies et ensuite les baisses d'impôts," a-t-il expliqué.

Laurent Wauquiez a dit souhaiter la candidature de Nicolas Sarkozy pour 2017


Si Nicolas Sarkozy renonçait à se présenter, serait-il lui-même candidat ? "Ce n'est pas mon sujet. Je souhaite qu'il soit candidat sur la base de ce qu'il a commencé à faire, en ayant tiré les leçons" de son premier mandat à l'Elysée de ce qu'ont été nos erreurs à nous tous, et d'essayer de progresser et de s'améliorer collectivement. C'est ça qui m'intéresse", a répondu L. Wauquiez mercredi 2 marssur France 2. 
"Je souhaite qu'il le soit sur un spectre de convictions qui soit clair. Parce que je ne veux pas que la droite et le centre reviennent au pouvoir pour ne rien faire", a ajouté le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

A la question de savoir si Bruno Le Maire, 47 ans, n'aurait pas "ringardisé" son camp en exploitant le thème du renouveau, le numéro 2 des Républicains (LR) a notamment répondu: "le sujet, c'est pas de dire 'coucou, j'ai quarante ans, enlevez toutes les personnes âgées' ". "C'est ridicule comme approche," a estimé ce jeune quadra de 41 ans.

Selon les élus LR, le gouvernement n’ira pas jusqu’au bout de la réforme du code du travail.
Dans un entretien au Parisien publié mercredil'ancien président indique qu'il annoncera sa décision "autour de l'été".

mercredi 27 janvier 2016

Christiane Taubira claque la porte du gouvernement: JJ. Urvoas a sauté sur la place

Valls la maintenait contre les appels à la démission de Taubira: Hollande mis devant le fait accompli 

La garde des Sceaux, Christiane Taubira, a démissionné

Coup de théâtre: Hollande a enregistré le départ de la ministre à son retour d'Inde
L'Élysée a annoncé son départ vers 9h00 ce matin, par communiqué. "Madame Christiane Taubira, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, a remis ce 27 janvier 2016, sa démission au Président de la République, qui l’a acceptée. Ils ont convenu de la nécessité de mettre fin à ses fonctions au moment où le débat sur la révision constitutionnelle s’ouvre à l’Assemblée nationale, aujourd’hui, en Commission des Lois", peut-on lire dans le texte. 
"Le Président de la République a exprimé à Christiane Taubira, sa reconnaissance pour son action. Elle aura mené avec conviction, détermination et talent la réforme de la Justice et joué un rôle majeur dans l’adoption du mariage pour tous", poursuit le communiqué.

C'est le député socialiste du Finistère Jean-Jacques Urvoas, qui la remplace. 
"Il portera, au[x] côté[s] du Premier Ministre, la révision constitutionnelle et préparera le projet de loi renforçant la lutte contre le crime organisé et la réforme de la procédure pénale". Urvoas était président de la Commission des lois de l'Assemblée. Encore un Breton, gris comme le ciel de Lorient et souple comme une algue nauséabonde...

Déchéance d'appartenance au gouvernement 

Avant Noël, Christiane Taubira avait annoncé l'abandon de l'extension de la déchéance de nationalité, mais cette disposition a été réintroduite par François Hollande dans le projet de révision de la Constitution, a répliqué Manuel Valls le 23 décembre 2015. 

Une cacophonie gouvernementale dont l'opposition a fait ses choux gras. 
Des représentants des Républicains et du FN ont appelé Hollande à mettre de l'ordre dans cette pétaudière et, pour commencer, en la limogeantant. "Je me réjouis du maintien par le gouvernement de la déchéance de nationalité. Christiane Taubira qui combat cette mesure doit quitter le gouvernement", a lancé le député LR Eric Ciotti, tandis que Gérald Darmanin ou encore Thierry Mariani faisaient mine de s'interroger sur l'avenir de la ministre.
Le parti Les Républicains a par ailleurs publié un communiqué dans lequel Eric Woerth, son secrétaire général, estime que Christiane Taubira a été "humiliée publiquement" et "n’est plus en toute logique en mesure de porter cette réforme constitutionnelle

"Que fait encore Mme Taubira au gouvernement ?" s'est aussi interrogé Nicolas Dupont-Aignan sur Twitter:
Même appel à la démission du côté du Front national. 
"Déchéance de nationalité dans la réforme: tant mieux mais quel incroyable cafouillage! Taubira n'a pas d'autre choix que de démissionner," a estimé le vice-président du FN, Forian Philippot. 
"Christiane Taubira désavouée par François Hollande. Elle part quand?" s'est aussi demandé Robert Ménard, maire de Béziers apparenté FN.
Hollande aura tergiversé pendant un mois, avant d'être pris de vitesse.

Hollande n'a pas eu à trancher: Christiane Taubira claque la porte.
 
Les politologues estimaient que son renvoi n'était pas à l'ordre du jour: égérie de la gauche, elle pouvait nuire hors du gouvernement et Valls souhaitait la maintenir comme caution de gauche à sa politique économique de droite. Le premier ministre l'avait d'ailleurs lui-même confirmée à son poste ! "Nous défendrons ensemble ce texte devant le Parlement, assura ce pauvre Valls. Chacun a droit à ses doutes, à ses interrogations, à ses questionnements et à ses analyses", avait-il expliqué, après avoir confirmé que la déchéance de nationalité fera bien partie de la révision de la Constitution, sous une forme ou une autre.
"La parole première est celle du président de la République; elle a été prononcée au congrès à Versailles, avait de son côté opposé Christiane Taubira. La parole dernière est celle du président de la République, elle a été prononcée ce matin [de décembre] en Conseil des ministres et c'est le point final", a expliqué la garde des Sceaux lors de ce point presse organisé l'issue du Conseil des ministres.
"Ce qui est important dans la situation actuelle, ce n'est pas ma présence ou non au gouvernement, c'est la capacité pour le président de la République et le gouvernement de faire face au danger auquel nous sommes confrontés et d'apporter les réponses les plus efficaces", avait-elle ajouté en ironisant sur ces journalistes qui depuis trois ans s'interrogent sur son départ du gouvernement...

Sur l'extension de la déchéance de la nationalité aux binationaux né en France, la ministre avait également tenté de minimiser ses récentes prises de distance. "La seule fois où je me suis exprimée sur la déchéance de la nationalité, je n'ai pas hésité à dire que ceux qui retournent leurs armes contre leurs compatriotes s'excluent eux-mêmes de la communauté nationale. J'ai ajouté que ce sujet concerne le droit du sol", a louvoyé la ministre. 

Taubira regagnera le logement social que lui loue -à prix bas- la Mairie de Paris, dans l'élégant 7e arrondissement de la capitale... (lien PaSiDupes)

mercredi 23 décembre 2015

Déchéance de la presse socialiste qui attaque l'opposition sur une réforme que Hollande décide

Son compromis de synthèse est à la hauteur de la cacophonie qu'il a créée...

Hollande décide de ne pas décider sur la privation de nationalité 

Pas de déchéance de la nationalité ? Wauquiez au pilori de la presse pour s'être inquiété d'une nouvelle reculade annoncée du gouvernement 
L'abandon de la déchéance de la nationalité, prématurément annoncé par Christiane Taubira, n'a pas manqué de faire réagir, comme si cette nouvelle incartade de la ministre était calculée pour. Le numéro deux des Républicains a en effet dénoncé "les reniements du gouvernement" à l'annonce intempestive de l'abandon de la déchéance de la nationalité.
En franc-tireur de l'exécutif, Taubira avait simplement pris son désir pour la réalité. Sur une radio publique - à Alger -, la ministre de la Justice avait pris sur elle d' annoncer que l'exécutif renonçait au projet d'inscription dans la Constitution de la déchéance de la nationalité pour les auteurs d'actes terroristes. Laurent Wauquiez, numéro deux des Républicains, a donc condamné mardi "les reniements et les doubles discours du gouvernement". 

Hollande doit "prendre ses responsabilités" 
"Si tel était le projet présenté demain, je ne vois pas comment Les Républicains pourraient voter une telle réforme de la Constitution qui ne serait qu'une coquille vide", a-t-il ajouté. "La présence au gouvernement de Christiane Taubira et de son idéologie laxiste empêche la mise en oeuvre d'une vraie politique de sécurité", a affirmé Laurent Wauquiez à l'Agence de presse française. 
Selon lui, "c'est au président de la République de prendre ses responsabilités et d'entendre les propositions de bon sens de l'opposition. S'il ne le fait pas, il sera comptable de la rupture de l'unité nationale", fit-il valoir.

Sous le coup de l'émotion et en grande pompe, François Hollande avait récupéré l'émotion populaire consécutive aux assassinats islamistes de Paris le 13 novembre dernier pour annoncer dès le 16 novembre devant le Congrès l'inscription dans la Constitution de la déchéance de la nationalité des terroristes binationaux nés français, trois jours après les attentats djihadistes de Paris et Saint-Denis qui ont fait 130 morts.
Depuis, de nombreuses critiques s'étaient élevées à gauche contre ce projet impromptu. 
Le projet de révision constitutionnelle "ne retient pas" cette disposition, a confirmé la ministre de la Justice, Christiane Taubira, dans un entretien sur la radio algérienne Chaîne 3 diffusé mardi. 

Taubira, la Guyanaise s'est un instant rêvée en rassembleuse de la gauche

C'est au moment où le site trotskiste Mediapart publie une accablante enquête sur la disparition de la sniper de la Place Vendôme.
"Elle a été l’icône de la gauche avec le mariage pour tous. Deux ans plus tard, la garde des Sceaux a tout accepté : le virage libéral, le virage sécuritaire avec l'état d'urgence, et une réforme de la justice a minima. En janvier, c’est même elle qui portera la réforme constitutionnelle annoncée après les attentats du 13 novembre."
Elle l'a pourtant combattue: est-elle donc la personne la mieux qualifiée pour défendre un projet dont elle disait qu'il "s'éteindrait de lui-même" ?

Cette ministre intermittente de la Justice -comme à l'Agriculture peut  l'être impunément Le Foll, également porte-parole obtus du gouvernement-, sur son silence face à Cazeneuve depuis le début de l'"état d'urgence" et la mise entre parenthèses de la Justice, sur sa réduction au rôle d'inlassable corneille, c'est à ce moment, donc, que ladite Taubira annonça à une radio algérienne que la mesure hollandienne de déchéance de nationalité va passer à la trappe. 


Mais la corneille a un régime très varié incluant invertébrés, graines, fruits et charognes. Elle peut piller les nids d'autres oiseaux.


Taubira est pour tous ce qu'on appelle un boulet

Elle se gonfle.
Vous voyez bien que j'existe, semble-t-elle rappeler, puisque c'est par ma voix qu'est évacuée une des mesures les plus critiquées par la gauche, la vraie gauche dont j'ai pour fonction d'être, au gouvernement, le totem survivant, la poétesse tutoyant ostensiblement les auteurs morts.
Ce couac de la corneille sera-t-il le dernier ? Ce n'est certes pas par inadvertance qu'elle nuirait contre sa nature profonde. Depuis que Libé l'a annoncé hier, mardi matin, de source sûre mais évidemment anonyme, le microcosme ne bruisse que de l'annonce de ce renoncement supplémentaire de Hollande à cette mesure reprise  à la droite en la tragique circonstance. En l'officialisant dans la journée au micro d'une radio algérienne publique, Taubira aura peut-être voulu étouffer ainsi l'impact de l'enquête de Mediapart. Mais si elle n'a pas eu d'autre souci que de rehausser sa petite personne, la cynique s'est surtout montrée piètre stratège, puisqu'au bout du compte elle a surtout réussi à placer Hollande dans l'obligation de prendre, pour ne pas se déconsidérer un peu plus encore au regard de tous, une décision dont sa collaboratrice ne voulait à aucun prix. 

Ainsi l'indignation de Wauquiez et la fureur de Ciotti ont-elles utilement forcé la décision qui met Hollande en difficulté avec sa gauche radicale,
dans et au-delà du PS.
D'ailleurs, sur le fond après six semaines, le bilan des perquisitions est maigre. D'après le bilan de l'Assemblée Nationale, un bilan par ailleurs peaufiné, tout plein de données géographiques détaillées et totalement inutiles, près de 3.000 perquisitions n'auront mené qu'à 51 incarcérations, la plupart pour trafic de drogue, d'armes, ou situations irrégulières (combien de trafic de drogue ?).
Combien de trafic d'armes ? Combien de situations irrégulières ? Le bilan omet malencontreusement de le préciser). A noter que certaines juridictions de l'est et du nord de la France sont surreprésentées. Exemple avec Colmar, Douai ou Amiens, où ont été menées respectivement 96, 160 et 91 opérations policières.
Il a perdu depuis poids 
et arrogance:
oeil éteint et apathie

Toute cette gesticulation de perquisitions et d'assignations à résidence est ainsi ramenée à sa vraie nature, comme le souligne Laurent Borredon, un journaliste du Monde employé par le gouvernement pour animer un observatoire de l'état d'urgence : l'indépendance de la presse n'est pas un vain mot !
 Ce déontoloque est le co-auteur (avec un confrère tout aussi libre et objectif à L'Obs) d'un ouvrage qui n'a pas eu le don de décoiffé Valls... De la graine d'impétrant au CSA !  

Et Taubira, dans cette embrouille? 
Elle n'est pas en veilleuse. Elle devrait proposer un projet de loi autorisant, hors état d'urgence, les perquisitions de nuit. Mais cette fois,  sous le contrôle des juges. On croyait la dictature des juges installée, mais Valls peut toujours faire pire. La corneille de la place Vendôme pourra, par exemple, twitter: 
"c'est au coeur de la nuit qu'ils ont sonné chez moi.
Mais le procureur avait signé le mandat.
Et le soleil, soudain, brilla". (poétesse inconnue)
Les Romains disaient de la corneille "Brevior est hominum vita quam cornicum", ce que la latiniste Najat Vallaud Belkacem traduit par: "la vie des hommes est plus courte que celle des corneilles". Encore une de ces rumeurs qui demandent à être vérifiées. Sans délai.