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vendredi 26 juillet 2019

Lycéens interpellés à Mantes-la-Jolie : l’IGPN blanchit les policiers qui les ont humiliés

L’enquête de l’IGPN classée sans suite, malgré une scène rappelant "les heures sombres de notre Histoire"

Oubliées les "années 30" fustigées par Macron et la "peste brune", par Darmanin

Scène filmée en France, le 6 décembre 2019 :
des lycéens interpellés sont mis à genoux face à un mur
Certains y avaient vu des propos appelant au devoir de mémoire, d'autres à un bourrage de crâne, mais aucun organe de presse ne stigmatise l'IGPN. Avec son classement sans suite des mesures disproportionnées et humiliantes de la police de Macron contre des mineurs de Mantes-la-Jolie, la coupe est pleine. 
Il fait suite en effet aux blanchiments de deux comportements de François de Rugy comme président de l'Assemblée qui fait bombance entre amis, lequel a pourtant récidivé comme ministre d'Etat. Point commun de ces trois jugements : ils sont prononcés par des instances qui sont juges et parties, puisque des députés ont statué sur des dépenses somptuaires du premier des leurs et la "police des polices", sur des humiliations imposées par ses collègues. 

Ces organismes de contrôle, IGPN ou commission d'enquête parlementaire, toutes agissent en interne. 
Ils ne servent visiblement qu'à dédouaner leurs pairs (leur président, des repas "professionnels" qui ont eu lieu à l’hôtel de Lassay lorsqu’il était au perchoir de l’Assemblée nationale. Concernant les travaux effectués dans son appartement, c'est Matignon qui diligente une enquête sur les dépenses de son numéro 2, ministre d'tat, mais nous sommes toujours dans le même cas de figure.
La tendance à la déresponsabilisation des acteurs politiques au sommet de l'Etat est pareillement à l'oeuvre avec des instances comme la CRE (Commission de régulation de l'énergie), l'ARCEP (autorité de régulation des communications électroniques et de postes) ou le CSA. A l'instar de Macron, nos responsables politiques n'ont qu'un mot à la bouche "j'assume", ce qui n'a aucun sens dans la mesure où ils se défaussent sur ces autorités et autres commissions qu'on dit "indépendantes", mais qui ont à leur tête des président désignés ou recommandés par l'Elysée ou Matignon...
     
Une vidéo de la rafle de 151 lycéens en décembre dernier avait fait scandale

On voyait ces adolescents à genoux, mains sur la tête, encerclés de policiers.

A l'IGPN, le malaise est passé...
Enquête classée sans suite, le 26 juillet, jour de grands départs en vacances estivales. La conclusion de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) après les investigations lancées au sujet, non pas de la vidéo, comme l'écrit une certaine presse, mais des faits choquants qu'elle révèle. 
Le document montre l'arrestation le  6 décembre ...2018 de dizaines de lycéens à Mantes-la-Jolie (commune UMP-LR des Yvelines, depuis 1995) par des militaires en armes. Les adolescents - dont le plus jeune avait 12 ans - étaient filmés à genoux, encerclés par les forces de l'ordre casquées, équipées de matraques et de boucliers.

Le syndicat lycéen association lycéenne UNL, puis dix mineurs, avaient déposé plainte, notamment pour atteinte arbitraire à la liberté individuelle, violences volontaires par dépositaire de l'autorité publique ainsi que pour diffusion illégale de l'image de personnes.

Violences urbaines plus graves qu'ailleurs ?

L'enquête avait été ouverte le 12 février et concernait 12 plaintes. Ce vendredi 26 juillet, la procureure de Nanterre, où a été dépaysé le dossier a conclu que " le fait de retenir les personnes interpellées en position à genoux ou assise, entravées pour certaines d'entre elles, apparaît justifié par le contexte exceptionnel de violences urbaines graves et le nombre de personnes devant être conduites dans les locaux de police, nécessitant une organisation matérielle incompressible".

Par ailleurs, les plaignants "placés en garde à vue ont bénéficié des droits légaux attachés au régime de la garde à vue", souligne-t-elle, comme si le respect de la loi était chose extraordinaire. 

Les "violences aggravées" dénoncées par quatre mineurs "ne sont corroborées, ni par leurs déclarations ou les observations de leurs conseils, ni par les examens médicaux des médecins légistes, ni lors de leur présentation à un magistrat dans le cadre de la prolongation de leur garde à vue."
Conclusion : il ne s'est rien passé, ni usage du LBD, ni mutilations physiques...

Une "non-enquête"

Des lycéens interpellés par les forces de l'ordre jeudi 6 décembre 2018 à Mantes-la-Jolie (Yvelines)
Des adolescents traités comme des résistants sous l'Occupation
L'affaire n'est pas close pour autant. 
Cette décision du Parquet placé sous l'autorité du ministère de Nicole Belloubet  "n'a pas de sens, ni factuel, ni juridique, et elle est sans conséquence sur l'enquête qui se mène", a réagi Me Arié Alimi, avocat des familles et de l'UNL. 

Me Alimi a indiqué qu'une vingtaine de nouvelles plaintes a été déposée et qu'un juge d'instruction va être saisi du dossier.
L'avocat a en effet déposé, dès le 6 mai, une plainte avec constitution de partie civile , qui doit aboutir prochainement à l'ouverture d'une information judiciaire. Au milieu de l'été, "cela ressemble plus à des effets d'annonce qu'à des annonces", a-t-il estimé. 
Seules "4 victimes" ont été entendues, a précisé l'avocat, qui parle d'une "non-enquête".

"Là encore, il n'y a pas de surprise", a déclaré Yessa Belkhodja, dont le fils est scolarisé au lycée Jean Rostand, porte-parole du Collectif de défense des jeunes du Mantois . Elle évoque elle aussi la saisine prochaine d'un juge. "Concernant les enquêtes préliminaires, la police qui enquête sur la police, on n'y croit pas vraiment".

Une vidéo choc

Le 6 décembre dernier, comme plusieurs villes en France, Mantes-la-Jolie est le théâtre de manifestations lycéennes contre la réforme de l'université. Ce jour-là, le blocus du lycée Saint-Exupéry suscite l'interpellation de 151 adolescents par la police de Macron et Castaner.
Une vidéo de l'arrestation, filmée par un auteur dont on ignore l'identité, est postée sur les réseaux sociaux. On y voit des lycéens à genoux, certains face au mur, les mains sur la tête. D'autres ont les bras attachés dans le dos. "Voilà une classe qui se tient sage", lance une voix moqueuse derrière la caméra.

L’auteur de la vidéo, un "fonctionnaire de police, fait l’objet d’une procédure de sanction administrative, et une action disciplinaire est sollicitée auprès du procureur général de Versailles", a précisé vendredi  26 la procureure de Nanterre. 
En revanche, la personne ayant diffusé la vidéo n’a pas été identifiée, "le site hébergeur refusant de répondre à la réquisition judiciaire, au nom de la protection des “droits et libertés des utilisateurs” ".

Dans cette affaire, deux autres enquêtes ont été ouvertes. 
Une enquête administrative a conclu à l’absence de "faute" ou de "comportements déviants de la part des policiers"à la mi-juin, selon Brigitte Jullien, la patronne de l’IGPN depuis janvier 2019. 
L’enquête du Défenseur des droits, qui s’est lui-même saisi du dossier, est quant à elle toujours en cours.

dimanche 24 juillet 2016

Taubira fait diversion sur le fond des problèmes terroriste et d'état d'urgence

Taubira fustige "ceux qui font commerce de la peur" face au terrorisme islamiste... 

Contre le pouvoir et la prolongation de l'"état d'urgence", 
l'ex-garde des Sceaux a plaidé pour la "préservation de nos libertés individuelles et publiques" 

Autre menteuse exemplaire, après Cahuzac,
modèles pour Cazeneuve
Christiane Taubira s'exprime en ces termes accusateurs après l'attentat de Nice dans une longue tribune postée sur sa page Facebook. Plutôt sonnée, elle était restée trop longtemps effacée dans les media depuis sa démission fin janvier. 
Ce samedi, Christiane Taubira a donc fustigé "ceux qui font commerce de la peur, de l'angoisse, de la douleur d'autrui et vocifèrent sans respect des larmes",  appelant à relever le défi d'en "assécher le terreau". 

Sans les nommer, l'insidieuse ancienne ministre de la Justice de Hollande accuse ceux-là de privilégier "leurs intérêts partisans ou leur impatience à s'emparer du pouvoir d'État." Cette infecte méthode subversive renvoie indirectement aux déclarations de plusieurs élus de droite. "Ressasser des poncifs sur les décisions de justice, prises en indépendance [sic] par des magistrats dans notre État de droit [faut-il que le doute soit si grand que, sans cesse, l'ex-garde des Sceaux le ressasse ?]; gloser sur les effets de la prison lorsque aucun des tueurs du 13 novembre, ni celui du 14 juillet, n'avait d'antécédents carcéraux [c'est donc sans doute sa manière tordue d'incriminer les services du renseignement !]; rabâcher les sempiternelles récriminations fondées sur de seules motivations partisanes, c'est s'obstiner à déguiser la réalité [ce qui n'arriverait pas à Cazeneuve à Nice], se réfugier derrière des incongruités confortables, se satisfaire de facilités aberrantes, se situer en deçà des nécessités régaliennes, et finalement nous exposer durablement au danger", écrit la blessante Taubira qui finit sa litanie en forme de diatribe anaphorique en faisant elle-même "commerce de la peur". 

"Quand il faudrait voir de haut et voir loin", tacle Christiane Taubira dont la stature n'autorise pas vraiment cette vision audacieuse. 

"Besoin de sûreté, ce droit imprescriptible" 

Hystérique donneuse de leçon de stabilité 
La pompeuse ex-ministre inclut la "préservation de nos libertés individuelles et publiques" dans le "besoin de sûreté, ce droit imprescriptible", qu'en quatre années elle n'a pas assuré à son poste régalien, préférant consacrer 50% de son temps au ministère au mariage homosexuel. 

Et de poursuivre sa leçon d'éthique binaire. "Il convient de les organiser, pas de les opposer. Il revient à la puissance publique de trouver, et ce n'est pas simple, la souplesse qui permette d'ajuster le dispositif de sécurité aux multiples formes des attaques, dans la proportionnalité qu'exige l'État de droit, campé sur ses institutions solides", poursuit cette cycliste qui ne manque pas de souffle. 

Elle en appelle aussi à "gagner la bataille du recrutement". Cette bataille "n'est pas exclusive de l'action militaire ciblée sur les arsenaux et logistiques ; de l'action diplomatique opérant sur les rapports de force ; de l'asphyxie financière. Un bilan des insuffisances politiques du quinquennat qui s'achève...

Mais face à cette armée innombrable qui se lève de partout [et ça fait peur !], Taubira définit la ligne que ne suit pas Hollande 
Depuis cette piqûre de rappel,
Valls ne regrette plus rien...
"Assécher le terreau où germe, pousse, jaillit cette monstruosité si froide qu'elle paraît intoxiquée, tel est le défi", selon la littératrice verbeuse.



Taubira fait d'ailleurs l'éloge de la "rhétorique djihadiste, simple, brute (...) [qui] parvient ainsi à capter des individus en marge, au rapport parfois distendu avec la religion", "le terrain est celui des esprits, où frustrations [refus des communautaristes socialistes d'intégrer la diversité], humiliations [fracture sociale], ignorance [échecs de l'Education nationale et de l'idéologie de la FSU] et fêlures [de la déprime au déséquilibre "psychiatrique"] pourvoient en énergie destructrice". Taubira est-elle une angoissée qui s'ignore et une porteuse de peurs ?

L'entourage de l'ex-ministre démissionnaire souligne que cette tribune est la "première intervention politique directe sur l'actualité depuis des mois"
Suite aux attentats islamistes du 13 novembre 2015 par des djihadistes français, Christiane Taubira avait déserté ses fonctions gouvernementales le 27 janvier 2016, officiellement pour protester contre le projet de révision constitutionnelle permettant la déchéance de nationalité pour les personnes condamnées pour terrorisme, finalement abandonné par l'exécutif.
Six mois plus tard, elle se montre à nouveau pour stigmatiser les uns et les autres: une énergie que la fielleuse aurait pu mettre à combattre le mal terroriste qu'elle décrit avec tant de force verbale...

Un abandon de poste justifie-t-il ces excès de langage d'une moraliste arrogante et hautaine, défaillante -en responsabilité- dans l'adversité ?