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jeudi 13 juin 2019

Jean Arthuis (LREM) répond sèchement à la méchanceté de Nathalie Loiseau

Traité d’"homme aigri" par la tête de liste sexiste LREM aux européennes, Jean Arthuis (LREM rallié) lui répond sèchement

Loiseau, coucou LREM du parlement de Strasbourg
Résultat de recherche d'images pour "Jean Arthuis et Nathalie Loiseau"
I believe I can fly...
La néo-eurodéputée s’en est prise à plusieurs membres de l’ALDE lors d'un point presse "off" à Bruxelles, alors même que la tête de linotte brigue la présidence du groupe des libéraux au Parlement européen. Preuve que les électeurs de LREM voteraient même pour un tabouret à un pied.

Pour la délégation LREM à Bruxelles, Loiseau est un caillou dans la chaussure. 
Le 5 juin, Nathalie Loiseau, ex-tête de liste du mouvement présidentiel aux élections européennes, organisait un point presse en "off" pour quelques journalistes français. Durant son heure de prise de parole, l’eurodéputée fraîchement élue a vivement égratigné la plupart des dirigeants européens avec qui elle est pourtant censée s’allier au Parlement.

A  entendre l’ancienne ministre des Affaires européennes du gouvernement Philippe, l’ancien premier ministre belge et actuel président de l’ALDE, Guy Verhofstadt, aurait des "frustrations rentrées depuis quinze ans". 

Quant à sa collègue néerlandaise Sophie in ’t Veld (parti centriste Démocrates 66), elle aurait "perdu toutes les batailles qu’elle a menées"

Enfin, pour la "romanichelle" de l'ENA, Manfred Weber, PPE, est pour sa part un "ectoplasme" qui n’a "jamais rien réussi", mais est pourtant pressenti pour la présidence de la Commission.

La macronie essaie de faire taire Loiseau

Dans sa diatribe, Nathalie Loiseau a également attaqué l’eurodéputé LREM sortant Jean Arthuis, premier député européen à soutenir Emmanuel Macron. L’ancienne directrice de l’ENA présenta pourtant cet ancien ministre de l'Economie et des Finances comme un "homme totalement aigri". 

A cette agression venue de son propre camp politique, Jean Arthuis - ancien soutien de Bayrou en 2007 - a  répliqué à sa collègue avec ironie. "Je salue l’intelligence politique de Nathalie Loiseau et la sincérité de ses démentis. Entrée prometteuse au Parlement européen", a-t-il lâché sur Twitter lundi soir. 
En langage non-diplomatique, une tourte faisandée...

Le comportement de cette protégée d'Alain Juppé - qui lui confia la direction générale de l'administration du ministère des Affaires étrangères en 2011 - jette le discrédit sur l'ensemble de ses affidés, de Fabienne Keller ou Gilles Boyer à Frédérique Lefebvre ou Jean-Pierre Raffarin, en passant par Edouard Philippe.

dimanche 26 mai 2019

Un nouveau visage du Parlement européen s'esquisse

Estimations et projections en sièges par pays

Les lobbies écologistes ont contraint les grands partis dominant traditionnellement le Parlement de Strasbourg à céder du terrain 

Résultat de recherche d'images pour "parlement europeen hemicycle"Mais la poussée des eurosceptiques reste limitée, les centristes libéraux s'inscrivant désormais dans le paysage européen, dimanche. Une prochaine actualisation des projections est attendue vers 8h00 GMT, alors que les Etats membres continuent d'affiner les résultats officiels.

Selon des projections publiées dans la nuit de dimanche à lundi du Parlement européen, le Parti populaire européen (PPE, droite pro-européenne) reste la première force de l'hémicycle, avec 179 sièges  contre 216 actuellement.
Forts de cette victoire, les dirigeants du PPE ont immédiatement réclamé la présidence de la Commission pour l'Allemand Manfred Weber, un conservateur, leur chef de file (ou "Spitzenkandidat", selon le terme allemand souvent usité).

Les sociaux-démocrates (S&D), deuxième parti du Parlement, malgré une perte d'une trentaine de sièges (150 sièges contre 185), ont balayé d'un revers de main cette demande, laissant augurer de longues tractations dans la course désormais ouverte aux postes-clés des institutions européennes.

Si le PPE et les sociaux-démocrates (S&D) restent les deux principales formations de l'hémicycle européen, ils perdent leur capacité à réunir à eux seuls une majorité pour faire passer des textes législatifs. La fin d'une époque. 

Ils devront composer avec les écologistes
Ils remportent en effet de 52 à 70 sièges, grâce à leurs bons résultats en Allemagne et en France, 

Quant aux Libéraux (Alde), dont un nouveau venu, le parti du président français, est une composante, ils obtiennent 107 sièges contre 69 actuellement, loin derrière les deux partis dominants.
Le Français a en effet perdu dimanche son pari contre le Rassemblement républicain de Marine Le Pen, dans une stratégie de duel dont Macron sort affaibli, avec 22,41% contre 23,31% pour le RN, selon des résultats définitifs, soit 0,9 point d'écart, alors qu'au premier tour de la présidentielle de 2017, il se situait à 24,1%, soit 2,8 points devant Marine Le Pen (21,30%). 

Le RN a immédiatement appelé à la "constitution d'un groupe puissant" au Parlement européen réunissant les formations eurosceptiques, des forces diverses qui n'ont pas réussi à se fédérer quand les souverainistes n'avaient pas encore prospéré.
Après la sortie du Royaume-Uni de l'UE, les deux listes obtiendront le même nombre d'eurodéputés, 23.

Les eurosceptiques ne gagnent pas suffisamment de terrain

Avec la Ligue de Matteo Salvini, arrivée en tête en Italie avec plus d'un tiers des voix, M. Le Pen espère fédérer une large alliance de partis nationalistes, eurosceptiques et populistes. Leur groupe parlementaire, l'ENL, est crédité de 58 sièges contre 37.

Difficile cependant d'envisager aujourd'hui un rapprochement avec le groupe populiste EFDD - où siège le Mouvement Cinq Etoiles italien, que devrait rallier le nouveau parti europhobe de Nigel Farage, grand vainqueur des élections au Royaume-Uni avec 31,7% des voix (29 sièges) - tant leurs divergences sont parfois profondes.
Et même en additionnant les gains de ces groupes avec les 58 sièges du groupe ECR (tories britanniques et Polonais au pouvoir du PiS, vainqueurs des européennes), l'extrême droite, les eurosceptiques et les europhobes, restent, avec 172 sièges, loin de la majorité au Parlement européen (376).

Les partis d'extrême gauche passent pour leur part de 52 à 38 sièges. "La vague de partis nationalistes et eurosceptiques est très contenue, si on met de côté le RN et la Ligue", estime Eric Maurice, analyste à la Fondation Robert Schuman. "Si (le dirigeant populiste hongrois Viktor) Orban ne bouge pas, je ne vois comment les lignes des groupes actuels pourraient bouger", observe-t-il.
Largement vainqueur de l'élection européenne dans son pays, le parti du premier ministre hongrois est suspendu du groupe démocrate-chrétien du PPE, en raison de ses dérapages anti-Bruxelles.

En Autriche, le parti conservateur du chancelier autrichien Sebastian Kurz est arrivé largement en tête, devant les sociaux-démocrates et le parti d'extrême droite FPÖ, touché par l'"Ibizagate", selon des estimations.

En Espagne, le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez est le seul socialiste à sortir grand vainqueur du scrutin dans un grand pays.

Les Verts sont sur un petit nuage.

Les élections européennes ont également été marquées par les bons résultats des écologistes, qui espèrent devenir un interlocuteur incontournable dans ce paysage politique plus instable que jamais.
Avec 12% des voix, ils finissent en France à une  troisième place inattendue. Ce résultat fait écho au score enregistré en Allemagne par les Verts, deuxièmes du scrutin, selon les sondages, juste derrière le camp centre-droit d'Angela Merkel, qui enregistre un plus bas historique.
"Une grande victoire !", s'est réjoui la tête de liste des écologistes au Parlement européen, l'Allemande Ska Keller. "Je suis sur un petit nuage", a renchéri l'eurodéputé belge Philippe Lamberts.

Inférieur à celui des scrutins nationaux, le taux de participation à ces élections atteint cependant 51%, son niveau le plus élevé depuis 20 ans, selon le Parlement européen, alors que les sondeurs français en prévoyaient de l'ordre de 47%. Cette mobilisation marque un coup d'arrêt à l'érosion continue qui caractérise les européennes depuis 1979.
Plus de 420 millions d'Européens ont élu, pour 5 ans, les 751 membres du Parlement européen, une assemblée qui n'a eu de cesse d'accroître ses pouvoirs.

Le Royaume-Uni avait lancé cet immense scrutin dès jeudi, se résignant à l'organiser en catastrophe après le nouveau report du Brexit, avec une date butoir désormais fixée au 31 octobre. Le mandat des élus britanniques doit cesser à la sortie de leur pays de l'Union, et leurs sièges seront en partie redistribués à d'autres pays.

Les nouveaux équilibres au sein de l'hémicycle seront déterminants dans la course aux postes clés des institutions européennes. En particulier celui du successeur à la tête de la Commission européenne de Jean-Claude Juncker, membre du PPE, qui devra obtenir le soutien de la moitié de l'hémicycle.
Les chefs d'Etat et de gouvernement se retrouvent dès mardi pour un sommet d'échanges sur les prochaines nominations.

Estimations et projections en sièges par pays, dimanche à 21h30

Européennes : estimations et projections en sièges par pays


Voici le score et le nombre de sièges que peuvent espérer les partis à partir de sondages dans les pays de l'UE où ils sont disponibles. Les premiers résultats officiels partiels ne seront publiés qu'à partir de 21h00 GMT.

Allemagne (96 sièges)

Union chrétienne-démocrate (CDU) - Union chrétienne sociale (CSU) : 28,60 % - 28 sièges

Alliance 90 / les Verts : 20,90 % - 21 sièges

Parti social-démocrate (SPD) : 15,30 % - 15 sièges

Alternative pour l'Allemagne : 10,80 % - 11 sièges

Die Linke : 5,40 % - 5 sièges

Parti libéral-démocrate : 5,40 % - 5 sièges

Le PARTI : 2,30 % - 2 sièges

Électeurs libres : 2,20 % - 2 sièges

Parti de protection des animaux : 1,50 % - 2 sièges

Parti écologiste-démocrate : 1,10 % - 1 siège

Parti des familles d'Allemagne : 0,80 % - 1 siège

Volt Allemagne : 0,80 % - 1 siège

Parti Pirate : 0,60 % - 1 siège

France (74 sièges)

Rassemblement national : 24,20 % - 24 sièges

La République en marche, Modem : 22,40 % - 23 sièges

Europe Écologie - Les Verts : 12,70 % - 13 sièges

Les Républicains (LR) : 8,50 % - 8 sièges

Parti socialiste, Nouvelle Donne, Place publique : 6,20 % - 6 sièges

La France Insoumise (LFI), Gauche républicaine socialiste : 6,20 % - 5 sièges

Royaume-Uni (73 sièges)

Le Parti du Brexit : 31,60 % - 24 sièges

Parti travailliste (Labour) : 19,10 % - 14 sièges

Libéraux - démocrates : 18,90 % - 15 sièges

Parti conservateur : 12,40 % - 10 sièges

Parti vert : 9,80 % - 4 sièges

Espagne (54 sièges)

PSOE (Parti socialiste ouvrier espagnol) : 28,40 % - 18 sièges

Parti populaire : 17,30 % - 11 sièges

Ciudadanos : 16,00 % - 9 sièges

Coalition formée par Unis nous pouvons, Gauche unie et Equo : 12,40 % - 7 sièges

Vox : 6,50 % - 4 sièges

Gauche républicaine de Catalogne, Bloc nationaliste galicien : 6,00 % - 3 sièges

Coalition pour une Europe solidaire (partis régionalistes) : 3,10 % - 1 siège

Parti démocrate européen catalan : 2,80 % - 1 siège

Pays-Bas (26 sièges)

Parti travailliste (PvdA) : 18,10 % - 5 sièges

Parti populaire pour la liberté et la démocratie (VVD) : 15,00 % - 4 sièges

Appel chrétien-démocrate : 12,30 % - 4 sièges

Forum pour la démocratie : 11,00 % - 3 sièges

Gauche verte : 10,50 % - 3 sièges

Union chrétienne, Parti politique réformé (SGP) : 7,90 % - 2 sièges

Démocrates 66 (D66) : 6,30 % - 2 sièges

Parti pour la liberté (PVV) : 4,10 % - 1 siège

50PLUS : 4,10 % - 1 siège

Parti socialiste : 3,90 % - 1 siège

Grèce (21 sièges)

Nouvelle démocratie : 33,50 % - 8 sièges

Syriza : 25,00 % - 6 sièges

Mouvement pour le changement (Kinal) : 7,70 % - 3 sièges

Parti communiste (KKE) : 5,50 % - 2 sièges

Aube dorée : 4,50 % - 2 sièges

Portugal (21 sièges)

Parti socialiste : 32,00 % - 8 sièges

Part social démocrate : 22,00 % - 5 sièges

Bloc de gauche : 10,50 % - 3 sièges

Parti communiste, les Verts : 8,00 % - 2 sièges

Parti populaire : 6,00 % - 2 sièges

Personnes-Animaux-Nature (PAN) : 5,00 % - 1 siège

Suède (20 sièges)

Sociaux-démocrates : 25,10 % - 5 sièges

Les nouveaux modérés : 17,60 % - 4 sièges

Démocrates de Suède : 16,90 % - 3 sièges

Parti centriste : 10,30 % - 2 sièges

Parti de l'environnement Les Verts : 9,50 % - 2 sièges

Chrétiens-démocrates : 7,50 % - 2 sièges

Parti de Gauche : 6,40 % - 1 siège

Les Libéraux : 4,40 % - 1 siège

Autriche (18 sièges)

Parti populaire autrichien (ÖVP) : 34,50 % - 7 sièges

Parti social-démocrate d'Autriche : 23,50 % - 5 sièges

Parti de la liberté (FPÖ) : 17,50 % - 3 sièges

Les verts : 13,50 % - 2 sièges

La nouvelle Autriche et le forum libéral : 8,00 % - 1 siège

Bulgarie (17 sièges)

Citoyens pour un développement européen de la Bulgarie : 31,60 % - 7 sièges

Parti socialiste bulgare (PSB) : 24,30 % - 5 sièges

Mouvement pour les droits et libertés : 13,20 % - 3 sièges

Mouvement national bulgare : 7,50 % - 1 siège

Bulgarie démocratique : 6,20 % - 1 siège

Danemark (13 sièges)

Parti social-démocrate : 23,30 % - 3 sièges

Parti libéral danois (Venstre) : 20,50 % - 3 sièges

Parti populaire danois : 13,20 % - 2 sièges Parti populaire socialiste : 12,30 % - 2 sièges

Parti social-libéral : 9,40 % - 1 siège

Alliance Rouge et Verte : 6,20 % - 1 siège

Parti conservateur : 5,70 % - 1 siège

Finlande (13 sièges)

Parti de la coalition nationale : 20,10 % - 3 sièges

Parti social-démocrate : 15,10 % - 2 sièges

Ligue verte : 15,10 % - 2 sièges

Parti du centre : 14,30 % - 2 sièges

Vrais Finlandais : 14,10 % - 2 sièges

Alliance de gauche : 6,90 % - 1 siège

Parti populaire suédois de Finlande : 6,20 % - 1 siège

Slovaquie (13 sièges)

SPOLU, Slovaquie progressiste : 20,10 % - 4 sièges

Direction - Social-démocratie : 15,70 % - 3 sièges

Parti du peuple Notre Slovaquie : 12,10 % - 2 sièges

Mouvement chrétien-démocrate : 9,70 % - 2 sièges

Liberté et solidarité (SaS) : 9,60 % - 1 siège

Les gens ordinaires et personnalités indépendantes : 5,30 % - 1 siège

Croatie (11 sièges)

Union démocratique croate (HDZ) : 23,40 % - 4 sièges

Parti social-démocrate : 18,38 % - 3 sièges

Indépendant : 8,20 % - 1 siège

Croissance croate (Hrast), Parti croate des droits dr. Ante Starcevic, Parti conservateur croate : 6,43 % - 1 siège

Bouclier humain : 6,25 % - 1 siège

Coalition d'Amsterdam : 5,59 % - 1 siège

Indépendants pour la Croatie (NHR), Parti croate du droit (HSP) : 5,09 % - 1 siège

Irlande (11 sièges)

Fine Gael : 29,00 % - 4 sièges

Parti vert d'Irlande : 15,00 % - 2 sièges

Independents 4 Change : 15,00 % - 2 sièges

Fianna Fáil - Parti républicain : 15,00 % - 1 siège

Sinn Féin (Nous-mêmes) : 13,00 % - 2 sièges

Chypre (6 sièges)

Rassemblement démocrate (DISY) : 32,50 % - 2 sièges

Parti progressiste des travailleurs (AKEL) : 30,00 % - 2 sièges

Parti démocrate (DIKO) + Mouvement de solidarité (KA) : 15,00 % - 1 siège

Mouvement social-démocrate (EDEK) : 11,00 % - 1 siège

Malte (6 sièges)

Parti travailliste : 55,00 % - 4 sièges

Parti nationaliste : 37,00 % - 2 sièges

jeudi 17 septembre 2009

Commission européenne: Barroso, ré-élu dans un fauteuil

Les abstentionistes socialistes et les opposants Verts sont battus

Les 27 pays de l'U.E. se sont rassemblés sur BarrosoJosé Manuel Barroso a été reconduit à l'unanimité par les 27 Etats à l'issue d'un vote qui grandit l'image d'unité de l'Europe dans le monde.
Barroso a été réélu pour un second mandat de cinq ans par le Parlement Européen avec une confortable majorité absolue le plaçant en position de force pour constituer sa future équipe. La gauche européenne et sa presse militante lui opposent son bilan que, contre toute évidence, ils disent contesté.
Exemple de propagande malsaine à laquelle s'adonne avec volupté la presse vertueuse, des journalistes affirment que, dans son propre camp conservateur, certains élus -mais anonymes- confieraient -mais en privé- qu'ils approuveraient sans enthousiasme M. Barroso. Dans ces circonstances, les pleutres -tels ceux de l'agence A*P- font en outre un usage intensif du conditionnel …

L'ancien Premier ministre portugais, 53 ans, sort néanmoins victorieux d'une longue campagne électorale débutée en juin. Il a finalement recueilli 382 voix sur son nom, face à 219 votes contre et 117 abstentions, au cours d'un scrutin à bulletins secrets. Ainsi, J.-M. Barroso a réussi à obtenir l'aval de plus de 50% des 736 eurodéputés, alors qu'une simple majorité de "oui" suffisait. Bien que ce score soit sans appel, la gauche politique et médiatique s'obstine à contester cette ré-élection.

Les contestataires n'avaient pu s'entendre sur un candidat commun...

Proposé par la droite modérée, J.-M. Barroso était le seul candidat en lice. C'est dire que, malgré une campagne de dénigrement, le président reconduit a aussi été soutenu majoritairement par les Libéraux.
Et pourquoi les 184 élus socialistes, ses détracteurs aigris, avaient-ils donc décidé de s'abstenir ? Unis dans l'opposition systématique, la gauche n'avait pas pu se rassembler sur un nom commun.

Ils font plus fort encore
Contre l'avis de Catherine Trautmann, la chef de file française, qui prétend que "M. Barroso nous a montrés qu'il manquait de courage dans des moments critiques", la plupart des socialistes portugais et espagnols ont voté "oui", en cohérence avec leurs gouvernements socialistes.
Président consensuel, le Portugais a atteint la majorité absolue avec le soutien des conservateurs eurosceptiques (britanniques, tchèques et polonais), qui ont constitué un groupe dissident, car ils sont opposés au traité de Lisbonne. Un texte qu'au contraire J.-M. Barroso défend.

"Je suis fier de ce résultat", a commenté M. Barroso, visiblement satisfait. Considérant la campagne négative de l'opposition, ses services avaient bon espoir qu'elle serait contre-productive et permettrait qu'il rassemble sur son nom les voix de plus de la moitié de l'hémicycle. Le journal 20Minutes titre d'ailleurs: «Barroso réélu sans surprise à la tête de la Commission » (lien )
Le président français Nicolas Sarkozy s'est réjoui de pouvoir "approfondir encore" sa coopération avec le Portugais.

Le programme du Président de la Commission Européenne
M. Barroso a publié début septembre de grandes orientations et fait connaître aux partis frondeurs les compromis vers lesquels il est prêt à avancer. Un exercice de dialogue qui a entraîné "des concessions", de l'avis même des socialistes, renforçant ainsi la réputation d'écoute du président consensuel.
C'est "une très bonne chose pour l'Europe", a d'ailleurs renchéri, plus enthousiaste encore, le Premier ministre britannique Gordon Brown. "J'ai dit depuis longtemps qu'il était la bonne personne pour cette fonction", a ajouté le travailliste britannique. Une pierre de plus dans le jardin des socialistes français.

Confirmé, voire renforcé
Le président Barroso va désormais pouvoir réfléchir à la composition de sa future équipe de commissaires, ainsi qu'aux autres postes clés de l'UE, fruit d'inévitables et nécessaires tractations avec les gouvernements.
Il lui faudra "attendre le vote par référendum des Irlandais" sur le traité de Lisbonne le 2 octobre avant toute désignation. Mais "cela n'empêche pas des contacts informels avec des chefs d'Etat et de gouvernements", a néanmoins annoncé M. Barroso. Le résultat devrait permettre d'éviter un second vote si le "traité de Lisbonne" entre en vigueur. Avec ce texte, censé faire fonctionner l'UE de manière plus efficace, une majorité absolue est en effet nécessaire.

Le nouveau Parlement européen élu en juin a exigé, avant de procéder à un vote, que le président à élire présente un programme écrit.
Candidat à sa propre succession, Barroso a donc publié début septembre de grandes orientations et fait des promesses pour convaincre les Etats de l'UE , avant qu'ils ne l'adoubent unanimement.

L'opposition stérile

  • Esbrouffe et peine perdue, exemple d'agitation stérile
    Avant le vote, Sylvie Goulard, MoDem et présidente du Mouvement européen-France, et Daniel Cohn-Bendit cosignèrent sans illusion, le 16 septembre 2009, une tribune dans Le Monde pour appeler les parlementaires à repousser cette candidature.
  • Les ineffables de LePost
    Ces journalistes partisans dénoncent la satisfaction du Français Michel Barnier , candidat à un poste de commissaire européen. De quel droit ces démocrates de haut vol doutent-ils respectueusement en lieu et place de Jean-Marie Cavada (UMP) que le discours de Barroso hier mardi ait pu lui apporter -comme à la majorité des votants- toutes les clarifications nécéssaires sur sa détermination à réguler, et sur ce qu'il entend par "économie sociale de marché". Ils regrettent même le vote à mains levées, comme dans les amphis !...
  • Guy Verhofstadt (1953) devait faire obstacle à Barroso
    Le mardi 29 juin, l'ancien Premier ministre belge et tout nouveau député européen, Guy Verhofstadt, avait été élu Président du groupe Alliance des Démocrates et des Libéraux pour l’Europe (ALDE) au sein du Parlement européen -par acclamation... Jugé trop fédéraliste, il avait été refoulé par Tony Blair en 2004.
    Dès le débat du 1er juillet, le groupe ALDE avait montré les nom-
    breuses divisions
    qui règnaient déjà parmi les membres, au terme de 3h30 de débat, aucune ligne claire n’était dégagée...
    Les uns, notamment la gauche française(!), plaidaient pour un report à octobre du vote pour l’élection de Barroso, après le referendum irlandais et/ou après l’entrée en vigueur de Traité de Lisbonne. Les autres ne voyaient pas l’intérêt de repousser un tel vote, Barroso étant de toute façon le seul candidat, et, qui plus est, soutenu par le Conseil. A la mi-juillet, la propagande donnait l’alliance APSD-Verts-ALDE suffisante pour empêcher la réélection de Barroso...
    Peut-être son haleine a-t-elle eu raison de ses espoirs (cf. Bush qui détourne la tête...).

    Les ambitions du chef de groupe socialiste

    Martin Schulz se serait bien vu à la présidence.
    Mais si « la stratégie du président du groupe socialiste est très clairement connue et identifiée par tous », « je ne crois pas que cela soit la ligne de tout le groupe socialiste et je ne pense pas qu’il emmène la conviction de tout le groupe sur cette ligne-là”, dénonce Pervenche Berès. “Donc, le groupe est divisé ?”, interrogea euronews. “Je pense qu’il sera divisé, oui.”

    Les socialistes se sont résignés: les Etats unanimes étaient unis sur la candidature Barroso.
    Le groupe socialiste et démocrate a lui-même infléchi sa position en décidant, mardi 15 au soir, par 95 voix contre 43 et neuf abstentions, de faire de l'abstention sa ligne politique officielle, sur proposition de son président, l'Allemand Martin Schulz.

    Daniel Cohn-Bendit avait également pris acte de l'impossibilité de renverser la vapeur.
    Il a encore disjoncté, s'écriant: "C'est José Manuel Obama, Yes he can ! Il peut tout maintenant. Tout ce que vous n'avez pas vu pendant cinq ans, vous allez voir ce que vous allez voir (...) Je crois halluciner. C'est: tout a changé, donc je reste !", a-t-il éructé.
    La campagne “Tout sauf Barroso” a rencontré l'écho que l'on voit dans la vie politique européenne.
    « Je maintiens que M. Barroso n'est pas la personnalité dont l'Europe a besoin », a affirmé sur France 2 le député européen.
    Mais il le dit avec des fleurs:
    Parce que les fleurs, c’est périssable…
  • vendredi 24 avril 2009

    Qui peut dire qui est son euro-député ?

    En France, ils sont 72 sur huit grandes régions électorales

    L'Union Européenne (UE) est une association économique et politique de 27 états-membres depuis le 1er janvier 2007.

    Nous sommes 492 millions d'habitants dans l'Union Européenne.
    Trois états, la Croatie, la Turquie et l'Ancienne République Yougoslave de Macédoine (ARYM) ont la qualité d'états candidats, dont l'entrée est cours de négociation.

    Le Parlement européen (PE)

    Il est l'organe de représentation des citoyens des Etats membres de l'Union européenne. Les députés européens défendent les droits des citoyens européens. Depuis 1979, les députés sont élus au suffrage universel direct pour une durée de cinq ans. Les citoyens français et européens peuvent voter et sont éligibles dans leur pays d'origine ou leur pays de résidence. Les dernières élections européennes ont eu lieu entre les 10 et 13 juin 2004, dans l'ensemble des 25 Etats membres de l'UE.
    785 députés siègent au Parlement européen depuis le 1er janvier 2007. Avant l'adhésion de la Roumanie et la Bulgarie en 2007, le Parlement européen était composé de 732 membres.
    Depuis le 26 septembre 2005, 35 observateurs roumains et 18 bulgares étaient également présents au Parlement européen. Au 1er janvier 2007, date d'adhésion de ces deux pays, les observateurs roumains et bulgares sont automatiquement devenus des députés comme les autres (article 21, 1, du traité d'adhésion). Le Parlement est donc composé aujourd'hui de 785 membres.

    Pour la nouvelle législature qui débutera en juin 2009, la Roumanie et la Bulgarie compteront respectivement 33 et 17 députés européens. Le Parlement sera quant à lui composé de 736 membres.

    Elections européennes

    Elles ont lieu le 7 juin en France (entre le 4 et le 7 juin dans les 27 pays de l'Union européenne).

    736 sièges de députés en jeu.
    Plus l'Europe s'ouvre, moins nous sommes représentés: 72 pour la France contre 78 dans la législature 2004-2009. La répartition des sièges par pays se fait en fonction de la population et du nombre d'état-membres. L'Allemagne disposera de 99 élus, l'Italie et le Royaume-Uni, de 72. L'Espagne et la Pologne désignent 50 députés.

    Députés français.
    Ils sont élus à la proportionnelle dans huit grandes régions électorales : l'Ile-de-France (14), le Sud-Est (13), le Sud-Ouest (10), le Nord-Ouest (12), l'Est (10), l'Ouest (10), le Massif Central-Centre (6) et l'Outre-Mer (3).
    Environ un tiers des eurodéputés sont des femmes, un pourcentage plus élevé que dans la plupart des parlement nationaux.

    Qui étaient-ils ?


    Région Nord-Ouest (12)

    BOURLANGES Jean-Louis , ALDE (UDF)
    LE RACHINEL Fernand , NI (FN)
    COTTIGNY Jean-Louis , PSE (PS)
    DOUAY Brigitte , PSE (PS)
    GAUZÈS Jean-Paul , PPE-DE (UMP)
    Hélène FLAUTRE, Verts/ALE (Verts)
    HÉNIN Jacky , GUE/NGL (PCF)
    LANG Carl , NI (FN)
    LIENEMANN Marie-Noëlle , PSE (PS)
    PEILLON Vincent , PSE (PS)
    SAÏFI Tokia , PPE-DE (UMP)
    WEBER Henri , PSE (PS)

    Région Ouest (10)

    AUBERT Marie-Hélène , Verts/ALE (Verts)
    BACHELOT-NARQUIN Roselyne , PPE-DE (UMP)
    GUELLEC Ambroise , PPE-DE (UMP)
    LE FOLL Stéphane , PSE (PS)
    MORILLON Philippe , ALDE (UDF)
    POIGNANT Bernard , PSE (PS)
    REYNAUD Marie-Line , PSE (PS)
    VAUGRENARD Yannick , PSE (PS)
    VERGNAUD Bernadette , PSE (PS)
    VILLIERS Philippe de , IND/DEM (MPF)

    Région Est (10)

    BEAUPUY Jean Marie , ALDE (UDF)
    DAUL Joseph , PPE-DE (UMP)
    GOLLNISCH Bruno , NI (FN)
    GRIESBECK Nathalie , ALDE (UDF)
    HAMON Benoît , PSE (PS)
    HAZAN Adeline , PSE (PS)
    ISLER BÉGUIN Marie Anne, Verts/ALE (Verts)
    MATHIEU Véronique , PPE-DE (UMP)
    MOSCOVICI Pierre , PSE (PS)
    TRAUTMANN Catherine , PSE (PS)

    Région Sud-Ouest (10)

    ARIF Kader , PSE (PS)
    CASTEX Françoise , PSE (PS)
    CAVADA Jean-Marie , ALDE (UDF)
    DE VEYRAC Christine , PPE-DE (UMP)
    LAMASSOURE Alain , PPE-DE (UMP)
    LAPERROUZE Anne , ALDE (UDF)
    MARTINEZ Jean-Claude , NI (FN)
    NAVARRO Robert , PSE (PS)
    ONESTA Gérard , Verts/ALE (Verts)
    PATRIE Béatrice , PSE (PS)

    Sud-Est (13)

    BENNAHMIAS Jean-Luc , Verts/ALE (Verts)
    BONO Guy , PSE (PS)
    CARLOTTI Marie-Arlette , PSE (PS)
    CORNILLET Thierry , ALDE (UDF)
    GIBAULT Claire , ALDE (UDF)
    GROSSETÊTE Françoise , PPE-DE (UMP)
    LE PEN Jean-Marie , NI (FN)
    LOUIS Patrick , IND/DEM (MPF)
    ROCARD Michel , rapporteur sur la directive pour le Parlement, PSE (PS)
    ROURE Martine , PSE (PS)
    SCHENARDI Lydia , NI (FN)
    VATANEN Ari , PPE-DE (UMP)
    VLASTO Dominique , PPE-DE (UMP)


    Massif-Central-Centre (6)

    BOURZAI Bernadette , PSE (PS)
    DESCAMPS Marie-Hélène , PPE-DE (UMP)
    FOURTOU Janelly , ALDE (UDF)
    GUY-QUINT Catherine , PSE (PS)
    HORTEFEUX Brice , PPE-DE (UMP)
    LAIGNEL André , PSE (PS)

    Ile-de-France (14)

    BERÈS Pervenche , PSE (PS)
    COÛTEAUX Paul-Marie , IND/DEM (MPF)
    DÉSIR Harlem , PSE (PS)
    FERREIRA Anne , PSE (PS)
    FONTAINE Nicole , PPE-DE (UMP)
    GAUBERT Patrick , PPE-DE (UMP)
    LE PEN Marine , NI (FN)
    LEHIDEUX Bernard , ALDE (UDF)
    LIPIETZ Alain , Verts/ALE (Verts)
    SARNEZ DE Marielle ALDE (UDF)
    SAVARY Gilles , PSE (PS)
    SCHAPIRA Pierre , PSE (PS)
    TOUBON Jacques , PPE-DE (UMP)
    WURTZ Francis , GUE/NGL (PCF)

    Région Outre-Mer (3)

    FRUTEAU Jean-Claude , PSE (PS)
    SUDRE Margie , PPE-DE (UMP)
    VERGÈS Paul , GUE/NGL (PCR)


    Groupes politiques représentés au Parlement européen

    ALDE : Groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe, 11 membres français issus de l’Union pour la démocratie française (UDF).
    GUE/NGL : Groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique, 3 membres français issus du Parti communiste français (PCF) et du Parti communiste réunionnais (PCR).
    IND/DEM : Groupe Indépendance/Démocratie, 3 membres français issus du Mouvement pour la France (MPF).
    NI : Non-inscrits, 7 membres français issus du Front national (FN).
    PPE-DE : Groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens, 17 membres français issus de l’Union pour le mouvement populaire (UMP).
    PSE : Groupe socialiste au Parlement européen, 21 membres français issus du Parti socialiste (PS).
    Verts/ALE : Groupe des Verts/Alliance libre européenne, 6 membres français issus des Verts.

    Liste alphabétique des eurodéputés

    1. ARIF, Kader Groupe socialiste au Parlement européen
    2. AUBERT, Marie-Hélène Groupe des Verts/Alliance libre européenne
    3. AUDY, Jean-Pierre Groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens

    4. BEAUPUY, Jean Marie Groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe
    5. BENNAHMIAS, Jean-Luc Groupe des Verts/Alliance libre européenne
    6. BERÈS, Pervenche Groupe socialiste au Parlement européen
    7. BONO, Guy Groupe socialiste au Parlement européen
    8. BOURSIER, Catherine Groupe socialiste au Parlement européen

    9. CARLOTTI, Marie-Arlette Groupe socialiste au Parlement européen
    10. CASTEX, Françoise Groupe socialiste au Parlement européen
    11. CAVADA, Jean-Marie Groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe
    12. CORNILLET, Thierry Groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe
    13. COTTIGNY, Jean Louis Groupe socialiste au Parlement européen
    14. COÛTEAUX, Paul Marie Groupe Indépendance/Démocratie

    15. DAUL, Joseph Groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens
    16. DENANOT, Jean-Paul Groupe socialiste au Parlement européen
    17. DE SARNEZ, Marielle Groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe
    18. DESCAMPS, Marie-Hélène Groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens
    19.DÉSIR, Harlem Groupe socialiste au Parlement européen
    20. DE VEYRAC, Christine Groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens
    21. DOUAY, Brigitte Groupe socialiste au Parlement européen

    22. FERREIRA, Anne Groupe socialiste au Parlement européen
    23. FLAUTRE, Hélène Groupe des Verts/Alliance libre européenne
    24. FONTAINE, Nicole Groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens
    25. FOURÉ, Brigitte Groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens
    26. FOURTOU, Janelly Groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe

    27. GAUBERT, Patrick Groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens
    28. GAUZÈS, Jean-Paul Groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens
    29. GIBAULT, Claire Groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe
    30. GOLLNISCH, Bruno Non-inscrits
    31. GRIESBECK, Nathalie Groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe
    32. GROSSETÊTE, Françoise Groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens
    33. GUELLEC, Ambroise Groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens
    34. GUY-QUINT, Catherine Groupe socialiste au Parlement européen
    35. HAMON, Benoît Groupe socialiste au Parlement européen
    36. HÉNIN, Jacky Groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique

    37. ISLER BÉGUIN, Marie Anne Groupe des Verts/Alliance libre européenne
    38. JOUYE DE GRANDMAISON, Madeleine Groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique

    39. LAIGNEL, André Groupe socialiste au Parlement européen
    40. LAMASSOURE, Alain Groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens
    41. LANG, Carl Non-inscrits
    42. LAPERROUZE, Anne Groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe
    43. LE FOLL, Stéphane Groupe socialiste au Parlement européen
    44. LEFRANÇOIS, Roselyne Groupe socialiste au Parlement européen
    45. LEHIDEUX, Bernard Groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe
    46. LE PEN, Jean-Marie Non-inscrits
    47. LE PEN, Marine Non-inscrits
    48. LE RACHINEL, Fernand Non-inscrits
    49. LIENEMANN, Marie-Noëlle Groupe socialiste au Parlement européen
    50. LIPIETZ, Alain Groupe des Verts/Alliance libre européenne
    51. LOUIS, Patrick Groupe Indépendance/Démocratie

    52. MARTINEZ, Jean-Claude Non-inscrits
    53. MATHIEU, Véronique Groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens
    54. MORILLON, Philippe Groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe
    55. MORIN, Elisabeth Groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens
    56. NERIS, Catherine Groupe socialiste au Parlement européen
    57. ONESTA, Gérard Groupe des Verts/Alliance libre européenne

    58. PATRIE, Béatrice Groupe socialiste au Parlement européen
    59. PEILLON, Vincent Groupe socialiste au Parlement européen
    60. POIGNANT, Bernard Groupe socialiste au Parlement européen
    61. PRIBETICH, Pierre Groupe socialiste au Parlement européen
    62. ROURE, Martine Groupe socialiste au Parlement européen

    63. SAÏFI, Tokia Groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens
    64. SAVARY, Gilles Groupe socialiste au Parlement européen
    65. SCHAPIRA, Pierre Groupe socialiste au Parlement européen
    66. SCHENARDI, Lydia Non-inscrits
    67. SOULAGE, Bernard Groupe socialiste au Parlement européen
    68. SUDRE, Margie Groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens

    69. TEYCHENNÉ, Michel Groupe socialiste au Parlement européen
    70. TOUBON, Jacques Groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens
    71. TRAUTMANN, Catherine Groupe socialiste au Parlement européen

    72. VATANEN, Ari Groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens
    73. VAUGRENARD, Yannick Groupe socialiste au Parlement européen
    74. VERGNAUD, Bernadette Groupe socialiste au Parlement européen
    75. VILLIERS de , Philippe Groupe Indépendance/Démocratie
    76. VLASTO, Dominique Groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens
    78. WURTZ, Francis Groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique

    Le Parlement Européen a un taux de renouvellement particulièrement élevé.
    Par exemple, après les élections de 1994, 57,5% des 567 députés n'avaient pas été élus lors de la législature précédente. Seulement 14 d'entre eux ont gardé leur place continuellement depuis la première élection en 1979, et aucun depuis plus longtemps.