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mercredi 27 mai 2015

SNCF: l'Etat-PS veut ré-enclaver les ruraux

Décentralisation ou comment se décharger sur les régions en frappant les Français de plus bel au portefeuille

Suppression 
de certaines lignes ou tronçons et de quatre trains de nuit Intercités
Ces lignes touristiques
dont Paris veut l'extinction
Commandé par le ministère des Transports, ce rapport d'un élu PS va sans le sens  de la gestion comptable souhaitée par le gouvernement Valls  
Ces recommandations cherchent à atténuer le déficit annuel d'exploitation des Intercités qui atteindrait entre 300 et 400 millions d'euros, selon les estimations, soit 30 à 40% du chiffre d'affaires total, a publié  Le Parisien/Aujourd'hui-en-France.

Si les préconisations du rapport étaient appliquées, seuls seraient conservés les trains de nuit entre entre Paris et Briançon, Rodez, Toulouse et Latour-de-Carol, le rapport estimant que les autres sont coûteuses et peuvent être remplacées par des liaisons existantes, plus rapides par train ou avion, ou de nuit par... autocar. En journée, la commission préconise de supprimer les Intercités sur cinq tronçons de lignes, sur lesquelles il existe également des dessertes TGV ou TER : Toulouse-Cerbère, Quimper-Nantes, Bordeaux-Toulouse, Marseille-Nice et Saint-Quentin-Cambrai. 

Les 320 trains qui circulent sur les 35 lignes Intercités (35 lignes : 23 de jour et 12 de nuit) transportent quotidiennement quelque 100.000 voyageurs
ce qui correspond à un taux de remplissage moyen estimé à 35%, contre 70% pour le TGV par exemple L'autocar peut prendre le relais du train pour effectuer certaines liaisons rapides entre grandes villes et le gouvernement mobilise ses relais médiatiques pour assurer que "le bon vieux 'corail' a du plomb dans les catenaires", du fait de doublons avec le TER, de la concurrence du bus ou du co-voiturage.
Un aller-retour en InterCités, Quimper-Nantes par exemple, c'est 77€20 plein tarif, 38€ euros pour les jeunes de moins de 26 ans. Il y en 2 par jour : 6h20 et 10h11 au départ de Quimper et retour de Nantes à 15h20 et 19h05. En voiture, le trajet se fait en 2h46 pour 234 km et 29.64€ de carburant. En co-voiturage, il peut revenir à moins de 15€ par passager. Mais les personnes plus âgées? Si on prend toutes les tranches d'âge en compte, les trains Intercités ont leur utilité et leurs adeptes. Les services à la personne, c'est aussi ça. 



Vers un démembrement du réseau Intercités ?


Quand les élus régionaux socialistes sacrifient leurs électeurs à la logique comptable du pouvoir. Le rapporteur Philippe Duron ne tourne pas rond. Le Quimper-Nantes figure parmi les lignes pointées du doigt par le rapport de Philippe Duron, député PS et ex-professeur d'histoire-gographie...
Il est ex-président PS du Conseil régional de Basse-Normandie (2004-2008).
Mieux, il est toujours député du Calvados, en Bretagne, région péninsulaire qui se plaint de façon récurrente de son éloignement des centres décisionnaires parisiens. Mais ils élisent des parlementaires qui les desservent mieux qu'un train SNCF.

Le gouvernement commande mais n'assume pas
Dans un communiqué publié ce mardi, le secrétaire d'Etat foireux aux Transports, Alain Vidalies, se défausse, déclarant que "ce rapport, qui n'engage en l'état pas le gouvernement, va désormais être présenté aux commissions compétentes du Parlement": le désengagement moral et politique du gouvernement socialiste.

L'annonce inquiète certes les usagers mais aussi les écologistes. Il semble même que ce soit cette seule opposition d'EELV qui embarrasse le pouvoir. 
Les Verts estiment qu'une fermeture de ligne serait "un très mauvais signal, au moment où on va faire la Conférence climatique en France, où l'on dit qu'il faut passer des déplacements automobiles vers les transports collectifs", déplore ainsi le député écologiste Denis Baupin, interrogé sur France Info ce matin.

C
ollectif de défense du service public du rail, Convergence Nationale Rail appelle à des manifestations  depuis deux ans pour défendre le réseau des trains Intercités. Après avoir appelé au "sursaut" des élus pour défendre ces liaisons SNCF, le collectif organise des rassemblements sur les lignes menacées de disparition, notamment l'Intercités Aubrac qui relie Clermont-Ferrand à Béziers. Ce matin, France Info interrogeait le vice-président  de ce collectif, sans le nommer:

Didier Le Reste a été patron de la fédération CGT des cheminots jusqu'en 2010, lorsqu'il a pris sa retraite à 55 ans. Pour ce cheminot, "le bus, c’est le début de la fin".


Les trains corails ne seraient "pas assez rentables et surtout vieillots". 
Train Inter-cités 'Le Cévenol'
entre Clermont-Ferrand et Nîmes
A moins qu'ils soient jugés vieillots parce que peu rentables... Quel valeur ce critère de désuétude a-t-il en fait en termes de services publics et de traitement égalitaire des zones les moins peuplées -et en voie d'extinction économique- et d'engagement de l'Etat envers toutes les couches de la population -qui ne se déplacent pas toutes en voiture individuelle? Que signifient en régions les notions d'empreinte carbone laissée par les autobus dont Macron préconise la multiplication ou de développement durable brandies par les acteurs politiques?

L'ex-opposition ne dénonçait-elle pas la désertification des campagnes? En se désengageant, l'Etat laisse aux communes la lutte contre le désert administratif et le sauvetage des services à la population. L'Etat décentralisateur s'éloigne résolument de la France profonde. Hollande a-t-il besoin d'ajouter à son bilan cette nouvelle fracture territoriale ? 

jeudi 21 octobre 2010

Marseille, à la merci du syndicat FO, depuis Defferre (PS)

Force Ouvrière bloque Marseille: poubelles et transports Menace sanitaire de FO sur la ville portuaire
Depuis la grève du mardi 12 octobre, les poubelles s'entassaient dans les rues de Marseille où les éboueurs du secteur public (fonctionnaires territoriaux de 12 arrondissements sur 16) sont entrés en grève reconductible à l'appel du syndicat Force Ouvrière pour s'opposer au travail parlementaire de réforme des retraites. => La fédération "Terre de Commerces", qui réunit les associations de commerçants des Bouches-du-Rhône, et la fédération Marseille centre ont donc retroussé les manches le 16 octobre et procédé au ramassage des ordures rue Paradis, l'une des principales rues commerçantes. "Le ramassage effectué n'a pour but que de rendre aux commerçants des rues propres et donc praticables par les consommateurs", a précisé Terre de Commerces dans un communiqué, en ajoutant que "cette opération se veut donc citoyenne et non partisane face à un mouvement de grève qui ne concerne pas les commerçants". Seulement cinq camions-benne, trois prêtés par des adhérents de la fédération et deux loués, ont sillonné le centre de Marseille (la rue Paradis et la place Charles Gaulle) à proximité du Vieux-Port et représentant "la vitrine commerciale de la ville", avec des commerçants bénévoles pour charger les détritus, a précisé Clotilde Lemoine, secrétaire générale de Terre de Commerces. => Face à l'intransigeance de FO et aux conditions d'hygiène insupportables que le syndicat imposait à la population, Michel Sappin, le préfet des Bouches-du-Rhône, a annoncé le 20 octobre qu'il avait fait appel à 150 personnels de la Sécurité civile pour ramasser les ordures amoncellées sur toute l'étendue de Marseille depuis le 12 octobre. Peu après 15 heures, des militaires en combinaison blanche, masques et gants de protection, sont entrés en action dans les rues commerçantes du centre, sous les regards approbateurs des passants, nombreux à sortir l'appareil photo pour conserver le souvenir de la réactivité des pouvoirs publics. => Les commentaires
  • Pour les syndicats, cette opération sur les 12 arrondissements où la collecte des déchets est assurée par le public, est tout simplement "inadmissible" et "antidémocratique", a estimé Roger Aymard, de l'intersyndicale noyautée par FO. "Il y a eu d'autres conflits" à Marseille, familière des grèves d'éboueurs (une vingtaine recensée en trente ans), mais "on n'a jamais envoyé les camions de l'armée", s'est-il plaint.
  • « Il ne s'agit nullement d'être des briseurs de grève », explique le préfet M. Sappin qui invoque des "risques d'hygiène et de sécurité". "Je considère aujourd'hui que la situation est intolérable" et "qu'il y a un véritable danger pour la population", a-t-il affirmé. Il s'agit d'"éviter les épidémies" et un éventuel drame lié aux feux de poubelles: les pompiers ont en effet recensé plus de 120 interventions en une semaine.
  • Le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin (UMP), a tenu à saluer "le courage du préfet". "Cette décision permettra de rendre aux Marseillais légitimement excédés un espace de vie acceptable", a souligné le maire, espérant "qu’une décision de même nature permettra de débloquer le conflit portuaire". La question de l'efficacité des agents territoriaux Déblayer en 48 heures les détritus en tous genres empilés sur le sol (7.000 à 8.000 tonnes, selon la préfecture) depuis le lancement du mouvement le 12 octobre, à l'appel de Force Ouvrière. => Cette action démontre qu'en deux jours une équipe active peut accomplir le travail d'une armada de paresseux sur une semaine. Ce qui ne manque pas de poser le problème de la pléthore de personnels et du nombre insuffisant d'heures hébdomadaires de travail effectif. FO bloque aussi les tunnels marseillais Des grévistes, du syndicat FO également, ont bloqué les trois tunnels urbains de Marseille, le 20 octobre, dans le cadre de la contestation de la réforme des retraites. Une vingtaine de militants a suffi à bloquer vers 6 heures les deux entrées du tunnel Saint-Charles à l'aide de camions, placardant des affiches demandant le "retrait du plan Woerth-Fillon". "La retraite, c'est à 60 ans, 40 ans de cotisation c'est déjà trop", assuraient-ils. Le blocage "peut être relativement court, mais il peut être important s'il se passe des incidents", a mis en garde Patrick Rué, secrétaire général adjoint FO des agents territoriaux. Les deux autres tunnels de Marseille, situés à proximité du Vieux-Port, ont également été bloqués aux premières heures de la matinée, mais les forces de l'ordre sont intervenues afin d'assurer le retour à une circulation normale. Selon P. Rué (FO), "le conflit a franchi un palier". "Aujourd'hui il n'y a pas d'autre solution que la grève et les actions pour se faire entendre. Les manifestations comme hier ne font pas bouger le gouvernement. Pour obtenir le retrait du projet , il faut paralyser la France", a-t-il affirmé. Le syndicaliste a dénoncé l'arrêté de réquisition des agents affectés à la surveillance et à la sécurisation des trois tunnels de la ville pris par le préfet des Bouches-du-Rhône, à la demande de la communauté urbaine de Marseille (Marseille Provence Métropole, PS), gestionnaire de ces installations. "On avait passé des accords avec le président de MPM en lui indiquant que si la situation ne changeait pas, un tunnel serait fermé pendant trois heures. La réponse, c'est un ordre de réquisition. Nous, on considère que les accords sont caduques", a réagi P. Rué (FO). Or, chacun sait que le PS et FO ne sont pas, actuellement, spécialement à couteaux tirés... Transports marseillais Par ailleurs, le bus et les tramways ne circulaient pas le mercredi 20 à Marseille en raison de blocage des dépôts par les grévistes. En revanche, le métro n'était pas affecté par le mouvement. La CGT aussi bloque le port de Marseille Touché! Bientôt coulé? Le 12 octobre, 85 navires étaient bloqués en mer (56 "pétroliers" et 29 bateaux de marchandises), en raison de mouvements de grève affectant toutes les activités du port de Marseille. Au total, 40 pétroliers étaient en attente dans la rade de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), 13 pétroliers dans celle de Marseille et 3 péniches sur le Rhône, en raison du blocage des terminaux pétroliers de Fos-Lavera, entamé le 27 septembre, a détaillé le Grand port maritime de Marseille (GPMM). La CGT bloque ainsi l'activité économique du port des bassins Est à Marseille à Fos, pour protester contre la mise sur pied d'une filiale pour gérer ces terminaux dans le cadre de la réforme portuaire: en clair, du fait du projet de réforme du statut ultra-protégé des dockers. Le jour où Muselier s'est fait agresser par des nervis de FO
  • La manière forte ne date pas de mars 2010
    En mars 2008, la permanence UMP avait été mise à sac

    Pour intimider Renaud Muselier, il faut venir à plusieurs contre un, comme les gros bras du syndicat FO qui rouèrent le député UMP de coups. En septembre 1994, les dockers de Marseille avaient fracassé le député UMP. Dialogue social rompu à coups de barres de fer par des démocrates: un "passage à tabac", selon l'INA... VOIR et ENTENDRE le document INA

    lundi 8 mars 2010

    Huchon, chargé des transports, ignore jusqu'au prix du ticket de métro

    Le président socialiste de région est-il compétent, social et crédible ?

    Indécrottable candidat, pour 18 ans au lieu de 12, soit plus de trois mandats présidentiel,
    l'encroûté président socialiste de la région Ile de France, Jean-Paul Huchon (PS) était interrogé jeudi matin sur France Info et soumis à la traditionnelle question de consommation : "Quel est le prix d'un ticket de métro ?" Réponse à priori facile mais qui échappe au candidat dilettante, également président du Syndicat des Transports d'Ile de France.
    Celui-ci, toujours aussi vif, tente une diversion à sa façon : "un ticket de métro, euh, moi je me réfère plutôt au carnet, c'est 15 euros." La division par dix était au-dessus de ses forces.
    Raté ! La bonne réponse était 11,60€.
    ENTENDRE ce gestionnaire socialiste hors pairs
    qui se paie le luxe de traiter les autres de "nuls" !!


    Ce n'est donc pas une lumière, on l'aura compris, et il a encore démontré sa vivacité d'esprit peu commune, en restant comme deux ronds de flancs sur RTL
    VOYEZ
    plutôt le tableau:

    12 années, c'est franchement assez, non ?

    D'ailleurs il n'est pas seulement machiste: lien PaSiDupes


    VOIR et ENTENDRE aussi sa loyauté à Désirdavenir Royal:


    et foireux de l'affaire Ali Soumaré: lien


    jugé nul en économie par le Nouveau Centre


    vendredi 31 octobre 2008

    Social : la majorité de l’Assemblée Nationale rétablit la prime transport

    Fillon obtient gain de cause
    L'Assemblée Nationale a rétabli jeudi soir, en séance publique, la prime transport inscrite par le gouvernement dans le projet de budget Sécu 2009, supprimée la semaine dernière en commission et l'a étendue aux abonnements vélo.
    Le président de la commission des Affaires sociales, Pierre Méhaignerie (UMP), et le rapporteur du texte, Yves Bur (UMP), avaient fait adopter, en commission, la suppression de la prime. Ils avaient considéré qu’elle "ne se justifie pas ou plus, en particulier parce qu'il vaut mieux privilégier le salaire direct et que les prix du pétrole ont baissé".

    Les députés ne suivent pas l’avis de la commission parlementaire
    L’amendement par la commission avait provoqué de vives réactions et entraîné un rappel à l'ordre de la majorité par le Premier ministre François Fillon.

    Les deux chambres doivent se prononcer
    L'aide au transport pour les trajets domicile-travail, promise par le gouvernement, s'articule en deux volets:
    1- l'extension de la prise en charge obligatoire de 50% des titres de transports collectifs, actuellement en vigueur en Ile-de-France,
    2- et la prise en charge facultative des frais d'utilisation d'un véhicule personnel, dans la limite de 200 euros par an.
    Dans un souci de traitement social de la crise, Eric Woerth (Budget) a réitéré l'engagement du gouvernement en faveur de cette mesure. "Le salarié doit pouvoir se rendre, pour un coût acceptable, à son travail", a-t-il dit.

    L’UMP étend le bénéfice de la prime transport
    Un amendement de Philippe Goujon (UMP) a en outre décidé d'étendre le dispositif aux abonnements de vélo. Les députés ont voté en ce sens, car, selon le député de Paris "le vélo est amené à se développer en tant que mode de transport quotidien, notamment pour les déplacements domicile-travail".

    Présenté notamment par les députés UMP Françoise de Panafieu, Claude Goasguen ou encore Pierre Lellouche, l'exposé sommaire de cet amendement souligne qu'"actuellement, la part des déplacements à vélo concerne deux millions de personnes en France, soit 3,5% de la population. A Paris, 74% des déplacements à vélo sont des déplacements professionnels".
    Les députés notent que "les systèmes de location représentent un coût annuel allant de 90 à 360 euros, entièrement à la charge de l'employé, et constituent de ce fait un montant dissuasif comparé aux transports en commun. Pour encourager cette pratique, le coût de l'abonnement vélo pourrait donc être remboursé en partie par l'employeur pour les salariés ayant choisi le vélo comme mode de déplacement principal, au même titre que l'abonnement de transports collectifs", soulignent encore les députés.

    Selon l'amendement, le coût de l'abonnement vélo peut être remboursé en partie par l'employeur pour les salariés ayant choisi le vélo comme mode de déplacement principal, au même titre que l'abonnement de transports collectifs.
    Rien n'est donc fait pour la protection de l'environnement...