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vendredi 30 octobre 2009

Enfin plus de moralité dans les régimes fiscaux des sportifs professionnels ?

Mais à quand ceux des journalistes ?
Clichés et a priori
de la lutte des classes ringarde

Salaire d'un footballeur de Ligue 1


En moyenne, un joueur évoluant en Ligue 1 touche 40 000 euros par mois, soit 480 000 euros bruts par an. Ce chiffre cache évidemment de grandes disparités. Les clubs restent très discrets sur les sommes versées à leurs joueurs.
Selon les chiffres du magazine France Football, sur la saison 2005-2006, c'est le rebelle Fabien Barthez qui pointait en tête des gains de Ligue 1 avec près de 3 millions d'euros annuels versés par l'Olympique de Marseille. Un salaire qu'il a dû nettement réviser à la baisse avec son arrivée à Nantes... Derrière lui figuraient les Lyonnais Juninho (2,76 M€/an), Wiltord (2,65 M€/an), Diarra (2,6 M€/an), Pedretti (2,58 M€/an), les Monégasques Marco Di Vaio (2,4 M€/an), Javier Chevanton (2,1 M€/an)...

Et Vikash Dhorasso qui a tenu à apporter publiquement son soutien à Sa Cynique Majesté Royal: « Ségolène parle de solidarité, de justice sociale, d'entraide, ... », combien palpe-t-il, pour exprimer sa solidarité avec les Smicards ?

Quant à Lilian Thuram, ancien champion du monde 98 et soutien en sous-main de l'amère Royal, combien avoue-t-il ?
Zinedine Zidane
, mais la tête nous en tourne...

En Ligue 2, les salaires de misère s'échelonnent entre 2 015 et 20 000 euros par mois.

Marie-George Buffet, ministre communiste des Sports, avait préservé les « niches fiscales » des sportifs dorés sur tranche. L'Assemblée mettent bon ordre aux inégalités fiscales.

Les députés ont en effet décidé jeudi de mettre fin à certains avantages fiscaux des sportifs professionnels, au premier rang desquels les footballeurs, au grand dam des députés UMP anciens sportifs comme David Douillet et Jean-François Lamour, lequel s'en mélange les crayons sur les boutons de vote électronique.
Les deux députés UMP et anciens champions olympiques, Jean-François Lamour et David Douillet, tout juste élu dans les Yvelines, désapprouvent.

Un amendement d'Yves Bur (UMP), finalement soutenu par les ministres Roselyne Bachelot (Santé) et Eric Woerth (Budget), a même déjà été adopté en ce sens par 91 voix contre 22 dans le cadre de l'examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2010.
Concrètement, la mesure prévoit de mettre fin au 31 décembre 2009 à des exonérations fiscales liées au "droit à l'image" des sportifs, un dispositif voté en 2004 et censé disparaître en 2012.

L'opposition va -t-elle découvrir que les députés UMP ne se font pas entre eux les cadeaux que le PS accordait aux siens ?

vendredi 31 octobre 2008

Social : la majorité de l’Assemblée Nationale rétablit la prime transport

Fillon obtient gain de cause
L'Assemblée Nationale a rétabli jeudi soir, en séance publique, la prime transport inscrite par le gouvernement dans le projet de budget Sécu 2009, supprimée la semaine dernière en commission et l'a étendue aux abonnements vélo.
Le président de la commission des Affaires sociales, Pierre Méhaignerie (UMP), et le rapporteur du texte, Yves Bur (UMP), avaient fait adopter, en commission, la suppression de la prime. Ils avaient considéré qu’elle "ne se justifie pas ou plus, en particulier parce qu'il vaut mieux privilégier le salaire direct et que les prix du pétrole ont baissé".

Les députés ne suivent pas l’avis de la commission parlementaire
L’amendement par la commission avait provoqué de vives réactions et entraîné un rappel à l'ordre de la majorité par le Premier ministre François Fillon.

Les deux chambres doivent se prononcer
L'aide au transport pour les trajets domicile-travail, promise par le gouvernement, s'articule en deux volets:
1- l'extension de la prise en charge obligatoire de 50% des titres de transports collectifs, actuellement en vigueur en Ile-de-France,
2- et la prise en charge facultative des frais d'utilisation d'un véhicule personnel, dans la limite de 200 euros par an.
Dans un souci de traitement social de la crise, Eric Woerth (Budget) a réitéré l'engagement du gouvernement en faveur de cette mesure. "Le salarié doit pouvoir se rendre, pour un coût acceptable, à son travail", a-t-il dit.

L’UMP étend le bénéfice de la prime transport
Un amendement de Philippe Goujon (UMP) a en outre décidé d'étendre le dispositif aux abonnements de vélo. Les députés ont voté en ce sens, car, selon le député de Paris "le vélo est amené à se développer en tant que mode de transport quotidien, notamment pour les déplacements domicile-travail".

Présenté notamment par les députés UMP Françoise de Panafieu, Claude Goasguen ou encore Pierre Lellouche, l'exposé sommaire de cet amendement souligne qu'"actuellement, la part des déplacements à vélo concerne deux millions de personnes en France, soit 3,5% de la population. A Paris, 74% des déplacements à vélo sont des déplacements professionnels".
Les députés notent que "les systèmes de location représentent un coût annuel allant de 90 à 360 euros, entièrement à la charge de l'employé, et constituent de ce fait un montant dissuasif comparé aux transports en commun. Pour encourager cette pratique, le coût de l'abonnement vélo pourrait donc être remboursé en partie par l'employeur pour les salariés ayant choisi le vélo comme mode de déplacement principal, au même titre que l'abonnement de transports collectifs", soulignent encore les députés.

Selon l'amendement, le coût de l'abonnement vélo peut être remboursé en partie par l'employeur pour les salariés ayant choisi le vélo comme mode de déplacement principal, au même titre que l'abonnement de transports collectifs.
Rien n'est donc fait pour la protection de l'environnement...

jeudi 30 octobre 2008

Durcissement de la fiscalité sur les « parachutes dorés »

Les « golden parachutes » se mettent en torche Les députés, qui poursuivaient jeudi 30 l'examen du projet de budget de la Sécurité sociale pour 2009, ont adopté un amendement qui alourdit la fiscalité sur les « parachutes dorés ».

Yves Bur, chirurgien-dentiste né en 1951, député-maire de Lingolsheim dans le Bas-Rhin, vice-président de l'Assemblée nationale, et rapporteur UMP de la commission des Affaires sociales, est l’auteur de cet amendement. Les indemnités de licenciement - "parachutes dorés "- supérieures à un million d'euros seront assujetties en France, dès le premier euro, aux cotisations sociales.

Les députés ont en revanche supprimé, à la demande du gouvernement, la seconde partie de l'amendement qui prévoyait de rendre applicable immédiatement la contribution salariale de 2,5% sur les avantages résultant des stock-options et des attributions gratuites d'actions.

De même, à la demande du gouvernement qui estime que les stock-options sont déjà lourdement taxées, les députés ont rejeté un autre amendement de la commission, soutenu par l'opposition, qui proposait de soumettre au "forfait social" de 2% les stock-options et les distributions d'actions gratuites.

Auparavant, les députés avaient adopté l'article du projet de loi qui porte de 2,5% à 5,9% le taux de la taxe sur le chiffre d'affaires des assurances complémentaires - mutuelles, instituts de prévoyance ou assurances privées.

L'examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2009 devrait s'achever dans la nuit de vendredi à samedi, les députés devant se prononcer le 4 novembre par un vote solennel sur l'ensemble du texte.

dimanche 26 octobre 2008

Social : Fillon insiste pour le maintien de la prime transport

La récession permettra-t-elle cette aide aux salariés ?
François Fillon a assuré que la prime transport serait mise en oeuvre malgré la crise économique et l’âpre débat des députés.

Discussion en commission
L'adoption le 21 au soir par la commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale d'un amendement supprimant de l'article 18 du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2009 qui généralise la "prime transport" a provoqué la réaction immédiate du Premier ministre.
Premier rappel à l’ordre
"La crise ne demande pas moins de solidarité mais au contraire plus de solidarité. (...) C'est pour ça que nous voulons que l'aide au transport soit mise en place", a-t-il insisté lors d'un discours à Matignon devant les parlementaires UMP.
"Le gouvernement est tout à fait décidé à faire respecter cet engagement, qui est un engagement que nous avons pris devant les partenaires sociaux et qui est par ailleurs parfaitement conforme au Grenelle de l'environnement puisqu'il s'agit d'encourager nos concitoyens à aller vers les transports collectifs", a-t-il souligné.
Second rappel à l’ordre
François Fillon est revenu à la charge lors de la séance des questions d'actualité à l'Assemblée, affirmant sa volonté de corriger "une injustice" entre les salariés d'Ile-de-France, qui bénéficient d'une prise en charge partielle de leur abonnement aux transports publics, et les habitants des autres régions.
"Personne ne peut être contre cette proposition. (...) le gouvernement espère que la majorité comme l'opposition votera le texte comme nous l'avons proposé", a-t-il déclaré.

Débat parlementaire
Pierre Méhaignerie (UMP), président de la commission des Affaires sociales de l'Assemblée et l'un des auteurs de l'amendement de suppression, a défendu sa position.
"Est-il possible dans ce pays de discuter de problèmes importants sans être caricaturé ?", a-t-il demandé mercredi lors d'une conférence de presse en réponse au Premier ministre.
A son avis, la "prime transport" pose "trois problèmes" : sa "cohérence", la multiplication de primes qui "accroissent le salaire indirect au détriment du salaire direct", le fait que "de nombreuses primes ne paient aucune cotisation au régime social".
La mesure, alternative au "chèque transport" lancé en 2005 par
Dominique de Villepin et jamais mis en oeuvre, a été promise le 12 juin par le chef du gouvernement pour aider les salariés à faire face au renchérissement du prix du carburant. C’était lors dans la période de doublement du prix de l’essence.
Or, les cours du brut ont baissé, et les inspirateurs de l'amendement, Pierre Méhaignerie et Yves Bur, rapporteur UMP du projet de budget de la Sécurité sociale, estiment que le dispositif ne se justifie plus.

Avant le vote, l’opposition s’enflamme
L’adoption de l’amendement en commission a suffi à distraire le PS de ses luttes intestines et à réactiver les aigreurs des syndicats qui ont dénoncé mercredi comme "une provocation" : la majorité ne ferait rien que de leur irriter le colon en apaisant le patronat.
La prime transport prévoit en effet que les employeurs versent à leurs salariés une aide forfaitaire annuelle de 200 euros, facultative et exonérée de charges, ou optent pour la prise en charge à 50% des abonnements de transport collectif.

Le débat reste ouvert
  • Le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre, avait désapprouvé mercredi matin sur i-télé l'initiative de la commission des Affaires sociales, estimant que "le prix du pétrole, même s'il baisse pour l'instant, structurellement on sait parfaitement qu'il remontera".
  • Le Parti socialiste a dénoncé les arguments "fallacieux et irrecevables" de la commission.
    Le PS, qui cherche un savant médecin pour le sauver de ses maux, s’est contenté d’un communiqué : aucune personnalité ne s’est motivée pour cette mesure sociale. "D'une part, le recul du prix du pétrole, peu répercuté à la pompe, ne peut constituer un argument. D'autre part, prétendre que cette prime engendrerait une stagnation des salaires constitue un véritable mensonge", a rédigé une main anonyme.... C’est tout.
  • A FO, les désordres internes sont chroniques et le secrétaire général, Jean-Claude Mailly, a eu le réflexe de la riposte classique, rappelant à ses engagements un François Fillon qui n’a pourtant pas changé d’opinion et l’a fait savoir. Ce qui n’a pas empêché Mailly, un dur d’oreille, de dénoncer "un véritable mépris" pour les salariés.
  • Pour sa part plus attentif, Jacques Voisin (CFTC) s'est félicité de la mise au point du Premier ministre.

  • Mais dans l’opposition, le thème de la peur ayant fait son temps, celui du mépris est en effet devenu très tendance …
  • Mépris aussi donc pour Laurence Laigo (CFDT), qui n'est pas à court d'arguments...Selon celle-ci, "le problème du transport est de long terme, lié à l'énergie mais aussi aux problèmes de logement et d'éloignement".

    Il reste au Parlement à trancher, démocratiquement
  • L'amendement sera soumis cette prochaine au vote des députés en séance publique.
    "Les députés et sénateurs, dans leur ensemble, ont prérogatives et moyens de rectifier la faute en renversant la décision de la Commission dans le débat parlementaire", souligne pour sa part la CGT dans un communiqué.
  • Le Medef, qui n'a eu de cesse de fustiger dans la prime transport "une aberration", a salué la "décision économiquement responsable" de la commission des Affaires sociales.

    Quelle mentalité !
  • Les députés socialistes ont estimé que "les députés UMP ont montré le peu de cas qu'ils faisaient de la situation extrêmement difficile que traversent les Français". En demandant le rétablissement de la mesure, ils ont , de cette courageuse manière, apporté en fait leur soutien au Premier ministre ! Feront-ils à nouveau volte-face?
    La décision appartient aux élus du peuple.