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mercredi 4 avril 2018

Présidentielle : quand Michel Sapin plomba la SNCF pour "sauver" Alstom et Hollande

Pour être agréable à Juppé, l'Etat acheta 15 TGV et 20 locomotives destinés au Bordeaux-Marseille

Sauvetage d'Alstom par l'Etat : Sapin jugea la polémique "incongrue"

Février 2017 à Belfort: Hollande donne des garanties sur la commande de 15 rames de TGV par l'Etat
Le mercredi 5 octobre 2016, sur Europe 1, Michel Sapin avait tenté de dégonfler la polémique sur la commande par l'Etat de locomotives Alstom pour sauver le site du groupe à Belfort. 
"Le bon calcul, c'est celui que nous faisons. Le calcul qui est respectueux des finances publiques, c'est celui que nous faisons", assura le ministre de l'Economie et des Finances et manipulateur des chiffres du chômage pendant toute la durée du quinquennat de Hollande. 
L'achat par les contribuables de ces 15 rames à deux étages conçues pour rouler à 320km/h sur la ligne Bordeaux-Marseille avait suscité de nombreuses critiques, la veille, en raison de leur coût (proche de 30 millions d'euros), jugé disproportionné puisque les trains ne pourront de toutes façons pas excéder 200 km/h sur cette ligne, pour l'instant non adaptée à la très grande vitesse. "De toutes façons, sur cette ligne entre Bordeaux et Marseille, il aurait fallu acheter des trains, expliquait Sapin. Est-ce qu'il vaut mieux acheter un train cher aujourd'hui qui sera dépassé dans cinq ou dix ans ou est-ce qu'il vaut mieux acheter dès maintenant le TGV qui roulera sur une ligne à grande vitesse dans dix ans ?", s'est défendu Michel Sapin, dont le petit crâne d'oeuf ne prenait pas en compte le coefficient de vétusté après dix ans.

VOIR et ENTENDRE l'autosatisfaction de Hollande traitant la question :


Le ministre de l'Economie avait par ailleurs jugé "normal" que l'Etat achète ces rames en son nom propre, quand bien même il ne fait pas rouler directement les trains. "Ce n'est pas l'Etat qui les achète pour jouer au petit train électrique. L'autorité organisatrice, c'est l'Etat. Et on met à disposition, en l'occurrence de la SNCF, les trains. Ce qui est normal... C'est comme ça qu'on fait", a-t-il dit.

VOIR et ENTENDRE Sapin souligner que Hollande donne la priorité au sauvetage du Parti socialiste à Belfort :

En raison notamment de l'absence de recours à un appel d'offres, l'annonce par le gouvernement et Alstom d'une pluie de commandes et d'investissements étalés sur quatre ans pour maintenir l'activité de l'usine de Belfort, un temps menacée, a été qualifiée de "bricolage" et de "rafistolage" par la droite et une partie de la gauche, en fait une opération illégale. Pointé par la Commission européenne et les concurrents étrangers d'Alstom, l'exécutif avait maintenu que ces commandes étaient néanmoins parfaitement légales. 

En fait,
une opération violant doublement la loi en constituant aussi un financement illégal de la campagne de Hollande.
On comprend pourquoi Valls a largué le Parti socialiste pour se rallier au nouveau prince de la cité et s'assurer protection: bien que la justice soit indépendante, elle poursuit les uns, mais épargne les autres, selon qu'ils sont puissants ou misérables.

Hollande et Sapin accusés d'électoralisme à 8 mois de la présidentielle de 2017



Sans oublier de "redonner espoir"
à Hollande, d'abord
Une commission d'enquête a été créée à l'Assemblée en octobre 2017. Après les dossiers Alstom, Alcatel ou bien encore STX, les députés LR plaidaient que plusieurs rachats successifs soulèvent des questions sur la capacité de l'État à défendre champions industriels et intérêts stratégiques.
L'Assemblée se penche sur la politique industrielle de l'État.  © PDN/SIPA / DNphotography / SIPA/ PDN/SIPA

La conférence des présidents de l'Assemblée, autour de son président François de Rugy et en présence du secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement Christophe Castaner, a pris acte de cette création d'une commission de 30 membres (17 LREM, 5 LR, 2 MoDem, 2 Constructifs, 2 Nouvelle Gauche, 1 LFI, 1 communiste). Chaque groupe parlementaire a le droit, une fois par session de l'Assemblée, d'user de son "droit de tirage" pour une commission d'enquête.

"Le cas d'Alstom n'est malheureusement pas un cas isolé".
Si le problème d'Alstom et de l'endettement de l'Etat survient à huit mois de la présidentielle de 2017, ils jugent donc nécessaire de "s'interroger sur les moyens juridiques, économiques et financiers dont dispose l'État, mais aussi de la stratégie adoptée, pour favoriser le maintien en France de notre patrimoine industriel stratégique". Les élus du principal groupe d'opposition rappellent d'emblée la récente fusion Alstom-Siemens, y voyant une "étape décisive dans le processus de démantèlement d'Alstom", après l'absorption du pôle énergie d'Alstom par General Electric en 2014-2015, "largement applaudie par le gouvernement d'alors", malgré "de vives polémiques sur (s)es conditions". Et " moins de trois ans plus tard, Alstom voit sa branche transports diluée dans un nouvel ensemble contrôlé par Siemens", observent-ils : phénomène d'incrémentation classique, dont on peut citer en illustration, dans un autre domaine, le passage du PACS à la PMA, en passant par le mariage homosexuel et en attendant la GPA.


VOIR et ENTENDRE Hollande se justifier - avouant au passage l'interventionnisme de l'Etat - et polémiquer :

(à venir)
Ses dénégations successives auraient dû alerter les décrypteurs sur son degré de persuasion intime.

Outre Alstom, le groupe LR évoque le passage des chantiers navals STX de Saint-Nazaire "sous pavillon italien" avec l'arrivée de Fincantieri comme actionnaire majoritaire "grâce à 1 % prêté par l'Etat français", ou le rachat d'Alcatel-Lucent par le finlandais Nokia, citant aussi "Technip, Lafarge, Morpho ou encore Nexter System". "Ces grandes entreprises sont parmi nos plus beaux fleurons industriels et représentent le savoir-faire français. (...) Des milliers de salariés sur notre territoire dépendent de leurs activités. Elles représentent aussi parfois de véritables éléments de notre souveraineté et de notre sécurité nationale," plaident encore ces députés.

VOIR et ENTENDRE  le candidat Hollande en campagne au Creusot en 2012: 



Des fleurons, mais aussi des salariés-électeurs recrutés par l'Etat socialiste au profit de Hollande ou de son successeur et ancien conseiller élyséen, Macron

Quand le secrétaire d'État à l'Industrie auprès de Michel Sapin dans le gouvernement Valls et maire PS de Chalon-sur-Saône (2008-2014), à 2 heures de route de Belfort, Christophe Sirugue, annonça 70 millions d’euros "pour préparer l’avenir de Belfort", Collard commenta : " Une bonne nouvelle pour les salariés, une mauvaise pour les contribuables," Nicolas Sarkozy parla simplement d'un "plan bricolé à la hâte", tandis que Montebourg fustigeait clairement un "bricolage opportuniste" dont un syndicaliste se félicitait : "On a de la visibilité pour les quatre ans à venir", jusqu'en 2021 : Macron était ministre de l'Economie jusqu'à la fin août 2016 et a donc préparé l'opération et c'est donc au président Macron de régler le problème, avant 2020, dès 2018 à la SNCF qu'il a contribué à endetter.

VOIR et ENTENDRE les promesses du candidat Hollande en 2012: 


La Commission d'enquête de l'Assemblée sur la politique industrielle a auditionné les organisations syndicales représentatives d'Alstom, le mercredi 29 novembre 2017

L'audition s'est déroulée sous forme de table ronde et la CE a entendu M. Claude Mandart, délégué syndical central CFE-CGC d’Alstom France, M. Jean-Louis Profizi, secrétaire CFE-CGC du comité central d’entreprise Alstom Transport, M. Gérard Mardiné, secrétaire national CFE-CGC, M. Patrick de Cara, délégué syndical CFDT de l’établissement Oméga de Saint-Ouen d’Alstom Transport, M. Laurent Desgeorge, délégué syndical central CFDT d’Alstom Transport et secrétaire de l’Inter CFDT Alstom, M. Philippe Pil délégué syndical central FO d’Alstom Transport, M. Vincent Jozwiak, représentant FO au comité central d’entreprise d’Alstom Transport et délégué de l’établissement de Petite-Forêt (près de Valenciennes), M. Charles Menet, représentant syndical FO au comité central d’entreprise d’Alstom Transport, M. Hervé Fillhardt, délégué syndical FO du site de Reichshoffen, M. Fabrice Cotrel délégué syndical FO du site de La Rochelle/Aytré, M. Boris Amoroz, délégué syndical CGT d’Alstom Omega, et M. Stéphane Flégeau, secrétaire général adjoint et animateur du collectif "industrie" de la Fédération CGT des travailleurs de la métallurgie.


Si une Commission d'enquête parlementaire ne suffit pas.
Le Conseil Constitutionnel doit être saisi pour décider si le 1 % prêté par l'Etat français à Fincantieri ou si le financement par l'Etat du sauvetage d'Alstom est constitutionnel.

A défaut, pourquoi le Parquet national financier (PNF et singulièrement le juge Tournaire) n'ouvre-t-il pas une enquête pour déterminer si le financement par l'Etat du sauvetage d'Alstom ne constitue pas effectivement un conflit d'intérêts politiques ?

VOIR et ENTENDRE comment le sauvetage d'Alstom est une escroquerie de Hollande qui n'envisageait que de favoriser sa candidature et sa ré-élection, aux frais des Français et, d'abord aux salariés d'Alstom, comme des cheminots par contre-coup: 


Pour mémoire, les promesses de Hollande de préserver l'emploi en France, sa préoccupation prioritaire :

mercredi 1 octobre 2014

Thomas Thévenoud ne soignera pas sa phobie à (la commission de) la Santé, mais au développement durable !

Thomas Thévenoud reste au Palais Bourbon,
alors que certains "frondeurs" sont placardisés

Sept députés "frondeurs" sanctionnés par le bras armé de Hollande à l'Assemblée

Et hop, envoyés sur le front de l'Est...
Ils sont envoyés sur le front de l'Est...



Puisque le goulag n'existe pas...
Certains "frondeurs" sauvent leurs têtes, mais Bruno Le Roux en sanctionnent sept. Le patron des députés PS a décidé de sanctionner des élus de son aile gauche qui contestent la politique du gouvernement, en changeant  de commission  les parlementaires indisciplinés.  Ainsi, au nom de la "cohérence" dont Le Foll nous a encore rebattu les oreilles ce matin, le cardiologue de la commissions des Affaires sociales ira-t-il exercer ses compétences à celle des Affaires étrangères...

Bruno Le Roux a ainsi opéré 26 changements en commission 

Sur ces 26 changements, 7 sont imposés et visent des frondeurs qui se sont abstenus lors du vote de confiance au gouvernement Valls II.

Voici la liste des députés "fusillés pour l'exemple":

- Jean-Pierre Blazy passe de la commission des Lois à la commission de la Défense.

- Fanélie Carrey-Conte passe de la commission des Affaires sociales à la commission de la Défense.

- Linda Gourjade passe de la commission des Affaires sociales à la commission des Affaires étrangères.

- Philippe Noguès passe de la commission du Développement durable à la commission de la Défense.

- Christian Paul passe de la commission des Affaires sociales à la commission des Affaires culturelles.

- Barbara Romagnan passe de la commission des Affaires sociales à la commission du Développement durable.

- Gérard Sebaoun passe de la commission des Affaires sociales à la commission des Affaires étrangères.

Des proches de Martine Aubry changent eux-aussi de commissions
François Lamy et Jean-Marc Germain (époux Hidalgo), sont "mutés" l'un à la Défense et l'autre aux Affaires étrangères. Mais il ne s'agit pas d'une sanction puisque les deux députés avaient devancé cette nouvelle affectation en la réclamant... Ils étaient cependant également membres de la commission des Affaires sociales.

Certains députés "frondeurs" ont cependant échappé à l'humiliation. Ainsi, Laurent Baumel, Henri Emmanuelli et Michel Vergnier restent à la commission des Finances, même Pascal Cherki, ci-contre, pourtant surpris en plein surmenage. Avec un bracelet électronique? Ils avaient tous les quatre commis le même "crime de lèse-majesté" en s'abstenant lors du vote de confiance au gouvernement Valls II. 
Deux autres abstentionnistes, Kheira Bouziane et Christian Hutin, restent à la commission des Affaires sociales.

Le Roux-le-pruneau assume l'infantilisation de ses camarades 
19 députés voient quant à eux leur demande de changement de commission validée. Une manière, pour Bruno Le Roux, de récompenser également les députés "bons soldats".

La discrimination du garde-chiourme n'est pas le fruit du hasard

Les prochains mois vont être fortement marqués par les débats sur le budget 2015  à l'Assemblée et sur le budget de la sécurité sociale. Or, la commission des Affaires sociales, où est discuté le budget de la Sécu, est celle où les frondeurs se sont fait le plus entendre par le passé, pour renoncer piteusement au vote contre au final. 

Les  députés sont-ils interchangeables et les travaux vont-ils gagner en qualité?
Mardi 30 septembre, après la réunion du groupe PS à l'Assemblée, la porte-parole Annick Lepetit a nié toute idée de "sanction". 

Une nouvelle députée frondeuse a été elle aussi, à sa manière, sanctionnée ce 1er octobre. Nathalie Chabanne a ainsi perdu son poste au bureau de la commission de la Défense, lors du renouvellement annuel des instances de l'Assemblée. Comme 32 autres députés PS, Nathalie Chabanne, élue en 2012 députée des Pyrénées-Atlantiques contre François Bayrou, s'était abstenue le 16 octobre lors du vote de confiance au deuxième gouvernement de Manuel Valls.

Depuis le scandale sur ses impôts, il n'était plus membre de la commission des Finances de l'Assemblée nationale...

Thomas Thévenoud est de retour, si tant est qu'il soit jamais parti. 

Thévenoud est toujours député...


Le socialiste passe sa phobie sur les autres

Après sa démission du gouvernement en raison de ses déboires fiscaux,
l'ancien secrétaire d'Etat n'a pas jugé moral de renoncer à son mandat de député de Saône-et-Loire, mais il a dû quitter le groupe PS de l'Assemblée et figure maintenant parmi les non-inscrits.
Etrangement, rien n'atteint le joueur de Scrabble du Palais Bourbon: serait-il franc-maçon? Mais bon, chacun des 577 députés doit siéger dans une commission.

Si malade soit-il, Thévenoud est même désormais membre de la commission du Développement durable, au lieu de la commission des Finances de l'Assemblée nationale. L'ex-secrétaire d'Etat, porteur notamment de la réforme des taxis et VTC, évincé du gouvernement pour ne pas avoir payé ses impôts, est un couteau suisse de l'exécutif au Parlement.  

Lors de sa conférence de presse du 18 septembre, François Hollande avait déclaré que son ancien secrétaire d'Etat pendant neuf jours, "n'est pas digne de le rester et pas digne de rester non plus à l'Assemblée nationale parce qu'il ne payait pas ses impôts".
Est-ce à dire que ses collègues ne sont pas plus dignes que cet indigne?

vendredi 1 août 2014

Répression: pour avoir critiqué la politique de Taubira, mise au placard du numéro 3 de la gendarmerie

Sanction politique: aucune tête ne doit dépasser
Le général Soubelet, devant la commission parlementaire de "lutte contre l’insécurité" 
La ministre de la Justice, Christiane Taubira, et le Premier ministre, Manuel Valls, ont visiblement souhaité mettre un coup d'arrêt à la contestation dans l'armée, en fusillant le général de corps d'armée Bertrand Soubelet pour l'exemple.

L’homme a été remplacé hier et mis au placard.
C'est ce qu'il en coûte à quiconque n'opine pas aux projets gouvernementaux soumis à concertation vertueuse...
Les deux spécialistes du dialogue n'ont pas apprécié les critiques du numéro trois de la gendarmerie à l’encontre de la politique pénale du gouvernement socialiste, lorsque l’Assemblée nationale se livra à son audition. 

Le général Soubelet a osé donner un avis personnel et objectif sur la politique pénale de Christiane Taubira. Le 18 décembre dernier, lors de son audition devant la commission parlementaire de lutte contre l’insécurité, ses propos avaient créés un choc. Le général Soubelet, haut fonctionnaire, numéro trois de la gendarmerie, avait déclaré que la politique pénale est "en décalage" avec les infractions constatées. L’homme avait poursuivi son raisonnement en expliquant que le nombre d’incarcérations a diminué de 33%, alors que, dans le même temps, il y a eu une hausse de 14% de personnes inquiétées par les services de la gendarmerie.

Des chiffres qui ne sont manifestement pas du goût du gouvernement. 
Salué par les gendarmes, le général a provoqué la fureur de Manuel Valls. A la suite de la révélation des chiffres exactes du général par l'AFP en janvier, les réseaux sociaux n'ont pas manqué de diffuser les chiffres de cet expert qui contredisent ceux du pouvoir. Beaucoup de gendarmes ont salué le courage du général. Mais le ministre de l’Intérieur de l’époque, Manuel Valls, ne l’a pas entendu de cette oreille: "opposer justice aux forces de l’ordre est extrêmement contre-productif et affaiblit l’Etat", avait déclaré l'actuel Premier ministre, lors de ses vœux à la gendarmerie. Une sorte d’avertissement, qui visait directement le général Soubelet. 

La direction de la Gendarmerie nationale avait confirmé les propos du général

Elle expliqua que "
son intention n'était pas de mettre en cause la politique pénale ni de critiquer l'institution judiciaire, mais de souligner les difficultés rencontrées au quotidien par les unités dans la lutte contre la délinquance". 

Des explications qui n’ont apparemment pas satisfait l'exécutif. 
Mercredi, lors du Conseil des ministres, il a été décidé que le général Soubelet sera limogé et expédié au "bagne" de Guyane, prendre le commandement de la gendarmerie d’Outre-Mer. L'exécutif a poussé le vice jusqu'à qualifier de "prestigieux" ce poste "de confiance"...
Beaucoup évoquent une mise au placard, comme le député UMP Philippe Goujon, qui est vice-président de la commission parlementaire où le général Soubelet s’est exprimé : "on a censuré un général qui a dit la vérité, c’est de la censure !" fustige l’élu dans des propos rapportés par Le Parisien. 

Une promotion fulgurante
Sous-directeur de la police judiciaire à la direction générale de la gendarmerie nationale en 2012, général de brigade depuis juin 2013, Michel Pattin va remplacer le général de corps d'armée Soubelet au poste de numéro trois de la gendarmerie, selon le compte-rendu du Conseil des Ministres. Dès août, Michel Pattin est à nouveau promu général de division et nommé adjoint coordonnateur des enquêtes internes de l’inspection générale de la gendarmerie nationale.
Dans la foulée, l’un des rares policiers réputés sarkozystes à être resté à son poste, Frédéric Perrin, fait partie de la charrette. Directeur central de la police aux frontières depuis 2009, il a été élevé au rang nommé inspecteur général de la police.

  

jeudi 25 juillet 2013

Commision Cahuzac; mauvaise foi ou provocation de Vallaud-Belkacem ?

La commission refuse d'auditionner le gouvernement lequel parle néanmoins de "transparence"...

Nouvelle incohérence de la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem

Elle a soutenu jeudi que la commission Cahuzac a pratiqué un "exercice inédit de transparence", alors que la majorité PS vient pourtant de rejeter la demande d'audition de Jean-Marc Ayrault, au grand dam de l'opposition de droite. "Cette commission, c'est un exercice totalement inédit de transparence sur les procédures qui ont prévalu au sommet de l'Etat dans une affaire comme l'affaire Cahuzac", a-t-elle fait valoir sur i>TELE.

La ministre de la propagande ne parle plus de changement  
"Lorsque nous étions dans l'opposition, nous, la gauche, et que nous réclamions une commission sur l'affaire Karachi, sur les infirmières bulgares, sur l'affaire Eric Woerth, avons-nous obtenu de telles commissions? Aucunement", a-t-elle polémiqué, oublieuse des promesses de changement de son président.
"Donc, ça veut dire qu'à aucun moment on a pu faire la vérité sur ce qui s'était passé au sommet de l'Etat dans ces affaires", a commenté la ministre des Droits des femmes, assurant que le gouvernement Ayrault était quant à lui "scrupuleux sur l'indépendance totale de cette commission", pour qu'elle "fonctionne en toute sérénité", à défaut précisément de transparence.

L'opposition ne peut espérer qu'une commission parlementaire aille au fond des choses
"Nous avons accepté (...) qu'elle voie le jour, qu'elle soit présidée par un membre de l'opposition, qu'elle travaille comme elle le fait en ayant accès à tous les éléments d'information", a dit Mme Vallaud-Belkacem, non sans rappeler que trois ministres avaient déjà été auditionnés. 

La commission devra faire du grand spectacle et rester une mascarade.
"Dans l'affaire Cahuzac, toutes les auditions (...) se sont tenues publiquement. Donc y compris les Français, pas simplement les membres de cette commission, ont pu écouter ce que les ministres, qui ont été auditionnés, avaient à dire", a-t-elle encore défendu. Elle se satisfait qu'ils disent ce qu'ils veulent bien, mais annonce qu'il ne faut pas en attendre la vérité. 

Avec un aplomb qui frise la provocation,
elle indique que le gouvernement peut attendre "très sereinement" les conclusions que la commission rendra "collégialement".

Pourquoi ne pas auditionner Jean-Marc Ayrault ? 

Le sombre Ayrault s'est aligné sur l'avis de ses représentants...
"Ce n'est pas le Premier ministre qui a refusé de se rendre devant la commission, c'est la commission qui a décidé qu'il n'était pas utile d'auditionner le Premier ministre", a osé avancer la porte-parole d'un gouvernement qui a tous les pouvoirs.

Même si deux versions s'affrontent sur une réunion qui se serait tenue à l'Elysée le 16 janvier en présence de l'ex-ministre du Budget, "les choses sont très claires", a-t-elle prétendu, en toute mauvaise foi. "Les propos de Pierre Moscovici ont été très clairs. Maintenant, ce que dit ou ne dit pas Jérôme Cahuzac, seul Jérôme Cahuzac en est responsable".
Quand tout est si clair, qu'a-t-on  à craindre au gouvernement ?
Quant à la fameuse réunion, "je n'en ai pas fait partie, je n'y ai pas été associée", a lancé celle qui a d'habitude réponse à tout.

La porle-parole à tort et à travers invite l'UMP à faire fonctionner sa mémoire ?

La péronnelle ne manque pas de souffle !
VOIR et ENTENDRE Vallaud-Belkacem retrouver la mémoire sur un exemple de réforme menée par la gauche sur les retraites le dimanche 9 juin 2013 au "Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro", mais à la faveur d'une coupe et d'un changement de plans:


Sur Europe 1, les crevures socialistes de service s'égaillent du trou de mémoire de la ministre des Droits des femmes qui fait la bécasse:


Trou de mémoire : mieux vaut en rire pour Najat... par Europe1fr

Il fut un temps où la presse insolente faisait flèche de tout bois, mais dans l'émission Des Clics et Des Claques, la boite à claques ne fonctionne plus et le désormais très complaisant Guy Birenbaum, qu'on a connu impertinent, sert les plats à la ministre socialiste et passe encore à côté d'une occasion de faire la preuve de son honnêteté intellectuelle.

mercredi 17 juillet 2013

Hollande était informé de la fraude fiscale de Cahuzac, affirme Charles de Courson

Courson (UDI) détiendrait "les preuves": Hollande a couvert Cahuzac

Selon le président de la commission Cahuzac, le  détenteur de l’enregistrement dans lequel Jérôme Cahuzac parle de son compte en Suisse, Michel Gonelle, "a informé le directeur adjoint du cabinet du président le 15 décembre, qui est immédiatement allé voir le secrétaire général de l’Elysée, et tous les deux sont allés voir le président dans son bureau".

De fait, a-t-il encore précisé, "je dis que
le président, entre le 4 et le 18 décembre, a l’ensemble des informations lui permettant de se rendre compte que des preuves graves, selon lesquelles Jérôme Cahuzac détenait un compte en Suisse, existent ". 
Pourquoi François Hollande n’a-t-il pas alors remercié Jérôme Cahuzac, qui n’a été contraint à la démission que le 19 mars ? 
"Certains prétendent qu’il a été tenté de faire cela mais nous ne pouvons pas auditionner le président de la République, en application du principe de séparation des pouvoirs", a-t-il indiqué, n’excluant pas cependant une audition du Premier ministre.

Président UDI de la commission d’enquête parlementaire sur la gestion par le gouvernement de l’affaire Cahuzac, Charles de Courson a affirmé mercredi détenir "les preuves" que le président François Hollande était "parfaitement informé" de la faute morale de son ministre du Budget. 

Cahuzac prête serment...
"Nous avons les preuves que le président a été parfaitement informé ", a déclaré le député centriste de la Marne sur France 2. L’ex-maire RPR de Villeneuve-sur-Lot, Michel Gonelle "a informé le directeur-adjoint du cabinet du président (Alain Zabulon) le 15 décembre, qui est immédiatement allé voir le secrétaire général de l’Elysée (Pierre-René Lemas), et tous les deux, ils sont allés voir le président dans son bureau". "Donc, il (François Hollande) le sait le 15" décembre, a répété avec insistance le président de la commission Cahuzac.

"Le 18, Edwy Plenel informe l’Elysée qu’ils ont toutes les preuves ", a-t-il ajouté, rappelant que le journaliste, directeur du site d’informations Mediapart, "est un ami personnel du président, ils ont même écrit un bouquin ensemble ".

Moscovici lâche le morceau

De l’avis du député et "en l’état actuel" des travaux de la commission, "on peut dire que la réponse qu’(ont) faite le Premier ministre, le président et Pierre Moscovici à cette affaire n’était pas adaptée ", a-t-il poursuivi au lendemain de l’audition de trois ministres, dont celui de l’Economie et des Finances. 
Revenant sur l’audition de Pierre Moscovici, qui a contribué à fragiliser la réalité de la "muraille de Chine" érigée autour de Jérôme Cahuzac par son ministre de tutelle, Charles de Courson a jugé qu’elle avait été "la plus intéressante". "Il nous a dit (...) qu’il y a bien eu une réunion le 16 janvier à l’Elysée suite à un Conseil des ministres, entre quatre personnes: François Hollande, président de la République, Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, lui-même, Pierre Moscovici, et Jérôme Cahuzac", a-t-il précisé. 

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Et de qualifier d’  "incroyable " la présence du ministre délinquant...

mardi 16 juillet 2013

Affaire Cahuzac: trois ministres de Hollande doivent clarifier leur rôle dans l'affaire d'évasion fiscale par le ministre du Budget

Moscovici, Valls et Taubira tentent de se défendre face à la Commission parlementaire
Pierre Moscovic, le ministre français de l'Economie, a dû répondre aux questions de la commission Cahuzac. 
Trois poids lourds du gouvernement français ont dû rendre des comptes mardi 16 juillet devant une commission parlementaire sur leur rôle dans l'affaire Cahuzac, ce scandale d'évasion fiscale qui a terni l'image de François Hollande élu président sur ses promesses de moralisation de la vie politique. 


VOIR et ENTENDRE
un rappel des faits à charge contre Jérôme Cahuzac à la date du 7 mars 2013:





La ministre de la Justice Christine Taubira, le ministre de l'Intérieur Manuel Valls et surtout le ministre de l'Economie Pierre Moscovici ont dû justifier
devant un groupe de députés leur inaction -ou leurs entraves- alors que le site d'investigation Mediapart accumulait les révélations sur l'existence en Suisse d'un compte bancaire secret du ministre du Budget, Jérôme Cahuzac. La commission parlementaire cherche à déterminer dans quelle mesure des membres du gouvernement ont pu chercher à protéger  Cahuzac, l'ex-ministre du Budget. 


Installée le 15 mai,
elle doit établir "d'éventuels dysfonctionnements dans l'action du gouvernement et des services de l'Etat", entre le 4 décembre 2012, date de la publication par Mediapart d'informations sur l'existence d'un compte en Suisse détenu par Jérôme Cahuzac, et le 2 avril 2013, jour des aveux publics de J. Cahuzac. L'ancien ministre du Budget a été depuis inculpé pour blanchiment de fraude fiscale. 



Nom de code: "muraille de Chine"


Valls, taiseux

Manuel Valls la joue aussi "Mr Perfect", aride et bunkerisé dans le respect des règles et des procédures. Il jure n’avoir jamais sollicité une bribe d’information à la hiérarchie de la police, ni ordonné la moindre vérification parallèle. C'est dire que les ministres savaient où ils mettaient les pieds ! À l’écouter, on n’en parlait d’ailleurs même pas au gouvernement: sujet tabou ! 
Qui peut le croire ? Poussé dans ses retranchements, le ministre le plus populaire s’empresse d’abaisser le pont-levis. "Je ne suis pas là pour vous donner mes sentiments."


P. Moscovici a été mis en difficultés à propos de la "muraille de Chine" qui aurait été érigée le 10 décembre autour de Jérôme Cahuzac après les premières révélations de Mediapart.
 Cette "muraille de Chine" est une directive qui excluait Cahuzac de toutes les questions concernant les mesures prises à la suite du scandale.  Il a rétorqué qu'elle avait "parfaitement fonctionné".
"Mais je ne voulais pas mener d’enquête parallèle", se défend Pierre Moscovici. N’empêche qu’il porte les poids des articles tonitruants du Journal du dimanche" et du "Nouvel Observateur" annonçant que la Suisse avait blanchi Jérôme Cahuzac ! VOIR et ENTENDRE Mosco tenter de se dépétrer avec le secours de ses notes:

Le ministre de l'Economie de F. Hollande a toutefois reconnu l'existence d'une réunion le 16 janvier
au cours de laquelle il avait informé le président Hollande et le Premier ministre Jean-Marc Ayrault de la possibilité d'utiliser la procédure d'entraide administrative avec la Suisse. Cette réunion s'est tenue en présence de M. Cahuzac. 


VOIR et ENTENDRE un point accablant sur l'affaire Cahuzac par le président de la Commission parlementaire, le 16 juillet 2013:


Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo



Quelques heures plus tôt,
Mme Taubira, agressive, confirme qu'elle n'est pas une communicante. Elle a eu, quant à elle, de vifs échanges avec plusieurs membres de la même commission,
Elle n'a pas supporté d'être interpelée et leur a adressé le reproche de faire un procès à charge à l'action du gouvernement, alors que la garde des Sceaux se comportait face à la commission comme si elle était à l'Assemblée et répondait aux questions au gouvernement en faisant son show devant les caméras.



jeudi 28 juin 2012

Parité socialiste: le compte n'y est pas aux présidences de commissions de l'Assemblée nationale

Présidences de commissions à l'Assemblée: 3 femmes et 5 hommes, dont un UMP

Les huit commissions permanentes de l'Assemblée se sont réunies jeudi pour élire leur président, sans surprise par rapport aux accords intervenus en début de semaine: trois femmes, cinq hommes, aucun écologiste, et Gilles Carrez (UMP) à la tête de la commission des Finances.

Les commissions de l'Assemblée ont un pouvoir prépondérant, puisque c'est le texte du gouvernement ou député tel qu'elles le modifient qui est ensuite examiné en séance publique, à l'exception des textes budgétaires.

Trois femmes ont été désignées

Elisabeth Guigou (PS, Seine-Saint-Denis) a obtenu un lot de consolation: elle présidera la commission des Affaires Etrangères, 
Patricia Adam (PS, Brest, Finistère) celle de la Défense, 
Catherine Lemorton celle des Affaires sociales.

Des hommes aussi, encore

Patrick Bloche (PS, Paris) prend la tête de la commission des Affaires culturelles et de l'éducation,
François Brottes (PS, Isère) celle des Affaires économiques,
Jean-Jacques Urvoas (PS, Finistère), celle des Lois, alors qu'on le donnait au ministère de la Justice,
et Jean-Paul Chanteguet (PS, Indre) celle du développement durable.

Le groupe écologiste avait fortement protesté mardi après s'être vu refuser par le PS la présidence de la commission du développement durable.

L'ancien rapporteur général du Budget, 10 ans aux manettes, Gilles Carrez (UMP), devient président de la commission des Finances, seule commission dont la présidence est réservée à l'opposition, depuis que le président Sarkozy l'a décidé.
Christian Eckert (PS, Moselle) a été désigné rapporteur général du Budget. 
La nouvelle députée écologiste Eva Sas (Essonne) a été élue vice-présidente de la commission des Finances.

Les membres de commissions

Les anciens ministres François Baroin, Valérie Pécresse, Xavier Bertrand, Laurent Wauquiez, Bruno Le Maire, Eric Woerth, Christian Estrosi siègent à la commission des Finances, souvent considérée comme la plus prestigieuse.

L'ancien Premier ministre François Fillon est annoncé à la commission des Affaires étrangères.

Le nouveau député Gilbert Collard, élu avec le soutien du Front National et avocat de profession, siègera à la commission des Lois.
Marion Maréchal-Le Pen siègera aux Affaires culturelles.

Olivier Falorni, tombeur de Désirdavenir Royal à la Rochelle, siègera à la commission du développement durable.