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samedi 12 septembre 2015

L'accueil des migrants gonfle la dette publique

Bénévoles ou non, les Français mis à contribution pour l'accueil des migrants

Le gouvernement raconte aux élus que l'Etat assumera seul l'impact financier de la campagne d'accueil des réfugiés




Rassurer était l'un des objectifs de la réunion des maires de France, organisée ce samedi à la Maison de la Chimie à Paris par... Bernard Cazeneuve. Dès le début de cette journée de travail, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a donc donné des assurances aux 600 élus présents qui se sont portés volontaires pour se répartir les 30.000 migrants syrien, irakiens ou érythréens d'ici 2017, selon Fabius. 
Les communes mettant en place des dispositifs d'hébergement pour les réfugiés se sont vu promettre de recevoir "1.000€ par place" supplémentaire créée dans les deux ans, a ainsi assuré le ministre de l'Intérieur.
En vérité, ces dispositifs sont mis en place par des associations, au premier rang desquelles Médecins de France que France Télévisions ne manque jamais une occasion de promouvoir par des cadrages de complaisance, en contrepartie de son rôle d'entraînement des frileux.   

Les moins méfiants ont réalisé l'entourloupette 

Cazeneuve a en outre glissé qu'un "fonds de soutien au financement de l'investissement" pourrait être mobilisé pour les opérations lourdes de création de locaux d'hébergement ou de logements. 

Manuel Valls a également mis son poids dans la balance, promettant la création de nouvelles places d'hébergement pour les réfugiés. DAL les attendait pour ses sans-abri et mal-logés, mais ils iront aux migrants. Le réfugié catalan a commencé par faire l'annonce, mais il en précisera le chiffre mercredi à l'Assemblée nationale lors du débat consacré aux migrants. "Mais je peux d'ores et déjà vous dire que, trois mois après les décisions de juin, de nouvelles places d'hébergement seront financées. Nous serons au rendez-vous", a fanfaronné le premier ministre. 

Selon Bernard Cazeneuve, maintenant, cela devrait notamment concerner, l'hébergement en centre d'accueil des demandeurs d'asile (Cada), dont le dispositif de 25.000 places environ ne suffit déjà pas à loger l'ensemble des demandeurs en temps "normal". Ils leur offrent un lieu d’accueil pour toute la durée de l’étude de leur dossier de demande de statut de réfugié. Cet accueil prévoit leur hébergement, ainsi qu’un suivi administratif (accompagnement de la procédure de demande d’asile), un suivi social (accès aux soins, dont la CMU, scolarisation des enfants, etc.) et une aide financière alimentaire. Et, il va sans dire, les CADA sont en général gérés par des associations ou des entreprises.

L'intervention de Bernard Cazeneuve  

Alors que les maires se retrouvent en première ligne, Bernard Cazeneuve s'est appliqué à assurer les maires téméraires de la "grande gratitude" du ministère de l'Intérieur. 
Petit problème, il se met déjà en retrait. Tout en leur promettant...sa "disponibilité", il n'offre plus que de les "accompagner dans les efforts" qu'ils ont consentis. Il leur a ainsi rappelé qu'ils doivent assumer leur volontariat. 
A défaut de soutien financier à la hauteur de l'engagement des communes, il leur propose royalement... un petit livret didactique,déjà à disposition des élus depuis des années d'ailleurs.

Accueil de harkis: campement
Leurs inquiétudes ont notamment été relayées par le président de l'Association des maires de France (AMF), François Baroin, qui s'est rendu place Beauvau mardi. 
Manuel Valls a confirmé que les demandeurs d'asile déboutés seront reconduits à la frontière. "Il nous revient d'apporter des réponses concrètes aux inquiétudes de nos concitoyens. En organisant l'arrivée des réfugiés de manière sérieuse, pragmatique, intelligente. Sans céder à la panique, et sans la provoquer", a toutefois polémiqué le Premier ministre. 

Enfin, il s'est engagé à ce que les nouvelles aides aux réfugiés annoncées par le gouvernement ne se fassent pas au détriment des sans-abri, promettant de débloquer les crédits nécessaires pour les sans domicile fixe notamment pour l'hiver. La magie noire vallsienne va opérer ! L'incontrôlable démon des dépenses publiques a pris possession du corps convulsif du Catalan.  

Cette réunion a attiré des maires de toute la France, nous assure-t-on. 
Tous les partis politiques étaient représentés. Y compris le Front national, par le maire de Beaucaire (Gard), Julien Sanchez, qui avait fait le déplacement pour... dénoncer "l'invasion migratoire".
Chaque département avait envoyé un émissaire, à l'exception de la Lozère et la Haute-Saône. Ces maires sur la réserve, hésitent ou posent leurs conditions, notamment d'appartenance religieuse. Et parmi ces émissaires, combien d'observateurs?

Cliquez sur les pastilles pour connaître les raisons invoquées par les élus.



Une carte à volonté manifestement délatrice

Les chômeurs et les sans-abri seraient, en revanche, intéressés de savoir
quelles sont les raisons invoquées par les maires bénévoles pour détourner l'argent public au profit de demandeurs non choisis et au détriment des défavorisés et des petits contribuables?

lundi 8 juin 2015

Hausse annoncée du prix des cantines scolaires à la rentrée

L'État baisse les dotations: les communes doivent faire face à de nouvelles dépenses

Les mairies vont devoir augmenter les tarifs de cantines scolaire
 
Les cantines scolaires ne sont plus égales
face à  la loi de décentralisation
Les maires, confrontés à la baisse des dotations budgétaires de l'Etat, relèvent les tarifs des cantines pour la rentrée de septembre. 
Valls et Hollande feront leur pub sur l'ARS (allocation de rentrée scolaire) mais dès la prochaine rentrée scolaire les parents devront payer plus cher la cantineLes prix de la cantine scolaire risquent d'augmenter dans de nombreuses communes. Les maires de nombreuses villes augmentent les prix afin de faire face à la baisse des dotations de l'État, confirme Le Parisien. Le pouvoir d'achat va encore en prendre un coup.

Pour les communes, le gouvernement place la barre  de plus en plus haute... Dans le même temps, en effet, le minitre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, voudrait privilégier les approvisionnements locaux dans les cantines publiques, afin de promouvoir le "Made in France" jusque dans les assiettes. Cette initiative a pour objectif de parvenir à 40% de produits dits de qualité (bio, produits localement, etc.) d'ici 2017 dans la restauration collective. Est-ce faisable ? C'est le défi imposé aux élus locaux. 

Le pouvoir socialiste rend les communes de plus en plus inégalitaires

Les nouvelles contraintes budgétaires restent à évaluer 
Elles concernent aussi bien la hausse des prix que les écoles concernées. Certaines municipalités seront plus restrictives sur la composition des repas lorsqu'elles en assurent la préparation, quand la plupart choisissent de moduler en fonction des revenus des parents et du nombre de personnes par foyer.
Ainsi, à Toulouse, la gratuité pour les familles les plus modestes sera levée. Quant à Agen, les tarifs devraient augmenter de 10%, ce qui représente un gain de 50.000 euros pour la commune. 
A Alençon, la mairie met en oeuvre une autre solution de sauvetage du budget communal. Depuis la rentrée 2014, la mairie socialiste met les parents à contribution: ils doivent préparer le repas de leurs enfants qui sera réchauffé sur place. La probématique
   Le problème des repas de substitution est ainsi réglé, mais celui des repas équilibrés ou de la qualité des produits alimentaires reste entier.  
A Sceaux, la ville fera supporter la haussé de 32% du prix de la cantine à certaines familles: les familles les plus aisées paieront plus cher. Les familles auront désormais intérêt à gagner moins pour dépenser moins.

Les mairies doivent s'adapter en fonction de leurs ressources
Le prix de la cantine s'impose aux communes.  Le Progrès souligne l'aspect inégalitaire de la mesure gouvernementale. Les prix peuvent varier d'une ville à l'autre comme Dans la région de Roanne, les prix varient de 1 à 7. 
Pourtant classée à gauche, la FCPE, la fédération dominante de parents d'élèves, souhaite plus de transparence sur les prix, "mais aussi sur l'attribution des marchés et du contrôle de la qualité des repas servis". Selon la FCPE, le prix moyen d'un repas se situe entre 3,5 à 4 euros par enfant. Certaines familles pourraient être appelées à payer jusqu'à 10 euros par enfant.

L'Education est dite nationale, mais s'arrête aux assiettes.
L'assiette de l'impôt devient de plus en plus indigeste à certains.