POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est fair play. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est fair play. Afficher tous les articles

mercredi 9 janvier 2013

Nicolas Bedos, un "sale mec" pour des Antillais offensés

Une association antillaise porte plainte pour injures 

"L'humour n'autorise en aucune façon l'injure raciale"

C'est ce que fait valoir l'association Collectif Dom qui a porté plainte contre le chroniqueur, ce lundi pour injures publiques raciales. L'hebdomadaire Le Point le dit "visé" par une plainte...

"Enculé de nègre", ça ne passe pas, comme le fils Bedos appelle les  "autochtones oisifs" antillais dans deux articles que le site Internet de Marianne a accepté de publier fier d'héberger un raciste présumé, présumé drôle. 
Ses expressions inspirées d'une époque révolue éclairée à la bougie ne peuvent être justifiées par l'humour, pas plus que la caricature insultante d' "une commère aux hanches guadeloupéennes" qu'il ne se permettrait pas à l'endroit (ni à l'envers) d'Audrey Pulvar: "boudin créole", c'est réservé aux autres, à l'UMP).  Notons d'ailleurs que ce trentenaire déséquilibré, arbitre des élégances parisiennes et antillaises, découvre "sur le tard", que son " ministre du Budget de gauche aurait, par le passé, ouvert un compte secret en Suisse, m'apprenant que les socialistes ne travaillent plus bénévolement. " Que peut-on attendre d'un bobo microcosmique, tel un Depardieu en exilé fiscal, qui en est  à considérer que "dans tous les cas, me les peler à Paris ne sauvera pas les finances". Pour l'heure, sa propre fiancée qui "enfonçait désormais ses ongles sur l'application Bourse.com de son iPhone 5, vitupérant la 'feignasserie' d'un pays sursyndiqué", se fait chambrer. S'identifie-t-il d'ores et déjà à ces amis fraudeurs fiscaux socialistes et anticipe-t-il les mêmes excuses à son profit: "Possèdent-ils, eux aussi, des ex-femmes coûteuses, plusieurs cartes godes et une morale douteuse ? "
Que le nanti socialo-gaucho traîne sa propre oisiveté sur tous les continents et considère toutes les misères humaines par désoeuvrement, ça va un instant. Au-delà du ton arrogant et des mots blessants, le personnage  du déséquilibré au regard brillant perturbe et le moralisateur provoquant ne corrige aucun des travers qu'il dénonce. Le mal-être de l'enfant gâté inspire la plus grande compassion  pitié. "N'ai-je plus le droit d'expectorer un mépris réminiscent ?" écrirait-il.


Le comique se défend avec véhémence


Il met les associations en procès

Nicolas Bedos, joint par France Info, a fait part de sa colère face à ces "accusations", selon les termes de la radio de service public. Il estime aller – à travers ces deux chroniques – "dans le sens des gens qui viennent de m'attaquer". 

L'humoriste prétend "faire l'éloge de cette île, de l'indépendance d'esprit, de la liberté. Je fais la critique des colons, des Békés et des bourrins. Donc qu'on ne m'attaque pas sur ce que je dénonce". Les Békés sont des "bourrins" et des "enculés" ravis et on a le droit de le clamer !


Pour le méprisant Nicolas Bedos, "il faut avant tout apprendre à lire un papier qui est exactement l'inverse de ce qu'ils ont compris. Ca me fait de la peine que des gens n'arrivent pas à comprendre le degré zéro du deuxième degré". Le "nègre" serait-il donc stupide, Monsieur Bedos ? 
Selon ce philosophe parisien, employer le terme "nègre" "le banalise pour mieux le dénoncer".

Pour lui, "il est temps, une bonne fois pour toute, que l'on fasse le procès de ces associations qui n'ont rien d'autre à foutre que d'emmerder des comiques, des rigoleurs, des amuseurs et des petits Molières de supérette".



Le "second degré", un brin élitiste et méprisant dans la bouche fétide de ceux qui l'invoque comme un article de la Constitution, ne justifie en aucune façon le manque de respect "juste et citoyen" dont on le décore. 
Charlie Hebdo fait des ravages dans la gauche et notamment parmi les "bourrins" du rire... 

La délicate Sophia Aram, chroniqueuse du service public sur France Interdonne-t-elle dans le second degré quand elle qualifie certains électeurs Français de "gros cons", et s'est-elle rangée solidairement au côté de N. Bedos pour maltraiter les Antillais ?


Nicolas Bedos reprend la technique malsaine de François Hollande

Au cours d'un déjeuner réunissant plusieurs journalistes amis (dont ceux d'Europe 1, de l’AFP et du Parisien), le candidat PS a prononcé une expression qui a indigné. L’expression "sale mec" a provoqué une courte polémique dans les media à la parution d’un article dans Le Parisien. "Pour Hollande, il n’y a pas de mystère : c’est bien le chef de l’Etat, ‘un président en échec’, ‘un sale mec’, qui se cache derrière les formules de l’UMP", révèla Le Parisien. 
Les media sympathisants développèrent alors leur interprétation tendant à assurer que l'injure avait bien été prononcée par le candidat PS, mais que les propos du député de Corrèze avaient été sortis de leur contexte. Rien que du classique, mais dans les circonstances et sur le fond, c'était un peu court...


Le candidat de la gauche, qui avait décidé de faire monter la pression en adoptant un ton plus offensif en 2012, pour ce faire, évoqua donc le dossier Nicolas Sarkozy, sa stratégie et ses arguments, et lâcha le terme insultant de "sale mec" désignant son adversaire et déclencha l'ire de l'UMP. Mais François Hollande, assurèrent certains, imaginait en fait le chef de l’Etat s’adressant aux Français : "Il va aller devant les Français et qu’est-ce qu’il va leur dire : ‘je suis un président de l’échec depuis 5 ans, je suis un sale mec…mais réélisez-moi…parce que moi je suis le seul capable de gouverner…et j’ai le courage d’affronter l’impopularité’", a habilement déclaré le sournois. Ce n'est pas moi qui le dit, c'est l'autre ! 
Que peut-on espérer de plus courtois de la part de socialistes qui se cachent derrière un rideau de l'Assemblée nationale pour faire croire qu'un texte sera voté par la droite, faute de socialistes présents dans l'hémicycle ? 

Lien PaSiDupes - La partie de cache-cache d'élus socialistes : Loi Hadopi rejetée ? Un bon coup pour rien. Qui croit encore au fair-play socialiste, après le tromperie du PS ?

Matthieu Croissandeau assume son analyse. 

"Le choix de ce qualificatif pour appuyer son raisonnement en dit long sur l’estime qu’il porte à son adversaire. Raison pour laquelle nous avons décidé, ce matin (mercredi), de le publier."


Nicolas Bedos va-t-il trouver le soutien de la politique et médiatique. Marianne va-t-il lui garder sa confiance et buzzer ? Car Bedos-le-fils (qui pense avoir de l'esprit) ne procède pas autrement et nous verrons si un collectif noir arrive à obtenir justice de propos insultants, là où un président blanc en exercice n'y parvient pas.



Le collectif vise donc trois expressions de ses écrits "au plutonium" (sic): dans la chronique intitulée "Indolence insulaire", il dénonce les expressions "enculé de nègre" et "indolence insulaire". Dans celle titrée "Un voyage en Chirac", il vise l'expression "autochtones oisifs". 

"Les termes méprisants contenus dans ces chroniques constituent, pour les originaires des Antilles, une grave atteinte à leur honneur", ont estimé les avocats du Collectif des Antillais, Guyanais, Réunionnais et Mahorais, Me Eddy Arneton et Jules Ramaël. 

Ces expressions employées par l'humoriste ne peuvent être justifiées par l'humour car "l'humour n'autorise en aucune façon l'injure raciale", note dans sa plainte le Collectif qui estime en outre que "les stéréotypes et amalgames utilisés par le chroniqueur sont légion". 

Jules Ramaël explique que l'humour déployé dans ces deux chroniques est "néfaste pour la communauté antillaise puisqu'il contribue à vulgariser et à banaliser des propos racistes".


La plainte avec constitution de partie civile a été déposée à Paris auprès du doyen des juges d'instruction. Il reviendra au tribunal de trancher le débat sur le caractère ou non d'injure raciale des expressions employées.

dimanche 30 décembre 2012

Neuf mois de socialisme: désenchantement social et entourloupette de Saint-Nazaire

Peut-on attendre mieux du gouvernement en 2013 ?

Il y a ces media qui flagornent bassement et ceux qui dénoncent positivement






Le ressenti à gauche est inverse... 



Le Monde publie une carte de la blogosphère politique (ci-dessus), une liste noire des blogs politiquement incorrects. 
Dans la droite républicaine, ils sont 298, mais la droitosphère "pullule" (sic) de "multiples" blogs individuels ou collectifs: à gauche, la diversité politique n'est pas aussi bien vécue que la diversité ethnique ! Tout soumis qu'il soit, Le Monde attend davantage de débat chez les centristes, les écologistes ou à gauche (154+769+42). 

La gauchosphère doute plus que lorsqu'elle était dans l'opposition. Elle était à l'époque unie contre l'ancien président. Elle se découvre une opposition de gauche à François Hollande, mais se fige sur des convictions. Elle est composée de gauchistes sincères, soutiens du Front de Gauche ou d'ailleurs pour lesquels François Hollande n'était qu'un candidat par défaut. Fallait-il en attendre l' indulgence politique que les socialistes lui accordent. 

Père Noël existe, mais avez-vous rencontré l'enchanteur Hollande ?

Edouard Martin, le leader syndical de Florange, déchante. Il a écrit à François Hollande, un courrier publié par Libération le 27 décembre. Il souhaite que le président reconsidère la nationalisation temporaire. Il précise combien le site lui paraît rentable, et dénonce l'argumentaire déployé par le gouvernement pour justifier son accord avec Mittal: 
"Dire que Florange est une usine trop petite pour être rentable est faux. La plupart des usines continentales sont d’une taille voisine"; 

"
Dire qu’on fera Ulcos, c’est faux. On nous dira dans deux ans ce qu’on nous dit aujourd’hui : que les chercheurs n’ont pas trouvé"; 

"On fera 180 millions d’investissements ? C’est faux. (…) Ce montant contient les dépenses opérationnelles et de maintenance. Ce qui reste pour les investissements stratégiques est insuffisant". 
La vraie bonne nouvelle aurait pu être ce cadeau que les media nous vantent avec Moscovici: ils qualifient de "commande historique" le cadeau d'un milliard d'euros par l'américain Royal Caribbean International qui a commandé un paquebot géant aux chantiers navals de Saint-Nazaire. Le patron du site félicite le gouvernement, et surtout le ministre Moscovici qui a tout fait pour accélérer les procédures d'autorisation. 
Mais le concurrent finlandais dénonce l'interventionnisme du gouvernement, en dépit des règles européennes. Malaise donc, puisque Hollande avait fait de l'usine ArcelotMittal à Florange un symbole, à force de déplacements filmés et de fausses annonces. Alors le paquebot pour les rupins est-il cette victoire dont se targue la "gauche sociale" si le gouvernement socialo-écolo est coupable des fautes dont on l'accuse ? 
D'autant que, dans le même temps, Hollande s'est rendu en Algérie pour concrétiser un joli transfert de technologie de Renault. Pourvu qu'en conséquence le constructeur français n'annonce pas bientôt du chômage partiel sur ses sites hexagonaux. Pourvu que les Français ne soient pas amené à commander leur Clio à Alger...  


Cette fois-ci, le contrat est vraiment signé, mais l'affaire ne sera réelle que si l'option 2 pour un second marché vient rentabiliser le premier. Au-delà de l'exultation de la presse aux ordres, la contestation de la Finlande impose à Hollande ce profil bas que les media jugent vertueux.

"Ce contrat supérieur à 1 milliard d'euros représente plus de 10 millions d'heures de travail, réparties sur trois ans, pour les chantiers de l'Atlantique et [leurs] sous-traitants. Le paquebot sera livré mi-2016. Le contrat dispose également d'une option pour un second navire, à livrer au printemps 2018."
Lien Reuters titré : " STX Finlande veut vérifier la légalité du contrat STX France "

Mise à jour le 30/12/12 à 17:30

STX Finlande veut vérifier la légalité du contrat STX France

Par AGENCE | 28/12 | 16:26Une


Le ministre finlandais de l'Economie a émis des doutes sur la manière dont les autorités françaises ont pu favoriser l'accord grâce à d'éventuelles aides d'Etat.

Le gouvernement finlandais, dont les chantiers navals étaient en concurrence avec ceux de Saint-Nazaire pour la construction d'un paquebot géant, a annoncé vendredi qu'il allait demander à la Commission européenne de vérifier si les règles de concurrence ont été respectées après que STX France eut remporté le contrat.
L'armateur Royal Caribbean Cruise Line a signé jeudi ce contrat de plus de 1 milliard d'euros qui permet à STX France, détenu majoritairement par une filiale du constructeur naval sud-coréen STX Shipbuilding, d'envisager avec optimiste l'avenir de son site nantais. La compagnie américaine a en effet commandé un paquebot géant de type «oasis» aux chantiers navals STX France, livrable mi-2016, ainsi qu'une option pour un second navire livrable mi-2018.

Aides d'Etat


Le ministre finlandais de l'Economie, Jan Vapaavuori, a émis des doutes vendredi sur la manière dont les autorités françaises, qui détiennent 33% de STX France, ont pu favoriser l'accord grâce à d'éventuelles aides d'Etat. « Il est clair que nous allons prendre langue à la fois avec la Commission européenne et avec l'Etat français pour nous assurer qu'ils n'ont pas utilisé des aides d'Etat interdites », a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.

Jan Vapaavuori affirme que le constructeur sud-coréen a demandé à la Finlande un prêt de 50 millions d'euros pour octroyer le contrat d'un milliard d'euros aux chantiers navals de Turku mais qu'Helsinki n'a pas pu aller au-delà de 28 millions d'euros sans violer les règles de concurrence de l'UE.

Le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault a assuré vendredi que son gouvernement avait multiplié les contacts avec STX pour remporter le contrat, lui-même ayant reçu le président de l'entreprise sud-coréenne il y a huit jours environ.

Petit problème subalterne auto-censuré par les pourvoyeurs d'opium du peuple
En attendant que Pierre Moscovici et Nicole Bricq progressent en fair-play européen, la Finlande, membre de l'Union européenne depuis 1995, pourrait cette fois bénéficier de cette équité tellement vantée ici et là.





samedi 18 août 2012

J.O.: Les athlètes français font rayonner la France

Des médaillés sortent le pays de la léthargie socialiste

L
e Petit Poucet a un coeur gros comme ça !
Le sang-froid de Renaud L
avillenie
a impressionné le monde

comme diraient les Anglais...


Effacée la honte de l’équipe de France de football au championnat d’Europe



Les athlètes français redorent le blason du sport tricolore

La délégation tricolore totalise moins de médailles qu'à Pekin (34 contre 41), mais elle décroche onze médailles d'or, soit quatre de plus qu'il y a quatre ans, onze médailles d'argent et treize de bronze... Au tableau des médailles, la France finit septième.

La main sur le coeur, les quatre champions olympiques du relais 4x100 mètres nage libre, Amaury Leveaux, Fabien Gilot, Clément Lefert et Yannick Agnel (ci-dessous), entonnent la Marseillaise. Cette victoire, ils la savourent amplement. Elle est méritée. Face aux Américains, champions en titre, face aux redoutables Australiens, le quatuor français a fait des prouesses. " On n’avait rien à perdre, on a vu les Australiens très tendus, un peu comme nous en 2008. Et on s’est dits, allons-y à la cool, comme on sait faire. "

En juin, lors du championnat d’Europe, des footballeurs mal embouchés avaient gâché la fête. Cette fois, quel bonheur ! Ces sportifs, nageurs, judokas, tennismen…, auront marqué ces jeux Olympiques de Londres et réjoui les Français par leur comportement et la solidarité dont ils ont fait preuve, dans la victoire comme dans la défaite. L’escrimeuse Laura Flessel, éliminée en huitièmes de finale, en pleurs dans les bras de sa mère, a confirmé qu’elle mettait fin à sa carrière, " mais seulement quand je serai rentrée à Paris. Aujourd’hui, je vais être derrière l’équipe de France olympique, derrière la France qui gagne. C’est un nouveau challenge ". 

Toute la famille de la judokate Automne Pavia était venue assister à son combat. Ses amis aussi. L’ambiance était chaleureuse. « Je ne vais pas cracher sur une médaille de bronze, je suis très contente. J’ai beaucoup travaillé et ça a payé aujourd’hui. » À l’image de sa camarade, Teddy Riner, champion olympique, a laissé exploser sa joie, et n’a pas manqué de remercier le public : « Je vais dire un mot pour toute la nation française qui m’a apporté son soutien. Sans eux, je n’aurais pas cette médaille. » En canoë, Tony Estanguet (ci-dessous) a rayonné. Après avoir remporté sa troisième médaille d’or (après celles de 2000 et de 2004), il veut relever un nouveau défi : intégrer le Comité international olympique (CIO). Belle preuve d’engagement pour le champion de 34 ans, qui a reçu le soutien de ses aînés : " C’est un type bien, bosseur, très impliqué. Il représenterait bien la France ", juge Jean-Claude Killy, triple champion olympique de ski à Grenoble (1968).

Fiers mais humbles, nos sportifs adoptent une attitude exemplaire. Il ne manquerait plus qu’ils chantent juste. Enfin des Français “normaux” et des sportifs corrects ? Ils ne font pas de doigts d’honneur, ne se font pas surpayer, n’insultent pas leurs camarades ni les journalistes et, pour la plupart, parlent un français correct. Très loin des écarts de conduite de Zinédine Zidane, le premier, et de Samir Nasri (suspendu trois matchs pour propos injurieux à l'envers ) endroit de journalistes irréprochables (comme le sont les handballeurs qui ont saccagé le studio de L'Equipe) ou des maltraitances langagières de Franck Ribéry (" C’est une ville que j’aime bien venir ", avait-il déclaré en parlant du Touquet). Sans parler des vies sexuelles amorales (dans las cultures européennes) du même et de Benzema, compromis dans l'affaire Zahia, une mineure. A noter que Ribéry et sa femme Wahiba ont appelé l'un de leurs fils Seif el Islam, le prénom d’un des enfants de ...Kadhafi.

Les ministres des Sports de Sarkozy ont sorti les intellos 
Yannick Agnel par exemple. Le “Squale” attire tous les regards, après avoir remporté la médaille d’or au 200 mètres nage libre. Bac S (mention bien), lecteur invétéré de Baudelaire et de romans d’anticipation, il n’hésite pas à citer Montesquieu devant les journalistes. Son entraîneur, Fabrice Pellerin, dresse son portrait atypique : " Je dois toujours lui dire de ne pas oublier son maillot. Assez éthéré, il évolue sur des strates spirituelles, du genre désincarné, étourdi […]. C’est son fonctionnement, parfois approximatif, mais il compense par des choses très fortes : sa confiance en lui, ses convictions, sa soif de victoire sans aucun complexe. "

Avec sept médailles (record battu), dont quatre en or, le bilan français dépasse toutes les attentes. Ça n’a pas toujours été le cas. Depuis le fiasco des jeux Olympiques d’Atlanta, en 1996, le monde de la natation française a beaucoup évolué. Fabrice Pellerin est l’un des principaux artisans de cette re naissance amorcée en 2000. L’entraîneur des nageurs niçois s’est détourné d’une carrière d’enseignant en éducation physique pour se dévouer à ses nageurs avec un perfectionnisme étonnant.

Sans langue de bois, il dénonce les problèmes qui pervertissent aujourd’hui l’enseignement du sport en France. 
" Camille Muffat est rentrée un jour d’une évaluation de natation à l’école; elle avait obtenu… 12/20. Je me suis alors demandé comment cela était possible. Et l’on m’a expliqué qu’il existait une pondération spécifique pour que les personnes douées en sport ne soient pas avantagées. " Le nivellement vers le bas, il ne connaissait pas...

Autodidacte, Pellerin voyait grand depuis longtemps : " Je ne me voyais pas jouer à la baballe avec des élèves. J’avais ce désir d’élitisme, de perfectionnisme… " 
Laxisme ou fermeté,
il faut choisir

Si nos nageurs brillent aux JO de Londres, c’est en partie grâce à ce baroudeur du coaching (ci-contre). " Avec moi, on ne discute pas.[…] Je tourne à une dizaine de chronomètres par an qui valdinguent à l’entraînement. Camille [Muffat] a un jour pris deux chronos dans la tête. C’est là que je me suis rendu compte qu’elle avait la tête dure ". Ses poulains sont ses soldats, il gère sa troupe comme un commando. " Ils ont le choix de s’entraîner avec moi, ou pas. Mais si on fait ce choix, on ne négocie pas la stratégie de préparation, on ferme sa gueule. Ce n’est pas un rapport de soumission, c’est une confiance, une collaboration où chacun apporte ses compétences. Je serais incapable de faire ce qu’ils font dans l’eau, mais le coach est censé diriger. "

Pragmatique, Pellerin assume aussi son côté intello, sa manie de tout rationaliser. Bourrin, l'entraîneur des handballeurs, Claude Onesta, ne joue donc pas dans la même cour... Depuis ses 17 ans, Pellerin note dans des cahiers ses réflexions sur la natation. " J’esquissais des positions de bras. Mais c’était trop analytique, je pensais trop, et c’est incompatible avec le processus d’action. " La méthode Pellerin porte enfin ses fruits, et ce n’est que le début. Une sorte d’approche 'old school' qui ne ferait peut-être pas de mal aux casseurs, ni aux footballeurs de l’équipe de France.  

Comme Mahiedine Mekhissi-Benabbad, ils peuvent aussi être négligés

Ce qui les différencie de nos champions ? Le devoir de représentation. Cela pourrait changer avec l’arrivée de Didier Deschamps à la tête des Bleus, si toutefois il n'applique pas la méthode Ayrollande: parler beaucoup sans lever le petit doigt. Constatant les dégâts causés par les joueurs, le nouveau sélectionneur a évoqué un " devoir d’exemplarité sur le terrain et en dehors ", " la notion de plaisir, de représenter la France, de porter ce maillot ". Les joueurs qui n’auront pas " un comportement idéal se condamneront eux-mêmes ".

Ecartelé entre  les sponsors et la fédération, l'argent et la magouille, Deschamps aura-t-il une marge de manoeuvre suffisante ? Sur cette voie, Laurent Blanc avait échoué. Au moins garderons-nous le souvenir de ces JO qui, le temps d’un été, nous auront enchantés… 

dimanche 12 août 2012

J.O. de Londres: impartialité de la BBC prise en défaut

Le "fair play" britannique légendaire n'est qu'une légende 


On n'est jamais mieux servi
que par soi-même !


Personne n'a jamais rencontré la sportivité britannique

Un envoyé spécial de Ouest-Francesur les épreuves olympiques de voile à Weymouth signale l'absence de France Télévisions qui a le monopole des retransmissions et se gargarise de son avance sur les chaînes concurrentes pendant les Jeux Olympiques. Ainsi, mercredi, le 20 heures de France 2 a dépassé, pour la première fois depuis juillet 1998, celui de sa principale rivale TF1. Et pourtant, Ouest France souligne que " nous ne les voyons pas ici (sauf sur internet"), outre que ce qu’ils nous présentent comme du direct n'en est souvent pas…

France Télévisons est néanmoins la cible de critiques, notamment sur les réseaux sociaux
Sa couverture des Jeux n'a pas satisfait.

Choix des programmes, commentaires chauvins et bourdes à répétition sont montrés du doigt, notamment sur les réseaux sociaux.

Et Nelson Monfort est médaillé d'or des railleries. Le commentateur sportif s'est révélé en dessous de tout, dans un anglais limité chargé d'exclamations. Ses questions sans intérêt mettaient les athlètes dans l'embarras: ainsi les médaillés étrangers étaient-ils systématiquement poussés à commenter les performances de nos athlètes dont ils ne connaissaient parfois pas le nom. L'indélicat s'est notamment attiré les foudres des téléspectateurs lors de la finale du relais féminin 4X200 m nage libre, où les quatre Françaises se sont placées troisième. A la sortie de la piscine, le journaliste s'est empressé d'évoquer le deuil de l'une des nageuses. Une indélicatesse qui a lui a valu quelques remontrances de la part de France Télévisions. Nelson Monfort, lui, considère dans les colonnes de TV Magazine que c'était "une question pleine de cœur".

Dans un autre registre, avec de nombreuses compétitions programmées simultanément, les animateurs des chaînes publiques doivent faire des choix de diffusion, malgré deux réseaux complémentaires, donnant la priorité aux athlètes français au détriment de la fête universelle et des disciplines pauvres. 

Des arbitrages qui ne sont pas du goût de tout le monde. Pierre Ménès, le monsieur foot de Canal +, ne mâche pas ses mots à l'égard de ses rivaux du service public. "Je m'aperçois avec un certain plaisir que l'écrasante majorité d'entre vous sont ok avec moi sur l'ignoble couverture des JO de France Tele", écrit-il notamment sur Twitter . Ou encore "Sympa les Bleus au basket à 10 du matin. Même si France Télé continue à nous saucissonner tout ça. Désespérant", poursuit-il.

Quant à la teneur des commentaires, Libération a choisi de railler "la dream team" des commentateurs du service public en créant un questionnaire sur les "bourdes olympiques" de France Télévisions. On y apprend notamment qu'Arnaud Roméra en charge de la couverture du judo, estime qu'un judoka coréen "ne ressemble pas à grand-chose" ou que, selon Jean-Philippe Guillin, le commentateur du basket, l'URSS a battu le Brésil…

Et puis, les commentateurs et consultants sont-ils habillés aux frais de la princesse ? 
Paient-ils de leurs deniers ces tenues, chemises et pullovers, siglées de la marque de France Télévisions ? La redevance audiovisuelle ne pourrait-elle trouver emploi plus juste et social ? 
D'autant que le gouvernement PS envisage de permettre les coupes publicitaires des émissions de début de soirée: comment sa porte-parole, Najat Vallaud-Belkacem, va-t-elle nous embobiner pour faire coucher nos enfants plus tard et leur faire récupérer les heures de sommeil perdues à l'école?

Le CIO n'a-t-il pas failli ?

L'esprit olympique a été mis à mal par plusieurs incidents et un manque de réactivité du Comité olympique.
L'équipe espagnole masculine de basket-ball semble avoir délibérément perdu son dernier match de poule, afin d'obtenir un quart de finale davantage à sa portée. Une étrange impression de déjà-vu. Il y a quelques jours, quatre paires de double féminin en badminton étaient disqualifiées pour avoir délibérément perdu leurs rencontres respectives afin de se ménager des quarts de finale plus favorables.
A cela s'ajoutent la parodie médicale du coureur algérien Taoufik Makhloufi (qui a présenté un simple certificat médical justifiant son abandon au 800 m lui permettant d'être requalifié par l'IAAF pour le 1 500 m du lendemain) et une absence de réaction arbitrale pour le moins étrange en cyclisme sur piste à la suite d'une chute délibérée d'un coureur britannique pour rattraper un mauvais départ en qualifications et recommencer sa course.
Que penser également de l'arrêt inédit de la finale du deux de couple poids léger en aviron pour permettre au bateau britannique de réparer la casse d'une roue de coulisse en dépit des règlements applicables à cette épreuve lorsque, quelques jours plus tard, on n'interrompt pas le parcours du cavalier français, Simon Delestre, au concours de saut d'obstacles alors que sa rêne s'est brisée et que cette situation est particulièrement dangereuse pour le cavalier, voire pour sa monture ? Quelle conclusion tirer de l'absence de réaction du CIO après les déclarations d'un nageur affirmant qu'il a triché durant la compétition de brasse qu'il a remportée ? Ces décisions arbitrales ou fédérales, voire ces silences, ne nous semblent pas concourir à la promotion de l'esprit olympique tel que défini par la charte olympique.  
La presse a-t-elle perdu tout sens critique ou est-elle complice? 
Qu'est devenue son impertinence si elle se tait quand le public des amateurs passionnés attend d'elle qu'elle soit impartiale et honnête.


Reste BBC1, mais son objectivité se révèle être une vaste blague





Le drapeau olympique, accessoire
de la promotion du Royaume Uni




Dans les écoles de journalisme, en France, on fait des Britanniques un modèle de rigueur, de déontologie professionnelle et d’impartialité. On se réveille, là: ça devait être il y a longtemps ! Le "fair play" britannique est devenu une notion dont personne, de mémoire d'homme, ne peut plus porter témoignage.  Ici, hormis les incontournables Phelps etUsain Bolt (pour d'obscures raisons prononcé 'Uchein' !), évidemment impossible de suivre les exploits des athlètes "du reste du monde": toute l'attention est centrée  sur ceux de Sa Très Gracieuse Majesté. C'est donc la légendaire courtoisie de l'hôtesse pour ses invités. Focus total sur les porteurs du maillot à l’Union Jack. Teddy Riner, Camille Muffat et les autres ? Inconnus au bataillon.

Les cérémonies d'ouverture et de fermeture étaient outrageusement à la gloire exclusive des Iles britanniques. 
La célébration des Jeux universels et de ses champions auraient été la marque de cette sportivité dont on parle sans l'avoir jamais constatée dans les faits. Les champions n'ont-ils pas été invités à quitter le Royaume Uni dans les meilleurs délais ? Les sujets britannique voulaient-ils faire la fête entre eux, les télévisions du monde entier assurant le relais, le service après-vente. 
Les choix éditoriaux sont vite faits : Team GB, Team GB, Team GB. 
Quant aux journalistes, on les voit embrasser LEURS athlètes médaillés, réconforter les perdants, yeux doux et sourires gratifiants en prime. Les idées reçues ont la vie dure: les Frenchies sont étiquetés 'chauvins'. Ils ne sont pourtant pas les seuls et seuls serait de bon aloi le nationalisme anglais. Mais se prendre à ce point pour le centre du monde atteint les limites de l'indécence depuis que l'empire britannique s'est effondré, en silence et dans l'indifférence générale. Game over !

jeudi 9 février 2012

L'humour espagnol ne vaut pas l'humour de Canal+

La civilisation espagnole est-elle en retard sur la culture Canal+ ?

Les Espagnols auraient-ils le respect de la "présomption d'innocence" ?


La Fédération espagnole de tennis va "porter plainte contre Canal Plus France."
Elle n'apprécie pas l'humour d'un sketch-vidéo" des Guignols de l'info accusant le joueur de tennis Rafael Nadal et les sportifs espagnols en général de se doper. Les Espagnols y voit aussi sans doute - et non sans raison - une cabale contre le sport espagnol.
Mais la chaîne cryptée assume l'amalgame et la généralisation !
"La Fédération espagnole de tennis va porter plainte contre Canal Plus France pour la diffusion d' une vidéo dans laquelle, en plus d'insinuations inadmissibles et injurieuses, la chaîne se permet l'utilisation du logo de la fédération", a expliqué la fédération dans un communiqué.
Article Pure People: lien


Les Français dépassent depuis longtemps les bornes de l'humour

Non content d' accuser en clair Rafael Nadal de se doper, ce sketch des Guignols de l'info, diffusé lundi par Canal Plus le sketch se terminait sur l'affirmation générique: "Les sportifs espagnols, ils ne gagnent pas par hasard", accompagnée des logos de chaque fédération sportive.

Les humoristes ont des droits et aussi des devoirs
"A cette occasion, des limites intolérables ont été dépassées, et la fédération espagnole de tennis ne peut tolérer le déshonneur et les injures envers nos sportifs", a objecté mercredi sur Twitter le président de la fédération Jose Luis Escanuela.

VOIR et ENTENDRE les Guignols de l'Info en question, pour l'ensemble:


La culture espagnole ne tombe pas au degré zéro de l'humour



Le faciès de Nadal, et autres espagnols
ne convient pas à Yannick Noah



Dans son communiqué, la fédération précise également qu'elle "recherchera le soutien des autres fédérations espagnoles impliquées, pour une action juridique groupée contre cette vidéo". Cette affaire surgit dans un contexte tendu entre la France et l'Espagne à la suite des accusations formulées en novembre dernier par l'ancien tennisman Yannick Noah, ayant reproché dans une tribune du Monde aux sportifs espagnols de détenir "une potion magique".
Lien France Soir

Canal + fuit ses responsabilités
La chaîne payante s'est justifiée de la diffusion de ce sketch accusateur. Mercredi après-midi, elle a publié un communiqué dans lequel elle ignore ses excès."Les responsables du programme ne souhaitent pas entrer dans la polémique car s’ils le faisaient, cela ne cesserait jamais. Chaque jour, il y a des gens qui sont ou ne pas contents de nos parodies."
La chaîne cryptée ne se décrypte pas sur le fond.
Lien PaSiDupes :" Mediapart accuse le football français de discrimination raciale "

Canal+ estime que les cultures ne se valent pas
"La caricature est une tradition française et les Guignols font ça depuis de nombreuses années ". La culture française est-elle supérieure à celle de nos voisins ? La protection politique et la durée justifieraient en outre les abus. La chaîne assure en outre n’avoir reçu aucune nouvelle officielle de la Fédération de tennis espagnol.
Lien PaSiDupes : "Quotas du football vs. avantages acquis des intouchables de la diversité "


L'excellence déchaîne la télévision socialiste de Tonton Mitterrand

Le fair-play du monde sportif laisse à désirer en France où l'excellence est entachée d'élitisme.
Les adulateurs du "politiquement correct" vénèrent la toise et la balance, comme critères de comparaison exclusifs et faciles. La masse musculaire devrait, selon eux, présider à la sélection des joueurs dans le football, mais elle devient suspecte dans le tennis.
C'est la cohérence française au faciès.

jeudi 16 avril 2009

Loi Hadopi rejetée ? Un bon coup pour rien

Qui croit encore au fair-play socialiste, après le tromperie du PS ?
Le projet de loi Création et Internet a été rejeté jeudi 9 par les députés.
Que deviendra-t-elle ? Ce n’est pas tant ce qui pose problème que la manière des démocrates socialistes de saboter le travail parlementaire.

L’insécurité parlementaire

Le contre-temps dans le vote de la loi Hadopi jeudi dernier, le 9 mars, à l'Assemblée nationale, illustre un terrain parlementaire piégeux. Alors que les sénateurs venaient juste de voter les conclusions de la commission mixte paritaire (CMP) Sénat–Assemblée, qui renforçait la protection des droits des artistes créateurs, l'Assemblée a rejeté le texte.
La duplicité socialiste donne aussi des élus une image contrastée au point qu’on a pu déceler dans cet épisode un accès d’anti-parlementarisme.

Ce projet n’a pu en effet trouver son épilogue logique à la suite d’un abus de confiance qui a provoqué la désertion des bancs UMP par ses occupants un peu trop confiants. Les députés socialistes avaient bel et bien préparé un traquenard que le Verts François de Rugy raconte
dans son blog.
Partie de cache-cache de socialistes infantiles
La bassesse des donneurs de leçons
Sous l'intitulé "Comment on a piégé Hadopi...", François de Rugy raconte le déroulé du stratagème:
"Alors que j'étais ce matin dans mon bureau ou en réunion à l'Assemblée pour préparer une proposition de loi que nous devons déposer la semaine prochaine, une collaboratrice de notre groupe m'a appelé pour me signaler que le vote allait bientôt intervenir sur ce texte et que, compte tenu du rapport de forces, il y avait une chance qu'il ne soit pas adopté. Lorsque j'ai accouru à l'hémicycle, j'ai constaté que plusieurs députés socialistes restaient groupés derrière la porte de l'hémicycle ou plus exactement derrière le rideau qui sépare le sas d'entrée du bas de l'hémicycle. J'ai évidemment compris qu'il s'agissait d'attendre là, la fin de l'intervention de la ministre pour faire une entrée groupée. Ainsi le groupe UMP se croyant majoritaire, sur la foi [sic ! ] du décompte des députés effectivement installés à leur siège, n'allait pas tenter d'ultimes manoeuvres de procédures pour retarder le vote et "rameuter" à leur tour des députés UMP dispersés dans leurs bureaux... À notre grande surprise, cette petite précaution [le terme est-il de bon aloi ?] de dernière minute a marché. Comme quoi le vote d'un texte tient parfois à un rideau qui se lève ou se baisse au bon moment !"
Le PS est digne de confiance…

Un coup bas pour rien

On a pu lire que l’Assemblée Nationale « vient, dans sa grande sagesse [sic !], de rejeter le projet de loi Création et Internet, créant une Haute Autorité de protection des droits sur Internet (HADOPI) ».

Une loi débattue votée par moins de 35 députés

Ce projet de loi très controversé prévoyait notamment des sanctions contre le téléchargement pouvant aller jusqu'à la coupure de l'accès à Internet pour les pirates.

Seulement 19 députés
PS-PCF-Verts face aux 15 députés UMP présents pour bloquer le vote à main levée à 13h10.
Car l’usage veut que, par avance, les groupes se communiquent en confiance le nombre de leurs représentants présents au vote.
Pour faire obstacle au projet, il aura donc suffit d’une petite vingtaine d’adultes facétieux aux comportements de potaches. A ces opposants sournois, se sont ajoutés, comme prévu, au moins un député du Nouveau Centre, Jean Dionis du Séjour, ainsi que Nicolas Dupont-Aignan, député non-inscrit .
L’opposition, dont Martine Billard, la principale intervenante des députés Verts sur ce texte, et des socialistes, avait fait une nouvelle fois le choix de la démagogie en soutenant le renouvellement du principe de droits d'auteurs par la licence globale et les pirates de l’Internet contre les droits des artistes.

  • Le gouvernement et le rapporteur UMP du projet de loi ont dénoncé l’indignité de la manoeuvre d'une opposition sans foi ni loi : un comble pour des parlementaires !

  • Egalement condamnable est la pratique des votes organisés à un jour et à une heure connus à l'avance pour que, dans la majorité et dans l’opposition, chacun puisse s'organiser et être effectivement présent ou donner sa procuration. Cette procédure (le vote est nominatif – on sait donc qui a voté quoi) n’est pas plus transparente que le vote à main levée, laquelle est plus rapide, mais a incité les socialistes à cet abus de confiance du 9 mars.

    La loi Hadopi est de retour le 29 avril à l’Assemblée

    La loi Hadopi reviendra en examen devant l'Assemblée le 29 avril : le Parlement, actuellement en vacances, ne siège pas jusqu'au mardi 28 avril.
  • L'ordre du jour de l'Assemblée a également été fixé en concertation par la conférence des présidents
    Le président du groupe UMP, Jean-François Copé, a indiqué à l'issue de cette conférence des présidents: "Nous avons décidé d'inscrire le projet de loi Internet dès la semaine de la rentrée parlementaire. Nous nous réunirons en commission le 27"
    Le mardi 28, les députés plancheront sur l'inceste. "Ensuite, le mercredi 29, nous réinscrivons en deuxième lecture le texte sur les droits d'auteur et leur protection face au téléchargement illégal", a-t-il précisé..
    À main levée, , soutenue par au moins deux députés de la majorité, a rejeté, le 9 avril, la version issue de la commission mixte paritaire (CMP) du texte "Protection des droits sur Internet", qui prévoit de sanctionner le téléchargement illégal par une coupure de l'accès à Internet. Cette version de la CMP a été adoptée le matin même au Sénat.
    Jean-François Copé et des membres de la majorité ont accusé les députés socialistes de s'être dissimulés à proximité de l'hémicycle pour entrer par surprise au moment du vote.

    Ce stratagème nous renvoie à cette autre ruse à laquelle a recours le syndicat SUD, lorsqu’il organise, par roulement, des arrêts de travail de 59 minutes, non soumis par la loi à retenues de salaires, mais provoquant un maximum perturbations dans la vie des usagers de la SNCF piégés.