Jean-Luc Bennahmias juge sévèrement l'attitude "trop rigide" du PS à l'égard de François Bayrou et des candidats MoDem aux législatives.
Le député européen [sous l'étiquette des Verts] et cadre du mouvement démocrate [MoDem] s'épanche auprès de L'Express du 25/05/2012:
François Bayrou est donné battu dans sa circonscription face à la candidate PS, êtes-vous déçu par l'absence de renvoi d'ascenseur de la part des socialistes ?
Jean-Luc Bennhamias: Je suis simplement mécontent que le gouvernement ait été bâti autour des seuls socialistes et Verts. Quand on imagine les difficultés qui se profilent pour le pays, et au vu de la position historique prise par François Bayrou... C'est au PS de prendre ses responsabilités. Et notamment de se poser cette question: est-il utile d'éliminer un responsable politique ayant pris une position si courageuse pendant la campagne ?
Cette absence de soutien socialiste a-t-elle découragé les cadres du MoDem pour les législatives ?
(Soupir) Vous n'avez qu'à voir le nombre de responsables du MoDem qui se présentent... A titre personnel, je n'ai jamais discuté avec le PS. Leur position est beaucoup trop rigide.
Revenons sur la campagne présidentielle. L'agence Moody's ne dégrade finalement pas la France, qui emprunte à des taux très bas. Avec du recul, le MoDem n'a-t-il pas pêché par excès de catastrophisme?
Je ne crois pas... Enfin, on s'est peut-être trompé de quelques semaines. Mais dans le fond, ce que nous disions était malheureusement vrai et va se vérifier. Notre plus grosse erreur, c'est simplement de n'avoir pas su expliquer comment le rassemblement allait s'opérer autour de François Bayrou.
Etes-vous candidat à un poste au gouvernement après les législatives ?
Oui, c'est de notoriété publique. Après avoir pris cette position durant la campagne, je me considère comme faisant partie de la majorité présidentielle. Mais je n'attends rien, je ne vais pas entamer un sit-in devant Matignon !
d'intercéder en sa faveur
auprès de la Ch'tite Aubry,
soucieuse de faire élire des Verts ?
=> Cet ex-Verts est Gros-Jean comme devant
N'avait-il pas soutenu l'alliance avec la gauche, Verts pluriel, qui permit à Dominique Voynet de mettre en minorité la ligne " ni-gauche-ni droite " d'Antoine Waechter, et ne négocia-t-il pas l'arrivée du socialiste Noël Mamère chez les Verts radicaux ?
Bayrou aurait-il fait le mauvais choix?
Le centriste renégat risque de tomber du côté où il a penché, mais, prévenus, les électeurs commettront-ils la même erreur ?
