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jeudi 9 mars 2017

Vacherie de Hollande à Bernadette Chirac

Le président sortant fera-t-il vendre la résidence de vacances créée par la conseillère départementale ?

Le complexe hôtelier 
politiquement porté par l'ancienne première dame pourrait être bientôt vendu.

François Hollande aurait fait ce mauvais coup à Bernadette Chirac, 83 ans. Le magazine L'Express, relayé par plusieurs media, dont le site de France 3, annonce que le Domaine des Monédières, en Corrèze, pourrait être mis à la vente, bien que l'épouse du président Chirac s'y soit investie "corps et âme" selon l'hebdomadaire.

L'information est parue ce mercredi 8 mars 2017 dans l'hebdomadaire "L'Express". Et le magazine souligne qu'il s'agit là d'une vente "très politique", car le domaine de 65 chalets a été initié par Bernadette Chirac en 2011, au coeur du canton où l'élue voulait attirer le tourisme. Or, une telle vente ne peut se faire sans l'aval du Chef de l'Etat, François Hollande, président sur le départ animé par de mauvaises intentions à l'encontre de Bernadette Chirac.

Le complexe hôtelier situé à 22 kms de Tulle, dans son canton à Meyrignac-L'Église, a pour actionnaire principal la Caisse des Dépôts. Le chef de l'Etat aurait l'intention de donner son accord pour qu'il soit vendu. 

Un coup dur pour l'élue locale, hospitalisée en septembre dernier, d'autant plus que le patron du potentiel groupe acquéreur "Mondial Protection" (experts en sécurité privée ou industrielle depuis 1997) a pour conseiller Jean-Claude Laumond, l'ancien chauffeur de la famille Chirac, pendant 25 ans. Dans l'un de ses publications, le chauffeur écrit "ce livre est aussi une méthode de désintoxication. Pendant des années, j'ai été drogué au Chirac, drogue dure."

Un homme de confiance qui aurait quitté brutalement l'entourage des Chirac en 1997
 
L'idée d'une revanche est donc dans tous les esprits et la vente du complexe hôtelier se confirme. Actionnaire principal du domaine et propriétaire des biens immobiliers, la Caisse des Dépôts, l'a annoncée par la voix de sa directrice déléguée en Limousin, Annabelle Viollet. "Nous avons effectivement entamé une procédure de cession du Domaine des Monédières".
Le responsable du Domaine des Monédières, Jean-Paul Trichet, explique en revanche à France 3 ne pas avoir "entendu parler d'une telle vente", même s'il estime qu'elle serait logique. 

Du côté du groupe "Mondial Protection", on invoque le "secret défense" pour éviter de commenter la rumeur.
Le groupe Mondial Protection qui revendique sur son site web plus de 2.000 salariés et 70 millions d'euros de chiffre d'affaires est une société privée chargée de la protection des biens et des personnes, une activité bien éloignée du tourisme. Mais une entreprise peut vouloir diversifier ses activités. Mondial Protection est déjà présent en Limousin: le groupe possède une société de gardiennage en Corrèze, CIPS, à Pazayac, non loin de Brive.

Vengeance du chauffeur des Chirac et coup de sabot de l'âne Hollande
En plus de tacler le président de la République, l'hebdomadaire prête au chauffeur une autre vilenie supposée. L'ancien chauffeur de la famille Chirac, Jean-Claude Laumond, avait été remercié après 25 ans de service et garde une rancoeur tenace envers la famille de l'ancien président, Bernadette, en particulier. Le rachat du domaine constituerait donc une "revanche personnelle" pour cet homme affirme "L'Express".

lundi 10 août 2015

Terroristes de Tarnac: le Parquet déjuge la magistrate

Le Parquet maintient que le sabotage de lignes SNCF relève du "terrorisme"
Le Parquet de Paris a fait appel de l'abandon de la qualification "d'entreprise terroriste"
Famille bourgeoise et études supérieures
dans le dossier Tarnac, village de Corrèze (département du député François Hollande), où des activistes se retrouvaient.décidée par la juge d'instruction en charge du dossier.

Le Parquet de Paris conteste l'ordonnance du juge d'instruction qui a décidé de renvoyer en correctionnelle huit militants libertaires, dont Julien CoupatLe ministère public demandait que la circonstance aggravante d'"entreprise terroriste" soit retenue à l'encontre de trois militants, dont Julien Coupat (ci-contre) et sa compagne, Yildune Lévy (ci-dessous). Le dossier des huit membres du groupe Tarnac, soupçonnés d'avoir saboté des lignes TGV en 2008, va être examiné par la chambre de l'instruction.



Une jeunesse propre sur elle
Les parties au procès s'écharpent depuis le début sur la qualification à retenir des actes reprochés aux prévenus, à savoir le sabotage de plusieurs lignes SNCF. La défense fonde son argumentation sur le manque de preuves, selon elle, contestant notamment la légalité de moyens de surveillance mis en oeuvre par la DCRI, au domicile de Julien Coupat dès le 15 août 2008, et à l'épicerie de Tarnac, via un dispositif artisanal découvert en avril 2008. Ces éléments avaient conduit juge d'instruction en charge du dossier, à abandonner la qualification d'entreprise terroriste. Jeanne Duyé lui a préféré celle "d'association de malfaiteurs", dans une ordonnance rendue vendredi.

Un appel "en toute logique" 
Type de littérature d'extrême gauche

"La juge d'instruction ne nous a pas suivi, c'est pourquoi nous faisons appel, comme nous en avons le droit." Le Parquet de Paris estime donc que son appel a été interjeté "en toute logique". "Nous nous étions exprimés lors des réquisitions pour que la qualification d'entreprise terroriste soit retenue dans le cadre du renvoi.
Le Parquet maintient que les éléments versés dans le dossier à l'encontre des prévenus relèvent bien du terrorisme, c'est-à-dire "d'actions commises en vue de porter atteinte à l'ordre public par l'intimidation ou la terreur". 
Il rappelle également que la Cour d'Appel de Paris a validé en octobre 2010 l'intégralité de l'enquête, la chambre de l'instruction rejetant à l'époque la demande formée par la défense pour faire invalider les pièces relatives au placement sous surveillance des prévenus. 

Une instrumentalisation politique ?

En toute logique également, Marie Dosé et William Bourdon, avocats des prévenus, considèrent que l'ordonnance de la juge d'instruction "est un camouflet difficilement supportable pour le Parquet, qui reste dans une logique qui n'a rien de juridique, mais qui est une logique d'entêtement idéologique". 

L'opposition et sa presse avaient politisé l'enquête. 

Le gouvernement et la ministre de l'Intérieur de l'époque, Michèle Alliot-Marie, avaient même été accusés de l'instrumentaliser en insistant sur son caractère terroriste lors d'une vague de sabotages révolutionnaires de caténaires en plusieurs points du réseau. L'internationale communiste révolutionnaire créa des comités de soutien en France et à l'étranger et une manifestation de soutien rassembla des militants extrémistes le 31 janvier 2009 à Paris (photo ci-dessus).
Julien Coupat, situationniste de 33 ans à l'époque et doctrinaire apparenté à l'ultra-gauche, et Yildune Lévy, 31 ans (à ce jour), ont bien reconnu leur présence à Dhuisy (Seine-et-Marne)  dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008 aux abords de la voie ferrée où passe le TGV Est. Pour regarder passer les trains ?

En revanche, ils ont toujours nié avoir participé à la pose d'un fer à béton, retrouvé plus tard sur la caténaire. Tordu en forme de crochet, il avait causé d'importants dégâts matériels au premier TGV du matin, et fortement perturbé le trafic. 

Outre les faits de Dhuisy, le Parquet imputait à Julien Coupat, qui a effectué un peu plus de six mois de détention provisoire jusqu'en mai 2009, une participation à un autre sabotage du TGV Est, dans la nuit du 25 au 26 octobre 2008 à Vigny (Moselle). Le Parquet de Paris a également fait appel d'un non lieu partiel prononcé par le juge pour ce volet  de l'affaire. Il considère que "ces faits sont constitués", a-t-on précisé à Reuters de même source.Le dossier Tarnac est désormais renvoyé devant la chambre de l'instruction.

Un numéro de duettistes

Dans un premier temps
, la juge a déqualifié la charge de terrorisme, en sorte que
la Cour d'Appel cautionne sa décision qui vide le dossier de l'essentiel.

Dans un second temps, le tribunal correctionnel prend le relais et finit le travail en jugeant  - avec les apparences du respect du droit - que les ex-terroristes ne sont que des étudiants attardés et des intellectuels inconscients ayant agi sans intention de nuire.


Au final, Christiane Taubira ne sera pas mécontente du tour joué à l'opinion. La comédie de justice aura bien été une mascarade.


 

samedi 25 avril 2015

Hollande refuse le cadeau d'un t-shirt à l'effigie de Chirac

Hollande n'encourage pas le culte de la personnalité de son prestigieux prédécesseur

Hollande profite de l'état de faiblesse de Chirac et le rejette


Hollande
et son 
sens de l'humour ?

La réalité dépasse la fiction de son show médiatique sur Canal+


S'il dit apprécier cette personnalité incontournable de Corrèze, c'est qu'il ne peut rivaliser.
Le PS n'a-t-il pas perdu la présidence du département aux dernières élections? Hollande est tellement meurtri par ce revers électoral qu'il en perd son soi-disant sens de l'humour. 

En visite le mardi 21 avril dans les locaux de la marque Wrung située à L'Haÿ-les-Roses, 
François-le-parano s'est cru rattrapé jusqu'en banlieue parisienne et il a sèchement refusé le cadeau qui lui était offert d'un t-shirt à l'effigie de son rival corrézien. Sur le top incriminé on peut en effet voir un jeune Jacques Chirac enjambant lestement le tourniquet du métro de Paris. Un symbole soixante-huitard d'autant plus transgressif pour Pépère qu'on ne l'imagine pas capable d'une telle agilité.

Pas question donc de porter un vêtement qui lui rappelle ses limites psychologiques et physiques, voire politiques.
"J'ai pensé que celui-ci aurait pu vous faire rire", lui a lancé son guide, ce qui n'a visiblement pas arraché le moindre début d'esquisse d'un sourire. Clairement gercé, le président de la République a lancé: "C'est le ticket chic, le ticket choc", en référence à l'ancien slogan de la RATP, puis a repoussé le t-shirt plutôt que de l'accepter courtoisement. Son sens de l'humour serait-il aussi factice que sa politique ?

Ne lui parlez plus de Corrèze !

T-shirt de J. Chirac, porté par Bernadette
Chirac, face à Pascal Porte
Le fief de François Hollande, là où, élu aux dernières cantonales, il avait annoncé sa candidature à la primaire socialiste, bascule à droite. L'union de la droite a remporté la majorité des 19 cantons du département, malgré la pluie de subventions tombées de Paris. Cela valait bien un commentaire enjoué du probable nouveau président de l'assemblée départementale, l'UMP Pascal Coste (ci-contre avec Bernadette Chirac): "Je crois que la Corrèze est devenue politiquement mature."
Pour mémoire, en 2012, François Hollande avait recueilli 64,86% des voix au second tour de la présidentielle dans ce département.
Le "street wear", ce n'est pas pour le président "normal"


Fondée en 1995 par quatre graffeurs qui ont eu l'idée de promouvoir leur art en utilisant des t-shirts en supports de leurs œuvres murales, Wrung, fabriquant de vêtements créés par des jeunes issus des quartiers populaires, emploie désormais seize salariés et devrait réaliser 5 millions d'euros de chiffre d'affaires cette année. Sans aucune assistance à la jeunesse et à son esprit d'entreprise que François Hollande a pourtant désignés comme sa priorité. Flanby n'est pas prêt à payer de sa personne: il faut que ce soit l'Etat qui paie ! Le socialiste était dans cette entreprise pour souligner le dynamisme de l'entrepreneuriat social dans les quartiers et sa volonté de le développer, mais le président n'a pas su s'adapter et passer de la parole aux actes.

"Vive l'entreprise et vive ceux qui la soutiennent", a pourtant déclaré le visiteur, sans conviction,  une fois son taf accompli à la table ronde avec des entrepreneurs sociaux. "Nous sommes dans un moment essentiel, celui de la reprise des investissements, mais il ne peut pas y avoir d'investissement sans financement, c'est tout le sens de cette initiative", a-t-il encore souligné. Yapuka...

Le mot de la fin...
Ce n'est pas la maîtrise qu'à Hollande de l'anglais qui motive son geste de recul. Signalons toutefois que, rapporté à ses quatre derniers raclées électorales et le niveau abyssal de sa cote de popularité, le terme "Wrung" signifie... "essoré" ! Et en effet...

mardi 21 avril 2015

Suicide d'un détenu à la prison de Tulle, Corrèze

Trois jours de rétention de l'information...

Un détenu de 28 ans a été trouvé pendu dans sa cellule

Le drame s'est produit  à la maison d'arrêt de Tulle, dans la nuit de dimanche à lundi, apprend-on de source policière, trois jours plus tard

Au cours de sa ronde, vers 3 heures du matin, le surveillant a remarqué que l'œilleton de la porte de la cellule avait été occulté.
En entrant dans la cellule, il n'a pu que constater que le détenu s'était pendu avec ses draps. 

La campagne gouvernementale contre la pédophilie est-elle responsable?

Le détenu devait comparaître devant la Cour d'Assises de la Corrèze en mai prochain pour une affaire de mœurs
Il a donc pu prendre craindre une rigueur accrue de ses juges du fait de la succession d'affaires révélées ces dernières semaines, notamment dans l'Education nationale:

La ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche,
Najat Vallaud-Belkacem, a répondu à une question de la députée Joëlle Huillier (groupe SRC) sur le signalement des cas de pédophilie dans l'Éducation nationale, lors de la séance de questions au Gouvernement à l'Assemblée nationale, mercredi 1er avril 2015. 
VOIR et ENTENDRE la ministre lire son flot d'adjectifs radicaux et vengeurs, comme le nombre de "il faut" et "nous devons":

Surfant sur l'actualité et pour apaiser les familles, le gouvernement lance une campagne d'information sur le recrutement des encadrants des colonies de vacances et les centres de loisirs. C'est le ministre de la Jeunesse et des Sports qui est chargé d'offrir des garanties sur la moralité des animateurs. Thierry Braillard devra commencer par se présenter...

Depuis 2012, Libération ne met plus à jour ses comptes sordides

Il y a cinq ans, la maison d'arrêt de Tulle était déjà le théâtre d'un suicide de détenu. Le journal socialiste à la botte du pouvoir faisait alors état d'un décompte de l'Administration pénitentiaire qui, dix jours plus tôt, avait annoncé que 51 détenus s'étaient suicidés depuis le début de l'année 2010. Le détenu de 35 ans avait alors mis fin à ses jours en suivant le même mode opératoire: en se pendant avec un drap aux barreaux de sa cellule. Il avait été transféré du centre de détention d'Uzerche (Corrèze) à la maison d'arrêt de Tulle dans le cadre d'une détention provisoire et mise en examen pour tentative d'assassinat en Auvergne.
 
Les jolies colonies de vacances de Corrèze
En 2011, un détenu de 47 ans avait été retrouvé pendu dans sa cellule à Uzerche. Et en décembre 2014, un autre détenu de la prison d'Uzerche a été condamné, suite à la découverte en avril et septembre 2013 de l'important trafic de cannabis qu'il gérait depuis sa cellule.

Sur l'ensemble de 2009, 115 détenus se sont suicidés en prison, contre 109 en 2008, selon les chiffres officiels annoncés en janvier. En 2014, sur les 47 pays membres du Conseil de l’Europe, la France occupe le 41e rang. Dans l'Hexagone, le taux de suicide des détenus s’élève en effet  à 15,6 pour 10.000 détenus, contre 7,7 en moyenne dans le reste de l’Europe. On recense un décès tous les trois jours en détention. On ignorait en revanche jusque-là que nos voisins européens parvenaient à mieux endiguer le phénomène. Un simple exemple : les suicides en détention sont plus de dix fois moins nombreux en Espagne que chez nous. Pourtant, pour inverser cette courbe, puisque la surpopulation carcérale est plus élevée en France que dans les pays voisins, la radicale-socialiste dirige désormais les condamnés avec pathologies psychiques vers les hôpitaux.

Christiane Taubira, la ministre de la Justice, ne va donc pas manquer de justifier son interruption de la publication de ses statistiques,
à grands cris indignés. 
Et pourquoi Tulle est-elle une prison où le taux de suicides est des plus élevés ? Peut-être est-ce que les détenus sont souvent privés du droit de vote... Aux départementales, la ville de Tulle -dont François Hollande fut le maire- est restée socialiste, à force de subventions et aides multiples, mais la Corrèze a basculé à droite (DVD). 
Pas de quoi attenter à ses jours.

 

lundi 30 mars 2015

Valls et son gouvernement, tous déjugés: peuvent-ils se maintenir contre le peuple ?

Aucun ministre survivant au "crash" des départementales

François Hollande, président de la République: chassé de Corrèze;

Manuel Valls, premier ministre, chassé de l'Essonne;



Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international, chassé de Seine-Maritime;

Ségolène Royal, ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie, virée des Deux-Sèvres où elle a été parachutée:

Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche: Lyon-ville n'était pas appelé à voter... Mais le Rhône est gagné par la droite;

Christiane Taubira, garde des sceaux, ministre de la Justice: la Guyane n'était pas appelée à voter... 

Michel Sapin, ministre des Finances et des Comptes publics, majorité sortante UMP reconduite dans l'Indre;

Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense (mais plutôt de la guerre), chassé du Morbihan passé à l'Union de la droite;

Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, chassée d'Indre-et-Loire;

François Rebsamen, ministre du Travail, de l'Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social, chassé de Côte-d'Or;

Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, chassé de la Manche;

Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt, porte-parole du Gouvernement, sur le départ de la Sarthe;

Emmanuel Macron, ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique: n'a aucun ancrage municipale ni départemental, n'a jamais sollicité de légitimité populaire...

Sylvia Pinel, ministère du Logement, de l'Égalité des territoires et de la Ruralité,  sur le départ de Tarn-et-Garonne;

Marylise Lebranchu, ministère de la Décentralisation et de la Fonction publique, admise à faire valoir ses droits à le retraite hors du Finistère;

Fleur Pellerin, ministre de la Culture et de la Communication, n'a aucun ancrage municipale ou départemental: sans aucune légitimité populaire...

George Pau-Langevin, ministre des Outre-mer, en attente des Régionales de décembre: elle est conseillère régionale d'Île-de-France.

Patrick Kanner, ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, viré de la forteresse PS du Nord, dont il était le président (2011-2014).

Le bilan des Départementales est sans appel.
Le gouvernement a été massivement désavoué; 
il ne peut s'incruster.


samedi 28 mars 2015

En Corrèze et en Essonne, les départementales pourraient être fatales à l'exécutif

Hollande et Valls sont des abcès de fixation du mécontentement populaire   

Parmi les départements à surveiller, la Corrèze et l'Essonne

  
Président Hollande tendu et hautain
lors de son passage à Tulle
pour le 1er tour de la départementale
Le PS a beaucoup à perdre, notamment le Nord et le Pas-de-Calais, le Vaucluse, le Val-de-Marne, l'Isère, les Pyrénées-Orientales, le Finistère ou les Bouches-du-Rhône, lors des départements pour le second tour des élections départementales dimanche. 

La politique de François Hollande met le PS en danger en Corrèze  

Aura-t-il suffi de faire pleuvoir la manne présidentielle sur Tulle et ses environs? Lors des municipales, l’an dernier, François Hollande avait été frappé par la perte de Limoges, aux mains de la gauche depuis un siècle. Ce dimanche, au second tour des départementales, c’est la Corrèze de Chirac, dans le même Limousin, que l’UMP rêve de reprendre. Le trophée ne serait pas que symbolique: il serait le starter de la débâcle nationale. Le département est le fief du chef de l’Etat, après avoir été jadis celui de Jacques Chirac. 
C’est là que le leader socialiste a été parachuté de Rouen et Paris, à 550 km, dans les années 1980, et a construit sa carrière politique. C’est aussi sur cette terre qui "fait pousser des champignons et des présidents " – selon sa propre formule – qu’il s’est officiellement lancé dans la course à l’Elysée en mars 2011, juste après avoir été réélu à la tête du Conseil général (qu’il a présidé de 2008 à 2012). A l’époque, la gauche l’avait emporté de peu, comme en 2008. 

Cette fois, la majorité sortante, conduite par le socialiste Gérard Bonnet, est en difficulté. Victime de l'impopularité nationale du président Hollande. Malgré une participation relativement élevée, de 59,6 %, le PS n’a remporté aucun canton au premier tour. Et un seul de ses binômes a viré en tête : celui de Bernard Combes, maire de Tulle, premier vice-président du Conseil général et conseiller à l’Elysée, à qui il n’a manqué que 8 voix pour l’emporter. La droite, rassemblée autour de Pascal Coste, chef de file de Corrèze demain (UMP-UDI), a déjà gagné 4 cantons sur 19 – dont 2 arrachés à la gauche – et est en ballottage favorable dans au moins 5 autres. Beaucoup sont indécis. " La Corrèze se joue à rien", tente-t-on de se rassurer Rue de Solferino. Mais l’inquiétude domine : seule la mobilisation des électeurs de toute la gauche pourrait encore permettre au PS de renverser la vapeur. Mais la tentation est forte pour les militants d'extrême gauche comme d'Europe Ecologie-les Verts (EELV) de se faire respecter. 

Essonne : le " frondeur" Jérôme Guedj (PS) est sur un siège éjectable

La  droite est aux portes de l’Essonne. Elle est arrivée en tête au premier tour dans 9 cantons sur 21 et elle est en ballottage favorable dans plusieurs autres. La dynamique de l'opposition s'amplifie depuis les municipales de 2014, à l’issue desquelles elle avait raflé de nombreuses villes, dont Palaiseau, à la gauche, qui contrôle le département depuis 1998. 
Malgré une méchante affaire montée de toutes pièces -par deux employées communales frontistes défendues par Me Gilbert Collard- et jetée dans les pieds du maire de Draveil, l’ancien ministre (2010-2011) UMP Georges Tron, candidat à la présidence du Conseil départemental, s’est imposé avec 10 points d’avance dans le canton de Draveil. Mais le Front national pourrait jouer les arbitres après sa percée dimanche dernier. Le parti d’extrême droite est arrivé en tête à Corbeille-Essonne et se maintient au second tour dans sept autres cantons de l'Essonne. Ainsi comprend-on pourquoi Manuel Valls agresse le FN à longueur de journées.
Face à la pression des oppositions, le PS ne pourra exploiter l'excuse de divisions de la gauche qui, pour la circonstance, s'est rassemblée  dès le premier tour dans 8 cantons. Et elle s’est au final qualifiée dans 17 cantons. Jérôme Guedj, le président sortant PS (depuis 2012 seulement) du Conseil général, veut donc encore y croire et martèle son message de rassemblement.
La secrétaire d'Etat P. Boistard accompagnée du secrétaire d'Etat à la Réforme de l'Etat et ancien député de l'Essonne Thierry Mandon,
portaient à bouts de bras le président sortant du CG Jérôme Guedj,
outre la secrétaire nationale d'EELV E. Cosse,
distribuant des tracts contre Georges Tron à Juvisy-sur-Orge.
 
Mercredi, le canton a vu déferler les responsables parisiens: la patronne des Verts, Emmanuelle Cosse, qui intrigue pour entrer au gouvernement, et rien que deux  secrétaires d’Etat du gouvernement  de Manuel Valls (député de l'Essonne, 2002-2012, et président de la Communauté d'agglomération Évry Centre Essonne, 2008-2012), Pascale Boistard (Droits des femmes et députée de la... Somme) et Thierry Mandon (Réforme de l’Etat et député de... l'Essonne), venus tracter pour faire barrage à Georges Tron. 
 Taubira est venue soutenir, non pas Valls,
mais Guedj, qui aurait préféré la laisser hors de tout
Le forcing est d'autant plus manifeste que, comme ces membres du gouvernement, Christiane Taubira est allée faire campagne en Essonne, le département du premier ministre Manuel Valls, où le PS est en très grande difficulté.
Une telle pression socialiste s'apparente à de l'abus de pouvoir mais risque d'indisposer l'électorat résistant au parti unique et à toute forme de totalitarisme.

 

vendredi 27 mars 2015

Elections: les départements PS qui sont sûrs de perdre leur tête

14 des 30 présidents qui vont tomber de leur siège dimanche

Mur des cons de Hollande ou mur des fusillés de Valls ? 

Pourtant s
ouvent installés, ces élus départementaux sont menacés par la grande marée de dimanche. Ces présidents seront-ils encore à la tête des nouveaux conseils départementaux en avril? Rien n'est moins sûr. Qui sont-ils, ceux qui peuvent déjà faire leurs cartons? Sur la liste figurent déjà les socialistes Yves Daudigny (Aisne), Jean-Louis Destans (Eure) ou Alain Cottalorda (Isère).

1. Gérard Bonnet, PS (Corrèze)

Conseiller général de Corrèze depuis onze ans, l’ancien maire de Brandonet de 70 ans ne pensait plus connaître de revers électoraux. C’était sans compter la volonté des électeurs de transformer le scrutin en sanction de la politique du chef de l’Etat, jusqu’à son fief symbolique de Corrèze. Le président du Conseil général, en poste depuis 2012, est en ballotage défavorable dans son canton de l’Yssandonnais face à un binôme UDI-UMP. Le département, passé à gauche en 2004, pourrait revenir dans le giron de la droite dimanche prochain.

2. Rémi Chaintron, PS (Saône-et-Loire)

Cet ancien collaborateur d’Arnaud Montebourg de 42 ans est largement distancé par le binôme UMP dans son propre canton de Louhans. Sans aucune réserve de voix, son maintient au sein du Conseil général paraît compromis. En 2012, il a pris la succession de son mentor à la tête du département. Si il assure encore y croire, la droite pourrait reprendre ce département égaré à gauche depuis 2004.

3. Georges Labazée, PS (Pyrénées atlantiques)

Le sénateur risque de passer un dimanche compliqué. A 71 ans, il risque non seulement d’être bouté hors de son canton où il est en ballotage défavorable, mais également d’assister à la reprise en main du département par son opposant Jean-Jacques Lasserre (MoDem). L’ancien député lui avait arraché la majorité en 2011.

4. Hermeline Malherbe-Laurent, PS (Pyrénées orientales)

Toute fraîche sénatrice, elle pensait surfer sur son succès de l’an passé aux sénatoriales, à 45 ans. Le scénario que sa gestion a écrit depuis 2010 est tout autre. Si le département résiste mieux à la vague bleue que prévu, ses électeurs risquent de ne pas renouveler son mandat de conseillère générale qu’elle occupe depuis 2008. En ballotage face à un binôme FN, elle dispose d’une faible réserve de voix et pourrait laisser sa place à deux conseillers du parti de Marine Le Pen.

5. Jean-Pierre Saulnier, PS (Cher)

Devancé  par un binôme UDI-UMP dans son canton de Bourges 3, le président du Conseil général de 69 ans paraît en mauvaise posture pour l’emporter. L’ancien adjoint au maire de Bourges a d’ores et déjà fait une croix sur la répétition du succès de 2011, où la gauche avait conquis 22 sièges sur 35. Cette année, la droite arrive en tête dans 11 cantons sur 19, après trois années d'Etat-PS.

6. Rachel Mazuir, PS (Ain)

Président du Conseil général depuis 2008, le sénateur est arrivé troisième dans son canton de Ceyzériat. Avec seulement 25,39% des suffrages et peu de voix en réserve, le sectaire de 75 ans a pourtant refusé de se désister au profit de la droite pour contrer le FN arrivé en deuxième position.


7. Jean Denat, PS (Gard)

A 60 ans, le président du Conseil général est une des victimes  de la politique de Valls qui est venu le soutenir, car c'est un 'pote'. Il est en effet en difficulté dans son canton de Vauvert où il est pourtant élu depuis 1998. Engagé dans un duel avec le Front national, il est arrivé au premier tour avec plus de 11 points de retard. Le binôme Front de gauche n'est pas très motivé pour lui verser sa réserve de voix.

8. Yves Rome, PS (Oise)

Conseiller général depuis 1988, président depuis 2004, c’est une page qui vase se tourner pour Yves Rome. L’ancien maire de Bailleul-sur-Thérain est arrivé en troisième position dans son canton de Mouy, loin derrière le binôme de l’Union de la droite et surtout de celui du Front national. Si le sénateur peut compter sur un report de voix de deux binômes divers gauche, ces réserves risquent d’être insuffisantes pour couper la route au parti de Marine Le Pen arrivé en tête. Malgré ce constat, l’élu a refusé de se désister au profit de la droite.

9. Christophe Perny, PS (Jura)

Président du Conseil général depuis quatre ans, ce  frondeur pourrait payer le prix de son  opposition à la fusion des régions et quitter le département par la petite porte. Il est en ballotage défavorable face à un binôme UMP, en tête de près de 15 points dimanche dernier. Pour ce qui est de la majorité départementale, la gauche en a déjà fait le deuil. Tout juste espère-t-elle conserver 8 sièges sur les 34 que compte le territoire.

10. Frédéric Thomas, PS (Indre et Loire)

Le président de ce département conquis en 2008 n'a pas su fédérer. Il s'est mis en danger jusque dans son canton de Tours 1 où il est élu depuis 2004, mais la politique de Valls et Hollande ne l'a pas servi. Son binôme est engagé dans un duel difficile avec un duo d’Union de la droite, dont l’issue est incertaine. Le Premier ministre Valls a fait une tentative de sauvetage jeudi 26, à Tours, où Marisol Touraine l'escortait, pour son malheur: si elle a présidé le département (2011-2012), elle est aussi une ministre contestée de la Santé de Valls en proie à des accès de colère vitupérante et de crises de tremblements irrépressibles...

11. Yves Ackermann, PS (Territoire de Belfort)

Au pays de Chevènement et du Lion de Bartholdi, le président du Conseil général est également en difficulté. Arrivé 1,40 points derrière un binôme UDI, l’ancien sénateur de 65 va devoir faire face à une triangulaire difficile dont le FN est partie prenante. La politique de Hollande et le désintérêt de Valls pour cette terre chevènementiste pourraient faire basculer le territoire de Belfort. La droite est en position favorable pour l’emporter dans cinq des neuf cantons que compte le département.

12. Didier Manier, PS (Nord)

Bien qu’arrivé en tête à l’issu du premier tour, le président du Conseil général de 53 ans est talonné par le binôme d’Union de la droite. Avec sa faible réserve de voix, le canton de Villeneuve-d’Ascq où il est élu depuis 1998 pourrait lui échapper. Ancré à gauche depuis dix-sept ans, son département est déjà sûr de basculer à droite. Arrivé à la présidence en septembre 2014, à la faveur du départ de Patrick Kanner nommé ministre de plein exercice, mais transparent, du gouvernement Valls (Ville, Jeunesse et Sports: qui le sait ?), il aura fait un petit tour avant de s'en aller.

13. Michel Dagbert, PS (Pas-de-Calais)

Il est arrivé quasiment ex-æquo avec le binôme Front national (42,57% contre 42,50%) dans son fief de Noeux-les-Mines. Sans aucune réserve de voix, le président du Conseil général de 53 ans devrait, impuissant, voir -de ses yeux bleu marine- le canton lui tomber des mains, comme sa majorité départementale, et  le parti de Marine Le Pen le ramasser, suite à la multitude d'affaires judiciaires qui plombent le PS depuis de longues années. Le FN est arrivé en tête au premier tour dans 22 des 39 cantons que compte le territoire.

14. Christian Namy, UDI (Meuse)

C'est comme si il était socialiste: il est arrivé à près de 400 voix derrière le binôme divers droite de son vice-président de département, Serge Nahant. Il est également en danger dans son propre canton de Dieue-sur-Meuse. Le sénateur de 76 ans dit pouvoir compter sur une réserve de voix pour arracher un nouveau mandat, dans son canton qu’à la tête du département qu’il dirige depuis 2004.