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jeudi 9 mars 2017

Vacherie de Hollande à Bernadette Chirac

Le président sortant fera-t-il vendre la résidence de vacances créée par la conseillère départementale ?

Le complexe hôtelier 
politiquement porté par l'ancienne première dame pourrait être bientôt vendu.

François Hollande aurait fait ce mauvais coup à Bernadette Chirac, 83 ans. Le magazine L'Express, relayé par plusieurs media, dont le site de France 3, annonce que le Domaine des Monédières, en Corrèze, pourrait être mis à la vente, bien que l'épouse du président Chirac s'y soit investie "corps et âme" selon l'hebdomadaire.

L'information est parue ce mercredi 8 mars 2017 dans l'hebdomadaire "L'Express". Et le magazine souligne qu'il s'agit là d'une vente "très politique", car le domaine de 65 chalets a été initié par Bernadette Chirac en 2011, au coeur du canton où l'élue voulait attirer le tourisme. Or, une telle vente ne peut se faire sans l'aval du Chef de l'Etat, François Hollande, président sur le départ animé par de mauvaises intentions à l'encontre de Bernadette Chirac.

Le complexe hôtelier situé à 22 kms de Tulle, dans son canton à Meyrignac-L'Église, a pour actionnaire principal la Caisse des Dépôts. Le chef de l'Etat aurait l'intention de donner son accord pour qu'il soit vendu. 

Un coup dur pour l'élue locale, hospitalisée en septembre dernier, d'autant plus que le patron du potentiel groupe acquéreur "Mondial Protection" (experts en sécurité privée ou industrielle depuis 1997) a pour conseiller Jean-Claude Laumond, l'ancien chauffeur de la famille Chirac, pendant 25 ans. Dans l'un de ses publications, le chauffeur écrit "ce livre est aussi une méthode de désintoxication. Pendant des années, j'ai été drogué au Chirac, drogue dure."

Un homme de confiance qui aurait quitté brutalement l'entourage des Chirac en 1997
 
L'idée d'une revanche est donc dans tous les esprits et la vente du complexe hôtelier se confirme. Actionnaire principal du domaine et propriétaire des biens immobiliers, la Caisse des Dépôts, l'a annoncée par la voix de sa directrice déléguée en Limousin, Annabelle Viollet. "Nous avons effectivement entamé une procédure de cession du Domaine des Monédières".
Le responsable du Domaine des Monédières, Jean-Paul Trichet, explique en revanche à France 3 ne pas avoir "entendu parler d'une telle vente", même s'il estime qu'elle serait logique. 

Du côté du groupe "Mondial Protection", on invoque le "secret défense" pour éviter de commenter la rumeur.
Le groupe Mondial Protection qui revendique sur son site web plus de 2.000 salariés et 70 millions d'euros de chiffre d'affaires est une société privée chargée de la protection des biens et des personnes, une activité bien éloignée du tourisme. Mais une entreprise peut vouloir diversifier ses activités. Mondial Protection est déjà présent en Limousin: le groupe possède une société de gardiennage en Corrèze, CIPS, à Pazayac, non loin de Brive.

Vengeance du chauffeur des Chirac et coup de sabot de l'âne Hollande
En plus de tacler le président de la République, l'hebdomadaire prête au chauffeur une autre vilenie supposée. L'ancien chauffeur de la famille Chirac, Jean-Claude Laumond, avait été remercié après 25 ans de service et garde une rancoeur tenace envers la famille de l'ancien président, Bernadette, en particulier. Le rachat du domaine constituerait donc une "revanche personnelle" pour cet homme affirme "L'Express".

mardi 4 novembre 2014

Marseille: la compagnie maritime SNCM en dépôt de bilan

La direction de la SNCM a annoncé le dépôt de bilan aux salariés

La direction de la SNCM a confirmé lundi aux syndicats le dépôt de bilan de la compagnie maritime

En déposant mardi son dossier de cessation de paiement auprès du tribunal de commerce de Marseille, la direction de la compagnie maritime a sauté le pas vers la recherche d'un hypothétique repreneur. L'annonce, faite lors d'un comité d'entreprise extraordinaire à Marseille, n'a pas surpris les syndicats qui ont parlé de "scandale d'Etat", a dit le délégué CFE-CGC, Maurice Perrin.

Jean-Marc Janaillac, PDG de Transdev, actionnaire majoritaire de la SNCM - laquelle est détenue à parité (50-50 %) par la Caisse des dépôts et consignations (l'Etat) et Veolia Environnement - a estimé que c'est la seule solution. "C'est la seule chance d'éviter la disparition pure et simple de la SNCM", a-t-il déclaré lundi soir sur France Info. La filiale commune de la Caisse des dépôts et de Veolia  souhaite depuis plusieurs mois le dépôt le bilan. Pour le déclencher, Transdev a réclamé le remboursement de prêts

La SNCM emploie 
1.508 salariés en CDI, environ 400 salariés réguliers en CDD et un volant de 300 à 500 saisonniers. La sous-traitance représente 1.200 emplois induits à Marseille et 800 en Corse. 

Transdev a précipité le mouvement vers le  redressement judiciaire
 

La multinationale, un des principaux opérateurs de transport public au monde, a réclamé vendredi le remboursement des avances de trésorerie
 consenties à l'entreprise.

La Société nationale Corse Méditerranée (SNCM), qui est détenue à 66% par Transdev - co-entreprise entre Veolia et la Caisse des dépôts -, à 25% par l'Etat et à 9% par ses salariés, ne dispose pas  en effet de la trésorerie suffisante pour rembourser les prêts d'actionnaires, soit
103 millions d'euros avancés par Transdev et 14 millions par Veolia.

De plus, le passif européen de 440 millions d'euros
rendait indispensable pour l'actionnaire majoritaire, comme pour le gouvernement, une procédure collective pour purger  et faciliter la recherche d'un repreneur par le tribunal de commerce.

Le secrétaire d'Etat aux Transports, Alain Vidalies, précisait lundi soir que le gouvernement "poursuit ses discussions complexes avec la Commission européenne sur la transmissibilité de la délégation de service public à un repreneur".

"L'objectif est de sauvegarder le plus grand nombre d'emplois autour des activités qui pourront être reprises"
, déclarait-il.


L'espoir de Jean-Marc Janaillac et de l'Etat est que le dépôt de bilan provoquera une "discontinuité" de l'activité : en clair, la SNCM "disparaissant" pour tenter de renaître sous une forme réduite, les aides d'Etat ne devraient plus être remboursées puisque les conditions de concurrence seraient restaurées.

Ce scénario dit de "discontinuité" doit permettre de repartir sur des bases assainies avec une nouvelle société au périmètre d'activité réduit, aux effectifs diminués de moitié et, surtout, débarrassée de son contentieux avec Bruxelles. La Commission a en effet condamné la compagnie à rembourser 440 millions d'euros d'aides publiques jugées illégales. Un remboursement auquel elle pourrait renoncer comme cela avait été le cas d'une filiale de la SNCF, Sernam.

La justice pourra mettre l'entreprise en redressement judiciaire avec une période d'observation au cours de laquelle un administrateur tentera de trouver un repreneur. 
Déjà deux administrateurs ont été nommés début octobre et étudient les possibilités de sortir de ce guêpier juridique. "Il y a plusieurs repreneurs (potentiels), de l'ordre de cinq ou six, des compagnies sérieuses, venues de différents pays européens, qui regardent actuellement le dossier de la SNCM", a indiqué le PDG de Transdev sur France Info. "Il y a des compagnies qui aujourd'hui se sont officiellement déclarées intéressées, il y en a qui se sont officieusement déclarées intéressées", a-t-il ajouté.

Mais le président du tribunal peut également estimer que l'entreprise n'est pas viable et prononcer une liquidation immédiate. La SNCM est en effet triplement handicapée, comme indiqué plus haut: par l'amende infligée par la Commission européenne de 440 millions d'euros, par les demandes de Transdev et Veolia d'un remboursement anticipé de prêts de 117 millions et par le risque de perte de la délégation de service public accordée par la collectivité de Corse pour la continuité territoriale.

La détermination syndicale reste intacte

En juillet, après dix-sept jours de grève, les salariés avaient obtenu un moratoire de trois mois sans procédure collective. 
Mais Transdev n'a pas jugé possible d'attendre les conclusions de cette médiation repoussée du 31 octobre au 18 novembre pour disposer des travaux des deux administrateurs nommés par le tribunal de commerce début octobre pour étudier «une remise à plat juridique".

Paul Giacobbi, le président de la collectivité territoriale corse, s'est lui aussi aligné sur la ligne Transdev. Ce week-end, il a estimé dans un entretien avec Corse-Matin que la SNCM, qui n'a pas les moyens de rembourser les 117 millions qu'elle doit à Transdev et Veolia, est "en cessation de paiement".
Il s'est toutefois engagé à ce que la délégation de service public octroyée par la Corse à la SNCM soit "transmise au repreneur". 

Pour les salariés, le dépôt de bilan est "un toboggan vers la liquidation" car "il n'y a aucune certitude sur ce transfert". "Le ministre Alain Vidalies nous a écrit que le transfert de la DSP ne va pas de soi et serait même contraire au droit européen", affirme Pierre Maupoint de Vandeul, de la CFE-CGC.

VOIR et ENTENDRE la CGT dénoncer le "passage en force" des actionnaires:
Le comité d'entreprise a été perturbé par les marins de la compagnie qui se sont invités au siège social de la SNCM. Convoqué la semaine dernière, il s'est achevé hier, après une suspension, et a duré toute la journée. Des marins se sont déplacés pour interpeller vivement le président du directoire, Olivier Diehl, retardant ainsi le début de la séance.
"Il y aura sûrement d'autres actions et réactions, mais on n'est pas dans une logique de grève ", a souligné Maurice Perrin. "Aujourd'hui, on se tourne vers le tribunal de Commerce." Le président du tribunal se prononcera alors dans les dix à quinze jours. 


mercredi 1 janvier 2014

SNCM: la CGT ne fait pas confiance à Hollande

La grève est reconduite malgré les promesses de Ayrault

Les syndicats de la SNCM ont reconduit leur mouvement
pour ce jeudi. 

Pas convaincus par les promesses de Jean-Marc Ayrault, ils dénoncent un "abandon" du plan de sauvetage de la compagnie maritime aux 2.600 salariés, en pleine tourmente depuis des mois et des mois.

La grève, suivie  à 65% par le personnel navigant mercredi 1er janvier, a été reconduite pour ce jeudi, où elle devrait s'étendre au personnel sédentaire, en congés la veille. Six des huit bateaux qui devaient desservir la Corse et le Maghreb - les deux autres sont en hivernage - devraient ainsi de nouveau être immobilisés.
Mercredi, les passagers avaient tous été prévenus par la compagnie et l'embarquement était alors désert à Marseille..

Une annonce de Ayrault relance le mouvement de grève
Mardi, le Premier ministre a promis 30 millions d'euros d'apport supplémentaire de l'Etat dans un courrier au député PS Patrick Mennucci, candidat à la mairie. Il a déclenché le début de la grève, car en contrepartie, il exige "la mise en place dans des délais désormais rapides des mesures de redressement", soulignant que "cette solution devra être mise en lien avec l'actionnaire majoritaire", Veolia-Transdev.

La CGT Marins, syndicat majoritaire, a dénoncé un "enfumage électoral". Alors que la région Bretagne a bénéficié d'une aide de seulement 15 millions pour l'ensemble des entreprises agroalimentaires, le représentant CGT de la compagnie, Frédéric Alpozzo, a déploré qu'on demande aux salariés de fournir tous les efforts "sans que l'Etat et les actionnaires respectent leurs engagements industriels".

Les déclarations du sombre Ayrault "cachent en réalité l'abandon du plan tel qu'il a été voté par l'ensemble des actionnaires", assure le délégué CFE-CGC Maurice Perrin. Ce programme devait permettre d'économiser 70 millions d'euros par an et d'atteindre la rentabilité en deux ans, via la suppression de 500 postes et le renouvellement des navires.

C'est "un revirement important", "une remise en cause du projet industriel bâti par le management, partagé avec les salariés et soumis dernièrement au vote des marins", confirme une source proche du dossier.

2.600 salariés et plus de 4.000 clients frappés

Avec l'immobilisation des bateaux, "plus de 4.000 clients (seront) touchés sur les deux premiers jours, pour un coût de près de 1 million d'euros", selon la direction.

Des perturbations touchent aussi la Méridionale, qui détient avec la SNCM la délégation de service public pour les liaisons entre la Corse et Marseille de 2014 à 2023.

La SNCM traverse une phase critique 
En proie à des difficultés de trésorerie, elle est sous le coup d'une double condamnation de Bruxelles à rembourser 440 millions d'euros d'aides jugées illégales,.

Au coeur du problème, l'actionnariat largement public. Veolia (Caisse des dépôts et consignations pour 9,3 %, EDF,4,22 %, Veolia Environnement, 2,73 %, et l'Etat avec d'autres investisseurs, 67,3 %), qui devait récupérer en direct les 66% détenus par Transdev, co-entreprise formée avec la Caisse des dépôts,  60 %, et Veolia Environnement, 40 %), souhaite se désengager.

Dans ces conditions, le numéro un mondial de l'eau rechigne à apporter les garanties bancaires nécessaires, préférant le scénario du dépôt de bilan. Ce scénario catastrophe de nouveau brandi juste avant Noël a poussé l'actionnaire a finalement octroyer in extremis un nouveau prêt de 13 millions d'euros à la SNCM, indispensable à la poursuite de son activité jusqu'à fin janvier.

Actionnariat public d'intérêt général

Loin de son image "sclérosée et vieillotte", l'entreprise serait "viable", se plaisent à clamer à l'unisson syndicats et direction.
"Veolia et Transdev ne doivent pas avoir droit de vie et de mort sur la SNCM", s'insurge le cégétiste qui regrette que le gouvernement "reporte sine die toute recherche d'un actionnariat futur".

Les syndicats appellent à la mise en place d'un "actionnariat public d'intérêt général" avec la Caisse des dépôts et les collectivités, aux côtés de l'Etat (25%) et des salariés (9%).

La ville de Marseille a récemment demandé de siéger au conseil de surveillance comme administrateur indépendant. 

Le Conseil général socialiste des Bouches-du-Rhône s'est de son côté dit "prêt à entrer au capital de la SNCM", "dans le cadre d'un projet industriel" porté par un acteur privé.

Les holdings d'investissement Alandia (fondée en 2010 par de grandes familles françaises d'entrepreneurs) et Fin'Active (qui a repris Saft, fabricant français de batteries), ainsi que deux armateurs, dont les noms n'ont pas été précisés, ont déjà manifesté leur intérêt.

dimanche 12 mai 2013

Des droits des descendants d'esclaves outre-mer à ceux des serfs en France

Nous sommes tous des descendants de serfs

Rendons la Savoie au royaume de Piémont-Sardaigne, donc à l'Italie

La Savoie fut soumise par les révolutionnaires en 1792 et fut conservée sous la Terreur ! 

En guerre contre l'empereur d'Autriche, les révolutionnaires français se méfiaient du souverain sarde Victor-Amédée III, allié de l'Autriche, alors ils annexèrent les terres sardes. Les descendants des acheteurs de biens nationaux, rarement des paysans propriétaires, mais plutôt des bourgeois,  au premier rang desquels  des notaires. Tremblez notaires de père en fils! 

Le traité de Paris rendra l'ensemble de la Savoie à Victor Emmanuel Ier, rentré de son exil en Sardaigne pour récupérer le Piémont, Nice et la Savoie. Et voilà que nous pourrions aussi avoir à rendre Nice !

La Lorraine et la Corse, aussi, et la Bourgogne ? Descendants des Burgondes, à vous les vignobles...
Or, à l’occasion de la journée de commémoration de l’esclavage, vendredi, les illuminés du Comité représentatif des associations noires (CRAN) ont indiqué qu’ils allaient déposer plainte contre la Caisse des dépôts pour avoir "profité de l’esclavage ", selon lui en recueillant notamment la "rançon" imposée à Haïti pour son indépendance. Une initiative hallucinante, mais le CRAN est coutumier du fait…
François Hollande a souligné vendredi "l'impossible réparation" des ravages de l'esclavage, "outrage fait par la France à la France" (sic), à l'occasion de la journée nationale des mémoires de la traite, de l'esclavage et de leurs abolitions.
Evoquant "l'impossible réparation" de la traite négrière, François Hollande a cité le poète antillais Aimé Césaire, dont on célèbre cette année le centième anniversaire de la naissance.
"'Il y aurait une note à payer et ensuite ce serait fini ? Non, ce ne sera jamais réglé'", a dit le président français, en écho à cette figure de la vie martiniquaise, célébrée au Panthéon, non loin des jardins du Luxembourg où se tenait la cérémonie.
"L'histoire ne s'efface pas. On ne la gomme pas", a-t-il ajouté. "Elle ne peut faire l'objet de transactions au terme d'une comptabilité qui serait en tous points impossible à établir. Le seul choix possible, le plus digne, le plus grand, le plus responsable, c'est celui de la mémoire, c'est la vigilance, c'est la transmission."
Le chef de l'Etat s'exprimait en présence de la ministre de la Justice, Christiane Taubira, qui est à l'origine de la loi de 2001 reconnaissant l'esclavage comme un crime contre l'humanité.
"Tout crime appelle réparation, et quand on refuse la réparation, c'est qu'on refuse qu'il y ait eu véritablement crime. Il faut une réparation globale : morale, culturelle, financière, symbolique, matérielle", a dit Louis-Georges Tin à des journalistes. "Ce chemin de justice doit être ouvert", a-t-il ajouté.


François Hollande : "l'histoire ne s'efface... par lemondefr
 
Et de reprocher au Premier ministre, Jean-Marc Ayrault,  de ne "pas avoir tenu parole", puisque des conseillers avaient reçu des membres de son association en octobre.

Le CRAN a besoin d'huile dans les rouages mentaux


La position du CRAN n'est pas partagée par Serge Romano, président du Comité marche du 23-Mai, qui a notamment aidé de nombreux Antillais à retrouver la trace de leurs ancêtres.

Lui-même refuse la "posture de la réparation", qu'il juge "politiquement dangereuse". "Une fois qu'on aura donné de l'argent, tout sera fini ? Vous serez réhabilité, réparé ? Non, ce n'est pas sérieux et c'est surtout dangereux parce que se baser sur le ressentiment, c'est encore une fois être dans le confit et ne pas être dans la solution", a-t-il fait valoir auprès de journalistes.


Le sujet laisse "sceptique" la nouvelle présidente du Comité national pour la mémoire et l'histoire de l'esclavage, Myriam Cottias.
"Que la question des réparations soit posée, je le comprends", a-t-elle déclaré. "Mais les enjeux sont beaucoup plus de travailler à lutter contre les représentations racialisées, racialisantes des personnes issues de l'esclavage. C'est un enjeu sociétal et politique beaucoup plus important."

Pas plus de races que de sexes différents...
Un projet de loi demandant la suppression du mot "race" de la Constitution, une promesse de campagne de François Hollande, a été déposé par des parlementaires ...communistes.

François Hollande temporise en amusant la galerie de sémantique
Il a dénoncé l'esclavage, "outrage fait par la France à la France, à son propre honneur, à sa grandeur", et a rappelé la nécessaire lutte contre "toute discrimination, ce poison contre l'égalité".
"Si l'esclavage a disparu en France, la haine, le mépris qui l'ont rendu possible sont, eux, toujours là", a-t-il dit, appelant à combattre le racisme "sans répit, sans faiblesse et sans silence". Stéphane Hessel n'aurait pas pu dire mieux !

Au cours de sa visite d'une exposition sur la traite des Noirs, il a repassé une couche, évoquant la construction, qui vient de commencer, d'un "Mémorial ACTe" en Guadeloupe, voulu par Victorin Lurel.
"La traite nous renvoie à la dette souscrite à l'égard de l'Afrique", a ajouté François Hollande, qui avait salué la mémoire des esclaves sur l'île de Gorée, au large de Dakar, en octobre dernier.
Il a fait un lien entre cette dette et l'intervention de l'armée française lancée en janvier contre les rebelles islamistes au Mali. "Aujourd'hui, c'est au nom de cette solidarité que la France est intervenue au Mali pour lutter contre l'intolérance, le fanatisme et la terreur", a-t-il dit.


Mais Hollande n'a rien dit du servage


Le servage personnel a sensiblement chuté en France après la guerre de Cent Ans, mais il faut attendre
l'ordonnance du 8 août 1779 pour que le servage soit aboli par Louis XVI ce qui démontre que les serfs étaient privés du droit d'héritage.


Amis, Taubira nous ouvre de grands espoirs.


mercredi 20 février 2013

Ségolène Royal, admise à la BPI, refuge de la Maison Hollande

Une nomination qui inquiète et choque les démocrates

L'impétrante cumulera une présidence de région et la vice-présidente de la BPI

Hell hath no fury: Ségolène Royal summoned Francois Hollande's then secret lover Valerie Trierweiler  to her office and demanded she break of the affair 

La socialiste battue de la présidentielle 2007 est récompensée
Ségolène Royal va être nommée vice-présidente de la Banque publique d'investissement (BPI), a annoncé mercredi  Jean-Pierre Jouyet, le président de l'institution depuis le 17 octobre 2012.
Le directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), un familier de l'Elysée, depuis qu'il a été condisciple, à la fois du président François Hollande et de son ex-concubine, M.-S. Royal,  à l'ENA,  a souligné sur France Inter que l'ancienne compagne du chef de l'Etat formerait un "tandem" paritaire avec lui"Je pense qu'elle saura bien porter la parole de la Banque publique d'investissement sur le plan politique", a-t-il avoué. 
Le risque de politisation de la BPI, craint des patrons, se concrétise
Actuellement détenue à parts égales par l'État et la Caisse des dépôts, cette politisation sera achevée si l’Etat, et non la CDC, devient directement majoritaire au capital de la BPI. "Il sera plus facile à Henri Emmanuelli [président de la commission de surveillance de la CDC] qu’à Arnaud Montebourg [ministre du Redressement productif] de dire non à Ségolène Royal", résume un banquier. 
Le nom de la présidente de la région Poitou-Charentes sera proposé lors du premier conseil d'administration de la BPI, une institution chargée d'apporter un soutien financier aux petites et moyennes entreprises et aux entreprises de taille intermédiaire, qui doit se tenir jeudi à Dijon.
Mme Royal a déclaré sur Twitter qu'elle voulait servir "efficacement, mais modestement, une grande idée". C'est cette fois sans prise de risques qu'elle a trouvé  un point de chute pour ce nouveau parachutage: sa tentative sur La Rochelle aux législatives avait été un fiasco. "Au sein du conseil d'administration de la BPI, comportement exemplaire: fonction gratuite, pas de rémunération et surveillance des dépenses", écrit-elle.

Fonctionnement en vase clos

Outre que le président socialiste nomme la mère de ses enfants à la direction de la BPI, l'établissement a pour actionnaires  l'Etat et la Caisse des dépôts, dont le patron est aussi Jean-Pierre Jouyet depuis depuis le 19 juillet 2012 Une tel cumul de fonctions laisse pantois. Désir H et les autres commentateurs impartiaux nous assureront qu'une telle concentration favorisera l'indépendance de l'établissement et la décentralisation du pouvoir...

Le système socialiste se mord la queue. 
En apparence, il permettra de réunir dans chaque région, grâce à des guichets uniques, plusieurs structures existantes.
Mais quelle est la réalité des liens entre les composantes de la BPI ? Le Fonds stratégique d'investissement (FSI), 3e fonds souverain, est doté de 20Md€ en participations détenues par la ...Caisse des dépôts et consignations),
Oséo, la banque des PME, une société anonyme détenue par l’État à 61,5 %  et la ...Caisse des dépôts et consignations (CDC),
et
CDC Entreprises est une filiale de la ...
Caisse des dépôts !

La vice-présidente est-elle la plus compétente pour ce poste ?
Sa Cynique Majesté Royal a estimé que le poste est cohérent avec ses ...idéaux ! "J'ai préfiguré cette banque publique dans ma région, je sais que ça marche", a-t-elle affirmé sur France Inter. Obama a donc dû reprendre l'idée... "Oui, j'ai inspiré Obama et ses équipes nous ont copiés", assura-t-elle le plus gravement du monde en janvier 2009 - Lien PaSiDupes : Muse d’Obama, Sa Cynique Majesté Royal s’est voulue amusante ! 

"Il faut qu'aujourd'hui tous les chefs d'entreprise qui ont des idées, qui ont des marchés et qui aujourd'hui n'ont pas les moyens financiers d'y répondre puissent se dire 'il y a cette banque publique d'investissement qui est là, qui est à nos côtés' pour faire en sorte que la matière grise française puisse aujourd'hui se transformer en activité économique, en création d'emploi et en conquête de marchés extérieurs", a-t-elle estimé.

Ca hennit, mais
ça mord aussi...
A propos de matière grise, puisqu'en 2007 elle a été élue "Lyonnaise de l'année" par le magazine Lyon Capitale, ex-aequo avec le footballeur Karim Benzema (plutôt que Zahia !), la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, y est évidemment allée de son jugement impartial, estimant ce choix de personne "particulièrement pertinent", lors du compte rendu du conseil des ministres. Une surprise, à coup sûr: la franco-marocaine fut en effet porte-parole de Désirdavenir Royal, candidate à l'élection présidentielle qui lui fut fatale en 2007, puis en 2011.
"Cette idée d'une Banque publique d'investissement, Ségolène Royal l'a portée haut et fort. Elle en sait l'intérêt et la voir enfin mise en oeuvre, c'est un grand jour pour tous ceux qui y croyaient", a-t-elle dit, sans flagornerie.
Pour la porte-parole, la présidente du Marais poitevin "aura beaucoup à porter, à la fois par ses qualités propres et comme présidente d'une région qui a déjà mis en oeuvre de façon expérimentale un certain nombre de missions aujourd'hui confiées à la BPI". On dirait une oraison funèbre...

L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a en revanche ironisé sur cette future nomination.
"La voilà banquière !", a raillé le sénateur de la Vienne invité du "Talk Orange Le Figaro", tandis que le président des jeunes actifs de l'UMP Franck Allisio  dénonçait la nomination d'une personne "totalement étrangère au domaine d'action de la BPI."
Depuis sa défaite, en juin dernier, aux élections législatives à La Rochelle face au dissident socialiste Olivier Falorni et son rêve brisé d'accéder à la présidence de l'Assemblée nationale, Ségolène Royal a exprimé à plusieurs reprises des aigreurs à l'encontre de son concubin lent à la satisfaire, le locataire par défaut de l'Elysée, et sa volonté d'être "utile à son pays".

Jouyet, Royal, Bachy, Sérillon, Schrameck, Lang... 
Stop, la cour est pleine !

"Moi, président de la République, je ferai en sorte que mon comportement soit à chaque instant exemplaire."

En octobre, Jean-Pierre Jouyet a nommé le fidèle journaliste télé François Bachy à la tête de la direction de la communication. Or, il se trouve être aussi un proche ami de Valérie Trierweiller, la nouvelle concubine du Président. 

Olivier Schrameck au CSA, Jack Lang à l’Institut du monde arabe, Claude Sérillon à l'Elysée... Et la liste des nominations de récompense est incomplète: il faudrait encore citer les nouveaux préfets, plus en six mois sous Hollande que pendant le quinquenat précédent ! 

Ca fait décidément beaucoup plus que la bonne pratique de la démocratie n'y autorise.

"Moi, président de la République, je n’aurai pas la prétention de nommer les présidents des chaînes publiques [...]"


samedi 20 octobre 2012

BPI: querelle Hollande-Jouyet sur le dos des salariés

Hollande assure que Florange n'est pas un "canard boiteux"

J.-P. Jouyet avait prévenu que la BPI "aura vocation à maintenir l'activité et non pas à aider les canards boiteux", en réponse à la question d'Europe 1  vendredi matin : "Est-ce que la BPI devra sauver Florange ? "


Mittal, propriétaire indien du site Arcelor,avait annoncé début octobre la fermeture des deux hauts-fourneaux de l'usine, déjà à l'arrêt depuis quatorze mois. Le président François Hollande a répliqué aux propos du futur président de la Banque publique d'investissement (BPI), Jean-Pierre Jouyet.

Le matin du vendredi 19 octobreHollande nie  que l'aciérie de Florange, en Moselle, est un "canard boiteux". "Florange fait partie d'ArcelorMittal et, à ma connaissance, ArcelorMittal n'est pas un canard boiteux", a mondialisé le président à la fin du sommet européen, ajoutant que "ce dossier ne relève donc pas de la BPI". En clair, Hollande remet le sort des salariés de Florange entre les mains exclusives de Mittal.

Vendredi après-midi, J.-P. Jouyet a accepté de s'auto-flageller, assurant, mais un peu tard dans un communiqué, qu'il a "le plus grand respect" pour les salariés de Florange.


Walter Broccoli, délégué FO à Florange, a immédiatement exprimé sa colère sur BMF-TV après les propos de l'homme de mains de Hollande. "C'est inadmissible de nous traiter de canards boiteux, aujourd'hui surtout vu que la situation est difficile. Si on est soutenu par le gouvernement, on ne comprend pas pourquoi la banque d'investissement nous traite de la sorte", a déclaré le délégué syndical. 

Le problème des salariés, c'est que - sur ordre du président socialiste - le gouvernement lâche Florange.

Hollande et FO à Florange, 24 février 2012
"Il faudrait signaler [à M. Jouyet] que nous, à Florange, ne sommes pas des canards boiteux puisque le rapport Faure [commandé par le gouvernement et remis en juillet] a dit qu'on était viable", a-t-il ajouté, estimant que "maintenir l'emploi à Florange, ce n'est pas sauver un canard boiteux, c'est plutôt sauver une entreprise d'avenir".


La BPI va réunir les moyens du Fonds stratégique d'investissement (
FSI), de l'entité de capital-investissement CDC Entreprises (dédié au financement des entreprises en croissance) et de la banque publique OSEO, pour proposer des financements aux entreprises ainsi que des prises de participation au capital. Détenue à parité par l'Etat et la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), elle devrait voir le jour début 2013, dans au moins trois mois encore.

Profitez que l'article n'est pas payant pour lire le décryptage : A quoi sert la Banque publique d'investissement, promesse du candidat Hollande ?

Jouyet  confirme l'indifférence de Hollande aux salariés des grands groupes


Les grands groupes ne pourront compter que sur eux-mêmes  
Interrogé sur le cas de PSA Peugeot Citroën, constructeur automobile en difficulté, et sur l'opportunité pour la BPI d'intervenir dans le dossier, l'homme de main du Président n'a laissé aucun espoir aux salariés de l'automobile. "Je ne dis pas que ça ne nous regarde pas", a nuancé l'ancien secrétaire d'Etat aux affaires européennes, avant de prévenir que "la BPI aura vocation à financer essentiellement des PME et des entreprises de taille intermédiaire".
"Les exemples que vous avez cités relèvent de grands groupes. C'est une chose qui est différente", a-t-il insisté: qu'ils aillent se faire voir, patrons et salariés, sous-traitants et familles, tous autant qu'ils sont. La BPI "sera une banque pour prévenir les difficultés des entreprises et c'est une banque au service de l'avenir", a ajouté  Jouyet.

Les "canards boiteux" à la trappe, pour solde de tout compte
A Florange, Hollande soutenu par la CGT et la CFDT

A Florange, Hollande s’engage le 24 février 2012
à déposer une loi
pour éviter les démantèlements d'usine

"
Nous souhaitons aider à des projets d'avenir

pour compenser les difficultés que vous avez citées", a-t-il expliqué, en référence, outre
Florange et PSA, à Sanofi, Alcatel-Lucent, Air France et Areva. "Elle fera de la prévention contre le chômage, elle aidera à ce qu'il y ait de nouvelles activités. Pour le reste, c'est à d'autres dispositifs de jouer si nécessaire", selon lui.


Jouyet ne mélange pas les torchons et les serviettes de la banque publique

La future Banque publique d'investissement sera "indépendante", a aussi assuré Jean-Pierre Jouyet vendredi sur Europe 1. 
"Elle est présidée par quelqu'un qui, s'il a beau avoir beaucoup de sympathie et d'amitié pour le président de la République, a une réputation d'indépendance. Donc, elle sera indépendante", a revendiqué Jouyet, cumulard également directeur général de la Caisse des dépôts (CDC). L'ancien secrétaire d'Etat aux affaires européennes est un proche de François Hollande, qu'il a côtoyé à l'ENA, au sein de la promotion Voltaire, celle des quinqua en mal de pouvoir.

La "gauche molle" a un problème avec l'emblème du lion de PSA ou du CL
"Ce n'est pas une banque spéculative, ce n'est pas une banque qui a pris des risques. Elle est adossée à la Caisse des dépôts [...] qui a fait un travail sérieux en toute indépendance", se flatte Jouyet. Il a affirmé ne pas être inquiet "du tout" quant à l'éventualité d'engagements douteux de la BPI, en réponse à un parallèle visant le Crédit lyonnais, banque publique qui s'est effondrée en 1993.

Dommage, vous ne pourrez pas lire lire l'entretien du Monde avec Jean-Pierre Jouyet : 'La BPI ne devra pas s'interdire de vendre les parts dans les grands groupes' (lien abonnés)

Qu'en pensent Montebourg et Filippetti ?


Devoir de mémoire:

VOIR et ENTENDREGuy Bedos engagé "plutôt à gauche" et pour François Hollande.  En mars dernier, l'humoriste appelait à une "révolution citoyenne" à Florange: 

Il parle beaucoup de lui, mais a aussi déclaré sur BFMTV: "je suis là pour rendre visibles des choses dont certains pourraient faire mine de ne pas les connaître". "Ce n’est pas rien, une usine qui s’arrête, ce n’est pas rien des gens qui se retrouvent au chômage. " Balasko et la petite Béart ne diraient pas mieux... 
Guy Bedos a par ailleurs affirmé son soutien à François Hollande. "Je pense que c’est important de changer d’équipe. Faut nettoyer ! ," a-t-il conclu, en mars 2012.
A bientôt, père et fils, à l'Elysée, pour le grand nettoyage?